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THE 100 - RPG (nouvelle version)
#61
Hs : Rangerpopow on a créé une convo skype où on parle par message (t'inquiètes parce que quand on dit "skype" les gens pensent que c'est à la cam mdmdmdmr) sur le rp, donc si tu as skype tu me dis et ce serait trop cool pour qu'on parle toutes hihi

Il y avait des situations, dans la vie, qui parfois, s'avéraient dépasser légèrement les bornes. Kaleb connaissait souvent ce genre de situation, mais n'avait jamais vraiment cherché à savoir pourquoi est-ce ça lui tombait toujours dessus. Après tout, cela semblait faire partie des aléas de la vie.
Et à l'instant, Kaleb était encore mis face aux "aléas de la vie
". En l'occurrence, les "aléas de la vie", une allure assez confortable. Sauf que voilà. Kaleb se rendit très vite compte de son état, et notamment, de la position qu'il avait vis-à-vis d'Hortensia. Et Rapidement, ses deux mains suffirent à le faire se redresser un peu. Légèrement. Juste assez pour quitter la poitrine de cette dernière (qu'il avait à peine touché, non mais enfin, il l'avait effleuré tout au plus), et se retrouver nez à nez avec son visage. Rouge. Lui ne l'était pas (enfin, il espérait ne pas l'être, mais normalement il ne l'était pas, car il ne rougissait jamais sauf en cas d'effort physique car Kaleb était un homme), et de toute façon, il n'était pas gêné non plus. Juste un peu mal à l'aise. Cette situation avait de quoi foutre mal à l'aise, aussi. Merde.
- Y'a une araignée et elle a l'air de vouloir nous attaquer donc je pensais que... Articula Kaleb, sans la quitter des yeux, et en se soutenant de ses mains, réparties autour de la silhouette d'Hortensia, et qui l'empêchaient clairement de tomber encore une fois sur elle. Il voulut continuer sa phrase, mais une autre voix perça l'horizon, et cela lui fit l'effet d'une batte de baseball dans le crâne.
Lentement, alors, Kaleb tourna la tête sur le côté. Cela lui demandait une quantité nombrable d'efforts, mais en valait visiblement la peine. Car la silhouette qui lui apparut, juste en face, fut celle d'Andréa O'Sullivan. Et Kaleb, alors, prit un soin phénoménal à se demander pourquoi est-ce qu'il fallait que le monde lui inflige tant de supplices, pour se jeter dans l'herbe, à la droite d'Hortensia, sans écouter un traître mot de ce que disait l'ombre de celui qui venait de lui adresser la parole. Il hallucinait. C'était une hallucination. Il devait rêvait. Voilà tout. Il allait se réveiller, un matin, dans son lit, dans sa cabine, sur l'Arch, et il se rendrait compte, alors, que tout cela ne s'agissait que d'un SIMPLE rêve.
Pitié.
Alors, délicatement, avec grâce et habilité, Kaleb entreprit de faire un pas à sa droite, histoire d'essayer de contenir toute la rage, tout l'agacement qui l'envahissait, dés à présent, face à la figure neutre et PARTICULIÈREMENT énervante, d'O'Sullivan. IL AURAIT DÛ ÊTRE MORT. OU ENFERME. POURQUOI FALLAIT-IL QU'ON LUI FASSE SUBIR CET ABRUTIT ??????
Le tout comblé d'un bref "tuiarevenumaisjepourquoimoi", qui évidemment, n'avait aucun sens, Kaleb entreprit de sursauter de manière complètement aléatoire, lorsqu'un pchiuourk dégueulasse retentit, dans son dos, et qu'Hortensia lui fit face, une bûche d'arbre littéralement placée dans sa main droite. La bouche de Kaleb s'ouvrit en grand. Très grand, tellement grand, qu'il dut se soutenir à l'épaule de l'autre sonar débile qu'il ne voulait plus identifier (il se refusait de poser un seul regard sur cet abruti et d'admettre qu'il se tenait actuellement à lui), pour vomir. Vomir ses tripes. Vomir ses tripes, et comprendre, alors, qu'une sorte de guerre des clans venait de commencer, à l'intérieur du camp -après le passage très bref d'un gars qu'il ne voulait même pas connaître/fred (c'était trop difficile)-.
- Je... Besoin. De. Aide. Réussit-il à articuler, en se mettant à marcher vers le camp, l'arme dans sa main droite, et sa main gauche positionnée sur sa bouche.
Il devait faire une pause.
Il. Devait. Se. Poser.
- Nonnonononon, Fit-il, en s'arrêtant à la hauteur de l'entrée du camp, elle-même barrée par un fou qui marchait dans sa direction. POUCE J'AI DIS POUCE !!! POUCEEEEE ! Et voilà qu'il se remettait à courir en arrière. Vers Hortensia, et l'homme-qu'il-refusait-d'identifier, en tirant des coups de feu dans son dos, sur la cible malade mentalement, qui se dirigeait vers eux.
Pitié.    

