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RE: ASCENDANCE - Rpg - Edeen - 18-06-2016

Eurydice c'était réveillée parmi les premiers. D'abord secoué par une nausée fulgurante elle avait faillit rendre le peu qu'elle avait dans l'estomac. La pièce dans la quelle elle se trouvait avait une aura sombre et la température y était très basse, elle avait frissonné pendant de longues minutes avant de reprendre ses esprits.
Elle se trouvait dans l'espace, elle n'était pas seule, ses bras étaient couverts d'hématomes et ses souvenirs étaient flous. Rien de bien inquiétant jusque là. Elle c'était retrouvé dans des situations bien plus inquiétantes. Mais néanmoins, ce trou noir dans sa mémoire l'inquiétait et elle se força ardemment à retrouver ses souvenirs. Elle plongea dans son inconscient à la recherche des événements passés.


Tu étais dans ta chambre quand on t'a appelé dans le salon.
Le Docteur Harrison était là, il t'avait demandé de '’asseoir, il t'avait dit que vous alliez faire un test. Sûrement un énième test pour savoir à quel point tu es... Dérangée. Mais il avait sortit une aiguille et et l'a enfoncé dans le bras avec empressement, sans même te prévenir.
Tu as eu mal.
« Positif » avait-il dit tristement. Ta mère t'a regardé avec horreur, et toi, tu n'as pas compris.
Des hommes étaient entrés, des hommes armés. Tu as tenté de te défendre, tu as pleuré appelant ta mère et le docteur à l'aide, mais ils détournaient tout deux le regard. Tu t'es défendue mais tu as perdu. Ils t'ont emmenés, inconsciente.
Et maintenant tu es là, sans savoir pourquoi. Pauvre Eurydice.


Elle sentit un frisson lui parcourir l'échine et secoua la tête. Quelles horribles images. Etaient-ils arrivé la même chose aux gens autour d'elle ? S'avaient-ils pourquoi ils étaient là ?
Alors qu'elle regardait autour d'elle, son regard s'attarda sur un garçon assoupi en face d'elle. Son visage était tourné vers le sol, pourtant elle le connaissait.
Souviens-toi Eurydice, souviens-toi, tu en es capable. Qui est ce garçon ? Allons tu le connais. Regarde le attentivement.
F
Fred
Frederick
C'était Frederick, elle en était sûre. Elle lança son pied contre sa jambe et il se réveilla en sursautant.

Frederick regarda autour de lui, il ne ressentait aucune inquiétude mais son visage exprimait cependant une certaine perplexité. Ses souvenirs, eux, étaient en parfait état. Il c'était rendu dès qu'il avait les militaires de la Fédération pour ne pas faire de vague. Pourtant, le plus souvent suite à une arrestation, le mutant finissait sur l'échafaud et non dans un vaisseau en marche, drogué et entouré de personnes inconnues. Ces capacités de réflexions étaient encore alternées par ce qu'on lui avait injecté dans le sang, de la morphine probablement, mais il n'était pas idiot ; il se tramait quelque chose de mauvais. Toutes ces personnes étaient plus que certainement des mutants, comme lui. Hors un tel attroupement de personne doté du gène Epsilonien dans un vaisseau de la Fédération ne pouvait assurer rien de bon.

« Bonjour. Ou bonsoir peut être. C'est difficile de savoir qu'elle heure il est dans l'espace... »

Il tourna la tête vers la personne qui c'était adressé à lui et, avec étonnement, il découvrit Eurydice.

« - Que-ce que... Eurydice ? Que-ce que tu fais là ?  »

Eurydice ne répondit pas, elle se contente d'hausser les épaules et commença à triturer ses cheveux étrangement calme. Faisant fit des bleus habituels qui couvraient les bras de la jeune fille, Fredrick remarqua un détail étrange ; un bracelet en métal autour de son poignet. Celui-ci clignotait, et il remarqua qu'il avait le même. En fait, toutes les personnes présentes en avait un. Il tenta d'abord de l'enlever manuellement, sans succès, puis il essaya de le faire fondre, mais là encore, le bracelet resta intact.

« Merde, que-ce que c'est que cette histoire encore... »

«  - ... Bienvenue à bord de la mission Atlantis. »

La mission Atlantis... Il s'agissait donc d'une mission. Cela ne l'avançait pas beaucoup mais il savait désormais qu'il ne s'agissait pas d'un peloton d’exécution, ce qui en soit le rassurait. La voix robotique se répéta trois fois avant de s'éteindre mais une fois celle ci silencieuse, c'est un petit blond qui commença à s'agiter violemment. Frederick le regarda, interdit et silencieux. Le jeune homme était déchaîné et refusait visiblement sa condition, mais il ne lui était visiblement pas venu à l'esprit que dans cette situation, son opinion n'était pas prise en compte. Tout ce qu'il réussit à faire fut d'alerter un militaire qui visiblement, était tout aussi apte à hurler que lui et comptait bien le prouver.

Et c'est cet échange délicat et calme qui réveilla Hamilton. Ayant souvent eu des réveils difficiles, il était habitué au migraine matinale, mais le fait de se faire agressé par deux forcenés hurlant aussi fort que deux cochons qu'on égorge, ça, c'était une première. Et autant dire qu'il n'appréciant que moyennement.

« Nom de Dieu de putain de bordel de merde, est-ce que vous ne pourriez pas parler moins fort on vous entend sûrement dans la galaxie d'à côté, grogna-t-il d'une voix grave et agacé, les yeux toujours fermés. »

Il se redressa sur sa chaise inconfortable, et se trouva face un spectacle bien inhabituel. Fronçant les sourcils, il regarda tout ce qui l'entourait sans comprendre. 

Ton bracelet me protège. Lui expliqua Wayne, dans un sourire énervant, rien que parce que cet idiot lui tapait sur le système. Tes pouvoirs sont inutiles. Et pareil pour tous les autres : pas besoin d'essayer de vous battre, compris ?


Un bracelet ? Oh. Oui. En effet, ils avaient tous un bracelet au bras. Et il bloquait son omniprésence. Il entendit Frederick jurer face à la nouvelle. Visiblement il comptait sur sa mutation pour se sortir d'ici, et pour être honnête, Hamilton comptait dessus aussi. Si il avait pût se projeter dans la salle de contrôle et neutraliser le pilote, il aurait détourné le vaisseau de sa destination, quelle qu'elle soit pour se diriger vers la Terre. Le jeune blond continua de vociférer et Hamilton lâcha un profond soupir, son crâne n'allait pas tenir la cadence et finirait sans doutes par exploser avant le fin de ce voyage. Et alors que le militaire et le jeune homme se lançait mutuellement des fleurs, un homme entra à son tour. Jamais Hamilton n'avait eu un réveil aussi mouvementé. 

« – Bienvenue à bord de la mission Atlantis ! lança-t-il d'une voix douce qui n'avait rien de rassurant. J'ose espérer que vous n'êtes pas trop bousculés par le voyage. Bien. Vous avez donc été introduit au général Brixton : inutile de vous le présenter. Je suis le Professeur Hodgkins, reprit-il après une pause, initiateur de cette mission fédérale. Rassurez-vous cependant : je n'ai pas en tête de vous éliminer. »

Magnifique. Le professeur Hodgkins n'était pas un nom inconnu pour Hamilton, et de ce qu'il savait, cet homme se rapprochait plus du Professeur Moriarty qu'autre chose. Il n'avait aucune confiance en lui, et son sourire mielleux lui donnait la nausée. Et visiblement, il n'était pas le seul à douter de la bonne fois du professeur, puisque le jeune blond, qui se trouvait visiblement être une âme rebelle, recommença à hurler.

« – Mensonge ! Vous allez faire quoi, alors ?! »
« – À un moment ou à un autre, ce sera le prix à payer, enchaîna-t-il avec véhémence. On n'est pas complètement c...
Silence ! hurla militaire. Assieds-toi ! »
Et il fallait bien avouer qu'il marquait un point, la Fédération ne laissera jamais autant de mutants en vie. Et si ils étaient tous en parfaite santé nul doute que cela n'allait pas durer.
Une énième réplique du petite rebelle fit régir professeur Moriarity.

« - Parce que je suis mutant, moi aussi, Elliot. »

Hamilton se figea un instant et dévisagea Hodgkins. Sainte mère de Dieu que-ce que c'était encore que ces foutaises ?

