Bienvenue, Visiteur ! Connexion S’enregistrer
Fermeture du forum : Décembre 2022


Note de ce sujet :
  • Moyenne : 3.77 (13 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Farewell † [rpg]
Nick esquissa un sourire amer, un peu amusé peut-être, face à ce que venait de dire Pandora, en débarquant à l'intérieur de la pièce. Il avisa la fenêtre, poussa un soupire, laissa les uns et les autres se répondre, sans réellement chercher à comprendre. C'était de la lassitude, en fait.
- On devrait les laisser partir sans intervenir. Proposa Will, d'une petite voix, en haussant les épaules.
- Vous déconnez ? Maman est dehors ? Putain de merde ! Gueula Haillie, en passant par la porte de la cuisine, pour se cogner à... Son père.
- Nate tient le coup ou pas ? Demanda Nick, sans laisser Ale prendre directement la parole : Trop compliqué.
- Il veut pas bouger... J'insiste pas, parce que se serait pire. Il m'a assuré que ça allait, mais il dit pas grand chose. En même temps ça lui a fait un choc. Je pense qu'il a juste besoin d'assimiler tout ça, peut-être que ça ira mieux après. Répondit Ale, la voix pas véritablement certaine, avant de s'arrêter sur un détail important : Sa fille qui s'apprêtait à partir à l'extérieur. Et tu vas où toi en fait ? Pourquoi vous êtes tous debout ?
- Y'a la mafia qui fou le bordel dehors... Et ta copine s'est barrée toute seule pour aller voir. Voilà. Répondit Côme, dans un haussement d'épaules. Au point où ils en étaient, mieux valait être honnête. La réaction d'Ale fut de toute façon inévitable.
- Hein ? Et vous l'avez laissé partir ?! Putain ! Sans attendre, il se jeta à l'extérieur. Bientôt suivit d'Haillie, qui de toute façon, l'avait presque dépassé.
- Quand le plus petit aura dix ans de plus, j'imagine pas quel bordel ils vont foutre. Commenta Nick, dans un sourire amusé, en voyant toute la famille se barrer.
- Pourquoi est-ce qu'ils vont les voir, de toute façon... Demanda Will, pas trop certain, encore une fois (il tenait à sa vie quand même). Il avisa Bronwyn, lui fit signe de rester ici. De loin, hein. Parce qu'il avait pas trop envie de se faire cramer, et d'avoir droit à une tonne de vannes, même si c'était sûrement pas le moment.
- OUPS., Fit la voix de Petra, avant qu'elle ne prenne totalement la parole, ne laissant même pas le temps à Nick de répliquer. Le regard de Côme dériva sur elle et il ne pu s'empêcher d'esquisser un sourire (et pourtant il essayait d'avoir l'air crédible c'était énervant en plus il était certain qu'on remarquerait son air niais).
- Ils sont nuls et ils vont tous nous faire tuer. Répondit Nick, dans un sourire à l'intention de l'italienne. Et je suis d'accord, ça va sûrement repartir comme avant, mais j'ai pas envie de laisser mon frère et toute la famille se faire buter, alors j'vais y aller aussi. Le blond lança un regard entendu à Pandora : Ils étaient pas tous obligés de suivre, mais lui y allait, parce que y'avait quand même Ally, Haillie et Ale, qui s'étaient eux-même impliqués là-dedans. Il allait pas ne rien faire.

Et Matthew manqua de s’étouffer dans sa rage en voyant une autre figure connue débarquer. Et une figure ancienne, en plus, puisqu'elle faisait partie de ceux qui l'avaient très gentiment "tuer" quelques années plus tôt. C'était l'affaire de tout le monde, visiblement, cette histoire de départ. C'était l'affaire de tout le monde et ça commençait sérieusement à lui péter les coquilles si ce n'était pas déjà fait.
- En fait, je leur ai juste demandé, pourquoi est-ce qu'ils étaient en train d'envahir mon territoooire. Répondit Connor, complètement pété.
- C'est pas possible, tous les fils de pote du coin vont se ramener ici ou bien ?! Gueula Matthew, avant de porter son regard sur Ally. T'en as pas eu assez quand j'ai faillit buter ton copain ? Adorable.Ironisa-t-il, faussement amusé.
- T'as à peine touché ma jambe enfourné, Rétorqua Ale, en s’approchant suivit d'Haillie.
- La prochaine fois que quelqu'un prévoit de tuer qui que se soit, vous le dites. Soupira la brune dans un sourire sans trop savoir si c'était normal d'en rire, pour aviser Connor. Et constater, aussi, l'état de Connor. Oh et il était avec Jill Foster, soit la fille qui avait plus ou moins traité sa mère de Pénélope. C'était attendrissant. C'est pas possible, vous êtes défoncés ?
- Défoncé ou pas le premier qui me coupe la parole je le...
- Hé, Dobson, arrêtes de faire chier et laisse les partir, ok ? Tu vois bien qu'il est complètement mort, alors pourquoi t'essaies d'argumenter avec lui ! Jeta violemment Nick, en passant la foule du regard, se demandant où est-ce que pouvait se trouver Jude parmi cette bande de mafieux. Il était mort, mort de fatigue et de lassitude, et ce débat n'avait pas lieu d'être. Si il y avait bien deux personnes qu'il fallait trouver, c'était Drake et Jude Sheridan. Tout ce bordel avec la mafia leur servait juste de distraction.
- Ok trop tard j'abandonne vous me faites tous chier à pas savoir fermer vos gueules.
Et Matthew pointa son arme vers Nick.
- Ça va pas se passer comme ça, non.
Et un autre cliquetis se fit entendre derrière : Côme venait de viser Matthew.
- Adorable, la pote de Greyson qui se range du côté des "gentils". Commenta Dobson. Dis-moi, depuis quand t'es devenu un saint, Anderson ?
Et beaucoup d'autres armes se levèrent : Toute la mafia s'y mettait.
- ... Les gars, erhm, Fit Will, en s'avançant légèrement pour se mettre au milieu du rond, en tremblant de tout ses membres. Est-ce que pour une fois eumh... Vous pouvez pas arrêter de vous... De vous entre tuer.... Un silence de plomb lui répondit. S'il vous plait ?

