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[RPG] Perdu dans les étoiles
#21
Adrien arrivait dans les vestiaires de son nouveau lieu de travail. Un homme assez âgé les accueillit sans sourire.

- Bien. Bonjour à tous. Je suis M.Bradley, votre patron. Vous serez sous mes ordres. Je vais la faire vite, vous avez du travail. Alors voici les vestiaires où chacun a un casier. Votre nom est marqué dessus, la clé est à l'intérieur avec votre matériel et votre uniforme de travail, avec votre étiquette et votre badge comprit dedans. Vous allez être divisé en plusieurs groupes, et chaque groupe lavera le même secteur de bureaux toute l'année. Bien sûr, les toilettes sont comprises dedans. Mais ça, c'est votre travail de 8h-13h. Vous avez une pause jusqu'à 14h et vous reprenez jusqu'à 16h. Ensuite, vous nettoierez les grandes salles de rassemblement, jusqu'à 19h. Des questions?

Il avait parlé rapidement, mais tous avaient compris, et personne ne prit la parole.

- Parfait. Comme tout le monde, vous travaillerez le dimanche, mais ça, vous avez l'habitude. Seuls les enfants de moins de 11ans ne travaille pas le dimanche. Bon, suivez moi pour la visite

M.Bradley leur montra son bureau, le plan des bureaux et des salles et répartis les groupes. Adrien se retrouva dans les locaux de changeurs d'étiquettes. Interdiction de fouiller et de faire sa commère, quel que soit les secteurs, sinon, gare à votre étiquette..

- Comme ce jour est spécial, et que l'après-midi est bien avancée, vous nettoierez seulement les salles de rassemblement pour aujourd'hui.

Les groupes eurent leur salle à nettoyer et alla sur leur lieu de travail. Adrien avait à faire la salle de Cérémonie de pureté. Celle qui se déroulait tous les dimanches après midi et qui rassemblait tous les habitants. Tout le monde travail le dimanche, mais que le matin, comme le samedi où l'après-midi était libre.

Elie ne reçut aucune réponse. Ils étaient arrivé dans une salle de réunion et une jeune femme avec des lunettes et un chignon impeccable les accueillit avec un sourire où on pourrait croire qu'il était forcé.

- Boooonjour mes agneaux! Je suis Mme.Pillsbury et je vous êtes sous ma responsabilitééé.

Elie ne put s'empêcher d'avoir un petit sourire. On avait l'impression qu'elle chantait. Toute la Cité la connaissait. C'était une grande amie d'Imelda et elles étaient très complices. Elles se racontaient tous, même des faux pas que Mme.Pillsbury voyait. Bien évidemment, elle était P. Elle et Imelda étaient comme deux caméras de surveillance.

- Doooonc! Vous allez travailler par deux, et vous aurez le même bureau. Tout est bien simple. Vous devrez prendre dix dossiers chacun quand vous arrivez le matin à 8h. Pour chaque dossier, vous l'étudier et vous rédiger un rapport sur l'attitude qu'à eu la personne concernée. Gare à vous si vous trichééé. Les infos seront vérifiées. Ensuite, vous envoyez un mail à mon nom et je transmettrai tous vos rapport au Suprême. Quand vous avez finit tous vos dossiers, qui je vous l'avoue, dure longtemps, vous en prenez dix autres. Vous devez tous les finir! Interdiction d'en laisser traîner sur vos bureaux pour le lendemain! Vous pourrez partir à 19h si vous avez tout finit. Mais attendez vous à des heures supplémentaires. Votre autre travail, qui peut être dans un de vos dossiers, c'est de faire la lettre officielle du changement d'étiquette. Dans le dossier, en plus de tout ce qu'à fait la personne concernée, il y aura le rapport et une lettre de la décision du Suprême. Donc, vous devez faire cette lettre, m'envoyez le mail pour que je transmette votre travail au Suprême et qu'il signe pour qu'elle soit ensuite envoyé à son destinataire. Voilàààààà. Bien, la visiiiiiite!

