Bienvenue, Visiteur ! Connexion S’enregistrer
Fermeture du forum : Décembre 2022


Note de ce sujet :
  • Moyenne : 5 (6 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Hunger Games 31th Edition
#11
Rappel : Vous ne pouvez pas tuer de vrais candidats le jour du bain de sang, seulement les PNJ qui sont, je rappelle : Les districts 9, 10, 11 et 12 (je propose de laisser quelques uns vivants pour les tuer plus tard, comme vous préférez.

http://img15.hostingpics.net/pics/441419arene4.jpghttp://img11.hostingpics.net/pics/917078arene3.jpg

QUE LES TRENTE-ET-UNIÈME 
HUNGER GAMES COMMENCENT !
CHAPITRE 1
L'archipel. L'arène. Le volcan

http://img11.hostingpics.net/pics/446943arene1.jpg

Cette année, l'arène est divisée en quatre parties. Quatre îles, une archipel, toutes plus mystérieuses les unes que les autres. Les plages de sable fin, les kilomètres d'océan, les innombrables falaises. Cette trente-et-unième édition plonge les tribus dans un monde aussi beau que dangereux et redoutable. Méfiez-vous de ces lieux envoûtants ...

Chers tribus, la corne d'abondance se trouve, contrairement aux années précédentes, au milieu d'un lac, au sommet d'une montagne, au coeur d'un volcan endormi. Vous apparaissez le long d'un tube de verre entouré d'eau, vous apercevez avec peine quelques candidats, quelques larmes aussi peut-être. Vous débouchez sur un petit rocher, la corne métallique en face de vous, les provisions et les armes en abondance, vous êtes prêt, vous allez foncer dans le combat ou fuir vos obligations.

Prendre le risque de s'armer au périple de votre vie ? Ou courir dans la forêt tropicale qui s'étend devant vous en espérant mettre de la distance entre les uns et les autres.

Chers candidats, enfants de Panem, que les trente-et-unième Hunger Games commencent ! Et puisse le sort, vous être favorable ...
 
Répondre
#12
Tous étaient là, à attendre. Cet atmosphère était pesante.


Sophia paniquait. Elle n'avait pas l'habitude d'avoir ce genre d'épreuve. Confectionner du savon l'énervait mais à ce moment précis, elle regrettait son activité quotidienne.
Un bruit se fit entendre. C'était le début.
Sophia sursauta, puis sans réfléchir, sauta à l'eau. Elle se sentait lourde. Comme si elle allait s'enfoncer au fond de cette rivière. Elle s'agrippa aux corps qui nageaient près d'elle pour remonter à la surface. On lui donna des coups mais rien qui ne pouvait la tuer. Une fois remonter à la surface, elle se mis sur le dos à respirer. Elle détestait le sport. Vraiment, c'était ce qu'elle détestait. Elle ne correspondait pas du tout au profil de survivant d'Hunger Games.
C'est quand elle faillit se prendre un couteau dans la tête que quelqu'un avait perdu en mourant, tuer par un autre district, qu'elle se rendit compte qu'elle devait courir pour attraper son matériel et tout le bazar. Elle s'empara du couteau. Cela pouvait toujours servir.
Elle couru vers un sac de provisions. Elle fut projeté à terre et perdit son arme. On était en train de l'étrangler. Elle essaya de se débattre mais réussis par récupérer la lame et blesser son agresseur au visage et sur l'épaule en donnant des coups en arrière.
On la lâcha presque. Elle remit un coup dans la jambe et put s'extirper.
Elle prit le sac de provisions. Sophia en avait déjà marre de tout cela. Et ce n'était pas près de se terminer. Elle tomba car elle venait de trébucher.
La scène était horrible à voir. Des personnes qui s'écorchaient. Tout faire pour survivre.
Puisse le sort vous être favorable..
Elle le sentait bien mal pour elle. Ses yeux arrivèrent sur son agresseur. Elle le reconnut. District 9. Il avait bien 16 ans. Ce n'était qu'un gamin..
La jeune femme se redressa. Elle cherchait un arc et des flèches. C'est ce qu'elle maîtrisait le mieux.
Mais.. Elle n'en trouvait aucun. Le stress et la panique revenait en elle.
Son couteau ensanglanté à la main, son sac sur le dos, elle allait partir quand elle se sentit pousser dans l'eau.
Elle remonta à la surface comme elle put.


Steven était resté calme tout le long de l'attente.
Il se sentait plutôt prêt et était prêt à sauté.
BOUM
C'était le moment. Il plongea et nagea aussi vite qu'il pouvait. Il ne fallait pas sortir trop tard. Des gens pourraient le tuer alors qu'il tentait de sortir. Quand il fit se geste, les autres déjà présent étaient déjà occupé à se battre. Personne n'avait à se préoccuper de lui. Il alla alors vers une épée qui se trouvait presque à l'autre bout.
Trop tard.
Quelqu'un venait de la prendre. Il regarda autour de lui. Des sacs de provisions, des dagues.. pas de très grands choix en vue. Il pris un sac et une hache.
Les autres lui faisaient pas peur mais ne lui donnait pas non plus confiance. Il voulait partir, la mort, ça oui, ça lui faisait peur.
Il reçu un coup de poignard sur le bras. Ce n'était pas bien profond comme égratignure. Mais ça faisait mal. Il reçu un autre coup sur le même bras. Il se retourna et une femme du district 11 le fixait. Il recula. Il ne voulait tuer personne. Elle avait l'épée qu'il fixait tout à l'heure. Mais.. c'était un homme qui l'avait pris.. Il regarda de nouveau la jeune femme et vit qu'elle était prête à tout pour survivre, donc tuer. Elle leva l'épée pour la planter dans le jeune homme mais il agit avant.
Elle s'arrêta, lâcha l'épée et le poignard, puis tomba à son tour.
Il fut comme paralysé.
C'était sa première morte..
Il pris lentement l'épée, lâchant la hache ensanglantée. Il se saisit aussi du petit couteau et le mis dans sa ceinture (comme celle des mécaniciens un peu). Il recula doucement. Il n'aimait vraiment pas ce jeu.
~ We are all mad here ~

https://i.imgur.com/ydwsuwG.png


 
Répondre
#13
Roxane n'avait toujours connut que les égouts, les odeurs de merde et pourriture. Elle n'était pas habituée au luxe, et le tube qui la faisait jaillir dans l'arène était déjà trop confortable pour elle. Les parois vitrées lui rappelaient vaguement les murs froids et sombres des rues du district trois, la nuit. Elle n'avait jamais rien vu d'autre.