Tom le fixa plusieurs secondes, en haussant les sourcils très haut. Ah, Fennec ne voulait pas de lui. En fait il avait compris son manège depuis longtemps, et ce genre de réflexion ne faisait qu'attiser un peu plus sa curiosité. Le blond n'était pas stupide : Il devait le savoir. Pourquoi il continuait à l'envoyer bouler ? Aucune idée. C'était juste amusant.
- Je fais beaucoup de chose pour un informateur. Commenta-t-il, faussement innocent, en hochant vivement la tête, pour reporter son regard sur Fennec. Il savait parfaitement ce que le blond voulait dire, mais c'était amusant de se jouer de lui. Aussi Tom n'entreprit-il pas d'aller trop loin dés maintenant. Les mots, pour l'instant, étaient bien plus intéressants. Et j'ai pas envie de partir. Tu vois bien comment ils sont, à côté. Un coup de feu perça le parking où des éclats de voix résonnaient en boucle, mais Tom n'y prêta pas une seul attention. Moins intéressant que toi, c'est certain, mais plus stupides aussi. Il esquissa un sourire satisfait, se détourna de longues secondes durant lesquelles il entreprit de faire un silence. Un silence qui dura longtemps, avant qu'il ne le perce, tout seul, continuant dans une longue, très longue tirade. Pourquoi tu veux te battre contre ma famille ? Demanda-t-il, inconscient que les termes qu'il employait pouvait porter à confusion. Tu les connais pas. Tu sais pas ce qu'ils vont vous faire endurer. Affirma-t-il, un peu moins souriant malgré lui. Il aimait jouer la comédie, mais il n'arrivait tout simplement pas à comprendre la décision de Fennec. C'était irrationnel. Regardes ce qu'ils ont fait de moi, Ironisa-t-il, dans un sourire plein d'amusement, en plantant son regard dans sa direction. Si tout le monde s’imaginait qu'il avait réussi à fuir, c'était bien tout le contraire. Un jour ou l'autre il serait appelé à y retourner, et plus le temps passait, plus il s'approchait de cette menace. J'ai pas envie qu'ils te fassent la même chose.
 
Répondre
- La balle que je vais finir par t'enfoncer dans le crâne si tu fermes pas ta gueule sera également adorable, Dobson. Rétorqua la brune en lui lançant un dernier regard avant de se tourner vers Ale, Hailie, Nick, Raphaël, tous ceux qui venaient de débarquer pour voir la situation de leurs propres yeux.
Et en un temps record, la situation dégénéra totalement. Déjà, Connor (et Jill certainement, par extension) était défoncé/bourré/très loin du monde réel, ensuite Matthew leur prouvait une fois de plus qu'il était un sanguin de base, et toute la mafia s'amusait à les viser joliment avec leurs flingues. Oh, charmant, il ne manquait plus que ça pour que la situation ai vraiment l'air merdique. Raphaël les regarda tous, tous autant qu'ils étaient, et bailla largement en ignorant un canon braqué finement sur son minois, pour finalement applaudir, lentement, tout seul, parfaitement ironique.
- Cool, vraiment, observa-t-il en esquissant un sourire d'apparence bon enfant. Je me demande pourquoi personne n'écoute jamais ce gamin, il a des idées innovatrices, vraiment. Un rictus rageur remplaça l'expression amusée qu'il arborait une seconde plus tôt, alors qu'il tournait la tête vers Matthew. Je me demande à quel point tu peux être un enfourné, Matthew, réellement. Ou quand est-ce que t'arrêteras de jouer les larbins pour un gamin précoce, quand est-ce que tu mèneras réellement tes menaces à terme, ce genre de trucs. Ou si un jour t'arrêteras de te cacher derrière ton flingue comme un lâche, tiens ? Il ouvrit les bras et éclata d'un rire moqueur. T'es pas capable de tirer ton cher Drake Sheridan par la peau du cul et de l'enfoncer dans une de tes voitures pour te casser à Atlanta ? T'as régressé, mon pauvre. Ah, non, excuse-moi, peut-être que l'autre suricate te l'a pas ordonné, alors t'attends sagement comme un clébard ? Génial, comme poste. T'as perdu toute dignité, mon pauvre Dobson, la mafia ne te réussit pas.
Il échangea un regard avec Ally, et se détourna du cercle qui commençait à devenir sérieusement lourd de tensions, avec toutes ces armes pointées sur chacun d'entre eux, pour aviser les voitures.
- D'ailleurs, il est où, l'autre sonar de Sheridan ?! C'est marrant parce que j'aurais bien voulu parler du bon vieux temps avec lui, tu sais, tout ce qu'il a fait avant de crever, tout ça. Ça aurait été sympa, vraiment, d'en discuter ; tu penses qu'il est toujours réceptif ? Moi ouais. Il eut un sourire alors que ses yeux tentaient de percer l'obscurité. Dommage que vous partiez, finalement. J'aurais jamais le temps de le tuer une seconde fois avant que la moitié de vos mexicains m'explosent le crâne, c'est trop bête, je trouve. Il haussa les épaules. Il était sympa, ce mec. Pas vrai, Ally ?
- Ouais ou au pire fermez-là, parce que ça devient chiant, fit-elle d'un ton presque neutre, en lançant un regard désapprobateur à Ale (parce que bordel pourquoi il continuait à se massacrer la jambe en gambadant partout, ce con ?). C'est super, vous allez à Atlanta, j'en suis heureuse pour vous, j'espère que vous partez vite, et tous mes vœux de bonheur. Ironisa-t-elle en direction de la mafia. Maintenant on peut arrêter d'argumenter pour de la merde ?
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
-
C H A T A I G N E
I G E
 
