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After The Reset - Version imprimable

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RE: After The Reset - Mayskurar - 17-10-2014

CHRISTA

Christa Dawson lissa les pans de son tee-shirt, se leva de la chaise d'où elle était assise, avant de sortir de la salle, suivant la marée d'étudiant qui fuyait les cours. Elle avançait, songeuse, au détour des couloirs en compagnie de ses amis auxquels elle ne daignait pas prêter attention : elle était bien trop préoccupée.
La jeune héritière avisa ses mains aux ongles et peaux rongés jusqu'aux sangs, secoua la tête. Ses boucles blondes épousèrent délicatement son visage, dont les traits habituellement frais et dynamiques étaient tirés et fatigués. Christa ne dormait plus. Ses nuits étaient hantées par les souvenirs de la semaine passée, et la jeune fille était incapable de s'endormir sous peine de cauchemars qui la terrorisaient. Christa se souvenait de tout ce qui s'était passé dans les moindres détails, pour son plus grand malheur. Rentrée chez elle, elle s'était enfermée dans sa chambre, trop grande, trop vide, et avait versé toutes les larmes de son corps.
Elle avait peur. Elle avait eu peur lorsque les images de la destruction de la statue lui étaient parvenues, elle avait eu peur lorsque ses parents l'avaient retrouvée, elle avait eu peur lorsque son père l'avait prise dans ses bras en lui promettant que tout irait bien. Maintenant, elle avait peur à chaque pas qu'elle faisait, dehors, dans son école, dans l'enceinte même de leur demeure. Elle ne se sentait en sécurité plus nulle part. Elle savait que les rebelle n'étaient encore qu'un mouvement ridicule, mais un mouvement qui prenait de l'ampleur, peu à peu. Ou du moins qui en prendrait. Elle le savait, elle en était sûre. C'était comme une intuition, un pressentiment étrange qui la poussait à croire que tout cela arriverait. Et elle en avait peur.
Christa ne releva les yeux que lorsqu'elle sentit quelqu'un entrer en collision avec elle : et, elle avait beau marcher lentement, la jeun fille se retrouva projetée en arrière, et se retrouva soudainement à terre. Elle ferma les yeux aux choc, se recroquevilla sur elle-même.
« – Christa ! Tu vas bien ? »
Une foule se forma soudainement autour d'eux, alors qu'elle sentait les bras du garçon qui l'avait percuté – Arturo, sans doute le garçon le plus parfait du lycée – la secouer doucement devant son manque de réaction. Christa releva soudainement les yeux, effrayée, ses cheveux indomptés devant son visage. Elle planta ses yeux dans ceux d'Arturo, hocha la tête, se releva en vitesse et après avoir baragouiné quelques excuses, s'enfuit dans le couloir. Marchant tout d'abord, dès qu'elle se sût seule, Christa commença à courir, dévalant les escaliers, pour se jeter dehors. Elle se mît à courir, loin de son école, loin des autres, loin de tout. Elle ne songeait qu'à courir loin, très loin et très vite. Oublier, remontrer le temps, elle ne savait pas réellement, et elle s'en foutait. Vraiment. Christa commença à déambuler dans les rues, et, cette fois, elle était tant concentrée sur sa respiration qu'elle en oubliait sa peur. Elle se sentait étrangement bien.
Toutefois, passé un moment, la force de Christa commença à s'effacer, peu à peu, et l'adolescente se trouva, perdue dans l'overtown. Christa se mordit la lèvre, songeant qu'elle avait sans aucun doute fait quelque chose de mal.
Mais au fond elle s'en moquait.
Elle se sentait bien là.
Elle avait envie de partir, loin, tellement loin.
Alors, Christa prit une profonde inspiration, et repris sa marche.
Elle allait partir, loin, pour un temps.