Le strass, les paillettes, tout ça, pendant plusieurs jours, ça l'avait tué intérieurement. Overdose de trop, de tout. Revenir à une vie aussi paisible était un changement beaucoup trop radical, ses égouts lui manquaient. Elle voulait retourner aux côtés des poubelles, chercher sa nourriture comme un vulgaire chien, elle voulait tout ça, elle ne voulait plus rien avoir d'acquis, elle voulait redevenir primitive. Elle déboucha dans l'arène.
Lumière jaillissante et perforante, reflet de chaque rayon du soleil dans l'eau, les yeux de Roxane furent brûlés et la jeune fille du trois fut contrainte de les fermer. Un temps d'adaptation d'une dizaine de seconde et un chronomètre qui ne l'attendrait pas, il ne restait déjà plus que quarante-cinq secondes.
Le temps s'écoulait, le soleil s'embrasait, les tribus huilaient leurs genoux pour plonger au quart de tour. Plonger, oui. Ils étaient au milieu d'un lac, pas très grand, une quinzaine de mètres tout au plus, la corne d'abondance au milieu de l'eau, les attendant la gueule ouverte comme si elle leur disait « Hey hey ! Je suis la, vous attendez quoi là ? Aller ! Venez ! »
Trente secondes, ils allaient venir.
Vingt secondes, certains s'étaient déjà tournés vers les montagnes pour s'enfuir. C'est en regardant les alentours que Roxane se rendit compte que la corne d'abondance était un point culminant dans l'arène, il n'y avait rien de plus élevé, d'ici, ils domineraient tout, elle devait y rester coûte que coûte.
Dix secondes, le coeur de la jeune adolescente se mit a taper de plus en plus fort dans sa poitrine, pour lui rappeler qu'il était la et qu'il n'avait pas pour habitude d'être surmené.
Cinq … La pression s'intensifiait vraiment, de plus en plus, c'était insupportable.
Trois … Deux … Un … BOOM !
Le premier coup de canon de ses jeux, celui du lancement, c'était impressionnant, c'était un bruit sourd et froid qui était capable de vous geler le sang en une seule fraction de seconde.
Tous les tribus étaient déjà dans l'eau, à l'exception peut-être de quelques uns, mais Roxane sauta dans l'eau dans les dernières, elle ne savait pas très bien nager, c'était un poids, elle partait dans la queue du peloton et arriverait bonne dernière, prête à se faire embrocher.
- Si je survis, pensa-t-elle, je prierais tous les soirs jusqu'à ma mort.
L'avantage à faire ce genre de promesse dans les Hunger Games, c'est qu'on a une chance sur vingt-quatre de ne pas avoir à les tenir bien longtemps …
Roxane sortit de l'eau, au milieu de la corne d'abondance, c'était un carnage, un bain de sang comme les juges les aiment, une vraie boucherie !
Un bras fut projeter dans l'eau, puis un cri … Pas de coup de canons. Le tribu ne devait pas encore être mort, Roxane sortit de l'eau lorsqu'un couteau lui déchira sa veste imperméabilisée, un cri de surprise s'évada d'entre ces lèvres et elle roula sur le côté pour récupérer l'arme, la tribu en face d'elle, celle qui avait lancé le précieux se jeta sur elle en hurlant comme une folle furieuse, un monstre possédé d'un excès de rage soudain.
La jeune adolescente du district trois n'était pas prête à une telle attaque, un nouveau couteau vint lui lacérer la joue après quoi elle se saisit de sa nouvelle arme et la planta dans le bras de son adversaire, impossible de dire qui elle était, mais elle hurlait de douleur, Roxane la projeta d'un violent coup de pied dans l'eau qui devenait rougeâtre au fil des secondes. Des tas de tribus étaient engloutis par l'eau.
Roxane fit volte face, un couteau ne suffirait pas, il lui fallait autre chose, une épée ? Celle au fond de la corne ! La fille du trois se mit à sprinter en direction de son objectif lorsqu'elle fut à nouveau projetée au sol. Cette fois-ci l'impact fut plus violent, c'était une pression puissante et masculine, ce début de jeu lui donner du fil à retordre, elle avait peur de la mort, mais les autres tribus avaient décidé de lui la montrer de très prêt. La respiration de Roxane s'intensifiait en même temps que ces cheveux châtains s’étalaient sur la roche et sur son visage tiraillé entre la peur et la colère.
Elle se battait comme un beau fauve, griffant de ces mains fragiles et mordant tantôt l'épaule de son adversaire et tantôt son cou. L'assaillant n'avait pour seul arme que ces points, Roxane avait encore son couteau, elle s'en saisit et poignarda le garçon qui lui faisait face, ce dernier poussa un cri de surprise, un soupir de douleur et une chute de détresse, il roula sur le ventre et c'est en retirant le couteau de sa poitrine que la jeune Roxane découvrit une lueur dans les yeux du garçon qui montraient la mort et la détresse. Il n'en avait plus pour longtemps, c'était Roxane qui l'avait tué. Maintenant, elle devait courir jusqu'à la corne, jusqu'au fond de celle-ci pour y récupérer l'épée tant convoitée et ainsi pouvoir défendre sa place au sein de la corne.
Oui, Roxane en était convaincue, il fallait qu'elle reste ici coûte que coûte, sinon, elle ne pourrait jamais survivre, la corne était trop bien placée pour laisser passer cette opportunité.




Les vitres étaient sombres, le ventre de Jimmy était prêt à exploser. Il avait abusé de tous ce que proposait le train du capitole, il s'était empiffré, goinfré, il était plein comme un œuf. Il voyait les autres tribus par intermittence entre les reflets de l'eau. Il avait peur, ils étaient tous plus terrifiants les uns que les autres, leur ombres étaient amplifiées et cruelles, prêtes à tuer ! Jimmy avait peur, il était terrifié, il n'avait jamais été très courageux.
Il déboucha dans l'arène, enfin. La scène était incroyable, ils se trouvaient au milieu d'une immense archipel noyait au milieu d'un océan infini … Le spectacle était beau, voir sublime, mais tellement dangereux ! Le garçon du trois le savait. Cet endroit était un piège, un magnifique piège.
Il dévisageait les lieux, oubliant presque ou il était et ce qu'il allait devoir réaliser.
Les longues cascades, les plages de sable blanc en contre-bas et l'immensité de la forêt Amazonienne… Magnifique spectacle offert par les juges, pourvu qu'il dure.
Jimmy jeta un dernier œil au chronomètre, le premier, aussi, et s'aperçut qu'il ne restait plus que dix secondes.
Devait-il fuir ? Non, et si il parvenait à récupérer un sac il aurait au moins de quoi se nourrir, sinon, s'il ne trouvait rien pour subsister, cette arène deviendrait un tombeau redoutable, n'attendant qu'un moment de faiblesse pour l'abattre …
BOOM! Le top départ, le coup de canon, le lancement officiel des jeux au grand public. Scène rediffusée dans tout Panem, moment fatidique dans le futur avis des sponsors.
Jimmy plongea dans l'eau froide du lac, ses vêtements se trempèrent mais sa peau resta pour le peu sèche, sa tenue était imperméable, tant mieux. Lorsqu'il sortit de l'eau, loin de la corne d'abondance qu'il avait finalement préféré fuir, Jimmy se mit à courir en direction de la forêt, vite, de plus en plus, accélérant à chaque foulée – enfin, accélérant à la manière de Jimmy, c'est à dire peu.
Lorsqu'il arriva entre les arbres, le garçon du trois s'accorda le droit de ralentir, il entendait encore les tribus s'entre-tuer prêt de la corne d'abondance. Il continuait de trottiner, le souffle court, l'estomac dans les talons.
Soudain, tout s'accéléra, Jimmy perdit l'équilibre et dérapa le long d'une longue pente, vraiment très raide. Les yeux injectés de sang, il tenta une accroche à quelques racines en vains puisqu'il continua de rouler en se fracassant contre le sol jusqu'au bas de la pente, tout prêt d'une falaise. Quelques mètres de plus et Jimmy aurait fait le grand saut. Il avait eu chaud, son front était imbibé de sueur et son coeur battait la chamade. Il se releva, tremblant, et dévisagea l'énorme pente qu'il venait de dégringoler, environ une trentaine de mètres sur une inclinaison d'au moins quarante degrés. Son bras gauche lui faisait légèrement mal, un hématome commençait déjà a apparaître au dessus de son coude. Une douleur minime qui ne durerait que quelques jours, en espérant qu'il survive jusque là.
Le début des jeux ne l'avait pas épargné, il s'en rendait compte. Mais il ne devait pas se laisser déstabiliser pour autant, s'il se laissait rattraper et que la distance qu'il venait de mettre entre lui et les autres tribus n'existait plus il se condamnait définitivement. Jimmy se remit à courir en longeant la falaise, il espérait qu'il ne tomberait pas dedans, sinon, s'en serait fini de lui, il fallait qu'il traverse de l'autre côté, là, il pourrait définitivement s'enfuir et être à l’abri des vingt-trois autres monstres.
 
Répondre
#14
Ah ah ah, Théo tu te sens plus t'avais tellement envie de reprendre le rpg que tu viens de nous sortir trois romans là x) 
Bon allez, cette fois-ci j'ai vraiment envie de faire des personnages détestables..

Jenny ouvrit les yeux. 
Elle n'avait pas vraiment peur. Elle se sentait belle, et c'est ce qui importait. Regardant l'eau face à elle, elle pensa que ça allait rattraper l'honneur de sa carrière. En effet l'eau n'avait pas été le point de fort du District 1 l'an passé. Gloussant, la demoiselle regarda les gens plonger un par un. 
Ah ah. C'était drôle cet effet de masse. 
Se penchant lentement afin de plier les genoux, elle tendit tout aussi doucement sa main dans l'eau. 
Tiède. Mais elle allait surement changer de température avec cette arrivé de sang chaud hi hi. 
Se remettant bien droite elle poussa soudain un petit cri de surprise. 
Ses cheveux! Elle allait devoir tremper ses cheveux! Secouant la tête comme pour se sermonner de ne pas avoir pensé ce détail plus tôt, Jenny se détacha les cheveux qui lui tombèrent sur le visage. 
Bon, quand il faut y aller.. avant que quelqu'un lui arrache la jambe. 
Tournant la tête, elle observa son voisin. Ju. Elle avait essayer de sympathiser avec lui, mais il n'y avait rien à sortir de ce garçon. Une vrai tombe. Pouah. 
- Bon, je vais certainement devoir m'y mettre. 
Jenny savait qu'à partir de maintenant, elle ne parlerait plus jamais seul. Elle parlerait à son public. 
Lançant un bisou dans l'air, la bimbo plongea. 
Encore plus froide que tout à l'heure finalement. 
Essayer d'avoir l'air classe en faisant le crawl remonte du surnaturel. 
Pourtant, Jenny y arrive. Elle rame pas mal, mais elle y arrive. 
Elle arrive même à lancer un clin d'oeil sensuel à une caméra qu'elle vient de repérer. 

