18-02-2015, 11:08
INTRODUCTION
De la quête:
Ne m'attend pas ce soir.

Quand on ouvre les yeux, on voit d'abord le désert. C'est un désert vide et blanc. Il n'y a vraiment rien, rien, rien et.. rien.
Puis on prend de la vitesse, le vide nous passe en dessous, de plus en plus vite. Le vent nous tire sur les cheveux. S'il y a du vent, c'est qu'il n'y a pas tout à fait rien. Il y a bien matière à faire quelque chose.
Au loin, un point noir, tout petit. Il se rapproche à tout allure.. à moins que ce ne soit l'inverse. De toute façon ce genre de détail n'est pas important. Qu'est-ce que je raconte? Par ou faut t'il commencer? Quelle ficelle tirer?
Une histoire absurde ne se raconte pas, c'est impossible. Ou à la rigueur peut être la voir, si vous en avez le courage.
Il faut parfois savoir vivre avec un point d'interrogation sur la tête.. cette dose d'incertitude, quand vous ne savez pas ou vous mettez les pieds. Et parfois il faut attendre longtemps avant d'enfin tout comprendre.
C'est ce qui arrivera. C'est qui est arrivé. C'est ce qui arrive. Oh! Je ne sais plus. Le temps est un immense piège, voila pourquoi je ne sais pas par où commencer.
Le point noir n'est plus un point noir à présent. Il est proche. C'est un château. Un immense château. Pour ceux qui aurait connu la maison du surnaturel (y'en a t'il au moins?), le manoir n'est rien comparé à CE château.
A l'intérieur, des cris.
C'est effrayant d'écrire, de dire une chose pareil.
Une demoiselle et un homme. La fille est belle, l'homme est beau. Tout les deux bien assortis. Pourtant rien ne semble aller.
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La fille hurle qu'il savait. Qu'il savait qu'elle était folle, qu'elle aimait jouer. Maintenant c'était trop tard, il avait tout foutu en l'air. Le mec n'a pas l'air de comprendre, on dirait qu'il ne fait que recevoir.. on voit clairement qui porte la culotte ah ah.
Le mascara de la demoiselle coule, elle court dans les couloirs en poursuivant l'homme qui a décidé de prendre la fuite. En chemin elle arrache des tableaux à son effigie. Il n'est plus rien. Il n'existe plus.
L'homme court, mais en même temps le château est si grand.. il ne se rappel plus du chemin à prendre.. il commence à paniquer, au longtemps, il entend sa tendre et chère continuer de chanter.
Elle. Elle a mit des lunettes vitrées et rumine ses pensées en brûlant des habits.. Surement pas à elle d'ailleurs. Elle les jette par la fenêtre. On en retrouvera pas une seule trace.
La musique augmente, la maison tremble, des vases tombent.
Le coeur de l'homme bat à tout allure, et c'est justifié d'ailleurs. Il sent sa fin proche, c'est tout à fait normal qu'il tente de s'en protéger. Soudain, ouvrant une porte, il soupire de soulagement.
La porte de sortit est juste en face de lui. Ouf! Alelujah! Enfin!!
Laissant sa fierté de côté, l'homme se met à courir à tout allure.
Il prend la poignée.
Il la tourne.
Il l'ouvre.
Et se met à fondre. Si ça fait mal? Ne me le demander pas à moi?! Je n'y connais absolument rien. Tiens, tenez! Le temps de parler et ça y est l'homme a disparu!
Vous auriez voulu que la demoiselle disparaisse elle aussi pas vrai? Normal quoi, la parité, l'égalité des sexes, je vous comprend. Sauf que non, elle est allongée sur les draps d'un lit d'une chambre d'une tour. La tour étant la plus haute du château. Elle réfléchit. Très très très vite.
- Il ne va pas me falloir qu'un seul prince ou chevalier pour me sortir de là.
Oui, oui. Elle commence à comprendre. Comprendre que ce qui fait la vie, c'est aussi les autres. Cette solidarité, cette amitié, cette famille qui s'installe.. c'est cela aussi dont elle a besoin.
- Il faudrait un clan tout entier....
Ses paroles tournent dans la chambre, passe par la fenêtre ouverte, et tombent dans le désert vide.
Elle a compris, elle a compris, elle a compris, soufflent les murmures.
Le lendemain matin, quatre personnes sonnèrent à la porte. En même temps.. alors qu'ils étaient venus séparément.
Jeff.
MadMan.
Ezra.
Angelo.





