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After The Reset - Version imprimable

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RE: After The Reset - RPG - Edeen - 18-07-2014

Aurora resta quelques secondes face à Jeffrey avec le regard de la fille pas convaincue pour deux sous. C'était relativement compréhensible après tout, ce mec parlait quand même de se diriger vers l'Undertown en mode " BONSOUAR LES ENFANTS ! On vient vous aider à renverser l'Overtown même si on rien fait pour vous aider pendant plusieurs siècles. ". Si c'était pas un plan de merde alors elle s’appelait plus Winchester et elle abandonnait ses DocMartens pour des vieux crocs à moitié pétés. Non décidément Aurora n'approuvait pas ce plan. Et quand Aurora n'approuve pas, forcement, tout le monde doit être mit au courant.

« Vous êtes bien gentil tout ça tout ça, mais plutôt me carrer un balais dans le cul que descendre dans l'Undertown, parce que ça, votre plan là, dans le langage courant, on appelle ça un putain de suicide assisté ! Espèce de malade ! » elle se tourna dans un mouvement cheveux digne d'une pub l'Oréal parce qu'elle le vaut bien vers ses nouveaux futur éventuels compagnons d'infortune. « Et comme je suis généreuse aujourd'hui je vous autorise à me suivre ou à rester avec monsieur " je ne suis pas au courant que la mode peut changer en deux siècles " ! Je suis pas votre mère, j'vous oblige à rien ! »

Et sans attendre une quelconque réponse elle partie rapidement dans la direction qu'avait pris Baron. Non parce que déjà, de un, si on voulait la suivre elle avait pas besoin de leur tenir la main hein, fallait pas déconner non plus, ils la suivraient comme des grands et puis de deux, le plus important là c'était de retrouver son poto et de lui péter les dents à l'aide d'un manche à balais. Non parce qu'il l'avait quand même abandonné sur un coup de tête ce con là et c'est pas qu'elle était vexée mais quand même un peu. Une fois avoir fait en long et en large trois couloirs, Blondie opta pour un nouveau type de recherche qui lui convenait bien mieux. Elle se planta devant de grand escalier et pris une grande aspiration.

« BARON ESPÈCE DE BALAIS À CHIOTTE AMBULANT RAMÈNE TON CUL ICI OU J'TE JURE QUE TU VA PRENDRE TELLEMENT SÉVÈRE QUE MÊME PICASSO AURAIT PAS IMAGINÉ ÇA »


La douce complainte de notre raffinée et délicate petite blonde vola jusqu'aux oreilles d'Isaac qui marchait lentement dans les couloirs à la recherche de Chad. Oui parce qu'il devait partir le plus vite possible mais il fallait quand même qu'il prenne Chady avec lui et comme ce con s'était réveillé ( il avait comaté toute la nuit mais non fallait il fallait qu'il parte en exploration maintenant, forcement ! ) et du coup il faisait le tour du manoir à sa recherche. Et il le trouvait pas. Perdu dans ses pensées, il ne remarqua la masse brune devant lui que lorsqu'il lui fonça dedans. Masse brune plus communément appelé Baron. C'était bien son jour tient. Il allait commencer à lui gueuler dessus et essayer de le frapper avec ses muscles en sucre quand une tornade blonde se jeta sur eux.

« BARON ! » elle tenta de lui mettre une claque mais le grand brun arrêta sa main. Vexée elle retira sa mimine et lui fait un doigt d'honneur, et parfaitement manucuré s'il-vous-plait. « T'es gentil t'arrête de disparaître en mode yallah je me casse ! J'te signale que y'a les flics qui arrivent et sans moi tu risque gros Sherlock ! » débita-t-elle à une vitesse affolante en appuyant un doigt sur la poitrine de son grand copain. « Alors maintenant tu me suis gentillement normalement dans ce genre de baraque t'a toujours un passage secret pour sortir se foutre à l'abris et au pire on passera par la force. Et la tête de grecque elle vient aussi ! » valait mieux pas l'oublier lui, elle savait pas pourquoi, mais si Baron ne l'avait pas lâcher dans le vide c'est bien qu'ils en auraient besoin à un moment ou un à autre n'est-ce-pas ?



Peter et Alyss quant à eux venaient de finir leur accession dans l'Overtown.
Donc vous ramenez Gaïa, Eden et Arno. Parce que là ils ont besoin de compagnie.



RE: After The Reset - RPG - Mayskurar - 18-07-2014

C'est del bon gros caca



Les yeux de Christa papillonnèrent – parce qu'elle ne comprends rien la pauvre – et le temps que son cerveau se mette à fonctionner correctement, la jeune fille avait déjà vu Jeffrey se faire frapper, puis mettre son assaillant à terre tel un James Bonde des temps futurs, et enfin s'en aller pareil à un brigand, les plantant là ce qui ne donnait absolument pas envie à la jeune fille de les suivre. C'était ça où Aurora, et finalement, elle songeait que la blonde n'était pas la plus mauvaise des idées. Elle recula néanmoins, jusqu'à se cogner au mur, et lorsqu'elle vit le Serpent entrer dans la salle, la jeune fille tressaillit sans comprendre pourquoi. Elle ne l'aimait pas, c'était clair et net, mais pourquoi était une grande question. Elle fronça les sourcils, se tournant vers Aurora et Baron, se plantant fermement sur ses pieds.
« – Comment comptez-vous sortir ? »
Elle s'avança vers eux, méfiante, intérieurement terrorisée sans que cela ne paraisse sur son visage pâle.