Le garçon du Dix venait d'être blessé par Sophia. Mais il ne désespérait pas et continuait de nager.. péniblement. 
Soudain. Il se sentit happer par le fond. 
C'est un sentiment très désagréable je vous l'accorde. 
Mon dieu, quelqu'un le tirait. Ou.. quelque chose. 
C'était effrayant. 
Pas le temps d'hurler. L'homme se noya.
Le dernier mot qu'on entendit quand même.. se fut.. se fut.. 
"bloumon..bloublou.. frzzaeznbloublou"
boum
Cela dit c'était très viril comme dernière phrase. Le message était fort.. puissant.. 
Ou pas. 
Sortant alors de l'eau, Ju reprit une grande bouffée d'air. Il l'avait tué en un clin d'oeil. Il venait déjà de battre le record familial c'était cool. 
Un de moins allez. 
Ces derniers jours avaient étés particulièrement difficiles. Tant de médiatisation. Il ne voulait pas ça lui. Les journalistes lui posaient des questions toujours gênantes. Sur sa famille tout ça blabla..
En bref, il était ravi d'être enfin là. Le goût pour le sang lui montait à la tête. Pas le sien bien sur. Ceux des autres. C'est plus drôle.
Bon, allez.. ne perd pas ton objectif. Nage bordoul. 
La Corne d'Abondance. Normalement on l'évite parce que sinon on a peur de se faire zigouiller par les plus forts. Sauf que le plus fort.. bah c'est lui.. donc où est-ce qu'il prendrait un risque? hein?
 
Répondre
#15
 
D I A N E

Les ténèbres. L'endroit où se trouvait Diane était aussi sombre que l'esprit délirant des juges qui, d'années en années, tuaient de pauvres adolescents sans défense. Enfin, sans défense, tout est relatif. Prenez notre princesse, elle est aussi dangereuse qu'une rose, splendide d'apparence mais cachant bien ses épines. Sa puissance est insoupçonnable, personne ne peut se douter qu'elle est en faite une furie de chaire prête à tout pour rentrer chez elle. Le grincement métallique de la plaque annonça le début de son ascension jusque dans l'arène. Ce laps de temps entre la pénombre et son tombeau semblait interminable. Son ventre gargouillait , elle s'était habituée à bien manger durant son trajet jusqu'à l'arène. Diane avait goûtée au luxe et elle en voulait plus, elle voulait rentrer chez elle et avoir sa place au village des vainqueurs. Elle voulait rentrer non seulement vivante mais riche et célèbre. Aucun de ces 23 concurrents ne seraient un obstacle, elle les tueraient sans aucune pitié . Diane leur arracherait la jugulaire avec les dents si il le fallait. Notre magnifique fleur avait un autre atout: sa beauté. Combien de fois nous avons put voire des candidats charismatiques se voir offrir des cadeaux leur promettant une victoire assurée. L'adolescente était belle, voir même trop belle. Les gamines du district 7 ont toujours étés jalouses des lèvres pulpeuse de Diane, de ses hanche parfaitement dessinées, de son visage fins aux traits plus que doux et de sa poitrine qui a attiré plus d'un homme vers elle. Elle allait miser un  gros morceau de sa stratégie sur un jeu de séduction sur les sponsors hommes du Capitol. Vous savez ce qu'on dit, les garçons ne pensent qu'à ça. Un flash aveugla Diane et la stoppa dans son monologue stratégique. L'atmosphère était cuisante, le soleil devait être à son zénith lorsque les candidats sont sortit des tubes. Il lui fallut un temps d'adaptation de quelques secondes avant de pouvoir apercevoir ce qui s'étendait devant elle. De l'eau. Non elle ne savait pas nager et non , ce début de jeu n'allait pas l'arranger. Quelle poisse. Elle voyait déjà les deux gamins du district 4 jubiler à l'idée de pouvoir montrer le potentiel de ces années de pêche. Autour d'elle , tout n'était que roche et il fallait se rendre à l'évidence: ils se trouvaient tous au sommet d'une montagne voire, d'un volcan. Connaissant les juges, si c'était bien une fournaise qui se cachait dans les tréfonds du contrefort, elle ne tarderait pas à jaillir des entrailles de la terre pour décimer les tribus restés trop près de la corne. Le chrono affichait dix seconde, le temps était passé à une vitesse folle pendant qu'elle spéculait sur les pièges que cette montagne renfermait. 9 seconde, tout le monde a arrêté de respirer, seul le bruit des vagues s'écrasant contre le rivage peut être entendu. 8, 7 , 6 , 5 , 4 , 3 , 2 , 1 .

BOOM 

Sans trop réfléchir, Diane s'élança en avant . Son corps s'écrasa dans l'eau dans un bruit sourd avant qu'elle ne batte des bras et des jambes pour avancer. Certes cela fonctionnait, mais lorsqu'elle fut à mis chemin la moitié des candidats étaient déjà arrivés à la corne . L'espèce de lac commença à se teinter en rouge ce qui dégoûtait fortement la princesse. Des effluves de sang aspergeaient les rochers alentours dans un bruit plus qu'affreux. Il fallait qu'elle se résigne à rebrousser chemin. Elle atteignit sans encombre le rivage, au loin les tribus s'éventraient pour une poignée de nourriture. Elle était encore en vie et il fallait qu'elle s'enfuit au plus vite. Au moment où elle entama sa course pour échapper à cet enfer, quelque chose s'écrasa sur elle, un corps . Quelqu'un venait de la plaquer au sol mais elle arriva à se dégager assez rapidement, son assaillant n'était pas très costaud. Les cheuveux de l'adolescente lui tombaient sur le visage et lui empêchaient de voir clairement son adversaire. La seule chose qui permit de l'identifier fut sa voix qui avaient pourfendu l'air comme un véritable coup d'épée : " ALLIANCE ? "


F I N N E G A N

La plaque métallique commença sa montée jusque dans l'arène ce qui déstabilisa Finnegan. C'était le moment qu'il redoutait depuis son départ du district. Cet instant marquait la fin de sa vie tel qu'il la connaissait. Quoi qu'il arrive dans cette arène, le garçon ne sera plus jamais comme avant. Son regard se plongea vers l'infini, qu'est ce que les juges avaient concocté pour cette édition ? Une toundra glaciale ? un désert comme l'année précédente ? non , ils allaient faire quelque chose de plus grandiose et Finnegan le pressentait. Il avait la certitude d'être tombé dans l'édition des jeux qui allait se révéler la plus dangereuse. Et oui, les juges devaient éponger les dégâts qu'avaient causé Ka l'année dernière pendant son discours révolutionnaire. Il fallait donner de la viande au carnassier qu'est le publique. Au fur et à mesure que la plaque métallique se rapprochait de la surface, le bruit des vagues s'intensifiait et ce n'était pas sans réjouir le jeune homme. Il était quasiment sur qu'il serait l'un des rares à savoir nager dans cette édition. Les deux concurrents du district 4 ne vont avoir aucun problème pour nager et ça, c'est un très gros avantages. Finnegan, lui, a apprit à nager auprès de son père dans la rivière qui bordait la clairière . Sachant que l'adolescent n'avait aucun autre atout physique, la futur étendu d'eau était une aubaine. La lumière aveugla le garçon, l'air ambiant était humide tandis que la chaleur était insoutenable. Il lui fallu un temps d'adaptation avant de pouvoir distinguer ce qui se tenait devant lui : La corne, encore plus imposante que lors des années précédentes, regorgeant de tous ce qui pourrait assurer la survis du garçon jusqu'à la fin. Car oui, Finnegan comptait se cacher dans l'arène en espérant ne pas se faire trouver par plus fort que lui. Il attaquerait seulement dans le dos de ses adversaire pour s'assurer la victoire. Il avait bien conscience que ce serait traître et très mal vu mais à quoi bon foncer dans le tas lorsque l'on a aucune chance ? on ne compte plus les crétins qui se jettent chaque année dans la gueule du loup pour se retrouver à terre six secondes plus tard. A sa droite se trouvait le concurrent du district 3. Un mec avec une forte corpulence et qui semblait complètement désorienté. 
" Ca, ce n'est pas du muscle en tout cas " souffla-t-il. L'adolescent pouvait déjà entendre les rires des spectateurs. Tant mieux si il avait pu faire rire, le publique doit être un ami dans ses jeux, même si il continu de le détester au plus haut point. Vu qu'il n'était pas très costaud et qu'en combat singulier il n'avait aucune chance, Finnegan allait jouer la carte du petit farceur rusé. Combien de fois a-t-ont vu un gamin se faire adorer du publique grâce à son regard plein de malice ?

