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STRAY
#61
Bon je re précise qu'absolument tout le monde se trouve dans le dortoir, sans exception. Sauf les gens qui veulent mourir, voualà.


Selena, parce que non, elle n'est pas morte, s'était ruée dehors en compagnie de son petit ami aussitôt qu'une personne pour le moins étrange s'était introduite dans la salle des visites, personne sur laquelle toutes les infirmières s'étaient concentrées. Alors la jeune femme, refusant catégoriquement de rester au même endroit qu'elles, au même endroit que cette personne, avait embarqué Charlie avec elle pour se jeter dehors le plus vite possible afin de fuir tous ces dégénérés. Ils avaient alors croisé un groupe de gens qui visiblement, fuyaient les mêmes choses qu'eux, et ils s'étaient joints au groupe sans réellement avoir le choix et désormais, se retrouvaient ainsi, coincés dans un dortoir. Selena s'était assise sur un lit, ses genoux contre sa poitrine, se balançant d'avant en arrière, répétant qu'il s'agissait d'une punition divine. Elle avait peur, elle avait terriblement peur.



Robin s'assit sur l'un des lits, soupirant, observant quelque peu autour de lui. Il avait été traîné par Allie jusqu'en bas, avant que tout deux ne se rendent compte qu'il n'y avait que trop de ces gens en bas, trop de ces personnes occupées à chercher à tuer, mordre ou il ne savait quoi les autres. Aussi ils avaient fui, certes lâchement mais après tout, mieux valait sauver leur vie. Ils avaient alors rejoint un groupe et s'étaient barricadés dans ce dortoir, pour son plus grand bonheur, malgré les... les machins zombie comme aurait dit Robin, les trucs qui leur couraient après pour faire simple. Le jeune homme étouffa un soupira avant de relever les yeux, geignant.



Eden soupira, poings sur les hanches une fois qu'il eût achevé d'aider d'autres hommes à bien barricader la porte. Il passa ses mains sur son visage, retenant un nombre incroyable de juron, son cœur battant à toute allure.
Et soudainement, une évidence vint lui sauter à la gorge, tandis que péniblement il reprenait conscience, se rendait compte de la situation après qu'il ait eu l'impression d'avoir plongé au cœur d'un film d'horreur, avoir eu l'impression d'être dans un cauchemar.
Il était vivant.
Bordel il vivait.
Sous ses mains, et ce malgré la situation, Eden se sentit sourire. Mais, tachant de le perdre, sachant que l'actuelle situation ne prêtait absolument pas à sourire, le jeune homme laissa ses mains retomber, soupirant, et passant une mains dans ses cheveux, après un soupir, se tourna vers l'assemblée qu'il détaillait avant de se diriger vers une fenêtre, écartant légèrement les rideaux, grimaçant à la vue des gens déambulant deux étages plus bas.
« – Bon, j'sais que c'est un peu con de demander ça mais quelqu'un sait qui sont ces gens ? »
On entendait encore les cris de quelques survivants et les yeux d'Eden passèrent sur un macabre spectacle, et le jeune homme sentit un frisson lui parcourir l'épiderme.
« – Ou plutôt ces choses... »
En bas, il voyant deux créatures, parce que ces choses n'étaient clairement pas humaines, s'adonnait joyeusement à cette pratique qu'était le cannibalisme. Sur une malheureuse infirmière vivante. Eden ferma les yeux et laissa le rideau retomber, avant de s'adosser à la fenêtre.



Carter s'assit sur un lit aux côtés de Jeremiah, et s'effondra tel une loque en travers, se félicitant d'avoir couru aussi longtemps. Parce que Carter était sportif, certes, mais courir un sprint sans ralentir l'allure autant de temps, cela aurait fatigué n'importe qui. Surtout lui. Le jeune homme ferma les yeux, ne pouvant retenir un sourire avant les ouvrir pour les poser sur son frère.
« – Dis Jerem' on rêve ? »
Ça avait tout d'un mélange entre rêve et cauchemar. Un début cauchemardesque avec l'éventuelle mort d'Eden, cette condamnation qui lui avait tant pesé sur la conscience, finalement repoussée, et désormais, son frère était libre. Et il ne pouvait s'empêcher de songer que c'était l'une des meilleures choses qui pouvait lui arriver, jusqu'à l'incrustation dans son cauchemardesque rêve de délicieux humanoïdes au QI déficient supposait-il, qui voulait de plus les bouffer supposait-il toujours. Une charmante journée en perspective. Mais Eden vivait, et ça, c'était le plus important.



