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RE: ASCENDANCE - Rpg - Catalena - 21-06-2016

(on m'a forcée à venir ici, c'est mon premier RP donc je ne sais pas comment j'y prendre, pas tapez...)

Dana Meieran
19 ans - Manipulation Samsara
https://i.imgur.com/aHXLwbQ.png

Dana est issue de la haute société de la Terre (ce qui explique que sa couleur de cheveux n'est pas étrange: les couleurs excentriques sont assez communes dans son milieu). Son gène s'est éveillé très tôt, au grand désarroi de sa petite soeur qui a toujours senti qu'à cause de cette différence, elle grandissait dans l'ombre de Dana.

Grâce à sa position, sa famille n'a jamais eu de difficulté à cacher le fait qu'elle est mutante. Il faut dire que Dana ne s'amuse pas non plus à user de son pouvoir: contrôler le cycle de vie des gens, les rajeunir ou les vieillir, avoir à ce point ce droit de vie ou de mort la terrifiait étant petite. Elle ne s'est servie de son pouvoir qu'à deux reprises, la première fois par erreur alors qu'elle était enfant et qu'un accident a entrainé la mort de leur animal de compagnie, et la deuxième fois en toutes connaissances de cause pour soigner celui qu'elle aimait. Chaque utilisation de son pouvoir lui occasionne une migraine atroce; elle se doute qu'il y a également d'autres effets secondaires, mais ne les a pas encore remarqués.

C'est suite à ce deuxième usage que Dana s'est faite arrêter. Une personne de son entourage, celle-là même qui a provoqué la situation où elle a dû faire usage de son pouvoir, l'a dénoncée pour se venger de ses refus. Bien qu'elle ne sache pas ce qu'il est advenu de sa famille, la jeune femme se raccroche à une seule pensée: faire payer à celui qui l'a trahie.

[Image: FVZRlX7.png]



RE: ASCENDANCE - Rpg - Catalena - 23-06-2016

Dana

Dana émergeait doucement du sommeil. Sa tête la lancinait, mais ce n'était rien en comparaison de ce qu'elle avait subi la semaine précédente. Par réflexe, elle porta la main à son cou, et sentit que son pendentif s'y trouvait toujours. Souriant de soulagement, elle tenta de faire le point sur sa situation.

La veille - ou était-ce il y a quelques jours déjà? - deux hommes s'étaient présentés chez elle comme appartenant à la Fédération et désirant lui faire subir quelques tests.

- Nous avons eu vent de l'agression dont vous avez été victime, et nous souhaitons nous assurer que rien de fâcheux ne vous est arrivé, lui avaient-ils expliqué, à elle et à ses parents.

Dana avait frissonné, se demandant comment ils avaient pu être au courant. Bien que son père ait décliné leur offre poliment en les remerciant de s'être dérangés, les nouveaux venues avaient insisté, et c'est alors que l'inquiétude avait commencé à la gagner.

- La Fédération prend très à coeur la santé de ses citoyens. Je vous en prie, ne craignez rien.

On ne discute pas les ordres de la Fédération, et une telle insistance ne pouvait être ignorée. Dana n'avait eu d'autre choix que de les suivre. Compte tenu du rang de sa famille, les agents avaient été cordiaux avec elle, la conduisant dans une navette où on l'avait assise pour lui faire subir différents examens. Les résultats étaient parvenus bien rapidement, et la dernière image qu'elle gardait était celle d'un infirmier lui jetant un regard désolé. Après cela, le noir.

Maintenant qu'elle était réveillée, elle essayait de comprendre où elle se trouvait. C'était une immense salle remplie de sièges dont seules les premières rangées étaient occupées. Dana détailla rapidement les personnes présentes, pour s'étonner de l'immense hétérogénéité de leur groupe.

La jeune femme n'eut pas le temps de s'étonner davantage, car déjà un homme avait pris la parole. Alors qu'il parlait, Dana tenta de se rappeler où elle avait déjà vu pareil visage.

- Parce que je suis mutant, moi aussi, Elliot.

Elle écoutait d'une oreille distraite, mais saisit tout de même les parties les plus importantes. Ainsi, toutes les personnes regroupées étaient des mutants. Comment la Fédération avait-elle pu le découvrir? Cela faisait des années qu'elle possédait ce pouvoir, et une seule personne en dehors de sa famille était au courant. Du moins, jusqu'à la semaine précédente.

Reliant les éléments, un visage s'imposa à elle, et pour la première fois de sa vie, Dana se surprit à haïr quelqu'un. Qu'avait-il révélé exactement à la Fédération? Ses proches couraient-il un danger?

Soudain, elle parvint à mettre un nom sur le visage du scientifique. C'était quelqu'un de renom dont elle avait entendu parler à maintes reprises.

-Professeur Coll Hodgkins... murmura-t-elle.

Personne ne l'avait entendue, et le professeur avait repris son discours.

- C'est la raison pour laquelle, si vous le souhaitez, il vous sera permis de contacter vos proches, afin de leur annoncer votre départ en direction d'Epsilon.

Malgré la situation, Dana se surprit à sourire. C'était l'occasion de savoir si tous allaient bien. Comme pour conjurer le mauvais sort, elle serra son pendentif.

D'autres personnes prirent la parole, et Dana se contenta du rôle de spectatrice, ne prenant nullement part aux différentes conversations. Elle suivit l'altercation entre le militaire et le professeur, avant que le premier ne sorte.

- Vous êtes ici pour apprendre à utiliser vos capacités. Plus tard, il sera question d'Epsilon. Mais plus que tout, vous devez prendre conscience de toute l'étendue de votre pouvoir. Je vous offre les moyens d'apprendre à maîtriser vos capacités, et de prouver à la Fédération qu'elle a fait une grave erreur, en vous traitant comme elle a pu le faire par le passé...

Dana songea qu'elle n'avait aucune envie d'apprendre à utiliser ses capacités. Le souvenir de sa migraine était encore vif dans son esprit, et elle n'avait aucune envie d'en refaire l'expérience. Non, elle n'avait aucun intérêt à utiliser à nouveau ses capacités.

- ...En retour, j'attends votre collaboration.

Tandis que le professeur achevait son discours, Dana pesa le sens de ses derniers mots. Dans quelle mesure souhaitait-il user de leurs capacités?

La jeune fille réalisa alors que quoi qu'elle en dise, elle avait une raison de vouloir l'utiliser. Bien qu'elle se savait aux mains de la Fédération et donc restreinte dans sa liberté, Dana se fit néanmoins la promesse: celle de faire payer à celui qui l'avait tant fait souffrir.





