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RE: KINGDOMS. - Shaytan - 18-08-2014 Yo Yo
Ambroise ferma son sac, et le chargea négligemment sur son épaule. Elle avait ordonné sa crinière brune en une longue tresse qui tombait gracieusement entre ses omoplates. Elle observa sa chambre, consciente qu'elle ne la reverrait pas avant longtemps, peut-être bien plus du tout. C'était une salle arrondie, entièrement faite de chêne, qui donnait plus l'impression d'être un cocon qu'une simple salle. Les murs étaient recouverts d'étagères chargés de livres et de fleurs, qui jonchaient également le sol. Elle huma une dernière fois la douce odeur de la sève et du pollen, puis ferma la porte derrière elle. Ses parents s'était résolus hier à l'envoyer à la Capitale. Il fallait dire que le Conseil des Sages du Royaume l'avaient désignés à l'unanimité, et un refus du Roi aurait pu être perçu comme une forme d'autoritarisme, ce qu'il fallait absolument évité en cette sombre période. De toute façon, il semblait à tout le monde évident que ce devait être un membre de la famille royale, protectrice du peuple des Rocheuses depuis des temps immémoriaux. Et il était trop risqué d'envoyer le fils aîné, premier prétendant au trône, ou la soeur cadette, âgée de seulement 13 ans. Ambroise avait acceptée sans hésitation, car c'était indubitablement son devoir, mais sa mère s'était montrée plus réticente, avant de finir par accepter ce choix. A l'entrée du château, les membres de sa famille se tenait dos au mur, en ligne. Elle soupira. " Arrêtez de me réserver autant d'égard. fit-elle avec un demi sourire. Je ne suis pas encore une martyre, que je sache." Sa mère étouffa un sanglot, et Ambroise la rassura d'une accolade. Elle n'était pas très adroite en ce qui concernait les démonstrations d'affections (hé oui, les arbres ne demandent pas de calins), mais elle fit un effort pour cette fois. Après tout, eux non plus elle n'avait pas la certitude de les revoir. Le dernier fut son père, qui lui prit vigoureusement les mains et les porta à sa bouche, comme il avait toujours eut l'habitude de le faire à chaque fois u'ils se disaient au revoir. Mais cette fois-ci, elle put sentir ses lèvres trembler, sous sa barbe de patriarche. Elle lui sourit, puis chargea son sac, son arc et son carquois dans la voiture qui avait été préparée pour elle. Deux chevaux de montagne y était attelé, grands chacun comme un homme, piaffant d'impatience. Il faisait encore nuit, car la jeune fille avait désiré quitter la ville à l'abri des regards. Elle monta, et referma d'un coup sec la portière derrière elle. ------------------------------------ La jeune fille se réveilla en sursaut, et jeta un oeil par la fenêtre. Elle eut le souffle coupée. La Capitale était exactement comme elle était décrite dans les livres, en plus impressionnant. "La Précieuse" comme on l'appelait parfois dans la littérature, était différente en tout point du Royaume des Rocheuses. Le Vert des arbres et l'Ocre de la pierre y était remplacés par toutes sortes de couleurs criardes, avec une grande dominante de doré, l'Or étant le symbole de la ville. Les buildings dépassaient largement la hauteur de la cime des arbres et surtout, ne laissaient aucune place pour la flore. Ambroise frissonna. Partout ou son regard se posait, elle ne voyait que des hommes, des hommes, des hommes. Sa décision fut vite prise : elle détestait cette endroit. La voiture s'arrêta finalement devant le grand palais. Ambroise en descendit, et congédia son escorte, qui, concrètement lui serait dès à présent complétement inutile. Elle pénétra dans l'enceinte du bâtiment et fut accueilli par deux gardes qui la saluèrent d'un hochement de tête. Elle posa au sol son sac en toile, et tourna la tête vers celle qui visiblement, allait devenir sa camarade pour les mois à venir. Autant jouer d'emblée la carte de l solidarité. Elle lui sourit, et tendit la main vers elle. " Je suis Ambroise, du Royaume des Rocheuses. Quel est ton nom ?" RE: KINGDOMS. - Hypnos - 19-08-2014 Naël Talahar
J'ai pas de photo je suis sur téléphone je vous emmerde. Imaginez un mec magnifique & musclé, mon sosie quoi. DESERT ; Le Royaume du désert est l’un des continents les plus étendus de la Basse Terre. Mais son immensité géographique contraste douloureusement avec sa petitesse démographique. La seule région possédant une densité de population à en faire pâlir d’envie le royaume d’Acier était la capitale, Taal’Topour, nichée sur un gigantesque oasis. Le reste du pays n’est habité que par de rares colonies éparses et des tribus nomades aux rites parfois étranges. Le cœur du pouvoir décisionnel et économique du pays ensablé se trouve donc évidemment à Taal’Topour.
