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Farewell † [rpg]
#1
http://image.noelshack.com/fichiers/2013/36/1378228308-img-03092013-190720.png
FAREWELL †
« Tous condamnables, tous condamnés. »

Le concept ne change pas. Jamais.
Les méchants, les gentils, les zombies, de génération en génération.
C'est Farewell.
Et c'est fermé, les bitch.
 
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#2
bjr ministre du swag je décerne la médaille d'or du swag à ce rp voilà aurevoir Heart
https://38.media.tumblr.com/251a003d524428d3deade94cbdff5602/tumblr_n4c9psY7NK1qhtowuo1_250.gif
Is that a mirror in your pocket? 
Cause damn I can see myself in those pants.
 
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#3
Claudie † Nicholas Blavatsky, Alexander Blavatsky, Hailie Blavatsky/Weaver, James Greyson, Côme Anderson, Nathan Ellidson, Will Fetherstonhaugh, Connor Bass, Matthew Dobson, Tomhas Ievseï Aleksandrov (non j'ai pas 369 personnages arrêtez...)

Cannelle † Léo Sheridan, Sally Aatos, Shangai Li, Drake Sheridan.

Claire † Jude Sheridan, Petra Manu Wicktoria Aas-Stivertsen, Fennec, Katharina Bass.

Elisa † Pandora Hoper, Peter Culkin, Johanna Jaeger.

Agathe † Raphaël Weaver, Ally Weaver, Bronwyn Hoovenberg.

Nou † Jill Foster, Maya Murphy, Shang Li.

Héloise † Liselotte & Erasme.
 
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#4

http://img15.hostingpics.net/pics/286092prezfafa.png



***




Et Petra se la joua avion, et décolla du sol. Bien contente de se faire traiter comme une gamine de deux ans ainsi qu'elle l'aspirait, elle passa ses jambes autour de la taille de Côme, parce que déjà qu'il ne semblait pas être bien stable, le garçon, mieux valait avoir des appuis sûrs. Elle s'apprêtait d'ailleurs, telle une garce, à souligner le peu de solidité du monsieur qui avait pourtant jadis prétendu être un graaaaaaaaand général des armées, mais pour une fois dans sa vie, elle fut contrainte de fermer sa gueule.
En l'occurernce parce que Côme n'avait jamais autant ressemblé à un fessier que présentement.
Les yeux comme des pastèques, Petra resta coi, pantoise. Et puis, sans crier gare, renversant la tête en arrière comme une bûcheronne, elle hurla littéralement de rire, et tellement fort qu'il lui sembla ouïr quelques échos lui renvoyer ses tirbouchonnement de maçonne russe.
-TOUUUU ES TLOP MOCCCCCHHHHHHHHHEEEEE, parvint-elle cependant à structurer, avant de partir dans un nouveau fou rire hystériquo-maniaque-pleurant qui l'empêchait presque de respirer.
Et subitement, Petra se rendit compte que dans son dos, ça dansait pas la macarena.
Alors, réouvrant ses yeux de pastèques, elle plaqua sa main contre sa bouche. "Oups".
-Côme tou me fais fairrre des bêtises, l'enguirlanda-t-elle à voix basse, en le calottant (gentiment). Sale bête !


Et Jude d'apprécier le spectacle d'Ellidson la puce sauteuse. Asie, Europe ? Voyager ? Avec Ellidson ? La proposition semblait être des plus alléchantes. Après tout, Jude n'avait jamais foutu un pied autre qu'au Canada et aux Etats-Unis : niveau ouverture sur le monde, il était assez limité. Et il était de notoriété commune que depuis quelques années, en particulier depuis le relancement de l'économie mondiale, les embarcations s'étaient redéveloppées en force, entre les continents. Certes, elles étaient toutes plus illégales et hasardeuses les unes que les autres, étant donné que d'eux mêmes, les pays ne faisaient rien de spécial pour réencourager la mondialisation et les flux de personnes, mais après s'être fait charcuter avec amour physiquement et psychologiquement durant des années sur le sol Américain, la perspective de changer d'air n'avait rien de désagréable.
Faire des petits boulots au noir plus au moins frauduleux pour financer un ticket direction l'inconnu, chopper Ellidson (et Léo, une formalité que Jude était bien loin d'oublier (eh, quoi, l'émancipation, il avait toujours trouvé à chier, de toute façon)) sous le bras, et vivre une existence de galère illicite.
Bon, certes, pour son propre fils, il pouvait peut-être aspirer à mieux. Mais on ne faisait pas d'un délinquant juvénile un saint, de toute façon. Quand on avait du sang de Sheridan dans les veines, on pouvait difficilement aspirer au repentir et à une vie de famille tranquille. Alors Léo : dans les mêmes coups fourrés qu'eux, ça conviendrait parfaitement, et gratter la crasse partout où il irait ne serait sans doute pas pour lui déplaire.
Et Jude se souvint avoir déjà entretenu une conversation de cet acabit, avec Ellidson. Il y avait plus de cinq ans, et à plusieurs reprises. Des souhaits qui n'avaient jamais aboutis qu'à quelques séparations de supplémentaires. Mais qui s'accompliraient, cette fois.
Sur la route, sur des vieux chemins, dans la ville et en pleine cambrousse, sur des terres glaciales ou dans des régions où on crève de chaud, aride à se dessécher, en pleine montagne ou bordant la mer.
Ils se feraient un road-trip tout autour du monde, parce que c'était pas envisageable, pour des gars comme eux, de s'établir et de s'effriter quelque part.
Et ils pourraient repasser saluer les vieux amis, leur dire ce qui se fait ailleurs, de temps en temps.
Jude dévisageait toujours Nate, une esquisse de sourire heureuse sur les lèvres, et lentement, il passa sa main dans ses cheveux sombre de portugais.
-T'allais me tailler une pipe., certifia-t-il. Enfin, je suis pas totalement sûr, mais puisqu'on en parle, ça pourrait être une bonne idée, je pense, je sais pas, mais je pense.