RE: ASCENDANCE - Rpg - Raguy - 23-06-2016

-Que... Huuu...
Ce furent les premiers... "mots" de Tom quand il reprit conscience. Il se redressa difficilement sur son siège tout en gardant les yeux fermés, de peur d'être aveuglé par une trop grandes sources de lumières. Il se sentait extrêmement mal à l'aise et nauséeux. Trop de bruits, des grincements de chaises, des voix de toutes parts, des gens? Des vrais gens? Un foules de vrais gens tout autour de lui, dont il ressentait la chaleur et la moiteur qui chargeais la salle? Yew... Il voulut se rassurer en émettant l'hypothèse qu'il portait encore son casque, était toujours chez lui et s'était endormis encore branché sur internet, entouré de corps virtuels qui disparaîtraient une fois déconnecté.
Mais non. Il ressentait toutes ses présences de façon trop claire pour qu'elles ne soient pas réelles, et la luminosité qu'il percevait au travers de ses paupières ne lui était pas familière. Il avala sa salive et ouvrit lentement les yeux.
Mon dieu?
Où était-il? Que voyait-il? Le monde semblait si terne, tout était si loin! Tom se frotta les yeux afin de faire le point et que le monde reprenne ses couleurs habituelles mais rien ni faisait. Il fit le tour de la salle du regard, des gens, du bruit, si peu de couleur, si peu d'espaces. Sa respiration se fit de plus en plus saccadée, sa tête qu'il lui faisait un mal de chien... Il faisait une crise de panique! Sa bouche devenait pâteuse, sa trachée semblait ne se réduire qu'à un minuscule tube où l'air faisait des va et vient irrégulier
Il tenta de se calmer. Pour cela il voulut passer en revue les événements qu'il avait vécu juste avant de se retrouver ici. Il était dans sa cave, tranquillement installer à regarder...hm... des vidéos en navigation privée... Sa mère était à l'étage, elle cuisinait en chantonnant. On avait frappé à la porte... Il se rappelait d'un moment de panique intense à ce moment mais tout était brouillé et confus, et rien ne ce qui lui venait à l'esprit ne lui semblait cohérent. Et puis le voilà ici. Avec l'impression d'être à moitié aveugle et une pseudo gueule de bois qui lui ravageait le crâne.
C'est à cet instant qu'il se rendit compte qu'un type, qui lui paraissait bien trop éloigné pour qu'il puisse le reconnaître ou même appréhender sa couleur de cheveux, faisait un petit speech à l'assemblée. Tom n'avait rien comprit jusque là, il était complètement déboussolé, il voulait rentrer chez lui, pourquoi il voyait si mal, pourquoi était il ici? Il n'avait rien fait? Il ne sortait même pas! Il voulait juste être tranquille, il voulait juste, ha!
Il saisit sa tête entre ses mains, et commença à prendre de longues inspirations, il avait l'impression de faire un malaise et il se mit à pleurer. Ah non! Pas au milieu de tout ce monde! Le jeune homme se mordit la main, se balançant d'avant en arrière sur sa chaise pour faire redescendre le stress. Il n'était sans doute pas le seul dans cette situation, peut-être même que tout le monde ici était là contre son plein grès. Il sentit alors quelque chose d'étrange à son poignet. Il le fixa, un instant, en plissant les yeux pour mieux y voir mais rien n'y faisait, sa vue refusait de coopérer. En tout cas cela n'avait pas l'air de menotte et il semblait libre de se lever, comme plusieurs l'avait déjà fais. Il voulut se lever et courir vers la sortie, mais maintenant il était intrigué. Autant rester là jusqu'à avoir l'explication de sa présence ici, après il pourrait paniquer et courir. Il tenta de se concentrer sur le discours, mais il était déjà presque fini. Il avait vaguement entendu le reste, dont des petits passages lui revinrent en mémoire, et depuis les bribes il se fit une idée un peu confuse de pourquoi il était là:
"Fédération vouloir mutants, maîtriser capacité, aller sur Epsilon."
Génial. Wow. Super plan.
Mais, un petit truc le titillait cependant. Il n'avait aucune putain d'envie d'aller sur Epsilon? Il se doutait qu'il n'avait pas le choix, mais la seule idée de se retrouver si loin de chez lui pour un si long voyage le terrifiait et les larmes remontèrent à ses yeux, sa respiration s'emballa de plus belle, et il s’affaissa contre son voisin de chaise. (n'importe qui incrustez vous svp)
-Je crois que je vais vomir. Faut que je sorte d'ici.




RE: ASCENDANCE - Rpg - Wenka - 27-06-2016

(salut j'ai jamais assez de persos)
(sa prez arrive)
(demain)


http://image.noelshack.com/fichiers/2016/26/1466989783-ponine.gif

PAS DE MUTATION




RE: ASCENDANCE - Rpg - Claaudie - 27-06-2016

c le perso ki fait peur 
allez kiss 
je le jouerais pas now mais ct comme ça si vous voulez liéner 


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CALUMN AËGAN-BLAGDEN

H U M A I N

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Né un siècle auparavant, Calumn est issue de l'une des familles fondatrices de la Fédération : celle des Aëgan. Il vit depuis une centaine d'années grâce au gène mutant, exploité scientifiquement, pour maintenir en vie les membres les plus imminents du gouvernement terrestre. Néanmoins, et s'il semble être parfaitement bien installé à son poste de dirigeant au sein de la Fédération, Calumn n'a pas toujours eut la chance de vivre dans le confort de sa position, et la noblesse de son rang. L'enfance italienne de Calumn n'a jamais fait de lui l'homme froid et particulièrement fermé qu'il est aujourd'hui. En revanche, la rupture dans son histoire, se situe au cours de sa quinzième année, lorsque sa famille est vulgairement assassinée, un soir d'été, de la main d'un terroriste mutant, doté du pouvoir de faire brûler ce que bon lui semble. Calumn a échappé à cet attentat, mais l'incendie provoqué par le mutant a très largement suffit à faire exploser sa maison, son foyer, sa famille, et dans sa fuite, les jets de décombres provoqués par l'explosion lui ont coûté son œil gauche. Calumn a donc perdu, en l'espace d'une nuit, son insouciance et l'innocence qui le préservait du monde extérieur, et des grandes thématiques de son époque, parmi lesquelles : l'intégration, ou non, des mutants, au monde terrestre.