La rage qui s'en prenait doucement à lui, semblait l'empêcher de garder l'esprit clair, de comprendre ce que cherchait à lui dire Anastasia, voir même, de lui trouver des excuses. Car si elle semblait parfaitement certaine de ce qu'elle affirmait, si elle persistait, encore, toujours, à lui faire des leçons de morales ridicules, elle ne savait pas encore que les règles du jeu avaient changé. Ou alors, elle commençait seulement à le comprendre. Parce qu'il n'était plus question de faire équipe ensemble, mais simplement de cohabiter. Et si cela signifiait qu'ils auraient, encore, un bout de chemin à tracer ensemble, Sevastyan ne se trouvait déjà plus dans l'idée de chercher à atténuer les excès de colère qu'elle provoquait en lui. Il ne cachait rien sous des menaces, il s'était simplement pourvu lui-même d'une armée, puisqu'elle s'était habilement emparée du peu de pouvoir qu'il aurait pu avoir, si elle n'avait pas secrètement manipulé chaque membre de ce camp. Alors, au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient, le sourire de Sevastyan semblait, doucement, s'étirer sur ses lèvres. Et si à première vue, on aurait pu penser qu'il s'agissait là d'un amusement certain, ou d'une bouffée de sarcasme, la situation était tout autre, et le ressentiment qu'il essayait vainement de contenir, depuis son arrivée au camp, semblait lentement lui surgir au visage, et s'emparer de la moindre neutralité qu'il s'efforçait à afficher. De toute façon, il n'était pas neutre. Il ne l'avait plus été, à la seconde où elle lui avait adressé la parole. Et elle le faisait encore, avec plus de cran qu'au début. Les poings de Sevastyan se serrèrent. Il allait répliquer, avec plus de violence, et s'avançait déjà dans sa direction, qu'une multitude de coups de feu percèrent l'horizon. Les choses se déroulèrent à une vitesse hallucinante. Il se dirigea dehors, eut le temps de comprendre qu'on s'en prenait à son équipe, et qu'à leur tour, ils se défendaient, pour porter son attention sur Ana, prêt à exploser. Il ne s'agissait là que de défense. Parce que cette attaque n'avait jamais été planifiée, et qu'on respectait toujours ses ordres.
S'il avait été stupide, il aurait accusé Anastasia. Mais elle semblait folle de rage, et son énervement équivalait très probablement au sien, si ce n'était que Sevastyan ne l'avait pas encore dirigé vers elle. Ce fut la vision du couteau qu'elle s'empressa de lui jeter littéralement dessus, qui suffit à le foutre hors de lui. Et lorsqu'elle l'entraîna à terre, et qu'elle voulut lui planter le poignard, Sevastyan agrippa sa main à temps, sans mal, glacial et parfaitement certain de ce qu'il faisait. Son regard se planta dans le sien, et la scène qui, jusqu'alors, s'était déroulée à une vitesse impressionnante, sembla s'écouler plus doucement. Lentement, il entreprit de se redresser. Plus vite ensuite, il attrapa ses doigts, et força la pression qu'il exerçait sur sa main, pour essayer de lui faire lâcher le couteau qu'elle portait dans sa direction. Ce fut à cet instant, qu'il bascula de l'autre côté, par-dessus elle. Anastasia était plus petite. Il savait parfaitement qu'elle ne soutiendrait pas son poids. Alors, il rapprocha son visage du sien, glacial, le sourire qu'il avait arboré un peu plus tôt, totalement invisible, maintenant.
- Comprends une chose, Ana : on est plus dans le même camp. Articula-t-il, toujours parfaitement glacial. Et rien ne m'empêche, maintenant, de contourner les règles du jeu. Il marqua un temps de pause, ne lâcha pas son regard, et l'espace de quelques instants, constata sans mal toute l'influence qu'elle pouvait avoir sur elle. Parce qu'il n'arrivait pas encore à lui faire du mal. Il n'arrivait pas à répliquer. C'était terrifiant. Mais si j'avais voulu le faire, j'aurai pas hésité à tirer, à la seconde où t'es venu me parler. Il le disait, il l'affirmait vaguement, son visage toujours situé à quelques centimètres du sien, mais savait pertinemment qu'il aurait eu bien plus de mal à le faire. Il savait que la facilité avec laquelle elle avait dirigé ce couteau dans sa direction, n'avait rien à voir avec ce qu'il aurait pu faire, si l'inverse c'était produit, mais il savait aussi qu'il aurait été incapable de l'attaquer directement. De face. La colère l'aurait fait déraper -il dérapait actuellement-, mais il n'aurait pas pu la tuer. Il mentait. Me pousse pas à provoquer des choses que tu risquerais de regretter. Murmura-t-il, finalement, pour effacer la pression qu'il exerçait sur elle, et reculer, avant de se redresser. Je suis peut-être pas ton allié, mais encore moins ton ennemi. Déclara-t-il, en essayant de garder un air assuré, alors qu'il crevait de rage, pour lui tendre sa main.
Si on lui avait désobéi, des têtes allaient tomber, et personne ne l'empêcherait d'établir ses lois sur ceux qui le suivaient. C'était l'une des choses que la cohabitation allait entraîner : ses lois, il les appliquerait même ici. Avec ou sans l'approbation de certains : il s'occuperait de son propre camp.
- Mais je te jure que si c'est un des tiens qui a tiré sur mes hommes, je pourrai plus rien faire pour lui. Articula Sevastyan, en essayant de garder son sang-froid. Il allait exploser. Anastasia le connaissait, elle s'en rendrait compte très vite, si ce n'était pas déjà le cas, car ce qu'elle provoquait chez lui n'avait rien de bon, rien de sain. Elle le poussait à agir dans le sens contraire à ses principes, et il s'en trouvait impuissant. Impuissant face à elle, et impuissant face à sa colère, qu'elle attisait continuellement.
Il allait exploser, et sa pitié disparaîtrait bien assez tôt.  
 
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#62
En deux temps trois mouvements, Anastasia avait été désarmée, son élan fauché et Sevastyan avait retourné la situation à son avantage, si bien qu'elle se retrouvait encore en position de faiblesse. Sa poussée de colère retomba légèrement, même si elle restait encore furieuse, et elle reprit son souffle, haletante et les gouttes de sueur perlant à ses yeux.
Le visage de Sev était à quelques centimètres du sien si bien qu'elle sentait son souffle et la résonance de sa voix grave qui lui vrillait les oreilles, et Anastasia ne put s'empêcher de frémir, à la fois effrayée et électrisée par cette proximité soudaine. Mais il mentait, oh qu'il mentait, comme un arracheur de dents. Anastasia était loin d'être stupide, et elle connaissait Sevastyan comme sa poche. En fait, de toute sa vie, elle ne croyait pas avoir mieux connu quelqu'un que ce gars nerveux, avec des sérieux problèmes psychiques et des troubles de comportement aussi inquiétants. Du peu de temps qu'ils avaient passé alliés avant tous ces évènements, elle s'était dévouée quasiment entièrement à lui. Ça avait été une relation de confiance brève mais intense. Et depuis le début, Anastasia n'avait pu s'empêcher de constater que Sevastyan avait une grosse faiblesse, et c'était elle. Si il se comportait avec elle de la même manière qu'avec n'importe quelle personne présente dans ce camp, il l'aurait tuée une demie-douzaine de fois au moment depuis qu'ils se connaissaient. 
Certes, les règles du jeu avaient changé, elle en était parfaitement consciente. Certes, ils n'étaient plus officiellement alliés. Mais qu'était-ce une alliance ou un ennemi si ce n'est des mots ? Leur lien particulier allait bien au delà de la dimension sémantique des valeurs auxquelles ils se rattachaient, alliance, inimitié, trahison, pour justifier leurs actes... Quoiqu'ils fassent, quoiqu'ils disent, Anastasia l'avait compris : ils n'arriveraient jamais à se débarrasser l'un de l'autre et vice versa. Ils étaient emmêlés l'un avec l'autre, et à chaque altercation qu'ils avaient, les noeuds semblaient de multiplier.
Sev se recula puis se redressa, laissant enfin Anastasia l'occasion de respirer normalement.
-Je suis peut-être pas ton allié, mais encore moins ton ennemi, déclara-t-il en lui tendant la main pour qu'elle se redresse. Mais je te jure que si c'est un des tiens qui a tiré sur mes hommes, je pourrai plus rien faire pour lui
Anastasia avait une idée derrière la tête, aussi, elle accepta sa main et se laissa bien gentiment faire. Oubliant la deuxième partie de sa phrase, elle réprima toute colère, répulsion ou sentiment s'y apparentant et une fois debout, elle porta ses mains au visage de Sev. Ses doigts fins se posèrent sur la mâchoire de Sev, dans une tentative ultime de l'adoucir un minimum.
-Alors si tu n'es pas mon ennemi, arrête d'agir comme tel, lâcha-t-elle d'une voix tranquille, paisible et sans animosité aucune.
Elle resta comme ça quelques secondes, les yeux levés vers lui, ses mains posées sur son visage alors que Sev semblait encore sous le coup de la surprise, puis elle se détourna doucement et entreprit de ramasser toutes les choses qu'ils avaient fait tomber dans leur altercation. 
-Demande à tes hommes d'arrêter de tirer partout. On doit déjà avoir suffisamment de morts pour aujourd'hui, demanda-t-elle d'une voix neutre, alors qu'elle était accroupie à ramasser les cahiers et feuilles qui avaient été renversés.
Elle avait juste envie qu'il quitte cette tente, qu'il la laisse seule face à elle-même, car même si elle avait joué la carte de l'apaisement et du pardon, elle sentait sa patience s'émousser. Elle ne tiendrait pas longtemps et fissurerait bien vite le nouveau masque qu'elle venait d'enfiler.
Bien heureux vous qui pleurez maintenant car vous serez dans la joie
Bien heureux serez-vous si les autres vous haïssent, s'ils vous frappent d'exclusion
et tressaillez d'allégresse
car votre récompense 
sera grande dans le ciel

