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RE: STRAY - Oxari - 07-06-2014 Je vous aime, cordialement. ![]() Cade et Annesley Jensen Cade et Annesley ont toujours vécu sans vraiment connaître leur père, qui passait sa vie sur une espèce d'île étrange, ne donnant pas souvent de nouvelles à ses enfants. Ils ont toujours vécu comme ça, aussi leur père ne leur manque pas du tout. Un été, leur mère les envoya lui rendre visite car "se voir de temps en temps ne fait pas de mal." Cade n'a pas été du tout content de voir son papa qui n'avait jamais été là pour lui et sa soeur, en revanche Annesley, elle, est ravie à l'idée de le voir. Bref, Cade est froid, très protecteur envers sa soeur et moqueur, et Annesley est toujours joyeuse et sympathique avec tout le monde, en revanche elle n'est pas du tout débrouillarde. voilà désolée c'est vraiment du caca pourri :'( RE: STRAY - Gucky - 08-06-2014 Allie Foster, La Flic (32 ans) ![]() Cet hôpital, Allie le connaît bien. Flic depuis 10 ans c'est elle qui y a envoyé la plupart des criminels. Spécialisée dans les affaires "spéciales" elle a vu beaucoup de choses. Elle venait sur l'île rendre visite à sa petite sœur Zoé qui s'occupe de la plupart des patients et aussi accessoirement pour jeter un coup d'oeil et voir si tout se passait bien. C'était son job. Allie est obnubilée par son job, elle est franche et droite mais ne possède pas beaucoup de sens de l'humour. Elle s'exaspère très vite des situations et surtout des gens autour d'elle. C'est une fonceuse, elle réfléchit et agit très vite. Le fait qu'elle soit très indépendante lui a déjà servit par le passé, peut-être lui servira-t-il encore aujourd'hui. ![]() Zoé Foster, La Toubib (27 ans) ![]() Si Zoé Foster s'est retrouvée dans cet hopital, c'est parce qu'elle est FOLLE des travaux du Dr Jensen, mais aussi DU Dr Jensen ! Elle ferait tout pour qu'il soit à elle. Bien qu'elle soit très intelligente et cultivée dans son domaine de recherche, elle n'est pas très réactive dans la vie réelle. Elle adore sa sœur et compte beaucoup sur elle dans tout ce qu'elle entreprend.
Zoé possède un master en biologie et connait sur le bout des doigts les travaux du Doc' mais elle n'a jamais eu vraiment beaucoup de contact avec les occupants de l’hôpital. ![]() Si elle est là aujourd'hui c'est qu'elle a su se servir de ses atouts (qu'importe soient-ils).
Une chose est sûre, quand Zoé veux quelque chose, elle l'obtient. Et elle VEUX, le Docteur Jensen. ![]() RE: STRAY - Mayskurar - 08-06-2014 Je jouerais aussi Jensen pour quelques post après cette introduction les n'enfants ♥ Okay Gucky ! Les bateaux étaient déjà prêts à repartir sous le ciel nuageux, sitôt les passagers débarqués. Personne ne voulait rester sur cette île, jamais trop longtemps. Les fous, les psychopathes, les scientifiques un peu trop ambitieux, c'était bien tout ça, oui, mais loin, sur l'île, lorsque tout le monde était à New-York. Et le temps se faisait mauvais, alors tous les marins voulaient rentrer le plus tôt possible. Tout à fait compréhensible. L'île était maudite à leurs yeux. Au loin, loin du port, on voyait les bâtiments de l'hôpital psychiatrique. Grands, beaux et propres de l'extérieur, mais qui savait ce qui se passait à l'intérieur. Personne. Personne hormis les patients. Mais ce n'était pas tant l'hôpital