K sentit le poids de Matthew se soustraire à lui, et la pluie de ses coups tarir, mais son attention était trop rivée ailleurs pour qu'il n'en ait réellement conscience. Toujours obnubilé par Tomhas, qui venait de prononcer quelques mots, le brun chercha ses appuis sur le sol, encore désorienté par les douleurs multiples qui lui avaient été assenées. Titubant, il parvint néanmoins à se remettre debout, gardant un fossé glacé entre lui même et son frère. Les quelques mètres qui les séparaient ne le sauverait pas, si les intention de Thomas se trouvaient belle et bien de les traquer et d'en avertir ceux que les Bass avaient fuient, mais K ne voulait pourtant pas réduire cette distance superficielle. Futilités symboliques ou pas, Tomhas avait beau être de son sang, il symbolisait un bon huitième des choses que le brun craignait encore sur cette Terre.
L'appartenance à une religion qu'il n'avait pas renié, certes, mais que lui pratiquait avec modération. L'appartenance à la plus pourrie des familles que le monde ait porté, un fruit avarié de l'intérieur. L'appartenance à une dynastie dont les valeurs les plus basiques étaient à faire trembler d'horreur, à faire vomir jusqu'à se dessécher.
K fit un pas en arrière, sourcil froncés, avec l'expression de celui qui crains mais dont les bras sont impuissants. Il commençait à comprendre l'ampleur des craintes qu'avait pu avoir Connor, déjà lorsque Till était arrivé. Il les concevait avec plus de clarté, plus de netteté, et ce en parallèle que le visage de Tomhas dépoussiérait avec une démence croissante ses mémoires.
Et dans les yeux verts de son frère se reflétaient chacune des violences dont K avait été traumatisé à un âge trop jeune, encore empli d'une innocence enfantine qu'on avait lacéré à coup de spectacle ensanglanté et de hurlement de terreurs. Les prémices de destruction de masse dont il avait été témoins, alors qu'il apprenait seulement à parler. Les répercussions de croyances, de ses propres croyance, que l'on avait sali au plus profond de leur fondement et tourné de la pire des manières qui soit.
À son insu, il avait tracé un nouveau pas, s'écartant un peu plus de Tomhas.
K avait vingt deux ans, désormais, et bien assez de choses s'étaient déroulées devant ses prunelles pour qu'il ne reste un soupçon d'ingénuité dans ses entrailles vieilles de centaines d'années. Mais il avait d'ors et déjà accumulé un trop grand concentré d'abjection pour le restant de ses jours, et Connor aussi.
-T'es venu pour nous, c'est ça, Tomhas ?! s'entendit-il vociférer, avec cet éclat infime de terreur qu'il aurait voulu ne pas laisser voir.
Il n'eut qu'à tendre le bras, pour, à son tour, se saisir de l'un des dizaines de pistolet qui étaient planqués ça et là, dans l'appartement. Il braqua le nouveau venu, à l'instar de son frère. Le geste était défensif, purement apeuré, mais sans conviction.
Parce qu'autant étaient-ce les liens du sang qui faisait de Tomhas une allégorie de chacun des traumatismes juvéniles des Bass, autant ceux ci n'éveillait en K quelques autres sentiments : c'était son frère. Un frère différent de Connor, un frère dont les valeurs avaient sans doute étaient éradiqués par leurs origines, et un frère qui ne valait peut-être rien de mieux désormais que leur père.
Katharina n'avait à ce jour connu qu'un unique membre de sa famille, et celui ci représentait tout ce à quoi il pouvait tenir dans ce monde duquel il n'espérait pourtant plus rien : Connor. Et si aujourd'hui, tout deux pouvaient prétendre être revenus de loin, ce n'étaient que parce que Connor l'avait sauvé.
Tomhas n'avait pas été sauvé.
-Évidemment qu'on se souvient de toi, proféra-t-il, la voix moins forte certes fois, tant et si bien qu'elle frôlait le regret.
Parce que Katharina Bass n'avait jamais eu foi qu'en son frère aîné, et que c'était la confiance aveugle qu'il avait toujours voué à ce dernier qui le poussait à ne pas traiter Tomhas comme un authentique ennemi.

Fennec ne releva pas la remarque désinvolte de Dobson, se bornant à, d'un œil quasi scientifique, s'efforçait de devancer les moindres réactions des Bass, et anticiper le moindre de leur geste. De norme, il n'en aurait eu généreusement que foutre, de leur train-train, mais ils se trouvaient qu'à l'instant, l'aîné venait de dégainer son flingue, et son cadet n'avait pas tardé à imiter son frère. Et là encore, en principe, Fennec aurait plutôt dû s'en tapait allégrement le zgeg.
Hic : il se trouvait que les deux belligérants visaient Tom. Et que Tom, d'un naturel pourtant décontracté, semblait tout sauf apte à se défendre de quelques façon que ce soit.
L’œil noir, Fennec se saisit sans un bruit -de toute façon l'attention générale était fixée sur le trio, de deux calibres quelconque qui trônait comme tant d'autre sur un établi.
Il se repositionna vers Matthew, impassible, quoi que attentif comme jamais, et tendit l'une des armes à celui-ci, qui lui adressa pour toute réponse un regard interrogatif.
Fixant toujours la scène, le blond mit un moment à bien daigner vouloir s'expliquer.
-Si t'as l'impression qu'ils vont tirer, commença-t-il subrepticement, de sa voix lente aux accents ritals, fais en sorte que ça arrive pas.
Ordres pompeux : on était chef de la mafia ou on l'était pas.
Tendu, de nouveau, il jeta un coup d’œil express à la petite scène qui se jouait, à quelques pas d'eux.
-J'te laisse te charger du petit.
Il s'occuperait de l'autre.
Mais le regard questionneur de Matthew s'était doublé à un air dubitatif qui n'arrangeait pas Fennec.
-Je sais tout, déclara-t-il, pris d'une idée de génie pour gratter une excuse quant à son incapacité de laisser Tom se faire dépecer devant lui. L’Europe, le reste, je sais tout. C'est lui, il fit un signe vers l’intéressé, qui m'a tout dit. Et il en sait long.
Une pause.
Fennec n'avait pas autant parlé depuis des semaines.
-Alors bouge, acheva-t-il, chargeant son propre calibre.
Puis, imperceptiblement, il se déplaça l'air de rien vers Connor, fixant ce dernier d'un regard aussi méfiant qu'analytique, au cas où il aurait l'air de vouloir devenir vraiment dangereux.
De toute façon, Fennec ne lui laisserait au pire des cas pas même le temps de commencer à presser la gâchette.
hey