Eden et Arno s'étaient retrouvés sans le vouloir réellement dans la chambre d'Ana, obligés d'attendre patiemment Gaïa pour le plus grand désespoir de ce dernier. Il se vautra sur le lit de la brune après que celle ci l'aie autorisé, plantant ses mains dans ses poches, soupirant très longuement. Il n'était pas du tout dans la merde. Le jeune homme posa ses yeux glacés sur Arno, avant de les laisser dans le vide, attendant en silence.
Au bout de quelques minutes, le jeune homme entendit des pas dans les escaliers, et la porte de la chambre s'ouvrit à la volée sur Gaïa, qui s'empressa d'aller le redresser, et empoigna Arno d'une main et Eden de l'autre, dévalant les marches à la vitesse de l'éclair.
« – J'te revaudrais ça Ana ! »
Et sans attendre de réponse, elle poussa les deux hommes hors de la maison, leur lançant à chacun un casque de moto, mettant le sien sous le regard suspicieux d'Eden.
« – T'as le droit de conduire une bécane à ton âge ?
– Non. Bougez votre cul. On va passer par des rues non contrôlées vous avez intérêt à vous accrocher !
 »
Et sans même attendre leur avis, elle s'assit sur sa moto tandis qu'Eden enfonçait son casque sur sa tête, signalant à Arno qu'il n'allait pas conduire l'engin, sachant à peine comment démarrer.
Et ce fût joyeusement que les trois heureux motards filèrent alors loin de l'hôtel, vers l'overtown, tout heureux qu'ils étaient. Du moins jusqu'à ce qu'au détour d'une rue, Gaïa ne freine brusquement, suivi des deux autres, à cause d'une jeune fille trop inconsciente.



Alyss se baladait tranquillement, fort heureuse d'avoir quitté l'undertown. Elle flânait dans les rues, ayant complètement oublié ce qu'elle fabriquait dans l'overtown, simplement heureuse de s'y trouver. La jeune fille s'amusait et s'égayait pour un rien, ressemblant à une enfant arrivant pour la première fois dans une grande ville, et bien que ce ne fût que la frontière, elle était terriblement heureuse d'y être.
Du moins jusqu'au détour d'une rue. Emportée dans son euphorie, la jeune fille se précipita sur la route sans prendre garde à ce qui pouvait arriver aux alentours, et, tournant la tête, vit deux motos foncer droit sur elle. Elle se retrouva figée, incapable de faire un geste jusqu'à entendre le crissement assourdissant des freins. Alyss leva la main subitement, et les deux véhicules s'immobilisèrent presque en douceur, même si la première conductrice fut projetée derrière Alyss qui s'en contrefichait. Elle fronça les sourcils, jetant un regard assassin aux deux autres sur la même moto.
« – Vous ne pourriez pas faire gaffe un peu ? aboya-t-elle. »




(et là Arno reconnaît Alyss et il y a un meurtre)


RE: After The Reset - RPG - Gucky - 19-07-2014

(JE SUIS ENFIN CHEZ MOI JE VAIS POUVOIR RP EN PAIX YAAAY)

Jeffrey fit disparaître le trompe l’œil et intima les autres de le suivre mais Déborah refusa d'avancer et dit simplement :
-Non...
-Non ?
-Non ! Je refuse de te suivre dans l'Undertown Jeff ! T'es trop bizarre ! Tout ça ! C'est trop bizarre ! Je peux pas !


Jeffrey et Joshua l'observèrent puis Jeffrey s'approcha et prit la tête de la jeune fille dans ses mains et l'embrassa sur le front.
-D'accord. Nous nous reverrons bientôt ! Faites attention à vous.
Il se retourna et s'engouffra dans le chemin qui menait à l'Undertown, derrière lui Déborah cria :
-QUOI C'EST TOUT ?
Un silence se fit et Jeffrey disparu dans la nuit du sous-terrain.
-Vos parents seraient fières de vous.

Les deux frère et sœurs se regardèrent longuement puis firent demi-tour. Déborah s’inquiéta en remarquant que tout de même ! Mallaury n'était pas là ! Elle devait être déjà dehors ! Et pas avec les flic... Avec un peu de chance...
Déborah observa les gens dans la salle, personne ne semblait trop savoir quoi faire mais une chose est sure ! Tout le monde voulait se barrer de cette baraque. Elle aussi d'ailleurs. Soudain elle eu un élan de génie.
-EH ! Si je vous prêtais mes voitures et qu'on se barrait tous de ce merdier ? Elle laissa un blanc de quelques secondes. Euh... vous savez conduire au moins ?



Jeffrey s'enfonçait seul dans les profondeurs de l'Undertown, il savait où il devait aller. Il devait aussi disparaître pendant un certain temps. Vous savez, parfois, mieux vaut opérer dans l'ombre.



Maullaury quand à elle laissons là à ses framboises j'attend Heather !