POLITIQUE ; Le gouvernement est composé d’un Sultan, femme ou homme, peu importait, qui héritait son pouvoir par le sang, et d’un ensemble de conseillers, choisis à part égale par les plus riches citoyens du pays et par le sultan lui-même. Pour le moment, le sultan était une femme, Yaloène, trente-cinq ans, regard hypnotique et main de fer sur son pays et surtout sur le commerce de matières premières fossiles (pétrole, pierre des carrières, sable etc). La plupart de la production venait d’ailleurs d’être redirigé vers le royaume d’Acier afin de les soutenir dans leur attaque. Naël ; métamorphiste & dermocopiste (peut se changer en n’importe quoi & prendre la texture de ce qu’il touche. Ex : devenir métal en touchant du métal) ; conseiller du Sultan ; chiennasse chaude comme la braise (envoie hormones au 7 13 13) ; s’habille en lin et en vêtements amples ; humour douteux ; n’aime pas beaucoup le feu ; réfractaire à la technologie. EGO ; Naël a toujours été avide de pouvoir. Pas dans le sens diabolique traitre à la couronne mais plutôt impitoyable carriériste. Il a toujours su comment utiliser ses atouts et ses forces pour arriver à ses fins. Commençant sa vie au plus bas de l’échelle sociale, à savoir vagabond dans les rues mal famées de Taal’Topour, il a su se frayer un chemin jusqu’à une place hautement estimée par ses concitoyens : membre du harem du Sultan. Répondant à ses moindres caprices pendant de longues années, Naël a fini par se glisser dans les petits papiers de Yaloène jusqu’à en obtenir une place de Conseiller du Sultan. De fil en aiguille, la richesse n’a pas tardé à apparaître et le jeune homme s’est très vite retrouvé couvert d’or, de femmes, et de pouvoir. La situation pourrait paraître idyllique si Taal’Topour n’était pas le panier de crabe qu’elle a toujours été. Après plusieurs tentatives d’assassinat, le jeune homme a décidé de s’exiler sur l’Île Centrale, prodiguant ses conseils à l’occasion de ses visites. Il est aujourd’hui encore plus riche qu’il ne l’a été grâce au bordel florissant qu’il a ouvert à la Capitale. Naël est plus riche, plus beau, plus intelligent et plus bien placé que jamais. Autant dire que Naël a tout sauf envie de faire la guerre. RE: KINGDOMS. - Hypnos - 19-08-2014 But everything changed when the fire nation attacked.
▬ Je vais vous donner un indice, si je n’ai pas répondu à vos lettres, c’est que je refuse. Et aussi parce que je m’étais torché avec avant même de lire plus des quatre premières lignes.
Le parfum entêtant du bordel de Naël semblait monter légèrement à la tête des deux gardes qui suaient à grandes eaux sous leurs uniformes blancs et dorés, les couleurs de la capitale. Ils étaient venus avec une convocation impériale – s’il vous plait ! – sommant le propriétaire des lieux à donner son corps à l’Empereur. Enfin pas de la façon dont vous pourriez l’entendre à première vu. Si ça n’avait été que ça... Non ! Là il fallait se battre, risquer sa peau et tout. Nope. ▬ Que diriez-vous d’un peu de distraction ? Vous avez l’air tout tendus. Le jeune homme claqua des doigts et deux magnifiques créatures surgirent des tentures en velours pour se frotter aux gardes qui semblèrent se liquéfier de plus en plus à mesure que le temps passait. Lorsque Naël s’apprêtait à dire à ses filles de les entraîner plus loin, la porte de son bureau s’ouvrit une fois de plus à la volée sur le capitaine de la garde royale en personne. ▬ Ah merde. Je vous propose pas non plus une pote ? **