psychiatrique qui inquiétait que la prison. De haute sécurité. Rien que des psychopathes à l'intérieur. Des tueurs, surtout, attendant la mort dans les sombres geôles au détour des couloirs glacés. Mais le pire était peut-être le centre de recherches. Entre la prison et l'hôpital, s'élevant fièrement vers les cieux, trônait ce centre, bourré de scientifiques complètement fous, et furieux qui se targuaient chacun avec le même air hautain d'être l'avenir de l'humanité. Le fleuron. Les personnes qui sauveraient le monde de la destruction, où quelques fables de ce genre. Probablement tous plus illuminés que les fous de l'hôpital, plus dangereux que les tueurs emprisonnés. Mais eux, étaient libres de leurs mouvements. Peut-être que finalement, s'ils avaient été à leur place, tous, parmi les fous ou les psychopathes, rien ne serait arrivé. Peut-être que si le professeur Jensen n'avait pas été un si bon orateur capable de défendre si fermement son projet, rien ne serait arrivé. Peut-être que s'il avait été interné dès le début plutôt qu'être poussé dans ses recherches par le gouvernement, rien ne serait arrivé. Peut-être. Ce jour-là allait changer l'histoire. Et cela, c'était une certitude. RE: STRAY - ChupaKat - 08-06-2014 ![]() ![]() Viktor est un patient de l'hôpital psychiatrique de 24 ans. Souffrant de schizophrénie, il a tendance à effrayer les gens avec ses très chers "amis". Etant naturellement nerveux, il a tendance à mettre une distance entre les autres et lui. Les observant petit à petit, avant d'à peu près savoir à quoi s'attendre. Souffrant aussi de trouble obsessionnel compulsif, il a plusieurs rituels, tous aussi bizarre les uns que les autres, comme tourner en rond un certain nombre de fois et tout le
♫ tra la la ♪. Entre Emilie et lui, on serait tenté de dire qu'il est souvent le moins mature et qu'elle aurait dût être l’aînée, mais bon. Elle lui rend souvent visite, par rapport à leur parents qui considère Viktor comme la honte de la famille, une erreur de la nature... ![]() ![]() Emilie est la sœur cadette de Viktor âgée de 15 ans. Très à l'écoute, se qui n'étonne pas avec son frère, elle prend toujours le temps d'écouter les gens, par contre aider, ça c'est une autre histoire. Malgré cette qualité, elle est souvent considéré comme égoïste, trop fier d'elle, ne pensant qu'à elle, gonflant son égaux. Aider son frère semble être innée chez elle, mais c'est pourtant, un lourd poids à porter sur des petites épaules comme les siennes. Pour empêcher son frère de faire une crise, elle à tendance à, pour lui, faire comme si ses amis imaginaire existaient réellement. Elle lui rend souvent visite, par rapport à leur parents qui considère Viktor comme la honte de la famille, une erreur de la nature... RE: STRAY - MoZ - 08-06-2014 l'idée est trop coooooool, je m'inscrirai sûrement !! RE: STRAY - Mouette - 08-06-2014 Bon j'ai édité mon fou mais je réponds d'abord sur ATR et moskau lalala RE: STRAY - ChupaKat - 08-06-2014 Tout le monde aime les fou x) RE: STRAY - Mayskurar - 08-06-2014 Ce lundi-là, Robin ne s'était pas rendu à l'heure à son travail. Parce qu'il avait fumé une cigarette, et par conséquent loupé son métro, loupé son bus, loupé le premier bateau pour l'île et avait alors du se rabattre sur celui ouvert pour les visiteurs. Quelle matinée de merde.