RE: After The Reset - RPG - Mayskurar - 20-07-2014

http://image.noelshack.com/fichiers/2014/30/1405928521-lexi.gif
26 ANS
TÉLÉPORTATION

http://image.noelshack.com/fichiers/2014/30/1405928521-logan.gif
24 ANS
CONTRÔLE DES ONDES


et en fait j'ai la flemme de présenter correctement bisous les enfants


RE: After The Reset - RPG - Pantomime - 22-07-2014

Baron avait finalement trouvé un moyen de rejoindre le toit. C'était parfait. Il n'aurait pas à suivre l'autre friqué pour s'échapper de cette foutue baraque. Il jeta un regard par dessus son épaule. Une petite troupe le suivait. Bien. Des gens intelligents.
Aurora était en tête, et marchait d'un pas ferme en le couvrant d'injures fleuries. Où bon dieu (AH PUTAIN PAS ENCORE DIEU) allait-elle les chercher ? N'allez pas lui dire que tout ça se trouvait dans sa petite tête vide ?! Ça semblait improbable. Enfin bon. Il le lui demanderait une prochaine fois, là il s'agissait de descendre, de préférence assez rapidement, sinon ils risquaient de le regretter assez vite. Il attendit patiemment et sans s'énerver (prouesse rare, j'aimerais la souligner avant de passer à autre chose, vu que Baron a toujours plus ou moins un comportement de constipé, quand il est un peu calme ben ça change et ça fait du bien, à moi aussi parce que je dois pas m'exciter sur la touche Maj.) que les autres se regroupent, pour être sûr qu'ils ne se paument pas dans cette baraque immense et meurent dans d'atroces souffrances de déshydratation, de tristesse et de solitude. Puis qu'ils soient libérés hein mais bon ça c'est autre chose.
Quand tous furent bien regroupés comme une bande de maternelle en sortie scolaire à la piscine le vendredi après-midi, il poussa la porte du toit qu'il avait au préalable défoncée à coup de pied (un cadenas, ça tient fort, et malheureusement il n'avait pas eu le temps de chercher la clé. De toute façon, plus il pouvait dégrader cette baraque, mieux il se portait.).
Il lâcha un soupir ennuyé en s'approchant du bord du toit. C'était quand même putain de haut, mine de rien. Il ne pouvait pas leur demander de se jeter dans le vide comme ça. Lui pouvait le faire. Mais les autres allaient se tuer. Il allait devoir les porter un par un, et ça allait prendre un temps de malade. Mine de rien, il descendre avec un sur le dos, se transformer pour remonter, se re-transformer pour en reprendre un sur le dos... Rien de très reposant, qui plus est. Il était résistant, il ne s'inquiétait pas pour son dos ou autre condition physique, maaaais... mais il allait quand même en chier. Grave.
Non, il lui aurait fallu de l'aide.
Mais qui aurait pu l'aider ?
Franchement ?
Personne d'autre ne savait voler, à ce qu'il sache. Ou alors on lui avait caché des trucs. Et il allait se retrouver seul à transporter des gens sur son dos comme un âne.
Il se tourna vers le groupe comme un prophète vers ses fidèles (oui oui ses fidèles).
- Bon, on a pas le choix, va falloir sauter. Il arrêta les débuts de protestations / cris de panique d'un geste de la main. Non c'est pas du suicide. Je peux vous faire descendre sans problème, même lentement si vous aimez pas la vitesse, j'peux m'adapter. Mais ce sera un par un, je peux pas en transporter plus, je suis pas une machine. Donc ça risque de prendre un peu de temps, à moins que quelqu'un se dénonce et avoue qu'il peut m'aider ? Sérieux toute aide sera bonne à prendre, si vous savez, chai pas, ramper sur les murs, rendre vos bras super longs... J'en sais rien, j'ai pas d'autres idées, mais un truc du genre, qu'on puisse se casser fissa!
Il les regarda tous un par un. Il devait bien en avoir un qui puisse faire quelque chose ? Son regard se posa sur Aurora.
Merde.
Il l'avait oubliée elle.
Pitié.
Qu'elle n'ait rien entendu. Il serait prêt à les transporter tous jusqu'au dernier en moins de deux minutes s'il le fallait, jusqu'à s'en casser le dos et s'écraser sur le sol comme une merde, mais pas ça bon dieu. Il s'empressa bien vite de détourner le regard, comme si, oh, exemple, il était entrain de lui marcher sur la robe, et jeta aux autres un regard suppliant.
ne m'obligez pas à faire ça je vous en serait très trèèèès reconnaissant
Mais personne ne broncha.
Merde.