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Faut-il éradiquer complètement les mutants ? Ou bien, est-il préférable de les laisser survivre ? L'emprisonnement représente-t-il une solution adéquate pour préserver l'équilibre du système politique terrestre ? Le gène mutant, en tant que tel, représente-t-il une menace ou un véritable trésor pour l'Humanité ? Tant de questions sur lesquelles Calumn s'est rapidement penché, lorsqu'on lui a reconnu sa place au sein de la Fédération, en tant qu'héritier légitime de ses défunts parents (= il dirige donc le gouvernement de la Terre avec d'autres gens). Après la mort de ses parents, Calumn a été recueillie par une famille d'humain à la richesse relative, qui l'a cependant aidé à ne pas sombrer dans la folie et la pauvreté - à l'époque, sa vulnérabilité aurait très largement pu lui coûter sa place au sein du commandement de la Fédération. En effet, cette place est contestée par ses ennemis, qui, de nombreuses fois, on tenté de le faire tomber. Après tout, un simple adolescent désigné à un poste si important, a tôt fait d'attirer les convoitises. Cependant, les manœuvres dirigées à son encontre, et visant à le destituer, n'ont pas fait ciller une seule seconde Calumn. Bien au contraire : tout à chacun sait qu'il s'est forgé son rang à l'intérieur de l'aile dirigeante, en détruisant quiconque oserait s'opposer à sa place désignée au sein de la Fédération. Ainsi, Calumn défend le système, mais est parfaitement prêt à s'attaquer à d'autres, afin de préserver sa place. Il se sait donc puissant, et n'est pas effrayé par les convoitises avides des hommes qui souhaitent lui soutirer sa place. Malgré cela, il porte en permanence à son cou, un collier capable de développer un champ de force puissant, en cas d'attaque mutante. Pour lui, les erreurs ne peuvent se faire deux fois. 

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Froid, distant, plus silencieux que véritablement démonstratif quant à ses sentiments, Calumn représente souvent une énigme pour ses interlocuteurs. Il est très difficile de savoir quel est son jugement, ce qu'il pense, ce qui traverse son esprit, et qu'il s'acharne tant à dissimuler. Seulement, une chose est encore certaine : Calumn voue un mépris effroyable, et une haine dévastatrice, à l'encontre des mutants. La politique répressive de la Fédération, il l'a longtemps défendu. Cet acharnement l'a même plusieurs fois amené à remettre en cause l'utilisation du gène à des fins politiques, ce même gène qui, pourtant, lui permet de survivre aujourd'hui. Car Calumn a largement dépassé ses années d'existence, et son corps, infatigable, continue à porter son esprit difforme, défiguré par une existence trop longue, et ponctuée d’événements douloureux. La mort de sa famille n'a pas anéanti sa dynastie, puisqu'il a de nombreux enfants, désignés eux-aussi à rejoindre le gouvernement Terrestre. Malgré cette chance, Calumn préserve néanmoins une rage sombre et contrôlée à l'égard des déformés, qu'il tient à conserver, le temps de pouvoir manœuvrer contre ces mutants, qu'il ne considère pas comme humains. La mission Atlantis est intéressante à ses yeux, car elle sert à engager le combat contre Epsilon. Pour rien au monde, ces "animaux" envoyés à la mort n'éveille en lui de la compassion et de l'engouement. Tout au plus, il considère uniquement  que de nouvelles capacités intéressantes seront observées au cours du programme Atlantis. Ces capacités serviront aux membres de la Fédération, et seront traitées avec soin par les scientifiques désignées à l'encadrement des déformés envoyés à l'entraînement. Dés lors, Calumn observe donc avec dégoûts ces êtres croisés de deux espèces, mais affecte un intérêt certain aux capacités qu'ils détiennent, uniquement dans le but de pouvoir préserver l'ordre politique en place depuis des millénaires sur Terre.

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RE: ASCENDANCE - Rpg - Koushak - 27-06-2016

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Asriel ne put empêcher le rouge de colorer ses joues quand il sentit les mains du Professeur se resserrer autour de ses épaules. Mais il devait garder la tête claire : il avait une mission. On lui faisait confiance. Coll lui faisait confiance. Et ce n'était pas le moment de tout gâcher en se laissant submerger par ses émotions. Il se força à calmer les battements de son coeur et fixa d'un air mauvais le jeune homme qui le traitait de traître.

Puis, il bomba son torse. Peut-être était-il temps qu'il prenne la parole, lui aussi. Non ?

- Puisque vous êtes ici, de toute façon, il va falloir nous faire confiance. On est là pour vous aider. Pour aider notre peuple. Soyez fidèles à la Fédération et vous serez récompensés. Tentez de la trahir et vous serez punis.

Ses yeux bleus-gris brillaient comme de l'acier trempé. Il pouvait paraître froid, méchant, mais il y croyait. Dur comme fer. La Fédération lui avait sauvé la vie, l'avait élevé, et c'était grâce à eux qu'il était capable de servir une cause juste.
Il jeta un regard à Coll. Il avait peur d'avoir gâché tout ce que ce dernier avait pu dire auparavant.
Il déglutit et baissa les yeux quelques secondes avant de fixer de nouveau son regard sur l'assemblée. Beaucoup semblaient nourrir de la haine à son égard, mais il n'en avait cure. Ils étaient faibles, contrôlés, et il était tout à fait en son pouvoir de les détruire s'il le voulait.
Il inspira profondément avant de recommencer à parler d'une voix claire :

- Ce que je veux dire, c'est qu'il est en votre avantage de servir notre cause de votre plein gré. Car quoi qu'il arrive, vous n'aurez pas le choix : autant que ça se passe bien, non ?

Il espérait s'être un peu rattrapé.
Sinon, il savait qu'il allait passer un très mauvais quart d'heure...


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Apparemment, il se passait quelque chose d'important. Bien. Sauf que Jimmy n'avait aucune fichue idée de quoi. Quelque chose en rapport avec des mutants, Epsilon (c'était pas une lettre dans une très vieille civilisation oubliée ?) et une guerre, des batailles, bref, des trucs importants mais terriblement ennuyeux. Et lui, il ne comprenait pas trop ce que tout ça avait à voir avec lui.
Peut-être qu'ils lui donneraient des vêtements de cosmonaute ? Il avait toujours rêvé d'avoir de grosses chaussures blanches boudinées. Ca avait l'air confortable.
James releva la tête d'un air un peu perdu. Il y avait une jeune fille devant lui. Elle lui disait quelque chose à propos d'une chaussure lancée.

- Euh, salut, moi c'est Jimm... Oh. Une chaussure ?

Il lui jeta un regard étonné.

- Pourquoi tu as lancé ta chaussure ? demanda-t-il d'un air très sérieux.

On ne plaisantait pas avec les chaussures ! Il baissa alors les yeux et sourit à la vue de la chaussette de la jeune fille.

- Très jolie chaussette ! Tu me la donne ?