GAÏA

Les ordres claquèrent dans l'air, le torchon vola, la main de Gaïa se referma dessus vivement, avant de le lancer sur son épaule. La jeune femme soupira, blasée au possible, et se traîna jusqu'en cuisines pour replacer le torchon à sa place.
« – Tout va bien Gaïa ?
– Ouais, super
, soupira-t-elle. J'suis exténuée. »
Le rire d'Emma lui arracha un sourire, alors qu'elle se laissait tomber sur une chaise, s'emparait de l'élastique autour de son poignet, et par la suite attacha sa crinière qui avait décidé que ce jour était celui de sa libération. Gaïa n'était pas de cet avis.
« – Tu m'as l'air déprimée en ce moment, tu es vraiment certaine que tout va bien ?
– J'suis crevée j'te dis. Entre l'hôtel, le restau', ma famille... et c'qui s'passe en c'moment, j'ai pas l'temps de m'reposer.
Oh... tu parles de la révolte ?
 »
Les yeux verts d'Emma se posèrent sur les assiettes sales, et Gaïa sentit bien l’inquiétude de la jeune femme.
« – T'inquiètes pas Emma. Ils passeront jamais.
Je n'en suis pas si sûre tu sais...
– On a pas eu d’emmerdes. T'façon, on s'ra pas touchés. Les under s'en foutent d'nous. On est comme eux. I'veulent juste buter les over. C'tout. Plus d'over et under, c'tout, nous ils nous prendront en pitié.
Peut-être mais...
– T'en fais pas.
 »
Gaïa soupira. Tout ce bordel commençait à la gonfler, toutes leurs conneries à propos des révoltes des undertowniens. Pas qu'elle en aie réellement quelque chose à faire, elle n'avait pas grand chose à craindre dans tous les cas – dans le pire d'entre eux, elle irait vivre sous l'eau. Mais tout son entourage était préoccupé, aussi la jeune femme se donnait la peine de se renseigner quelque peu. Elle soupira, avant de se redresser, s'étirer et après avoir souris à Emma, passa la porte qui la menait dans la salle du restaurant.
La jeune femme prit la commande de l'une des tables puis se hâta d'aller en servir une autre, avant de retourner derrière le comptoir, repoussant les lourdeaux qui tentaient de mauvaises techniques de drague, répondant aux commandes des clients. Elle en avait déjà marre et ce n'était que le premier service. Gaïa soupira, puis leva les yeux lorsqu'elle entendit la porte s'entrouvrir. D'un pas las, elle se dirigea avec un faux sourire vers les personnes qui arrivaient.
Intérieurement, elle n'en pouvait déjà plus. Mais elle s'obligea à sourire, lança un « bonjour » joyeux, songeant à son lit qui l'attendait.

(hésitez pas à venir squatter les n'enfants fufu)


EDEN


La fumée de sa cigarette s'éleva dans l'air, une dernière fois avant qu'Eden n'écrase son mégot dans le cendrier déjà rempli de cigarettes sur le comptoir. Il soupira, but une gorgée de son verre avant de laisser son visage retomber mollement sur son bras, observant l'intérieur désespérément vide du bar ou il s'était établi pour la soirée. Pas une seule demoiselle en vue, et donc, pas de toit pour la nuit. Eden soupira : quelle semaine de merde.
Il secoua la tête, des bribes de souvenirs semblant désirer faire une place dans son crâne. Le réveil de cette soirée, notamment, l'incompréhension et la rage qui en avait découlé. Plus jamais, jamais, il ne voulait voir ce type en face de lui. Eden serra son verre dans sa main, ferma les yeux, avant de pousser un long soupir.
Finalement, peut-être aurait-il encore mieux valu qu'il reste enfermé. Mais en même temps, la liberté n'avait pas de prix pour lui. C'était parfaitement stupide, mais pour lui, le simple fait de marcher dans la rue ressemblait à une délivrance. Eden soupira, posa ses deux mains sur le comptoir, détaillant avec attention les tatouages de ses bras, devinant par endroits brûlures et cicatrices. Il les redessina du pouce, avant de se décider à terminer son verre et, fila sans un mot.
Eden planta ses mains dans ses poches, avançant en tâchant de faire attention aux gens autour de lui, tout en étant perdu dans ses pensées. Dans son crâne, des milliers de choses s'affrontaient allant de réflexion philosophiques pour le moins étranges à souvenirs quelconques de moments stupides. Tout cela ne prit fin que lorsqu'il se rendit compte qu'à force d'errer ainsi, le jeune homme s'était retrouvé dans le quartier de son enfance.
Non loin de la ruelle.
Un frisson secoua son échine, tandis qu'il se dirigeait, sans réellement en avoir conscience, il se rendait dans la ruelle. Comme si ses pas le portaient, il se retrouva face au grand mur qui l'avait hanté, si souvent. Eden s'adossa à la paroi d'en face, s'y laissa glisser, se retrouvant assis par terre, sous la chaleur écrasante. Un sourire amer étira ses lèvres tandis qu'il inspectait le mur blanc.
Il avait l'impression de remonter sept années en arrière – il voyait encore les yeux verts.
Affalé contre le mur, il se laissa ainsi attendre un long moment. C'était comme si, sous ses yeux bleus, la scène revivait, comme s'il n'était pas mort, ce jour là, comme si son enfer n'avait jamais commencé.
Puis, soudainement, Eden se surprit à penser à ce qu'aurait été sa vie si ce jour là, il n'avait pas été attiré dans cette rue. Si elle n'avait pas existé.
Peut-être au fond, que tout aurait été mieux.




RE: After The Reset - Edeen - 19-10-2014

Bon allez vu que je suis de retour on va faire ça bien, des nouveaux persos tout chaud sortis du four

Kim
23 ans
Undertown


http://image.noelshack.com/fichiers/2014/42/1413735569-kim.png

Kim c'est une jeune de l'undertown qui en marre. Une révoltée qui a attendu toute sa vie pour se rebeller. Elle est née dans l'Under mais elle a aucunes intentions d'y crever comme la plupart des clodos qui peuplent cet endroit. On pourrait s'attendre à ce qu'elle soit une grande gueule, qui hurle à tout-va et sur tout les toits que la fin est proche pour l'Over, mais Kim n'aime pas le gaspillage, alors elle garde précieusement sa salive et ne parle que quand il y a besoin. Ce qui la rend un chouïa associable sur les bords. Mais elle n'a pas besoin de parler pour tout savoir, parce que Kim est la reine de l'Under. Car oui, Kim communique avec les insectes, alors elle sait tout, entend tout et voit tout.
C'est tout ce qu'il y a besoin de savoir sur elle, le reste n'est que du superflu que toute façon elle ne se fatiguera pas à vous raconter. Sauf après une bonne dose de Vodka à l'orange.