Pourtant, le professeur Jensen lui avait ordonné d'être à l'heure, bien réveillé, bien préparé, prêt à assister à le plus belle avancée scientifique de l'histoire. Que les morts reviennent à la vie. Jensen était persuadé d'y arriver. Robin était persuadé qu'il avait trop lu Frankenstein. Même si Frankenstein ne revenait pas à la vie, mais peu importe, Robin s'en contrefichait de ce qu'avait pu lire Jensen. Il l'avait toujours trouvé l'air complètement fou. Encore plus maintenant. En plus, il était censé aller rendre visite à Primrose dès la première heure mais à cause de cette foutue cigarette qui l'avait fait louper son métro, louper son bus, louper le premier bateau pour l'île, il n'avait pas pu y aller. Robin soupira. Le jeun homme déchargea sa valise, tentant de ne la faire rouler sur le pied de personne, avant de se mettre à marcher en sortant une sucette de sa poche. Il soupira, grognant encore une fois contre l'absence de taxis sur cette île, puisqu'il allait encore devoir marcher pendant de longues minutes sous le soleil brûlant avant d'atteindre son lieu de travail. Et ça, c'était peut-être la chose la plus chiante dans le fait d'être l'assistant du scientifique fou Marcus Jensen. Selena s'était enfermée dans sa chambre, roulée en boule contre le mur, se balançant d'avant en arrière. Elle avait un mauvais pressentiment. Un très mauvais pressentiment. Elle ne voulait pas que ce jour se passe, elle voulait arrêter le temps, immédiatement. Elle voulait revenir en arrière, la veille ou tout allait bien pour elle, ou elle était tranquille dans cet hôpital, attendant la venue de Charlie le lendemain, ce qui la rendait radieuse, heureuse, et surtout calme. Elle parlait aux médecins et infirmière de Charlie, d'à quel point il était beau et gentil et merveilleux et ainsi de suite, jusqu'à finir par parler seule dans sa chambre, parler à Dieu, parler aux touts-puissants pour que le temps passe plus vite. Maintenant, il y avait les infirmières inquiète derrière sa porte, parce que Selena avait peur. Elle voulait remonter le temps. Elle voulait rester là, rester dans sa chambre close, sur son lit, à avoir peur pour rien. Juste rester ainsi. Loin des autres. Eden n'avait pas dormi de la nuit. Comment dormir sa dernière nuit ? Comment pouvait-il se permettre de dormir paisiblement, alors qu'il allait mourir ? Il aurait pensé être effrayé ce jour-là, hurler contre tous, contre le monde entier, hurler à l'injustice, mais non. Il était étrangement calme. Il avait passé la nuit à observer le plafond, rêvant d'une liberté, s'envolant loin de sa geôle, loin de tout, revenant dans la petite maison pas trop loin de la ville ou il avait grandi. Elijah qui lui apprenait à jouer au football, le ballon qu'il lui avait malencontreusement envoyé dans la tête, les repas et goûter d'anniversaire du plus âgé ou Eden pleurait lorsqu'il l'écartait pour rester avec ses amis. Les marches jusqu'à l'arrêt de bus avec un cartable trop grand sur les épaules, et son frère qui finissait par lui porter, agacé de l'entendre geindre et aussi peut-être, un peu, parce qu'il l'aimait. Les rires, la complicité avec son grand frère qu'il aimait plus que tout. Puis les babillements des jumeaux, leurs pleurs la nuit, leurs horribles farces et jeux auxquels Eden participait, les farces pour Elijah lorsqu'il révisait ses examens et que les plus jeunes ne comprenaient pas. Les rires dans le jardin, les repas en famille ou tout le monde était bien. La naissance d'Eva-Luna, petite princesse dans leur monde que tout le monde aimait, que tout le monde voulait protéger. Le jour ou Eden l'avait fait tomber et s'en était voulu, ce encore à ce jour. La foi ou il avait failli frapper un garçon qui s'était moqué de sa sœur à l'école, et Elijah qui l'en empêchait. Le sourire d'Eva-Luna devant les imbécilités des jumeaux, le soupir un peu agacé, et un peu amusé d'Elijah. Tout ça, tous les bons moments. Les engueulades aussi de leurs parents, les hurlements de sa mère lorsqu'elle l'avait trouvé au lit avec un "ami" la fugue de quelques jours avant de revenir complètement déboussolé. La drogue, l'odeur de la cigarette avant qu'Eva-Luna ne rentre dans sa chambre en voulant jouer à la poupée, les hurlements des parents lorsqu'ils recevaient son bulletin catastrophique, lorsque sa mère pleurait de désespoir concernant son avenir, qu'Elijah l'engueulait