Eva-Luna s'était recroquevillée sur un lit, tremblant de tous ses membres, tel une possédée. Elle s'était mise à pleurer, à hurler même en voyant ces gens à leur trousses. Ils l'effrayaient plus que tout, et elle ne voulait plus jamais, jamais se retrouver face à l'une de ces choses immondes. L'adolescente retint de nouvelles larmes d'effroi, songeant que dans cette situation, avoir peur n'était pas la solution, certainement pas. Et pourtant, la jeune fille ne pouvait pas s'en empêcher. Eva-Luna était peureuse de base, mais là, en situation inconnue, elle l'était encore plus. Effrayée était sans doute le mot qui caractérisait le mieux son état actuel. Elle frissonna, baissant les yeux. Ses yeux dérivèrent sur une jeune femme marmonnant des choses quelque peu incompréhensibles, et Eva-Luna baissa de nouveau les yeux sans oser dire quoi que ce fût, sans oser murmurer un mot ou croiser un regard.
 
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#62
Charlie serrait Selena dans ses bras. Il ne comprenait absolument rien de ce qui se passait. A vrai dire, la dernière demi-heure restait franchement floue dans son esprit (= technique de la meuf qui a pas lu tous les posts). Il avait conscience qu'ils avaient été poursuivis par des... des gens (?!). Il y avait eu une ruée vers le dortoir où ils étaient maintenant et Selena, certainement emportée par le mouvement, l'avait tiré à leur suite, dans l'espoir de sauver leur peau. Maintenant ils étaient enfermés, tremblants, tendus, craignant la venue ou non des créatures de cauchemard, des hommes qui n'en étaient pas.
Il la serrait donc contre lui; sa peur était palpable, et il essayait de calmer son mouvement incessant. Il devait absolument rester calme. Sinon elle paniquerait totalement. Il devait rester maitre de lui-même, comme si la situation était sous contrôle, comme si ça n'était rien...
Mais ce n'éyait pas rien, évidemment. Pas du tout même.
Il allait céder à la panique. Mais il ne devait pas. Même si derrière la porte se trouvaient peut-être leurs futurs assassins...
- Toit va bien, chuchotta-t-il à Selena en lui caressant les cheveux d'un geste lent qui sr voulait apaisant. On va bientôt sortir, et tu viendras avec moi. On retourne à New York tous les deux, d'accord ?.
Et il regardait la porte, la boule au ventre, honteux de son mensonge, insensible à la tension des gens autour de lui. Tout ce qu'il voulait, c'était la sécurité de Selena.

~

Il s'était retrouvé dans un merdier indescriptible. Il venait juste (juste, ha ha ha, juste, comme si c'était banal, ha ha ha la bonne blague, ha ha ha ça faisait une semaine qu'il manquait de chialer, ha ha ha) lui dire adieu. Cloturer définitivement ce qu'ils avaient construit, sans espoir de retour en arrière. Il venait voir une dernière fois un condamné. Son condamné. A lui. Et à personne d'autre.
Il avait pris le bateau, le coeur lourd comme un bâtiment, comme l'ile qui lui faisait face. Il n'était pas venu souvent. Il n'en avait pas le droit. Ça faisait bien trop longtemps qu'il ne l'avait pas vu. Et maintenant c'était la dernière fois. A jamais.
Putain. La dernière fois. La dernière fois qu'il verrait son petit sourire en coin, l'éclat de ses yeux et sa tignasse mal coiffée. La dernière fois qu'il pourrait lui parler en face, de près peut-être, pas derrière une vitre, sans aucune possibilité de contact. Sans possibilité de l'effleurer. C'était un peu fleur bleue, mais il n'en avait rien à foutre. Il voulait pouvoir le serrer une dernière fois dans ses bras.
Mais rien ne s'était passé comme prévu. Il ne l'avait même pas vu, à vrai dire. Il était à peine arrivé que déjà on le poussait presque dans un dortoir à la suite de nombreuses personnes effrayees. C'etait quoi le problème ?! Aucune des personnes qui l'entouraient ne lui répondirent. Soit. Il n'avait plus qu'à attendre des explications.
Il s'assit sur un lit. Trop de gens dans cette pièce. Il ne leur adressa pas un regard. Il se foutait éperduement d'eux. Il ne voulait qu'une seule personne. Puis après il partirait, loin d'eux, noyer son chagrin dans sa misérable vie tristement banale.
Comme il aurait aiméne jamais avoir été au courant. Comme il aurait aimé ne pas apprendre son... départ prochain. Mais il l'apprit, d'une manière ou d'une autre, et ça lui donna envie de vomir. De vomir parce qu'au fond, c'était totalement injuste. Il n'aurait jamais dû se retrouver là. Sa place était avec lui, pas sur cette ile.
Il se replia sur lui même, le coeur en lambeaux, l'estomac comme un poing serré, il se sentait mal et voulait partir, absolument, tout de suite illico. Il n'était pas prêt pour des adieux.
Mais quqnd il entendit un gard prendre la parole, il releva la tête dans un mouvement brusque, les yeux écarquillés de terreur et dz joie.
- ... Eden ?!, s'étrangla Arno en cherchant la voix du regard.
(arno niais bouh)
Born of tornado, we bring you the night,
Pray for we all detonate.
Heroes in heaven and servants in life,
Kill us before it's too late.