Chad avait suivi les autres, parce que Chad est un suiveur (non en fait il n'était pas complètement remis et s'était dit que la meilleure chose à faire pour sauver sa peau était de se rallier à des gens sensés. Enfin il espérait qu'ils étaient sensés. Sinon il était in ze Scheiße jusqu'au cou.). En voyant que l'espèce de timbré qui lui avait fait casser la table en le renversant dessus (oui Chad avait cassé la table) (et non il n'avait pas vu à temps qu'il suivait Baron et ça lui foutait des sueurs froides) se penchait dans le vide, perché sur le toit, il se dit qu'il aurait mieux fait de rester en bas. Il ne voulait pas spécialement se suicider, en tout cas pas tout de suite. Et probablement jamais en fait. Il aimait trop vivre (et cuisiner) pour ça. Il allait rebrousser chemin (avec une justification débile style « ah non mais j'ai oublié quelque chose en bas, allez-y je vous rejoins ) quand il vit Zouzou dans le groupe. Son estomac entama un tango de soulagement et il se jeta sur lui pour lui faire des papouilles. Enfin mentalement. Il avait l'impression que ça faisait des années qu'il ne l'avait pas vu alors qu'en fait... bah ça faisait 24 heures. Plus ou moins. Parce qu'il était dans les vapes. Tout ça...
Donc, pour garder quand même un minimum une image de mec crédible (qui s'était 'achement détériorée, bizarrement), il se contenta de se placer à côté de lui et de lui jeter un petit sourire.
- Ca va ? chuchota-t-il, soulagé de constater qu'il recommençait à parler.
Certes cette question semblait peu opportune dans ce genre de situation absolument improbable, surtout en période de fuite et stress, où tout le monde se bouscule façon apocalypse pour avoir une chance de vivre. Mais il fallait quand même la poser. Parce qu'il avait vraiment envie de savoir s'il allait bien, ou si lui aussi il se sentait putain de bizarre. Mais c'était certainement à cause de tous les coups qu'il s'était pris dans la gueule depuis la vieille...
N'empêche, il n'était pas rassuré.
Il s'imagina le vide qu'ils allaient bientôt affronter. Il n'avait pas particulièrement le vertige, mais tout cela n'avait rien de très rassurant. Il espérait que le type qui les avait conduits ici savait ce qu'il faisait.
Lui aussi jeta un oeil aux autres. Il ne les connaissait ni d'Eve ni d'Adam (d'ailleurs il devrait penser à leur demander leur nom, c'était plus poli quand même) et ils se retrouvaient tous dans une galère indescriptible, traqués par les flics et obligés de fuir, encore et encore...

~

Conduire une moto était vraiment quelque chose qu'Arno appréciait. Il avait rarement eu l'occasion de le faire, et pouvoir en monter deux en deux jours était tout bonnement un pur bonheur. Evidemment, le contexte en lui-même n'avait rien de réjouissant, vu que pour la deuxième fois ils devaient s'enfuir rapidement, mais il profitait autant qu'il le pouvait, et jubilait même presque qu'Eden ne sache pas conduire. Ça lui laissait tout le loisir de conduire à sa guise. Il allait vite. Il sentait Eden qui s'accrochait comme il le pouvait à son t-shirt. Cette vitesse lui faisait tout oublier, toutes ces merdes des deux derniers jours, tout ce qu'il aurait pu éviter si seulement il n'avait pas décidé d'aller fait une putain de balade. D'accord, il se serait fait un peu chier dans son trou. Mais au moins il aurait eu l'impression d'être un peu en sécurité. Un chouilla. Parce que là, avec les flics au cul, il pressentait juste un malheur imminent, style mort subite du nourrisson, ou que sais-je encore. Il aimerait de préférence ne pas mourir avec une balle dans le dos, même si techniquement ce serait Eden qui prendrait tout. Pas qu'il le veuille, hein. Mais il était pour cela d'autant plus heureux d'être le conducteur.
Ils durent freiner soudainement. Il entendit un hurlement furieux qui n'appartenait à aucun d'eux trois, mais dont la voix lui disait quelque chose... Il redressa la tête pour essayer de voir (il était derrière Gaïa et avait freiné pile pour ne pas lui rentrer dedans).
Ce qu'il vit en premier furent ses cheveux. Il ne contrôla absolument plus les rictus qu'il affichait et son visage se mua en masque de haine profonde, style nez hyper plissé, yeux grands ouverts en mode "et que je vais te sortir du visage si tu continues" et dents serrées, la grande classe, certifié 100% crédible.
Il descendit comme une furie de sa moto, laissant à Eden la charge de ne pas la faire tomber sur le sol (en espérant qu'il ait compris à temps ce con) et fonça vers Alyss.
- ENCORE TOI ?! brailla-t-il. Mais tu vas faire chier encore longtemps, tasse mal colorée ?! MERDE, t'es VRAIMENT obligée de venir ici ?! Genre tu pouvais pas rester où t'étais ?!
Il poussa un grognement / hurlement / grondement de rage, la tête dans les mains.
- RAAAAAAAH ! C'EST A CAUSE DE TOI QUE J'SUIS COINCE ICI ! PUTAIN ! MANQUAIT PLUS QUE CA !
Il secoua la tête d'un air dépité. Elle allait encore lui causer des problèmes. Il en était absolument certain.



RE: After The Reset - RPG - Edeen - 23-07-2014

JE VOUS FAIS CACA DESSUS :'(
Du coup ça va sentir très mauvais.
Surtout ce post qui va beaucoup puer.

Bon, récapitulons, elle avait Baronichou, sur qui elle déversait son stock d'insultes de la journée, une issue de secours, à savoir sauter dans le vide du haut du toit de la demeure Silver ( qui était putain de haute avouons le ), et un endroit sur ou emmener tout ce beau monde en bonne Samaritaine qu'elle était. Oui car à défaut d'être un génie, Aurora était quand même généreuse. Des fois. Quand elle était dans une bonne Lune. Bref. Elle laissa Baron défoncer à coup de pied la porte qui menait au toit, parce qu'il fallait bien qu'il se défoule un peu le pauvre chéri. Elle essaya tant bien que mal de ne pas s'écraser la tête la première sur le sol, non parce que n'allez pas croire, marcher sur un toit avec des chaussures à talons, c'était pas si simple que ça semblait l'être.