Ils la suivirent. Tout le monde regardait autour d'eux avec intérêt. C'était une chance d'être ici! Ensuite, les groupes furent formés. Elie se retrouva avec un certain Théodore Brint. Elle vit ensuite que c'était la personne à qui elle avait parlé et qui ne lui avait pas répondu.

- Bien! Maintenant que vous avez eu votre partenaire et au bureau, hop hop hop! Au travail! Aujourd'hui vous commencerez avec 5 dossiers chacun! Je dis bien chacun, mais j'entend par là, par groupe. Si vous êtes partenaires, c'est pour vous aider! Surtout, une seule rédige un rapport ou une lettre officielle. Un conseil, traitez un dossier à la fois. Vous n'êtes pas obliger de le faire ensemble, mais pour avoir un avis sur la question, c'est important. Je vous laisse mes chériiiiis

Et Mme.Pillsbury repartit à son bureau avec un grand sourire. Elie prit les cinq dossier et alla dans le bureau. C'était un carré où les murs étaient des vitres. Le bureau était un demi-cercle avec un ordi à chaque bout de celui-ci, avec de la place au milieu pour étudier à deux les dossiers. Elle posa ces-derniers sur le bureau.

-Bon bah au boulot dit-elle à son partenaire en soupirant.
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#22
Alors que la cérémonie était sur le point de se terminer, l'esprit d'Aloïs s'activait de plus en plus. Elle ne se sentait pas à sa place et, comme d'habitude, elle se posait une infinité de question. Une fois tout le monde passé à la borne, Aloïs dû prendre place sur la plateforme qui correspondait à son métier, elle tenta de trouver son frère dans la foule qui se dispersait de pars et d'autre. En vain. Elle se demandait comment il se sentait. Avait-il eu un métier important? Ou au contraire avait-il lui aussi payé son étiquette S ? Elle espérait que lui, au moins, n'avait pas chuté avec elle. Elle ne parvint pas non plus à l'apercevoir sur une des plateformes qui l'entourait. Secrétaire, gestionnaire des stocks, assistant de professeur... C'était peut-être mieux de ne pas apercevoir Théodore ici, cela aurait voulu dire qu'il avait été pénalisé. Elle continuait à chercher plus ou moins discrètement son frère, tout en se demandant comment allait se passer son année en tant qu'étiquette S, si ses parents allaient récupérer leurs anciens postes, etc, etc. Une petite voix à côté d'elle vient l'extirper de ses pensées. 
-Fais gaffe à toi, tu risquerais de te faire remarquer.
Aloïs tourna légèrement la tête, juste assez pour apercevoir distinctement son interlocutrice. C'était une étiquette S, tout comme elle. Si Aloïs n'était pas aussi respectueuse vis-à-vis du système, elle lui aurait surement rit au nez puisque, de toute évidence, son conseil arrivait un peu tard, et puis elle était loin d'être la première à le lui dire. Elle se contenta donc de dire se qui lui passait par la tête, c'est-à-dire la vérité:
-C'est déjà trop tard, je n'aurai pas cette stupide étiquette S sinon.
Le "stupide" était sorti tout seul, bien qu'elle n'est pas vraiment essayé de le contenir. Elle trouvait vraiment cette étiquette stupide. Elle ne la méritait pas, elle en était persuadée.