Gregoire Miles
37 ans
Overtown

http://image.noelshack.com/fichiers/2014/42/1413736856-david-gandy.png

Bon tbh j'ai totalement la flemme de faire sa présentation et je la ferai surement jamais alors je vais me contenter de faire ça sous forme de vieille liste toute dégueu Love

• C'est lui qui est en charge du département du gouvernement réservé à l'Undertown. Qui est en gros le département qui s'occupe de la répartition de la population après le test qui décide de si tu vis dans l'Under ou dans l'Over, de la sécurité de la frontière, tout ça tout ça
• C'est un homme respecté et connu partout dans l'Over.
• Il est marié avec deux gosses ( oui oui c'est lui le monsieur dont j'ai besoin que quelqu'un joue sa femme )
• Sa mutation en gros c'est que c'est Elsa, il contrôle la glace.
• Il n'a pas toujours été riche vu que ses parents faisait partie de la classe ouvrière de l'Over
• Flemme de continuer donc ce point ne sert à rien

http://image.noelshack.com/fichiers/2014/42/1413736860-tumblr-n7buh53wuu1tsltgoo1-500.gif



Jonathan Gallagher
25 ans
Overtown


https://38.media.tumblr.com/e102c7fb28546b2a6be5cfb6dc9be410/tumblr_ndovliIb9X1s1iz7eo1_250.gif https://38.media.tumblr.com/d5abcc43755ff19e5de6c55b9695d3b6/tumblr_ndnn5e9Bfm1r1tkjgo1_250.gif

Jonathan Gallagher, attitude prétentieuse, sourire suffisant et une morale partiellement inexistante. Si on peut dire, et sans aucun problème, vraiment, que Jonathan n'est qu'un petit con qui se pense supérieur au monde entier, on ne peut pas dire qu'il n'a aucunes raisons de penser cela. Jonathan fait partie de l'élite de la population, prix décerné par le gouvernement lui-même.
Jonathan est né dans l'Undertown, où il à vécu jusqu'à ses 11 ans, où il a réussi à remonter vivre à la surface. Arrivé dans les premiers du grand test, c'est un génie à part entière avec la capacité de ralentir le temps. Il pourrait vraiment être l'homme parfait, malheureusement, ce n'est pas le cas. Et encore il considère qu'il ne s'en sort pas trop mal, si on oublie qu'il fume un peu trop, qu'il devrait peut être ralentir sur l'alcool, et sur le sexe aussi ( homme ou femme, pourquoi ne se contenter que d'une partie ? ) qu'il passe son temps à se foutre littéralement de la gueule de tout le monde, qu'il n'a du respect pour personne et que tout ce qui n'est pas lui est au niveau -25 dans son échelle d'estime, oui, il s'en sort définitivement pas trop mal.

Jonathan n'est pas franchement le personne avec qui on peut attendre une relation durable, pleines de mots doux, il a d'autre chose à faire. Comme par exemple tromper son conjoint, ou s'occuper de ses études pour devenir avocat. Parce que oui ça à beau être un sonar, il ne va pas pour autant foutre sa vie en l'air sous prétexte que, Ô grand Dieu, sa famille vit toujours dans l'Under ( sauf si ils sont morts ? Il faudrait qu'il pense à vérifier ) ou que machin le fils du patron de la plus grande entreprise de capotes organise une fête.

Définitivement Jonathan se fout pas mal de tout ce qu'il se passe autour de lui. Après tout il a un appart dans le centre-ville et des études en droit et justice payés par le gouvernement, une réserve de tabac qu'il n'oublie jamais de rapprovisionné et un physique d'Adonis, c'est largement suffisant.

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RE: After The Reset - Pantomime - 27-12-2014

Meurs pas ATR.
On t'aime, love amour.


RE: After The Reset - Gucky - 28-12-2014

Je viens enfin d'avoir de l'inspiration je sais pas si ça peut faire revivre un peut ATR (my love) mais on y va les filles ! On relance notre bébé !