Pour tout te dire, je contrôle le calcium. C'est une capacité très utile, tu t'en doutes.  Seulement, et contrairement à toi, je ne porte pas de bracelet. C'est la raison pour laquelle tu devrais m'écouter, et il en va de même pour vous tous. Il lança son regard sur l'assemblée, pensif, avant de reprendre, en changeant habilement de sujet. Je conçois tout à fait votre confusion. Je suis l'initiateur de la mission qui a entraîné votre capture, il est donc juste de votre part de vous laissez aller à la colère. En revanche, je souhaite que vous sachiez au moins une chose : je ne suis pas responsable des conditions dans lesquelles vous avez été capturés. Ces clauses ne dépendent pas de moi, mais de la Fédération. Nous sommes deux entités distinctes : je ne représente pas la Fédération. Et voyez-vous, je ne suis pas, non plus, un militaire. Je ne fonctionne pas selon toutes ces règles barbares.

Voilà qui devait faire plaisir au militaire-patibulaire (ok ce surnom est cool merci camille) qui se trouvait à ses côté songea Hamilton.

C'est la raison pour laquelle, si vous le souhaitez, il vous sera permis de contacter vos proches, afin de leur annoncer votre départ en direction d'Epsilon.

Suite à cette révélation, un vent glacial parcouru l'assemblée et Frederick se passa la main sur le visage, résigné. Il aurait dû se douter qu'il s'agissait d'une mission suicide dans ce genre, pour qu'elle autre raison aurait-on choisit des mutants si ce n'était pour les envoyer au casse-pipe ? Il ne savait pas pourquoi on les envoyait sur Epsilon mais une chose était sûre, ce n'était pas pour sympathiser avec les habitants.

« Et bien, professeur Calcium, commença Hamilton qui lui gardait un calme olypien, je suis intimement persuadé que ce que vous faites est illégal, et croyez bien que l'inégalité, ça me connaît. Mission Atlantis ou non, retenir un si grand nombre de personnes contre leur gré, mutants ou pas, n'est pas tout à fait en accord avec les principes de la Fédération, du moins si elle en a. »

Eurydice qui, elle, était restait silencieuse, presque amorphe durant tout ce temps, leva une petite main frêle, comme si elle se retrouvait sur les bancs de l'école, afin d'obtenir la parole. Néanmoins elle n'attendit pas qu'on le lui la donne pour parler.

« Excusez moi professeur, mais je crois que vous vous êtes trompez. Je suis folle, pas mutante. »

« – C'est une blague j'espère ? »

Eurydice regarde le garçon qui avait parlé, persuadée qu'il s'adressait à elle. Elle allait d'ailleurs lui répondre, mais celui-ci enchaîna trop vite. 

« – Vous êtes vraiment des génies hein, lança Alois d'une voix calme. Vous pensez réellement qu'on va vous suivre ? Qu'on va accepter ça comme des petits toutous bien sages ? Qu'à la seconde ou on retirera ces trucs on ne va pas tous vous supprimer bien tranquillement ? Vous pensez peut-être que parce que vous êtes un mutant on va vous faire bien gentiment confiance, et accepter de faire tout ce que vous nous dites au nom d'un gouvernement qui nous exécute depuis qu'il connaît notre existence ? Ils nous ont toujours chassés, sans arrêt et vous, vous débarquez à la solde de cette bande de connards qui ne font que nous exterminer sans même nous considérer comme des humains, et tout d'un coup vous vous pointez l'air de rien, à leur solde, ayant soudainement besoin de nous pour votre guerre stupide. Alors que vous nous exécuterez à la seconde même ou vous n'aurez plus besoin de nous. Quelle intelligence, c'est brillant. »

« - T'as raison gamin, le capitaine s'adressait à Alois mais il regardait pourtant le professeur droit dans les yeux. Mais vois tu, t'as pas le choix. Bien sûr que tu pourrais tenter de les éliminer une fois débarrassé de ton bracelet, mais si tu crois qu'ils n'ont pas de moyen de pression contre toi tu te trompes. La Fédération est peuplée d'enflures, mais ils sont loin d'être cons. Si tu penses sincèrement qu'ils n'ont pas tout prévu, qu'ils ne connaissent pas chaque parties de ta vie, de ta première couche à maintenant, qu'ils ne savent pas comment faire de toi un gentil pantin bien obéissant, alors t'es bien naïf. Soit on fait ce qu'ils nous disent, soit il y aura des représailles et crois bien qu'elles ne seront pas belles à voir. Il marqua une pause bien méritée, et continua. Ce vaisseau se dirige vers Epsilon et je pense que vous vous doutez tous et que c'est pas pour faire amis amis avec les habitants qu'on va là-bas. C'est pour ce battre, ou jouer les espions, ou que sais-je encore. Pour qu'elle autre raison ils nous auraient choisis, nous ? On est de la chair à canon, rien de plus et on est pas en position de résister. Toutefois, il s'adressait cette fois au professeur, croyez bien que quand cette mission échouera, quand vous échouerez, je serais le premier à m'en régaler. » 

Tout cela avait été dit avec calme et d'une voix mesurée, mais une flamme haineuse brûlait dans les fond des yeux d'Hamilton. Il n'appréciait décidément pas cette homme.

Frederick quant à lui, restait silencieux. Il était tout à fait en accord avec ce que ces deux hommes venaient de dire, mais il s'était lancé dans une entreprise bien ardue. Cela faisait quelques minutes qu'il inspectait le bracelet qui emprisonnait son poignet, et par la même occasion, sa mutation. Le temps où il aidait son père en métallurgie dans les atelier Al-Hal étaient bien loin dans ses souvenirs, mais il y avait forcement un moyen de s'en débarrasser manuellement. Il fallait juste trouver les bons outils. Il fallait juste lui laisser le temps de réfléchir, en silence.  



RE: ASCENDANCE - Rpg - Armeo - 18-06-2016

Warren Ravenswood
Post n°1

Warren ouvrit calmement les yeux, réveillé par les quelques rayons de soleil qui perçaient déjà la tôle de son taudis. Dehors, on entendait déjà les enfants courir et les parents discuter, tous en train de vaquer à leurs occupations habituelles. Il était l'heure de manger, mais avant ça, Warren allait s'ateller à son petit rituel quotidien. Assis au bord de son lit, les yeux fermés, Warren s'accorda quelques instants de réflexion. Quelques secondes plus tard ses yeux, complètement blancs, s'ouvrirent, tandis que l'ensemble de son corps se figea. Il était déjà ailleurs.

Warren utilisa son pouvoir plusieurs fois de cette façon, et comme il le faisait tous les matins depuis plusieurs années, il vérifiait son avenir pour la journée en se projetant à diverses heures, les unes après les autres.

"13h, ok. 14h, ok." se murmura t-il, comme pour tenir un journal. Puis, avant de vérifier 18h, il esquissa un sourire sur son visage. "Voilà qui promet d'être divertissant..."

Warren se leva puis fit jouer de la musique au vieil appareil de ses parents. Tandis que les premières notes retentissaient, il s'installa devant ses plaques de cuisson, et une relativement bonne odeur de viande envahit la pièce en quelques instants. La voix du jeune homme continuait d'accompagner la mélodie.

Assis en tailleur sur un vieux tissu au centre de la pièce, Warren profitait de son plat. Aujourd'hui le goût était assez agréable, et il fallait en profiter. Une fois son repas terminé, il déposa son assiette à quelques centimètres de lui puis ferma à nouveau ses yeux.

"17 heures, 3 minutes. Ici." se murmura t-il, avant que ses yeux ne virent à nouveau au blanc. Cette fois-ci, sa transe allait durer un peu plus longtemps, et il resta dans cette état plusieurs heures. Lorsqu'il rouvrit ses yeux, il était presque 17h. La musique retentissait encore, et son visage avait retrouvé son sourire.

"La souris a pris trop de risques, elle n'a plus d'alternatives." dit t-il à voix basse, alors que l'odeur de cuisine lui chatouillait encore le nez. Il resta assis devant l'entrée quelques minutes à écouter la musique, puis laissa s'échapper de nouveaux murmures.

"1 minute. 17 secondes."

Les bruits de la ville commençaient à s'estomper. Les gens semblaient quitter les rues et rentrer chez eux. Warren n'entendait plus que quelques pas, et quelques clics.