Baron commença à expliquer à tout ce beau qu'ils allaient devoir sauter dans le vide, et arrêta les protestation d'un signe de main. C'est qu'il savait être " TRO D4RK " quand il voulait.

- Non c'est pas du suicide. Je peux vous faire descendre sans problème, même lentement si vous aimez pas la vitesse, j'peux m'adapter. Mais ce sera un par un, je peux pas en transporter plus, je suis pas une machine. Donc ça risque de prendre un peu de temps, à moins que quelqu'un se dénonce et avoue qu'il peut m'aider ? Sérieux toute aide sera bonne à prendre, si vous savez, chai pas, ramper sur les murs, rendre vos bras super longs... J'en sais rien, j'ai pas d'autres idées, mais un truc du genre, qu'on puisse se casser fissa!

Un large sourire sur dessina sur le visage de la belle blonde. Oh elle savait comment l'aide le petit bichet elle, mieux que quiconque même ! Elle passa un bras autour des épaules de son vieux copain. ( oui bon pas si vieux que ça mais voilà hein )

- Tu veux que je t'aide à transporter tout ce beau monde mon poto ?

Elle s'attendait pas vraiment à une réponse positive. Sauf que bon, ils avaient pas vraiment le temps que monsieur mette trente secondes son ego de côté, alors autant prendre les choses en mains. Faisant fit du regard presque terrorisé de son coéquipier ( elle allait pas le violer non plus roh !! ) et c'est dans un silence presque dramatique qu'elle passa à l'action.
Elle embrassa Baron qui se raidit à la seconde même, à croire que pour trois secondes de baiser avec elle, il allait mourir. Raide et blanc comme il était, il était peut être bien mort en fait.
Flûte.
Fichtre.
Diantre.
Elle avait tué Baron.
Elle passa une main devant son visage stoïque. ça allait pas être pratique tout ça pour descendre toute la jolie compagnie sur la terre ferme.

- Bon ! Je vais prendre les plus légers hein, parce que je me vois mal porter un sac de biceps toute seule comme une grande hein ! A conditions que certains d'entre vous puissent avoir des biceps bien entendu ! Genre le mouton qui fait la gueule il en a clairement pas.

Bon.
Valait mieux qu'elle se taise un peu.
C'était préférable.



Peter se sentait un petit peu comme une baby-sitter, il surveillait Alyss du coin de l'oeil avec un petit sourire qui s'élargissait au fur et à mesure qu'il la voyait s'extasier devant tout et rien. On irait dit un enfant dans un magasin de joué ou tout est gratuit. C'était... Mignon ? Il détourna un instant le regard à l'instant même où deux motos fonçaient droit sur sa petite protégée. Le crissement des freins lui vrilla les oreilles et en une-demi seconde il était sur la route près à tirer le petit poney émerveillé répondant au doux nom d'Alyss en arrière. Il n'eut pas à le faire. Alyss Sparkle arrêta elle même les motos d'un geste de main et commença à déverses sa colère sur les conducteurs encore en selle. Il en profita pour aider la jeune demoiselle aux cheveux de feu à se relever.

- Vous allez bien ? s'enquit-il. Vous n'avez rien de ca-

- ENCORE TOI ?! Mais tu vas faire chier encore longtemps, tasse mal colorée ?! MERDE, t'es VRAIMENT obligée de venir ici ?! Genre tu pouvais pas rester où t'étais ?! RAAAAAAAH ! C'EST A CAUSE DE TOI QUE J'SUIS COINCE ICI ! PUTAIN ! MANQUAIT PLUS QUE CA !

Oh douce complainte mélodieuse qui venait sonner délicatement et gracieusement à ses oreilles ! Peter eu un sourire d'excuse envers la motarde et se retourna vers l'homme qui venait de piquer une crise à la manière d'une adolescente au première jour de règles ( la beauté de cette comparaison svp ) et lui lança un regard relativement... Méchant ?

- La politesse et la galanterie tu connais ou c'est des notions trop abstraites pour ta petite tête ? Si t'a un problème personne te demande de rester tu prend ta moto de clochard et ta sale gueule et tu te casse gentillement. On n'a pas spécialement le temps pour tes conneries donc tu la ferme et tu bouge ton cul, d'accord ?