Déborah

Elle poussa un cri de douleur.
Déborah se jeta sur la droite, évitant la rafale de balle. Elle roula à terre et se remit à genou décrivant un arc de cercle avec ses bras, l'encre découla à une vitesse fulgurante, atteignant son ennemi en plein visage. Elle se releva en trébuchant et courra se réfugier derrière les ruines les plus proche pour éviter les prochaines salves.
Elle respirait à grandes bouffées et était exténuée. Elle se battait pour les Under, elle se battait pour les gens biens, pour la liberté et la justice, toutes ces grands idéaux à la con qu'elle avait jugé bon de servir pour éviter aux autres ce qu'elle et son frère avaient subit : la séparation. Seulement voilà, Joshua n'était pas là, ils étaient encore séparer.
Déborah senti le fluide chaud et visqueux couler le lond de son bras gauche. Elle serra les mâchoires et tenta d'endiguer le flot de sang. Son regard se posa sur son bras gauche. Le peu d'encre qui lui restait sous la peau formait toujours ce grand dragon bleu, qui restait encore immobile après la semaine passée.
Déborah perdait peu à peu son souffle, tout tournait autour d'elle. Elle ne devait pas flancher sur le champs de bataille, elle devait aider ses camarades de l'Under à reprendre le poste avancé, elle devait...
Joshua et Mallaury

Joshua poussa doucement la porte d'entrée de la demeure Silver. Après avoir fouillé la maison sans rien trouver, les autorités avait abandonné les lieux sans plus de formalités. On aurait pu s'attendre à des pillages, mais la demeure était tellement excentrée dans l'Overtown que personne ne s'y était aventuré. Joshua passa doucement la main sur la rambarde du grand escalier de marbre de l'entrée. Il n'avait pas pu se joindre à sa soeur, il n'avait pas pu la soutenir dans ses idées, il n'avait surtout pas pu entrevoir l'idée horrible de retourner dans l'Under, cet endroit qui lui avait tout prit. Sa famille, sa sécurité, son bonheur...
Il continua d'avancer dans les autres pièces. Même le personnel avait foutu le camp. Les cuisiniers, les hommes de sécurité, les femmes de chambre, les jardiniers, tout le monde... ou presque.
-Tiens salut Joshua. T'en as mis du temps.
-... Mallaury... Qu'est-ce que...
-Je suis venue te voir, c'est ta maison aussi après tout.
-Ca ne l'est plus depuis des années.
-Boaf... tu sais j'ai vécu à pleins d'endroits différents, ce sont tous resté mes petits chez-moi.
-Pourquoi tu viens me voir Mallaury ?
-Parce que j'ai des regrets ok ? Je suis une lâcheuse, je vole et je m'enfui, je n'ai ni remords ni regrets. On ne m'arrête pas, je fonce toujours tout droit... Pourtant là j'ai l'impression d'avoir raté le coche Jo'. Déborah est sur le front et moi j'suis là à voler des babioles à des Overs plus stupides les uns que les autres !
-Et qu'est-ce que tu veux que ça me foute ?
-J'suis quelqu'un de retord et complètement bousillée Joshua. Mais s'il y a quelque chose que je lâche jamais ce sont les personnes qui m'ont un jour tendu la main.
-Eh bien première nouvelle mademoiselle "Je-retrouve-ma-conscience", personne ne m'a jamais tendu la main.

Mallaury prit une grande inspiration et prit la direction de la sortie.
-Si tu changes d'avis... Je suis dans l'Over ! Je vais voir Camila.
Joshua resta longtemps sur place. Il était clairement hors de question qu'il y retourne. Jamais.

Jeffrey, Rodd et Tessa

Jeffrey avança dans l'allée bordée de murs de fer. Il ne portait plus ses vestes trendys et ses noeuds papillons loufoques. Il avait revêtu une combinaison noir, comme il y a trente ans, il avait l'impression de revenir là d'où il était parti. Il eut son habituel geste qui consistait à effleurer son oreillette.
-Tessa. Je suis au point D, désactive la porte.

Il attendit quelques secondes.
-Négatif. Un groupe d'la milice s'dirige vers toi, tu dois sortir d'là et vite.
-Merde. Où en est Rodd ?
-A l'sortie 12.
-Ok ouvre cette porte j'en ai pour 30 secondes.
-T'as pas l'temps d'Jewels !
-Tessa ouvre cette foutue porte !

Un court silence s'installa et la porte devant Jeffrey s'ouvrit.
-Fait vite d'Jewels.

Jeffrey s'engouffra dans la salle, s'installa devant le poste de commande et commença à taper à toute vitesse.
-Ils arrivent d'Jewels.
-Ca vient, ça vient !

Les écrans défilaient rapidement devant Jeffrey, quand soudain l'intitulé "Downloaded" s'afficha !
-Tess c'est bon on a les données je bouge ! Enclenche les explosifs !

Quand Jeffrey atteignit la sortie du bâtiment, la milice à ses trousses, le bâtiment explosa dans une déflagration tonitruante, ne laissant que des cendres et des cadavres derrière elle. Jeffrey regarda avec tristesse les cendres retomber doucement sur l'immense tas de débris lorsque la voix de son frère l'interpella derrière lui.
-Bravo grand-frère, encore une chose à ajouter à ta liste de grandes victoires sur le genre mutant !

Jeffrey regarda Rodd cette fois-ci avec un dégoût certain.
-Allons-y. On a une révolution à mener.