BOOM

Le coup de canon déstabilisa le garçon qui n'avait pas prêté attention au compteur. Ni une ni deux, il plongea sur de lui dans l'eau. A sa grande surprise , il dépassa les deux tribus du district 4 et arriva à la structure au même moment que Ju, le concurrent du district 1. Celui-ci était trop occupé à s'extasier devant son butin et ne prêta pas attention à Finnegan qui pu se glisser entre les caisses de nourriture. Bien, il fallait qu'il agisse vite. Il attrapa tout ce qui passait sous sa main : un sacs de provisions, une machette et 3 petits couteaux qu'il enfourna dans une des poches de sa besace. Il s'apprêtait à replonger quand quelque chose attira son attention. Courbé et métallique, une véritable arme de destruction qui avait fait ses preuves dans bon nombres de hunger games. Un arc, le seul de la corne. L'adolescent ne savait pas manier l'arc et il ne voulait pas se risquer à emporter un poids inutile. Il ne voulait pas non plus que cette arme se retourne contre lui, comme Peter, le candidat de l'année dernière , qui avait fait un come back magistral grâce à cette arme. Il l'empoigna et le jeta dans l'eau. L'objet sombra dans les profondeurs du lac et ne serait une menace pour personne. Ju remarqua Finnegan et c'est à ce moment que l'adrénaline fit son effet. N'écoutant que son instinct de survie, il replongea dans l'eau et nagea le plus vite qu'il le pu. Le garçon du district 1 ne semblait pas l'avoir poursuivit, il devait se dire que le garçon était bien trop frêle et qu'il mourrait d'ici quelques jours de tout façon. L'adolescent atteignit le rivage sans trop d'encombre. Il fit un bref inventaire de ce qu'il avait ramené de la corne d'abondance et le compte était bon. Sa machette, aiguisée et tranchante comme une lame de rasoir, allait faire des carnages si il apprenait à s'en servir. Et qu'elle aubaine, il allait pouvoir s'exercer sur sa camarade de district qui sortait de l'eau quelques mètres plus loin. Diane, il n'avait jamais aimé cette fille. Déjà par ce qu'elle ne se prenait pas pour de la merde, elle commandait tout le monde et avait l'habitude qu'on lui donne ce qu'elle veut. Même les pacificateurs étaient soumis à elle. Les hommes, pas les femmes. Les pacificatrices, elles, étaient exaspérées par l'attitude de la gamine et c'est bien pour ça que Diane les évitait. Cependant, c'était une petite princesse et elle ne devait pas être si forte que ça. Ses expériences de combat devait se limiter aux tirages de cheveux avec ses copines , si elle en avait, pour une histoire farfelu. Finnegan sprinta et s'élança en avant, s'écrasant sur elle de tout son poids. Certes il n'était pas très lourd, mais il pensait la déstabiliser. Ca avait réussit, pendant un dixième de seconde. Diane fit rouler le jeune homme sur le côté avec une force colossale et se mis sur lui en le frappant de toute ses forces. Elle était donc capable de ça ? elle , cette fille qui semblait si fragile ? Il valait mieux l'avoir en allié que comme ennemi et à cette allure Finnegan était partit pour mourir sous les coup de la jeune fille. Il repoussa les mains de la princesse in-extremis avant qu'elle ne l'étrangle pour lui proposer la chose qui allait mettre en colère les sponsors qui avaient déjà dût miser sur Diane: 

" ALLIANCE ? " hurla-t-il 

Elle sembla déstabilisée un instant. Dévisageant le jeune homme et ne sachant pas quoi dire, elle se redressa et aida Finnegan à se relever. Elle scruta le butin qu'il avait ramené de la corne. Elle n'avait rien, elle avait besoin de vivre et il avait besoin de protection. Le deal parfait.

" D'accord petit, marché conclu. Mais ne me la met pas à l'envers, j'ai autant besoin de toi que tu as besoin de moi ici. " 

Elle finit sa phrase en détournant les talons et en remettant sa mèche de cheveux. Il n'en revenait pas, il ne pensait pas qu'elle allait accepter, enfin pas si rapidement. Elle semblait avoir eu en tête la même idée que lui  : "j'ai besoin de toi tu as besoin de moi". Finnegan la rattrapa et ils se mirent à courir loin de ce carnage. Tout autour de la montagne où il se trouvait s'étendait une forêt tropicale dense et dangereuse. Diane ouvrit le chemin et le garçon la suivit dans cette course qui était le signal du début des jeux. Cette course où seul celui qui aura fait un sans faute gagnera. On peut dire que pour les deux du district 7, il n'y avait pas eu de faux départ, contrairement aux malchanceux du bain de sang.
 
Répondre
#16
Ce serait tellement énorme que le gros et la bimbo se roulent des patins -y-
Théo je te laisse réfléchir à cette offre ;D

Jenny venait de sortir de l'eau. La corne d'abondance ne l'intéressait pas tant que ça. Pour elle ce qui comptait avant tout: c'était ses cheveux. Se mettant à les presser de toute ses forces, elle tenta de les sécher du mieux qu'elle pouvait. 
Levant la tête vers le ciel, la demoiselle se mit à hurler,
- HEY LES SPONSORS! FILEZ MOI UN SECHE CHEVEUX MAINTENANT!
Grosse erreur tactique. 
De 1, ce n'est surtout pas en leur gueulant dessus que les sponsors bougent leurs troufions. De 2, elle venait très clairement d'exprimer son emplacement et ce n'était pas la première chose à faire lors d'un début d'Hunger Games. 
Se rendant finalement compte que ce qu'elle venait de faire relevait du suicide, Jenny ne trouva rien de mieux que glousser bêtement en s'excusant doucement. 
Se retroussant les manches, elle se mit alors à marche vite. 
Oui oui, marcher vite. Elle ne peut pas courir. Toute ses années à marcher en talon.. elle a à présent l'impression de les avoir tout le temps sur elle. Ce qui fait que dès qu'elle se voit déchaussée, on l'aperçoit marcher sur la pointe des pieds avec tout la grâce qui la caractérise.  
Donc bref, elle marche vite, sur la pointe de pieds. 
Une scène un peu surréaliste, lorsqu'on aperçoit en second plan Finnegan et Diane en train de parler stratégie. 
Jenny secoue misérablement la tête. Ceux qui pensent ne pas réussir l'aventure seul sont des faibles. Voila la vérité. 
Les alliances sont si triste a voir, cela tourne toujours en tragédie. 
Non, non, la seconde chose a faire après s'être occupé de ses cheveux, ce n'est certainement pas de trouver les personnes avec qui l'on va rire hypocritement pendant quelques jours. Non.
La seconde chose a faire, c'est de trouver le gros. 
Vous savez, le gros grassouillet qui toussote. Le malade qui se demande bien ce qu'il fou là. 
L'année dernière c'était Geoffrey. Ah ah, qu'est-ce qu'elle avait rit. Le rouquin avec son asthme. Ah ah ah.
Ah ah.
Et bien c'est lui qu'il faut tuer en premier. 
Pour s'échauffer. 
S'arrêtant brusquement, Jenny renifla l'air. Oui.. cette odeur de bouffes grasses et indigestes.. elle la reconnaissait. 
Après avoir passé des nuits entières dans les lits de gros (au sens propre comme au figuré) riches du Capitole, elle connaissait cette odeur là. 
Oooh.. le gros avait abusé du buffet cette année. Remarque c'est compréhensible, lorsque l'on sait que l'on va mourir, quoi de mieux que de se faire plaisir une dernière fois?
Bon, allez, finit de rire maintenant. Jenny regarde le sol, de la terre, de l'herbe.. et des traces de pas. 
Se baissant, la lady tâta l'empreinte encore fraîche du bout de ses doigts. 
Il devait chausser du 42-43.. par là.. mais ce n'est pas vraiment ce qui réjouissait Jenny. Ce qui réjouissait Jenny ce n'était pas la longueur mais la largeur du pied. Bien dodu. Son odorat ne l'avait pas trompé.. elle avait même la route à suivre. 
- Toi le gros, tu ne vas pas durer longtemps. souffla t'elle en un sourire. 
 