A M E N & A T T A C K

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#63
Selena réfugia dans les bras de Charlie, complètement paniquée, se raccrochant doucement à ses mots, ces mots qui sonnaient à ses oreilles comme un étrange mensonge mais auxquels elle avait envie de croire. Plus qu'à n'importe quel mensonge. Elle avait envie de croire qu'ils pourraient retourner à New-York, loin de l'hôpital, loin de l'île, et vivre tranquillement leur vie tout deux dans un appartement. Elle y croyait dur comme fer à vrai dire, même si elle savait pertinemment que dans la situation actuelle c'était tout bonnement impossible.
Malgré cela, la jeune femme s'accrocha à Charlie autant qu'il était possible de le faire, tremblante, effrayée.



Personne n'avait répondu, ce qui n'était pas franchement étonnant pour Eden. Le jeune homme eut un sourire amer, songeant qu'évidemment personne ne savait qui étaient ces gens, que personne ne savait pourquoi ils étaient là ou pourquoi ils voulaient absolument venir dévorer tout le monde. A vrai dire, tout cela ressemblait de plus en plus à un film d'horreur. Il aurait pu songer à une caméra cachée mais risquer de faire évader les criminels présents dans cette prison aurait été du suicide pour les gardiens de l'île. Le jeune homme soupira, décidément persuadé qu'il cauchemardait encore.
Mais cette certitude vacilla subitement sitôt que le jeune home entendit son nom. Prononcé par une voix étouffée, dans le fond du dortoir, et Eden subitement, releva les yeux. Il connaissait trop bien cette voix. Par cœur, il l'aurait reconnue entre mille. Son cœur sembla s'arrêter le temps qu'il détaille péniblement chaque visage jusqu'à trouver celui qu'il voulait. Qui n'avait pas changé, ce malgré les années passées sans le voir.
Et, s'il avait un jour pensé le revoir, il se serait vu se jeter sur lui pour le serrer fort dans ses bras, comme il n'avait pu le faire depuis son arrestation. Depuis qu'il avait littéralement pété les plombs.
Or il en était incapable. Il était là, face à lui, et pourtant, Eden était tout simplement tétanisé, sa voix brisée dans sa gorge, incapable de faire un geste. Quel abruti. Mais il se sentait comme paralysé, trop effrayé finalement d'être au beau milieu d'un rêve, que la lueur d'espoir qu'il entrapercevait n'était pas le fruit de son imagination. Mais la réalité.
 