"40 secondes. 39. 38..."

Quelques ombres se dessinaient sous la tôle qui formait les murs, au travers desquels filtraient parfois quelques chuchotements et autres bruits de mouvement. Le sourire de Warren était de plus en plus large, et il ferma à nouveau les yeux.

"10 secondes. 9. 8...". Quelques instants après, la voix de Warren prit soudainement du volume. "3. 2. 1. 0. Voilà le chat!"

Au même instant, la planche de bois qui lui servait de porte vola à travers la pièce, en manquant de peu de lui toucher la tête. Plusieurs hommes armés firent irruption.

"Bonne nuit, messieurs." murmura t-il, avant que l'un des hommes ne le frappe, et ne le rende inconscient d'un coup sec derrière la nuque. Son sourire s'estompa.

A son réveil, assis dans une énorme salle remplies de chaises et de lumières, Warren garda ses yeux fermés. Lorsqu'il entendit les premières personnes chuchoter dans la salle, il retrouva son sourire. Il avait été capturé par la Fédération, cela ne faisait aucun doute. Ceci dit, il n'avait pas eu assez de temps pour percevoir leurs projets. Il savait cependant une chose : son exécution n'était pas, pour le moment, à l'ordre du jour. S'il n'avait pas pû échapper à sa capture, il avait au moins choisi une alternative qui le garderait en vie.

"Bienvenue à bord de la mission Atlantis", murmura t-il au même instant que l'ordinateur. "Elliot. Vicktoria. Chaussure. Caméra. Loupé! Casey. Aleksandei. Nom de Dieu de putain de bordel de merde !" poursuivit t-il, avant que la scène ne se déroule à coté de lui. "RESTEZ ASSIS bla bla bla" dit-il ensuite, en mimiquant sur son visage l'expression de colère qu'arborait le petit militaire. Warren ouvrit les yeux. Sa vision n'avait pas été plus loin. Sans surprise, il se retrouvait au fond de la salle, et personne n'avait entendu ses murmures.

Comme à son habitude, il ressentit alors une profonde sensation de déjà-vu. Rien n'avait changé : la salle, les p'tits rebelles, les chaises, les lumières, le scientifique sociopathe, et le militaire profondément débile, tout était exactement comme il l'avait vu à son dernier réveil. Ces derniers jours, ses visions lui avaient semblé de plus en plus incomplètes, comme si la Fédération avait soudainement arrêtée de le poursuivre. Il savait que quelque chose se passait, mais il n'avait pas réussi à se projeter au bon endroit au bon moment pour le prévoir. Il avait pû détecter sa propre capture le matin même, les camions de la Fédération autour de la ville, les vaisseaux fédéraux en orbite, tous parfaitement organisés pour empêcher sa fuite. Ce coup-là, il ne l'avait pas vu venir.

Quelques instants plus tard, il baissa la tête vers son bracelet. Lorsqu'il avait vu le vaisseau la première fois, il n'avait pas vraiment compris pourquoi le Warren du futur n'utilisait pas ses pouvoirs. Le discours du scientifique lui avait maintenant ouvert les yeux, tout comme sa petite démonstration d'autorité sur Wayne. "Un véritable enfant devant son jouet" pensa t-il.

"C'est la raison pour laquelle, si vous le souhaitez, il vous sera permis de contacter vos proches, afin de leur annoncer votre départ en direction d'Epsilon."

Epsilon. La destination semblait ravir Warren. Clairement la Fédération semblait avoir des projets pour eux, et selon toute vraisemblance, il ne s'agissait pas de simplement "nous ramener parmi les nôtres". 

"Le vaisseau engagera sa route demain, et c'est à partir de là que votre rôle sera crucial."

"Tu ne crois pas si bien dire." pensa alors Warren, avant que son sourire ne retrouve sa largeur.



RE: ASCENDANCE - Rpg - Loheen - 18-06-2016

Ca faisait au moins une ou deux heures que Tehena était réveillée. Elle avait eu le temps d'observer l'endroit où elle se trouvait, des centaines voir des milliers de chaises se tenaient devant elle soigneusement arrangées en plusieurs ligne. Le sol était incroyablement froid, elle qui était pied nue c'était recroquevillée sur elle même. Sa robe d'un rose vieux était salie par de la terre, peut être s'était elle écroulée lorsque l'on a frappé son pauvre crâne. Soudain quelque chose attira son attention, la vitre.  A travers celle-ci se trouvait un océan de noirceur désolé, avec comme lumière celles du vaisseau dans lequel elle se trouvait. 
Cette noirceur semblant presque séduisante.
Elle s'en approcha puis posa sa main sur la vitre l'air fascinée. Bien sûr elle était nettement plus glaciale que le sol mais ça ne la dérangeait pas plus que ça. Elle trouvait ça étonnamment charmant. Quelle drôle de fille. 
Derrière elle elle entendait des voix retentir peut être que ses compagnons de fortune c'était enfin éveillés. Ils étaient bien trop bruyant pour la jeune fille, mais elle ne dit pas un mot, elle resta calme et obnubilé par l'espace face à elle. 
Soudain quelqu'un fit son entré dans la pièce. Un homme. Il avait l'air en colère et envoyait des ondes négatives qui faisait frissonner chaque tissue de noirceur contenus dans sa peau. Ils semblaient s'exciter mais étrangement quelque chose les freinait. Ils semblaient prisonniers... 
Une discussion commençait attirant l'attention de Tehena qui comme une petite chose fragile s'avança, arpentant la pièce jusqu'à arriver devant un homme portant une blouse blanche, il avait l'air d'être un scientifique, un médecin ? Quelque chose qui s'apparente à ces professions. Elle se plaça devant elle et le regardait dans toute sa grandeur. En effet elle avait l'air d'un petit vermisseau à côté de ce grand homme à l'air un peu vieillit. Elle resta quelques secondes planté devant lui avait de finalement ouvrir sa bouche laissant sortir un son, aillant presque l'air timide mais surmonté d'un air neutre. De sa voix ne sortait aucune nuance, juste une platitude.
-Quel est cet endroit ? Pourquoi sommes nous entreposés ici tels des trophées et pourquoi cet homme crie ? 
Elle adressait ses dernière parole au garde, chevalier ? Elle ne savait pas. Elle ne comprenait pas non plus la situation ne sachant pas ce qu'est la fédération. Elle semblait être un petit oisillons complètement perdu.



RE: ASCENDANCE - Rpg - Edeen - 18-06-2016

Je pose ça là et je ferais la pres que j'ai en tête si mon idée convient à tatie Claudie

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Annabeth Joechin
29 ans - Psycométrie


Clever as the Devil


Annabeth Joechin est l'étoile montante du gouvernement. Sa droiture et son sérieux n'ont d'égal que sa beauté. Jeune femme à l'avenir radieux et au tempérament de feu, elle gravit depuis cinq ans les échelons de la Fédération à grandes enjambées. Si elle n'a jamais plus approché un membres de la Fédération de près, il ne fait pourtant aucun doute qu'il ne lui faudra pas beaucoup plus de temps pour atteindre le sommet.
La jeune adolescente présenta rapidement de vives capacités intellectuelles et elle ne se gênait pas pour jouer les éminences grises, quitte à paraître arrogante. Mais plus qu'une réelle intelligence, c'est un esprit logique et une capacité de déduction impressionnante qui a permit à Annabeth de gagner en importance en si peu de temps. Bien entendu, sans l'aide de ses parents qui ont ardemment appuyé leur fille dans son ascension sociale, cela se serait avéré plus compliqué. Si les relations avec ses géniteurs ne sont pas au beau fixe, l'image de la famille Joechin se doit d'être entretenue et là est le devoir d'Annabeth. On ne naît pas dans une grande famille sans devoir en assumer les responsabilités.

Pourtant, il existe un léger souci. Très léger. Un souci que l'on appelle le gêne Epsilonien. Annabeth est en effet doté du don de psycométrie, un nom bien compliqué pour un concept relativement simple. La psycométrie est, tout simplement, la capacité d'exploré le passé à travers des objets et ce par le toucher. Avec un don pareil, elle aurait pu se lancer dans les forces de l'ordre, après tout il lui suffirait de toucher l'arme du crime pour découvrir le coupable. Pourtant Annabeth n'a jamais voulu de ce « pouvoir » et ce pour des raisons assez évidentes. La révélation de cette capacité mettrait en péril sa carrière, voir sa vie et de plus, il n'y trouve aucun intérêt si ce n'est de lui rajouter un problème supplémentaire sur les bras. 
Ne considérant son ascendance que comme une malédiction, elle n'a jamais cherché à perfectionner la maîtrise de son don, juste à le contrôlé afin de ne pas le voir se déclencher par inadvertance. 