Evidemment, il ne voulait pas. De toute façon, c’était de notoriété commune que Darius Miloot était impuissant au minimum, énuque au maximum. Dans le meilleur des cas, il bandait mou quoi. Un mec PAS FUN. Tellement pas fun qu’il promenait maintenant Naël dans la capitale, menotté. ▬ Tu sais Darius toutes les nuits (je pense à toi, toutes les nuits je rêve de nous deux) je fantasme sur toi qui me passe des menottes et regarde ce qui nous arrive ! Mon plus grand rêve. C’est comme Noël mais en moins gros, moins rouge et moins barbu. Un coup sec sur la nuque empêcha Naël de continuer à déblatérer seul et il le poussa dans un espèce d’engin motorisé sensé les emmener au palais. Naël jaugea l’appareil d’un œil mauvais, très peu expert en la matière de technologie. Il s’engouffra néanmoins dans la voiture jusqu’au palais où on l’abandonna dans un petit vestibule richement meublé où se trouvaient déjà deux personnes. Une gamine aux cheveux fluo et une autre aux allures de nones. Alors c’était avec ça qu’il allait devoir sauver le monde ? Ca sentait les coquilles à ras-bord pour de longs mois. Mais Naël était quelqu’un d’élégant. Alors il se contenta d’un « booooonjour » poli, suivi d’un petit sourire espiègle. RE: KINGDOMS. - WendyDarling - 20-08-2014 ![]() - Je m'appelle Shéhérazade. J'ai 19 ans, et je représente Scuelame ; le royaume aquatique. Il y a peu j'étais chasseuse de pirate. C'est à peu près tout. Elle lâche une ébauche de sourire qui dévoile ses dents de devant un peu proéminente. Elle les fixe de ses yeux qui bouffent tout ; elle cherche à déceler leurs réactions à l'évocation de son royaume. Le royaume aquatique ; réputation de lâches ; peu aimés ; sirènes charmeuses ; royaume invisible de la vaste archipel. Mine de rien, Shéhérazade, elle en jette un peu. Après tout, elle est sirène ; et dire « Je suis chasseuse de pirate » ça a d'la gueule. Pas qu'elle est célèbre, parlons plutôt de petite notoriété. Dans certaines régions, les chasseurs de pirates apparaissent comme des héros. Alors on les connaît de nom ; on s'en fiche un peu ; on a jamais vu leurs visages mais on les respecte. De loin. Elle incline légèrement la tête et fait mine de demander. - Et vous, qui êtes-vous et pour quel royaume êtes-vous venus crever ? Ton monocorde & ennui qui nage dans le regard. Elle a le mot à peine ironique et la moue à peine esquissée. Un pli amer sur la lèvre. Elle essaye de s'intéresser mais à peine ont-ils pris le relais que son regard s'évade sur le coté. Elle se rabroue intérieurement et s'amuse à les jauger un par un, précautionneusement. Le garçon a une allure de frimeur et un air lubrique qui ne lui dit rien qui vaille. Teint tanné par le soleil. Pas trop abîmé. Un riche sans doute issu du Royaume du Désert. Il a aussi une feuille de salade coincée entre les dents et elle se demande s'il faut lui dire. Peut-être qu'Ambroise... Non, Ambroise a l'air trop timide pour ça. Allure de nonne ; princesse sage ; noble héritière ; joueuse de piano de salon ; ferait pas de mal à une mouche. Enfin. Shéhérazade, t'es bien mal placée pour juger les gens sur leurs apparence. Tu t'es vu, perspicace ? Alors oui, peut-être qu'Ambroise a une grenade cachée sous ses jupons et un poignard dans ses bas (Shéhérazade a elle-même un poignard dans ses bas – qui sont effilés, mais vous vous en doutez). Pour l'instant, l'autre apparaît juste comme une jeune-fille sage qui portent des couleurs fades et parfaitement coiffé dans la plus incroyable banalité. C'en est presque fascinant. Elle décide qu'elle l'apprécie. - Je suis désolée mais ça devient urgent, dit-elle en se tournant vers le garçon. T'as une feuille de salade ou je ne sais quoi (on veut pas savoir ce que ça pourrait être en fait) coincé entre les dents. Et c'est extrêmement perturbant. Tu devrais me remercier, tu sais, c'est comme si je te sauvais la vie. RE: KINGDOMS. - Claaudie - 20-08-2014 Ce voyage était ridicule et ce fut la première chose à laquelle Sevastyan pensa, en discernant, au loin, les tours du château de la Capitale. Les ruelles de la ville se trouvaient couvertes de monde, d'étalages en tout genre, et de petits commerces où s'agitait bon nombre de marchands qui hurlaient slogans à tout va.
