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Sauvegarde des cartoon de Lak : ...


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Glue †
#61
HS: Bon, je vois pas trop comment je vais m'intégrer mais bon.. Je fais quand même un post.

Jenny était encore au lit.
La mort de Milla l'avait comme assommée.
Elle n'aurait jamais cru après deux ans sans nouvelles. Elle-même n'avait pas vraiment fait d'effort.
Malgré tout, elle était contente d'aller à ce dîner. Normalement, il serait aujourd'hui. Mais elle est plus là.
Elle n'était pas aller à la police. Ses jambes refusaient d'y aller.
C'est assez stupide dit comme ça, mais c'est ce qu'elle se disait.
Sa chambre était bordélique. Des vêtements, des bouteilles (d'alcool, vous devez vous en douter), des mégots de partout était éparpillés.
Mais surtout, des photos d'elle et Milla. Les deux amies inséparables quand elles étaient petites jusqu'à il y a deux ans.
Qui sait, si elles s'étaient revu très fréquemment, elles auraient retrouvées tous ces bons moments qu'elles avaient partagés!
Mais le destin en avait décidé autrement.
Le destin..
Est-ce qu'au moins ça existait? N'était-ce pas une excuse pour dire que c'est la faute à personne?
Mais là, nan! C'était la faute de quelqu'un. Destin ou pas!
Jenny finit enfin par se relever. Deux jours qu'elle ne mangeait pas, buvait de l'alcool et fumait. Rien d'autre.
Première étape: La douche.
Et bien oui. Passer deux jours au lit à picoler et à s'asphyxier, ça n'arrangeait pas l'odeur.
Deuxième étape: Coiffure, maquillage et dressing.
Elle ne s'était pas embêtée. Crayon noir, mascara noir et coup de brosse et c'était tout. Ensuite c'était un jean bleu avec un débardeur blanc et c'était bon.
Elle avait évité les vêtements sombres, même en temps de deuil.
Troisième étape: Que faire aujourd'hui pour bouger?
Elle connaissait personne quasiment dans la région.
Elle venait d'arriver.
Milla lui avait présenté ses amis comme Milou, Richard et toute la clique mais ils s'étaient vus que quelques heures où ils avaient bien rit, ça s'arrête là.
Jenny savait bien qu'en se baladant dans la rue, on ne l'arrêterait pas pour dire "Hey mais c'est toi Jenny! Celle de l'autre soir! Comment vas-tu depuis le temps?".
.. Surtout par les derniers événements. Le ton ne serait pas si enjoué.
Elle pris tout de même son portable, son paquet de clopes, un briquet, le mis dans son sac à main, ouvrit sa porte, sortit de son appartement et la voilà confronté à la vie extérieur.
La lumière du jour lui fit mal aux yeux.
Bah oui. Passer deux jours dans un lit, volets fermés, ça n'arrangeait rien.
~ We are all mad here ~

https://i.imgur.com/ydwsuwG.png


 
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#62
désolée, désolée! j'étais partie bosser en colo donc j'ai un peu bloqué le jeu en coinçant Holly haha! je reprends asap Wink
(je poste ce petit mot et je me mets direct à éditer!)