 
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#63
HS: Ok ben Claaudie je t'ai envoyé mon pseudo par MP normalement


Saul-Junior c'était tendu lorsqu'il avait entendu des altercations dans la tente. Mais il pouvait pas intervenir et planter un coup de hache dans la tête de ce Sev'. Déjà parce qu'il n'avait pas assez de recul sur la situation, et surtout vu comment ce mec était baraque il l'aurait sans doute envoyé bouler en un temps éclair. Dangereux et peut être même inutile donc. Tiens, il avait enfin analysé une situation avant d'agir, Erin sera fière de lui. Finalement il entendit que ça se calmait à l'intérieur, mais il n'en avait pas plus appris sur les dangers de la forêt. Au loin cependant S-J entendait des coups de feu, des gens qui couraient, criaient. Il en vit même quelques uns passer pour sortir du camp. Effaré il serrait sa hache jusqu'à en avoir les articulations blanches. Il faisait confiance à Erin, mais honnêtement elle était horrible de lui demander de ne rien faire. Seulement sa sœur a toujours raison, et si elle lui dit de ne pas venir, il sait que c'est ce qu'il y a de plus intelligent à faire. Restant assis même si cela était particulièrement frustrant, il entendit la suite de la conversation.
-Demande à tes hommes d'arrêter de tirer partout. On doit déjà avoir suffisamment de morts pour aujourd'hui
Oui voilà, il fallait que ce mec fasse arrêter tout ça. Même pour lui il n'y a aucun avantage qu'il y ait un conflit, pas vrai...? Enfin il avait fait des menaces, S-J espérait que c'était bien son groupe de tarés qui avait commencé à chercher la merde et pas un des 100, sinon ça allait devenir chaotique.


L'un des membres du groupe s'élança fasse à Erin. Elle se mit en position de défense, puis le désarma avant de l’assommer avec un coup dans la nuque, puis elle récupéra son arme, un flingue. Il ne fallait pas les tuer, juste les mettre hors d'état de nuire, la situation était déjà assez envenimée comme ça. Autour d'elle les autres membres des 100 qui n'avaient pas pris la fuite faisaient n'importe quoi, attaquant comme des brutes les membres du groupe de Sev' ou se faisant lamentablement laminés par ces derniers. Il fallait que quelqu'un dirige. Elle, elle n'avait pas l'étoffe d'un chef et ne voulait de toute manière avoir aucun rôle de ce type dans le camp. Enfin, désormais elle avait un beretta et un couteau. C'est alors que Fred vint vers elle en courant.
-C'est quoi le putain de plan bordel de merde ?
Malgré la situation elle ne put s'empêcher d'être sarcastique et amusée de le voir aussi paniqué. Un autre mec l'attaqua, et elle le désarma de la même manière que le premier. Elle lança ensuite le nouveau flingue acquis à Fred.
-Survivre, rien de bien compliqué non? Il ne faut pas les tuer, juste les maîtriser.
Et cette fois-ci c'est sur un Fred encore hébété par les proportions que prenaient la situation que s'attaqua un des hommes de Sev. Erin l’assomma avec la crosse de son beretta. Déjà trois, les autres membres du clan ne semblaient pas plus calmes, bien au contraire. Elle se tourna vers Fred tandis que cinq d'entre eux s’avançaient vers eux.
-Une idée de comment calmer ces joyeux lurons en toute diplomatie?
 
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#64
Hs : Je t'ai ajouté et je vais poster héhé je te le dis juste comme ça t'as plus qu'à aller voir sur Skype normalement c'est bon !
 
