Richard, perdu, dans le salon, suite aux tranchantes affirmations qu'il venait d'envoyer aux visages de tous ses amis, se rendait désormais compte que la situation était vraiment très épineuse, pour lui, pour eux, pour leurs relations.
L'assassinat aussi soudain que sauvage de Milla avec était un véritable électrochoc pour le garçon.
Alors que ses pensées divagué tantôt sur son amie, tantôt sur l'interrogatoire qui se profilait, Richard ne fit pas attention à Elijah qui sortait sur la terrasse, ni aux photos qui circulaient dans le salon, montrant Milla et Eli ensemble.
Oui, Richard était perdu, complètement. Il était déboussolé et ça, il l'avait bien fait comprendre.
Il sortit son iPhone et ses écouteurs de sa poche, démarra sa musique et vissa ses écouteurs à ses oreilles. Stay with me ...
Le garçon entendit ensuite Elijah ouvrir la baie vitrée pour leur dire de faire comme chez eux, de se servir. Un remontant s'imposait. Ni une ni deux, toujours la musique à fond dans les oreilles, Richard s'enfuit dans la cuisine ou il ouvrit un à un tous les tiroirs, il sortit des brioches, du Nutella, des gâteaux, du coca ... Tous ceux dont on pouvait trouvé chez Eli. Et il se mit à manger.
D'abord une brioche pleine de Nutella, puis un grand verre de coca et enfin des gâteaux. Puis à nouveau de la brioche, et un nouveau verre de coca ...
Pourtant, se n'était pas le genre de Richard de manger pour oublier, il n'avait jamais fais ça, il n'avait jamais non plus, vécut d'émotion aussi forte. C'était un des plus gros choques de sa vie.
Il commençait seulement à réaliser que tout était entrain de changer ... Caleb passa la porte. Ce qui ramena Richard à la réalité. Il avait oublié que, quelques instants plus tôt, Holly avait parlé d'une convocation au commissariat.
Au même instant, son téléphone se mit à vibrer, il recevait un appel. C'était sa mère.
- Âllo ?
- Qu'est ce que tu fais, la police est à la maison, elle voudrait t'interroger. Tu as rendez-vous au commissariat dans une demi heure. Tardes pas.
Bon ... Le premier à être interrogé se sera lui.
Ses pieds s'enfonçaient dans la neige, un pas, puis un autre, sans se laissait dépasser sous les événements, c'était le seul objectif que pouvait encore essayer de se fixer Astrid.
Elle serait bientôt chez elle, elle pourrait enfin se coucher, s'enfoncer dans se couette en montant le volume de sa stéréo au maximum. Elle pourrait s'éclairer de son téléphone sans que le monde extérieur ne puisse finir de la ravager, elle pourrait tenter d'oublier ce qu'il ne faudrait pas. Elle pourrait tenter d'oublier le meurtre de Milla.
Les flocons de neige lui fouettaient le visage, ses joues étaient rosées, son teint pâle, ses mains glacées. Elle continuait tant bien que mal d'avancer.
Un passant un peu trop pressé la bouscula, elle revint à la réalité, encore plus dure que froide. L'homme partit, sans s'excuser, et Astrid se remit à marcher, cette fois en pleurant son amie, en pleurant Milla : qui l'avait quitté trop tôt, Milla qui ne méritait pas de partir.
Astrid passa enfin la porte de chez elle et la claqua ensuite, elle jeta ses clés sur le plan de travail, envoya voler ses chaussures dans le couloir, jeta son blouson sur le porte manteau - qu'elle renversa sans ramasser, et partit se jeter dans ses draps, sanglotante et frigorifiée.
Elle savait qu'elle devrait faire face aux événements encore un moment, tant qu'elle ne serait pas passer à l'interrogatoire.