Répondre
#17
Coucou c'est Théo haha, je post pour Anaïs parce qu'elle est en vacances, soyez indulgent avec ces persos pendant ce temps, elle revient le week-end prochain, donc voilà, je pense faire un autre post avec ces personnages histoire qu'il n'ai pas trop de décalage ! (Ca fait bizarre de retrouver le district 4 si vous saviez)

Monter dans le tube, une libération. Robie n'en pouvait plus de toutes ces conneries du capitole. Et puis surtout, qu'est-ce qu'elle sont moches, les filles là-bas. Leurs cheveux, leurs froufrous et surtout leur maquillage à outrance, tout ça, c'était de trop pour lui. Robie, il préfère quand les filles sont belles et bien roulées, mais pas non plus trop maquillée. Bon, un peu quand même, mais pas comme un tableau de Picasso vous voyez ? Plutôt comme du Van-Gogh, en finesse, enfin bref.
L'ascension commença pour entrer dans l'arène.
Les secondes se rallongèrent légèrement, mais Robie était relativement impatient malgré tout. Il était du district quatre, il n'avait peur de rien.
Plus il avançait et plus il entendait le bruit des vagues qui s'éclataient contre les roches. C'était bon signe, il avait toujours apprit à nager et à pêcher. Si le son qu'il entendait dominait l'arène, alors il aurait toutes ces chances de gagner.
Il émergea en pleine lumière !
De l'eau, un lac, encore de l'eau, un océan, une archipel, pleins d'îles. Un avantage certain pour lui, le garçon du quatre savourait déjà sa première victoire et il était sur de prendre enfin un avantage sur tous les autres.
Il ne restait que trente seconde avant le gong.
Robie décrypta les tribus avec minutie. Il y avait déjà les fortes têtes, elles se remarquaient avec leurs airs de tueurs, il y avait aussi les gros gros loosers, ils étaient moches, parfois gros (et on avait un beau morceau de gras dans le trois cette année) et surtout complètement perdus, ils tremblaient, n'avait pas encore fait la mise au point pour y voir clair depuis la sortie du tube ... Bref, c'était les condamnés.
Dix, Robie prit position, prêt à plonger. Cinq, il commença à plier les genoux.
Il arriverait premier, mais chaque demi seconde était nécessaire, s'il touchait l'eau trop tôt, il exploserait (même si les juges avaient sûrement opté pour une mise en scène plus rusée cette année, s'il touchait l'eau maintenant il serait sûrement électrocuté). Deux, un ... Avant le gong il plongea, dans les jeux, pas de faux départ, il ne pourrait pas siffler et relancer le chronomètre une fois que les tribus auraient regagné leur rocher respectif.
Le gong retentit lorsqu'il pénétra l'eau. Il était vivant. Il enchaîna sur un crawl rapide et maîtrisé.
Il arriva sans surprise le premier. Juste devant un de ces péteux du district un qui avait cru pouvoir arriver le premier et qui devait surement s'en être convaincu lui même. Il se saisit immédiatement d'une épée et d'un sac qu'il jeta au fond de la corne. Il avait pour objectif de rester là, coûte que coûte.
Les tribus jaillissaient de l'eau un par un, tantôt avec agilité et tantôt comme de gros boudins mal-entraînés. Mais personne ne s'en prenait à lui, il avait beau s'approchait de tribu, ces derniers fuyaient à son approche.
Il s'approcha de la fille du un qui braillait comme un putois pour obtenir un sèche cheveux. Prêt à lui décoller la tête d'un coup de sabre, mais elle plongea dans l'eau à son arrivé.
Il rentra ensuite dans une fille du trois, elle était plutôt jolie, voir même baisable, vraiment, elle avait l'air vive et pleine de ressources. "Hé ! Lâcha-t-il alors qu'un tribu leur courrait dessus, ça te dit un peu de compagnie ?"
Et ils embrochèrent le tribu qui leur courrait dessus comme un seul homme.

A vos marques, prêt ? Entrez dans le tube.
Mathilde entra dans le tube de verre d'un pas chancelant et dépourvut d'assurance. Elle avait beau s'être donné une image de pseudo dure à cuir, l'arrivée face à l'arène était déstabilisante. Elle avait peur. Elle était sous son tombeau, elle était terrifiée ...
La porte se referma dans un bruit calfeutré. Très soft comme fermeture.
Son styliste quitta la pièce, il lui avait offert un dernier conseil avant de la quitter "Gardes une seule chose en tête, tu survie en équipe. Avec toi même et tes sponsors."
Elle commença à grimper dans l'arène, chaque seconde la rapprochait du combat et du bruit familier du clapotis des vagues. C'était une bonne chose pour elle, elle savait plutôt bien nager, mieux que n'importe quel autre district, disons, et c'était une chose tout à fait normal puisqu'elle venait tout droit du district de la pêche.
Si son impression disait vrai, elle arriverais au milieu d'une zone d'eau. Elle allait bientôt le savoir l'instant fatidique.
Lumière, silence, ça tourne.
Mathilde découvrit son plus beau sourire, à la fois par satisfaction et pour plaire au public, trop peu de tribus comprenait l'importance des premières seconde dans l'arène.
Il fallait qu'elle plaise à son public, à ses sponsors, qu'elle devienne désirable.
Le chronomètre défilait, elle pensait, à tout et à rien, sa famille, son futur, son arène, son combat.
BOOM ! Lancement des jeux de la fin, des trente-et-unième.
Elle n'en croyait pas ses oreilles. La minute de lancement était déjà écoulée ?!
Comment était-ce possible ?!
Elle plongea après la plupart des tueurs.
Mais sa maîtrise de l'eau lui permit d'arriver malgré tout dans les premières, après le garçon de son district et deux trois autres carrières.
En sortant de l'eau telle une sirène, elle repéra les objectifs, un sac qui paraissait bien garnit et quelques armes.
Elle se mit à courir quand un couteau se ficha dans son bras, douleur insoutenable, cri de douleur, de détresse ! Mathilde regarda d'où venait le coup, un tribu, pas un carrière pourtant, un faible, qui avait trouvé son arme à la volée comme ça et qui l'avait lancé sans prévenir.
La jeune fille du quatre ressortit l'arme en même temps que le sang imbibé son tee-shirt et qu'elle continuait de courir.
Elle se saisit du sac qu'elle avait repéré au début de sa course et se contenta du couteau qui l'avait blessé pour tout arme, elle ne pouvait pas se risquer à plus ! Elle plongea à nouveau dans l'eau pour ressortir un peu plus loin, dans la forêt tropicale et elle se mit à fuir, passant devant deux tribus entrain de discuter alliance, ceux du district 7, des concurrents qui semblaient redoutable aux yeux de Mathilde.
Ils étaient trop occupés pour la prendre en chasse.
Elle accéléra encore, plus vite, elle mettait toutes ces forces dans le début de ces jeux, elle ne soupesé pas l'importance de chaque foulée. Elle savait que chaque mètre franchit était important pour sa futur survie.
 
Répondre
#18
Ça y est. C'était le moment. Après les festins et les fausses promesses des pacificateurs, l'entrée dans le jeu promettait d'être mémorable. Tant pour les candidats que le public. Ils allaient assister au plus beau spectacle de l'année, un extraordinaire spectacle ensanglanté sous leurs yeux amusés. Adam le savait, pertinemment. Il n'allait pas faire le poids contre les grands gaillards. Tout ce qu'il avait, c'était la stratégie. C'est beau d'être grand, fort et savoir manier l'épée, tel un prince des temps modernes. Mais s'ils étaient aussi cons que des moules, ça n'avait pas grand intérêt. Lorsqu'il rentra dans le tube, sa respiration se coupa. Là, il y était. L'attente était finie. Le massacre allait commencer, violent et furtif. L’ascension du tube semblait durer une éternité, mais la suite serait moins longue, ça, c'est sûr. Il pouvait sentir la peur mélangée au stress des candidats, dans la même situation que lui. De pauvres petits adolescents qui n'avaient rien demandé et qui pour la plupart n'avaient rien à faire ici. Il n'en restera qu'un. Sur vingt-quatre. Pour peu, c'est peu, c'est minime. En gros, ils allaient tous mourir comme des merdes sous les lames du premier venu. Le tube avait fini son petit tour et avait laissé Adam découvrir une nouvelle aire de jeu. C'était quoi donc cette année? Un lac. Avec de l'eau bleue. Ils auraient pu mettre au départ de l'eau teintée de sang, ça aurait fait plus réaliste bordel. Bon. Il fallait analyser. Analyser les lieux. En contrebas, la forêt qui partait en pente dure et raide. Devant lui, la corne, au beau milieu de l'eau, au point culminant de l'arène. Sur ses côtés, des candidats, on sentait déjà la tension qui régnait entre eux. Ils avaient la tremblotte. Comme lui. Il n'arrivait pas à garder son calme, il n'était plus aussi serein que tout à l'heure. Ça n'avait plus rien à voir de quand, derrière un écran il regardait les jeux , comme une émission familiale ouais. Calme, calme. Il fallait rester calme à tout prix pour pas mourir dans les cinq premières secondes. Au moins garder l'honneur de son district, qui était pas très élevé, au moins une minute. Aller. Motivation, mo-ti-va-tion. Oh putain, le compteur. Il ne restait plus que dix secondes? C'était le temps qu'il avait pour mourir dans ce genre de jeu. Adam respira profondément l'air pur une dernière fois. Il allait rentrer dans l'eau, en sachant à moitié nager, mais devait avoir pire que lui, hein.
5
Plus de doute, il fallait foncer, résister au maximum. C'était l'ouverture de la pièce. Ouvrez grand les yeux.
4
3
2
1
BOUM