Aller en cours ? avait songé Elijah aussitôt qu'Holly lui avait posé la question en le faisant rentrer.
Comment ça ? Quel jour étaient-ils ? Les cours avaient-ils repris ? Apparemment, oui.
Elijah se contenta de hausser les épaules. Il n'avait jamais été très connecté à la réalité quand il s'agissait de ce genre de choses quotidiennes.
Ensuite, il lui avait tout raconté. Il avait vu son visage blanchir, se crisper, se décomposer. Mais elle était restée silencieuse, composée, attentive. C'était pour cette exacte raison qu'Elijah aimait bien Holly, et qu'il s'était tourné vers elle dans cette situation compliquée. Elle lui apparaissait solide, et dans la petite tête du grand Elijah, Holly était digne de confiance et courageuse.
-Il faut que tu le rallumes on est d'accord? 
Oui. Évidemment. Il avait anticipé cette suggestion. Mais la simple idée de rallumer ce foutu téléphone et de fouiller dedans lui retournait le bide. Il était sûrement la personne la moins proche de Milla, alors POURQUOI c'était lui qui était en possession de son portable ?
Mais Holly ne comprenait pas. Inspecter le portable n'était pas le plus important. Ce téléphone était une pièce à conviction, et une preuve.
Elijah, comme n'importe qui, avait vu assez de séries policières pour comprendre qu'être la dernière personne ayant vu/cotoyé Milla avant sa mort et avoir son téléphone personnel en sa possession pourrait très vite se retourner contre lui aussitôt les flics au courant.
-Tu sais qu'il faut le faire, et le plus tôt possible. 
Oui, oui.
Oui il savait. Mais il était rongé par l'appréhension.
-Oui, il faut le faire, répondit-il d'une voix blanche. Mais Holly tu ne comprends pas, si quiconque découvre que j'ai son téléphone alors que les flics ont déjà tiqué quand ils ont compris que j'étais le dernier à l'avoir vue et avoir été avec elle, je suis fait. Et je leur ai menti une fois, déjà.
Il avait légèrement haussé la voix car Holly avait fait un saut par la cuisine. Il marcha quelques pas nerveux, s'approcha de l'îlot central et le comptoir du grand espace cuisine de la maison où s'affairait Holly. Après quelques instants où il rongea distraitement ses ongles, Holly lui tendit un chocolat chaud.
-Milla ferait pareil.
Milla. Milla. Milla...
Milla était partout. Dans toutes les pensées, sur toutes les lèvres, dans les journaux. Elijah était débordé. Il loucha sur le bol de chocolat chaud fumant.
-Peut-être, ouais, mais ça aurait pas suffi. Pour l'instant t'aurais pas plutôt de la vodka à mettre dedans ? demanda-t-il sur un ton qui se voulait badin, mais qui trahissaient quand même une certaine forme de vérité.
De la vodka dans un chocolat chaud ressemblait déjà bien plus à la déjantée Holly, qui était loin d'être proprette et parfaite comme leur amie Milla.
Après un léger moment de flottement, il posa le téléphone de Milla qu'il venait de sortir d'une de ses poches sur le comptoir en marbre. Il plongea ses yeux noirs dans le regard de Holly, sérieux.
-C'est le moment de sortir la vodka, chuchota-t-il, cachant son appréhension.
Il sortit un chargeur d'iPhone de sa poche, puis brancha le téléphone. L'écran resta noir pendant de longues secondes. Puis la pomme si caractéristique de la marque Apple apparut. Le coeur d'Elijah se serra légèrement.
Ils fixaient la barre de chargement du téléphone, puis tout s'alluma. La carte SIM était bien évidemment verrouillée, et le téléphone leur demandait le code d'accès. Mais en arrière plan apparaissait quand même le fond d'écran de Milla -un selfie général avec tout le monde-
Ils étaient coincés par les codes. Elijah ferma les yeux et réfléchit très fort, remonta le cours de sa soirée, repensa à tout ce que Milla avait pu lui dire à propos du téléphone. Elle avait gloussé à propos d'elle oubliant tout le temps ses codes, donc mettant toujours le même partout...
Oui, mais lequel?
Elijah ne la connaissait pas assez, et ses derniers souvenirs avec elle étaient trop diffus pour qu'il soit capable de retrouver le code. En désespoir de cause, il se retourna vers Holly qui fixait elle aussi le téléphone avec appréhension.
Bien heureux vous qui pleurez maintenant car vous serez dans la joie
Bien heureux serez-vous si les autres vous haïssent, s'ils vous frappent d'exclusion
et tressaillez d'allégresse
car votre récompense 
sera grande dans le ciel