Si Sevastyan s'était déjà rendu à maintes reprises au Royaume central, ça n'avait jamais été pour une démarche de ce genre. Les conférences bourrés d'hypocrisies, les rencontres polies entre représentants de tel ou tel Royaume, ça, il connaissait. La Guerre ? Ça ne lui faisait pas peur. Cette Guerre ? Elle ne l'intéressait pas. En réalité, c'était son père qui avait fait pression pour le foutre en première ligne. Se battre n'avait jamais été un problème, dans la mesure où il le faisait depuis tout petit, mais défiler avec d'autres "élus" pour les beaux yeux de l'Empereur, ne faisait pas partie de ses priorités. De toute évidence, il n'avait eu d'autres solutions que de faire un voyage de plusieurs semaines jusqu'ici, et de se coltiner une escorte ridicule qui ne servait qu'à mettre en avant les valeurs superficielles de son pays. Autour de lui ? Une dizaine d'hommes armés jusqu'aux dents, qui, ça et là, tenaient fièrement des drapeaux aux couleurs du Royaume de l'Acier. C'était ce qui leur correspondait, le gris. Pas le doré, l'extravagant et le grotesque de la Capitale, qui se confortait derrière ses petites murailles de pierre et dans ses privilèges stupides. L'Empereur utilisait les qualités des Royaumes alentours (qu'il aimait à dire sous sa protection dans les manières narcissiques et insupportables qui lui étaient propres), pour défendre son territoire, sa place, son petit coquons argenté. Sevastyan haïssait le principe, mais se suffisait dans l’obéissance, puisqu'il avait très vite compris que sa place ne lui permettait pas de s'en plaindre. Les chances de tenir le coup au Royaume de l'Acier, vu les conditions de vie qui y régnaient, étaient infimes, si on ne possédait pas un équipement de survie adéquat. Son équipement, à lui, c'était aussi ce qui faisait sa fierté (et ce qui grossissait son égo même si il avait du mal à se l'avouer) : La technologie, les gadgets qu'on avait collé sous sa peau, et ce qui faisait de lui ce qu'il était aujourd'hui. En somme, une arme sur patte. Et puis il y avait l'héritage familial, parce qu'il n'était pas le fils de n'importe qui, mais ça aussi, il détestait le dire. Son mérite il ne le devait qu'à lui seul. Evidemment. (pasdutoutlolxd) - Vous pouvez me laisser ici je vais pas me perdre. Interrompit Sevastyan, une fois devant les portes du château, en essayant encore et toujours de se faire entendre, sans véritablement y mettre de la conviction. Les regards qu'on leur lançait étaient amplement suffisant pour le rendre terriblement las. Il n'était pas entièrement humain, de toute évidence, ça suffisait à attirer la curiosité. Ah et c'était son bras, visiblement, qui appelait le plus aux interrogations. Sevastyan ne portait pas d'arme, il en avait juste une incrusté sous la peau. Rien de trop bizarre, pas vrai ? Après tout il avait entendu dire que même un représentant du Royaume de l'Eau avait été appelé à se rendre sur la Capitale. Ça, c'était étrange. Insensé, même. Il haïssait l'eau. En entrant à l'intérieur de la gigantesque salle qui servait, très probablement, de lieu de réunion, Sevastyan grimaça. Tout d'abord parce que chacun de ses pas était ponctué d'un crissement agaçant contre le marbre de la pièce, ensuite et surtout, parce qu'il lui suffit de poser un regard significatif et appuyé sur ceux qui étaient censés l'accompagner dans sa quête pour se rendre compte que ça ne serait pas possible. Déjà, le premier garçon portait un sourire bien trop long et bien trop appuyé sur chacun d'entre eux pour que le tout ait l'air un minimum bienveillant : Il ne l'était pas du tout. En vérité, c'était cela : Il n'était pas bienveillant, et si son accoutrement laissait à croire qu'il venait d'un Royaume SEC (le plus important selon lui), il semblait beaucoup trop chaleureux pour être inoffensif. Ensuite, la seconde fille sur laquelle son attention se posa, souriait à son tour, mais semblait plus calme (peut-être plus réfléchie) que son copain-des-sables au sourire trop diabolique. Elle avait un joli visage. Le genre qui attirait la confiance, mais Sevastyan ne se fiait pas à ce genre de détail. Ça ne voulait rien dire, et puis il n'avait pas prévu de faire ami-ami avec des gens qui risqueraient très probablement de mourir lors de la prochaine bataille. Peut-être même que lui aussi allait mourir. Mais il en doutait. Il venait du Royaume d'Acier. La dernière des combattants, était une autre fille. Mais cette fois-ci, Sevastyan fit un gigantesque pas en arrière, en voyant son accoutrement, et en comprenait que ce qu'il redoutait était arrivé. Luttant contre lui-même, Sevastyan essaya de garder son calme. Il n'allait tout de même pas péter un plomb, parce qu'on l'obligeait à supporter un guerrier du Royaume de l'Eau, si ? Il avait vu pire. Et puis, rien ne disait qu'elle venait vraiment de ce pays là. Il n'en savait trop rien, il se contentait simplement d'observer et de conclure des choses. Peut-être qu'il faisait des conclusions trop hâtives. Voilà tout. Le brun redressa son sac sur son dos, entreprit de fixer le pupitre où aurait dû se présenter l'Empereur depuis un temps déjà (en priant pour qu'il fasse rapidement histoire qu'il n'ait pas à entreprendre de commencer une conversation avec ses compagnons d'armes -ou peu importe qui ils étaient) et tira une mine des plus glaciales, ignorant les petits crissements qui, de temps à autre et en provenance du métal qui dormait sous sa peau (parfois à l'air libre), venaient résonner à l'intérieur de la pièce Finalement, Sevastyan grimaça sans le vouloir. Courage. Tant qu'il restait au sec, il survivrait. RE: KINGDOMS. - 0asis - 20-08-2014 L'incroyable oiseau se posa sur l'un des cordages qui bordaient doucement la coque massive du Mistral. Tout se perdait en couleurs et en plumes soyeuses, sur lesquelles le regard ne pouvait que glisser, jusqu'à tomber sur les serres du formidable rapace. Une lettre, tatouée du sceau royal, était attachée à l'une des pattes du géant des airs. Le Grand Père demanda fermement aux curieux de s'écarter, arracha le bout de papier, le lu, et dés que l'information fut transmise, la missive tomba en cendres grises, balayées instantanément par le vent qui frappaient tous les visages. Grand Père prit un air grave. Il se retira des heures durant dans la cabine qu'il occupait, tandis que, contrairement à l'habitude, tous les autres arboraient un air grave. Plus rien ne bougeait, si ce n'est les grands voiles qui dansaient avec le vent.