Théodore avait été rassuré pendant quelques minutes après la découverte de son nouveau métier mais ses angoisses prirent rapidement le dessus. Il se mit à imaginer un complot pour le détruire, où il verrait les dossiers de tout les membres de sa famille se dégrader de jour en jour. Il avait commencé à se mordiller l'intérieur de la bouche, imaginant le dossier de sa mère souiller pour atteinte au Système. Il se grattait la cuisse machinalement arrivé sur la plateforme, imaginant son père sombrer. Il commença à trembler lorsque la plateforme se déplaça, imaginant sa soeur bannie du Système. Enfin il...
-Tu sembles avoir peur.
... il s'arrêta net. Il avait été ramené à la réalité par une voix féminine sur sa gauche. Il jeta un rapide regard angoissé à la personne, une blonde, puis ramena ses yeux droit devant lui, en ravalant sa salive . Il se remit alors à faire ce pour quoi il vivait: être irréprochable. Il ne prit même pas la peine de répondre, de peur de s'enfoncer encore plus.
Arrivés sur leur lieu de travail, ils furent accueillis par une "grande" femme à la voix chantante: Mme Pillsbury. Elle leur fit visiter les lieux, leur expliqua leur devoir et enfin, attribua les bureaux et forma les binômes. A la plus grande joie de Théodore, il s'était retrouvé avec la fameuse blonde de tout à l'heure, une certaine Elie. Non pas qu'elle avait l'air terrible, mais être avec quelqu'un qui avait découvert sa faiblesse ne l'enchantait pas. Déjà car Aloïs n'était donc plus la seule au courant, mais aussi car cela voulait dire qu'il pouvait possiblement y avoir d'autre personne qui avait remarqué. Il était donc anxieux à ce propos, cela va de soit.
-Bon bah au boulot, lui dit sa partenaire, visiblement tout aussi motivée qu'il ne l'était.
Il se contenta d'hocher la tête avant de prendre place autour de la table placé au milieu de la salle et d'attraper le premier dossier venu. Il commença à le lire brièvement, puis fut finalement déconcentré. Il se demandait quelles conséquences ça pourrait entraîner si son anxiété était réellement aussi visible. Puis il pensa à Elie et au faite qu'ils allaient passer le reste de l'année à travailler ensemble dans ce bureau, et donc cela entraîner par conséquent de se voir tout les jours dès 8h jusqu'à 19h minimum. Il était dans leur intérêt à tout les deux qu'ils communiquent un minimum, afin de rendre la présence de l'autre plus agréable au quotidien. Théodore réfléchit et trouva finalement quelque chose à dire, la chose qu'il voulait le plus savoir depuis les premières paroles que la jeune femme lui avait adressée:
-Ca se remarque tant que ça? lui demanda-t-il avec un regard un peu inquiet.
 
 
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#23
C'est Imelda la femme du Suprême. Mme.Pillsbury est juste une grande amie de sa femme (;

Elie prit un dossier, comme Théodore d'ailleurs. Elle fit tout pour se concentrer. Sa première affaire parlait d'un jeune homme qui avait embrassé une femme alors qu'il était marié. La lettre du Suprême était clair. C'était inadmissible un tel comportement, surtout venant d'un P. De plus, la femme qui avait été embrassé, c'est elle qui avait porté plainte en disant que s'était contre son gré. Son témoignage était très accrocheur. Dans ces cas-là, la femme de l'homme avait le droit de divorcer. Sinon, c'était interdit dans un couple sans une raison valable. Enfin, on pouvait le faire, mais cela nous faisait perdre un rang d'étiquette.
Elie secoua la tête. Pauvre femme. Cet homme était répugnant. Elle se tourna donc vers son ordinateur où un tutoriel pour faire un rapport et faire une lettre officielle s'afficha. Une voix masculine l'interrompit. Son partenaire.
La jeune femme tourna la tête vers lui. Mais de quoi il parlait?
...
Ah oui. De tout à l'heure.

- Et bien.. Pour moi oui en tout cas. Mais on m'a toujours dit que j'avais le don de deviner ce que ressentait les gens.

Elle lui sourit. Qu'il était chou à s'inquiéter de son image! Mais après tout.. C'est ce que tout le monde faisait..

- Ne t'inquiètes pas, je dirais rien. Et d'après ce que j'ai entendu dire de Mme.Pillsbury, si elle avait remarqué quelque chose, elle l'aurait dit!