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/27/1435658570-heyy.gif
 
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#5
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- C'est une bonne idée, Confirma Nate, en hochant vivement la tête, pour se mettre debout et attraper sa main, constatant sans mal l'ambiance qui animait maintenant la scène : Un bordel. C'était dingue, n'empêche. Ils savaient vraiment pas se tenir tranquille ici. Nate poussa un soupire consterné, en avisant les flingues qu'on pointait de partout, sans comprendre de quoi il s'agissait réellement. Et à l'instant, il avait tout sauf envie de participer à ce truc. Aussi se contenta-t-il d'aviser Connor, puis K, puis Tom, et d'hausser les épaules. Jude, notre périple va continuer ailleurs ! Gueula-t-il, avant de traîner le tatoué vers la porte de sortie, direction : chambre. Loin de ces hérésies !!! Si Nate ne devait pas comprendre la moitié des choses qu'il débitait en présence de Sheridan, il y croyait vraiment, et de tout son cœur !!!!

Côme éclata de rire sans la lâcher, avant, à son tour, de poser son regard sur le reste du groupe, et de capter l'ambiance qui animait la pièce, avec (entre-autre), la moitié des membres du groupe qui entreprenait de se viser avec leurs armes. Pourquoi est-ce qu'il fallait qu'ils soient tous complètement énervés ? Le blond commença à méditer sur la question, avant de se rappeler qu'il avait fait bien pire, et de croiser le regard de Petra, un léger sourire animait ses lèvres.
- Moi j'trouve que je suis très bien quand je fais cette tête là. Répondit-il, en éclatant de rire une nouvelle fois face à sa remarque. Et puis c'est pas très poli ce que tu fais là, Petra. Affirma-t-il, en hochant vivement la tête. On va se faire tirer dessus si tu continues !!! Il reporta son attention sur les autres, pour aviser la blonde, et refaire la même grimace. Sans la lâcher. Hors de question qu'il la lâche, c'était drôle, et puis elle finirait bien par se rendre compte qu'elle n'avait pas d'issue, à l'instant précis.

Matthew n'eut même pas le temps de digérer le flot d'informations qui l'envahissait, que Fennec se redressait déjà de tout son long pour se précipiter vers la scène du crime. Et quel crime, mon dieu. Déjà, l'autre malade mental semblait avoir un problème avec les Bass. Ça ne l'étonnait pas réellement dans le fond, puisque ce Tomhas devait bien être la personne la plus infernale de cette foutue planète, mais de quoi est-ce qu'ils parlaient, tous, lorsqu'ils affirmaient se connaître ? D'accord, d'accord, peut-être qu'il y avait un air de ressemblance, ou une connerie du style, mais merde : Le brun sortait de nulle part ! Hier, il s'était gentiment sacrifié pour Fennec, et aujourd'hui, on apprenait qu'il connaissait les Bass.
Est-ce que la vie pouvait arrêter d'être aussi compliquée ? Tout ça, c'était de la faute de Sheridan. L'autre Sheridan. Pas celui qui se barrait dehors avec son abruti. Drake Sheridan, qui devait très probablement avoir su dans quel énorme bordel il le foutait, en l'envoyant chercher le chef de la mafia. Tiens, et à ce propos, il devrait faire la liste des choses qui étaient pas prévues dans son contrat, et les balancer à la gueule de Drake, quand il se repointerait ici.
- "Je sais tout,"
Matthew fronça les sourcils, tourna la tête vers lui, ne bougea pas d'un centimètre, se contentant de recracher de la fumée. De quoi est-ce qu'il parlait ? Fennec pétait un plomb ? C'était Tom qui avait réussi à le faire devenir complètement ouf, ou bien... "L'europe, le reste, je sais tout. C'est lui, qui m'a tout dit. Et il en sait long." Là, Matthew s'arrêta tout de suite de bouger. Et de tirer la gueule, aussi. Sa clope alla s'écraser par terre, dans un silence de plomb. Donc ce mec, cette sous-merde, ce poids ambulant, savait quelque chose au sujet de l'Europe ? Et quoi ? Dans quel sens ? Fennec avait pas trouvé ça étrange que cet abruti s'intéresse à lui, et qu'il ait, en même temps, un lien avec la plus grosse connerie de la planète ? La main du tatoué fin se poser lentement sur son visage.
Trop d'informations en un trop court laps de temps.
- "Alors bouges,"
Matthew serra les poings, se redressa, porta son regard sur Tom, incapable en l'espace de plusieurs secondes, de faire un seul geste. Et en même temps, qui aurait pu en être capable. Au vu de la situation, seules cinq personnes semblaient être au courant, de ce qui se tramait vraiment, de l'autre côté du continent. K, Connor, Fennec, Tom et lui. Les autres ne comprenaient pas évidemment, et Matthew n'en avait que foutre de prévenir ces abrutis du danger qui les entouraient. Ce qu'il voulait capter, là, à l'instant précis, c'était ce qu'avait à faire tous ces enfournés dans l'histoire : Pourquoi les Bass savaient, qui était ce foutu Tom, et qu'est-ce qu'ils leur voulaient.
- Si vous lâchez pas vos armes j'en explose un des deux. Assura-t-il alors, en pointant son flingue sur K.
Connor tourna la tête dans sa direction, se figea. Et Tom n'osait même pas prendre la parole, juste à côté. Il fixait ces deux frères, deux personnes qui lui semblaient liés à des souvenirs lointains, trop lointains. Deux personnes qui, néanmoins, ne lui étaient pas totalement inconnues. Et il essayait de comprendre la situation, mais la seule vision de leurs deux visages avait suffit à lui faire un choc.
Ce fut quand Fennec s'interposa, qu'il s'avança légèrement. Sa main alla s'étendre le long de son torse, il serra les poings, dissimulant discrètement le tatouage qui y régnait silencieusement.
- Je suis pas ici pour ce que vous croyez... Commença-t-il, hésitant, une expression qu'on ne lui avait jamais vu sur le visage.
- T'es là pourquoi, alors ?! Gueula Connor, en serrant son poing sur son arme, avant d'aviser Matthew. Restes en dehors de ça, Dobson, ça te regarde pas.
- Tu rigoles ? Rétorqua le tatoué, en éclatant de rire. Mec, ça me regarde. Je sais ce qui se trame, je capte pas ce que vous avez à foutre là-dedans, alors tout le monde dépose son arme et s'explique, avant que ça dérape.
Un long moment de silence s'en suivit. Ce fut la voix de Nick, qui le brisa. Le blond se détacha de Pandora pour aviser ceux qui leur faisaient face. C'était pas possible de faire un aussi gros malentendu en si peu de temps. Il savait pas d'où est-ce qu'ils se connaissaient, tous, mais c'était surement pas le moment pour en rajouter à leur situation, alors que les choses venaient à peine de s'arranger.
- De quoi est-ce que vous parlez ?! Et si vous pouviez arrêter d'essayer de vous entre-tuer toutes les cinq secondes, ça serait pas mal. Déclara-t-il, dans un sourire amusé, en passant une main trèèèès discrète autour de la taille de Pandora.
- Il m'a pas envoyé pour vous mais pour lui. Se contenta de balancer Tom, sans quitter K et Connor des yeux, le visage toujours complètement défait, pointant du doigt Fennec sans oser le regarder.
Connor passa une main sur son visage. Son poing fermé, là où se trouvait son arme, se trouvait secoué de tremblement.
- Putain de merde... Cracha Matthew, cent fois moins souriant. Putain de merde ! Répéta-t-il, en avisant Fennec, les sourcils froncés, puisqu'en réalité, il ne comprenait absolument pas ce qui se passait mais il commençait à se poser des questions quant à l'utilité de cette mission. Est-ce que le mafieux avait capté ce qui se tramait ? Visiblement, oui, puisqu'il semblait pas plus surpris que ça. Mais en même temps, c'était surement pas le genre de personne à faire comprendre la moindre de ses émotions, alors plus grand chose n'avait de sens, finalement. Tu te fous de ma gueule... Putain !
- ...Qui ? C'était à peine si il osait poser la question, à peine si sa voix n'était pas en train de dérailler. De toute évidence, Connor en connaissait la réponse, il voulait simplement en avoir la certitude.
- Papa. Ce n'était même pas dit sur un ton bourré de haine. Aucune once de rage ne transparaissait dans ses propos. Tom haïssait l'Europe, mais n'arrivait pas à haïr sa famille. Voilà pourquoi il était parti.
Et le regard de Connor s'éteignit, doucement, trop lourdement. Il abaissa son arme, son expression semblait se défigurer au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient. Il refusait d'en entendre plus. Il refusait d'avoir à comprendre plus longtemps ce qu'il voulait dire. Il refusait, et peu importe ce qu'on en disait, peu importe ce qu'affirmait Matthew, Fennec, peu importe : Continuer d'en entendre parler n'était qu'un supplice.
 