RE: After The Reset - Mayskurar - 28-12-2014

HOLY SHIT ça veut dire qu'on continue ? *^*


RE: After The Reset - Oxari - 28-12-2014

https://31.media.tumblr.com/c1722ebfb759d0a891e607ee85b644a9/tumblr_ngduvxsSbX1sgbwzho1_250.gif
(sinon j'essaye de poster aujourd'hui ou demain♥)


RE: After The Reset - Edeen - 28-12-2014

Isaac & Peter

La zone ouvrière. Soyons honnêtes entre nous voulez vous, quand on vous parle de la zone ouvrière, vous imaginez des gros blocs de béton gris en guise de maison, la fumée des usines qui rend le ciel sombre et pollué, des gens déambulant dans les rues sans âmes ni joie de vivre, habillés de gros pulls immondes et sans formes, n'est-ce pas ? Pour ne pas mentir, cette description est plus que correcte, la zone ouvrière est un endroit pitoyable, le plus bas échelon de l'Overtown, mais pour un gosse de l'Undertown comme Isaac, c'était tellement plus. D'ici on pouvait voir le Soleil percer de temps en temps le nuage constant de fumée, les maisons avaient beau ressembler à des énormes cubes d'un jeu de construction mal fait, on pouvait quand même dire que c'était des maisons, on ne mangeait pas beaucoup, mais on mangeait à sa faim quand même. Si pour les grandes sphères du monde, la zone ouvrière était juste le quartier pauvre, la honte de l'Overtown, pour les petits gens de l'Undertown, c'était comme trouver une famille éloignée, qui avait eu plus de chance qu'eux. Alors oui Isaac avait l’impression d'avoir gagné une grande bataille maintenant qu'il marchait sur la terre comme un humain, et non en-dessous tel un insecte insignifiant.
Mais il ne devait pas s'auto-proclamer vainqueur pour autant, il lui restait encore beaucoup à faire avant d'atteindre son but. De plus il devait toujours surveiller l'Undertown, s'assurer que personne ne tentait de se mettre en travers de son chemin ou de le poignarder dans le dos.

- M'sieur, y'a le mec que vous avez demander à voir qui est là ? On le fait entrer ? demanda un homme qui venait d'entrer dans la pièce sans même frapper, Isaac lui lança un regard meurtrier
- Non tu va le laisser dehors et le regarder, ça me parait évident. devant le regard ahuri de l'homme Isaac poussa un long soupire, il commençait vraiment à envisager l'idée de se défenestrer dans la seconde.Bien sûr que oui tu le fait entrer sombre crétin ! hurla-t-il

Sans plus de cérémonie Peter entra son regard balayant la salle entière pour se poser enfin sur celui qu'on surnommait le Serpent. Ils se lancèrent dans un court duel de regard avant que Peter ne prenne la parole.

- Je vais pas passer par quatre chemin, je vous emmène dans l'Under, vous faite vos petites histoires et en échange je veux être sûr que je ne serais pas mêler à votre guerre, ou allez savoir ce que c'est.
- Appelle ça comme tu veux. Le marché reste le même, aucun problème, je suis un homme de parole. Je dois être de retour dans la nuit c'est tout ce qui m'importe, pour le reste fait ce que tu veux.

Le marché se conclut sur un simple hochement de tête et les deux hommes sortirent à la suite de la pièce. Isaac fonça droit vers Amber et Lexi qui visiblement attendait qu'il ait finit son petit entretien.

- Amber, jusqu'à mon retour c'est toi qui gère tout avec Lexi. Je veux aucun débordement, un seul pas de travers et je vous tiens toutes les deux comme uniques responsables, compris ?

Sur ces mots, il retourna avec Peter, direction l'Undertown. Peut être que laisser les commandes à Amber pouvait s'avérer dangereux, mais il n'avait personne de plus compétent sous la main pour l'instant. Il n'avait plus qu'à prier pour que tout n'explose pas durant son absence.

Aurora

- Ça ne va pas du tout ! s'exclama Aurora d'un coup, faisant sursauter Stan qui, pour changer, mangeait sur son canapé.

Car non, ça n'allait décidément pas du tout ! Ça faisait maintenant deux semaine que l'accident à la demeure Silver avait eu lieu, et qu'elle avait recueilli tout le beau monde de sa maison de vacances (qu'ils avaient par ailleurs faillit faire brûler à 3 reprises) avant que qu'ils ne s'en aillent tous chacun de son côté, la révolte commençait à devenir de plus en plus sérieuse, et elle se contentait de mater des films d'horreur sans saveur avec l'émo plantophile qui lui servait de meilleur amie depuis la primaire.

- Ça fait une bonne semaine qu'on fout que dalle de nos lifes, et en plus je suis intimement persuadé que j'ai pris 2 kilos à force bouffer des olives aux amandes et des cacahuètes, ce qui veut dire que je pourrais pas rentrer dans mon slim en simili cuir si je les perds pas rapidement alors, faut qu'on se bouge ! Allez lève tes fesses princesse, on go à la frontière ! Je te paye une bière, que de générosité en moi je sais, moi aussi je t'aime ! lança-t-elle à la cantonade avant d’enfiler ses bottes à talons, de lancer à la face de Stan son manteau et d'ouvrir la porte d'entrée comme une barbare, laissant le vent s'engouffrer dans toute la demeure. Allez hop je sais exactement à quel bar je veux aller !