Répondre
L’ajout des multiples tapages qui résonnaient dans la pièce au coup de feu tiré quelques minutes plus tôt à l’extérieur tirèrent Maya de son sommeil, qui au passage, n’avait été en rien pourvu des vertus réparatrices qu’on lui assignait habituellement. Et pour causes, les désagréments plus que bouleversants de la veille (entre autres le retour du duo Sheridan qui engendrait la perte de son fils aîné). L’habitude de voir se répéter ces mêmes tumultes lui évitait de se questionner pressement sur les raisons du vacarme, et pour tout dire, elle n’avait pas réellement le cœur à s’attarder sur la chose, son premier fils venant de quitter le nid pour rejoindre cet homme infâme. Elle déposa un de ses baisers tendres de maman sur chacun des fronts de ses plus jeunes enfants, se demandant par la même occasion où Leo s’était-il retiré (elle s’inquiétait), pour finalement s’extirper de leurs faibles poids et suivre ses camarades en dehors de la demeure des Bass et aviser le tas de mafieux mexicains qui prônait l’idée de soumission à quiconque osait s’aventurer aux milieux de leurs gros bras par de lourds regards significatifs. Elle ne chercha pas à montrer son désaccord avec ce rassemblement quelque peu impressionnant et se contenta de filer droit jusqu’à atteindre le reste du groupe qui s’invectivaient encore et toujours plus, de-là même à de nouveau pointer leurs armes les uns sur les autres.
-Will a raison : on se calme. Commenta-t-elle en lançant un regard pesant sur Matthew dont elle ne doutait pas de la culpabilité à l’entreprise de cette nouvelle boucherie (parce qu’elle estimait le sang qu’Ale avait perdu par sa faute comme telle). Il n’avait donc à l’esprit qu’une idée de vengeance et de destruction ? Sans doute fut-ce bien osé de sa part de penser une telle chose (après tout, elle était première coupable de sa mort) mais elle l’avait connu moins désireux de faire couler le sang. Matthew. Et ce fut comme une réprimande pour l’inciter plus à baisser cette arme qu’il utilisait toujours trop, alors qu’elle le regardait fixement de ses deux yeux verts. Qu’il arrête de se focaliser sur sa haine trente secondes, qu’il ignore les insultes qu’on lui lançait (et Raphaël n’était pas le plus à innocenter), aussi lui jeta-t-elle un regard particulièrement explicite), qu’il arrête de tirer cette tête de bouledogue enragé, et que, pour une fois, il réfléchisse à l’inutilité de la violence.
-J’ai toujours rêvé qu’on invente la muselière pour homme, trouva bon de dire Jill soudainement à l’intention de Connor sans réellement sans rendre compte qu’il n’existait pas une bulle autour d’eux qui empêchait la propagation de ces dires et par conséquent le relancement d’un énième débat gorgé de menaces et injures à tout va. Elle n’avait véritablement aucune idée de la quantité d’alcool qu’elle avait ingurgité cette nuit et pour dire vrai, elle s’en fichait éperdument : cela faisait des années qu’elle ne s’était pas sentie aussi bien (si on ne prenait pas compte de l’aparté dans les bras de Jude qu’elle se rendait compte plus insupportable que rassurant parce que n’ayant au final pas rempli sa tâche d’apport inlassable en sérénité). Et c’était simplement Connor, le responsable de ce bien-être (et de son état). Et si cette béatitude n’était qu’une illusion donnée par l’alcool pour brouiller ses démons qui la hanteraient avec toujours autant de frénésie et de virulence une fois ses effets dissipés, elle était sûre d’une chose : elle était heureuse de la partager avec lui. Parce qu’il était en réalité le seul à avoir cherché plus loin que toutes ses rumeurs qui la déshonoraient et à s’être rendu compte de sa vraie personnalité. Aussi passa-t-elle son bras dans son dos, attrapant doucement sa main pour la refermer sur la sienne et lui offrir un sourire des plus sincères.
-Tu sais, je suis déçue que tu veuilles «dormir» , remarqua-t-elle en tirant une moue exagérée. Je voulais en savoir plus sur les choses de tout à l'heure. Et d’un haussement de sourcils qui ne laissèrent aucune place au doute quant à leur signification, elle lui sourit de nouveau pour rapprocher son visage du sien.
Et à Maya de se voir surprise par la familiarité d’une femme qui se disait plus noble que n’importe qui sur cette Terre, elle croisa les bras toujours dans l’attente que quelqu’un (Matthew plus précisément) réagisse de façon rationnelle, compatissante et humaine et abaisse le premier son arme (était-ce réellement trop demandé en ces temps difficiles?). Elle avait cru comprendre que Fennec et sa Guilde quittaient les lieux pour se rendre à Atlanta. Et même si l’a raison lui échappait pour l’instant (ce n’était pas le plus important), leur départ avait pour avantage la disparition de toutes ces brutes et peut-être enfin le retour à une vie approximativement normale. Quoi que sans Jude, certes.
-Vous partez quand ?
 