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#6
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Bipooooolaire adieu

Si par définition, Jill était officiellement la plus vile sorcière que le monde n'ait connu jusqu'à présent, il n'était pas rare de la retrouver inerte dans un lit, perdu dans les abîmes de la torpeur. Et pour cause cette fois encore : énième rechute dépressive due à une existence pénible et morne. Non pas qu'elle ne soit pas constituée responsable de l'enfer dans lequel elle demeurait aujourd'hui (le mépris apportait réellement peu en enrichissement social), mais, après tout, jamais vous n'entendrez émaner de sa propre personne, de son plein gré tout du moins, une déclaration qui ressemblerait de près ou de loin à une mise en accusation de soi. Trop de fiertés et d'amour pour soi en cause, il en était certain. Jill somnolait donc silencieusement dans sa chambre attitrée, l'oreille cependant toujours à l'affût de la moindre présence dans les couloirs adjacents. Il aurait suffi d'une seconde pour qu'elle se retrouve de nouveau complètement désarmée et impuissante sous les belles paroles de Connor (et très certainement sous son corps). Certes, leur dernière entrevue c'était terminé dans une atmosphère étrange, à la façon d'une formalité stricte à ne plus s'approcher l'un de l'autre, mais il était à imputer le rayonnement de ces autres chiens beuglants et leur assommante manie de toujours finir par se marteler de mots cinglants et de coups violents. À vrai dire, la blonde aurait trouvé un certain plaisir à entendre la porte s'ouvrir derrière elle et à voir arrivé Connor, son sourire béat vissé sur le visage et ce regard provocateur et gorgé de tous les sous-entendus du monde le reluquant vulgairement. Ce fut sans doute la chose la plus idiote qui ne lui traversa jamais l'esprit, mais il s'avérait que le brun avait une certaine tendance (assez efficace, il fallait l'avouer) à lui faire oublier ses problèmes et remplacer agréablement ces mêmes instants de solitude en d'autres, en tout point plus beaux et plus... Vivants. Jill eut un tic agacé, et secouant la tête, elle s'obligea à faire taire ces absurdités grandissantes dans sa tête pour finalement se vider complètement de tout, et rien qu'un instant, feindre une sérénité inatteignable depuis trop longtemps. Elle ne souhaitait que cela. Rien qu'un instant, ne plus vivre dans cette triste réalité et s'échapper loin de tout et de tout le monde. Et si le pardon de ses frères ne lui était pas permis et que le confort de la compagnie de Connor amusait autre quelconque personne, elle se devait de combler ses vides par ses propres moyens : la solitude et la purge de l'esprit étaient la solution.
Ce ne fut sans compter sans les voix masculines, qui résonnèrent dans le couloir. Bien loin d'être inconnues, la blonde reconnut sans grandes difficultés le fameux couple Jude/Nathan et leurs roucoulades papillonnantes avec gaieté. Elle aurait voulu s'étouffer sous un oreiller, se débarrasser de cette amertume emplissant sa gorge, ne plus avoir à entendre explicitement à quel point chacun était fou l'un de l'autre et ne plus à avoir à supporter ce bonheur pur qu'ils dégageaient. Elle n'était pas heureuse, elle. Rien dans sa vie n'allait, rien dans sa vie n'avait jamais été depuis ce maudit jour, depuis cette décision damnée qu'elle avait pesté à son garde du corps en croyant à une prospérité utopique par avance. Elle se surprit à serrer les dents, les poings, chaque membre de son corps crispé sur ce matelas à chaque note heureuse de leurs voix sur sa peau. Elle se sentait complètement démunie, étouffée de mille tonnes de jugements sur elle, lynchée littéralement. Jude et Nathan, Jude et Nathan, Jude et Nathan, mélodie stridente qui crissait inlassablement autour d'elle, meurtrissait son corps, et saignait son cœur. Difficilement, elle se leva, le crâne marteler par ces mêmes mots, et elle rejoignit la porte avec hésitation, stressée complètement. Ce fut bientôt le temps de plusieurs éternités qui lui apparut devant les yeux, et elle ne compta pas le nombre d'années durant lequel elle demeura immobile devant sa porte, les yeux rivés sur cet homme qui comptait pour elle plus que n'importe qui.
-Jude. Sa voix s'enrailla quasiment directement et elle ne sut pas réellement si elle devait continuer. On doit parler...
Et à peine eut-il lancé le plus bref et désintéressé des regards sur elle, qu'elle sentit une vague de culpabilité l'envahir. Sans doute était-ce le sentiment le plus douloureux que l'on puisse ressentir : le rejet, l'indifférence, la haine de la personne la plus chère à vos yeux à votre égard. Une haine qui paraissait s'amplifier chaque jour à peu plus, qui semblait émaner toujours plus puissante de ces rapides coups d'œil sur elle. On aura beau dire que Jill Foster était la femme la plus détestable qui soit, au moins retrouvait-elle un semblant d'humanité puisque capable d'aimer et de pleurer.
-Jude, s'il te plaît, j'aimerais te parler...
 