Grégoire

Grégoire avait encore passez la nuit à travailler, il carburait au café. Il n’arrêtait pas depuis plusieurs jours, son département était le plus concerné par la situation actuelle. Ce qui paraissait logique, la frontière avait cédé pendant toute une nuit récemment, et on suspectait les rebelles d'en entre la cause, ce qui l'avait dans une situation particulièrement compliqué. Après tout, le département n°2 était censé veiller à ce que ce genre de choses n'arrive pas, jamais. Il devait veiller à ce que personne ne se retrouve dans un monde qu'il n'était pas le sien. Au bien sûr, tout le monde était au courant que de temps, un incident pouvait bien arriver, mais tant que ce n'était que des incident isolé, ce n'était pas bien important. Mais imaginez un instant le nombre de personnes qui aurait pu s'enfuir de l'Undertown pendant toute une nuit, où iraient-ils se cacher ? Que feraient-ils ?
Si personne ne pouvaient deviner la réponse à la première questions, tout le monde savait pour autant la réponse à la seconde. Que feraient-ils ? Ils commenceraient une révolte. Et ça n'avait pas loupé. Certes rien d'inquiétant, juste des petites attaques de temps en temps, l'Overtown n'était pas à feu et à sang. Pas encore du moins. C'était cette possibilité qui tenait Grégoire éveiller et lui creusait des cernes monstre, l'idée qu'à cause de son incompétence, de son manque de rigueur quant à gérer la tache qu'on lui avait confié, l'Overtown et tout ses habitants, dont sa famille, soient exposés à un tel danger. Il attrapa son téléphone et composa le numéro de sa maison. Il sonna dans le vide pendant un certain temps avant de tomber sur le répondeur.

- Chérie c'est moi, je rentrerais à l'heure ce soir promis, ne t'inquiète pas, embrasse les enfants pour moi... il resta silencieux un certain temps fixant le mur en face de lui Je vous aime. souffla-t-il avant de raccrocher.

Jonathan

"Uuuuugh... "

Voilà ce à quoi se résumait les pensées de Jonathan. Ça faisait maintenant 4 heures qu'il planchait sur une dissertation à propose de l'affaire Kieren, un meurtre assez sanglant qui avait eu lieu 20 bonnes années et dont tout le monde avait oublié l'existence. Non pas qu'il n'était pas passionné par ses études, mais là, il avait plus que l’impression qu'on se foutait de sa gueule. Il referma son ordinateur et alluma une cigarette, laissant la nicotine apaiser son esprit en surchauffe et son mal de crâne du à son travail intensif. Une fois la cigarette entièrement consumée il décida qu'il était pour lui de relâcher la pression une bonne fois pour toute cette nuit, juste le temps d'attraper sa veste et son porte-feuille et le bel Adonis était déjà dehors en direction de son bar préféré. Il poussa la lourd porte et s'engouffra à l'intérieur. Ce n'était pas un bar stéréotypé où de gros barbus se traînaient jusqu'à toilette pour vomir tripes et boyaux et où l'alcool avait un goût du jus de chaussettes un peu fort, non, mais bien un bar qu'on pouvait qualifier de "classe". Bon certes, on marchait pas sur des pétales de roses et les verres n'était pas ornés de diamants, mais ça suffisait à Jonathan. Juste un bar un peu classe remplie de belles personnes, que demander de plus ?
Il se dirigea vers le côté gauche du comptoir en attendant que le destin lui envoie un bel homme pour lui offrir un verre.



RE: After The Reset - Raguy - 28-12-2014

Ian et Stephen

-Ils ont l'air bon nan? Tu manges pas?
Le rouquin pointait une assiette de pancakes dégoulinant de sirop posés en face du grand blond sur le bar d'un sorte de restau' un peu miteux.
-Stee, je suis allergique au sirop d'érable. -des millions de canadiens étouffent des "eh" exaspérés-
-Ah oui... C'est vrai.

S'en suivit un long silence. Stephen réfléchit un moment aux semaines qui venaient de s'écouler. Après les événements peu banals qui étaient arrivés, sa vie avait était un peu chamboulée. Il n'était jamais rentré à son appartement, il avait suivit Ian ne sachant pas vraiment s'il devait lui dire de rester ou le laissait repartir dans l'Under. Ils étaient descendus de plus en plus dans les quartier de l'overtown s'arrêtant de temps en temps dans des hôtels dont la qualité baissait au fur et à mesure qu'ils avançaient. Aussi Ian récupérait ça et là des choses diverses dont Stee n'avait aucune idée de ce qu'il allait en faire, il ne posait pas de question, il le laissait faire, il ne voulait juste pas le laisser tout seul. Au final ils ne parlaient pas beaucoup, ils se contentaient du strict minimum; tout autre discussion aurait été futile non? Ils se connaissaient si bien... Enfin... Ils s'étaient connus. Stephen se sentait si éloigné de lui à présent, comme si un mur invisible s'était construit au fil des années.
-Stephen?
Il fut brutalement sortit de ses pensées
-Hmr?
-Il va falloir que j'y aille.
-Pourquoi? Tu sais tu peux rester, tu n'as pas à redescendre là bas dans la misère, tu pourrais...
-Stee, arrête. Tu sais très bien que... Que... Que c'est la seule chose à faire, que over et under ne sont pas fait pour cohabiter. Moi je pars. Toi tu restes ici, c'est tout c'est l'ordre des choses. Je te demande juste de... De faire ton possible pour aider le gouvernement à remettre les chose à leurs places.