Elle se trouve donc à bords de ce vaisseau seulement par obligation, car si le choix lui avait été donné, croyez bien que jamais elle se serait proposé pour superviser les travaux du Docteur Calcium Hodgkins. Seulement, on ne discute pas les ordres de la Fédération, aussi Annabeth a obtempéré bien gentillement sans demander son reste en priant touts les Dieux qu'elle connaît pour que son petit secret ne soit jamais dévoilé.


And twice as pretty

https://67.media.tumblr.com/78657221ff1286ae628b3199492b099a/tumblr_o6kq5hU9sN1subssjo1_250.gifhttps://67.media.tumblr.com/e48d5cc69f3f2a94427dfdca995c183b/tumblr_o3evcwVTfR1rl9v48o3_250.gifhttps://66.media.tumblr.com/66b141ea9b2e06b5b853dbd2d474be64/tumblr_o65paeCPzA1v4tkrao3_250.gif



RE: ASCENDANCE - Rpg - Raguy - 19-06-2016

 http://img11.hostingpics.net/pics/589827picforrp.png
Tom Mueller
 
17 ans
Super-vision


Normalement avoir 17 ans c'est un âge de découverte, on sort, on va au lycée, on vit ses premières expériences, «  on est pas sérieux quand on a 17 ans »... Mais Tom lui... Ça fait à peu près trois ans qu'il vit dans la cave de chez sa mère et n'en sort qu'à de rares, très rares occasion. Jamais allé au lycée donc, mais en même temps avec des grands yeux de biche comme les siens, il vaut mieux se faire discret. Car si d'un côté, couplé avec sa petite fente labiale ça lui donne une trogne de chaton orphelin, de l'autre, son regard couleur perle signale son gêne Epsilonnien comme les loupiotes d'un sapin de noël. 

Car Tom est -surprise- un mutant. Et son pouvoir lui vient -surprise surprise- de ses yeux. En effet, s'il se concentre assez, il peut voir plus loin que n'importe quel télescope et plus près que n'importe quel microscope, sa rétine capte six fois plus du nuances de couleurs que l’œil humain normal, ce qui lui permet, entre autre, de voir dans le noir. Le problème est que cela rend sa vue extrêmement sensible à la lumière , ce qui lui inflige d'atroce douleur si ses yeux sont exposés à celle ci trop longtemps. 

Alors Tom préfère rester dans sa cave... C'est mieux ainsi... C'est pour son bien. De toutes façons, il a toujours été un peu je-m’en-foutiste sur les bords, et pas particulièrement attaché à la vie en société. Puis il y a tout ce qu'il faut la dessous , un vrai nid douillet, petit espace exiguë et sombre, parfait pour se retrouver seul avec soi même.  

Si le temps se fait long il le passe sur internet -du futur-, les choses sont tellement réaliste de nos jours  que vivre dehors ou dans un monde virtuel, quelle différence. Et quand il n'est pas sur internet, il peint des monochromes. Enfin ce qui semble être pour nous des monochromes, les nuances sont si subtile, qu'en réalité, seul Tom est vraiment capable de reconnaître ce qu'il peint. Mais ça les gens adore. C'est d'ailleurs comme ça qu'il gagne déjà sa vie, en vendant ses toiles sur le web à quelques bobos qui croient pouvoir déceler l'essence de son art. Il n'en est rien mais ça vend quand même, alors Tom continue, comme ça il pourra faire vivre sa mère et jamais il n'aurait à sortir de sa cave, jamais il ne pourront l’emmener... 

Mais les choses finissent toujours par changer. 



RE: ASCENDANCE - Rpg - Wenka - 20-06-2016

coucou c'est une présentation totalement insipide & je l'introduirais plus tard

http://image.noelshack.com/fichiers/2016/25/1466375522-cybele.gif


Née Willow Fawkes, dans l'ancien Manhattan, Cybèle a passé les premières années de sa vie sans son père, parti quelque mois seulement après sa naissance. Sa mère s’occupa d'elle ainsi que de sa sœur aînée, Tamara, durant six ans, jusqu'à ce qu'un accident ne l'emporte. Placées en orphelinat, les deux sœurs ne restèrent pas longtemps ensemble, ce dernier testant systématiquement leurs nouveaux patients, vérifiant qu'ils ne possédaient pas le gène Epsilon. Un gène que possédaient les deux sœurs, mais qui ne s'exprima que chez la petite Willow, lui donnant la capacité de sentir les pensées des gens. La Fédération, en recherche de jeunes mutants, alors qu'ils avaient cessé de les exécuter sitôt qu'ils les trouvaient, avait alors pris en charge la jeune fille pour leur projet d'unité spéciale constituée de mutants. Willow avait dès l'instant ou elle avait intégré ce programme, été renommée Cybèle.

Sa mutation, qu'on pourrait apparenter à de la télépathie, lui permets d'entendre les pensées des personnes autour d'elle. Mais il ne s'agit pas de pensées compréhensibles pour la petite fille. Ses lectures, comme les adultes les nomment, ne sont que des fragments éparpillés, peu voulant dire quelque chose pour elle. Presque incapable de réguler ces flux d'information, ce pouvoir prends la plupart du temps la forme de maux de tête extrêmement douloureux pour la petit fille, entrecoupés de voix indistinctes, de bribes d'images de temps à autre. Néanmoins, ses capacités, même si toujours douloureuse, se sont considérablement améliorées dû à l'entraînement dispensé par la Fédération.

Aujourd'hui, Cybèle est une petite fille heureuse et pleine de vie, ne se rendant pas compte de l'instrumentalisation faite autour d'elle.




RE: ASCENDANCE - Rpg - Claaudie - 21-06-2016

Si j'ai oublié des gens je m'excuse et j'éditerais voilà jvm



Coll avait terminé sa phrase sur une intrigue, et les réactions s'en étaient suivi, toutes plus intéressantes les unes que les autres. En effet, la salle d'audience à l'intérieur de laquelle ils se trouvaient, avait l'avantage de ne pas être insonore : aussi, les paroles de chacun ne passaient pas inaperçues. C'était là une intention volontaire de sa part, car ces mutants représentaient de nouveaux sujets qu'il se devait de connaître, avant de pouvoir apprivoiser.
Dés lors, Coll garda son calme, lorsque des éclats de voix tonitruants retentirent. Il croisa les bras, laissa les premiers commentaires se dévoiler à lui, afin de mieux percevoir les personnalités de ceux qu'il se donnait pour défi de former au commandement d'une armée. 