Quand Grand-Père ressortit, Alis était au premier rang. -« L'empire quémande un guerrier. L'empire va tomber si on n'envoie pas de guerrier. J'ai longuement réfléchi, je ne veux pas vous imposer un tel choix, j'irai. » Déjà, des cris de protestations jaillirent de toutes les bouches. « Comment le bateau volera-t-il sans toi ? », « Où irons-nous sans toi ? », « Comment vas-tu survivre, toi qui est plus vieux que tous les vieux du monde, toi qui sait plus de choses que l'air lui-même ? », et surtout « Comment allons-nous survivre sans toi ? » -« J'irai. Je n'ai que faire de vos avis. » Un silence de plomb tomba sur l'assemblée. On entendit des sanglots, lointains, étouffés, mais qui gagnèrent bientôt la majorité de la troupe. Un cataclysme. Alis ne voulait plus voir. Alis ne voulait plus entendre. Elle promena son regard sur chaque visage, si familier et si étranger à la fois, si proche et pourtant si loin. Elle leur devait tout. Ils ne lui devaient rien. Le départ était prévu pour le lendemain, aux premières couleurs du jours. Nuit. Alis passa le drap par dessus le bastingage. Le vide s'étendait, infini, sous elle. La peur lui monta à la gorge. A moins que ce ne soit l'excitation ? Elle balaya le navire immense de ses yeux nuits, reconnaissante, admirative, fascinée -on ne cesse jamais d'être fasciné par une telle prouesse architecturale-, une larme roula, douloureuse, sur sa joue. Aussitôt séchée par le vent qui embrassa la silhouette fine une dernière fois. Même le vent avait le goût d'adieu. Elle n'avait laissé ni mots, ni excuses, ni raisons. Le vent s'en chargerait pour elle. Demain, à l'aurore, son nom se lira sur les lèvres de ses amis, de ses frères, de ses pères. Elle ne sait si son prénom sera empli de haine, ou s'il sera associé à de la folie, ou s'il sera simplement loué de reconnaissance. Elle n'avait jamais fait partie d'eux, mais elle avait été plus la fille du vent que n'importe lequel des enfants du Mistral. Elle sauta. Atterrit sans bruit sur le sable. Retour aux sources. Elle n'eut pas le temps de s'extasier de la sensation sous ses pieds, elle se mit en route. Elle voyagea jours comme nuits, matins comme soirs, par vent, par pluie. Toutes les saisons passaient sur son corps sans parvenir à l'arrêter. Elle ne savait pas dans quelle direction elle allait. Elle s'arrêta dans une cité perdue, peu accueillante, qui après l'avoir insultée, l'emmenait sur la route de le Capitale. 2 jours. Il lui restait 2 jours. La fumée de la capitale s'arracha au loin. Alis n'en pouvait plus. Rien autour d'elle n'attirait son regard depuis qu'elle avait quitté le navire. Elle ne connaissait rien de ce monde, et elle n'avait pas pris le temps d'en faire sa connaissance. Elle erra dans les ruelles bondées mais vides d'intérêt, et se dirigea vers ce qu'elle imaginait être le château. Raté, c'était une église. Elle se remit en route, momie, le regard vague, épuisée. ___________________ L'empereur fit une arrivée discrète, il se positionna derrière le pupitre, et profita de son invisibilité aux yeux de ses sauveurs (qui étaient trop occupés à se découvrir, du regard, au moins puisqu'ils n'avaient pas l'air de grands orateurs), pour les observer. C'était ça qui allait sauver l'empire ? Une bande de gamins à peine sortis de l'adolescence ? Il souffla. Confiance. Il fallait leur faire confiance. Il hocha la tête, et le chant d'un cuivre retentit, conquérant. Après la tirade de l'instrument, le silence se fit roi. Moins roi que lui, quand même, faut pas abuser. -« Bonjour. » Il fit une pause. Il redressa le manteau de fourrure qui gisait là sur ses épaules. Il avait une carrure impressionnante, juxtaposée à la taille du pupitre. Sa voix trouvait son écho sur chaque mur de la pièce, comme plus de Bonjour qu'on aurait pu imaginer. -« Vous savez tous pourquoi vous êtes là, je ne vais rien vous apprendre. Je ne vais pas non plus gaspiller mon temps et le votre à louer votre courage, votre décision ou à m'excuser de votre arrivée violente ici. » Il appuya ses dires par un regard lourd sur l'arrivant des Sables. -« Vous avez 3 jours à la capitale, pour élaborer des stratégies avec le maître des armées, à vous perfectionner, à vous découvrir. 