Répondre
(je supprime ça des que j'ai une réponse MAIS PTIN LES BICHES VOUS ZAVEZ PAS LE LIEN DU RP SUR LANCIEN FORUM ? ui il est 3h du matin j'ai que ça a faire la biz)
 
Répondre
(14-06-2014, 4:08)Gucky a écrit :  (je supprime ça des que j'ai une réponse MAIS PTIN LES BICHES VOUS ZAVEZ PAS LE LIEN DU RP SUR LANCIEN FORUM ? ui il est 3h du matin j'ai que ça a faire la biz)

Je t'ai tout envoyé en pv, hihi (t'es trop mimi ok) <3
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
-
C H A T A I G N E
I G E
 
Répondre
Will s'approcha de Bronwyn, en regrettant d'avoir pris la parole dans la mesure où il était maintenant devenu le centre de l'attention générale, et que le regard noir de Matthew ne lui disait trop rien qui vaille.
- Si ça dérape, tu lâches pas ma main et tu me suis. Réussit-il à dire à la petite rousse, sans trembler (une première). De tous les gens du groupe, il semblait bien être le seul à se soucier des armes pointées sur leurs tempes. C'était bizarre et pas du tout logique. Ou alors ils avaient tous plus peur des armes dans la mesure où ils se faisaient toujours agresser par X ou Y dictateur. Enfin qui sait ? Peut-être que lui s'y ferait, avec le temps.
Matthew haussa les épaules, face au long speech que venait de lui foutre Raphaël Weaver en pleine gueule.
- Ouais c'est ça ta gueule, Rétorqua-t-il, pour aviser Ally. Bien. Les deux frères et sœurs commençaient aussi à lui péter les coquilles. Ça faisait trop pour une seule soirée, et il perdait son sang froid. Une chose pour laquelle Raphaël n'avait pas tord : Il pouvait pas les buter. Enfin il préférait pas le faire, dans la mesure où il s'était pas concerté avec Fennec et Sheridan juste avant. Mieux valait éviter de foutre la merde si tôt. En fait j'attends pas les ordres, plutôt une concertation, parce qu'au cas où tu l'aurais pas remarqué, petite sous-merde, je suis beaucoup moins influencé par la hiérarchie, depuis qu'on a retrouvé Sheridan, et qu'on est trois à avoir à peu près le même but. Quatre bientôt, mais encore faudrait-il qu'il prenne la peine de leur annoncer la bonne nouvelle : Mieux valait leur laisser découvrir toute l'ampleur de la chose d'eux même, ça serait bien plus amusant. Et que dans la mesure où on a un ennemi commun, on se place sur une échelle commune, tu captes ? Cracha-t-il, bourré de rage et de sarcasmes.Donc bref, si tu veux pas finir comme ton pote, quoi que, je pense que j'ferai dans l'original en t'en plantant une entre les coquilles : Ferme ta putain de gueule.
- Sauf que si tu tires, on explose tous, Trouva bon de remarquer Côme, en haussant les épaules. Tu sais j'ai beau être "la pote de Greyson", j'ai l'impression de m'en sortir mieux que toi niveaux calculs.
- Pour une fois que je suis d'accord avec "la pote de Greyson", Commenta Ale, en lançant un regard pleeeeein d'excuses à Ally, qui le foudroyait de ses petits yeux bleus (ça avait quelque chose de mignon en vrai).
- Bah ça peut toujours changer, suffirait juste de me convaincre... Murmura Connor, à l'oreille de Jill, en gardant sa main autour de sa taille, pour rapprocher son visage du sien et l'embrasser. En plus je connais un tas de choses, se serait dommage de gâcher tout ce savoir. Il éclata de rire, pour aviser Ally, et se sentir un peu con (quand bien même il était complètement mort). Oh, et puis ils vont partir quand je leur dirai, pas vrai Dobson ! Lança-t-il, joyeusement, en tapant ce dernier à l'épaule, avant de manquer de se prendre un poing (Maya prit la parole juste à temps en réalité). Et puis Jill parla de muselière, et il éclata de rire une seconde fois.
- Tu peux pas arrêter de dire de la merde ? Demanda Nick à l'intention de Connor, en tenant toujours son flingue, sourcils froncés, à la limite, un peu amusé, mais plus lassé qu'autre chose. Son regard dériva sur Jill, mais il ne s'y attarda pas plus longtemps. A vrai dire, ça faisait un moment qu'il n'avait plus grand chose à lui dire.
- T'es particulièrement mal placée pour prendre la parole, Affirma Matthew à l'intention de Maya, dans un sourire en coin clairement significatif, sans baisser son arme pour le moins du monde. Ou bien t'as sûrement oublié à qui tu t'en prends.
- ... C'est quoi ce gros bordel ? Interrompit Nate, la voix enrouée, rauque, mais pourtant, au mieux pleine de conviction. Les regards divergèrent dans sa direction, Ale n'osa pas vraiment lui répondre, en réalité, personne semblait s'y attendre. Depuis que Jude s'était barré avec Drake, on l'avait pas vu quitter sa place, soit à l'extérieur du bâtiment, certes, mais à l'arrière, et éloigné du reste du monde. Le voir ici, debout et qui plus est, presque intéressé par ce qui l'entourait, arrivait à faire croire à Ale qu'il pourrait peut-être s'en remettre, et que tout n'était peut-être pas joué d'avance. Après tout, c'était Nate qui avait débarqué le premier avec ces idées de résistances à la con. Si il abandonnait aussi facilement, ça n'avait plus lieu d'être. Enfin, et dans tout les cas, personne n'osa prendre la parole pendant un long moment, et ce fut Connor qui coupa le silence, un sourire étirant doucement ses lèvres.
- Si personne est là haut, Fit-il, en montrant du doigt le bâtiment, Ça veut dire que vous venez de laisser Caden tout seul avec les armes. Il manqua de se péter la gueule, haussa les épaules. Mais après j'dis ça, j'dis rien.
 