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#64
Cade avait discrètement fait une remarque à sa soeur par rapport à la coupure de courant parce qu'il étaient dans le noir maintenant. Et, accessoirement, dans un foutu merdier. Il jeta sa cigarette par la fenêtre et se mit à marcher dans la pièce sans s'en rendre compte. Ils étaient tous ensemble, des inconnus – et en passant, des fous psychopathes bornés, hein. Ils échappaient, ou du moins ils essayaient d'échapper à des morts-vivants qui les poursuivaient et maintenant, ils étaient enfermés dans une salle avec, ô comble du désespoir des zonzons qui essayent d'entrer dans la pièce.
– Bon, j'sais que c'est un peu con de demander ça mais quelqu'un sait qui sont ces gens ?
On entendait encore les cris de quelques survivants à l'extérieur, ce qui était un peu horrible à entendre. Cade leva les yeux vers l'homme qui avait parlé, un tatoué (trop d4rk).
– Ou plutôt ces choses... finit-il.
Cade passa la main dans ses cheveux, ses cheveux qu'il n'arrivait jamais à aplatir ou à leur faire prendre la forme voulue.
Personne dans la salle ne répondit au jeune-homme, alors il prit la parole bien que la personne qui avait posé la question n'écoutait déjà plus.
- Perso je sais pas c'que c'est. Il eut un léger sourire, comme si tout cela n'était qu'une farce pour lui, sauf qu'évidemment, c'en était pas une. Il essayait juste de se convaincre lui-même que tout ça n'était qu'un rêve. Bien que... reprit-il, j'pense pas que ces choses nous veulent du bien. De toute façon, on s'en fout de savoir ce que c'est. Ce qui compte, c'est qu'on sache que c'est pas des humains, ou du moins que c'est des créatures... étranges probablement conçues par ce taré de Jensen.
Il se laissa tomber sur un lit et il laissa vagabonder son esprit, parce que 1) il s'ennuyait, 2 )ils étaient pas prêts de sortir de là et 3) il avait pas que ça à foutre, de faire la parlotte.
Sa soeur, elle, ne tenait pas en place. Elle s'était assise sur une chaise, après avoir soigneusement enlevé les affaires d'une infirmière, chose qui, se finit en fait en un jettage d'affaires par terre parce qu'après tout les infirmières n'auraient plus besoins de leurs vêtements de rechange en mode zombie.
Booooooooooooon, récapitulons. On est sur un île paumée, Jensen le père devient successivement Jensen l'enfourné puis Jensen le zombie mais à part ça touuuuut va bien, il a contaminé des personnes et on est coincés ici. (Mais le pire dans tout ça, c'est qu'Anny et son frère sont même pas tristes mdddmr. Enfin Annesley doit probablement par réaliser ce qu'il se passe pour l'instant contrairement à son frère parce que Anny = idiotie mais on lui pardonne parce qu'elle est choute.) Donc faut qu'on arrive à appeler un bateau ou alors il faut qu'on survive ici jusqu'à-ce qu'un autre bateau arrive. Après tout, c'est faciloche on a déjà réussi à buter pas mal de morts-vivants. Le seul truc qui gêne, c'est qu'il faudrait rallumer la lumière ou trouver des lampes parce que dans le noir, là, c'est pas tip-top.
Anny se leva pour prendre la parole et essayer de mettre les choses un peu au clair avec le groupe, enfin surtout pour leur énoncer son plan d'attaque ou quelque chose qui s'en rapprochait.
Salut moi c'est Annesley ! après tout, c'était toujours bien de se présenter. Euh... je voulais savoir... par rapport à la lumière bon déjà je suis désolée d'avoir tout fait sauter hein donc si y'a un électricien ou un mec doué en lumières ce serait cool qu'on essaye de réparer tout ça enfin voilà quoi, qu'on accède au panneau d'électricité. Donc je pense que quand les... trucs derrière la porte qui poussent des cris immondes se seront calmés on devra partir en expédition lumière, ou alors on ouvre la porte et on les écrase, enfin j'en sais rien moi je dis ça je dis rien hein !
Fiouf, c'était fatiguant de parler, et surtout de dire une phrase comme ça improvisée d'une traite.
avatar de xuu la tortue 
 