Elie sentait une certaine confiance en Théodore alors elle préférait le rassurer. Après tout, ce qu'elle avait envie, c'était un vrai ami et de confiance. Alors pourquoi pas lui? Mais elle préférait ne pas s'emballer au départ, d'abord, le boulot. Depuis leur arrivé, à lire toutes ces fiches pour un seul dossier, plus d'une heure était passée. Il était dans les 14h.. Et en plus, il fallait apprendre le tutoriel et s'entrainer, pour au début être vérifié par la patronne.. Elle voyait déjà les heures supplémentaires venir.
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#24
    Mary s'était réveillée de sa petite sieste. Une main passa à travers la porte et ramassa son plateau repas . Il était donc 14h30. Elle le savait car son plateau était toujours ramassé à cette heure. Il lui restait tant de temps à tuer avant son jugement ! Elle se perdit dans ses pensées quand la porte s'ouvrit violemment, laissant apparaître deux gardes qui la prirent par les bras et la jetèrent dehors. Elle était trop surprise pour résister. ''Mais, mais..ce n'est ni l'heure ni le jour de mon jugement ! Qu'est-ce qu'ils font ?!!?'' A la seconde près où elle sortit de sa cellule, Mary tomba au sol et s'agenouilla : La soudaine forte luminosité lui brûlait la rétine. Si elle voyait si bien dans sa cellule c'est parce que ces yeux s'étaient parfaitement habitués au noir. Les deux gardes la relevèrent, et comme la jeune femme était incapable de marcher -elle ne voyait pas où elle allait-, les défenseurs du Système ont dû la traîner sur le chemin.
Au fur et à mesure qu'ils avançaient, Mary pouvait entrouvrir un peu plus ses yeux. Elle vit quelques affiches sur lesquelles elle put lire '' Jugement de Mlle Mary Brocken, 1er Janvier à 15h. Ouvert au public, places limitées'' 
    Là, c'est clair, elle ne comprenait plus rien. Apparemment, son jugement a été avancé. Mais pourquoi ? Elle n'avait pas le temps de réfléchir que les deux gardes la jetèrent dans une salle, dont la porte se referma presque immédiatement. Maintenant que sa vue était complètement rétablie, elle put regarder la pièce et vit une baignoire au beau milieu. Mary avait très bien compris le message : le Suprême ne supportait apparemment pas qu'on se présente devant lui avec un peu de crasse. Mais elle s'en fichait, un bain ne se refusant pas après un an de galère. Elle arracha son vieil uniforme de B miteux et se jeta dans la baignoire. Une horloge en face d'elle indiquait 14h40. Elle n'a donc que vingt minutes pour se préparer. Elle aurait voulu rester là pour l'éternité. A 14h50, l'horloge émit un bip sonore. Mary pris ça comme un ''Sort de cette baignoire et habille toi fissa'', ce qu'elle fit. A 14h57, elle était séchée et habillée avec un uniforme B tout neuf et attendait sagement devant la porte. Elle s'ouvrit et les deux gardes de toutes à l'heure apparurent. Ils indiquèrent à Mary de les suivre, et elle obéit. En même temps, elle n'avait pas vraiment le choix : Leurs armes étaient braquées sur elle. 
    Après avoir traversé quelques couloirs que les gens appellent « allées » ou  « rue », les gardes s'arrêtèrent devant une porte en indiquant à Mary d'y entrer. Une pancarte sur la porte indiquait ''Procès et Justice'' et à côté, encore une de ces affiche qui précisait l'heure du procès de ''Mlle Brocken'' et que c'était ouvert au public. ''Qui voudrait venir voir mon procès ? Il n'y aura personne !Et en plus, la plupart des gens travaillent à cette heure.''
     La porte s'ouvrit et Mary s'émerveilla devant l'immensité et la blancheur de la pièce. Son regard se baladait un peu partout quand il s'arrêta net : elle vit l'homme qui allait, depuis sa chaise rembourrée, décider du reste de sa vie. Il se grattait tranquillement la barbe avec un sourire en coin.




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#25
Cette cérémonie était la dernière pour SooHyun. L'an prochain, en ce jour, il sera en l'âge d'aller travailler directement. Il s'égarait dans ses pensées quand, après une brève phrase du Suprême, l'assemblée dut applaudir. Il applaudit avec retenue puis attendit sans broncher le discours du Suprême, auquel il était désormais habitué.