pour ça, que Carter et Jeremiah tentaient de détendre l'atmosphère aux côtés d'Eva-Luna muette comme une tombe. Tout ça. Tout son passé, tous ces bons moments perdus à jamais. Eden posa une main sur ses yeux, un sourire amer aux lèvres. Il voulait rire, rire et hurler jusqu'à ce que sa voix ne se brise à jamais. Il voulait retourner dans le passé, loin, loin du massacre, loin de ces désormais morts qui l'avaient obligé à tuer, loin de sa folie, loin de la haine qu'il portait ce jour-là à ses parents, loin de son envie de tout changer, de tout envoyer promener. Il regrettait, il regrettait tellement. Pour ses frères, pour sa sœur, ses parents. Il avait envie de hurler, mais son calme l'en empêchait. Il se contentait d'attendre la mort. Eva-Luna avait toujours eu le mal de mer. Toujours. Mais ce jour là encore plus. Elle ne pouvait pas s'empêcher de laisser des perles salées tracer des sillons sur ses joues, ballottée par la mer. D'habitude, la descente d'un bateau était toujours un soulagement pour elle. Ce jour-là, elle aurait préféré que la traversée dure des jours encore. Elle ne voulait pas descendre, elle ne voulait pas aller sur cette île, elle ne voulait pas voir Eden. Pas ce jour-là. Pas pour la dernière fois. Lorsqu'elle mit pied à terre, Eva-Luna fut prise d'un haut le coeur. Elle ferma les yeux, serrant le poing, tremblant de tous ses membres. Et ne cessa qu'en sentant la main de Carter sur son épaule. Elle leva les yeux vers son frère, qui souriant sans joie. " - Ca ira Luna. Et elle hocha la tête, mais Carter savait qu'au fond d'elle, non, ça n'irait pas. Eva-Luna ne pourrait pas supporter de perdre Eden. Et lui non plus. Carter prit la main de sa petite soeur dans la sienne, et tout deux commencèrent à avancer, le pas traînant et lourd. En temps normal, Carter aurait sans doute sorti une blague quelconque pour détendre l'atmosphère, mais ce jour-là, il ne pouvait pas. Il en était incapable. Rire alors que son grand frère allait mourir n'était pas envisageable, juste impossible, et il avait envie d'aller frapper tous ces gens, tous leurs sourires idiots et leurs rires, leurs blagues, leurs vies de gens heureux comme il l'était lui-même trois ans plus tôt, avant qu'Eden ne soit arrêté. Ce jour là, pour lui, personne ne pouvait sourire. Absolument personne. RE: STRAY - Edeen - 08-06-2014 Primrose n'était pas sortie aujourd'hui. Robin était censé lui rendre visite, alors elle l'avait attendu. Mais il n'était pas venu. Il était surement trop occupé avec le Dr.Jensen, le seul véritable fou de l'île. Alors depuis sept heure du matin, elle était en étoile sur son lit et regardait le plafond.
« Tu crois qu'il viendra ce soir avant de rentrer chez lui ? Oui t'a raison c'est peu probable, il est débordé en ce moment. Il arrête pas de se plaindre que Jensen devient carrément dément. Il parait qu'il est tout prêt du but, tu sais ? Tu pense vraiment qu'on peut ramener les morts à la vie ? Si il y arrive je lui parlerais de toi, d'accord ? Oui je sais, tu veux rester sous cette forme pour me protéger, mais ça serait tellement bien que tu sois de nouveau là. Je pourrais quitter l'île et on sera à nouveau vraiment toute les deux ! » elle marqua une pose et regarda tristement Marjolaine « J'aimerais que ce soit comme avant... Si on allait rendre visite à Ian ? Il doit se sentir seul, on a pas été le voir depuis presque une semaine, et il n'a personne à qui parlé, lui. Génial alors on y va ! » Primrose se releva subitement et chercha dans son soutien-gorge avant de sortir une petit clé, qui ouvrait toutes les serrures de l'hôpital. Elle l'avait faire durant une de ses nombreuses escapades en ce faisait passer au près d'un serrurier pour la directrice de l'hôpital. Elle sortie de sa chambre en rasant les murs, à l’affût d'un moindre claquement de talon des infirmières. Une fois devant la chambre de Ian elle entra furtivement toute sourire. « Ian, mon poto, on est venues dire bonjour ! Comment qu'ça va ? » __________________________________________________________________________________