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#65
Lorsque ses mains se posèrent sur sa mâchoire, Sev fronça d'abord les sourcils, en gardant, tant bien que mal, l'assurance qui semblait régner sur son visage. Un frisson, quelques instants, le parcouru. Il aurait du reculer, mais ne le fit pas. Au contraire, son regard soutint le siens, malgré l'expression décontenancée qui l'habitait, quelque peu visible derrière le masque neutre qu'il s'efforçait d'arborer. Il n'agissait pas comme un ennemi. Il les protégeait, elle et tous les autres, en venant ici. Contrairement à la majorité, ce qui gisait dehors, tapis dans l'ombre, il l'avait vu, et il l'avait affronté. Certes, il avait été question de vengeance. Pour plusieurs raisons diverses, trop vagues d'abord, mais il commençait à comprendre, maintenant, pourquoi est-ce qu'il avait agit ainsi. Et s'il s'en tenait à sa parole, celle qu'il s'était fait en partant, il aurait du arrêter Anastasia, à la seconde où elle s'était approchée. Pas parce qu'elle lui faisait peur, seulement, il savait profondément à quel point elle pouvait être dangereuse.
Lentement, alors, elle recula, et ce fut à ce moment précis qu'il en fit de même, pour, d'un pas en arrière, s'éloigner à son tour. L'espèce de bataille ridicule persistait à durer, dehors. Sevastyan ne savait pas qui était l'imbécile qui avait enfreint sa règle -si le tout venait de ses rangs-, mais il fallait que ça cesse, et vite. Pas besoin d'un conflit ridicule en plus, dans le lot absurde de faits qui les opposaient clairement aux autres membres du camp. Si, un temps, Sevastyan avait crevé de se venger, il savait que cette vengeance ne pourrait avoir lieu à l'instant. En tout cas, pas maintenant, et surtout pas au milieu d'une situation aussi catastrophique que la leur. C'était ridicule. D'un pas rapide, Sevastyan entreprit, alors, de sortir dehors, sans oublier son fusil qui avait trôné à terre tout du long. Si Ana voulait prendre une pause, il s'en foutait éperdument. Lui était crevé, mais il avait des comptes à régler, avec les abrutis qui s'étaient amusés à enfreindre les lois, ses lois. Une fois à l'extérieur, Sevastyan ne remarqua pas S-J, dissimulé derrière une caisse, pas loin de la tente d'Anastasia. Son attention se porta, toute entière, sur la scène qui se déroulait trop rapidement juste sous ses yeux, une sorte d'affrontement maladroit entre deux espèce d'armées complètement mal-préparées, qui, bêtement, essayaient de battre l'une et l'autre. Il chargea son arme, et sans hésiter, tira plusieurs coups de feu en l'air.
Le silence qui suivit autour de lui, suffit à lui faire prendre la parole. On l'entendrait. Du reste, ceux qui préféraient encore se taper dessus, comprendraient rapidement que de son côté, il y avait certaines choses qu'on ne remettait jamais en question. En plus des ordres, les indications qu'il s'évertuait à donner, et qu'on devait aussi suivre à la lettre. Sevastyan avait d'ailleurs une idée, à ce propos. Il passa une main sur son visage, légèrement épuisé par l'espèce de spectacle stupide auquel s'était fièrement donné les membres de son groupe, et trop las pour compter les victimes. Le blond entreprit de leur faire signe d'approcher. Ceux qui obéissaient à Ana pouvaient bien faire ce qu'ils voulaient. Sevastyan ne les comptait pas en allié, et c'était bien le but de la réunion à ciel ouvert qu'il était en train d'organiser : Leur montrer en quoi consistait leur groupe.  
- TOUT CEUX QUI SONT AVEC MOI, RAMENEZ-VOUS. MAINTENANT. Gueula-t-il, le visage seulement animé d'une expression glaciale et fermée. Les intéressés s'exécutèrent sans discuter, et Sevastyan dut très vite se rendre à l'évidence : Certains manquaient à l'appel. Un nouveau soupire agacé s'échappa d'entre ses lèvres. Il fit quelques pas sur le côté, ignorant, d'abord, la ligne de gars armés qui lui faisait face. La plupart d'entre eux peinaient visiblement à tenir debout, mais s'efforçaient à ne pas lâcher prise. Après tout, Sevastyan s'était assuré de leur faire comprendre ce qu'il faisait des faibles.
- Vous pensez que j'ai envie de rire ? Articula-t-il, d'abord, d'une voix rauque, le regard bourré de rage. Vous vous imaginez que c'est ce que je voulais, hein ? Que vous vous tapiez dessus comme des putains de gosses ?! Le ton de sa voix remonta légèrement. Un gars se redressa en sursautant, l'air clairement impressionné. D'autres ne semblaient pas encore comprendre la gravité de la situation, trop habitués pour avoir l'air un tant soit peu terrifié. Néanmoins, tous lui répondirent par un silence des plus profonds. Je m'éloigne cinq minutes, et vous êtes pas foutus d'assimiler mes ordres ?!
- C'est eux qui nous ont cherché, Rétorqua un gars quelconque, les mains croisé devant lui, l'air absolument pas apeuré, trop énervé pour être apte à réfléchir à ce qu'il avançait.
Le regard de Sevastyan dériva mécaniquement dans sa direction. Il serra le poing de sa main libre, l'autre étant occupée par l'arme qu'il tenait, sans mal, près de son torse.
- J'en ai rien à foutre. Je veux pas savoir qui vous a attaqué. Vous aviez des ordres, vous deviez les suivre, et vous avez craqué comme des lâches. Répliqua-t-il, l'air froid, mais la voix bien plus claire, cette fois-ci.
- J'croyais que c'était une question de vengeance, Interrompit une seconde fois le mec qui lui faisait face.
Sevastyan se figea, porta un regard vers lui, pour s'avancer, et se rapprocher dangereusement.
- Et moi je crois qu'on s'est mal compris. Affirma le blond, glacial, en s'arrêtant une fois à sa hauteur, plus qu'à quelques dizaines de centimètres de lui.
- Au contraire. J'me suis juste vengé, Rétorqua l'autre, défiant, sans le lâcher du regard.
Le coup de feu qui suivit, suffit à illustrer l'énervement qui habitait Sevastyan. Après avoir tiré dans la jambe de celui qui lui avait tenu tête, il se détourna. Le blessé hurla clairement de douleur, et porta ses mains sur sa blessure, dans un automatisme, en continuant de couiner pathétiquement. Sevastyan poussa un soupire, pour aviser les autres, sans lui porter plus d'attention.
- Qu'on se comprenne bien, Commença-t-il, en avisant ses hommes uns à uns. Le premier qui s'en prend à eux, Il montra d'un signe du menton, les autres. Ceux qui se trouvait dans le camp d'Ana. S'en prend aussi à moi. Et vous savez ce qui arrive, à ceux qui s'en prenne à moi ? Pas de réponse. Il n'en attendait aucune, de toute façon. Si vous attendez la vengeance, alors sachez que vous ne la trouverez pas ici. Ils ne sont pas nos ennemis. Nos ennemis sont dehors, et vous le savez aussi bien que moi. Affirma Sevastyan, en abaissant son arme, toujours indifférent aux supplications de l'autre gars, qui semblait gravement blessé. Et si vous voulez discuter mes ordres, vous irez m'en parler directement. Je vais pas perdre mon temps à argumenter sur les raisons pour lesquelles on est ici aujourd'hui, et je pense que la majorité d'entre vous est d'accord avec moi. Il s'arrêta, pour aviser les autres, ceux qui obéissaient à Anastasia. Pour ce qui est de vous, je vais pas vous dire ce que vous avez à faire, mais vous aurez à cohabiter avec chaque membre de notre groupe jusqu'à nouvel ordre, et cette règle, plus personne ne la discute à partir d'aujourd'hui.  
 
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#66
Fred le prophète de la réconciliation rentre en action  Blush