Ce dernier prit la parole :
- Comme la plupart d'entre-vous le savez, vous êtes ici pour recevoir un nouveau métier. Impossible d'avoir le même que le précédent. Pour les nouveaux, je vais vous expliquer le fonctionnement. Le Système a un dossier sur chacun de vous depuis votre naissance, et il se met à jour toutes les 5minutes. Vous allez vous dirigez vers les bornes au fond de la salle où vous introduirez votre carte d'identité, et le fichier sera fouillé. Vous n'aurez donc pas à faire deux fois le même métier mais un nouveau...

SooHyun s'égara de nouveau dans ses pensées.
Il pensa à son dernier métier qui était celui de Conseiller Responsable de Législation, un métier fort ennuyeux, et il remercia le Ciel de la certitude qu'il ne retomberait pas dessus. Cette fois il aimerait un métier où il ne serait pas assis toute la journée derrière un bureau. Un métier à risque. Ou un métier dans lequel il pourrait découvrir de nouvelles choses inédites, car SooHyun avait beaucoup de culture, mais seulement une culture claire et saine qu'une personne de rang P doit avoir.
- ...Vous pourrez ensuite aller à l'adresse que la feuille, imprimée par la borne, vous indique pour commencer votre formation qui durera un an et qui vous donnera des points chaque mois selon.

SooHyun applaudit, presque avec lassitude, et attendit patiemment son tour.
Il avait beau être du rang P, il cogitait souvent intérieurement. Parfois il se surprenait à penser que ce Système était vraiment une énorme blague et qu'un jour il se réveillerait. Mais ce n'était pas le cas. Avec son ancien métier, il avait eu pour mission de choisir une législation pour les personnes ayant cherché à en savoir plus sur la Terre et sur la vie d'avant. Avec le conseil de son formateur de l'époque, il mit en place une loi intransigeante, comme tout le monde espérait de lui, mais cette affaire l'avait aussi intrigué et il avait failli lui-même entreprendre des recherches. Bien-sûr il se gardait de raconter cela à quiconque.
Quand le tour des P arriva, il se plaça dans la file d'attente de l'une des bornes qui n'était pas très longue. Il observa autour de lui en attendant que son tour arrive et remarqua avec amusement l'attitude de la femme du Suprême. Elle agissait toujours de la même manière, avec une manière de parler et de se mouvoir si hautaine, et cela aurait presque fait sourire SooHyun, si sourire n'était pas mal vu. Quand le tour du jeune homme arriva enfin, il se posta en face de l'une des bornes et attendit.

         Bonjour M. Kim. Votre nouveau travail est celui de..

SooHyun se retint de souffler bruyamment. Ce petit jeu de suspens était vraiment éreintant et à chaque cérémonie, il s'en trouvait terriblement agacé. Mais il ne laissait jamais rien paraître évidemment.

         Procureur de la Cité.

Il prit son ticket sans ciller et se retira de la borne. Il ne se sentait ni satisfait ni contrarié. Il aurait été plus content s'il avait eu à faire des expéditions en galaxie inconnue ou autre mais il ne pouvait pas dire que le travail qui lui avait été attribué était sans valeur. D'autant plus qu'avec les nombreux cours de droits et séminaires auquel il avait assisté, il avait toutes les qualifications et le savoir en la matière requis pour celui-ci. Ce métier consistait à donner son avis sur des procès importants, à proposer les solutions qu'il estime meilleures pour le bien de la Cité, et bien que seul le Suprême ait la décision finale entre ses mains, la voix d'un Procureur à beaucoup de poids.
Comme demandé, il se rendit à l'emplacement où il devait se rendre, devant l'écran avec marqué la catégorie Justice auquel son métier appartenait, avec une poignée d'autre personnes. La plateforme sur laquelle ils se trouvaient commença à se mouvoir et avança vers l'écran qui s'ouvrit, leur laissant un passage, puis se referma derrière eux, les menant vers une pièce d'une égale blancheur que celle de la cérémonie, qui était un lieu d'auditoire.


Après que SooHyun ait assisté au briefing général destiné aux novices concernant les métiers de la Justice et qu'il reçut un badge spécial avec son nom et son nouveau métier, il fut sollicité à part par la secrétaire du Suprême :
- Monsieur Kim, vous devez assister au procès d'une détenue qui aura lieu dans une dizaine de minutes, accompagné de votre tuteur.