Répondre
Le visage obstinément tourné vers la fenêtre de son 4x4, Fennec mimait un engouement aussi inaccoutumé que passionnel pour les gouttes d'eau qui ravalaient le verre. Si cette vision n'avait rien d'exaltant, elle lui permettait au moins de se soustraire à celle de Tom et ses yeux vifs qui semblaient tout comprendre . Mais vite, sa naïveté le rattrapa : la technique de l'indifférence faussée et du silence, il l'avait déjà appliqué à moult reprise avec le gros taré, et une chose était sûre : ce n'était pas celle qui le faisait se démonter. En fait, à part lui foutre des sangles et un flingue dans la bouche pour l'empêcher de parler, il...wait, non, ça non plus ça ne marchait pas.
Alors, laissant finalement s'extraire de lui ses derniers espoirs par l'intermédiaire d'un bon gros soupir made in Fennec, il abaissa sa fenêtre, pour s'y accouder. L'air frais du dehors nocturne s'engouffra dans la voiture, et une fois de plus, le blond fut pris de l'une de ces poussées de nostalgie qui lui remémorait son pays. Le grand Sandro Bencivenni était frileux comme une mémère, oui, et s'il était une chose qu'il ne pouvait pas blairer, c'était bien l'air tempéré du nord.
Au moins autant qu'il ne pouvait pas blairer le manque de considération que certains osaient encore porter à son égard. Exactement celui qu'employait Tom, en le prenant pour... Un faible ?
-Sauf..., l'interrompit-il alors, plus brusque qu'il ne l'aurait escompté, mais qu'importait. ... Sauf qu'on a rien à voir, toi et moi.
Et c'était vrai. Si Tom avait cette déplaisante capacité à sembler être en mesure de clarifier des choses que l'on aimait à voir demeurer dans l'ombre, et quand bien même en savait-il des kilomètres plus longs que Fennec au sujet de l'Europe, il ignorait tout de ce que le blond était capable de déployer, face à ses ennemis.
La mafia avait été une chose, l'Amérique en était une autre : il n'était plus le fils de, il n'était pas non plus un chef mafieux de routine. Et là encore, à l'instant présent, il n'était toujours rien de ce qu'il serait bientôt. Là, il était pitoyablement paumé au milieu d'une ville détruite, assis dans un 4x4 et harcelé par une énorme pédale diseuse de bonne aventure. Alors, à l'heure actuelle, Fennec n'avait pas la prétention de se dire plus puissant homme de tout le continent.
Mais il était en phase de le devenir. Donc oui, ils n'avaient rien à voir, l'un et l'autre, et les menaces qui pouvaient terrifier Tom n'étaient que quelques obstacles dans le chemin de Fennec. Tout du moins, rien qui ne le dissuade de foncer dans le tas.
Des bruits s'élevèrent, à l'extérieur, grands cris habituels, constellés des mille clics métalliques d'armes routiniers. Il n'y prêta néanmoins guère grande attention , replongé dans un silence profond, alors que quelques interrogations quant à la bonne santé des facultés de Tom lui venaient.
Il hésita à relancer le débat quelques instants, peu désireux de lancer le brun dans de nouvelles tirades grandiloquentes parsemées d'insinuations qui puaient le cul. Mais bon...
-Tu voudrais quoi, en fait...?, soupira-t-il. J'vais pas les laisser v'nir foutre en l'air mon secteur sans rien faire, ta p'tite maisonnée d'potes...
hey

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/27/1435658570-heyy.gif
 
Répondre
Les Weaver, ou comment faire un débat sur Ale pendant vingt minutes.