3 jours. Pas un de plus. Après ça vous serez jetés dans la gueule ouverte de la bataille. Je compte sur vous, nous comptons tous sur vous.» Et sans donner le temps à une quelconque intervention mal-placée, irrespectueuse et puérile, l'Empereur se retira, tout à coup plus si assuré que ça de sa victoire. Ça ne marchera jamais. _______________ Alis gravit les marches interminables une à une. Elle. N'en. Pouvait. Plus. Il fallait que cela cesse. Maintenant. Ou elle allait vomir sur ces marches dégueulasses, luisantes de richesse. Au moment où elle allait s'effondre, la porte du palais se dressa devant elle. Enfin. Pas trop tôt. Tu pouvais pas te montrer avant, petite porte ? Elle l'ouvrit, puisant dans ses dernières forces, et l'océan de nouveautés et de beauté qui posait devant elle combla ses yeux. Elle retrouva soudainement ses forces. Le vent la poussa à l'intérieur. Elle sut à cet instant, et seulement à cet instant, qu'elle avait fait le bon choix. -« J'ai loupé quelque chose ?», s'exclama-t-elle, une fois qu'elle eut fini de boire toute la beauté du monde résumée dans la pièce qui s'étendait partout autour d'elle. RE: KINGDOMS. - Shaytan - 21-08-2014 A l'arrivée de l'Empereur, Ambroise s'effaça dans un silence humble et respectueux. Elle n'avait jamais participé aux rencontres entre dirigeants, ou au meetings des hauts placés ( ce privilège était chez elle réservé à l'héritier de la couronne) mais elle se souvenait très bien des éloges que lui en avait toujours fait son père. De plus, elle avait été éduquée à respecter le protocole, et c'était pour elle bien plus une habitude qu'une contrainte.
Elle observa ses "camarades", d'un oeil curieux. Ils semblaient tous singulièrement différents les un des autres, et chacun portait d'une manière ou d'une autre les couleurs de son Royaume. Mais une chose semblait les lier clairement : aucun d'entre eux n'était enchanté d'être ici. Elle le comprenait. La perspective de devenir de la chair à canon n'était à priori pas très réjouissante, mais elle-même s'y était fait, et il faudrait que ce soit également leur cas. Elle remit en place une des mèches brunes qui avait échappé à sa tresse et posa son regard sur le jeune homme au teint buriné qui était arrivé juste après elle, et fronça légèrement le nez. Son allure débauchée et son sourire sarcastique étaient loin de la rassurer. Ce n'était pas le genre de personne que l'on respectait dans les Rocheuses. Elle se mordilla la lèvre. Il fallait qu'elle prenne du recul. Après tout ils allaient se battre et peut-être mourir ensemble, et il ne valait mieux pas se fier à de faux semblants dès le départ. Un autre jeune homme avait fait irruption dans la pièce quelques minutes auparavant, et son appartenance au Monde d'Acier était plus qu'une certitude. Un léger frisson lui parcourut l'échine. L'artificiel avait chez lui prit le pas sur le naturel, et cela ne correspondait pour la jeune fille à rien de connu. Elle détourna son regard du jeune homme dont l'expression facial renvoyait à la froideur du métal qui le composait. Une retardataire débarqua, visiblement complètement déboussolée. Ambroise eut un léger sourire. Elle paraissait azimutée, et bizarrement hors-contexte par rapport à la gravité de la situation et au ton sévère du discours de l'Empereur. " Mmh, à priori tu as manqué la partie la plus importante." Elle parla d'un ton amicale, bien que très légèrement inquisitoire. Après tout, il allait falloir qu'elle apprenne à être ponctuelle, si elle voulait combattre le Mal. Alors qu'elle poursuivait son analyse des "héros", les gardes les entourèrent et les poussèrent vers la sortie de la pièce. Ils les menèrent alors, à travers le labyrinthe de couloirs dorés, jusqu'à leurs appartements. C'était à proprement dit impressionnant. Dans un hall aux murs concaves, 6 portes en bois vernis, correspondant aux 6 Royaumes, se dressaient majestueusement. La vision d'un bois à ce point défiguré par l'oeuvre humaine ne fit que mettre la jeune fille plus mal à l'aise. Elle se mordilla nerveusement la lèvre, mais préféra rester silencieuse. Inutile de jouer dès à présent les capricieuses. Les gardes se retirèrent alors, leur laissant le loisir de découvrir les chambres qu'ils allaient habiter pendant trois jours et qui, d'après leur dire, étaient toutes communiquantes entre elle. RE: KINGDOMS. - Hypnos - 22-08-2014 Après l'épisode TRÈS gênant de la salade entre les dents, que Naël avait retiré rapidement en remerciant celle qui le lui avait fait remarquer, il s'était présenté à ses nouveaux camardes présents (y compris le type de l'Acier donc). Une fois les présentations à peu près achevées, l'empereur était apparu à son pupitre et avait fait un vibrant discours avec une pointe d'ironie spécialement adressé à l'émissaire des Sableux. L'enfourné.