On aurait pas dit comme ça, mais Jimmy était un sacré collectionneur de paires de chaussettes. Ou de chaussettes solitaires aussi d'ailleurs ! Et celle de la jeune fille était plutôt rare. Et jolie. Et flashy. Il la voulait.

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Le jeune russe fronçait les sourcils. Malgré tout ce que les deux mutants avaient dit, il n'était pas convaincu. De toute façon, jamais il ne ferait quoi que ce soit de positif pour la Fédération de son propre chef. En vérité, il avait pour projet de tout faire péter. Et tant pis s'il en mourrait par la même occasion.
Mais tout ça était étrange. Pendant des années et des années, la Fédération n'avait voulu qu'une chose : éradiquer les mutants de la surface de leur Empire. Alors pourquoi ? Pourquoi tous les réunir, maintenant ? C'était dangereux pour eux. Alek était persuadé qu'il y avait quelque chose derrière, quelque chose de bien plus gros qu'une simple guerre contre Epsilon. Et ça lui tordait les boyaux.
Soudain, il y eut du mouvement à sa gauche (ou à sa droite jsp ???) et il aperçu alors la jeune femme qui lui avait lancé sa chaussure sur le crâne. Il fronça encore plus ses sourcils - si c'était possible - et s'avança alors d'elle à grandes enjambées, l'air menaçant.
Il ouvrit la bouche, un grognement s'échappant de ses lèvres, et surplomba la brune de toute sa hauteur.

- Toi ! grogna-t-il simplement.

Il n'était pas prêt de pardonner sa future bosse. Alors là, non, hors de question.



RE: ASCENDANCE - Rpg - Claaudie - 27-06-2016

Satisfait de son discours, Coll entreprit de marquer un temps de pause, pour regarder l'heure... Et il était déjà tard. À force de s'attarder à répondre à chacun des mutants, Coll venait au moins de perdre une bonne heure de son après-midi, et pourtant, il avait un emploi du temps chargé. Tous les jours, autour de dix-huit heures - soit dans environs trente minutes -, il avait l'obligation de faire un compte-rendu de la journée des mutants au sein de la Mission aux représentants de la Fédération. Le comportement de chaque mutant serait donc passé au crible au cours de ces sessions quotidiennes. Le sien aussi, très probablement, mais il n'était pas impressionné.
Coll aurait été mort de peur, s'il ne se savait pas déjà grandement apprécié dans les rangs des politiques de la Terre. Bien évidemment, certains ne lui faisaient pas encore confiance - un humain s'étant "transformé" lui-même en mutant n'attire pas toujours les sympathies, au sein de la Fédération. Néanmoins, Coll ne pouvait que garder toute son assurance, quand il s'agissait de s'adresser aux dirigeants terrestres. Il faisait ce métier depuis des lustres. Ce n'était donc pas un banal compte-rendu scientifique qui allait le terrifier, et dans la mesure où on ne venait pas empiéter sur son travail, tout allait pour le mieux. La Fédération pouvait bien vivre, tant qu'elle savait où s'arrêtaient ses prérogatives draconiennes.
Enfin, il voulut mettre fin à leur entretien, lorsque Tehena s'adressa à lui. À l'ensemble de la salle, dans les faits, mais Coll jugea bon de ne pas l'interrompre, trouvant alors qu'il était tout à fait dans son intérêt, d'observer la scène avec attention. Elle essayait d'user de son pouvoir, et contre lui, visiblement. Coll ne cilla pas, malgré l'air névrosé qui animait le visage de la jeune fille. Il faisait confiance aux bracelets qui se trouvaient attachés aux poignets de ces mutants. S'il y avait bien une chose qu'il ne pouvait remettre en cause, c'était ce bracelet, la science, celle qui lui avait permis, d'ailleurs, d'en arriver là aujourd'hui. Alors, si le bracelet fonctionna à merveille, Coll put voir des particules noires s'agiter autour des bras de Tehena. Ce devait être normal : son pouvoir n'était pas plus puissant que les autres, et des effets secondaires pouvaient très vite faire l'apparition, si ces mutants gardaient leur pouvoir sous contrôle trop longtemps.
Aussi, il l'écouta avec attention, toujours, pour répondre, en gardant le sourire, malgré les accusations adressées à son égard. Il ne s'en souciait pas vraiment, et n'allait pas garder contre elle ces paroles ridicules.
- Vous aurez la possibilité de vous détacher de ces bracelets plus tard. Voyez-vous, je ne peux pas me permettre de vous les retirer si vous persistez à vouloir me tuer. Soupira Coll, avant d'aviser la porte. J'ai terminé, pour ma part. Et alors qu'il allait continuer, Asriel prit la parole. Coll retira sa main de son épaule, en l'entendant exprimer quelques délicatesses à l'égard de la Fédération. Il détourna le regard de la foule de mutant assise face à eux, et avisa le garçon, qui parlait, à première vue avec assurance, mais Coll put percevoir son hésitation sans mal, lui qui le connaissait très bien. Son discours ne lui plut pas entièrement. Coll ne partageait pas son opinion sur la Fédération. Asriel le savait, et jamais le garçon ne l'avait trahi à ce propos. La fidélité d'Asriel au système terrestre était sans bornes, pourtant, Coll savait qu'il pouvait exercer sur lui une pression sans limite. À un point où même Asriel, ce mutant parfaitement entraîné au service de la Fédération, ne s'était jamais permis de trahir sa parole. Coll sourit.
- Il est vrai qu'il est dans votre intérêt de ne pas aller à l'encontre de cette mission. La Fédération contrôle ce vaisseau. Vous risqueriez d'y perdre la vie. Déclara Coll, en essayant de ne pas passer pour un véritable tyran à la solde de la Terre, comme aurait pu laisser paraître les mots d'Asriel - il ne lui en tiendrait pas rigueur, mais ce dernier le mettait dans une position délicate. S'il voulait convaincre ces mutants de l'aider, il ne pouvait adopter un discours cruel et menaçant. Une relation de confiance ne se basait pas sur de la haine et du mépris, quand bien même certains d'entre eux faisaient naître en lui, du mépris plutôt que de l'intérêt. Coll soupira. Il voulut continuer de prendre la parole, mais un garçon la lui coupa, très vite. Il posa son regard sur Aiden. Son calme étonna Coll, qui ne put que l'écouter attentivement malgré son impatience. Il était finalement rare de faire face à un interlocuteur assez détendu pour ne pas l'insulter, ou tenter de le tuer. Coll garda son sourire, même lorsqu'il comprit qu'il ne s'était visiblement pas fait comprendre malgré son long discours. On ne devait pas l'avoir écouté, ou bien... Son regard tomba sur trois mutants, plus loin. Il connaissait leurs noms.
Vicktoria.
Lucian.
Alexa.