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#7
Et Petra dû fracasser la paume de sa main contre ses lèvres pour s'empêcher d'éructer une nouvelle fois comme un homme. Il était moche, il était moche, mais il était drôle. Et puis il la portait dans les airs, alors en terme de laideur, il avait le droit à une petite marge d'excès. En gloussant comme une autruche, puisque se modérant à ne pas trop attirer l'attention générale sur eux (elle était blonde, mais il émanait encore d'elle quelques instincts de survie), elle lui bisa le front.
-Arrête Côme il mé font peur ces gens, tu choisis mal ton moment pour faire le pitle !!!!
Non mais oh. Lui, il tirait la gueule quand il fallait pas, et il se la jouait nez-rouge en plein milieu de la guerre froide. Pas beaucoup de cohérence dans ce cerveau. Ainsi, pour donner un peu de crédibilité et de sévérité à son propos, Petra voulu (certes à regret, mais il fallait donner l'exemple à ce gosse) se remettre sur pieds.
Avant de se rendre compte après quelques vaines tentatives pour se dégager de là que visiblement, Mr.Anderson n'était pas de cet avis là.
Aussi Petra croisa-t-elle les bras.
-Tou es un enfant, Côme.

Docilement, Jude avait emboîté le pas de Nate, se repaissant de ne pas avoir à se mêler des éternels conflits qui ne cessaient d'éclater, jour après jour, au sein de leur communauté patchworkée. Ce sentiment de recul, d'écart, entre lui et tous ces affrontements quotidiens, quand bien même semblaient-ils mineurs, avait un caractère sensiblement plaisant, qui n'avait encore que plus de valeur, compte tenu du nombre de fois où, mauvais endroit, mauvaise situation, mauvaises personnes, Jude avait été contraint se heurter à des kilos de discordes, allant du simple fracassage de gueule au conflit international.
Et aujourd'hui, après plus de dix années de perdition, il n'y avait aucun poids plus lourd que de norme, qui ne venait oppressait sa poitrine. Aucun boulet, aucune surcharge.
Exceptée une. Mais celle-ci avait un caractère éternel et ineffaçable, Jude ne le savait déjà que trop bien.
Sourire aux lèvres, il se laissa embarquer, leur éternel duo cheminant bruyamment dans les couloirs du méga-squat.
Jusqu'à ce qu'une voix brisée ne l'interpelle. Et cortégeant celle ci, l'éternelle silhouette élancée et l'immuable crinière blonde de Jill Foster, à seulement un mètre de lui. Se refusant à interrompre ses affairements pour quelques obscures souvenirs, ce ne fut que des yeux las, que Jude lui adressa.
Ça faisait des semaines que tous deux n'avaient eu un seul contact. Si, au commencement, la distance proche de ce qui avait pu être sa sœur avait pu le troubler, au fil des jours, entouré des autres, -et ils étaient un soutien permanent, quand bien même Jude était-il au moins autant expressif qu'un barracuda à ce sujet-, au fur et à mesure, simplement, s'était-il fait au frisson dérangeant qui parcourait son échine, dès qu'il la voyait.
Parce que Jill était dérangeante, ouais. Parce qu'il était naturellement dérangeant de s'être fait berner de belles paroles durant sept années, de s'être fait traiter en frère, sans doute couillonner parce que ces années là encore au plus bas, pour en définitive constater que sa prétendue sœur avait choisi le camps des plus puissants ; le camps de celui, qui, outre avoir ruiné l’œuvre de l'Azur, lui avait aussi ruiné son propre visage, et par la même occasion, l'avait condamné à une lente mort empoisonnée. Jude Sheridan avait de nombreux défauts, et ceux ci en faisaient partie intégrante : son étroitesse d'esprit, et son tempérament rancunier.
Aussi, lorsqu'une deuxième fois, Foster eut assez de culot pour oser prononcer encore son prénom, brusquement, il se retourna. Il n'y avait pas besoin d'expertise pour déceler sa rancune. Elle luisait dans sa seule pupille bleue restante.
-Parler de quoi ?, vomit-il.
Comme quoi, après cinq ans, le sujet était toujours aussi douloureux.
Sans doute était-ce un deuxième poids qui le hanterait toujours, que la trahison de sa propre sœur.
-J'crois que les choses sont assez clairs comme elles sont, Foster. J'crois même qu'il y a rien à ajouter.
Qu'elle ne vienne pas tenter un pardon parce que son boss de substitution était mort.