Elle lui tendit un dossier.
- Voici son dossier, il s'agît de Mlle Mary Brocken. La salle où le jugement aura lieu est la salle "Procès et Justice", elle n'est pas très loin, vous pouvez vous y rendre en prenant ce chemin...

SooHyun n'écoutait plus. Il avait brièvement regardé la secrétaire, d'un regard qui voulait dire qu'elle pouvait s'en aller, puis s'était plongé dans un rapide passage en revue du dossier. Ensuite il se rendit tranquillement dans la salle dont il connaissait le lieu, salua très conventionnellement le Suprême qui s'était déjà installé. Un homme était assis non loin et il lui fit signe de s'approcher. Ce devait être son tuteur. SooHyun s'assit à ses côtés et attendit. Après cinq minutes, la détenue arriva dans la pièce. Il l'observa de haut en bas. C'était une jeune femme brune aux yeux bleus à l'air farouche. Sans savoir pour quelle raison, il se sentit intrigué par cette jeune femme. Elle fixait le Suprême et son regard semblait vissé sur lui. Ce n'était pas la première personne de rang B à qui SooHyun avait affaire mais c'était la première qu'il eut l'occasion de voir de si près. Il fut surpris de se sentir impatient que le procès commence.
Heart
 
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#26
A sa grande surprise, Adrien fut libéré avec les autres pour pouvoir assister à la cérémonie du jugement. Apparemment, ce n'était pas dû à tout le monde, il était passé devant les bureaux du Système et tout le monde travaillait. Quel chance! Il entra dans la pièce et trouva ses parents, qui eux, étaient A. Il s'assit et personne ne disait rien. Le silence. Mais la détenue était entrée et elle se fit huée. C'est quand le Suprême se leva que le calme était revenu.

- Mlle.Brocken, bienvenue de nouveau parmi la civilisation.

Elle était sur un balcon du côté droit de la salle, et lui il était sur un autre balcon un peu plus haut que le sien, du côté gauche. Au milieu, sur un autre balcon plus en dessous des autres, il y avait trois juges et deux procureurs. Un contre Mlle.Brocken, et un autre qui devait "l'aider".

- Bien. Que ce procès commence.

Le Suprême s'assit et le procureur M.Bold, très connu pour avoir fait plongé de nombreux B. Il ne les aimait pas et considérait que s'ils avaient été B une fois, ils devaient le rester. Il prit la parole:

- Mlle. Mary Brocken, ici présente, est accusée d'avoir agressé des gardes vocalement et physiquement.
- Je ne suis pas d'accord avec vous M.Bold. Dit Mme.Surisy, celle qui devait aider. Certes, Mlle.Brocken a répondu à des gardes, mais il n'y a eu aucune violence physique
- Elle s'est défendue quand on l'a arrêté!
- Elle s'est seulement débattue en essayant d'enlever ses bras qui étaient tenus, rien de plus!

Le Suprême inclina la tête et M.Bold n'avait plus rien à ajouter. Le sage se leva et fixa des yeux Mary.

- Je voudrais surtout entendre Mlle.Brocken. Que pensez-vous de tout ça après une année enfermée, isolée de la civilisation?

Là, Mme.Surisy ne pouvait rien faire. Personne n'oserait répondre ou s'opposer au Suprême. Elle se tourna juste vers Mary avec un air de Soyez sincère mais que dans les bons côtés! La vie sur Terre n'est vraiment pas plaisante! Comme elle lui avait déjà dit à leur seule entrevue il y a quelques semaines.
Tous les regards étaient tournés vers la jeune fille.
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#27
SooHyun suivait le déroulement du procès, sans broncher, comme à son habitude. Pourtant, dans son for intérieur, il se sentait troublé et agité, ce qui lui arrivait très rarement.

M. Bold, un procureur dont SooHyun avait souvent entendu parler et qui était loué par la plupart des personnes pour sa capacité à "garder la Cité pure et sans tâches", prit la parole :
- Mlle. Mary Brocken, ici présente, est accusée d'avoir agressé des gardes vocalement et physiquement.

