23-06-2014, 15:38
Christa avait dévalé les escaliers pour se retrouver dans un pièce ou il n'y avait personne, et presque effrayée de s'être perdue dans la trop grande demeure, fit volt-face et se prépara à remonter dans sa chambre, lorsque des voix attirèrent son attention dans la pièce adjacente à celle ou elle se trouvait. Timidement, elle s'approcha de la porte et l'ouvrit, se retrouvant alors dans une nouvelle pièce ou des hommes semblaient discuter.
Ah oui, il y avait deux salons. Ben voyons.
Christa s'avança à pas de loups, voyant l'homme qui accompagnait sans cesse Déborah, ainsi qu'un autre qu'elle avait aperçu dans la salle du poste de police. Elle en déduisit, au vu de son physique également, qu'il devait être undertownien. Christa se mordilla la lèvre en s'avançant, murmurant un léger « bonjour », mais à peine fît-t-elle irruption dans la pièce, qu'un autre homme entre de l'autre côté. Lui. Celui qui avait failli tuer le Serpent, qui avait failli les tuer tous par extension. Christa serra les dents, et lui jeta un regard assassin bras croisés.
« - On est où ici, exactement ?
- La politesse envers vôtre hôte est en option d'où vous venez monsieur ? ne pût laisser échapper la blonde. »
Elle soupira, s'avançant un peu plus vers eux. Elle ne supportait pas l'impolitesse. La politesse était la base de toute relation saine, et l'occulter sonnait aux yeux de l'adolescente tel un crime. Christa avait beau être mal à l'aise dans un environnement hostile, dès que ses pieds frôlaient la terre des riches ou elle était née, elle retrouvait toute son assurance.
Eden posa ses yeux sur Arno, prêt à le supplier de ne pas faire l'abruti, puisque mine de rien cette fille, aussi agaçante puisse-t-elle être, leur avait tout de même permis de passer une nuit dans un lit plutôt que dehors. Mais il eût à peine le temps de lui dire quelque-chose que Gaïa le tirait du lit, et ce de telle façon qu'Eden crût que la ranger Gaïa allait rencontrer l'arrière-train d'Arno. Fort heureusement, la jeune fille préféra se concentrer sur les draps qu'elle retira et plaça de nouveau dans le panier, l'air pas décidée à répondre à Arno.
« - C'précisément pa'c'que vous avez les keufs au cul qu'j'veux que vous dégagiez. J'vais vous faire passer la frontière, faut qu'j'y aille pour le vieux, mais c'tout. T'façon, c'pas comme si vous viviez dans l'overtown, hm ?
- Comment tu...
- Vous avez pas une gueule de riche et vous saviez pas pour l'couvre-feu, c'est suffisant. J'suis pas conne t'sais. Maintenant bougez vos gros cul sinon...
- CLEGANE ! »
Gaïa sursauta, et soudainement, se mit à paniquer, poussant nombre de jurons dont on aurait même pas soupçonné l'existence. Elle prit les deux garçons, ouvrit la porte des toilettes, et les poussa dedans ainsi que leurs vêtements.
« - Vous la fermez c'clair ? »
Et elle eût tout juste le temps de fermer la porte sous les yeux hébétés des deux garçons avant qu'ils n'entendent la porte s'ouvrir. Eden retint un soupir et s'assit silencieusement sur le siège des toilettes , grognant quelques choses à peine compréhensibles.
« - Si on peut même pas s'réveiller tranquille dans cette ville... »
De son côté, Gaïa s'était remise au travail juste avant que la porte s'ouvre en trombe. Elle vit le vieux bonhomme gros et gras qui lui servait de patron entrer dans la pièce,
« - Pour l'amour du ciel Clegane, qu'est-ce que tu me fais encore ?
- J'range les draps, ils étaient sales.
- Personne n'a dormi dans cette chambre Clegane !
- Ouais mais en inspectant j'me suis rendue compte qu'on avait laissé la f'nêtre ouverte, et y'a un chat qu'à squatté. Donc j'remballe tout ça, j'vais les laver.
- Nom de Dieu Clegane tu as de la chance que...
- Qu'vous connaissiez mes parents, j'sais. Vous désiriez ?
- Je veux que tout soit impeccable d'ici trente minutes, nous avons la visite des inspecteurs.
- Les inspecteurs ? s'étrangla Gaïa. Mais ils...
- Tu les connais, ils adorent débarquer quelques jours en avance. Alors je veux que cet hôtel soit plus propre qu'il ne l'a jamais été, c'est clair ?
- Avec tout vot' respect, même avec d'la sorcellerie j'pourrais pas nettoyer c'taudis en une d'mi heure.
- Alors demande à tout le monde de t'aider mais j'exige qu'on puisse se voir dans le reflet du parquet ! Exécution Clegane !
- Mais m'sieur... »
Gaïa vit le regard noir de son patron qui apparemment, n'était pas décidé à bouger tant qu'elle ne ferait pas preuve d'un peu d'enthousiasme. Or l'enthousiasme en cet instant, Gaïa était loin, très loin d'en posséder ne fût-ce qu'une once.