la baclation ci dessous


Lorsque l'embout de l'arme de Matthew avait fait pression contre lui, K avait supposé que ce n'était qu'une nouvelle de ses pulsions haineuses superficielles, qui l'avait animé. Tout du moins, avant qu'il ne prétende "tout savoir". Et le brun aurait bien pris la peine de redescendre ses quelques prétentions -parce que quoi qu'il sache, il ignorait encore bien des choses-, quand Tom le coupa. "Papa".
Les lèvres entre-ouvertes, ce fut à peine si il discerna Connor et sa mine abattue, tant ses propres yeux ne parvenaient à quitter l'expression de Tom. "Papa". Sans doute l'un des plus grands responsables de tous les cauchemars qu'étaient les souvenirs de K à propos de son enfance. Il n'avait pas cillé, pas bougé d'un cran, et perdurait, à la limite de la paralysie, dévisageant son frère.
Il avait l'air sincère, et le brun voulait croire qu'il l'était, qu'il ne leur voulait aucun mal, quand bien même avait-il du mal à saisir en quoi l'autre mafioso pouvait présenter un quelconque intérêt aux yeux des éminents européens. Mais la seule présence de Tom ici les menaçait trop, Connor et lui, puisque il avait choisit le camps opposé au leur.
Il devait partir.
-Imite ton frère et abaisse ton arme., le sortit de ses pensées la voix du mafieux intéressé.
Fennec venait de s'interposer entre le canon de K et Tom, qui semblait trop ébranlé pour se défendre. Son propre flingue visait le front du musicien, et vu la gueule que ce dernier tirait, l'échange d'amabilité s’achèverait sans coups de feu.
Et comme prévu, désaxé, d'un geste lent et hésitant, K rengaina.
-Vous savez rien, s'entendit-il dire, à l'intention du blond et de Matthew.
-Ferme ta gueule., trancha Fennec, qui eu ainsi le mérite d'être gratifié des fulminations haineuses du cadet Bass.
Il l'ignora, pour lancer un bref coup d’œil à Tom, qui semblait toujours ne pas en mener large. Qu'il était venu pour le trouver, il l'avait appris la veille. Mais le fait que le commanditaire de ses actes se trouve être la personne de son père donnait une tournure d'autant plus sinistre au terme "secte". "Ca va?" demandèrent ses yeux clairs, parce qu'il avait trop parlé, aujourd'hui (et que c'était cramé sinon, aussi).
hey

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#8
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Raphaël avait plus ou moins capté que quelque chose de pas normal/sain/gentil/tranquille se passait sous le toit Bass. Non seulement ils tiraient tous des gueules déconfites de trois kilomètres de long, mais en plus ils se balançaient des petites phrases mystérieuses auréolés de regards tout ce qu'il y a de plus malsain. Oh, génial, une nouvelle engueulade qui entraînait le mec suicidaire, le gamin pré-pubère, les deux Bass et l'autre enroulé de Matthew. Comme si ils n'en avaient pas déjà eu assez.
Le seul hic était que la situation devenait de plus en plus bizarre, genre le mafieux, là, l'adolescent qui ouvrait sa gueule. Pourquoi il parlait de l'Europe ? Et du reste ? Et l'autre qui le lui avait dit ? Le brun ne comprenait strictement rien à cette putain de situation, et ça le faisait grandement chier. Quitte à ce qu'ils s'engueulent, autant qu'ils se prennent le choux pour quelque chose que tout le monde dans la pièce pouvait comprendre, merde. C'était quoi cet esprit fermé, là ? Ils se croyaient dans une secte ou bien ?
Ok, donc il n'avait pas le choix, si il voulait savoir il allait devoir demander à Ally si elle savait un truc. Parce que c'était assez chelou, fallait l'avouer, et qu'il n'y avait qu'elle ici qui connaissait les Bass et que lui il connaissait. Parce que les mecs d'à côté, effectivement ils semblaient tous se connaître, mais c'était de parfaits inconnus et il se méfiait des Gérard, 45 ans, routiers. Il se leva donc pour aller chercher sa soeur, qu'il trouva dans sa chambre, sur son lit, occupée à rien foutre, certainement.
En vérité, elle était surtout au bord du gouffre de la dépression nerveuse, certainement et totalement à cause de son engueulade avec K, comme avec Connor. Et il dut la faire tomber par terre pour qu'elle réagisse enfin à ce qu'il essayait de lui dire.
- T'es putain de sérieux, là ? Demanda-t-elle en se redressant, pour le regarder, sourcils froncés. Qu'est-ce que tu veux ? J'ai franchement pas envie de par...
- Tes potes, là. K-Connor-Bass, et tout. Bah ils se prennent le bec avec la clique, genre violent. Affirma-t-il en l'aidant à se relever, très concentré sur ce qu'il disait. Matthew, les mafieux, tout ça.
- Et qu'est-ce que ça peut me foutre ?!
- J'en sais rien, j'pensais juste que tu saurais pourquoi ils s'engueulent, comme ça. Enfin, ça te dit un truc, euh... L'Europe ?
Ally se figea et leva les yeux vers lui, l'espace d'un instant. L'Europe ? Ils parlaient de l'Europe ? Connor et K parlaient de l'Europe avec les autres connards, mais qu'est-ce qu'il se tramait bordel ?! Y avait d'autres gars de leur putain de secte à la con ici ?
- T'es sûr qu'ils ont parlé d'Europe ? Demanda-t-elle brusquement, en lui empoignant le bras, plongeant son regard dans le sien pour essayer de deviner si il était sérieux ou non. Mais il pouvait pas inventer ce genre de trucs. Ou alors, le hasard était vraiment bien foutu.
- Ouais, et y a le gamin mexicain qui a dit qu'il savait tout, et que c'était un autre mec, qui en sait long, qui le lui a dit, mais on s'en fout. Tu sais de quoi ils... ?
Elle le relâcha sans répondre et se dirigea rapidement vers le couloir, remontant jusqu'au salon, plutôt énervée. Et lorsqu'elle fit irruption au milieu du bordel ambiant, elle ne put s'empêcher de marquer une pause, et de les détailler. Mais quel foutoir.
Putain d'embrouilles de merde.
Elle dévisagea Tom et Fennec, qu'elle ne connaissait pas réellement, Matthew qu'elle aurait finalement du tuer, et les frères Bass, qui se tenaient là eux aussi. Raphaël ne déconnait pas. Et ils parlaient de ce qu'il se tramait de l'autre côté de l'Océan, encore une fois.
- Oh, cool, vous organisez une petite réunion à propos de votre secte, en plein milieu du salon ? Trop mignon. Vraiment, je m'attendais pas à ce que le sujet soit remis sur le tapis aussi rapidement. Affirma-t-elle, dégoûtée, en croisant les bras sur sa poitrine. Et peu importe, si elle aurait du fermer sa gueule.
Elle n'était pas la seule, dans ce cas-là.
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
-
C H A T A I G N E
I G E
 
