15-07-2014, 11:50
(Modification du message : 22-07-2014, 11:26 par Nirage.)
Katsmoka > Bouhou, c'est triste. J'aime beaucoup ton écriture, elle est simple, et dégage beaucoup d'émotions. L'histoire est très belle, quoiqu'un peu classique, voire un peu prévisible à certains moments. Mais dans l'ensemble, j'ai bien aimé et j'ai failli verser une petite larme à la fin.
(Sinon, y'a juste une phrase dans le 1er paragraphe, l'histoire du sapin de Noël qui est mal formulée et j'crois que y'a un problème au niveau des temps, mais en général y'a rien qui m'ait choquée dans ma lecture)
Bref, bravo, c'est très joli.
dream's > Je te conseille de lire plus, pour t'améliorer, même si c'est un bon début. Tu devrais t'entrainer à maîtriser les temps, notamment le passe simple/imparfait, parce que tu mélanges du présent dedans. N'oublies pas aussi de faire attention, à la ponctuation, à l'orthographe, à la présentation. Tes dialogues, par exemple, méritent d'être étoffés un peu. En gros, continue à écrire, à lire, tu t'amélioreras de plus en plus !
Bon alors sinon je poste un texte, qui est un peu différent des autres. J'ai fait un rêve il y a 2 jours, et j'ai pas arrêté d'y repenser pendant touuuuuuuute la journée qui suivait, et j'me suis dit "faut que je l'écrive". Donc je m'y suis mis, et j'avoue que c'est assez bizarre d'écrire un rêve. J'ai évidemment changé certaines choses, pour la cohérence du texte ahah.
Et j'ai changé le point de vue donc oui, le personnage est un homme.
Il était là, seul. Sa tête lui tournait affreusement. Il se sentait perdu, pas là où il devrait être. Sa vision était floue et il ne réussit qu'à apercevoir la pièce sombre dans laquelle il se trouvait. On l'avait enlevé, se mit-il à penser. Puis il réalisa que la pièce était en réalité un garage, et il lui sembla entendre de la musique au loin, très loin. Ses oreilles sifflaient et il essaya de se souvenir de quelque chose. Il examina mieux la pièce. Des débris de bouteilles de bières et des mégots jonchaient la sol.
Ça lui revenait un peu mieux, maintenant. Il se rappela vaguement avoir dansé - le mot est un peu grand pour ses quelques mouvements de bras balancés en l'air - et avoir bu. Ah, et il se souvenait aussi que quelqu'un, un ami peut être, avait glissé un comprimé dans son verre de vodka.
-Ça va te faire tourner la tête, c'est pas un truc pour les tapettes, lui avait-il dit en faisant un clin d'œil.
Effectivement, ça avait bien marché, puisqu'il ne se rappelait même plus de son propre nom. Il lutta un instant pour essayer de se souvenir, puis abandonna.
Il ne tenta pas non plus de se relever. Il savait que c'était inutile. Sa tête lui tournait toujours, et il sombrait petit à petit dans une douce torpeur. La fatigue l'envahit, paralysant ses bras, ses jambes. Sa tête tomba d'un coup de ses épaules.
Pas. Dormir. pensa-il.
Mais c'était plus fort que lui. Il avait l'impression que son corps ne répondait plus, que ces yeux ne voyaient plus rien, à part un léger brouillard dans la pièce. Comme son esprit qui était lui même embrumé. Il releva la tête, ce qui lui demanda un effort presque surhumain. Il lui était impossible de formuler une pensée cohérente, tant son cerveau semblait ne pas vouloir fonctionner.
Ne. Te. Rendors. Pas.
Il avait l'affreuse sensation que s'il le faisait, il n'était pas sûr de se réveiller.
Il aperçut soudainement des sortes de flash devant ces yeux, puis des fumées traverser la pièce. En ce concentrant mieux et en plissant les yeux, il distingua des silhouettes dans la fumée. Leur nombre augmenta. Ils filaient dans la pièce comme des fantômes, comme s'ils étaient pressés. Tout lui tournait. La pièce tanguait et les silhouettes continuaient de traverser la pièce en courant. C'était trop. Il voulait dormir.
Faisant un dernier effort, il observa encore un instant les personnes fantômes qui se trouvaient avec lui. L'une d'elle était plus précise, et se dirigeait vers lui.
C'était une jeune fille, et elle avait l'air réelle. Il ne la connaissait pas. Ou alors, il ne se souvenait pas. Ce qui était plus probable.
Lorsqu'elle le vit de plus près, elle se précipita et s'assit à côté.
-Yann ? Yann, tu m'entends ? Ça va ? lui demanda-t-elle, l'air inquiète.
Yann, c'était bien son prénom. Il s'en souvenait à présent.
Il peinait à formuler une réponse convenable. De toute évidence, non, ça n'allait pas.
-Je... Je crois que je délire, murmura-t-il dans un sourire.
Dor-mir.
-Écoute, ça va aller. Il faut pas que tu t'endormes, ok ? Yann ?
Il lui semblait que sa voix provenait de très loin, comme planquée dans son esprit, entre la drogue et la vodka.
Sa tête s'affaissa une seconde fois.
-Yann !
Elle le prit par les épaules, et le secoua.
-Yann !
Yann, Yann, Yann, sa tête résonnait de son prénom, continuait en écho.
-Accroche-toi, lui souffla-t-elle. Accroche-toi a la réalité !
Et puis soudain, il sentit une bouche presser contre la sienne. Elle l'embrassa avec ardeur, ses mains remontant lentement vers son cou. Elle l'embrassa avec force et détermination. Elle l'embrassa avec passion. Petit à petit, Yann répondit à son baiser. C'était la flamme de la passion contre son esprit embrumé, ce qui pouvait être le jeu de sa vie.
Il se sentait lentement mais sûrement reprendre vie. Son corps bougeait à nouveau, et ses lèvres suivaient le mouvement de la jeune fille. La chaleur de cette dernière se propageait dans son être, réanimant ses membres anesthésiés, remettant en place son esprit confus.
Il avait de plus en plus chaud. Ses lèvres semblaient lui brûler. Il plaça ses mains sur la taille de la jeune fille et l'attira plus près de lui.
Au bout d'un moment, Yann ne saurait dire si cela avait duré quelques secondes, ou quelques minutes, elle se détacha.
Elle plongea ses yeux dans ceux de Yann. Des yeux verts émeraude. Il se redressa doucement. Tout son corps semblait sur le point de s'enflammer.
Il la voulait.
Elle se leva, et lui ne la quittait pas du regard. Il n'avait pas besoin de regarder à nouveau la pièce pour savoir que les silhouettes fantômes avaient disparues.
Elle lui tendit une main gracieuse.
-Viens. Ça va mieux ? Tu peux te lever ?
Il hocha la tête en silence, toujours émoustillé par ce qui venait de se passer, et prit la main qu'elle lui tendait. Elle le guida vers une porte située au fond du garage, une porte qu'il n'avait pas remarquée avant, et l'ouvrit. Derrière, la soirée battait encore son plein, les jeunes -ses amis- dansant toujours. La musique était forte et lui donnait mal à la tête, mais il s'y engagea quand même. La porte se ferma derrière lui.
Il fit volte-face, prêt à demander comment s'appelait la jeune fille, l'inconnue aux yeux verts.
Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il se rendit compte qu'elle n'était plus là.
Comme si elle ne l'avait jamais été.
"They can live in my new world or the can die in their old one."