Pas besoin de plus de temps pour qu'Adam s'élance dans l'eau, avec la grâce d'un morse. Quelle technique adaptée? Par où passé? Son cerveau était en ébullition totale. Les cris commençaient à couper le silence, à le fendre comme du verre brisé. Adam nageait. Le plus vite. Le plus loin. Il priait pour que personne ne l'attaque par-derrière. Parce que maintenant, tous les coups étaient permis, même les plus sales. Bon, réfléchir, réfléchir. Des sanglots, des cris partout, une nuée de chauves-souris auraient fait le même bruit. Adam plongea pour éviter les derniers obstacles avant d'atteindre la corne, se faufilant entre les jambes et les bras qui déversaient du sang, s'étendant sur l'eau en une poignée de secondes. Tout était question de temps. Minutes, secondes, elles comptaient plus que le prix d'une vie ici. Adam agissait comme un automate, plongeait pour ne pas se faire repérer, remontait pour respirer, répétant ces mouvements tel une vulgaire marionnette. Une fois en bas de la corne, il sauta et ramassa tout ce qu'il trouva. Quelques provisions trainaient lamentablement sur le sol, des couteaux sans grand intérêt et du sang, toujours plus de sang. C'est alors qu'il aperçut une hache, couverte de sang aussi. Ni une, ni deux, Adam se précipita dessus. Il avait déjà récupéré plusieurs petits couteaux, mais une hache, ce n'était pas de refus. Une fois la hache en mains, son sac rempli de maigres provisions et ses couteaux, il s'apprêta à plonger dans l'eau quand une main attrapa violemment son pied. La main appartenait à un jeune homme avec la gueule tâché de boue qu'il ne reconnu pas directement. Adam essaya de s'extirper de l'emprise du jeune homme avant que celui-ci ne lui plante un couteau quelque part. Mais il paraissait plutôt costaud et tenait fortement la jambe d'Adam. "C'est donc déjà fini?" pensa-t-il. Ça aurait été trop beau en effet, le voir mourir à la corne sans n'avoir rien pu faire. Adam tenta un dernier mouvement désespéré avant que son assaillant sorte son couteau. Cela n'arriva pas à le dégager. Le couteau se rapprocha dangereusement de la gorge d'Adam quand, une femme couverte de sang arriva en trombe et d'une précision époustouflante planta au beau milieu du cœur de l'homme une épée fraichement ramassé. C'était elle. Il la reconnaissait. C'était June. Elle était arrivée d'un coup et l'avait sauvé d'une mort certaine. Adam l'avait mal jugée, il la pensait fragile et encore plus nulle que lui. Mais elle n'en était rien, elle l'avait sauvée. Elle venait de tuer celui qui aurait pu être son l’assassin. Adam tomba dans l'eau quand son pied fut libéré et remonta de suite. June était en train d'extirper l'épée de sa victime. C'était le jeune homme du district 12.
-Merci.
Ce mot, il ne pensait pas qu'il aurait eu de l'utilité de le dire dans le jeu. June lui répondit par un sourire qui sonnait faux et se laissa tomber dans l'eau à ses côtés;
-Grouilles toi si tu veux pas mourir.
June poussa violemment Adam pour qu'il puisse s'enfuir le plus loin de ce champ de bataille. Il n'eut pas le temps de se retourner pour la re-remercier qu'il plongea dans l'eau une nouvelle fois pour échapper à cette galère qui ne s'en finissait pas.

June était très calme. Trop calme. Cela contrastait avec les autres candidats remplis d'une angoisse depuis le début. Ça la faisait rire intérieurement. Ce stress, ils arrivaient même pas à se détendre avant l'envoi. Ils se gavaient de nourriture pour oublier. C'était plutôt amusant à voir. June, quant à elle, agissait comme d'habitude. Souriait à tout, d'une niaiserie aveuglante. S'ils savaient. Elle avait rencontré Adam, parfois elle l'avait croisé en cours ou comme ça. Elle n'avait jamais trop fait attention à lui. "Il pourrait servir à un moment...", pensa-t-elle. De toute façon, elle s'en fichait un peu. Elle n'avait pas besoin d'amis dans le jeu pour gagner. "C'est des plaies, les alliances". Voilà ce qu'elle pensait. Niveau je-m'en-fous-littéralement-de-leur-gueule, elle était plutôt pas mal. Elle glissa ses longs cheveux blonds bouclés dans un élastique afin de faire une queue. Telle une belle et innocente petite fille. Que c'est mignon. Ouais, c'était ça June. On répète souvent "Ne jamais se fier des apparences" et bien elle rentre parfaitement dans le dicton. Elle avait peur de rien, les égratignures, la peur, la mort, rien ne lui fait peur. Elle s'est tellement préparée. Une fois dans le tube, elle ne peut pas faire marche arrière. Les parois étaient aussi froides que son véritable cœur caché sous son apparence de gentille fi-fille. Elle ressemblait à une reine sur son pied d’escale. Bien sûr, elle n'avait pas le mauvais rôle dans cette comédie dramatique d'action, où se battaient ses sujets jusqu'à la mort. Enfin c'est ce qu'elle pensait. Un surplus de confiance peut-être. Ou juste de l'auto-admiration pathétiquement fausse. Le tube s'arrêta soudainement lui permettant de voir la totalité de sa nouvelle arène. Et ses compagnons d'infortune. Elle regarda l'arène, chaque côté, chaque recoin que ses yeux pouvaient voir, chaque piège qu'elle pouvait contenir. Une tuerie. June se mit à sourire quand il elle vit la corne d'abondance au milieu de l'eau. "Ça ne pouvait pas être plus facile que ça, ahah". June savait nager, avec quand même une rapidité inférieure aux "hommes-poissons" du district 4, mais elle se débrouillait. Le moment qu'elle attendait, c'était quand il serait tout devant la corne d'abondance, tels des chiens à l'affut. Ils se tueraient entre eux, inconsciemment. June savait totalement tout ce qu'il fallait faire. Elle avait étudié chaque année comment se comportaient les gagnants, quelle arme choisir et quoi faire au tout début du lancement. Elle avait tout analysé. Tout. Maintenant, il fallait le mettre en pratique. Sur quoi elle avait durement travaillé. C'était le moment. C'était son moment.
Plus que 15 secondes.
L'adrénaline montait à chaque seconde qui passait, plus vite, plus vite encore. Le bruit sourd du silence pesant résonnait pourtant plus fort que tout ce qu'ils avaient pu entendre.
Plus que 10.
Elle souriait, son hypocrite sourire habituel qu'elle gardait toujours plaqué aux lèvres s'étirait à mesure des secondes.
5.
"On y est"
pensa t-elle, avant de prendre un élan pour sauter.
3,
2,
1,
BOUM