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#9
Ce fut au tour de Connor d'abaisser son arme, lorsqu'il remarqua Ally à l'intérieur de la pièce, et lorsque les mots de Fennec et Matthew lui parvinrent à l'esprit. Aucun d'entre eux ne semblait réaliser toute l'étendue du désastre. Ce n'était pas des paroles en l'air, encore moins des mots qu'il balançait à l'arrache histoire de leur faire peur, de toute façon, il n'était même pas le genre de personne à prendre les choses trop au sérieux. Si les autres n'étaient pas censés le savoir, Ally aurait dû s'en douter, se poser des questions, et puis réaliser que si il lui demandait de ne pas s'en mêler, c'était qu'il y avait bien une raison. Une raison qui valait bien plus que toutes les questions qu'elle devait se poser.
- Ah parce qu'elle est au courant, elle-aussi ? Cracha Matthew, dans une ironie largement palpable, avant de reporter son attention sur les autres. Tom, K et Connor, principalement, puisque de toute façon, il était du côté de la mafia, donc de Fennec, et qu'il n'avait pas l'intention de laisser tomber son principal but : Le rallier à sa cause. Et puis merde, c'était quoi ces conneries de famille, là. Tom pétait un plomb, et évidemment, tout le reste du groupe buvait ses mots sans comprendre une seule seconde que ça allait bien plus loin qu'une petite dispute familiale. Arrêtez de faire comme si on savait pas de quoi on parlait, j'suis au courant, tout le monde est au courant, alors vous êtes pas mieux informés que...
- Ta gueule. L'interrompu Connor, en passant une main sur son visage, pour se détourner. Fermez tous vos gueules ! Fermez là, c'est clair ?! Arrêtez de faire comme si y'avait besoin que des mots pour vous faire capter ce qui se cache de l'autre côté. Vous en savez rien. Vous avez jamais vu ce qu'ils peuvent vous faire, là-bas. Oh et si vous croyez que c'est la même chose qu'avec Greyson, vous vous trompez, c'est même pas comparable. C'est pas comparable dans le sens où y'a une certaine différence entre cette dictature à la con, et cette putain de secte, qui de toute façon s'approprie pas juste de votre corps, mais qui va s'amuser à jouer avec votre cerveau. Et comment j'sais ça ?! J'avais douze ans, quand on s'est barré. Douze ans, putain.
- De quoi tu parles ?! C'est quoi ce bordel, pourquoi vous parlez de "secte" là ? Y'a rien en Europe. On l'aurait su, si y'avait eu quelque chose. Vous avez tous fumé ou... Commença Nick, avant de se faire couper à son tour.
- J'ai l'air de déconner ?! Hurla Connor, en plantant son regard dans le sien. C'est simple : Pendant que vous vous amusiez à foutre le feu à votre putain de pays, y'a quelque chose de bien plus gros qui s'est construit en Europe et au-delà. Quelque chose de bien plus gros et de bien plus puissant que l'armée de Greyson. Quelque chose de bien plus dangereux que ce virus de merde, aussi. Et si vous êtes pas au courant, c'est tout simplement parce qu'ils ont pas encore trouvé l'intérêt d'aller planter leur drapeau sur ce territoire. Encore heureux, parce que si ça avait été le cas, je pense pas qu'on serait en vie, tous. Alors arrêtez de faire comme si vous comprenez. Moi je les ai vu, j'ai pas fait que entendre les rumeurs : JE LES AI VU PUTAIN ! Son regard dériva sur Ally. C'était clair : Il perdait son sang froid. Et j'en ai franchement rien à foutre que vous y croyez pas, j'en ai rien à foutre, mais je refuse que vous nous entraîniez là-dedans. Ok ?! Fennec, si tu veux t'éclater à construire un empire contre eux, vas-y, amuses-toi, mais j'ai pas prévu de crever. Je pas prévu de crever à cause de vous, ni à cause de ces conneries. Et si on s'est barré avec K, c'est que y'avait une raison...
- Il a rien dit, quand vous êtes parti. Articula Tom, d'une voix faible, lançant un regard apeuré en direction de Fennec sans réellement le vouloir. Il savait ce que devaient penser ses frères. Il savait, et pourtant, il ne pouvait s'imaginer le choc qu'ils devaient tout les deux subir. Il arrivait pas à se l'imaginer, si lui avait fuit l'Europe, il avait toujours gardé contact avec la sectes, de quelques envoyés sans grande importance, au membre le plus important du groupe. Ça avait toujours été ainsi, il n'avait jamais essayé de couper les ponts. Je sais qu'il doit nous chercher, mais quand vous êtes partis, il a rien dit. Il a rien essayé. Till m'a juste...
- Qu'est-ce qu'il a fait, Till ?! Gueula Connor, en s'avançant vers lui, détachant son regard de Fennec pour le pointer dans sa direction.
- Il m'a juste expliqué que vous étiez recherchés par des chasseurs de prime.
- Parce que Till savait que t'étais ici ?! IL SAVAIT ?!
- Je suppose qu'il se doutait que j'allais venir. J'étais pas certain que vous étiez basé à Dallas. J'avais entendu parler de vous, mais j'y croyais pas vraiment, et c'est que... J'ai pas compris pourquoi on vous laissait libres, si on savait où vous vous trouviez. Il devait savoir, pourtant, il a rien essayé.
Connor esquissa un sourire ironique, juste avant de se détourner. C'était des conneries tout ça. Si leur père savait, il les aurait retrouvé. Ou alors il attendait le bon moment : Dans tout les cas, ils étaient plus en sécurité ici. Plus du tout.
- C'est mignon vos retrouvailles familiales, mais ça m'explique pas ce que vous avez à foutre avec ces euros, et j'ai aucune raison de vous faire confiance, donc... Commença Matthew, en faisant pression sur son arme qu'il ne s'était pas encore décidé à baisser, bien que la menace soit moins forte, puisque tout le monde semblait moins apte à tirer pour le moment. Nick passa une main sur son visage, pour aviser Pandora, se taire plusieurs secondes, essayer de digérer l'information du mieux qu'il le pouvait, bien qu'il semblait autant troublé que tout les autres. Ce fut Côme qui brisa le silence, dans un éclat de rire nerveux, détachant son attention de Petra pour aviser les autres. Cette situation n'avait de sens pour personne, visiblement.
- A moi aussi ils me font peur. Assura-t-il, avant de déposer la blonde au sol, dans un sourire amusé, parce qu'il pouvait être un enfant, cette histoire commençait sérieusement à le troubler. Bien sûr qu'il ne croyait pas un mot de ce qui se disait, quand bien même les deux Bass semblaient prêts à péter un plomb. Bien sûr, mais ça portait à confusion. Vous avez fini de vous hurler dessus ou c'est bon ?
- Anderson, tu la fermes et tu vas jouer avec ta copine ailleurs, parce que tu commences à me péter les coquilles avec ton sourire à la con. Rétorqua Matthew, dans l'ironie.
- ... Et en quoi ça te regarde, toi ?! Balança Nick, soudainement beaucoup plus perturbé. Ça semblait énorme, mais tout le monde avait l'air d'y croire, à ces conneries. Doucement, il commençait à prendre conscience de ce qui se jouait autour d'eux. Et ça lui disait absolument rien de bon. Surtout si tout s'avérait être vrai.
- Moi ? Balança Matthew, en se décidant enfin à abaisser son arme, pour tourner la tête dans sa direction. Oh pas grand chose. En fait, si tu veux que je clarifie le truc, c'est votre pote Drake Sheridan qui m'a tout raconté, à propos de ces connards d'Européens.