RE: After The Reset - RPG - Mayskurar - 23-07-2014

Christa avait suivi tranquillement le troupeau de gens, effrayée, stressée, songeant que jamais elle ne remettrait un pied chez elle si tout continuait ainsi. La jeune fille se mordit la lèvre, montant quatre à quatre les escaliers qui leur permettrait de s'enfuir, probablement, s'arrêtant uniquement lorsqu'un homme aux mèches noirs se chargea le plus délicatement du monde de défoncer la porte. Christa recula d'un pas, songeant que si la porte lui résistait il pourrait très bien, pour une raison ou pour une autre, décider de passer sa hargne et sa rage sur l'un d'eux, et elle refusait catégoriquement que ce soit elle, où Camila. La jeune fille fronça les sourcils, se détendant uniquement lorsqu'il vint à bout de la porte, et sortit dehors.
Ils étaient sur le toit. Christa frissonna, accueillie par une légère brise faisant flotter les volants roses de sa robe. Parce-qu'elle était encore en tenue de soirée, et en escarpins, comble de l'horreur pour elle. Elle s'avança doucement sur le toit, songeant qu'ils n'arriveraient jamais à sortir, alors que l'autre fou exposait son plan suicidaire.
« – Vous êtes... malade, s'étrangla la jeune fille. Nous allons nous écraser en bas ! »
Et ce n'était pas dans ses projets que de se retrouver aplatie en bas de la demeure des Silver. Elle frissonna en reculant, refusant catégoriquement leur délire hystérique.
Et puis, tout se passa très vite. La blonde prit la parole, avant de se jeter telle une sauvage – du moins ça ressemblait à cela dans l'esprit de Christa – et embrasser l'homme aux mèches noires dont elle ne connaissait pas le nom. Christa ne compris absolument rien du tout à ce qui se passait, jusqu'à ce que la fille parle de les descendre. Christa la fixa longuement de ses yeux gris, pas rassurée du tout.
« – Vous avez déjà fait ça avant?



Le choc avait été horrible. Et douloureux. Surtout douloureux.
Fort heureusement, Gaïa était particulièrement résistante. La manière dont sa moto s'était arrêtée lui avait fait terriblement peur, mais voler dans des poubelles était une très bonne option pour amortir le choc. Sans parler de son casque. Jamais Gaïa n'avait été aussi heureuse de porter un casque, mais malgré cela, elle s'empressa de le retirer, dévoilant sa tignasse écarlate au grand jour. Elle posa une main sur son front endolori, fermant les yeux en serrant les mâchoires. Elle avait vu pire. Ça allait très bien.
« – Gaïa ! »
La voix sonna étrangement à ses oreilles, comme déformée, lointaine et en même temps terriblement proche. La jeune femme eût à peine le temps de se redresser, ou d'esquisser un geste pour sortir de l'amas d'ordures sur lequel elle trônait, que déjà une autre voix s'élevait, douce et agréable, et la jeune fille leva les yeux.
« – Vous allez bien ? Vous n'avez rien de ca... »
Il ne termina pas sa phrase, coupé par un hystérique qui se mit à hurler de l'autre côté. Comme précédemment, la voix lui semblait étrange, et la jeune fille secoua la tête, soupirant. Elle vit brièvement une crinière dorée devant elle, un sourire flou, et sentit une main dans son dos tandis qu'une autre voix retentissait. Elle devait venir du petit poney qui s'était jeté sur la route. Lointaine, étrange, une voix aiguë et lancinante.
« – Tu as fini de t'énerver tout seul ? lança la jeune fille avec un sourire sarcastique. Et agresser une jeune fille innocente dans la rue alors qu'elle n'a rien fait est très impoli, tu devrais avoir honte ! s'exclama-t-elle avec une moue boudeuse.
Gaïa vit la petite créature à la crinière arc-en-ciel qui semblait parler, et en déduisit que ces mots venait d'elle.
« – Gaïa ça va? »
Elle secoua la tête, tachant de reprendre contenance, levant les yeux sur Eden qui avait accouru, posant la moto contre un mur, inquiet de l'état de leur jeune guide.
« – Super, ça va parfaitement bien ! Ça s'voit non ? »
Sur ces mots ironiques, la jeune femme esquissa un geste pour se relever, non sans grimacer lorsqu'elle dût s'appuyer sur sa cheville qui lui faisait terriblement mal. Eden passa une main autour de sa taille, l'aidant à se relever non sans jeter un regard noir aux autres qui avaient l'air de se contreficher de la malheureuse.
La remarque de Peter le fit bondir, et il fronça les sourcils, agacé.
« – J'suis tout à fait d'accord qu'il n'a pas à lui parler comme ça mais c'est quand même cette tarée qui s'est jetée sous nos roues !
– Et si vous n'aviez pas roulé aussi vite vous n'auriez pas risqué de me percuter
, répliqua Alyss avec l'air d'une enfant mécontente. De toute manière, personne n'est grièvement blessé ! Ni elle ni moi, lança-t-elle en indiquant Gaïa, donc tout va bien !
Elle se planta au milieu de la route, croisant les bras, bougonne.



RE: After The Reset - RPG - Pantomime - 24-07-2014

Sergueï Kitaëv

https://38.media.tumblr.com/e0b6b4acf6f6c37e49172e89fec90531/tumblr_n85b5tNih01qf8rjmo1_500.jpg

Tue tes enfants. Tue-les tous. Détruis-les. Détruis-les tous. Réduis-les en poussière. Ne leur laisse aucune chance.
Fais en sorte qu'ils ne soient jamais, jamais heureux.