- Putain, mais c'est pas possible d'accumuler les problèmes comme ça ! Réagit finalement Ally en envisageant sérieusement le suicide, avant de se tourner vers Connor, à nouveau furieuse. Et ça aurait pas été dangereux si tu ne lui avais pas appris à se servir de tes foutues armes ! Elle avait le choix entre se proclamer pire mère de l'univers, ou essayer de se rattraper ; en l'occurrence elle faisait les deux. En maudissant Dobson intérieurement, ainsi que la mafia et l'autre ado au nom d'animal qui leur dictait la loi suprême, elle battit son record de trois secondes, montre en main, pour disparaître à l'intérieur du bâtiment... Et croiser Caden sur le palier, prêt à descendre avec tout le monde, en larmes.
- Mamaaaaan, renifla-t-il alors qu'elle le prenait dans ses bras pour rentrer à l'intérieur.
- Oooh Caden, chéri, je suis là, assura la brune en le serrant contre elle, essuyant ses larmes d'une main. Tout va bien, mon grand, c'était rien. T'arrivais plus à dormir ? Oui, c'était la question qu'elle se posait, parce qu'il n'avait même pas cinq ans, et il se levait au beau milieu de la nuit pour suivre le groupe, il savait se servir de plusieurs armes à feu et il s'enjaillait à descendre les escaliers tout seul, alors qu'il ai entendu le coup de feu ne faisait quasiment aucun doute. Et le fait qu'ils soient tous descendus devait lui avoir fait sacrément peur. Peut-être qu'ils avaient parfois tendance à oublier qu'il n'avait que quatre ans, parce qu'il était tout le temps excité, et elle n'aurait pas du le laisser seul, quand bien même elle pensait qu'il était endormi.
-J'ai... j'ai entendu un bruit et tout le monde était parti, bredouilla-t-il en plissant ses yeux embués de larmes. Oh non c'était affreux, elle détestait ça, il lui faisait trop de la peine. Le voir en train de pleurer était insupportable, réellement, peut-être que c'était l'instinct maternel mais en tout cas c'était vraiment horrible. Elle s'apprêtait à lui répondre lorsque Raphaël arriva dans la pièce, un peu plus souriant que tout à l'heure.
- Alors ? Il a vidé le stocks de munitions ou pas ? Demanda-t-il en s'asseyant dans le canapé, juste avant de se rendre compte qu'il n'avait pas l'air en forme. Oh merde, bonhomme, on aurait pas du te laisser tout seul dis donc. D'ailleurs je vais aller voir si les jumeaux dorment encore, tiens, je suis un père presque responsable. Il passa à côté d'elle et se retourna pour ajouter, narquois. Plus que le pingouin claudiquant qui te sert de copain, en tout cas.
Elle esquissa un sourire amusé et lui adressa un majeur.
- Les pingouins au moins c'est mignon, Raph. Médite là-dessus.
- On doit pas parler du même mec, dans ce cas-là, non ? Continua le brun alors qu'elle le suivait pour recoucher son fils, sans perdre son expression assurée. Peut-être trop, pour quelqu'un qui démontait verbalement celui qu'elle aimait. Il est pas mignon, il est suicidaire. Et con.
Elle s'arrêta et reposa Caden dans son lit, avant de froncer les sourcils, se retournant vers lui sans s'éloigner. C'était connu, Raphaël et Ale se détestaient, depuis le début de l'apocalypse, et c'était pas prêt de s'arrêter. N'empêche que parfois ça en devenait chiant, parce qu'elle n'avait pas réellement la possibilité de prendre parti ; elle n'allait pas se liguer contre son copain ou contre son frère. Et surtout elle ne pigeait pas pourquoi ils ne pouvaient pas se supporter.
- Arrête d'être aussi dégueulasse avec lui. Tu lui reproches quoi exactement ? Elle haussa un sourcil, et resta là où elle était, attendant que Caden se rendorme pour sortir de la pièce (elle ne ferait pas l'erreur une seconde fois, merci). Heureusement, il n'était pas difficile, et au bout de trois minutes elle put sortir doucement de la chambre pour continuer le débat avec Raphaël. Alors, t'as trouvé des arguments, en attendant ? Demanda-t-elle en se plantant face à lui, croisant les bras sur sa poitrine pour le regarder bien droit dans les yeux, défiante.
- Pas la peine de me regarder comme ça, Ally. Tu sais ce que je pense de ce mec, et j'ai pas besoin de te rappeler avec qui t'as passé ces cinq dernières années. Il esquissa un vague sourire. J'te comprends pas toujours, t'es au courant ?
Énorme soupir.
- Excuse de merde, tu l'aimes pas depuis le jour où t'as connu son existence, et ça c'était particulièrement stupide. La brune secoua la tête, sans savoir si elle était vexée ou dépitée. Elle n'était pas d'accord, c'était trop simple de l'accuser en prenant cet exemple. Ils avaient eu des problèmes, énormément de problèmes, il avait eu des raisons de partir, et ça s'était bien fini. Ils étaient à nouveau ensemble, ils s'étaient finalement retrouvés, et aujourd'hui ils étaient bien tous les deux, pourquoi est-ce qu'il ne l'acceptait pas ? Tu savais même pas qui il était, à l'époque. Ça a rien changé, hein ? Tu lui crachais à la gueule juste parce qu'on était ensemble, Raph.
- C'était un petit con, et toi t'étais trop naïve d'y croire alors qu'on était en pleine apocalypse. J'aurais du faire quoi ? L'encourager ? Vous étiez tout le temps en train de vous engueuler, à vous deux vous réussissiez à créer des tensions dans tout le groupe ! Et puis, regardez-vous aujourd'hui : c'est exactement pareil. Ose me dire que ça te plaît. Il haussa les épaules et s'engouffra dans le couloir pour retourner dans le salon.
- Hé, te mets pas à juger notre couple, sérieux, c'est pas parce que tout se passe super bien avec Maya que tu dois nous comparer, garde ça pour quelqu'un d'autre, rétorqua-t-elle en le rattrapant. Il pouvait pas comprendre. C'était stupide de dire ça, ou alors peut-être niais, mais ils étaient comme des âmes sœurs. Ils l'avaient déjà prouvé des centaines de fois, l'un ne pouvait vivre sans l'autre, et ça s'était fait comme ça.
A dix-sept ans, ils se l'étaient promis : A deux, ou jamais.
Et aujourd'hui tout allait bien. Ils s'étaient toujours disputés certes, mais ça marchait comme ça, ça avait toujours fonctionné comme ça, et c'était bien une preuve qu'ils se ressemblaient trop. Et puis, ils se réconciliaient toujours au bout d'une ou deux heures (parfois beaucoup moins), alors où était le problème ?
- On a été le premier couple du groupe, d'accord ? Ça prouve déjà quelque chose. C'est pas pour rien qu'on est encore ensemble depuis le temps. Alors ferme-là, et pour une fois essaie de pas le faire chier. Et parle surtout pas de sa jambe, parce que j'aurais absolument aucun remord à t'en foutre une, assura-t-elle en souriant alors qu'ils entraient dans la pièce où tout le monde, ou presque, était revenu. Elle avisa le groupe et se dirigea vers Ale, en sentant le regard de Raphaël droit sur eux.
Elle aimait bien le faire rager, vraiment. Et il était mignon dans son rôle de grand-frère, quand bien même elle avait vingt-sept piges et lui trente, et non plus seize et dix-neuf comme au tout début.
- Rassure-toi, Caden n'a pas touché aux armes, en fait il était carrément en train de pleurer parce qu'on était plus là. Mais comme je suis une fille géniale, j'ai séché ses larmes, je l'ai calmé et je l'ai recouché, assura-t-elle en esquissant un sourire amusé, pour se hisser sur la pointe des pieds et l'embrasser. Et tant pis si ce n'était pas le bon moment. C'était le bon moment si elle décidait que ça le serait, voilà. Par contre, le truc nettement moins génial c'est que tu cours avec une jambe blessée, et je fais peut-être deux têtes de moins que toi mais je peux être terrible. Vraiment. Elle pensa brièvement à Connor, qui était toujours complètement pété, et elle ajouta rapidement. Me sous-estime pas, Alexander. C'était pour la bonne cause.
Et ok ils avaient d'autres problèmes, mais elle avait des priorités, et elle en avait marre de penser à cette foutue mafia. Ils s'en iraient. Le souci majeur était surtout Jude, mais elle ne voulait pas y penser. Pas maintenant, pas comme ça, et tant pis si ça la faisait passer pour une lâche, tant pis si elle donnait l'impression de fuir les problèmes et la réalité en changeant de sujet. Cette histoire faisait du mal à tout le monde, et elle ne le savait que trop bien.
Elle ne faisait pas partie du fan club de Drake non plus.
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
-
C H A T A I G N E
I G E
 