Ces derniers s'animaient autour de la première, et le seul garçon du trio agitait vigoureusement une chaussure.
- Je dérange ? Lança Coll enfin, dans un certain agacement. Il n'attendit pas de réponse de leur part, reporta son regard sur Aiden, le garçon qui s'était courageusement adressé à lui. Coll n'était pas du genre à noter ce genre de qualité, néanmoins, prendre la parole devant une vingtaine de personnes était courageux. Aiden, comme beaucoup d'autres, n'avait pas hésité à le faire. Intéressant.
"-Vous dites vouloir nous défendre, tout du moins nous... Nous protéger, et nous aider à maîtriser au maximum nos pouvoirs. Cependant, qui vous dit que l'on va accepter ? Je veux dire, vous l'avez dit vous-même, le seul objectif justifiant notre présence aujourd'hui, c'est nous envoyer sur Epsilon pour batailler dans une guerre qui nous concerne pas. Et par-dessus tout, vous tentez de nous convaincre que cela sera fait dans les règles de l'art et que notre bien-être et notre confort passent avant tout. Mais dans les faits, on va quand même se retrouver sur Epsilon, qui je le rappelle, a accueilli nos ancêtres plus ou moins longtemps auparavant suivant les personnes, avec comme seule arme nos pouvoirs. "
- Je n'ai pas dit ça. Mon but n'est pas seulement de vous envoyer bêtement dans un charnier contre une planète que vous ne connaissez que de nom. Je le répète : je n'ai évidemment pas pour objectif de construire une armée à la solde de ces politiques véreux de la Fédération, mais de créer une génération de mutants capable de se battre pour défendre ses intérêts, nos intérêts. Son regard, par réflexe, dériva sur une des caméras éteintes, au-dessus de sa tête. Heureusement qu'il s'était appliqué à demander au général Brixton de fermer ces appareils dangereux. Je n'ai aucun intérêt à détruire ce que vous êtes, ce que je suis, en vous envoyant les yeux fermés dans une guerre certainement perdue d'avance, si vous n'apprenez pas à vous défendre à temps. Affirma d'abord Coll, d'une traite, en répondant du mieux qu'il le pouvait, à la première partie de son discours. Quant à votre lien avec Epsilon, sachez qu'il n'est dû qu'à une incohérence génétique. Vous n'êtes pas plus épsilonien que vous n'êtes humains. Personne n'est venu vous chercher, quand la Terre a choisi de s'attaquer à vous. Jamais Epsilon n'a émis ne serait-ce que la volonté de venir en aide aux mutants. Jamais, d'ailleurs, n'a été évoqué votre sort, dans les négociations qui ont déjà été engagées entre la Terre, et cette planète. Jamais. Ajouta-t-il, plus froidement cette fois-ci, en choisissant les bons mots. Bien entendu, il ne s'agit là que de ma parole, mais il me semble qu'elle vaut bien plus que l'inaction et le silence d'Epsilon sur les massacres qui ont été perpétrés à notre égard. Cette guerre n'est pas une guerre contre nos ancêtres ou notre histoire, car Epsilon n'a jamais fait partie de nous. Le lien que nous entretenons avec cette planète n'est autre que le résultat d'une simple erreur génétique, et cette erreur nous a coûté bien assez cher. Comprenez donc ici, que vous êtes la troisième force de ce monde bipolaire, où jamais aucun Empire ne vous a estimé à votre juste valeur. Vous êtes le dernier espoir d'une génération d'êtres injustement condamnés par des dirigeants désespérés par le pouvoir, qui ne vous reconnaissent pas, ne l'ont jamais fait, et ne prévoient pas de le faire. Vous êtes les seuls à pouvoir inverser le sort auquel on semble vouloir vous astreindre depuis des siècles. Continua-t-il, plus sérieusement. S'attaquer à la Fédération lui plaisait, lui qui ne s'était jamais senti à la solde de cet État vieilli, aux normes archaïques et ridicules. Coll, depuis ses débuts en tant que scientifique, s'était appliqué à grimper les échelons hiérarchiques avec succès. Devant la Fédération, il jouait la loyauté. Dans l'arrière du décor, il ne souhaitait qu'une chose : éliminer ce système miséreux, et construire un monde où les mutants pourraient régner en maîtres. Le cycle de l'évolution humaine trouvait son apogée en l'apparition de l'espèce mutante, et l'humain ne pourrait survivre en son état d'être fragile et dérisoire. À ses yeux, la mission Atlantis représentait une opportunité personnelle. Il se souciait très peu du sort de ces gamins, mais ces derniers lui garantissaient, de par leur existence, la possibilité de pouvoir, un jour, détruire le système de la Fédération, et en construire un nouveau, bien plus grand, bien plus adapté. Je ne devrais pas le dire, mais mon travail consiste, sur le papier, à aider la Fédération. Mes intérêts en sont tout autres. Les vôtres aussi. Si vous estimez encore que je vous oblige à participer à cette mission, je préfère vous assurer que je ne serais pas celui qui viendra vous chercher, si vous choisissez de fuir. Mentit-il, mais avec le sourire. Sachez seulement que si votre combat ne prend pas place aujourd'hui, ou dans le cadre de cette mission, il aura lieu ailleurs, dans d'autres circonstances, mais il prendra place quelque part, et vous ne serez pas aussi bien préparés qu'avec mon aide. Car un jour viendra où Epsilon se lancera dans une attaque contre la Terre, et où la Terre trouvera les moyens de contrer les armes épsiloniennes. Ces deux mondes s'affronteront, tôt ou tard, et vous en serez certainement la première cible. Fuyez cet affrontement maintenant si vous le souhaitez, mais sachez qu'il est inévitable. Mon rôle est de vous préparer à y survivre. Il marqua un temps de pause, pour se mettre à marcher en direction de la porte, préférant mettre fin à la discussion là où elle aurait dû s'arrêter quelques minutes plus tôt. Je n'ai pas à m'en justifier plus longtemps. Asriel ? S'enquit-il, toujours froidement. Fais leur visiter les locaux. Il ouvrit la porte, s'arrêta sur le pas, pour aviser le garçon, en se gardant de laisser paraître ses émotions. Et j'aimerais que tu viennes me voir ensuite. J'ai à te parler. Déclara-t-il, finalement, en quittant la grande salle.