Sergueï a eu sept enfants. Sept fils. Et sept femmes. Femmes dont plus personne n'entendit jamais parler, chassées de la maison et destinées à errer, seules, arrachées à leur enfant. Restèrent donc comme seule preuve de leur existence sept petits gamins qui n'ont jamais connu leur mère respective. Sept petits gamins avec une part en moins d'eux-même, même s'ils ne s'en sont jamais rendu compte, jamais plains.
Les enfants sont devenus grands maintenant.
Sergueï les haïssait. Leur regard candide lui rappelait tout ce qu'il n'avait jamais pu avoir. Jamais pu construire. Ses fils étaient le poids de sa lâcheté et de son incompétence.
Il ne les a jamais regardés dans les yeux. Ne leur a jamais souri, se contentant de les élever sans trop se rapprocher d'eux, si bien qu'au final les plus âgés prirent la relève et s'occupèrent des plus petits comme ils le pouvaient.
Sergueï n'a jamais su qu'aimer les femmes qui l'avaient chargé de ce fardeau qu'étaient des enfants. Mais cet amour s'est à chaque fois brisé à l'annonce de la proche naissance. Ses fils étaient coupables de sa solitude. Et jamais il ne leur pardonnerait. Et malheureusement ils lui ressemblaient tous. Il ne pouvait faire un pas sans voir son propre visage en face de lui, le dévisageant d'un amour que seul peuvent éprouver les jeunes enfants pour leurs parents. Jamais il ne leur rendit cet amour. Alors il disparut, simplement. Et les fils Kitaëv apprirent à détester leur père. Il n'y en eu plus un pour lui sourire. Plus un pour rechercher un peu d'attention, un peu de réconfort dans les bras de leur papa. Le réconfort, ils apprirent à s'en passer, ou à le chercher entre eux.
Sergueï avait réussi.
Il avait élevé ses fils sans amour. Il en avait fait des hommes incapables d'aimer autrui. Incapables de sympathie.
Son cœur avait été gâché, il ne leur donnerait pas l'occasion de se servir du leur.

Sergueï s'était toujours demandé pourquoi il ne les avait pas abandonnés avec les mères. Pourquoi il ne les mettait pas à la porte, s'il les détestait tant. Jamais il n'eut la réponse. Jamais il ne comprit cet élan de pitié soudain, ce relent de semblant de cœur, de chaleur. Après tout, pourquoi les garder si c'était pour ne rien en faire ? Ils ne faisaient que des bouches inutiles à nourrir.
Et pourtant...
Pourtant ils étaient là.
Jusqu'à-ce qu'ils s'en aillent. Tous. Le laissant enfin seul.

Sergueï avait cinquante ans et un cœur sombre comme une nuit d'orage, une nuit froide et sans lune. Sa vie n'était plus que silence. Silence et froides méditations.
Tout son être n'était plus que sombre dessein. Il ne vit plus que pour se débarrasser à jamais de tous ceux qui un jour lui ont causé du tord.
Il ne cherche pas le pouvoir. Pas non plus la triste célébrité qu'acquièrent les fous. Lui ne veut que la souffrance. Le malheur. Il ne veut que le sang de ses victimes coulant sur ses mains. Les cris de désespoir et de douleur.
La mort.
La Mort.
Et il sait qu'il n'est pas le seul à posséder ces ambitions.

Douze ans sont passés. Bientôt le monde serait secoué d'un long tremblement. Le monde sera gouverné par la seule politique de la peur. Par la fureur des Hommes et l'appel du sang. Undertown comme Overtown, les gens périraient.
Enfin ils comprendraient la souffrance.

Bientôt il pourra attaquer.
Et sa première cible est sa progéniture.

donc voilà désolée c'est chelou mais j'espère ne pas avoir fait un gros cliché (là tout le monde me dit "si" et je pleure) en fait j'écoute while your lips are still red depuis une heure et demie et mon moral est au plus bas en fait mais c'est pas grave j'aime bien serguei et non il n'a absolument pas la tête de victor hugo
rajoutez juste deux mèches noires et ce sera parfait
sinon sa mutation c'est de contrôler les sentiments (ou sensations je sais pas quel qualificatif convient le mieux) (ou peut-être même qu'émotions est plus juste) ( je sais pas) des gens, mais lui sa spécialité c'est les trucs horribles / hardcore, style grosse dépression tendance suicide, peur extrème, grosse crise de larmes
un sale méchant quoi