Son opposante, Mme. Surisy rétorqua :
- Je ne suis pas d'accord avec vous M.Bold. Certes, Mlle.Brocken a répondu à des gardes, mais il n'y a eu aucune violence physique.

- Elle s'est défendue quand on l'a arrêtée! S'exclama M. Bold,

- Elle s'est seulement débattue en essayant d'enlever ses bras qui étaient tenus, rien de plus! Répliqua la femme.

SooHyun ressentait une sensation étrange. Il sentait en lui comme le désir de prendre parti pour la détenue, mais cela était totalement contraire aux principes qu'il avait toujours suivi et même si, en tant qu'apprenti Procureur de la Cité il devait être capable de réagir et de proposer ce qu'il pensait être le mieux pour le bien de tous les habitants de la Cité, il n'arrivait pas à formuler de raisonnement viable.

Le Suprême se leva et s'adressa à la détenue directement :
- Je voudrais surtout entendre Mlle. Brocken. Que pensez-vous de tout ça après une année enfermée, isolée de la civilisation?

SooHyun plissa les yeux en direction de celle-ci, en attente de sa réponse.
Heart
 
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#28
Ariel, doux nom de princesse, attendait sagement tout prêt de l'estrade. Elle avait prit les premiers rangs. Le suprême allait être la, tout prêt.

C'était toujours un honneur d'être aussi proche du grand maître, le fait de l'approcher était un honneur. Et si la petite Ariel pouvait le faire, elle le ferait.
Le suprême entra, imposant, dégageant le respect, sous un tonnerre d'applaudissements. Ariel applaudissait elle aussi, fort, le visage radieux. Elle avait tressé ses cheveux et vêtue sa longue robe blanche brodée d'un magnifique A, zigzagant, bleuté, assorti à ses barrettes.
Le grand manitou commença son discours, solennellement. Les S d'abord ? Mais quelle idée. Pourquoi devait-elle attendre ? Alors qu'elle faisait parti de la haute ? Elle s'était renfrognée mais attendait patiemment son tour.
Peu à peu, les parasites, les "à surveiller" finirent leur tour. C'était le sien désormais. Elle se mît en marche. Sa carte d'identité ? Ok. 
Ariel s'approcha de la borne. Introduit sa carte, patienta le temps du chargement et ...

Admise au laboratoire de recherche.

Petit cri de joie ! Oui ! Oui oui oui ! Enfin ! Un bon métier ! Il aura fallut qu'elle ait 17 ans pour enfin être dans un superbe métier ! Oui oui oui ! Ariel sautillait telle une enfant. Elle retira sa carte d'identité, récupéra les papiers sur son nouvel emploi et retourna dans la file, souriante, heureuse !
Elle croisa le regard du suprême qui lui décocha un petit sourire. Oui oui oui ! Quelle chance ! Quelle chance !


Quelle merde. Bande de clochards. Thomas était mêlé au reste des jeunes. Il avait vingt-trois ans. Il taffé comme un fou pour une somme misérable, dans un endroit de mes deux. Nettoyeur des rues, des bouts de papiers, des merdes de chiens et de chats. Sales bêtes. Il aura fallut les emmener jusque dans l'espaces ? C'est a cause de bestioles comme ça que la terre a mal virée, c'est sur.
Il regardait le suprême avec méprit. Il le détestait. La manière qu'il avait de dominer la cité, de la faire se détruire à petit feu. L'arrogance qu'il avait à vouloir contrôler tout ce qu'il pouvait contrôler. Quel idiot, quel imbécile. Des qu'il n'applaudissait pas, on le rappelait a l'ordre or un coup dans les côtes. Il était bien obligé de s'y mettre aussi. Puis il dit aller chercher son nouveau métier.

Insérer la carte, attendre :
Caissier.
Bon. Pourquoi pas. C'est toujours mieux que ce qu'il connaissait jusque là.

Il se retrouva juste devant l'estrade, au pied du suprême. Prêt à lui cracher dessus. Après tout, pourquoi pas.
 