Puis ils détournèrent chacun leurs regards et il y eu un nouveau silence. Stephen fit signe à la serveuse qu'il allait payer... Les pancakes avaient totalement refroidis mais de toutes façons personne ne les mangerait.

Stan
-rouge tavu-

Wow.
Quel culot elle avait la blondasse de lui parler sur ce ton.
Elle pensait sérieusement que lui, il allait se lever bien gentiment et aller là où il y avait de l'action au risque de se prendre quelque chose sur le coin de la gueule.
No
Fucking
Way
.
Elle lui balança son manteau à la gueule et il le posa sur le canapé. Il la regarda faire son petit cinéma du genre " uais je connais un bar craignos où on va boire des bières dégueus" puis au bout d'un moment, genre une minute, il en eu marre et attrapa l'autre tarte par le bras.
-Non mais t'es sérieuse là? Qu'est-ce-qui t'arrive ma grande, des envies suicidaires? C'est mon job à moi ça. De toutes façons, qu'est-ce-que tu veux faire de plus, on peut pas les aider ces pauvres gens. Tout ce que tu vas gagner c'est une bande de barbares révolutionnaires qui veulent te trouer la peau car tu représentes tout ce qu'ils détestent. Alors désolé pour ton gros cul mais il vaut mieux pour mo... Nous, qu'on reste là.
.
.
.
Mais c'est qu'elle semblait déterminée l'autre, et après bon nombre de soupirs exaspérés et de jérémiades entrecoupés d'insultes fleuries, le jeune homme daigna sortir à la suite d'Aurora et la laissa le conduire dans les quartiers sordides de l'overtown.



RE: After The Reset - Oxari - 28-12-2014

July Teylor
28 ans, peut prévoir la météo très précisément

http://image.noelshack.com/fichiers/2014/52/1419797157-574608-293886654082214-384675291-n.png

July Teylor.
Déjà faut se dire que deux "y" dans un nom ça craint.
July a toujours détesté son prénom. Ses parents, aussi. Ses frères, à la limite ça pouvait aller. Quoiqu'elle ne leur parle plus depuis longtemps. À vrai dire il n'y a pas beaucoup de choses que July ne déteste pas. À part l'argent, bien entendu. Et pour en avoir elle est prête à faire beaucoup de sacrifices. Et même ses frères qui font partit des rares choses et personnes qu'elle ne déteste pas trop elle serait prête à s'en débarrasser pour de l'argent.
Dans son enfance July vivait à la frontière entre l'overtown et l'undertown, et puis dès qu'elle a pu elle est montée dans l'over. Son but était de devenir riche, évidemment, et on peut dire qu'elle a bien réussi puisqu'elle occupe maintenant une haute place au sein du gouvernement. Son but ultime étant de devenir la présidente de l'overtown. Qui dit président dit pognon. Qui dit pognon dit July.



RE: After The Reset - Mayskurar - 29-12-2014


LOGAN


« – Vous allez bien ? »
Logan tendit sa main à la jeune femme avachie par terre, laquelle le regardait comme s'il était l'une des plus étranges personnes qu'elle eût pu voir de sa vie entière. Elle hocha la tête, quelque peu choquée semblait-il, avant que sa main au teint hâlé ne vienne se poser dans celle du rouquin. Avec délicatesse, ce dernier l'aida à se relever, avant de se baisser, ramasser le sac de la demoiselle, remettre ses affaires à l'intérieur, avant de lui sourire.
« – Je suis vraiment désolé je n'ai pas prêté attention où je mettais les pieds. »
Sans cesser de sourire, le jeune homme tendit le sac à la femme face à lui, qui esquissa également une moue gênée. Il la vit rougir, et, d'une courbette, s'excusa.
« – Si vous voulez bien m'excuser, et puisque vous aller bien je vais continuer ma route. Je suis plutôt pressé. Je vous souhaite une bonne journée. »
Un énième sourire, avant qu'il ne disparaisse au travers de la foule, main dans les poches, d'une démarche calme et élégante. Avant de presser le pas, une fois éloigné de l'endroit ou venait de se dérouler la collision, caressant du bout des doigts le porte-feuille tout juste volé de la demoiselle. Il sentait encore les effluves de son parfum – une délicate fragrance très cotée chez les jeunes riches de l'overtown.
« – Pauvre idiote, souffla-t-il en un rire. »
Il releva les yeux, observant tout autour de lui, avant que se dessine, dans son champ de vision, la devanture d'un bar, qui semblait, contrairement aux autres, ne pas empester la prétention de ces établissements trop réputés dans l'overtown. Sans prêter garde au nom, Logan observa quelque instants la façade, avant de décider que décidément, ce bar lui inspirait confiance. Peut-être obtiendrait-il quelque croustillantes histoires d'une personne un peu trop bavarde. Poussant la lourde porte, il pénétra dans le bar, son demi sourire pendu à ses lèvres. Avisant les environs, il se décida à s'asseoir à une table, souriant à un couple d'amies qui visiblement appréciaient le charme du jeune homme. Il s'assit, tachant de garder le dos droit, et sortir le portefeuille qu'il venait de subtiliser, vérifiant combien il contenait. Cachant sa joie de découvrir une somme importante en liquide à l'intérieur, le jeune homme se contenta de le remettre à l'intérieur de sa poche, croisant les bras, fier de lui, impatient de fêter cela.