Ça avait été un bordel des plus intenses pendant quelques minutes qui parurent à Fred une éternité. Aussitôt qu'il avait rejoint Erin et qu'elle lui ait balancé un flingue fraîchement acquis, un mec du groupe de Sevastyan avait essayé de s'en prendre à lui. Et avant que Fred n'ait eu le temps de faire ses prières pour sa vie, l'explosive jeune femme avait efficacement remis le gars un peu trop entreprenant à sa place. 
Ouf, Fred l'avait échappé belle. Erin était décidément un choix de partenaire judicieux, songea-t-il.
-Une idée de comment calmer ces joyeux lurons en toute diplomatie? lui demanda-t-elle après avoir impunément pillé le corps du bonhomme inconscient.
-Navré, la diplomatie n'est ni mon job... un autre gars se jeta sur lui et Fred eut le réflexe idiot mais utile de lui envoyer un gros coup de crosse dans le visage. On entendit très nettement craquer le cartilage, ce qui arracha à Friedrich une brève grimace. ... Ni ma spécialité, apparemment... termina-t-il en se redressant.
Heureusement pour eux, ils n'eurent à peine le temps de se battre davantage avec les mercenaires à la solde de Sevastyan que celui-ci vint calmer le jeu. Aussitôt eût-il tiré quelques coups en l'air et vociféré des ordres le calme était retombé. Pendant que Sevastyan parlait, Fred ne put s'empêcher de constater qu'Anastasia n'était, quant à elle, toujours pas revenue.
-Pour ce qui est de vous, je vais pas vous dire ce que vous avez à faire, mais vous aurez à cohabiter avec chaque membre de notre groupe jusqu'à nouvel ordre, et cette règle, plus personne ne la discute à partir d'aujourd'hui, leur déclara Sev d'un ton qui ne souffrait d'aucune réponse après s' être tourné vers eux, les 100.
Où était l'autre blondasse JUSTEMENT quand on avait besoin d'elle ? 
Ils durent rapidement se rendre à l'évidence que la décision de Sevastyan était toute trouvée, bouclée et scellée, puisque Anastasia n'intervint pas ni ne contesta. Après ce vent de panique et ce climat de guerre civile pendant les quelques minutes de l'affrontement des deux partis, même les plus belliqueux des 100 avaient été calmés, et tout le monde repartit vaquer à ses occupations habituelles dans un calme troublant.
Mais toujours pas d'Anastasia en vue, apparemment. Fred attacha machinalement l'arme de poing que lui avait donné Erin à sa ceinture et se tourna vers elle.
-La politique de ce camp est aussi changeante que la mode, déclara-t-il d'une voix dubitative alors que la vie du camp avait repris son cours normal sans plus attendre.


Sev était parti sans piper mot, au grand soulagement d'Anastasia. Toujours accroupie, seule dans sa tente, la jeune femme resta immobile un long instant puis elle baissa la tête dans ses genoux, recroquevillée sur elle-même. Ses cheveux maladroitement regroupés dans un chignon maintenant défait se détachèrent définitivement de l'emprise de l'élastique et tombèrent partout autour de son visage. Sans qu'elle ne puisse faire quoique ce soit, les larmes coulèrent d'elles-mêmes, brûlantes et salées, dévalant ses joues. Elle ne savait pas trop pourquoi elle pleurait, mais elle ne pouvait vraiment plus s'arrêter. Soulagement, colère, impuissance, fatigue, découragement, lassitude... tout se mélangeait et semblait cristallisé dans ces lourdes larmes et ces gros sanglots qui s'étranglaient dans sa gorge. 
Anastasia n'avait jamais été une fille qui pleurait vraiment. Ça lui était arrivé par rares occasions, et aujourd'hui était la première fois depuis presque des années qu'elle se laissait aller à pleurer, réflexe stupide et chronophage de son point de vue. Elle ne se laissa pas abattre trop longtemps et sécha ses larmes d'un revers du bras. Elle se laissa basculer en arrière et s'assit par terre, les yeux fermés.
Elle savait qu'elle devrait sortir, qu'elle devrait aller annoncer à ses troupes ce qu'il se passait, qu'elle devrait aller gérer le camp, mais elle n'en avait plus la force. Elle s'était remise dans un bordel impossible, et s'était d'autant plus emmêlée avec Sev que nécessaire. Alors elle restait là, assise les genoux remontés contre sa poitrine, les cheveux décoiffés, le visage rouge et bouffi d'avoir pleuré. Elle ne se sentait ni mieux, ni soulagée, elle était juste lasse et vaguement vide. Sans même s'en rendre compte, elle s'endormit dans cette position et glissa à terre dans sa tente, toujours recroquevillée sur elle-même.
(la fragilité)


Fred avait quant à lui erré dans le camp après que Sev ait clôt l'évènement. Plusieurs heures, calmes et sans encombres, passèrent sans qu'Anastasia réapparaisse (ce qui avait l'air d'en étonner certains d'après les bribes de discussions que Fred capta en rôdant aux quatre coins du camp.)
En fait, il s'ennuyait. Travailler n'était ni dans ses principes ni dans ses passe-temps préférés, aussi il se balada à travers le camp afin de trouver une occupation. Il dériva vers la carcasse de l'ancien vaisseau, le tout premier qui était arrivé sur Terre, le groupe d'Anastasia et Sevastyan donc. Curieux (mais surtout parce qu'il se faisait vraiment chier) il observa brièvement l'habitacle plein de poussière. Tout avait été laissé tel quel après ce qui semblait à Fred un pillage massif et violent. Le jeune homme marchait aux alentours de la carlingue, sans trop regarder où il allait quand ils trébucha sur une caisse, ensevelie sous des plantes qui serpentaient le long du bois. Après s'être lamentablement vautré de l'autre côté de la caisse, il se redressa, vaguement sonné mais surtout un peu intrigué.
L'ouverture de la caisse était clouée et frappé d'un tampon qui indiquait "FRAGILE" en rouge. Fred courut dans le vaisseau où il donna de nombreux coups de pieds afin de détacher un morceau de ferraille d'une taille satisfaisante pour s'en servir comme pied de biche. Sans hésiter donc il força le caisson en bois qui céda après une bonne dizaine de tentatives infructueuses. 
Ce qu'il découvrit dans cette mystérieuse boîte surpassait toutes ses attentes et suppositions. Des armes ? De la nourriture ? Du matériel oublié ? 
Que nenni ! Car Fred venait tout simplement de tomber sur une cargaison d'une cinquantaine de litres (si ce n'était plus, il avait estimé ce nombre à vue de nez) de... Rhum blanc !
Il laissa un rire nerveux lui échapper puis, sans chercher à comprendre le pourquoi du comment cette caisse miracle, il s'attela à la tâche difficile de la trimballer jusqu'au camp.
Ce qui lui prit approximativement 1h30 tant le colis était lourd. 
Et aussi parce qu'il était vraiment nul.
Bref, la nuit était finalement tombée quand il parvint enfin à destination. Le feu de camp avait été allumé, et les gens étaient soit déjà dans leurs tentes, soit agglutinés autour des flammes.
-Hey ! hurla-t-il une fois arrivé au milieu du camp à côté du feu, en brandissant une des nombreuses bouteilles. Venez voir le miracle que je viens de trouver les gars! Ça appelle à une célébration, non ?
Bien heureux vous qui pleurez maintenant car vous serez dans la joie
Bien heureux serez-vous si les autres vous haïssent, s'ils vous frappent d'exclusion
et tressaillez d'allégresse
car votre récompense 
sera grande dans le ciel