Non parce qu'il était gentil le vieux, mais elle, elle pouvait survivre sous l'eau, pas ranger un hôtel quasiment seule en une demie-heure !
Ah oui, il y avait deux salons. Ben voyons.
Christa s'avança à pas de loups, voyant l'homme qui accompagnait sans cesse Déborah, ainsi qu'un autre qu'elle avait aperçu dans la salle du poste de police. Elle en déduisit, au vu de son physique également, qu'il devait être undertownien. Christa se mordilla la lèvre en s'avançant, murmurant un léger « bonjour », mais à peine fît-t-elle irruption dans la pièce, qu'un autre homme entre de l'autre côté. Lui. Celui qui avait failli tuer le Serpent, qui avait failli les tuer tous par extension. Christa serra les dents, et lui jeta un regard assassin bras croisés.
« - On est où ici, exactement ?
- La politesse envers vôtre hôte est en option d'où vous venez monsieur ? ne pût laisser échapper la blonde. »
Elle soupira, s'avançant un peu plus vers eux. Elle ne supportait pas l'impolitesse. La politesse était la base de toute relation saine, et l'occulter sonnait aux yeux de l'adolescente tel un crime. Christa avait beau être mal à l'aise dans un environnement hostile, dès que ses pieds frôlaient la terre des riches ou elle était née, elle retrouvait toute son assurance.
Eden posa ses yeux sur Arno, prêt à le supplier de ne pas faire l'abruti, puisque mine de rien cette fille, aussi agaçante puisse-t-elle être, leur avait tout de même permis de passer une nuit dans un lit plutôt que dehors. Mais il eût à peine le temps de lui dire quelque-chose que Gaïa le tirait du lit, et ce de telle façon qu'Eden crût que la ranger Gaïa allait rencontrer l'arrière-train d'Arno. Fort heureusement, la jeune fille préféra se concentrer sur les draps qu'elle retira et plaça de nouveau dans le panier, l'air pas décidée à répondre à Arno.
« - C'précisément pa'c'que vous avez les keufs au cul qu'j'veux que vous dégagiez. J'vais vous faire passer la frontière, faut qu'j'y aille pour le vieux, mais c'tout. T'façon, c'pas comme si vous viviez dans l'overtown, hm ?
- Comment tu...
- Vous avez pas une gueule de riche et vous saviez pas pour l'couvre-feu, c'est suffisant. J'suis pas conne t'sais. Maintenant bougez vos gros cul sinon...
- CLEGANE ! »
Gaïa sursauta, et soudainement, se mit à paniquer, poussant nombre de jurons dont on aurait même pas soupçonné l'existence. Elle prit les deux garçons, ouvrit la porte des toilettes, et les poussa dedans ainsi que leurs vêtements.
« - Vous la fermez c'clair ? »
Et elle eût tout juste le temps de fermer la porte sous les yeux hébétés des deux garçons avant qu'ils n'entendent la porte s'ouvrir. Eden retint un soupir et s'assit silencieusement sur le siège des toilettes , grognant quelques choses à peine compréhensibles.
« - Si on peut même pas s'réveiller tranquille dans cette ville... »
De son côté, Gaïa s'était remise au travail juste avant que la porte s'ouvre en trombe. Elle vit le vieux bonhomme gros et gras qui lui servait de patron entrer dans la pièce,
« - Pour l'amour du ciel Clegane, qu'est-ce que tu me fais encore ?
- J'range les draps, ils étaient sales.
- Personne n'a dormi dans cette chambre Clegane !
- Ouais mais en inspectant j'me suis rendue compte qu'on avait laissé la f'nêtre ouverte, et y'a un chat qu'à squatté. Donc j'remballe tout ça, j'vais les laver.
- Nom de Dieu Clegane tu as de la chance que...
- Qu'vous connaissiez mes parents, j'sais. Vous désiriez ?
- Je veux que tout soit impeccable d'ici trente minutes, nous avons la visite des inspecteurs.
- Les inspecteurs ? s'étrangla Gaïa. Mais ils...
- Tu les connais, ils adorent débarquer quelques jours en avance. Alors je veux que cet hôtel soit plus propre qu'il ne l'a jamais été, c'est clair ?
- Avec tout vot' respect, même avec d'la sorcellerie j'pourrais pas nettoyer c'taudis en une d'mi heure.
- Alors demande à tout le monde de t'aider mais j'exige qu'on puisse se voir dans le reflet du parquet ! Exécution Clegane !
- Mais m'sieur... »
Gaïa vit le regard noir de son patron qui apparemment, n'était pas décidé à bouger tant qu'elle ne ferait pas preuve d'un peu d'enthousiasme. Or l'enthousiasme en cet instant, Gaïa était loin, très loin d'en posséder ne fût-ce qu'une once.
Non parce qu'il était gentil le vieux, mais elle, elle pouvait survivre sous l'eau, pas ranger un hôtel quasiment seule en une demie-heure !