Nate avisa Jill, puis Jude, puis Jill et enfin Jude. Lui-aussi il voulait lui en vouloir. Lui-aussi il voulait vraiment la haïr pour ce qu'elle avait fait, comme il aurait dû en haïr beaucoup d'autres, dans le groupe. Seulement, il avait pas la tête à ça, pas alors que pour une fois depuis trop longtemps, tout semblait s'arranger. C'était stupide, et dans le fond, il leur en voulait vraiment, mais en faire la remarque n'arrangerait en rien les choses, d'autant plus qu'il savait qu'il devait leur rester le temps adéquat pour en parler. Pas besoin de gâcher sa soirée avec ça, pas besoin, encore, d'empirer la situation en enfonçant celle qui leur faisait face, et qui semblait déjà bien trop mal. Ce n'était pas qu'il la prenait en pitié, ou qu'il essayait de lui trouver quelque chose à pardonner, simplement que ça ne le regardait pas, et que si Jude décidait de lui parler, alors il lui en voudrait pas. Même si Jill Foster n'était pas la personne la plus sympathique de la Terre, il n'était pas un monstre.
- Si vous me cherchez je serai à côté ! Balança-t-il, en portant un regard entendu vers Jude, pour finalement s'arrêter. 'Fin je crois que je suis d'accord avec ce qu'il dit mais... Temps de pause. Ça me regarde pas. Je vais m’éclipser dans la pièce d'à côté d'accord, voilà voilà. Lança-t-il, dans un sourire pas hyper convaincant, avant d'entrer à l'intérieur de la dite chambre, pour plonger sur le vieux lit un peu défoncé. Il passa une main sous sa tête, se contenta de fixer le plafond, s'attendant de toute façon à voir rentrer Jude. Ils n'avaient pas grand chose à se dire, tout les deux. La rancune était peut-être passé de son côté, mais il savait pertinemment que la relation qu'entretenaient Jude et Jill était bien plus compliquée. Et ce qu'il s'était passé entre eux, aussi, pendant sept ans. Peut-être que Nate était pas jaloux (Bon ça le faisait chier un peu. Juste un peu...), mais il s'inquiétait encore pour Sheridan. Parce que leur histoire avait toujours été une accumulation de problèmes en tout genre. Et qu'il refusait de croire que ça puisse recommencer de nouveau. Pas maintenant, pas comme ça, et surtout pas ici, alors qu'ils s'étaient sortie de la pire merde de la planète, et qu'ils se trouvaient enfin tranquille.
 
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#10
Pandora essaya de digérer l’information. OK. Alors il y avait des gens en Europe, d’accord. Et ces gens faisaient partie d’une secte, flippant. Et cette secte donc, était à éviter, selon les dires de Connor. Et ils faisaient partie de la même famille, avec ce Tom. Merde, c’était compliqué.
Et puis Matthew, qui tenait son arme près de lui, prêt à tirer sur n’importe qui, mentionna Drake. Pandora avait été dans le coma pendant toute la période où ils ont eu des problèmes avec lui, mais elle était bien certaine d’une chose : il était mort. Très mort.
- Arrête de raconter des conneries! Tu sers à rien dans cette histoire, je sais même pas pourquoi t’es là à nous menacer. S’exclama-t-elle. Vous devriez tous lâcher vos armes d’ailleurs. Pas de fusillade ce soir s’il vous plaît.
Etait-ce mauvais de ne pas vouloir enterrer une dizaine de corps de plus? La tension était palpable dans toute la pièce.
Et puis elle considéra les européens. Elle avait crut, pendant tout ce temps, que l’Europe était vide. C’était ce qu’on lui avait raconté, que tout était en ruine là-bas. Et elle ne s’attendait sûrement pas à ce qu’on lui donne des nouvelles de cette partie du monde. En fait, elle ne s’attendait pas du tout à recevoir des nouvelles d’aucun continent avant au moins 20ans.
Et ils venaient tous d’apprendre qu’ils allaient les envahir dans quelques années sûrement. Ah, génial.
Et elle croyait naïvement que les problèmes s’arrêteraient avec la mort de James.
- Putain d’sa race, on est dans la merde. Comme d’habitude. Elle abattit son poing sur la table dans un mouvement d'énervement. Quand ce n'était pas James, Drake, Matthew, les zombies, c'était un autre continent, avec d'autres dictateurs, avec d'autres menaces et dangers. J'en ai marre putain, j'en ai ma claque de tout ça sérieux.
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Is that a mirror in your pocket? 
Cause damn I can see myself in those pants.
 
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