GAÏA


Elle se retint de claquer la porte, fulminant intérieurement. Elle venait – encore – d'avoir un altercation avec le gros lourdeau qui lui servait de patron, et elle détestait cela. Oh oui, vraiment. Gaïa poussa un profond soupir, lançant le torchon qu'elle tenait au travers de la pièce, non sans rage. Il siffla, et alla terminer sa course contre un mur. Gaïa soupira, secoua la tête, s'obligea à sourire avant de ressortir, comme elle entendait la porte du bar. Elle s'empressa d'aller placer les clients, ainsi que prendre leur commande, et fît signe à deux hommes qui désiraient payer qu'elle aller passer, râlant intérieurement contre le gâchis de pancakes des garçons.
Après avoir lancé le plus aimablement possible les commandes au barman, la jeune fille fit demi-tour, pour se rendre à la table des deux hommes qu'elle avait, étrangement, l'impression d'avoir déjà vu.
« – Tout s'est bien passé ? demanda-t-elle avec un grand sourire. »
Elle leur tendit l'addition une fois qu'ils lui répondirent, et alors qu'elle allait se détourner pour vaquer à ses passionnantes occupations, son cerveau sembla se réveiller et, la jeune fille se rendit soudain compte.
Bien sûr qu'elle les avait déjà vu.
Gaïa les dévisagea durant quelque secondes qui lui parurent une éternité.
Évidemment qu'elle les connaissait. Elle avait vécu comme un début de cauchemar avec eux.




AMBER & LEXI

Lexi jeta un énième coup d’œil à l'horloge accrochée dans le couloir. Elle s'arrêta, ses yeux vairons balayèrent l'espace, avant qu'elle ne soupire et recommence à faire les cents pas.
« – Mais qu'est-ce qu'il fout encore... il avait dit qu'il en aurait pas pour longtemps !
– Il va sortir, cesse donc d'être aussi impatiente.
– Mais on perds notre temps ici !
– Calme-toi un peu Alexia. Je suis certaine qu'il va bientôt arriver.
– Ne m'appelle pas comme ça
, fulmina la jeune fille.
Les yeux furieux de Lexi vinrent foudroyer la grande et ronde femme qui se trouvait face à elle, laquelle ne perdit pas un seul instant son expression neutre. Si Alexia Wirtanen pensait qu'elle pouvait l'impressionner elle... elle se fourvoyait. Amber jeta un coup d’œil sur la porte, avant de reposer ses grands yeux bruns droit devant elle, tâchant de passer outre les pas on ne pouvait plus agaçant de Lexi. Elle soupira, et une seconde après que les pas se furent arrêtés, la porte s'ouvrit sur un Isaac qui semblait furibond. Dans la seconde, Lexi s'arrêta, et du coin de l'oeil, Amber pût voir son regard débordant d'une admiration sordide se poser sur Isaac.
Pathétique.
Le Serpent fonça en flèche sur elle deux, et Amber tâcha d'arborer un air pas trop dégoûté devant le gamin qui lui donnait des ordres, ce qui fût chose facile. Ils n'avaient beau pas particulièrement s'apprécier tous les deux, elle savait qu'Isaac ne savait pas à quel point elle pouvait le haïr, sûrement pas. Elle sourit, tandis que le fou furieux déversait ses ordres et semblant de menaces.
« – Amber, jusqu'à mon retour c'est toi qui gère tout avec Lexi. Je veux aucun débordement, un seul pas de travers et je vous tiens toutes les deux comme uniques responsables, compris ? 
– C'est parfaitement clair
, sourit la jeune femme. »
A l'intérieur de son crâne, elle ne priait que pour la mort de cet avorton, qu'elle puisse enfin tenir les rênes. Amber l'observa partir, un air tranquille sur le visage, avant de faire volt-face. Elle avait déjà presque oublié le départ d'Isaac, et n'avait plus qu'un seul projet en tête : l'enlèvement de la Dawson. La ruée vers l'or. Amber ferma les yeux, sortit son téléphone portable, jouant doucement avec, attendant un appel important. L'appel de July, l'appel qui définirait tout. Elle ferma les yeux quelque secondes, les ouvrit, à nouveau. Son regard déterminé se posa sur son téléphone, tandis qu'elle s'asseyait dans un fauteuil.
Plus qu'à attendre.