 
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#67
bon bon bon , j'édite ce soir pcq là jsuis morte (zoé hésite pas à m'harceler si jamais j'ai pas repp)


http://data3.whicdn.com/images/142102419/large.jpg
Ezra



 https://40.media.tumblr.com/651b2abdb8271b7e7ef9a7cb9f7b3e71/tumblr_mya2tcJf6R1sq3m0eo1_1280.jpg
Norrie
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#68
SALUT AU BOUT DE 7 PAGES SHADE SE DECIDE ENFIN A REVENIR, enfin revenir... et puis je sais pas si je vais faire Kate au final elle m'inspire pas... on verra BREF désolée c'est un peu long et elle dit rien mais je dois récupérer 7 pages ouhlala

Lorsque le vaisseau transportant la deuxième vague de criminels traversa le ciel, Shade se trouvait comme à son habitude blottit à plusieurs mètres au dessus du sol. Depuis le départ de Sevastyan et son groupe, Shade s'était contentée de rester aux limites de leurs camps, dans les arbres, à ne rien faire. 
Et c'est exactement ce qu'elle faisait à merveille quand la carlingue s'écrasa au sol et secoua tous les alentours, y compris l'arbre dans lequel Shade faisait tranquillement sa sieste. La secousse la déséquilibra et elle se rattrapa tant bien que mal à sa branche lorsqu'elle vit le camp se dirigé vers le point d'impact. 
Sans descendre de sa hauteur, elle les suivit. C'était son petit plaisir de se balancer de branche en branche un peu comme Jane Porter allez comprendre.

Elle se mit hors de la vue de tous ceux qui étaient en contre-bas et observa la scène, le menton posé sur le manche de son sabre, sans la moindre envie de descendre. Puis soudain elle tiqua quand elle entendit parlé d'un certain Kaleb Harisson. Jusque là personne ne connaissait sa véritable identité. La fille du Chancelier uh, elle en connaissait pas mal dans le camp qui l'aurait déjà zigouillé pour ça, maintenant leur nombre avait doublé et quelqu'un en mesure de l'identifier surgissait de nul-part. C'est vrai qu'elle ne s'attendait pas à voir un militaire débarquer. C'est vrai quoi, il était pratiquement impossible que les prisonniers connaissent le visage de la fille unique du chancelier, mais pour les forces de l'ordre, c'était autre chose...
Shade eut un frisson le long de sa colonne vertébrale, priant pour qu'il ne la connaisse pas puisque de toute façon, elle ne pouvait parler de son ascendance à personne à part Craig, la belle affaire. 
Elle prit donc la décision de rester en retrait le temps de voir si elle allait avoir des problèmes.
La grande brune n'avait pas vraiment l'habitude d'éviter les problèmes et elle savait qu'elle irait sans doute malgré elle chercher des noises (wow superbe expression) à la première occasion, mais bon c'était déjà ça de prit.
Elle continua d'observer de son perchoir et aperçu les deux jumeaux courir vers une somptueuse jeune femme et l'enlacer. A la vue de Basile, Shade eut son éternel petit mouvement de recul, se disant qu'elle n'arriverait certainement jamais à lui pardonner, mais elle se radoucit en voyant son jumeau, pour finir par se tendre à nouveau en voyant l'accolade chaleureuse qu'ils réservaient à la femme en face d'eux.

Son attention se porta alors sur Anastasia, elle s'était clairement endurcie depuis le premier jour où ils avaient fini ici, mais jamais Shade n'aurait pensé que ça aurait été à ce point. Elle caressa la cicatrice sur son bas ventre, récent reflex quand elle réfléchissait, en se disant qu'elle menait bien le camp tout de même. Un sourire lui échappa quand elle se dit d'elle-même qu'elle avait toujours autant de mal à respecter les ordres, même ceux de celle qu'elle considérait comme... environ son "amie".

Lorsque tout ce beau monde fut éloigné du vaisseau, une idée germa dans la tête de Shade et elle se dirigea vers la nouvelle épave et cherche le siège 62. Arrivé en face du siège, des souvenirs lui revinrent en mémoire. Même si ce n'était pas le même vaisseau, c'en était une copie exacte, et le siège 62 c'était le sien, celui dans lequel elle était arrivée.
Elle passa la main derrière la sangle et tira un grand coup pour la briser et tout comme la première fois où elle avait appliqué ces gestes, elle découvrit une trappe assez petite, de la largeur d'un bras environ, mais assez profonde.
Shade y plongea le bras et en ressortit à peu près le même matériel que la première fois, c'est à dire une nouvelle arme blanche, des vêtements, une cartouche de cigarette et des médicaments.
La jeune femme eut un sourire amer, son padre allait-il envoyé 100 nouveaux criminels sur Terre à chaque fois qu'il voulait lui faire parvenir quelque chose ? Vieux con. Et puis évidement comme si personne ne remarquerait tout ça. Vraiment quel sale sonar.
Pourtant lorsqu'elle eut fini de vider le réservoir, il y avait une enveloppe avec son nom dessus. Shade cracha, il n'avait pas osé ? Et si quelqu'un était tombé dessus ? Et si les autres criminels avaient découvert l'identité du destinateur ? Vous en connaissez beaucoup vous des gens qui ont assez de pouvoir pour planquer des trucs dans un vaisseau direction la Terre ? Quel gros con non mais quel gros con !
La grande brune commença à ouvrir l'enveloppe lorsque des coups de feu retentirent vers le camp, alors elle prit l'enveloppe, la plia et la mit soigneusement dans son soutif, histoire que personne ne tombe dessus, choppa ses lames et prit la direction du camp.

Elle prit de la hauteur afin de mieux voir ce qu'il se passait, les molosses de Sev étaient apparemment revenus, bien que... sans lui ? Il était où ? Et Ana ? Enfin bref et ils se foutaient dessus avec les anciens et les nouveaux du camp. D'ailleurs il y avait cette asiatique là qui se débrouillait vachement bien, et qui lui disait bizarrement quelque chose... Shade allait se lancer dans la mêlée lorsque Sev arriva et, en hurlant un bon coup, mit fin au désordre. Enfin à peu près puisqu'il dut tirer dans la jambe de son camarade avant d'avoir le calme... enfin le calme, si on met de côté les hurlements du garçon.

Shade décida d'aller toucher deux mots à Ana, même s'il elle refusait de prendre la direction de quoi que ce soit, inconsciemment elle s'inquiétait... un peu...
Mais dès qu'elle arriva près de la tente de la petite blonde, elle entendit sangloter et elle paniqua. Shade c'était plutôt du genre à frapper avant de parler, d'agir sans réfléchir; en bref de se servir de ses poings et de ses pieds en toute situation... Elle tendit la main vers la tente et s'arrêta sèchement : elle s'en voulait mais c'était pas son truc les... filles en pleurs... Et puis Anastasia lui en voudrait trop de l'avoir vu comme ça...
Alors en grosse lâche elle tourna les talons et retourna à sa non-occupation, un sentiment de culpabilité lui secouant les tripes.

Comme j'ai vu que May n'avait pas posté j'essaye de relancé un peu le truc ! (sinon j'éditerai !)
 