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#65
[niais]Arno se leva dans un grimcement de ressorts. Le lit était vieux et aurait dû être remplacé depuis bien longtemps. Mais là, sur le coup, il s'en foutait éperdument. Il n'écouta pas le petit discours de la jeune femme qui avait eu le cran de prendre la parole. Il n'adressa pas un regard aux créatures effrayées qui se serraient les uns contre les autres, comme si ça allait changer grand chose à leur situation. Il se leva et n'avait dans son champ de vision su'une seule personne. Une personne tétanisée, bouche bée, incapable d'un geste ou d'une parole. Mais il s'en foutait pas mal. La surprise qu'on lisait dans ses yeux lui suffisait amplement.
Il se leva, fit trois pas, bouscula les quelques personnes qui étaient dans son chemin. Il aurait presque couru, si ça n'avait pas été stupide : la pièce n'était pas assez grande pour mériter un marathon de sa part. Il se conyrnta donc de s'avancer en marchant, et ça rendait les choses encore plus pesantes. Il stressait. Youte sa tristesse s'était envolée. Tout ce qu'il voyaot maintenant, c'était Eden debout, et bien vivant. Terriblement vivant. Et pas prêt de mourir. En tout cas, il le désirait de tout son être. Il accéléra sur les derniers pas.
Il était là. Tout proche. Incroyablement proche. Depuis combien d'années n'avaient-ils plus été aussi près l'un de l'autre ? Beaucoup trop de temps. Il n'avait pas le temps de faire des calculs. Pas maintenant bon sang. Pas maintenant qu'il était à un pas de la personne qu'il craignait ne jamais revoir. La seule personne pour qui il mourrait, sans doute.
Il était en face de lui. Il ne s'arrêta pas quelqures secondes dans un silence pesant, le dévisageant, muet et ému, comme dans tous les films. Il n'en avait rien à foutre des films. Les films ne faisaient que mentir, il s'en rendait bien compte. On ne devait pas se planter devant quelqu'un qui nous a manqué. On doit courir, courir àen perdre haleine, courir vers cette personnz, ne pas attendre, ne pas rendre le temps plus long qu'il ne l'était, la distance plus longue à franchir. On doit courir et ne pas attendre. C'est ça la seule vraie manière de retrouver quelqu'un perdu de vue.
Il n'attendit pas et le,serra dans ses bras à l'en étouffer. D'ailleurs lui-mème manqua de suffoquer. Il allait mourir de joie. Il le serrait dans ses bras. Il sentait sa putain d'odeur, son putain de corps. Pour de vrai. Pour de vrai putain. Il le serrait dans ses bras. Là. Juste maintenant. Etait-ce vrai ? Il n'était pas entrain de rêver ces retrouvailles ?
Non. La chaleur du corps sous ses mains lui indiquait le contraire. Il le tenait dans ses bras. Nom de Dieu. Nom de putain de Dieu. Ça faisait des années qu'il avait abandonné tout espoir d'un jour faire pareil geste. Il pouvait presque mourir en paox, maintenant. Presque, parce sue ce serait quand même con de mourir juste maintenant. Il déserra légèrement son étreinte, même s'il aurait voulu pouvoir le serrer comme ça pendant mille ans, s'agripper à son t-shirt et ne plus le lâcher, jamais. Mais il le fit quand même. Il lui prit le visage entre les mains, comme le ferait une grand-mère (chad où es-tu ?!) à son petit fils.
- Putain, Eden, putain...
Quelle inspiration décidément. Il ne savait foutrement pas quoi dire. Jamais il n'avait réfléchi à ça. Les discours appris par coeur, c'était pas son truc. Lui il improvisait. Et là il n'y arrivait pas du tout. Mais à quoi bon tenter de faire un monologue qyand tout le monde s'en foutait, et que ça ne servait a rien. Il colla son nez au sien. Ce geste lui avait manqué. Il ne,s'en était pas vraiment rendu compte avant. Il lui adressa un petit sourire que personne ne vit, puis l'embrassa comme si sa vie en dépendait.
Eden était son bff.
A savoir boyfriend foréveur.[/niais]
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#66
Ian et Primrose était à la fenêtre regardant les derniers moment de ce cher Eden quand soudain un bruit étrange retentit, un mélange de hurlement humain et de grognement bestial déchirant l'air dans un son puissant et assourdissant. Les deux se retournèrent vivement à la fois étonné et intrigué mais ils n'aperçurent rien. Le cri fut suivit d'autres petit bruits de respiration rapide et saccadé, entrecoupé de longue inspiration difficile comme quelque chose entravait la trachée de la personne où de la chose qui s'avançait vers eux. Ils la virent, cette chose. C'était un homme, un homme très pâle avec une énorme trace de morsure rouge et sanguinolente au niveau du cou qui tranchait avec la blancheur de sa peau. Il boitait de la jambe gauche en laissant une traînée de sang derrière lui. Son pied était sectionné au niveau de la cheville et on pouvait apercevoir l'os au travers des lambeaux de chair qui l'entourait. Et il avançait de sa démarche déséquilibrée vers les deux évadés. Il n'y avait qu'une seule solution face à ce genre de situation...
Courir.
Courir tout droit sans se retourner.
-Putain!
Ian attrapa la main de Primrose qui semblait sous le choc d'une telle vision. Elle avait les yeux grands ouvert et la bouche figé dans une expression de terreur. Elle se laissa facilement emporté par son ami et courut derrière lui. Après quelques secondes de course ils aperçurent d'autre personne dans un état épouvantable, les visages dévorés, les yeux exorbités, des membres manquant et les tripes à l'air. Ian commençait à paniquer. Il émit des petits gémissements mais il essaya de ne pas se laisser démonter devant Prim'. Il regarda droit devant lui et aperçut la grille qui délimitait la prison, avec un peu de chance ces créatures étaient bien trop amochée pour pouvoir grimper, c'était leur seul espoir d'échapper à ces monstres. Le jeune homme accéléra sa course, tirant de toutes ses forces sur le bras de son amie afin qu'elle ne se laisse pas distancer. Dès qu'il eut atteint la grille, il commença toute de suite à monter, il était épuisé mais sa grande taille lui permettait de passer facilement par dessus. Quand il atterrit de l'autre côté, il poussa un long soupir de soulagement, qui fit vite place à de l'angoisse quand il vit que Primrose était trop fatigué pour réussir à escalader. Il tenta de passer ses main à travers le grillage pour l'aider et il la fit monter presque en haut, mais il se rejeta rapidement en arrière quand il vit une des créatures se jeter sur la grille, lui crachant du sang au visage. Le liquide noirâtre lui coula le long du visage l'aveuglant un instant et c'est alors que le pied de la jeune fille se sépara de la grille ce qui la fit tomber violemment au sol.
Et du mauvais côté.
Elle se releva, Et s'appuya de toute son poids sur la grille, sa respiration haletante s'entrechoquait de petits sanglots plein de détresse, elle accrocha les doigts d'une de ses mains à la grille tandis que son autre bras se faisait emporter derrière elle par un des cadavres ambulant. Elle poussa alors un hurlement terrible, qui retentit dans le silence de l'île. Un cri aigus de souffrance et de désespoir se mêlant avec l'immonde bruit de craquement qu'émettent les os quand on les casse. Ian essuya le sang de son visage et vut l'expression de terreur et de tristesse dans les yeux de Primrose. La souffrance ressentit avait était si forte que les jointures des doigts de sa main dans le grillage, s'était refermé sous le coup de la douleur et à présent saigner abondamment. L'épaule de la jeune femme se rejeta en avant dévoilant la chair déchiqueter de ce qui avant avait était son bras. Les larmes dégoulinaient sur son visage, tombant sur le métal, se mélangeant au liquide rougeâtre qui le recouvrait déjà. dans un dernière effort elle tenta de dire quelque chose.
-C'est...
La fin.
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, l'un des monstre l'attrapa part le torse et la tira en arrière avec une telle force qu' de ses mèches de cheveux resta accrochée à la grille, toujours rattaché à un petit lambeaux de peau de son crâne. Puis la créature partit traînant sa proie derrière elle pour la dévorer un peu plus loin dans un horrible bruit de mastication, entremêlé avec celui de la chair qu'on arrache. C'était un bain de sang.
Ian fixa la scène avec insistance, le regard vide d'émotion. Les zombies s'acharnèrent un peu sur la grille tentant de l'avoir, mais ils abandonnèrent vite et se jetèrent sur le cadavre de Primrose plutôt. Le jeune homme attrapa la mèche de cheveux coincé dans le grillage entre ses doigts. Il la regarda, la fit tourner un peu.
Est-ce-que c'était vrai? Est-ce-que... Non, non, NON! Ce n'était pas possible! Elle ne pouvait pas...
Il se mit à genou se recroquevilla sur lui même et d'un seul coup poussa un long hurlement de souffrance similaire à celui de son amie quand elle s'était fait bouffé le bras. Ian avait un rapport étrange à la mort. La regarderne le gênait pas, il trouvait même ça plutôt beau... Mais après coup, il se rendait compte de l'horreur et ça lui transperçait le coeur comme un milliard de dards empoisonnés. Il pleurait comme un gosse la tête dans les mains en boule sur le sol, complètement pathétique. Les zombies pouvaient bien venir maintenant il n'en avait plus rien à foutre.