Quelle belle ironie, d'ailleurs, de la part de la Fédération, que d'avoir confié à un scientifique muté, la formation de commandants. Coll avait toujours considéré ce semblant d'État comme une utopie dirigée par des imbéciles, néanmoins, ces "imbéciles" faisaient preuve de raison, en le choisissant à ce poste. Après des années de massacres anti-mutants, enfin, ils devenaient justes, et reconnaissaient l'utilité de cette espèce en voie de disparition. 
Car Coll les avait étudiés des années durant, assez pour comprendre à quel point Epsilon était fascinante, assez pour admirer les capacités remarquables qu'offrait le gène mutant, assez pour comprendre la structure de ce gène, et se l'approprier. Ce fut d'ailleurs selon ses connaissances du gène, qu'il réussit à se l'injecter dans le sang. 
Nul besoin pour lui de descendre d'Epsilon, pour profiter des évolutions de l'espèce.
Enfin, toujours fut-ils que les commentaires fusèrent de toute part, et Coll entreprit de les prendre compte un à un, toujours avec calme. Après tout, en se présentant lui-même aux mutants qu'il allait devoir "orienter", il prenait des risques. Certains risquaient, bien évidemment, de ne pas collaborer. 
Je pense que nous nous sommes mal compris. Reprit Coll, dans un calme serein. Il porta son regard sur la première personne s'étant directement adressée à lui. Un sourire étira ses lèvres. Je pense que tu te trompes, Alois, en t'imaginant que j'ai pour but de vous éliminer. Il marqua un temps de pause, ne quitta pas des yeux le garçon qu'il avait étudié longuement, comme tant d'autres. Car son pouvoir n'était pas anodin : métamorphe, il possédait les moyens de changer d'apparence selon son bon vouloir. Coll admirait cette capacité, en revanche, un tel trésor ne pouvait masquer, qu'en fond, une histoire tragique. Tes parents t'ont appris à te douter de la Fédération, et leurs mises en garde t'ont remarquablement servi. Cependant, ne voit pas en moi les monstres qui te les ont arraché. Je ne partage pas ces idées. Il marqua un temps de pause, pour détacher son regard du sien, jugeant le moment opportun, pour le porter sur un autre mutant. Hamilton, Commença-t-il, doucement. "Capitaine" Hamilton, Il décroisa ses bras, passa une main sur sa bouche, pensif, pour esquisser un autre sourire, cette fois-ci quelque peu amusé. Je mentirais, effectivement, en vous disant à tous, que vos noms me sont inconnus. Rien, ici, ne m'est inconnu. Vos capacités, je les ai étudiés. J'en ai relevé les détails les plus intéressants : des aspects de vos sens dont vous pourriez ne pas avoir la connaissance. Le "capitaine" Hamilton (= c my love) a raison : je connais presque toutes les facettes de votre existence. "Presque", parce que mon travail ne se résume pas qu'à cela. Il marqua un autre temps de pause, au cours duquel il s'attarda sur le mutant en question. Ce dernier possédait, lui-aussi, une capacité fascinante, comblé à un caractère très provocateur. À ce propos, Coll n'avait pas jugé utile de s'arrêter sur le surnom que le pirate s'amusait maintenant à lui donner : il faisait preuve d'imagination. Cette imagination serait très probablement créative, lorsque Coll userait sur lui du calcium dont il était question. Agacé, mais pas désarmé, le professeur continua donc de parler, parfaitement certain de ce qu'il disait. Si j'ai étudié vos mutations, ce n'est pas pour faire de vous tous de la "chair à canon" comme vient de vous l'affirmer Hamilton. Voir vos pouvoirs comme de simples instruments de guerre serait une insulte. Je n'ai pas cette prétention ridicule. Il se mit alors à faire quelques pas dans la pièce, jugeant utile de rebondir sur ce dont le pirate l'accusait. Car s'il souhaitait convaincre, il devrait être habile. Et Asriel vous en parlera très bien. Prononça-t-il, finalement, après de longs instants de silence, et en s'arrêtant subitement. Il se tourna en direction du jeune mutant, qui l'avait suivi depuis son arrivée à l'intérieur de la grande salle de réunion. Un instant, leur regard se croisèrent. Coll n'en doutait pas : Asriel saurait parfaitement s'atteler à la tâche qu'il lui avait confié : former les mutants les plus réceptifs et gagner leur confiance.
Lentement, Coll entreprit alors de se diriger vers lui. Il s'arrêta à sa hauteur, posa une main sur son épaule. Pas un instant, son sourire n'alla quitter ses lèvres. Il resserra sa main droite, et de fait, son emprise sur le blond. (=je sais pas s'ils sont tjrs sensés avoir un truc mais c'est malsain si oui j'attends koushak et sa rep mais je suis OKI OKI)
- Asriel est un mutant, exactement comme vous et moi. Il coordonnera votre présence à l'intérieur de ce vaisseau. Assura-t-il, alors, en redressant son regard en direction de l'assemblée, souhaitant capter l'attention de l'ensemble des mutants. Cependant, l'entreprise sembla plus difficile que prévu, lorsqu'une jeune fille trouva bon de se mettre debout, pour marcher dans leur direction. Coll reconnut Tehena, une mutante qui possédait le pouvoir de contrôler son sang. Une capacité bien plus compliquée que ce qu'en disait l'intitulé.
Toujours fut-il que, dés l'instant où Tehena prit l'initiative de s'avancer, des cliquetis métalliques se firent entendre, juste dans son dos (= les militaires je précise pcq des fois je suis pas compréhensible allez la bitasse je m'en repars). Cela n'arrêta pas la jeune fille, cependant, Coll eut un tic agacé, leva la main, fit signe, en somme, aux militaires d'abaisser leurs armes, et au général Brixton de calmer ses nerfs visiblement à cran. 

Coll souhaitait démontrer qu'il ne voulait aucun mal à ces gens. Le général s'amusait à tout gâcher. 
Aussi eut-il une idée claire, qu'il jugea bonne de mettre en application afin d'éviter d'autres malentendus.
- Général Brixton ? Veuillez demander à vos hommes de quitter cette pièce. Soupira alors Coll, agacé d'avoir été interrompu dans son élan. Il ne lâcha néanmoins pas du regard Tehena, à qui il comptait répondre très rapidement.
- Pardon ? S'enquit Wayne, que l'incompréhension semblait doucement gagner.
- Demandez à vos hommes de quitter cette pièce. Répéta Coll, mécaniquement, une pointe de lassitude animant le timbre de sa voix. Et je vous demanderais de faire la même chose.
- Mais vous n'êtes pas... Voulut protester Wayne, une fois de trop.
- Obéissez.
Coll n'eut pas à se répéter une troisième fois. Dans un claquement de bottes, les militaires quittèrent la salle, général Brixton compris.
- Bien. Souffla-t-il, satisfait. Ses yeux sombres se portèrent sur les caméras de surveillance, à qui il s'adressa, enchanté de voir ses ordres exécutés. Éteigniez-moi ces caméras, maintenant, général Brixton.



À l'extérieur de la salle, du côté des militaires, l'agitation était déjà à son comble.
- Général, quels sont vos ordres ?!
Wayne ouvrit la bouche, puis la referma, les yeux rivés sur la vitre qui le séparait de l'intérieur de la salle d'où il venait de se faire royalement virer par ce scientifique complètement malade. La pièce à l'intérieur de laquelle il se trouvait servait d'observatoire, en quelque sorte. Évidemment, la vitre en question n'était pas discernable de l'intérieur de la salle - le but étant de pouvoir observer les mutants sans être observé en retour, justement -. Néanmoins, elle possédait le gros inconvénient de ne pas laisser passer le son - erreur de fabrication, pour sûr -, et Wayne ne pouvait que compter sur les précieuses caméras de surveillance, installées à tous les quatre coins de la pièce, pour pouvoir écouter la scène qui se déroulait maintenant à toute vitesse sous ses yeux.
Voilà alors que l'autre clown en blouse lui demandait de les éteindre.
Quelle superbe blague.
- Général !! Quels sont vos ordres ?! Répéta une femme, placée devant les écrans qui reflétaient en version HD ce que filmaient les petites caméras.
- Éteigniez les caméras.
- Mais vous...
- Éteigniez les caméras. Soupira à nouveau Wayne, en se demandant s'il ne risquait pas son job, en agissant selon la volonté malade de l'autre scientifique. Son job et sa vie. Car son rôle, au sein de la mission Atlantis, était d'assurer la sécurité à l'intérieur du vaisseau, tout en respectant sa hiérarchie - dont faisait malheureusement partie ce fou-à-lier de scientifique qu'était le professeur Hodgkins. Comment pouvait-il, cependant, "faire respecter la sécurité", si on lui enlevait tous le matériels adéquats pour le faire ? 
- Bon. Reprit-il, désemparé, en fixant la vitre plus calmement et sérieusement. Il fallait à tout prix qu'il contienne sa colère, et qu'il réfléchisse. Céder à la panique ne lui servirait en rien. Personne n'entre là où se trouvent les mutants sans mon autorisation, c'est bien clair ? Articula-t-il, tout d'abord, en fixant les concernés (= les mutants koi c po compliqué quand même !!) qui, pour le moment, ne semblaient pas vouloir s'en prendre à Hodgkins. Si l'un d'entre eux tente quoi que ce soit : on y retourne, et on l'arrête. Utilisez vos armes s'il le faut. Je ne prendrais pas de risques.
- Monsieur, sauf votre respect, le professeur Hodgkins nous a demandé de rester dehors...
- Je suis votre supérieur, et j'ai reçu l'ordre de protéger cet imbéc... Le professeur. Répondit Wayne, glacial, au soldat qui venait de l'interrompre, dissimulé dans l'entrebâillement de la porte qui menait à un couloir extérieur. Et vous savez de qui j'ai reçu cet ordre ? De la Fédération. Rétorqua-t-il, ensuite, dans un énervement non-dissimulé. Alors soit vous allez directement leur faire part de votre désaccord en votre qualité de simple soldat, soit vous vous taisez, et vous faites ce que je vous dis. (= il est nénére)