Elliot s'était finalement tût, préférant le silence à la provocation, en sachant pertinemment que même s'il essayait de faire croire qu'il se fichait de ce que disait ce scientifique bidon, les choses lui apparaissaient finalement comme une évidence difficile à avaler : sa meilleure option, pour le moment, était encore celle de rester sur ce foutu vaisseau. En fuyant, il finirait par se condamner à mort. Et mort, il serait inutile.
Aussi inutile qu'avec ce bracelet stupide au poignet.
- C'est quoi le plan, du coup ? Cracha-t-il, désagréable au possible, à l'intention garçon fragile qui s'était tenu à côté d'Hodgkins, et semblait porter le nom d'Asriel. Tu nous fais la visite ? Et après on aura le droit de choisir nos chambres et on fera une partie de cache-cache dans le vaisseau ? Je veux dire, à ce stade, on dirait plus qu'on fait partie d'une colonie de vacances que d'une mission de la Fédération, mais ces abrutis m'étonneront toujours. Se lâcha Elliot, maintenant que l'autre docteur s'en était allé. Et si on choisit de tous te casser la gueule, tu comptes utiliser ton pouvoir ? C'est quoi, d'ailleurs, ton pouvoir ? Il se mit debout, entreprit de descendre les gradins, dans la provocation. Parce qu'il était énervé, et que la vision de ce mec, rempli de fidélité à l'égard de la Fédération, lui donnait envie de gerber. Tu sais faire quoi, à part sucer les boules de ce sonar(il parle de Coll) qui nous tient tous enfermés ici ? Continua-t-il, comme s'il n'avait pas écouté un mot de ce qui avait été dit par le professeur Hodgkins - et quand bien même ce dernier se présentait comme un allié, plutôt que comme un ennemi. Toujours est-il qu'Elliot voulut continuer, quasiment à hauteur du garçon, lorsque quelqu'un lui coupa furieusement la parole.
- "Toi !" Entendit-il un autre gars (Aleksandei) crier, à plusieurs mètres de là.

- C'est ma chaussure ! S'exclama Vicktoria, joyeusement, en voyant qu'un garçon la lui tendait, quelques mètres plus loin.
Vicktoria avait pu le voir, grâce à l'aide de sa voisine (Alexa), qui lui avait indiqué le garçon d'un geste du doigt. Les gens étaient donc très gentils, par ici. Cette pensée la rassura un peu. Un instant, elle avait vraiment eu peur de s'être retrouvé avec des tarés issus de la rébellion anti-Fédération. Ce n'était pas que Vicktoria défendait tant que ça la Fédération, bien au contraire, mais ces extrémistes lui faisaient un peu peur.
Indifférente aux discours de chacun, Vicktoria entreprit de se mettre à avancer vers le garçon, en bousculant une autre fille au passage (Dana), à qui elle adressa un petit sourire désolé. Loin de se rendre compte, d'ailleurs, qu'elle mettait son sauveur de chaussure (Lucian) dans l'embarras, elle ne vit pas tout de suite le regard du professeur Hodgkins, rivé sur eux. Ce ne fut que lorsque ce dernier prit la parole, qu'elle sursauta violemment.
N'empêche, elle se trouvait déjà à hauteur de Lucian, et en profita pour attraper sa chaussure, dans sa stupeur.
- "Je vous dérange ?" Put-elle comprendre, sans oser fixer le professeur.
- Non ! Non pas du tout, enfin... Je voulais juste récupérer ma...
Vicktoria voulut terminer sa phrase, mais remarqua qu'on ne l'écoutait déjà plus, et entreprit donc de s'asseoir à une place libre juste à côté de Lucian, en jugeant qu'il était préférable qu'elle se taise et qu'elle s'enfonce dans la masse de mutants qui l'entourait.
- Merci. C'est la honte. Grommela-t-elle, à Lucian, en réajustant sa basket à son pied, pour entendre l'une des personnes qu'elle avait interpellé (James) lui adresser la parole. Elle leva la tête vers lui, sourit un peu. Ahah t'es marrant !! Commenta-t-elle, mal à l'aise, pour comprendre que l'homme en question ne rigolait pas trop. Ou semblait très sérieux. Dans les faits, ce gars semblait vraiment vouloir sa chaussette.  
Vicktoria se remit donc tout naturellement à flipper.
- Je crois qu'il veut manger mon pied... Soupira-t-elle à Lucian, terrifiée, en cachant sa tête derrière les autres mutants, morte de honte, pour attacher ses lacets. Il veut vraiment me manger le pied, putain...
- "Toi !" Hurla une voix masculine, que Vicktoria ne prit pas la peine de remarquer directement.
- Si ça se peut ça a un rapport avec son pouvoir, et... Voulut-elle continuer, terrifiée, avant de se faire interrompre une énième fois.
- Je crois qu'on te parle, Vicktoria. Fit le blond qui l'avait traité de conne, plus tôt (Elliot). Vicktoria fronça les sourcils.
- De quoi ?! S'exclama-t-elle, en sursautant de nouveau, pour lever la tête, et tomber nez-à-nez avec un des garçons qui s'était pris sa chaussure. Il se trouvait deux chaises à sa droite.
Quelle idée de s'asseoir à côté de Lucian, aussi. Evidemment que son sauveur-de-basket devait se trouver à côté des garçons qu'elle avait maladroitement visé, tout à l'heure. Sinon, il n'aurait jamais pu mettre la main sur sa chaussure.
Qu'est-ce qu'elle était débile.
Et le garçon, en plus d'être follement en colère, devait très sûrement s'être fait toucher par un dieu, vu sa carrure, son visage, et son attitude, qui relevait plutôt de celle d'Hercule que d'un être humain normalement constitué. En se faisant cette réflexion, Vicktoria sentit ses joues partirent sur du rouge pivoine - elle en était certaine, elle devait ressembler à une tomate maintenant -. Elle se trouvait avec des mutants. Le pouvoir de ce gars (Aleksandei) devait avoir un rapport avec son physique. C'était pas possible d'être aussi beau.
- Hein ? Trouva-t-elle bon de prononcer, en se retournant, comme si le garçon ne la visait pas directement du doigt. Vicktoria choisit donc de prendre quelqu'un d'autre à parti, et de faire comme si de rien n'était. Elle porta son regard sur un adolescent visiblement mal en point (Tom). Est-ce qu'il me regarde ? Chuchota-t-elle, au garçon qui semblait à deux doigts de vomir. Hé !!! Aide-moi je t'en supplie, je crois qu'il veut me tuer... Est-ce que le gars énervé me regarde ?!
- "Je crois que je vais vomir. Faut que je sorte d'ici."  
Vicktoria fronça les sourcils, et en déduisit que l'autre taré-croisé demi-dieu (=Aleksandei) le regardait bel et bien.
- ATTENDS ! Je suis désolée ! S'exclama-t-elle, alors, terrifiée à l'idée de se faire tuer sur place. Je visais la caméra ! PAS TOI ! LA CAMERA ! Je te jure !  