Répondre
Le poste à l'arrache.

Et Tom, en entendant Fennec, esquissa un sourire presque amer, reportant son attention sur le mur d'en face. Il haïssait en parler. Il haïssait, tout, à propos de l'Europe. Il haïssait sa famille et leur religion, la secte qui s'était littéralement emparée du territoire en une poignée de seconde et dés le début de l'Apocalypse. Il haïssait tout, et s'il haïssait en parler, c'était qu'il avait bien milles raisons de le faire. Pour que Tom soit terrifié devant quelque chose, lui qui ne montrait aucune once de peur même devant le plus gros mafieux de la planète, c'était que cette chose en question devait bien atteindre les bas-fonds de l'horreur.
- Je voudrai que t'abandonne. Rétorqua Tom, en tournant son regard dans sa direction. C'est pas face à James Greyson que tu vas te retrouver, Sandro, Assura-t-il, en s'arrêtant plusieurs secondes sur son prénom, un sourire bourré de sous-entendus plaqué au visage, bien qu'il ne soit pas trop d'humeur à en rire. A vrai dire, j'ai vu James Greyson de mes propres yeux, et j'ai passé plusieurs jours à ses côtés. J'ai vu Drake Sheridan, Matthew Dobson (quand bien même je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi ce dernier fait partie de votre petite coalition), et Sandro Bencivenni. Pourtant, je n'ai jamais reculé. Il marqua un temps de pause, glissa sa main vers la jambe du blond. C'est pas comme si j'en avais toujours eu envie, aussi, Ironisa-t-il, avant d'en arriver au plus intéressant, sa main glissant sur des endroits dangereux. Tu sais que je serai toujours de leur côté, que je le veuille ou non. C'est ce qui les rend dangereux. Au final, tu ne devrais même pas me faire confiance.

- Qu'ils aillent tous se faire foutre ! Assura Matthew, en rangeant son arme, regardant la moitié du groupe se barrer vers l'intérieur. Au moins, ils feront plus chier.
Connor lui fit un signe de la main, tout en titubant avec Jill derrière le groupe, et Matthew hésita plusieurs secondes à ne pas lui sauter dessus.Il en conclut finalement que de toute façon, cet abruti ne tarderait pas à mourir, vu ce qui le suivait, et qu'utiliser une balle pour une gueule de con pareille revenait à gâcher une belle opportunité.