 
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#63
Camille était une fille comme les autres, avec ses propres problèmes, ses propres histoires d'amour, ses propres parents avec leurs permissions et leurs interdictions, ses propres professeurs avec leurs propres remarques et philosophies étranges, mais également avec sa propre bande, ses propres amis tous plus chers à ses yeux les uns que les autres. Leurs délires, leurs blagues nulles mais qui lui donnaient les larmes aux yeux à force de rigoler, leurs rires reconnaissables entre mille, leurs différents sourires et leurs gentilles piques lancées parfois énervant même leur joyeux petit monde jusqu'à ce qu'un cri soit poussé. Mais aujourd'hui, tout cela avait disparu. De la jolie brunette au sourire enjôleur, aux yeux rieurs et au maquillage parfais, les cheveux bouclés juste comme il le fallait et la tenue assortie à la dernière mode avait laissé place à une ombre qui errait comme une âme en peine dans la maison. Ses parents, parfois, tentaient une approche, leur inquiétude plus ou moins bien camouflé selon le moment. Ainsi, cela pouvait passer de "Tu pourrais aller chercher du pain ? Avec le reste tu pourras t'acheter quelque chose si tu veux", comme lors qu’enfant vous léchez presque les vitrines et que vos parents, ayant pitié, vous autorise à prendre le bonbon, là, le petit rose qui pétille à "T'as une sale mine, Camille, tu veux pas nous parler ?"  toujours agréable à entendre. Parfois, elle trouvait la force d'aller jusqu'à la table à manger, lorsqu'on l'appelait. Alors, elle se laissait tomber sur sa chaise, les épaules voûtés et les yeux plongés dans l'observation de l'assiette à laquelle elle ne touchait rien qu'un minuscule bout de viande pour faire plaisir à ses vieux ne sachant pas quoi faire pour l'aider. Alors que la réponse était simple : rien. Que faire à la mort d'un proche à part tenter soit même d'y survivre ? Ce n'est pas comme si on pouvait le ressusciter, après tout.

Seulement, aujourd'hui, Camille à cours. Et ses chers parents d'amour ont cru que pour la délivrer de son mutisme permanent un peu de compagnie autre que la leur serait la bienvenue, comme si cela allait changer quelque chose. Alors ils l'avaient poussé du lit, la forçant à s'habiller bien qu'incapables de la faire avaler quoi que ce soit. Un jean, un T-shirt, un pull un peu ample, des bottes, une écharpe et un manteau bien chaud, rien qui ne laissait présumer que Milla était morte, à part peut-être ses cheveux aplatis sur sa tête, ses cernes formant presque des valises sous ses yeux ou son sourire qui avait laissé la place à une espèce de grimace involontaire qui faisait penser qu'on la battait. En sortant, la jeune fille avait tenté une mince esquisse de sourire, histoire de rassurer sa petite fille. Puis, en fermant la porte doucement, elle avait frotté très fort ses yeux pour empêcher d'autres larmes de couler. Trop, c'était trop, qu'allait-elle faire sur la route si elle n'y voyait rien ? Se faire écraser ? C'était bien le moment pour achever tout le monde. Les idées sombres, elle n'avait aucune envie que ses camarades se jettent sur elle à son arrivée pour lui demander tels des vautours affamés des détails macabres sur l'assassinat donc avait été victime son amie Milla. Ils feraient semblant de se soucier de son état d'esprit tout en la poussant à raconter sans cesse la même histoire horrible qu'ils relateraient eux-même à table, le soir venu, comme si il c'était seulement agi de l'absence d'un professeur ou de la dernière bêtise en date de leur meilleur pote. Et si elle était la seule de la bande à venir ? Cette dernière angoisse lui tordait l'estomac. Être seule, encore seule.. Impossible. Sérieusement, c'était au-dessus de ses forces. Si cela arrivait, pour la première fois de sa vie, elle sécherait les cours. Pourtant, en arrivant au portail et en levant la tête, ses écouteurs tout juste retirés de ses oreilles dans ses mains, Camille croisa le regard de Loïs, qui, assis sur le mur juste à côté du portail, la fixait d'un regard disant "Mais pourquoi t'es donc venu, toi ? Repars chez toi, allez, vas-t-en". Ce qu'elle ne fit évidemment pas. Au contraire, elle marcha tout droit jusqu'à lui pour venir se poster à ses côtés, s'aidant de ses faibles muscles pour monter. 
- Salut, lâcha-t-elle dans un souffle, en farfouillant dans son sac pour voir si elle n'avait rien oublié, celui-ci lui paraissant extrêmement léger comparé au poids plaqué dans sa poitrine depuis l'annonce de la mort de Milla, poids qui n'avait cessé de s'accentuer au fils des heures. 

Premièrement, Milla était morte. Deuxièmement, assassiner. Troisièmement, elle avait surpris Elijah avec le portable de son amie défunte et depuis ce moment-là le garçon ne lui avait plus adressé la parole, bien qu'elle-même lui assurait qu'elle le pensait innocent. Quatrièmement, son interrogatoire s'était assez mal passé parce qu'elle avait été obligée de raconter que la dernière fois qu'elle avait parlé à Milla elles s'étaient engueulées secs et que cela ne plaidait pas en sa faveur. Et maintenant ses parents en rajoutaient une couche à vouloir absolument qu'elle sorte prendre l'air et ils ne trouvaient rien de mieux que de l'envoyer à l'école. Chouette.
 