- Je vrais vraiment finir par défoncer cette vitre. Grommela Wayne, dans sa barbe, quand il dut rester calme face à la mutante Tehena qui usait de son pouvoir. Ou tentait de le faire. Dans tous les cas, leurs vies à tous étaient en jeu, et il haïssait déjà le professeur Hodgkins pour les avoir mis dans cette situation.
- PERSONNE BOUGE ! S'exclama-t-il, en perdant son sang-froid, quand certains soldats trouvèrent bon de marcher vers la porte. Elle peut pas utiliser ses pouvoirs. Personne ne peut le faire. Alors calmez-vous. Le professeur sait ce qu'il fait. Articula-t-il, comme pour se convaincre lui-même qu'Hodgkins n'était pas en train de faire une gigantesque connerie.
Alors qu'il s'apprêtait donc à exploser sous la tension énorme qu'il devait supporter à cause des risques que prenait Hodgkins, Wayne remarqua une autre présence, à l'intérieur de la pièce.
Ce fut à ce moment précis, que son regard tomba sur Cybèle. Détourné de la vitre, il s'approcha de la petite, en essayant d'avoir l'air vraiment vraiment vraiment très très très énervé, chose difficile, compte tenu du regard adorable de la petite.
Bon sang, mais qu'est-ce qu'il devenait niais.
Chassant cette pensée de son esprit, Wayne s'accroupit à sa hauteur.
- Ecoutes, Cybèle, c'est vraiment pas le moment pour...
- Général !!! L'interrompit une femme qui observait la vitre avec attention. Monsieur !!!
Wayne l'ignora, et concentra son attention sur la petite mutante qui se trouvait face à lui. Elle faisait partie d'un programme destiné à l'entraînement des jeunes comme elle, et ce, depuis son plus jeune âge. Wayne connaissait donc bien Cybèle, et essayait tant bien que mal de ne pas avoir l'air trop "gentil" avec elle, dans la mesure où il était quand même censé, plus tard, les considérer comme des membres de l'armée à part entière.
C'était néanmoins difficile de passer outre sa petite bouille mignonne, et...
Wayne passa une main sur son visage.
Il devenait vraiment extrêmement niais, ça lui donnait envie de pleurer.
- C'est très important ce qu'on fait, je peux pas perdre mon temps à parler, tu comprends ? Tu peux pas rester ici, et... Prononça-t-il, à l'attention de Cybèle.
- Général !! Le professeur Hodgkins a quitté la salle !
- Pardon ?! Sursauta Wayne, en se mettant debout. Il ne l'avait même pas vu s'en aller.
- Il vient de quitter la salle. Je pense qu'il a terminé. Les mutants vont être pris en charge par Asriel.
- Bien, attendez ici je vais m'entretenir avec lui et...
- Pour la petite, monsieur, on... Le coupa un soldat, en visant Cybèle du regard.
- Elle m'accompagne. J'irais la ramener à Ram tout à l'heure, mais elle va rejoindre Asriel pour le moment. Répondit Wayne, dans la précipitation. Viens Cybèle !
Les soldats observèrent leur supérieur de leurs airs intrigués, mais ne dirent rien pour le contredire, tandis qu'il se dirigeait vers l'extérieur. Ces derniers n'avaient pas le pouvoir de le faire, de toute façon.



RE: ASCENDANCE - Rpg - Catalena - 28-06-2016

Dana

Dana avait perçu la gêne avec laquelle le jeune homme à côté du professeur - Asriel, si elle avait bien entendu - s'était exprimé.

- Puisque vous êtes ici, de toute façon, il va falloir nous faire confiance. On est là pour vous aider. Pour aider notre peuple. Soyez fidèles à la Fédération et vous serez récompensés. Tentez de la trahir et vous serez punis.

C'est cette gêne, couplée aux hésitations qui ont précédé sa deuxième prise de parole, qui ont permis à Dana de décider que le jeune homme n'était pas mauvais.

- Ce que je veux dire, c'est qu'il est en votre avantage de servir notre cause de votre plein gré. Car quoi qu'il arrive, vous n'aurez pas le choix : autant que ça se passe bien, non ?

Dana décida de concentrer toutes ses actions sur le but qu'elle s'était fixé. Ainsi, il lui apparut que suivre les ordres sans opposer de résistance était effectivement la meilleure voie à suivre pour le moment.

Coll avait ensuite repris la parole, mais Dana avait perdu le fil de son discours lors qu'elle sentit quelqu'un la pousser, la faisant tomber de sa chaise. En levant la tête, elle découvrit le sourire désolée d'une jeune femme qui devait avoir son âge (Viktoria).

Tout en se massant l'épaule, Dana jeta un regard à l'assemblée des mutants. Certains s'étaient levés, d'autres écoutaient encore Coll - chose que la jeune femme continuait à faire - et certains parlaient entre eux. Elle remarqua une silhouette seule se tenant en retrait au fond de la salle. Il était assis, ses mains jointes entre ses genoux et la tête légèrement baissée. (Warren) Cette première impression lui donnait un air solitaire et asocial, mais Dana avait appris à ne pas tenir compte des premières impressions.

Voyant que Coll sortait de la salle, les laissant sous la surveillance seule d'Asriel, Dana décida d'aller voir la silhouette solitaire. En entendant des éclats de voix (Elliot), elle tourna la tête et vit le garçon qui s'était le plus fait remarquer jusqu'à présent s'approcher d'Asriel. La jeune femme était à présent arrivée à la hauteur de l'homme prostré qui, en l'entendant approcher, avait relevé la tête. Inquiète, elle se demandait si elle devait intervenir pour essayer de calmer les tensions croissantes.



RE: ASCENDANCE - Rpg - Armeo - 28-06-2016

Warren Ravenswood
Post n°2

Bien que cela ne vaille pas ses visions, Warren commençait petit à petit à assimiler ce qui se passait autour de lui. Ces années à vivre tel un homme en fuite, à travers son pouvoir, le rendaient un peu mal à l'aise maintenant qu'il devait se contenter de sa propre perspective, et de son seul présent.

Le docteur et son chien de garde avaient désormais quitté la pièce, et c'est dans son calme habituel que Warren avait écouté les paroles du jeune homme à l'allure fébrile qui avait désormais la parole (Asriel). Il allait devoir se conformer au bon vouloir de la Fédération pour le moment, du moins jusqu'à ce que ce maudit bracelet lui soit retiré, et qu'il puisse établir une meilleure stratégie.