- Nous sommes d'accord pour dire que les choses sont bien plus simples, maintenant que nous nous trouvons entre nous. Prononça Coll, à l'intention des mutants, quand, enfin, le groupe de militaires qu'on l'obligeait à se trimbaler de façon absurde partout où il allait, eut quitté la pièce. Toujours est-il que je vous expliquais le rôle d'Asriel. Rappela-t-il, alors, en se tournant vers les mutants, et en souriant à Tehena, lui répondant indirectement. La raison pour laquelle vous êtes ici est bien simple - et elle ne se résume pas en le fait de vous transformer en armes de guerre. (=petite pik à hamilton my love) Répondit Coll, calmement, et le plus assurément possible. De toute évidence, la Fédération s'est trompée, en ayant une politique dévastatrice à l'égard des mutants. Je n'ose pas imaginer les dégâts sur des générations entières d'humains mutés, restées dans l'ombre par peur de se faire utiliser à des fins terribles. Soupira Coll, mimant la tristesse avec habilité. Ce que je veux que vous compreniez, se trouve en la certitude qu'aucun d'entre vous ne devrait avoir honte de ce qu'il est réellement. (=on dirait c ouini lourson ou dora l'exploratrice tellement c niais mais c fait exprès c pour les convaincre...)
- Ici ou dehors, on reste toujours des rats enfermés dans une cage. Le coupa Elliot, sans chercher à hurler, le ton de sa voix néanmoins bercé par une rage contenue. Si tu tiens à la vie, éloigne-toi de ce type. Lança-t-il, ensuite, à Tehena. Et éloigne toi de ce traître. Ajouta-t-il, toujours à l'intention de la jeune fille, et en désignant Asriel. Il nous ment, il est doué pour ça, ça se voit dans son regard. Ce type est taré. Grommela enfin Elliot, plus bas. Tuez-moi avant que je crève dans cette niaiserie hypocrite.
- La mission Atlantis a pour but de vous apprendre à manier vos capacités. Certes, elle inclut une collaboration indirecte auprès de la Fédération - et encore, sachez que la Fédération n'a aucun droit sur vous, tant que je suis sur ce vaisseau -, en revanche, mon but n'est pas de vous utiliser à des fins guerrières. Mon but est de vous prouver, à tous, que vous valez bien mieux que toutes ces insultes qui vous sont faites chaque jour. Persista Coll, en ignorant Elliot. Il jeta un œil aux caméras, toujours éteintes : leurs voyants ne se trouvaient plus allumés. La Fédération fait erreur depuis le début, et je n'aurais de cesse de le dire : sa politique à l'égard des mutants est une aberration. Déclara-t-il, Voyez-vous, certains hommes sont attirés par le pouvoir à tel point qu'ils en deviennent paranoïaques, à tel point qu'ils craignent de voir, un jour, ce pouvoir disparaître. La Fédération vous a attaqué, par crainte de vous voir détruire son autorité, de voir un jour, un humain ou un groupe d'humains trop puissant prendre le dessus. C'était une erreur. Une erreur qui a coûté la vie a vos parents, vos amis, vos proches, à plusieurs centaines de milliers d'individus de votre espèce. Il s'arrêta plusieurs secondes, pour réfléchir, puis reprit. Vous êtes ici pour apprendre à utiliser vos capacités. Plus tard, il sera question d'Epsilon. Mais plus que tout, vous devez prendre conscience de toute l'étendue de votre pouvoir. Je vous offre les moyens d'apprendre à maîtriser vos capacités, et de prouver à la Fédération qu'elle a fait une grave erreur, en vous traitant comme elle a pu le faire par le passé. En retour, j'attends votre collaboration.



Le discours du professeur était compliqué, et Vicktoria avait perdu son sang-froid à partir du moment où sa chaussure avait pris la décision de se barrer à l'autre bout de la salle, et de se cacher sous le siège d'un groupe de gens, à sa droite.
Aussi n'avait-elle plus écouté le discours qu'on leur servait, à partir du moment où le groupe de militaires s'en était allé. De toute façon, elle n'y comprenait rien - à commencer par la raison pour laquelle elle se trouvait ici, dans la mesure où son pouvoir était parfaitement inutile dans le cadre de cette Mission Atlanta. Ou Mission Atlantes, elle ne savait même plus.
Dans tous les cas, elle ne comprenait pas, avait peur, et était terrassée à l'idée de se savoir sans chaussure au pied-droit devant tout ceux qui l'entouraient depuis presque une heure, déjà.
- Je suis désolée, je dois vraiment aller chercher ma chaussure, là, juste en dessous du gars qui se trouve à ta gauche, je crois, mais je sais pas si... Demanda Vicktoria, à un homme plus âgé qu'elle, qui semblait profondément perdu (James), vu le regard qu'il jetait autour de lui. De plus, elle nota que sa phrase n'était pas très compréhensible, et trouva bon de la reformuler une seconde fois. En fait, je suis la fille qui a jeté sa chaussure sur les deux mecs de devant, Le renseigna-t-elle, comme s'il s'agissait là d'une affaire très importante, tandis que le professeur parlait toujours. Elle leva les yeux vers les crânes respectifs de ceux qui semblaient être deux garçons, et qui s'étaient donc pris sa chaussure, quelques minutes plus tôt, pour entreprendre de se figer. Merde. Souffla-t-elle, alors, en remarquant que, à l'image des trois-quarts des gens situés dans cette salle, les deux individus qu'elle avait visés devaient avoir son âge, et des gueules de véritables mannequins. L'un d'entre eux semblait à deux doigts de tuer quelqu'un (Aleksandei) aussi Vicktoria trouva bon de se retourner, terrifiée, vers son voisin de derrière (Aidan). Elle prit sur elle pour faire comme si de rien n'était, afin de ne pas se faire repérer.
- Hé !!! Chuchota-t-elle, pas discrète, en faisant inévitablement un bruit monstre et en provoquant des grincements de chaise en voulant se retourner. Tu sais s'ils m'ont vu ? Demanda-t-elle, en montrant du doigt les deux garçons. Je veux dire... Quand j'ai lancé ma chaussure tout à l'heure, tu sais s'ils m'ont vu ? Elle laissa la question en suspens et se contenta d'un sourire gêné et gênant, pour entreprendre de vouloir reporter son attention sur le professeur, et donner un coup dans le coude d'une fille brune, sans le vouloir, qui se trouvait à sa gauche (Alexa). Vicktoria se tourna alors dans sa direction, en grimaçant. Mince !!! Désolé !! Je t'ai fait mal ?? S'exclama-t-elle, en chuchotant fort, ce qui, du coup, aurait pu s'apparenter à un cri-chuchoté. Merde. Soupira-t-elle, soudainement exténuée, avant de continuer, presque pour elle-même. Je sais toujours pas où est ma chaussure, sérieusement, ça craint.
En effet, maintenant qu'elle y regardait de plus prêt, sa chaussette - rose, orange, et verte fluo -, se trouvait à la vue de tous, ce qui n'était pas très flatteur.



RE: ASCENDANCE - Rpg - Loheen - 21-06-2016

La réaction des militaires du à son approche l'a étonné, pourquoi avoir peur d'une si petite chose ? Eux possédant des armes à feu pouvant transpercer sa peau causant, logiquement, évidemment, sa mort. Elle les trouva un peu idiots mais seul un sourire en coin se dessina sur son visage. En effet Tehena n'a pas conscience de ses pouvoirs ni de sa dangerosité. M'enfin "pas conscience" elle en a oui, elle connait leur existence, mais pas leur puissance. Pour elle il s'est juste produit un accident il y a des années... Accident qui la marqua à vie, comme une dette marqué au fer rouge dont elle ne pourrait se défaire, car le principal concerné est décédé. Vision qui passe en boucle dans sa tête des centaines de fois dans une journée. Mais elle réussi à s'en extirper cette fois-ci. 
Les militaires quittèrent donc la pièce sous les ordres du "monsieur à la blouse blanche". Il avait l'air gentil, quelqu'un de confiance. Après tout un vieux barbu gardant des adolescents enfermés dans une pièce et qui plus est a des allures de pédophiles dans ce contexte, est tout à fait digne de confiance !
La petite adolescente à la robe rose vieux tacheté de boue, son visage et ses cheveux terreux, n'avait-elle pas l'air d'un enfant abandonné ? Oui, probablement. C'est l'impression qu'elle eut fasse au sourire du professeur. Étrangement elle fût satisfaite de la réponse du grand monsieur. Mais quelqu'un attira son attention, Elliot. Ce gars, ce blond aux yeux bleu dégageant une aura étrange... Il était assez intrigant mais elle se contenta de lui sourire.