Était-ce si difficile de comprendre qu'il ne VOULAIT PAS être là ? Quand le grand chef eut fini sa tirade, une retardataire pointa le bout de son nez. Et elle osait demander si elle avait raté quelque chose. Non, non, pas du tout, tu te pointes 2:39 après le reste de la planète mais à part ça tranquille. À part ça elle était plutôt jolie. Brune, élancée, la peau caramel. Pas vilaine, somme toute. Enfin bref. On les conduisait déjà à leurs appartements pour 3 jours. Le truc génial c'était que toutes les chambres communiquaient. Niveau intimité c'était absolument merveilleux. Enfin Naël n'était pas spécialement la personne la plus pudique du monde mais en revanche était pas mal paranoïaque. Et des ouvertures partout c'était pas exactement le TOP. Mais bon. Zen. On va pas non plus faire tout capoter. Détente, on souffle. Il poussa la porte de sa chambre attribuée et y entra avant de poussa un profond soupire. Le sol était tapissé d'un sable fin et chaud qui ne collait pas au pied et ne s'infiltrait pas partout - sûrement enchanté - et les murs peignaient des paysages de déserts. Le lit était un amas de coussins entouré de draps aériens et l'éclairage était tamisé, l'air portant un parfum capiteux. Le jeune homme sortit dans le vestibule-salon occupé de cinq fauteuils confortables et plein de trucs fantastiques genre des échecs, des cartes, des... Tables. Youpi. Et surtout là où il y avait les portes des autres chambres. — Euh, rassurez moi les gars, vous aussi votre chambre c'est un cliché ? Il imaginait déjà celle de la pucelle des montagnes. Des plantes et des cailloux partout. BANDANT. RE: KINGDOMS. - Claaudie - 24-08-2014 Le discours de l'Empereur terminé, voilà qu'on les dirigeait vers leurs chambres respectives, situées à l'intérieur de la Capitale, puisque de toute évidence, on allait les goinfrer de choses toutes plus merveilleuses les unes que les autres, avant de les envoyer à la mort.
Sevastyan n'était pas plus lassé que cela, dans la mesure où l'arrivée tardive d'une autre de leur coéquipière, une fille au teint basané, et aux cheveux bruns, avait suffit à le faire très légèrement sourire. Mais seulement très légèrement, car elle semblait bien trop enjouée à son goût. Il ne haïssait pas le fait de se battre, simplement le fait de se lancer dans une cause perdue d'avance, puisque (et c'était ce qu'on lui répétait depuis qu'il était enfant), la Capitale tirait des avantages énormes à exploiter la plupart des Royaumes de la planète. Leur seule présence ici en était la preuve évidente. Alors quand il fit un pas à l'intérieur de la chambre qu'on lui avait attribué (en traversant un appartement commun qu'il n'appréciait PAS DU TOUT), ce fut plus avec le soulagement de pouvoir enfin se retrouver à l'écart de cet excès d'hypocrisie. Seulement voilà. Sa chambre n'avait rien de ce qu'il aurait pu qualifier de chambre. Hormis la couleur grise, qui en soit, dominait amplement sur toute la pièce, on s'était visiblement amusé à coller des trucs en acier un peu partout, et à faire en sorte de rendre le tout le plus moderne possible. Ça n'avait rien d'inconfortable. C'était simplement perturbant. Comme si on avait tenté de faire une copie conforme des valeurs du Royaume à l'intérieur duquel il avait grandit, et qu'on s'était littéralement vomi dessus au moment où il avait fallut s'atteler à la tâche. Enfin. Lorsque l'un des membres du groupe sortit dans le salon commun qui, plutôt légitimement, semblait avoir été placé là, au beau milieu de leur appartement, pour les aider à "faire connaissance", Sevastyan comprit rapidement qu'il n'avait pas été la seule victime de la stupidité de l'Empereur (au moins, il y avait des choses sur lesquelles sa famille n'avait pas mentit). Alors il poussa un long soupire, sortit à son tour, en tirant une tête toujours parfaitement neutre, et en se demandant intérieurement si il était censé prendre mal le décors qu'on lui avait attribué, où en être fier. Peut-être qu'il s'en fichait un peu au final, tant qu'on