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#29
Mary était à peine entrée que les gens l'ont huée, ce qui a eut don de l'énerver au plus haut point. Quand le Suprême se leva, le silence revint presque immédiatement. On la dirigea vers un balcon pour que la séance commence. Une fois assise, le Suprême pris la parole :



« Mlle. Brocken, bienvenue de nouveau parmi la civilisation.


Alors, apparemment, la civilisation pour lui c'est d'être hué dès qu'on rentre dans une salle. Wow.


Bien. Que ce procès commence. » 



Le Suprême se rassit et M. Bold pris la parole. Mary n'aimait pas ce type. Lors de son autre procès, un an plus tôt, il voulait qu'elle aille sur Terre. Il n'y avait nul doute qu'il réessayera aujourd'hui.



« Mlle. Mary Brocken, ici présente, est accusée d'avoir agressé des gardes vocalement et physiquement. 

- Je ne suis pas d'accord avec vous M.Bold » répondit Mme Surisy, le procureur de la défense.



La discution entre ces deux-là continua un peu, mais Mary n'écoutait pas vraiment. Tout ce qui l'intéressait, c'était la décision finale, celle prise par le Suprême. Ce dernier se leva et se mit à fixer Mary. Naturellement, elle le fixait aussi. Elle se rendit compte que son regard était certainement méprisant. Elle essaya de prendre un air intimidé, mais cela ne la réussissait pas vraiment.



« Je voudrais surtout entendre Mlle. Brocken. Que pensez-vous de tout ça après une année enfermée, isolée de la civilisation? »



Mary eut un frisson. Elle ne s’attendait pas à avoir la parole. Elle avait lu quelque part que les accusés l'avait très rarement. Elle eut envie de répondre qu'il savait très bien ce qu'elle en pensait, que son système ne tenait pas debout et qu'il nous mène à notre perte. Mais ce n'est pas raisonnable quand on est dans la situation de Mary. Elle bafouilla un peu avant de répondre.



« J'ai eu le temps pour réfléchir à tout ça en prison, et j'avoue que je regrette mes paroles et mes actes. Je..J'étais en colère à ce moment-là, et je ne me contrôlait pas très bien. Je m'en excuse. »


Ses paroles avaient résonnées dans toute la salle. Elle regarda Mme Surisy, mais n'arrivait pas à voir son expression. Mary espérait, à ce moment là, que son discours -dont elle ne pensait pas un mot- n'avait pas paru trop ''Lèche-bottes du Système''. 

 
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#30
Quand Mlle. Mary Brocken prit la parole, elle semblait un peu hésitante. Une lueur d'incertitude passa dans ses yeux lorsqu'elle dit les mots suivants:
- J'ai eu le temps pour réfléchir à tout ça en prison, et j'avoue que je regrette mes paroles et mes actes. Je..J'étais en colère à ce moment-là, et je ne me contrôlait pas très bien. Je m'en excuse.

SooHyun souriait intérieurement. La jeune femme qui semblait si sûre d'elle avec son regard fier avait perdu un peu de son assurance lorsque le Suprême l'avait invitée à prendre la parole. Quelque part, il ressentait que tout ce qu'elle venait de dire n'était pas vrai, et  il la respectait secrètement pour avoir osé s'opposer, bien qu'un peu, au Système. Mais il enfouit bien rapidement ces pensées taboues. Il demanda à voix basse à son tuteur, afin de se remettre les idées en place :
- Pensez vous qu'il serait acceptable de la laisser revenir parmi les citoyens?

Son tuteur se contenta de lui jeter un coup d'oeil puis de se tourner à nouveau vers la détenue, et SooHyun comprit qu'il devait juger de la situation lui même, afin de gagner en expérience. Il regarda tour à tour les deux procureurs. Si il devait suivre la logique absolue du Système, il serait évident que la détenue devrait être envoyée sur Terre, mais ses mots lui ont permis de se retrouver dans de circonstances atténuantes et au fond de lui, même si il ne voulait pas l'admettre, SooHyun désirait qu'elle ne soit pas envoyée sur Terre car il trouvait que les raisons étaient quelque peu dérisoires.
Il se contenta d'attendre la suite du procès.
Heart
 
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