Il resta un moment comme ça... Puis il se fit entraîner par un groupe et se retrouva dans un dortoir, assit sur un lit, le regarde dans le vide serrant la petite mèche de cheveux dans sa main. Il ne faisait pas attention aux personnes qui l'entourait. Son visage était encore couvert de sang, celui du zombie... Mais aussi celui de Primrose.
 
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#67
Il était décidément incapable de bouger. Ça aurait du être de toute autre retrouvailles, voire pas de retrouvailles du tout, mais il était définitivement incapable de bouger, ahuri, l'observant marcher vers lui. Il avait entendu d'une oreille plus que distraite le semblant de discours de la fille qu'avait sauvé Carter, sans le vouloir, sans souhaiter jamais y répondre. Il s'en foutait. Éperdument. Il se foutait aussi des trucs qui semblaient leur en vouloir à mort à en juger par la hargne avec laquelle ils les avaient pourchassés. Vraiment.
Il quitta son étrange état végétatif sitôt qu'il sentit les bras d'Arno se refermer sur lui, déclenchant cet étrange mécanisme qui lui fit répondre à son étreinte. Il l'étouffait dans ses bras, et Eden le lui rendait bien. Le jeune homme ferma les yeux quelque instant, visage perdu au creux du cou de son tatoué, souhaitant rester là une éternité encore. A sa place, dans ses bras. Eden sentit un sourire fleurir sur ses lèvres, contre la peau du tatoué, le refoulant tant bien que mal jusqu'à ce qu'à son grand regret il ne se lâchent quelque peu. Les doigts d'Eden allèrent vagabonder sur la joue d'Arno, s'attardant sur le moindre trait de ce visage qu'il avait vu pour la dernière fois des années plus tôt, s'abreuvant de cette voix qu'il n'avait plus entendue depuis trop longtemps. Puis, d'un commun accord, leurs lèvres se trouvèrent. Eden sentait son cœur battre la chamade, et il détestait ça. Vraiment, c'était l'un des truc qu'il haïssait le plus au monde. Et pourtant...
Lorsqu'ils se lâchèrent, Eden serra à nouveau le tatoué dans ses bras, glissant ses doigts dans ses cheveux, jouant doucement avec, comme ces vieilles habitudes étranges. Et cette fois, il sourit, laissant un murmure éraillé franchir ses lèvres.
« – J'pensais ne plus jamais te revoir...  »
Il ignorait totalement pourquoi il lui disait ça, mais au final, il estimait que ça n'avait pas d'importance. Pas du tout même. Il avait juste envie de lui parler, de le retrouver et même s'il aurait préféré que ce soit dans d'autre conditions – quoi que sans lesdites conditions il ne serait déjà plus de ce monde – cela ne changeait rien à cette envie de l'entendre. L'entendre lui raconter des conneries, tenter de l'énerver vainement, bougonner, râler ou rire.
Ou juste être avec lui.