le faisait pas dormir dans un bocal, ou à côté de l'un d'entre eux. Là, il aurait juste tout donné pour être tranquillement installé sur ce qui lui servait de lit, puisque sa chambre à lui, se défendait plutôt bien. Si on aimait l'Acier. - Tant que je peux dormir, ça me va. Articula-t-il, passablement fatigué, en se laissant tomber sur l'un des fauteuil, sans chercher à faire la discussion. D'ailleurs, il entreprit d'aviser son bras, et pas le plus mignon des deux, pour vérifier si tout était au point, et ça consister à démonter quelques trucs, de-ci de-là. Et puis ils ont voulu nous faire plaisir, on va quand même pas les irriter. Ne put-il s'empêcher d'ajouter, plein de reproches, en retirant les balles (parmi d'autres choses étranges) qu'on avait littéralement chargé sous sa peau pour les poser en toute tranquillité sur la table en face de lui. RE: KINGDOMS. - 0asis - 24-08-2014 (hmmm un post qui ne sert à rien bonjour) A peine le temps de comprendre qu'elle était terriblement en retard qu'Alis était déjà entraînée avec ses pairs vers des appartements bien trop grands. Six portes se tenaient fièrement côtes à côtes, de bois massif, et sur chacune d'elles, gravés en différentes polices et tailles, leurs six noms.
"A L I S", pouvait elle lire. Le I n'était pas droit, le A était trop gros. Cela n'évoquait pour elle pourtant seulement qu'un travail minutieux, fioritures dont on ne s'encombrait pas, chez elle. Elle prit le temps de s'extasier, puis, sans avoir encore salué ses camarades, poussa la porte. Elle s'attendait, comme le murmure le lui soufflait à ses oreilles, à des somptuosités qui allaient lui rappeler son navire. Des "clichés", que les autres trouvaient sans intérêts. Il n'en fut rien. Une chambre, quasiment vide. Un lit, terne, des murs, ternes. Une petite table, une petite chaise, et un bout de papier. "On n'a pas su que faire. Bienvenue."
Quelque chose la frappa alors. Elle sourit, tristement. Si elle n'avait jamais vu le monde du bas, alors celui-ci n'était jamais monté à bord du Mistral. Impossible pour eux de lui confectionner une chambre, à la hauteur des couleurs et des sensations de son chez-elle. Et tant mieux. Rien ne l'arrêterait plus, maintenant, elle pouvait tirer un trait sur les souvenirs du vent grondant contre ses fenêtre, tantôt menaçant, tantôt maternel. Alis, gracile, s'avança vers ses collègues. Elle clarifia sa voix, se donna de la contenance, et... Et ne dit rien. Elle était comme bouleversée par le spectacles de nouveautés qui s'offrait à elle. Chaque personne ici présente représentait une contrée, un pays qu'elle avait rêvé d'explorer, des gens qu'elle avait rêvé de rencontrer. Ces gens avaient l'odeur de l'aventure, et tandis qu'elle promenait ses yeux sur les silhouettes en face d'elle, elle exultait. Les découvrir représentait plus de voyages qu'elle n'en avait jamais rêvé. Après un temps de pause qu'elle n'avait pas jugé long, mais qui lui avait permis d'ores et déjà de s'afficher comme une fille perdue dans sa tête (et dans ses rêves, tant qu'à faire), et esquissa un sourire qui se perdit déjà en timidité. -« Bonjour ? » Elle aurait souhaité se présenter, s’émerveiller de tout ce qu'elle voyait, mais se trouvait muselée par l'angoisse. Elle était venue ici sur un coup de tête égoïste. Elle n'avait aucune aptitude à se battre, ou à former une équipe (là d'où elle venait, les gens avaient pour habitudes une solidarité individuelle, soit une forme de respect de tout un chacun, où chacun fait ce qu'il veut, sans rendre de comptes à personne, tout en étant sans cesse dans l'anticipation des besoins de l'autre). Ses camarades n'allaient pas tarder à se rendre compte qu'elle n'était pas du tout faite pour être ici. Et qu'elle serait la première à mourir, aussi. Elle n'y avait pas pensé. Elle eut soudain envie de bondir par la fenêtre, et son regard s'échappait précipitamment vers l'embrasure éclairée, pour revenir sur la petite assemblée, pour fuir encore au loin. Elle était vraiment dans la merde. |