Ale crut entendre les éclats de voix des Weaver, en entrant à l'intérieur, mais très vite, Ally l'interrompu, et il passa ses deux bras autour de sa taille, dans un sourire qui se voulait assuré et convaincant, vraiment, mais qui au fond, était plus perdu qu'autre chose. Il fallait dire qu'une quantité invraisemblable d’événements s'écroulaient sur ses épaules, depuis le début. Sa jambe, à côté de son mentale, n'était qu'une infime partie de son état actuel.
- Je fais avec, Rétorqua Ale, en l'embrassant à son tour, captant avec le sourire, le regard glacial de Raphaël. J'ai pas trop le choix, moi, Ally Weaver. Et puis tu me fais pas peur, tss.
- Y'a plus qu'à attendre qu'il se barre, Lança Haillie, en s'avançant devant ses parents, pour se laisser tomber sur le canapé. Même si ils sont pas prêts de le faire.
- Oh, crois-moi, ils vont le faire ! Assura Connor tout sourire, avant de se tourner vers Jill. On en était où, déjà ?
- J'ai besoin d'un verre. Commenta Côme, en levant la main pour marcher vers l'endroit où on semblait stocker les bouteilles, par ici.
- Moi aussi. Se contenta de répondre Nate, le regard toujours rivé dans le vide.
- J'vous suis. Ajouta Nick, en s'asseyant à côté du brun.
Si ils avaient imaginé partager un verre avec Anderson un jour.
- J'crois... J'crois que moi aussi. Coupa Will, pas trop assuré pour s'asseoir à son tour.
Au point où ils en étaient.
 
Répondre
L’arrivée de Nate marqua entre autres la division habituelle de deux groupes avec d’un côté celui de ceux qui subissaient encore et toujours l’hégémonie des superpuissances, et de l’autre, justement, celui de ladite superpuissance du moment : La Guilde. Jill avait regagné la maison des Bass en s’appuyant sur le peu d’équilibre qu’il restait à Connor (par absence d’expérience, elle-même en était complètement dépourvue) et ignorant le brouhaha flou qui faisait écho autour d’elle, elle se retourna vers le brun avec un sourire qui l’aurait rendu méconnaissable (ajouté à cela l’air de grosse ivrogne le résultat était flagrant).
-Je devais te «convaincre» il me semble, chantonna la blonde d’un air faussement innocent en se tenant face à lui. Mais je me dis qu’on ne devrait pas parier sur qui va être maître de l’autre finalement, je pratique depuis un moment tu sais. Et ce fut un rire pur et simple qui s’extirpa de ses lèvres naturellement alors qu’elle passait ses mains autour de la nuque du brun pour pencher sa tête sur le côté et inlassablement lui sourire. A vrai dire, et il ne s’agissait là que d’un détail, le temps du verbe n’était pas spécifiquement adéquate. «Pratiquait», au passé, semblait mieux approprié puisque ces dernières années, le titre de traîtresse qui la harcelait rebutait la plupart des hommes qui croisaient son chemin. Outre cette remarque accessoire, on pouvait toujours sentir Jill détendue à souhait, mais surtout particulièrement entreprenante. Elle vint enfouir son visage dans le creux du cou de Connor pour y passer nombre de fois ses lèvres dépravées, tandis que ses mains expertes glissaient sur le bas du ventre du brun. Il aurait dû se douter qu’on ne provoquait pas sa personne sur un sujet pareil tout de même ? Elle le lui avait répété suffisamment. Et la présence de n’importe qui autour n’aurait empêché Jill de vanter sa capacité à se rendre désirable pour rien au monde. Disons que le taux d’alcool qui circulait dans son sang était à un point élevé qu’elle ne se rendait surtout pas réellement compte de l’intimité de l’action. Rien de tel pour baisser toujours plus son estime dans le cœur de son frère Nick sans doute. Les bienfaits de l’alcool encore prouvés.
Maya, quant à elle toujours dehors, fit rouler ses yeux vers le ciel en avisant Matthew et sa politesse légendaire en pleine action. Il avait rangé son arme, c’était un bon point déjà, mais encore restait-il à canaliser la rage qu’émanait en excès de lui. Elle le détestait, c’était un fait, pour s’être fait manipulé grand nombre de semaines par ses mots doux, mais l’instinct maternel qu’elle avait développé depuis quelques années reprenait bien trop souvent le dessus sur ses vils ressentiments et elle se surprenait à compatir pour les personnes les plus méprisables qui soient. Aussi, laissant tomber ses bras le long de son corps et adoptant un regard moins pesant soudainement, elle souffla, lassée au possible. Elle n’allait tout de même pas le prendre dans ses bras tout à-coup et lui demander gentiment de se calmer en lui tapotant le dos.
-Il faut vraiment que t’arrêtes d’être aussi con, vois où ça t’as emmené la dernière fois, lâcha-t-elle sur un ton plus moralisateur que réellement acerbe. Et suivant le pas du reste du groupe, elle s’engouffra dans le raz-de-marée de mafieux devant elle pour rejoindre la maison.
A peine entrée qu’elle put remarquer la plupart des garçons autour d’une table, une dégueulasserie obscène (pas en public Connill s’il vous plaît), et Raphaël mitraillant littéralement du regard Ally et Ale (pour changer).
-Faîtes-moi penser à organiser une conférence à ces gens dehors sur le savoir-vivre.
Et très clairement, on pouvait entendre le nom de «Matthew» remplacer la généralité des personnes visées.
 
Répondre
  


Atteindre :


Recherche: 1 visiteur(s)