Eva-Luna observait la scène, abasourdie. Elle sentait une colère terrible monter en elle. Ce mec.
Lui.
Elle le haïssait. A un point inimaginable.
C'était de sa faute si ses parents avaient haï Eden. C'était de sa faute s'ils l'avaient mis à la porte, obligé à quitter la maison, partir loin d'elle, d'Elijah, des jumeaux. A l'abandonner, tout simplement.
Et maintenant qu'elle pouvait enfin retrouver son frère, maintenant qu'il était sauvé, il revenait soudainement. Comme le fantôme d'une vie passée, comme un diablotin s'amusant à les détruire les uns et les autres, à semer la zizanie au sein de leur famille, auparavant si soudée. Les poings d'Eva-Luna se fermèrent, et l'adolescente serra les dents, tentant de contenir sa haine qui se dirigeait droit vers ce gars. Celui-là même qu'elle avait haï dès qu'elle l'avait vu la première fois, quand bien même il n'était qu'un ami d'Eden. Décidément, même si elle savait que c'était lui qu'Eden voulait, sa sœur le haïssait. Ce type, impossible pour elle de le voir, ne serait-ce qu'entendre son nom. Trop lié à la destruction de sa famille. Et c'était de sa faute si Eden avait explosé, c'était de sa faute si Eden avait tué ces gens, Eva-Luna le savait très bien. Elle en était persuadée.
Elle le détestait, et ses yeux assassins ne pouvaient se détacher de son visage d'imbécile heureux. Si seulement il avait pu mourir au milieu de ces gens. Ou mourir à la place d'Eden.
Elle le haïssait.
Bien trop.
 
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#68
Il hésitait entre rire et pleurer. Il se sentait terriblement con. Il ne savait absolument pas quoi dire. Il se contenta de sourire.
Eden. Eden qui se trouvait en face de lui. Juste en face. C'était tout bonnement incroyable. Il n'en revenait toujours pas. Même s'il était profondément heureux de constater qu'il n'était pas en plein rêve. Tout était bien réel... Bon, les zombies aussi, d'accord... Mais les zombies pouvaient aller se faire foutre pour le moment. Il y avait plus important. Bieeen plus important. Les mains d'Eden dans ses cheveux faillirent le faire fondre en larme de joie. Putain, il avait oublié ces petits gestes cons du quotidien. Et maintenant il les retrouvait, comme si tout cela était tout à fait normal, et qu'ils s'étaient quittés pour un week-end, et pas pour des années.
Arno laissa filer un petit rire.
- C'est pour ça que je suis là, andouille, chuchota-t-il, le front contre celui de son alter ego. Parce que ça a failli être la fin.
Il enleva les mains de son visage et les glissa dans le bas de son dos, afin de le tirer pour une éniemme étreinte. Et il comptait bien la faire durer, celle-là.
- J'ai eu peur putain.
Il ferma les yeux, concentré sur Eden, juste Eden, et pas le reste du monde. Et que les autres leur foutent la paix !
- J'ai failli te perdre putain. murmura-t-il pour que seul lui l'entende.
Il l'aimait de toutes ses forces. Ah oui, c'était même peu dire. Mais il avait toujours été assez nul avec les mots, il n'arrivait oas à s'exprimer. Alors il ne s'exprimait pas. Il agissait, parfois baragouinait quelques phrases dénuées de sens. Ou que seul Eden comprenait.
- Tu me fais chier à me rendre triste comme ça, grogna-t-il dans sa barbe. Je t'aime. ajouta-t-il tout tout bas, assez bas pour espérer que même Eden ne l'entendrait pas. Crétin., jugea-t-il bon d'ajouter.
Les mots crus lui faisaient peur. Il risquait de passer pour un sentimental, ce qu'il n'était vraiment pas. Il retrouvait juste son copain, alors oui il avait le droit de lui dire qu'il l'aimait sans passer pour une fillette romantique. C'était humain nom de Zeus !
Toujours bien calé dans ses bras, il se décida à ouvrir les yeux. Ce qu'il vit ne lui plu pas. Pas du tout même. Le regard incendiaire de cette gamine lui donnait mal au ventre. Elle était remplie de haine à son égard, ça se voyait. Il plissa les yeux. Ça commençait bien, décidément...
Born of tornado, we bring you the night,
Pray for we all detonate.
Heroes in heaven and servants in life,
Kill us before it's too late.

