Salut les cartooneurs !
On se retrouve pour ce second tutoriel consacré aujourd'hui aux méchants.
Bon, inutile de préciser qu'un film sans méchant a autant de saveur qu'un sorbet à l'eau : ça donne très vite quelque chose de complètement insipide, et c'est dommage.
Même dans les films cul-cul romantiques on trouve des méchants ! La preuve qu'ils sont indispensables !
Mais, avec les moyens de la cartoonerie, on ne peut pas créer des méchants avec des super coiffures qui défient la gravité, des armures qui brillent ou même un extraterrestre xénomorphe : on doit faire preuve d'inventivité, certes, mais rester dans des contextes réalisables.
Voici donc mes astuces :
I/ Le physique
Et oui, même si vous voulez un méchant pas trop dur à animer, il faut qu'il ait un style, et pour cela, pas besoin de tonnes d'objets : on peut créer de supers méchants avec très peu. Mais si vous voulez lui donner une petite fantaisie, rien ne vous en empêche.
ASTUCE : Vous pouvez faire un méchant au physique complètement insignifiant : un type lambda quoi. Cela renforcera son côté "humain" et le rendra encore plus méchant.
EXEMPLE :

Voila pour moi un "bon méchant". Il a une apparence plutôt simple (là, il pourrait même passer pour un héros), mais est facilement reconnaissable.
II/ La psyché et l'esprit
Bon, c'est bien beau d'avoir un méchant super niveau apparence, encore faut-il qu'il ait un mental correspondant. Avoir un méchant démon néo-nazi qui ne sait pas aligner trois phrases, c'est moyen. On va donc se questionner sur l'esprit des personnages.
D'ailleurs, cette étape n'est pas spécifique au méchant : ce n'est parce qu'il est le héros que votre protagoniste doit avoir la volonté d'un caillou !
Bon, le but du méchant, comme celui du héros peut tomber dans le gros cliché. Exemple :
MOUAH AH AH ! JE SUIS LE MECHANT TOUJOURS VU EN CONTRE PLONGEE AVEC LE FOND NOIR QUI PARLE COMME DARK VADOR ET QUI VEUT CONQUERIR LE MONDE ET AVOIR LA COPINE PRINCESSE PRÊTRESSE UN PEU CONNE DU HEROS !!!
J'exagère, mais dans les grandes lignes, c'est ça.
Donc, qu'est-ce qui caractérise un but de méchant ?
- L'ambition : Le méchant, au minimum, veut conquérir un royaume. Mais vous pouvez jouer la-dessus et livrer un méchant original qui veut....détruire tout ce qui l'empêche d'accéder à sa télé pour qu'il regarde les "Anges de la Téléréalité" Après tout, pourquoi pas ?
- Le passé : Donner au méchant un passé trouble et mystérieux lui donne une aura très magnétique qui peut être exploitée (avec parcimonie tout de même) dans le cartoon (même chose pour le héros et les personnages secondaires).
- le but : Un méchant avec un but précis et crédible est tout de suite plus "méchant". Fouiller la psyché profonde du personnage permet de créer un être "réel". Il n'y a rien de pire qu'un méchant plat et vide, car généralement, les héros sont aussi plats et vides : ça donne un film plat et vide, et c'est vraiment dommage. Fouiller la psyché interne des personnages peut créer des êtres uniques qui seront appréciés pour ce qu'ils sont et non pour ce qu'ils pensent ou font.
III/ La mort
Et oui, voici le dernier point que je veux évoquer : la mort du méchant.
Si vous avez suivi tous les conseils sur les méchants, vous avez donc un antagoniste parfait sur tous les points. Mais, si vous loupez sa mort, alors là votre mythe du "super méchant" s'écroule comme un château de cartes.
Comment tuer le méchant ? :
Déjà, pas comme le Joker dans le Batman de 1989 : la chute d'une cathédrale, c'est moyen niveau mort. Ensuite, le héros peut certes tuer le méchant au terme d'un long combat sur musique épique, mais ce ne sont pas les fins que je préfère.
Sur la mort du méchant, n'oubliez pas que vous avez complètement carte blanche : vous faites ce que vous voulez tant que c'est original.
En résumé :
- Soigner le look
- Soigner le mental
- Peaufiner les détails
- Offrir au méchant une mort digne de lui
- Comme toujours, éviter le cliché
N.B : Après tout, pour quoi ne pas laisser le méchant gagner ?...