June était déjà lancée comme une fusée, comme si elle était programmée pour aller le plus vite possible. Elle plongea dans l'eau, ressortie pour respirer et secoua ses longs cheveux blonds. Bah oui, il fallait que le public la trouve jolie, comme ça, il l'aimerait. Une des règles principales pour gagner c'est de se faire apprécier du public. La bonne tactique quoi. Ensuite, il fallait montrer qu'on en avait dans le ventre. Et c'est là que ça devient intéressant. June plongea et nagea du plus vite qu'elle le pouvait. Elle atteignit la corne en moins de deux. Peu de gens étaient arrivées encore et facilement elle put récupérer un sac de provisions et quelques petites armes blanches. Mais sa plus belle trouvaille était plantée dans la terre, encore emballée dans un sac maladroitement. Une magnifique épée luisante sans une goutte de sang. Une clarté étincelante. C'était ça, son arme. Elle était faite pour elle. Elle l'a contemplait, quand d'un coup à ses pieds tomba un corps, le sang qui coulait abondamment de son cadavre gicla sur June et sur sa nouvelle arme qui était, il y a quelques secondes, encore belle et propre. Cela la mit dans une colère noire. L’assassin de la victime était, quant à lui déjà loin dans l'eau. Il fallait qu'elle se venge, sur n'importe qui. Elle avait ce désir de voir quelqu'un d'autre à son tour tâchée de sang. Comme elle l'avait été. Elle regarda aux alentours, au milieu des massacres et du sang qui s'étalait peu à peu dans l'eau. La belle scène. À sa droite, se trouvait le jeune homme du 12 avec une prise qu'il tenait par le pied. La prise qu'il avait, c'était Adam. Elle n'eut pas besoin de réfléchir plus longtemps. De 1, elle avait de la pitié. De 2, c'était encore bénéfique pour se faire aimer du public. De 3, elle allait pouvoir se venger. Tout était calculé et clair dans sa tête. Elle fonça, presque tête baissée, avec son épée vers les deux hommes. Elle pointa violemment l'épée dans le cœur du 12 et le transperça d'un autre coup.
Dans le mille. Il tomba raide mort avec une expression bouche bée. Sa main lâcha le pied d'Adam qui était à présent libre, dans l'eau. Il semblait surpris et plutôt soulagé que June soit venue le sauver. Elle récupéra son épée qui était maintenant complètement ensanglantée puis se tourna vers l'Adam traumatisé et mouillé qui lui dit :
-Merci
Ah oui quand même, c'était la moindre des choses, June l'avait sauvé. Enfin, elle ne l'avait pas fait pour lui, juste pour son propre intérêt. Elle se remit à sourire, toujours le même. Hypocrite. Maintenant qu'elle avait fait le sale boulot, elle sauta dans l'eau pour faire un dernier geste "gentil". Elle poussa Adam, complètement sonné de ce qui s'était passé :
-Grouilles toi si tu veux pas mourir.
D'un côté c'était pas dit d'une manière aussi gentille qu'elle l'aurait pensé, mais au moins le message était clair. Et lui l'avait bien compris aussi. Il se mit à nager plus vite, et s'enfuit seul vers la forêt. June avait encore quelque chose à régler à la corne d'abondance et avait peut-être encore quelques belles trouvailles à faire. De toute façon, elle ne voulait pas d'alliance, alors les morts, elle s'en fichait. Même si c'était Adam.
[Image: A95E17D2BFECD8183B7F717023F8888CE7F13818]
R e l e a s e d
 
Répondre
#19
Les coups de canons arrivaient en masse, les juges c'étaient fait désiré.
Boom, boom, boom. Déjà trois morts. Le combat avait commencé depuis moins de cinq minutes, et déjà trois morts. Les jeux avaient connu des départs plus sanglants mais ce n'était pas encore terminé, les bains de sangs duraient en moyenne quinze minutes.
Roxane se battait avec grâce et élégance, elle fendait l'air avec son épée et donnait un coup de pied quand il le fallait. Elle n'avait encore tué personne, mais ce n'était qu'une question de temps elle le savait. Elle aperçue le tribu qui avait perdu un bras plus tôt, et elle se jeta sur lui tel un démon. Il était déjà bien blessé, c'était une proie facile. Elle le tua froidement. Boom, et de quatre morts, le garçon du neuf en moins.
Soudain quelqu'un se colla à son dos, lorsqu'elle se retourna, elle découvrit le garçon du quatre, les joues creusées, les cheveux en bataille. Un garçon tout à fait charmant qui ne tarda pas à lui proposer une alliance. Chose qu'elle accepta, sur le ton de l'ironie :
- Et bien, de la compagnie, très cher, c'est avec joie que je l'accepte. Et elle fendit l'air pour planter son arme dans le ventre du garçon du district onze.
Et de cinq morts. En retirant son épée, elle remarqua que le garçon avec qui elle faisait équipe, Robie, si elle se souvenait bien, avait planté la sienne aussi. Ils avaient agit comme un seul et unique homme. L'alliance qui se profilait semblait parti pour détruire tous les obstacles qui s'imposaient entre eux. Pourvut qu'elle résiste un peu plus longtemps que l'alliance qui avait tenté de se dessiner l'année précédente.
Elle courut en direction du fond de la corne, Robie la suivait, il fallait qu'ils protègent les vivres. Et ceux au fond de la caverne était les plus intéressants mais aussi les plus risqués à prendre.
C'est pour cela qu'il fallait les défendre.
- Au fait, moi, c'est Roxane !
Personne n'osait les rejoindre, les deux carrières avaient dut les faire fuir. Roxane en profita pour remettre une mèche qui tombait sur son visage transpirant.

Armel, pour les patins, on repassera :*

La falaise était immense, elle débouchait sur une rivière en contre bas, à une vingtaine de mètres. Jimmy trottinait à quelques pas du vide. Il avait considérablement perdu en vitesse, mais il vivait des moments difficiles, il n'avait jamais courut plus loin que jusque dans la cuisine, alors avoir réussit a tenir sur plus d'un kilomètre à une vitesse tout à fait convenable était un exploit, un véritable exploit. Il pouvait s'en féliciter. S'il mourrait maintenant, il mourrait en héros. Enfin, selon son point de vue.