Quelques instants plus tard, la réflexion désormais floue de Warren se trouva interrompue par le bruit de pas en sa direction. En levant la tête, il croisa les yeux dorés d'une jeune femme dont le visage lui était maintenant étrangement familier (Dana). Il garda son silence quelques instants, tandis que la demoiselle détournait son regard vers un groupe de mutants décidemment très agités.

Au premier coup d'oeil, Warren ne put s'empêcher de remarquer ceux qui l'avaient marqué dans sa vision. La noirceur de l'Apollon rebelle (Aleksandei) ne le laissait pas indifférent, tout comme l'apparente fragilité de l'orateur (Asriel) et le résidu de douleur dans les yeux du blondinet (Eliott). Après s'être secoué la tête, comme pour oublier ce dont il venait de se souvenir, Warren tourna à nouveau son regard vers la jeune femme.

"Les prémices d'un véritable carnage..." dit-il, tandis que la jeune femme tournait une nouvelle fois la tête. "... ou tout simplement d'une nouvelle ère !" Lorsqu'il vit à nouveau son visage, il ne put s'empêcher de lui adresser un large sourire. Il s'en souvenait enfin. Il s'agissait de Dana Meieran, membre d'une des familles les plus prédominantes au sein de la "noblesse" fédérale.

"Mademoiselle Meieran, me semble t-il ? Voilà un contexte dans lequel je n'aurais jamais crû voir apparaître votre nom un jour..."

Warren décroisa ses mains et pointa vers la chaise à coté de la sienne pour inviter la jeune femme à s'assoir. En croisant à nouveau son regard, il laissa s'échapper un léger rire joueur. Après tout, l'ironie de la situation s'y prétait bien.

"Warren Ravenswood, enchanté." dit-il, en conservant son sourire.



RE: ASCENDANCE - Rpg - Wenka - 28-06-2016

cybèle

Cybèle se figea lorsqu'elle vit le général Brixton s'accroupir à sa hauteur. Elle se sentit vraiment stupide d'un coup, et les yeux durs du général n'étaient pas là pour arranger ce sentiment. La fillette passa ses mains sans son dos, jouant avec ses doigts, une petite moue se dessinant sur son visage. Le général prit la parole, son regard s'adoucissant.
« – Écoutes, Cybèle, c'est vraiment pas le moment pour...
– Général
, l'interrompit-on subitement. Monsieur ! »
Mais Wayne sembla n'avoir que faire des supplications de son lieutenant – enfin du moins Cybèle pensait que c'était un lieutenant – et continua à s'adresser à la petite fille.
« – C'est très important ce qu'on fait, je peux pas perdre mon temps à parler, tu comprends ? Tu peux pas rester ici, et... »
Mais une nouvelle fois, on l'interrompit. Cybèle porta ses grands yeux sur les autres soldats dans la pièce, n'écoutant pas ce qu'on disait au général. Des bourdonnements commençaient à résonner dans sa tête, étant très mauvais signe pour la petite fille. Cybèle eût une petite grimace, et se préparait à retourner dans sa chambre pour dessiner, lorsqu'elle entendit le général s'adresser à elle, lui demandant de la suivre. La petite s'exécuta, et passa la grande porte en compagnie du général qui était furieux, ou paniqué, elle ne savait pas réellement.
Dans la grande salle, les bourdonnements étaient bien plus forts, plus abondants, et la petite fille commença a sentir comme des coups à l'intérieur de son crâne. Comme si tout ce qui était dans sa tête tentait de s'enfuir en perçant son crâne. Cybèle inspira profondément. Elle avait vu pire. Mais l'agitation des personnes et leurs cris dans la salle ne faisaient qu'accentuer les douleurs de la gamine.
Pourtant, elle avança dans la pièce, regardant autour d'elle. Quelque dizaines de personnes étaient assises, d'autres debout, et au beau milieu de tout cela, elle repéra Asriel qu'elle avait parfois croisé dans le vaisseau, semblant sur les nerfs et tachant de contenir tous les mutants. Profitant d'un instant ou Wayne se focalisait sur autre chose, elle fila droit vers des mutants, notamment une jeune femme qui parlait très fort, qui pour une raison mystérieuse n'avait qu'une seule chaussure, jusqu'à ce qu'elle vit un colosse immense, qui ressemblait à un géant pour elle, marcher furieusement dans sa direction. Cybèle recula, et se cogna contre les jambes d'un adulte (QUI VOUS VOULEZ). Elle frotta sa tête, se retourna, leva les yeux sur la personne.
« – Pardon ! s'exclama-t-elle. J'ai pas fait exprès. »



casey

En à peine quelques secondes, la situation avait dégénéré. Il avait baissé les yeux... deux minutes peut-être, et une jeune fille avait déjà dévalé les marches, un nombre incalculable de mutants s'étaient levés pour faire dieu savait quoi, le professeur Hodgkins était parti, et au milieu de tout cela, Asriel se retrouvait désormais à la tête de mutants furieux.
Pour Casey, qui avait été habitué depuis plusieurs années à des subalternes calmes et disciplinés, l'ambiance de cette salle s'apparentait quelque peu à l'apocalypse. Il analysa rapidement la situation, et se leva très vite, songeant qu'il valait mieux laisser les mutants se chamailler entre eux plutôt que de les laisser être blessés par d'éventuels tirs des militaires qui semblaient à cran.
Qui ne l'aurait pas été, à leur place. Il ne pouvait pas leur en vouloir. Tous ces mutants enfermés dans cet endroit, pouvaient les amener à une véritable catastrophe si l'un d'eux réussissait à retirer son bracelet.
Une véritable hécatombe.
Aussi ne devait-il certainement pas laisser qui que ce soit approcher trop prêt d'Asriel, ou les militaires n'auraient probablement aucun scrupules à faire feu. S'il n'essayait rien, il risquait de passer un sale quart d'heure.
Il s'approcha à grandes enjambées de celui qui le préoccupait le plus pour le moment, à savoir le blondinet donc le nom lui échappait déjà Elliot qui s'approchait bien trop près du militaire, semblant lui cracher au visage toute sa haine.
Alors qu'un cri retentissait à l'autre bout de la salle, faisant presque regretter à Casey ses priorités, il posa une main sur l'épaule du blond, non sans lancer un regard froid sur Asriel.
« – Ils vont tirer si tu t'approches, dit-il doucement. Ça ne sert à rien de mettre tout le monde en danger. »
Il garda les yeux posés sur Asriel, se refusant d'observer les alentours, et notamment l'homme qui venait de crier contre la pauvre fille.