-Je lui fais confiance ! Il est un peu bizarre et il l'air d'un psychopathe Mais... Elle leva sa main et parla solennellement. Je crois en ce monsieur bizarre vêtue d'une blouse blanche et contrôlant le calcium. Elle s'arrêta un instant puis réfléchis. Oh au faite ! 

Elle se tourna vers Coll et fit un grand sourire. Elle pointa son bras, donc sa main par la même occasion, son bras était celui qui portait le bracelet d'ailleurs mais bref je m'égare. DONC. 
Elle pointa son bras où se trouve le fameux bracelet permettant l'arrêt de ses pouvoirs sur le professeur Hodgkins. Elle le fixa du regard et un sourire innocent aux airs psychopathe sa dessina sur son visage. Des particules noires commençaient à émaner de son bras, comme si celle ci s'excitaient. Elle s'agitait dans tout les sens autour de son bras, semblant prêtes à attaquer.

MAIS. Etrangement, non pas étrangement c'était plutôt évident ce qui se passe par la suite regardez :

Les particules s'arrêtèrent subitement ce qui causa un énorme mal aux yeux à la jeune fille. Comme si ceux ci brûlaient. 

-Gn... Gémit-elle, mais sans crier juste quelque chose fin voyez-vous.

Elle se tint le visage et passa sa main sous ses yeux d'où des larmes coulèrent. Elle souffla et renifla levant sa tête au ciel, du moins au plafond, pour se calmer et contenir la douleur pour éviter de pleurer comme une petite fille.

-Aaaah... Elle se tapota les joues de ses deux mains puis dirigea son regard vers le professeur. Ça fonctionne pas. Elle le regarda avec un air innocent cette fois-ci complètement innocent et non malsain. Vous avez fait du bon boulot ! Elle lui fit un pouce en l'air genre "good job" avec un petit sourire dont elle avait le secret. C'est impressionnant, mais il y aura peut être de trucs à revoir pour les prochains voyez vous. Vous n'êtes pas si doués que ça en faite. Elle s'apprêtait à repartir quand une nouvelle "chose" lui vint à l'esprit. J'ai faim et j'aimerai me doucher.



RE: ASCENDANCE - Rpg - Katsmoka - 21-06-2016


Il avait du mal à se remettre de la nouvelle d'être en réalité un mutant, mais le brouhaha incessant environnant le fit lentement sortir de son état second. Il leva des yeux vides sur la salle, tentant de se concentrer sur ce qui se passait autour de lui.
Il avait visiblement raté un épisode, et tous les mutants semblaient assez perturbé, s'insurgeant dans tous les sens. Certains s'affichaient plus que d'autres, faisant éclater leurs opinions au grand jour. Il préférait quant à lui garder le silence et éviter de se mêler aux autres. Moins il se ferait remarquer, moins il aurait de problèmes.

Il n'avait que vaguement cerné ce qui s'était dit, captant tout de même certains propos, comme ceux d'un certain Aloïs, qui était persuadé que tous les mutants ici présent finiraient comme de la chair à canon quoiqu'il advienne. Il entendit également un homme du nom d'Hamilton, et comprit alors dans quel merdier il se trouvait.
Ils se dirigeaient vers Epsilon ?! Et puis quoi encore, dans dix minutes il allait découvrir qu'il était en réalité une femme à trois seins ?
Son mal de crâne n'allait pas se calmer de si tôt.
Il porta son attention sur l'homme à l'allure de scientifique qui avait apporté des réponses à ses questions muettes plus tôt lorsque ce dernier commença à prendre la parole.
Son discours était bien ficelé, et il parlait bien. Un peu trop bien peut-être. Lucian fut décontenancé d'apprendre qu'il avait été étudié, et par extension surveillé, ce qui lui semblait assez compliqué le concernant, étant donné qu'il ne sortait presque jamais de chez lui. Mais il n'en fit pas tout un plat. Au point où il en était, ce n'était même plus étonnant.

Le scientifique continua ensuite sur sa lancée avant d'introduire un jeune homme du nom d'Asriel à l'assemblée, qui était apparemment lui aussi un mutant.
Il observa le personnage un moment. Il avait l'air d'un bon petit soldat dans sa posture, mais, à la différence de la plupart des militaires, lui semblait réellement heureux d'être ici. Même fier, à bien y réfléchir.
Il attarda un peu trop son regard sur lui, mais finit par se détourner lorsqu'il vit une jeune fille, Tehena, s'avancer sans vraiment se soucier des militaires, ou de quoi que ce soit d'autre qui n'était pas son objectif, à savoir le scientifique, d'ailleurs.
Elle posa innocemment une question à ce dernier, qui décida peu après de renvoyer les militaires, ainsi que d'éteindre les caméras de la salle, décisions qui déconcerta assez Lucian.

Il voulu suivre la suite avec attention, intéressé, mais quelque chose le déconcentrait.
Il y avait un peu trop de bruit derrière lui, et il n'arrivait pas à se focaliser sur ce que disait le scientifique.
Légèrement frustré, il finit par se retourner pour prendre connaissance de l'origine de ce tapage.
Il remarqua alors une personne qu'il reconnut comme étant la femme qui s'était amusée à lancer sa basket dans une tentative assez désastreuse pour faire tomber une caméra de surveillance. Cette dernière, du nom de Vicktoria, était en train de.. Qu'est-ce qu'elle faisait, d'ailleurs ?

Visiblement, elle ne dérangeait pas que lui, se promenant entre les sièges comme s'ils constituaient un vrai parcours du combattant. Elle semblait être quelqu'un d'assez maladroit dans ses mouvements et ses réactions, s'excusant platement de la gêne qu'elle causait et haussant la voix sans forcément le vouloir. A la voir chercher désespérément après quelque chose, un pied en chaussette fluo, il se radoucit et eu un peu pitié d'elle.
Il chercha des yeux quelques secondes, ayant complètement abandonné son projet d'écouter ce que disait le scientifique, et se rendit compte que la basket qu'elle cherchait avec tant d'acharnement se trouvait sous le siège en face de lui. Il se mit alors à quatre pattes, tendant le bras, et attrapa la chaussure d'un geste habile avant de se redresser à genoux.
Il tenta d'attirer l'attention de Vicktoria en brandissant la fameuse basket devant lui, la faisant bouger de gauche à droite en la tenant à deux doigts.
De son autre main, il gardait son index tendu sur ses lèvres pour lui faire comprendre de rester silencieuse.
L'aider, il voulait bien, mais il n'avait pas envie d'attirer toute l'attention sur lui, non plus.




RE: ASCENDANCE - Rpg - Wenka - 21-06-2016

alois

Un frisson de dégoût parcourut l'échine d'Alois : est-ce que ce type venait de l'appeler gamin ?
Quel droit pensait-il s'octroyer en l’appelant ainsi ? Même si son apparence semblait juvénile, impossible de le nier, Alois n'était pas pour autant un gamin. Son âge aurait pu être bien plus élevé que tous ceux dans la pièce, mais la remarque n'eût pas le temps d'être lancée que le professeur – ou autre mais ce n'était pas vraiment important – repris la parole, d'un air doucereux qui ne manqua pas de coller des frissons à Alois.

« – Je pense que nous nous sommes mal compris. Je pense que tu te trompe, Alois, en t'imaginant que j'ai pour but de vous éliminer. »

Avait-il été autorisé à l'appeler par son prénom ? Non. Certainement pas, et sans doute qu'Alois ne le laisserait jamais passer. Ses mâchoires se crispèrent, alors que le professeur continuait sa tirade.

« – Tes parents t'ont appris à te douter de la Fédération, et leurs mises en garde t'ont remarquablement servi.
– Vous ne me connaissez pas.
Cependant
, continua Coll, ne voit pas en moi les monstres qui te les ont arraché. Je ne partage pas ces idées. »

Menteur.