On se retrouve pour ce second tutoriel consacré aujourd'hui aux méchants.
Bon, inutile de préciser qu'un film sans méchant a autant de saveur qu'un sorbet à l'eau : ça donne très vite quelque chose de complètement insipide, et c'est dommage.
Même dans les films cul-cul romantiques on trouve des méchants ! La preuve qu'ils sont indispensables !
Mais, avec les moyens de la cartoonerie, on ne peut pas créer des méchants avec des super coiffures qui défient la gravité, des armures qui brillent ou même un extraterrestre xénomorphe : on doit faire preuve d'inventivité, certes, mais rester dans des contextes réalisables.
Voici donc mes astuces :
I/ Le physique
Et oui, même si vous voulez un méchant pas trop dur à animer, il faut qu'il ait un style, et pour cela, pas besoin de tonnes d'objets : on peut créer de supers méchants avec très peu. Mais si vous voulez lui donner une petite fantaisie, rien ne vous en empêche.
ASTUCE : Vous pouvez faire un méchant au physique complètement insignifiant : un type lambda quoi. Cela renforcera son côté "humain" et le rendra encore plus méchant.
EXEMPLE :

Voila pour moi un "bon méchant". Il a une apparence plutôt simple (là, il pourrait même passer pour un héros), mais est facilement reconnaissable.
II/ La psyché et l'esprit
Bon, c'est bien beau d'avoir un méchant super niveau apparence, encore faut-il qu'il ait un mental correspondant. Avoir un méchant démon néo-nazi qui ne sait pas aligner trois phrases, c'est moyen. On va donc se questionner sur l'esprit des personnages.
D'ailleurs, cette étape n'est pas spécifique au méchant : ce n'est parce qu'il est le héros que votre protagoniste doit avoir la volonté d'un caillou !
Bon, le but du méchant, comme celui du héros peut tomber dans le gros cliché. Exemple :
MOUAH AH AH ! JE SUIS LE MECHANT TOUJOURS VU EN CONTRE PLONGEE AVEC LE FOND NOIR QUI PARLE COMME DARK VADOR ET QUI VEUT CONQUERIR LE MONDE ET AVOIR LA COPINE PRINCESSE PRÊTRESSE UN PEU CONNE DU HEROS !!!
J'exagère, mais dans les grandes lignes, c'est ça.
Donc, qu'est-ce qui caractérise un but de méchant ?
- L'ambition : Le méchant, au minimum, veut conquérir un royaume. Mais vous pouvez jouer la-dessus et livrer un méchant original qui veut....détruire tout ce qui l'empêche d'accéder à sa télé pour qu'il regarde les "Anges de la Téléréalité" Après tout, pourquoi pas ?
- Le passé : Donner au méchant un passé trouble et mystérieux lui donne une aura très magnétique qui peut être exploitée (avec parcimonie tout de même) dans le cartoon (même chose pour le héros et les personnages secondaires).
- le but : Un méchant avec un but précis et crédible est tout de suite plus "méchant". Fouiller la psyché profonde du personnage permet de créer un être "réel". Il n'y a rien de pire qu'un méchant plat et vide, car généralement, les héros sont aussi plats et vides : ça donne un film plat et vide, et c'est vraiment dommage. Fouiller la psyché interne des personnages peut créer des êtres uniques qui seront appréciés pour ce qu'ils sont et non pour ce qu'ils pensent ou font.
III/ La mort
Et oui, voici le dernier point que je veux évoquer : la mort du méchant.
Si vous avez suivi tous les conseils sur les méchants, vous avez donc un antagoniste parfait sur tous les points. Mais, si vous loupez sa mort, alors là votre mythe du "super méchant" s'écroule comme un château de cartes.
Comment tuer le méchant ? :
Déjà, pas comme le Joker dans le Batman de 1989 : la chute d'une cathédrale, c'est moyen niveau mort. Ensuite, le héros peut certes tuer le méchant au terme d'un long combat sur musique épique, mais ce ne sont pas les fins que je préfère.
Sur la mort du méchant, n'oubliez pas que vous avez complètement carte blanche : vous faites ce que vous voulez tant que c'est original.
En résumé :
- Soigner le look
- Soigner le mental
- Peaufiner les détails
- Offrir au méchant une mort digne de lui
- Comme toujours, éviter le cliché
N.B : Après tout, pour quoi ne pas laisser le méchant gagner ?...