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#69
Lorsque Sev était sortit de la tente, S-J c'était recroquevillé priant presque pour rentrer sous terre. Quelques secondes plus tard, un grand silence, puis un coup de feu, et de nouveau plus rien. Il avait dû calmer les ardeurs des deux camps. Le jeune homme se leva alors, jetant un coup d'œil à la tente d'Anastasia. Il entendit des sanglots étouffés. S-J hésita un instant à entrer mais supposant qu'elle désirait simplement qu'on lui fiche la paix il retourna vers l'entrée du camp, là où il avait vu Erin pour la dernière fois.


Lorsque Sev entra en scène, tout le monde arrêta de se battre. Erin poussa simplement un des membres de son groupe un peu trop tenace, et lorsque ce dernier vit son chef arriver, il alla bien en rang avec les autres. Non sans faire un fuck à l'asiatique. Elle soupira et attendit les bras croisés que Sev' demande à ses gars de buter tout le monde ou quelque chose dans ce goût là.
Et bien, absolument pas. On pouvait dire qu'il c'était même littéralement tiré une balle dans le pied en blessant un de ses hommes. Ça surpris la militaire, et visiblement Fred qui était toujours à côté d'elle aussi.
-La politique de ce camp est aussi changeante que la mode
-Comme si on pouvait encore parler de politique ici.
C'était pas différent de la loi de la jungle, le plus fort dirigeait et basta. Si Anastasia ne venait pas dans les minutes qui suivaient elle perdait toute crédibilité. Erin fixa le chemin que cette dernière avait emprunté tout à l'heure pour escorter Sev jusqu'à sa tente. Et ce ne fut pas leur chef de camp qui en surgit, mais S-J, les yeux ébahis. Il faut dire qu'il avait raté un sacré épisode. Erin fit un signe de la main à Fred pour le saluer avant de rejoindre son frère. Celui-ci posa immédiatement la question qui lui brûlait les lèvres.
-J'ai raté quoi?
-Pas grand chose, on va devoir vivre avec ces gars maintenant.

Elle désigna du pouce le groupe de Sev, qui continuait de lui faire des signes obscènes, mais un regard froid de leur chef les dissuada de continuer. S-J soupira.
-Super, j'ai toujours rêvé d'avoir d'un côté des voisins anciens détenus et de l'autre des mecs qui peuvent pas nous saquer.
-Depuis le temps que tu voulais voir à quoi ressemblait la Terre tu vas pas te plaindre non plus
le railla Erin


Ça rappela à S-J ce qu'il avait entendu de la conversation entre Anastasia et Sev. Surtout ce que ce gars avait confié à leur chef de camp en fait. Il fallait qu'il prévienne au moins sa sœur.
-Erin, ça me fait penser. Hum... En fait pendant que tu m'as envoyé bouler-
-Que je sauvais tes fesses tu veux dire.
-Ouais c'est ça, appelle ça comme tu veux. Bref, j'ai entendu la conversation qu'ont eu ce gars là et Ana.

Erin fronça les sourcils, les bras croisés. S-J aimait pas ça, c'était son regard de grande sœur énervée.
-T’espionne les gens toi maintenant?
-C'était pas volontaire. Et puis la question est pas là, ce gars là.

Il montra Sev du doigt avant de reporter son regard dans celui de sa sœur.
-Il est allé dehors, il dit que ce qui nous attends on peut même pas imaginer ce que c'est.
Erin leva les yeux au ciel.
-Encore tes histoires de mutations là?
-T'as bien vu comme moi, ils sont balafrés de partout ces types, c'est pas pour rien! Tout ce que j'ai découvert est peut être vrai Erin tu captes? Prends ça en compte.

Il était parfaitement sérieux cette fois-ci. Il ajouta.
-Ici c'est pas juste des recherches que je fais pour passer le temps, ça peut te sauver la vie ok?
Si Erin lui accordait un temps soit peu de crédibilité ça le soulagerait.


Cette dernière le fixa un moment avant de hausser les épaules.
-Ok c'est compris. Dans ce cas il vaut mieux que tu ai ça avec toi.
Elle lui tendit un des glock qu'elle avait récupéré pendant le conflit. S-J écarquilla les yeux avant de le prendre entre ses mains et de demander à sa sœur.
-T'as trouvé ça où?
-Sur eux.

Elle montra le groupe sous la solde de Sev qui discutait dans un coin. S-J les fixa un moment avant d'aller vers eux, flingue en main. Erin sursauta et le retenu en lui attrapant l'épaule.
-Tu fais quoi là?!
-On vit avec eux maintenant, 'faut être honnête non?

La logique de son frère des fois. Erin soupira le lâcha, et retourna vers leur tente qu'elle devait finir de monter.
-Fait comme tu veux après tout.


S-J s'approcha du groupe avant de se racler la gorge. Ils se retournèrent tous vers lui, le regard mauvais.
-J't'ai vu parler avec l'autre pote asiatique toi.
Le jeune homme fronça les sourcils et ignora la remarque.
-C'est à qui ça?
Un long silence, puis ils rirent tous en cœur, carrément moqueurs.
-Tu crois qu'on fout notre nom avec une étiquette dessus ou quoi?! Comme en classe verte quoi!
Ils partirent tous dans un fou rire. S-J se vexa et jeta le glock à leurs pieds avant de tourner les talons en grommelant.
-Pauvres cons.
Heureusement pour lui il était trop pour qu'ils l'entende. En marchant pour rejoindre Erin il vit Sev au loin. Il l'observa, celui là semblait plus diplomate que les gars qui l'accompagnaient, enfin, si on pouvait les utiliser comme valeur étalon pour comparer. Peut être qu'avec lui il pourrait avoir des infos sur la forêt. Mais pas maintenant, il semblait encore sur les nerfs. Plus tard peut être, mais ça serait bien que quelque chose arrive pour l'y aider.




Visiblement seigneur Fred avait entendu les prières de S-J. Le jeune asiatique était collé au feu tandis qu'Erin vagabondait on ne sait où. C'est alors qu'une caisse fit presque trembler le sol tant elle était lourde. Pas peu fier de son petit effet, Fred l'ouvrit. Du rhum! Plein d'alcool, de l'alcool par milliers de dizaines de millions de litres. Enfin S-J en avait l'impression. Même sur l'Arche l'alcool c'était rare et ça restait un truc de bourges. Ni une ni deux, en poivrot qui se respecte il se jeta sur la caisse.
-[b]Hey! Venez voir le miracle que je viens de trouver les gars! Ça appelle à une célébration, non ?
-Tu l'as dit mec![/b] surenchérit S-J avant de se prendre une bouteille tranquillement.
Avec tout ce bordel il avait bien besoin d'une grande cuite pour oublier tout ça et décompresser. Il s'assit juste à côté de la caisse -endroit stratégique- et commença à descendre la première bouteille.