RE: After The Reset - RPG - Mayskurar - 24-07-2014

http://image.noelshack.com/fichiers/2014/30/1406193097-amber.jpg

Amber Silverstone
29 ANS
ANNULE LES MUTATIONS



RE: After The Reset - RPG - Pantomime - 24-07-2014

Elle venait de le tuer. Mentalement. Physiquement. Socialement peut-être aussi, mais ça, ça restait à vérifier.
De le réduire à néant. Il aurait aimé qu'elle n'y pense pas. Qu'elle ne se jette pas sur lui avec une telle avidité monstre de le faire chier. Mais le mal était fait. Il avait manqué la crise cardiaque mais c'était fait. Mais attention, une fois, mais pas deux. Fallait pas rêver non plus.
Il essaya de garder une contenance, en mode "vous n'avez absolument rien vu, et si oui bah tout ceci est paaaaaarfaitement normal".
Paaaaaaaaarfaitement.
Il croisa le regard d'une petite blonde terrorisée. Apparemment elle n'était pas dupe de leur capacité à se jeter dans le vide sans se tuer. Oh, il pouvait encore la comprendre. C'est plutôt rare de se retrouver devant une bande de tarés prêts à se jeter du haut d'un toit. Enfin, en tout cas ça n'arrivait pas souvent. Et heureusement. La vie serait bien plus stressante qu'elle ne l'était déjà.
Il ne lui adressa pas de sourire chaleureux, rassurant et encourageant comme un héros de livre, parce que non, Baron n'est pas un héros, encore moins de livre, et surtout, surtout, est incapable de sourire chaleureusement. Bourré, peut-être. Face à un mur. Ou une porte. Enfin bref. Il ne sourit pas chaleureusement. C'est contraire à ses principes et à ma vision du personnage, ne le rendons pas plus ridicule que ce qu'il n'est déjà sinon il laisse les autres s'écraser comme des merdes sur le sol.
Voilà.
Bien.
Il s'approcha du bord du toit. Le bout de ses chaussures était dans le vide.
- Moi ouais. Regarde.
Et il se laissa tomber du toit. C'était aussi simple que ça.
Il atterrit quelques secondes plus tard. Il ne s'écrasa pas contre le sol comme une veille merde, ne du pas faire trente six roulades pour se stabiliser, ne tomba pas sous le choc. Il atterrit debout, dans un bruit sourd, comme s'il venait de sauter d'un muret, et pas du haut d'un palace.
Oui cette capacité avait la grande classe.
Il jeta un œil à la blonde inquiète.
- Alors, tu vois ? Aucun problème.
Il espérait bien la convaincre avec ça. Sinon qu'ils aillent tous se faire foutre.
Il se transforma en un éclair et en deux battements d'ailes il était à hauteur du toit. Il se retransforma en plein vol et retomba sur le toit.
- Si tu veux j'ai même un cobaye pour monter sur mon dos, dit-il avec un grand sourire plein de dents en dévisageant Aurora, juste parce qu'il savait qu'elle détestait ça.
Mais ils n'avaient pas le temps pour ça.
- Bon allez on se grouille, quelqu'un sur mon dos et vite!

~

Arno jeta un regard furieux à Peter.
- D'où t'as cru que je t'avais demandé d'ouvrir ta gueule, blanc bec ? Ferme-la et retourne te toucher, les bonnes manières je les encule tu vois ? Tu t'es cru dans un film ? Désolé mignonne, ici c'est la réalité, et t'es pas au 18e siècle, j'sais pas si t'es au courant que les mœurs ont un peu changé depuis ? Non mais arrête de me regarder avec cette tronche de poisson mort, t'es le dernier spécimen vaguement vivant à tenter vainement un peu de galanterie, alors bon, si j'étais toi je la ramènerait pas trop, SURTOUT quand tu te mêles de quelque chose qui ne te regarde, comment dire, absolument pas ?? Et puis tu parles de perte de temps, mais désolé, ta présence, tes paroles sont une perte de temps. Tu es une perte de temps humaine, gamin, et personnellement j'ai autre chose à foutre que d'écouter les beugleries absolument pas cohérentes d'un morveux complexé en mal de justice ? TA GUEEEEEULE merde. Maintenant tu me laisses faire ce que j'ai à faire sans trainer dans mes pattes, si tu saisis le concept.
Il se détourna sans plus de cérémonie. Il l'avait déjà effacé de sa mémoire. Le cerveau d'Arno opérait par système de tri, surtout avec les spécimens représentants de la gent masculine, si vous voyez c'que je veux dire. Les gens potentiellement restaient gravés dans une partie de son cerveau, les autres étaient tout bonnement oubliés. L'image de Peter fut donc balayée à jamais, pour qu'il puisse se concentrer sur ds choses plus importantes qu'un espèce de débile qui lui hurle dessus sans qu'on lui demande son avis.
Il se tourna vers Alyss.
- Toi maintenant.
Il la dévisagea d'un air hargneux.
- Qu'est-ce que tu fous encore ici ?! Ca t'a pas suffi de nous faire enfermer par ta faute ? Maintenant ton kiff c'est d'essayer de nous tuer ? Oh oh oh et je t'arrête hein, arrête de plaider ton innocence, quand on est normalement constitué, généralement, on regarde avant de traverser. Oui je sais pas, tu vois, c'est courant comme coutume, même dans l'Undertown. Bizarre hein de tenir à la vie ? Oui je trouve aussi, holala comme c'est grave pas cool de regarder avant de traverser ma pov' chérie !
Il croisa les bras, en mode je suis pas content parce que non Arno n'est pas content je sais pas quoi dire alors je comble le vie saisissez ?
- Et puis toi chouquette, dit-il en se tournant vers le preux chevalier Eden, tu te tais parce que je n'ai pas besoin d tes chevaleresques propos, style « je sauve les filles ». T'es très cool, on a compris, remballe tes ardeurs et laisse-moi m'expliquer avec la meuf qui a tué des gens de sang froid et m'a foutu dans cette merde, merci tu serais chou.
Il reporta son attention sur Alyss.
- Par tous ces putains de connards de dieux, comment est-ce que tu réussis à toujours te retrouver un peu trop près de moi pour que l'air soit respirable ? C'est normal que tu me kiffes, la naine, mais tu pourrais freiner un peu tes ambitions, j'aimerais, genre, rester en vie.