A M E N & A T T A C K

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#69
Eden ne put s'empêcher de se mordre la lèvre, se raidissant quelque peu aux mots d'Arno. Le jeune homme enfouit un peu plus son visage dans le cou du tatoué, songeant à toutes ses conneries. Des plus petites choses pour déconner au début, comme n'importe quel ado, l'alcool, la drogue, puis un peu plus, les bagarres de rues, les blessés, jusqu'aux combles de la folie, jusqu'à vouloir plus dans un état second. Commettre l'irréparable sans réellement s'en rendre compte, puis l'emprisonnement. Et, quelques jours auparavant, apprendre qu'il allait mourir.
« – J'ai eu peur putain. J'ai failli te perdre putain. »
Eden le serra plus fort, si seulement c'était possible. Il ne savait pas quoi murmurer, s'il devait lui sourire, lui rire au nez, s'excuser. Mais il eut un sourire forcé pour un simple murmure.
« – J'suis immortel abruti, tu l'sais ça. »
Ce n'était certainement pas la meilleure réplique en cette situation, mais le jeune homme ne savait que faire. Vraiment pas. Il n'existait pas de répliques toute conçue pour « je viens d'échapper à la peine de mort et je retrouve mon copain après des années sans contact ». Et il ne savait pas quoi lui dire. Pas du tout. De toute façon, il n'avait jamais réellement su parler aux autres, et à Arno encore moins. Le jeune homme soupira, étouffa un léger rire lorsqu'il signifia qu'il le faisait chier – comme d'habitude à vrai dire – et eût un sourire attendri lorsqu'il murmura « je t'aime » de telle sorte qu'il ne puisse pas l'entendre, il le savait. La main agrippant son tee shirt se fit plus pressante, sans qu'un mot ne puisse franchir sa gorge à lui. Si il savait qu'Arno avait du mal à montrer ses sentiments, dire je t'aime, pour Eden c'était mission impossible. D'ailleurs, il songeait ne jamais lui avoir dit. Les mots n'avaient jamais réussi à se frayer un chemin au travers de sa gorge, étonnamment. De toute manière, pour lui, les gestes valaient bien plus que quelques mots que n'importe qui pouvait dire n'importe quand.
« – J'suis désolé, s'étrangla Eden pour toute réponse. Je suis désolé Arno. »
Désolé pour toutes ses conneries. Pour tout ce qui l'avait fait pour le mener jusqu'ici. Pour tout le reste.
 
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#70
Cade regardait en cet instant précis deux hommes un peu trop proches. Ils se chuchotaient des trucs à l'oreille que seul eux pouvaient entendre, et ils ne faisaient pas attention au reste du groupe, ni au bruit que faisaient les zombies derrière la porte. D'ailleurs, le bruit commençait à diminuer, comme si les morts-vivants derrière se lassaient d'attendre et tambouriner contre la pauvre porte qui ne voulait pas céder. Cade passa sa main dans ses cheveux et il se leva du lit sur lequel il s'était assit. Il était temps de faire bouger les choses, parce que croupir dans cette chambre d'infirmières ne faisait pas parti de ses plans.
- Bon quand vous aurez tous fini de vous embrasser ou je ne sais quoi (propos pleins de sous-entendus envers d'Arno et Eden, love), peut-être qu'on pourra bouger. Nan mais parce que si vous aviez fait gaffe, on entend plus trop de bruit derrière la porte donc les... morts-vivants on du se casser. J'sais pas qui se propose pour remettre le courant dans le bâtiment donc ceux qui se proposent, levez la mains.
Annesley se mordait nerveusement la lèvre, en regardant les gens autour d'elle. Quand son frère prit la parole, elle déglutit. C'était de sa faute si les plombs avaient sauté, et même si elle avait très peur de sortir de là elle leva la main pour se porter volontaire. D'autant plus qu'ils avaient déjà réussi à tuer des zombies, donc pourquoi ce serait plus compliqué maintenant ?
- Moi j'y vais, en plus mon téléphone fait lampe ! déclara-t-elle, fière d'elle. Je... je voulais dire que ça pourrait être pratique.

désolée à la va-vite jvm
avatar de xuu la tortue 
 
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