Erin pendant ce temps était un peu plus loin en train de faire un inventaire de bouffe pour les rationnements. Boulot chiant au possible mais c'était nécessaire et personne voulait s'y coller. Elle entendit au loin des cris de joies. Intriguée elle revint vers le reste du groupe, ils étaient tous agglutinés auprès d'une caisse. Du rhum blanc. Chic idée. Elle sourit et s'en approcha, presque le quart de la cargaison était déjà partit, 'fallait pas traîner. Elle se prit une bouteille et vit S-J en train de finir sa première.
-S-J, sérieux.
-Tais toi et bois.

Elle leva les yeux au ciel avant de se dire à elle même.
-Je l'aurais bien ajouté à l'inventaire mais je pense pas qu'elle survivra à la soirée. Dommage qu'il y en aient pas d'autres on va en avoir besoin ici.
Puis elle se prit une grande rasade.
 
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#70
Après tout le remue-ménage que s'étaient amusés à provoquer les autres malades, Kaleb avait eu le temps de vomir, puis d'aller dormir un peu. Et il en avait profité, se contentant dans l'idée, encore, toujours, qu'il se trouvait dans un rêve, et qu'il finirait forcément par se réveiller. Quoi de mieux, alors, que d'aller dormir ? Peut-être que son subconscient l'aiderait à s'en sortir. Et puis il avait faim, et alors même que son subconscient lui offrait un gâteau au chocolat sur un joli plateau doré, des voix résonnèrent dehors. En dehors de sa tête, et surtout, en dehors de sa tente. Kaleb grommela un bref "maieifuejf oauk ldj" maladroit, en se disant que de toute façon, on ne viendrait pas le faire chier.
A tort, évidemment.
- HARRISSON ! Chantonna une voix grave et quand même pas mal désagréable, suivit de quelques rires débiles, que Kaleb ignora amplement. Dégages de là, on a un truc à te faire faire. S'époumona le con, en s'approchant, pour ouvrir sa tente un peu trop violemment... Ce qui le fit sursauter. Faut que t'ailles réveiller Anastasia. Et dépêche-toi.
D'abord, Kaleb bugua un peu, en se disant qu'il était vraiment maudit. Ensuite, il paniqua, mais cela dura à peine une micro-seconde, et ne le fit pas bouger d'un seul centimètre. Enfin, il esquissa un sourire en coin, et haussa les épaules, d'un air clairement sarcastique, et bourré de lassitude.
- Si vous pensez vraiment que je vais foutre un pied dehors, vous vous m'éprenez. Soupira-t-il, sans trop peser l'impact de ses paroles... Avant de se prendre un violent coup dans le ventre.
SOIT.
Il se redressa brusquement, en passant une main sur ses côtes, grimaçant au possible, essayant tant bien que mal de contenir la douleur.
- MAIS VOUS ÊTES TOUS COMPLÈTEMENT TARES ?????????? Voilà. Il était de mauvaise humeur, maintenant ! Il ne fallait pas se plaindre, s'il haïssait tout ces abrutis de connards de prisonniers à la con. Et puis merde, il avait rien à voir avec leurs histoires de campement, et de toute façon, il comprenait même pas pourquoi on avait besoin de lui pour réveiller l'autre folle. Ce qu'il voulait, c'était : ÊTRE TRANQUILLE. Rien de plus, rien de moins.
- Bouge-toi, Persista le gars qui l'avait frappé, en le poussant dehors.
Et Kaleb ne trouva pas la peine de répliquer quoi que se soit. À vrai dire, il se dirigea vers la tente qui lui semblait être celle d'Anastasiatrucbidule, en tirant une gueule profondément blasée.

- Demain, j'veux que tout le monde prenne un jour de pause. Bon, vous ferez ce qu'on vous dit, mais cherchez pas à vous faire remarquer... Encore moins à vous balader dehors. Affirma Sevastyan, assit sur une caisse, autour d'une table de fortune, à l'intérieur d'une grande tente. Il savait qu'il en avait occupé une du même genre, avant son départ. Peu importe à quoi servait celle-ci : il se l'était largement approprié. Et puis profitez-en. Pour une fois qu'il s'agit pas de vous battre. Il poussa un soupir, allait ajouter quelque chose, à la petite dizaine qui l'entourait (et qui s'occuperait ensuite de faire entendre ses ordres aux plus blessés), mais une silhouette se dessina alors, à l'entrée de la tente, et ce fut rapidement qu'une tête à l'allure blasée fit son apparition, au travers du tissu qui composait la petite tente.
- Bon j'suis désolé hein, mais on m'a cassé le cul pour que je vienne te réveill... Commença Kaleb, l'air las, complètement ennuyé, avant de constater qu'il s'était tout simplement trompé de tente. Et qu'en plus de cela, il se retrouvait, majestueusement, face au groupe des malades mentaux qui s'étaient emparés du camp, un peu plus tôt dans la journée. D'ailleurs, de plus près, Kaleb se fit à la réflexion qu'ils avaient l'air encore plus fous qu'il n'aurait put se l'imaginer. Ce fut seulement lorsque son regard tomba sur le grand blond qui portait le nom de "sève" d'après les autres, qu'il s'arrêta.
Déjà : ce gars lui disait un truc.
Ensuite : son nom était vraiment nul à chier.
Et enfin : ce gars lui disait VRAIMENT un truc.
- Oh, ah, je voulais pas déranger, hé, mais, bon, enfin on a du rhum, si vous voulez, dehors, et des caisses de rhum même, enfin moi je sais pas trop hein, puisqu'on m'a pété les couill.es pour que j'vienne ici... Enfin pas pour que je vous parle, j'devais aller voir... Enfin oubliez. Articula Kaleb, au bord de la blaserie (cachant sa surprise face à l'air familier de l'autre gars), pour reculer brusquement, et quitter la tente tout aussi rapidement qu'il ne l'avait pénétré. Au même moment, tous les autres, les membres du groupe de Sèvetrucmuchemachinquiluidisaitquelquechose, sortirent dehors, en riant et en parlant fort, sûrement parce que leur abruti de chef les avait autorisé à aller se péter la gueule comme des cons.
Enfin bref. Kaleb poussa un soupir, et entra dans la tente d'Anastasia, sans chercher à commenter la débilité de ces imbéciles. C'était pas de sa faute si ces abrutis de gamins voyaient dans le grand à se tous se loger dans des putains de palais alors qu'on crevait de faim, et que lui, du coup, confondait les tentes de tout le monde. Puis merde, ça lui cassait les cou.illes. Point final.
- Allo allo, on se réveille, allez, debout, Cracha le lieutenant, en tapant violemment dans ses mains, et en entrant dans la tente de la petite blonde sans se poser de questions. ALLEZZZZZZZZ j'ai pas que ça à foutre moi.
De toute façon, il était plus à ça près, et ça l'énervait bien trop pour qu'il réfléchisse aux conséquences de ses actes.
On lui avait demandé de la réveiller, et il le faisait. Voilà tout.
 
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