Chaque pas l'éloignait un peu des autres tribus et des coups de canons qui fusaient dans les airs, il en était conscient, il avait prit de l'avance, était tombé en apique d'une pente inclinée à plus de quarante degré sur une bonne trentaine de mètres et maintenant il longeait une falaise immense, assassine, l'eau qui coulait tranquillement au fond du gouffre semblait relativement large, mais la profondeur s'estimait avec peine, Le gros Jimmy avait toute la peine du monde a estimer si une chute serait fatale ou bénigne mais il n'avait en aucun cas l'intention d'aller vérifier.
Il marchait, reprenant peu à peu son souffle, il commençait à avoir faim, le pauvre, il avait prit l'habitude, les bons poulets rôtis du capitole, avec de la purée aux pommes de terres nouvelles et beaucoup beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de jus ! Et il y avait aussi les pommes caramélisées et les flans à la crème qui fondaient dans la bouche … Ho, Jimmy en avait l'eau à la bouche, il se mâchait machinalement la lèvre – petit pincement léger marquant à la fois l'envie et le manque. Chaque seconde qui s'écoulait dans cette arène était une seconde de survécut et une seconde de moins à tenir pour rentrer à la maison.
Le garçon du trois continuait de marcher, de plus en plus en plus lentement, alors que le soleil était encore à son apogée, imbibant chaque pas d'un rayon lumineux bordant et éblouissant.
Soudain, un craquement de feuilles parvint derrière lui, lorsqu'il détourna la tête pour voir d'où pouvait venir le bruit, il aperçu une furie blonde qui se ruait tout bonnement sur lui, ses cheveux étaient pleins de crasses et de boues, la carrière du un avait dut rouler dans la descente qui avait faillit tuer Jimmy, ses vêtements aussi étaient tâchés. Pauvre fille, regardez-la, elle était pourtant plutôt jolie, superficielle à souhait, mais jolie. Prostituée chérie du capitole, elle n'avait pas le droit de salir son image à un tel point, c'était dommage, ça alors ...
Elle courrait, le regard animé d'une lueur sombre et noire, presque inhumaine. Non mais c'est vrai quoi, on ne touche pas aux cheveux des figurines qui font la promo du capitole jusque dans les arènes des Hunger Games ! Sérieux ! Les juges étaient des incompétents, ils avaient placé une descente bien glissante juste sous ses pieds pour qu'elle glisse et s'affale dans la boue, les cheveux crépie d'une intense masse noirâtre et gluante par leur faute.
Jimmy se mit légèrement à sourire en la voyant, il savait qu'il n'avait aucune raison d'aller plus loin, elle le rattraperait, il était gros et incapable de semer quelqu'un. Il n'y avait qu'à voir, il était convaincu qu'aucun tribu ne parviendrait à le rattraper avant la tombée de la nuit. Cuisant échec pour le jeune garçon du trois.
Plus la carrière se rapprochait de lui et plus il attendait l'impact, pas avec impatiente, avec dégoût. Une carrière qui s'en prend au plus faible de l'arène ? Et bien, si ça ce n'est pas signe de lâcheté ! Et après ça, la pouffiasse superficielle lancée comme une fusée espérait encore recevoir des cadeaux des sponsors ? Mais quelle idiote, quelle terrible idiote !
Le garçon du trois écarta les bras, il attendait son adversaire, avant qu'elle ne lui rentre dedans avec la délicatesse de trois hippopotames lancés au galop sur la pointe des pieds – Car de un, elle n'était pas plus discrète et légère que ça, il faut se l'avouer, vous avez vu ces cuisses ? Et de deux, quelle démarche ridicule, la superficialité à son état brute, il dit :
- Pauvre chérie, regarde toi. Tu n'as pas encore compris que le capitole allait te tourner en ridicule, comme le frère de ton ami de district, tu sais, celui qui a prouvé encore une fois de plus que chez vous, dans le un, vous étiez blasé d'avoir tout ce que vous aviez, comme si votre vie était un calvaire, mais ma pauvre fill-
Jimmy fut projeter au sol, écrasait contre l'herbe humide, la tête heurtant la boue et lui brouillant la vue durant de précieuse seconde qui permirent à la carrière de le frapper à deux reprises dans la mâchoire, sans arme.
Bon point pour Jimmy, ils étaient au même niveau. Ni l'un ni l'autre n'avait le précieux avantage d'être armé ! Il devait réussir à jouer la dessus à défaut de pouvoir jouer sur sa démarche – puisqu'elle était désormais affalée dans la boue comme une petite truie.
Reprenant peu à peu conscience de la situation, Jimmy commença à remuer, à parer quelques coups, à en donner également, de pieds surtout (dont un qui se plaça entre deux côtes de la carrière).
La carrière fut prise d'un excès de rage, ses cheveux boueux et blonds se mouvaient à droite et à gauche, dévoilant sa colère extrême et toute son anxiété. Elle commençait à regretter l'attaque qu'elle venait de produire, le petit gros était un faible, mais pas un lâche, pas comme elle, il se battrait jusqu'à la mort et elle venait de le comprendre.
Elle tenta vaguement de mettre fin au combat en soufflant des mots traîtres tels que « Alliance, entraide, baiser ... » mais le gros Jimmy n'en laissa rien passer, elle venait de le mettre à terre, il allait la mettre SOUS-terre.
Il réussit à reprendre le dessus, passant au dessus de la blondinette fragile qui donnait de violents coups de dents, de pieds, de poings, de tête, de coudes … Il parvenait à ralentir toutes ces attaques mais pour ce faire il devait se concentrer totalement sur cette tâche et il ne la tabassait pas à bonne escient en retour. Elle finit par reprendre le dessus à nouveau, elle le tapait fort, sa vision se troublait, elle hurlait comme une furie, la main de Jimmy pendait dans le vide, il n'avait plus beaucoup de force, il était exténué. Il sentait la fin des Hunger Games pour lui, il les voyait déjà se terminer alors qu'ils ne venaient à peine de commencer.
Heu … Une minute, la main pendant dans le vide ? Le vide ? Quel vide ? Jimmy détourna brièvement la tête et aperçu la falaise à quelques centimètres d'eux, encore une roulade sur le côté et les deux tribus basculaient dans le vide à jamais. Comment n'avait-il pas put s'en rendre compte plus tôt ? Il avait été trop absorbé dans le combat. Et la blondasse aussi visiblement, elle se battait comme si le vide ne lui faisait rien.
Jimmy parvint par un miracle encore indéchiffrable à bloquer un énième coup de poing et à garder le bras de son adversaire dans sa main boudinée.
Il ne connaissait pas de prénom mais son acte allait lui apprendre quelque chose malgré tout : si l'eau était profonde, ou non.
Il roula encore une fois, suffisamment pour déstabiliser totalement son adversaire qui perdit l'équilibre et …
Un cri fendit l'air, de détresse ! Elle venait d’alerter tous les environs. Même dans la mort, elle était conne cette pauvre carrière. Certains sont vraiment pas aidés.
Le garçon la regarda tomber, elle ne heurta aucune paroi, seul le choc avec l'eau et l'éventuelle non profondeur aurait raison d'elle.
- Hé ! Rappelles moi, vous avez apprit à nager dans le un? Hurla Jimmy, satisfait de son combat et de lui même, il s'allongea quelques instants sur le dos, respirant à grands poumons et attendit. Aucun coup de canon, la carrière du un n'était pas morte.
Tant pis, tant mieux, il n'était pas un meurtrier. Il avait seulement survécut et avait dut l'amocher un peu. Et même s'il ne l'avait pas blessé, il l'avait au moins détruite à l'intérieur, son ego en avait prit un sacré coup. Gros Jimmy se releva, il était blafard et avait du mal à respirer.
Une crise d'asthme commençait pour lui, ce n'était vraiment pas la fin de la galère.
Il se remit à marcher malgré tout, conscient que la distance entre lui et les autres tribus n'était plus assez grande.
Il quitta ces chaussures afin de calfeutré ces pas, les autres tribus auraient plus de mal a le retrouver comme ça.
Ses problèmes respiratoires s'intensifiaient un peu plus chaque minute, mais il n'avait pas le droit de s'arrêter, il respirerait ce soir, même s'il devait en mourir.
 
Répondre
#20
ça, alors ça Théo.. non non non.. je te dis que tu vas vraiment le payer et sans forcément avoir le droit de réponse...


Inutile de vous raconter une seconde fois ce qu'il c'est passé. Vous l'avez déjà lu, à quoi cela servirait t'il de vous ressasser cette énorme honte, cette humiliation a laquelle la jolie blonde vient d'être soumise?
A rien, a part éventuellement retourner le couteau dans la plaie. 
Ouvrant un oeil, Jenny regarda au loin, essayant d'apercevoir une touche de ciel, de faux ciel. 
Seule, perdue, la jeune femme se mit à pleurer. 
Oui oui, à chialer comme une gamine.
Les larmes apparurent doucement, une par une, traversant lentement son visage.. timides, comme gênées d'être là.
Jenny ne fait pas ça pour attendrir les juges. Les juges elle s'en tapent les kebabs en fait. 
Elle fait ça parce qu'elle est triste. Parce qu'elle se sent en réalité terriblement seule. 
Le discours du gros l'a profondément touché... mais ça elle ne le dirait à personne, jamais. De toute façon elle ne croiserait sans doute plus personne, elle allait mourir ici, c'est tout. 
Avec des cheveux crades en plus. 
Ah ah, ce n'est pas ce à quoi vous vous attendiez hein? Vous vouliez une Jenny forte, manipulatrice, hypocrite n'est-ce pas?
Ce n'est pas vrai. Ce que le gros a affirmer est totalement faux. Jenny sait la chance qu'elle a de ne pas être né dans de la merde. 
Elle a su saisir sa chance, elle est même monté plus haut que personne ne l'aurait imaginé. 
Elle a sut conquérir le Capitole. Seule. Uniquement grâce à elle.
Ce n'est pas vrai. Le Capitole ne va pas à présent la tourner en ridicule. Elle ne veux pas être la "bonnasse" de service. Celle qu'on regarde entre deux massacres pour se rincer l'oeil. 
Mais en même temps.. comment faire autrement? On ne peux pas changer du jour au lendemain. D'un post à un autre. On ne peux pas modifier sa nature même. 
Et si..
Les yeux mouillés, Jenny tente de retrouver le coin de ciel qu'elle aperçut il y a peu de temps. 
Et si sa beauté n'était pas son seul atout?
Et si justement.. sa nature était ailleurs?

C'est alors, qu'il arriva. Un petit paquet, le premier petit paquet, visible par tous. Tenu par un petit parachute, le cadeau tomba lentement.. bien éloigné de la Corne d'Abondance.. il s'engouffra dans une crevasse. 

Jenny n'osait bouger un seul membre de son corps, trop tétanisée par la peur de constater les pertes. 
Et puis... il arriva.. Jenny n'y croyait pas trop. Lentement, toujours allongée, elle tendit un bras en l'air pour attraper le paquet dans son vol. 
Se relevant alors tout doucement, la jeune blonde se mit en tailleur. Une lueur se rallumait dans ses yeux, elle avait l'impression de redevenir une gamine en train d'ouvrir ses cadeaux de noël. 
Et puis alors. La déception. 
Un sèche-cheveux. 
Jenny était en train de remettre sa vie en question et les sponsors lui envoyait un sèche cheveux. 
Les paroles du gros la frappèrent en plein visage. 
Oui... elle jouait un rôle... une immense comédie. 
- aaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAAAAAH ET MERDE!
C'était dure de s'en rendre compte. Mais la vérité était là.
Elle était actrice. 
Que faire à présent? 
Dans sa tête, tout allait beaucoup trop vite. 
Changement de plan. On allait laisser le gros tranquille maintenant.
 
Répondre
  


Atteindre :


Recherche: 1 visiteur(s)