Jeremiah venait de faire pour la troisième le tour du bateau. Il ne tenait pas en place, aujourd'hui. En vérité il ne tenait jamais en place, mais là, c'était pire encore. Il était inquiet, il était stressé, il voulait prendre les commandes du bateau et faire demi-tour dans la seconde. Il le voulait sincèrement. Mais il savait bien que même en faisant demi-tour, il ne pourrait pas éviter l'inévitable. Eden allait mourir aujourd'hui. Quoi qu'il puisse bien faire, son frère était condamné à mort. Il jeta un regard à sa famille, Eva semblait au bord des larmes, Carter essayait de ne pas montrer sa peine, mais elle se lisait sur son visage, ou bien c'était parce que c'était son jumeau qu'il arrivait à voir ce qu'il avait vraiment au fond de lui ? Qu'importait. Et puis il y avait Elijah. Il n'avait pas prononcé un mot depuis le début de la journée. Il restait sur le pont à regarder la mer, silencieux, le visage vie de toute expression, comme à chaque fois qu'il était perdu dans ses pensées. De vieux souvenirs remontait dans son esprit. Il se souvenait notamment de la naissance de Eden. Il avait tout juste 6 ans, mais le souvenir était toujours parfaitement net dans sa tête. C'était le matin et il était près à partir à l'école mais avant de pouvoir entrer dans la voiture, sa mère avait perdu les eaux. Son père avait commencé à paniquer et n'avait remarqué qu'il était assis calmement sur la banquette arrière qu'une fois arrivé la maternité. Toute la famille s'attendait à une fille, mais Elijah lui était ravi d'avoir un petit frère. Un tout petit frère. Au début il ne s'attendait pas à ce qu'un bébé soit si petit, alors il l'avait veillé pendant une semaine toutes les nuits, inquiet, c'est parents avait beau lui dire que c'était normal, et qu'un bébé était toujours très petit, il avait refusait de dormir autre part que dans la nursery jusqu'à finalement admettre que tout se passait bien. Et maintenant, après avoir vu sa venue au monde, il allait le voir repartir. Il ne savait plus quoi penser. Est-ce qu'il était vraiment indifférent ? Était-il triste ? Ou en colère ? Pourquoi cet idiot lui causé-t-il toujours autant de problème ? Il descendit du bateau les pensées encore plus embrouillées qu'avan,t une main sur l'épaule de Jeremiah. RE: STRAY - Pantomime - 08-06-2014 Charlie trépignait d'impatience. C'était toujours le pire, le bateau. Il voyait l'ile arriver, de loin, il la sentait, attendait sa vue avec une impatience presque malsaine, mais il devait ronger son frein et s'assoir gentiment avec les autres. C'était dur. Aujoud'hui particulièrement : depuis hier soir il n'avait que cela en tête : aller la voir. Aujourd'hui n'était pas différent des autres jours, mais dès le matin il s'était réveillé avec un petit gargouillement d'impatience presque stressé à l'idée de lui rendre visite.
Il tapait du pied sur le sol, les bras croisés. Mais il remarqua ce qui ressemblait à une famille assise pas loin. Ils avaient l'air triste. Il préféra se lever et affronter les vents marins que de les déranger. Il sortit donc. Le vent claqua dans ses cheveux, s'engouffra dans sa veste et lui donna l'impression qu'il allait geler sur place. Il ne frissonna pas : il trembla comme s'il était pris de fièvre incontrôlable. C'étaut un mal pour un bien : il n'était plus affligé pas l'ambiance pesante de la cabine. Ces gens lui fausaient froid dans le dos. Lui était heureux. Il espérait que Selena le serait aussi. Il ne voulait pas la voir dans un mauvais jour. Pas aujourd'hui. Aujourd'hui il voulait lui parler comme ils le faisaient avant qu'elle ne soit emportée ici. Il voulait, allez, la serrer dans ses bras sans se faire frapper, griffer ! Si elle ne le reconnaissait pas aukourd'hui, il fondrait en larmes. Littéralement. Peut-être même qu'il perdrait la tête; ils l'interneraient aussi ici et ils seraient un chouette couple de timbrés. C'était un plan d'avenir comme les autres... Le bateau accosta. Son ventre se noua d'impatience. Sitôt la passerelle étendue, il bondit hors de l'embarquation pour se diriger d'un pas rapide vers le bâtiment. A l'accueil, Hellen, une quinqua sympa et qu'il commençait à connaitre maintenant lui fit un petit signe. Il lui répondit d'un air jovial et se dirigea vers le petit bureau à l'entrée. - Bonjour ! lança-t-il à la gardienne, une imposante afro-américaine qui imposait le respect. Elle lui répondit d'un signe de tête tandis qu'en habitué, il vida ses poches dans un petit casier qu'elle anota et rangea soigneusement, avec sa carte d'identité pour s'y retrouver. Elle lui fit signe qu'il pouvait passer, et d'un pas joyeux il alla dans la salle des visites. - Selena ! hurla-t-il presque en la voyant. |