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#64
- Peut être, ouais, mais ça aurait pas suffi. Pour l'instant t'aurais pas plutôt de la vodka à mettre dedans?
Holly fronce les sourcils. Posant ses mains sur les hanches, elle prend un air de bonne vieille cuisinière effarouchée. 
- Oserais tu douter de la présence de mon ingrédient secret?!
Avant de critiquer, il faut toujours goûter!
La vodka bien sur qu'elle en avait mit. Pas d'alcool seul le matin, mais on pouvait toujours en rajouter un peu partout. Holly tapa son bol contre celui d'Elijah,
- Tchin, à la tienne! 
Et n'attendant pas qu'il démarre les festivités, la jeune femme se prit une grande gorgée du mélange. 
Pendant ce temps, Elijah avait sortit le portable de Milla. Cela ne surprit pas vraiment Holly. Elle se doutait bien qu'i l'avait amené, comme lui s'était bien douté qu'elle lui demanderais de l'ouvrir. 
Malheureusement, la suite allait bien vite devenir compliqué. Premier problème, le code. 
Elijah ne semblait visiblement pas le connaître ou s'en rappeler... et Holly non plus. Elle ne s'était jamais attardée sur ce détail lorsque Milla l'utilisait, et n'avait vraiment pousser plus loin la question... jugeant cela fort peu distrayant. 
Il allait falloir appeler quelqu'un. Qui pouvait savoir? Qui allaient t'ils pouvoir mettre dans la confidence?
Son ex peut être.. Richard? Lui devait être au courant c'était sur. 
Sortant son propre portable, Holly s'arrêta alors en pensant à Elijah. Il avait beaucoup plus que son mot à dire. C'était lui qui risquait quelque chose si la découverte éclatait au grand jour. C'était à lui de prendre la décision, la bonne. 
Puis Holly repensa à Camille. Elijah lui avait raconté qu'elle l'avait cramé. Elle était donc déjà au courant. 
Et elle, elle le savait surement ce poutain de code. 
Allez, on y crois, on laisse un peu le pessimisme de côté et on appel. 
Devant les grilles du lycée, le portable de Camille se mit en effet à sonner. L'icone d'Holly prenant la pose, une tartelette au citron prête à être croquer en main, clignotait sur le petit écran. 
Décroche.. s'il te plait.. décroche. 

Milou se baladait en ville, curieux de re-découvrir un peu le monde. La ville avait un autre visage c'était drôle. Les bâtiments, les immeubles ne faisaient plus la même tête sans Mila. Leurs fenêtres semblent pleurer des larmes... ou alors c'est juste lui. 
Pour allez chez Astrid, la jolie rousse qui lui avait proposé de se voir, il fallait passer devant le lycée. Triste nouvelle oui. Il n'aurait qu'a frôler les murs, après tout il était déjà excusé de son absence. 
Marchant avec toute la lenteur qui le caractérisait, le jeune homme s'arrête soudain. Devant lui Camille et Loïs. Ses deux amis sont les plus doux de la bande selon lui. Et chacun a leurs façons. Camille a une grande capacité pour voler, elle peut allez très haut. Loïs lui, sait rire de tout, il plaisante souvent. 
S'avançant vers eux avec plus de sûreté mais pas pour autant plus vite, Milou arrive enfin a leur hauteur. Se rappelant soudain d'une chose, le jeune homme ouvre son sac et en sort une bouteille de champagne. Il le tend à Loïs. 
- Voila, je t'ai apporté la bouteille qu'il te fallait. 
Bien entendu, cette fameuse bouteille devait être apporté lors de la fête du nouvel an.. il y a trois jours. Mais, puisque que la tard sera toujours mieux que le jamais, Milou l'avait apporté... comme d'habitude donc. 
En réalité, cette petite habitude, ce petit tic de Milou rassurait d'une façon où d'une autre les trois amis. Tout n'avait pas changé. Il restait encore un peu d'eux quelque part. 
A ce moment même, le portable de Camille se met à sonner. 
A l'autre bout du fil, une Holly très anxieuse.
 
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#65
up-rout
 
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