Impossible de croire qu'un homme ne partageant pas les idées de la fédération pourrait les servir. Qu'un mutant pourrait les servir de son plein gré. Alors, Alois se mit à songer que peut-être que ce professeur avait été menacé d'une certaine façon, ce qui pendant un très court instant, fit baisser sa garde, prenant presque en pitié le professeur. Mais ce n'était qu'une supposition. Une supposition qui ne devait pas l'attendrir.

Son petit speech à l'autre crétin – les gens étaient rapidement étiquetés pour Alois – terminé, Coll se tourna alors vers un autre homme, qui raide comme un piquet aurait pu parfaitement passer pour une statue si ses épaules n'étaient pas animées par une respiration qui semblait beaucoup trop mécanique. De quoi de nouveau faire peur, ce qui fit frisonner Alois.

« – Asriel est un mutant, exactement comme vous et moi. Il coordonnera votre présence à l'intérieur de ce vaisseau. »

Un autre lobotomisé, super.

Mais Alois n'eût pas le temps de s'y attarder, puisqu'une jeune fille commença à marcher le plus naturellement du monde vers le professeur – sans doute était elle un peu idiote ou dérangée. La plupart des mutants semblaient terrorisés, et un calme froid régnait sur la salle alors que tous observaient cette jeune impudente avancer calmement, alors que des militaires commençaient à la braquer de leurs armes. Sans pour autant arrêter la jolie brune je sais pas si elle est brune, si non dis le moi Loheen et j'éditerai], cela eût au moins le mérite de renforcer l'ambiance malsaine qui régnait dans la salle et ce, malgré l'ordre tacite du professeur qui semblait vouloir éviter que tout cela se termine en bain de sang. La jeune fille finit par s'arrêter devant le professeur, attendit un moment, avant que sa voix douce et fluette ne s'élève dans la salle, demandant ou ils étaient.

Une jeune femme bien étrange en somme.

Elle ne bougea pas non plus d'un poil lorsque Coll, ne lui répondant pas, ordonna aux soldats de quitter la pièce. Général qui sembla bien pris au dépourvu, et qui, avec ses protestations, semblait pour Alois le général le moins crédible de toutes les planètes du système. A se demander comme il avait pu obtenir ce grade, puisque son passe temps favori semblait être de refuser tout ordre de ses supérieurs. Pour autant, et non sans fusiller du regard le professeur, il finit par faire sortir les hommes de la pièce, ce qui laissa le champ libre à blondinet-trop-rebelle pour remettre une couche de mélodramatique, défendant farouchement à la jeune femme perdue de s'approcher plus de l'homme qu'il qualifia de traître. Lui ordonnant de s'en éloigner plus exactement.

Une fois ces quelques douceurs lancées, le professeur enchaîna sur un discours qui, probablement, devait être splendide et bien convaincant au vu des regards de certaines personne dans la salle. Alois cependant, se refusa de l'écouter, préférant perdre son regard dans le vague, puisqu'il était tout simplement hors de question que qui que se soit ne puisse manipuler ses pensées.

On ne pouvait pas faire confiance à la Fédération. Ni a leurs subalternes, peu importe qui ils étaient.


alexa

Plus les gens se mettaient à parler, et plus Alexa se sentait perdue. Elle ne comprenait plus de quoi il parlait – en partie parce que des images de l'attaque dont elle avait été victime tournaient encore et encore dans sa tête, se mélangeant avec les paroles des uns et des autres, et elle, au beau milieu, ne suivait plus rien.

Par dessus tout elle ne comprenait pas pourquoi il y avait une jeune fille debout en plein milieu de la salle, robe et cheveux pleins de terre, ou même pourquoi l'on parlait de caméras, jusqu'à ce que celle ci ne voie finalement un minuscule point lumineux s'éteindre au fond de la salle, ce qui la fit redoubler d'horreur.

Mais c'était quoi cet endroit ?

Tout occupée qu'elle était à être terrorisée, elle prit à peine conscience des protestations d'Elliot, ni même du discours galvanisant du professeur, n'en entendant que quelques passages. Ce manque d'écoute était en partie du au vacarme de sa voisine, voisine qui la sortit de sa léthargie en lui frappant le coude involontairement. Alexa eût un léger sursaut, et entendit la fille élever la voix d'un étonnant mélange entre un hurlement strident et un chuchotement apeuré.

« – Mince ! s'exclama-t-elle. Désolé ! Je t'ai fait mal ?
– Non
, lui sourit la brune, ça va ne t'inquiètes pas. »

Elle n'en attendit pas plus pour retourner à l'occupation majeure de sa vie : sa chaussure.
Alexa eut un rire étouffé, trouvant cette jeune fille pour le moins amusante, d'autant plus lorsque son visage prit une expression dépitée presque caricaturale.

« – Je sais toujours pas où est ma chaussure, sérieusement, ça craint. »

Alexa jeta un coup d’œil rapide à la deuxième chaussure de la jeune femme, admirant au passage ses splendides chaussettes, avant de jeter un coup d’œil aux alentours pour remarquer quelques ranges plus loin, un homme, retourné, qui faisait de petits signes pour attirer l'attention de Viktoria. Il brandissait, ô surprise, une chaussure qui s'avérait être l'objet si farouchement recherché. La brun tapota sur l'épaule de sa voisine :

« – Elle est là-bas je crois, murmura-t-elle en indiquant l'homme. »

Elle se sentit un peu bête puisqu'il ne devait pas y avoir trop de personnes ayant perdu une chaussure dans l'action, mais elle supposa qu'on ne lui en tiendrait pas rigueur.



casey

Il se tenait droit comme un i dans son siège, depuis le début, bien qu'un élément inconnu ne soit venu le percuter entre temps. Un chaussure. Casey n'y porta pas d'attention – un chaussure qui vole ça arrive tous les jours après tout – trop occupé à écouter avec attention les paroles du professeur. Et observer au passage les différents membres de ce futur équipage, qui partait d'une très mauvaise manière.

Tout d’abord, deux qui s'avéreraient très difficile à convaincre et qu'il allait devoir particulièrement surveiller, en la personne d'Elliot et Alois, puisque les deux semblaient plus que réticents à agir pour la fédération. Son voisin, qui dégageait un aura absolument indescriptible, ne semblait pas plus heureux qu'eux d'être ainsi capturé, et il ne pouvait que trop bien l'imaginer. Ces trois là semblaient être ceux à surveiller, surtout le blondinet, puisqu'il semblait capable de déclencher la rage des mutants suite à ses mots, et c'était clairement de tous celui qui paraissait le plus virulent – Casey était par ailleurs surpris qu'il n'aie pas encore tenter d'en coller une au professeur.

Le plus tard possible l'aurait arrangé par ailleurs. Sa position n'était pas des plus délicate, et bien qu'il comprenait difficilement le besoin d'un infiltré en interne pour surveiller le groupe, au sein même d'un vaisseau d'une technologie extrêmement avancée et bourré de caméras de toutes sortes, il préférait se taire et suivre les ordres qu'on lui donnait.

Il pouvait déjà s'estimer suffisamment heureux d'être en vie.

Son entrée dans l'armée avait été un véritable coup de poker pour le jeune homme. Se présenter devant l'armée pour s'enrôler, sachant même qu'il disposait d'une mutation, pouvait pour certains (dont la plupart de ses amis) s'apparenter à de la folie pure, mais la confiance du jeune homme devait avoir convaincu de lui offrir une chance. Soit cela, soit sa mutation qui pouvait s'avérer utile dans des environnements hostiles, ce qui, il fallait se l'avoue, représentait un avantage conséquent pour une force armée.

Toujours était-il qu'on l'avait affecté à la surveillance interne du groupe de mutants. Pourquoi lui ? Pas la moindre idée. Ils auraient pu y mettre n'importe qui, puisque l'armée possédait déjà quelques recrues mutants bien plus compétents que lui. Sans doute devaient-ils être affectés à des postes plus importants. Peut-être aussi avaient-ils décelé en lui un potentiel qu'il ne se connaissait pas, même s'il en doutait fortement.

Si la perspective d'être un espion faisait frissonner le gamin en lui, l'idée d'être découvert par des dizaines de mutants qui semblaient tous haïr la fédération, ne l'enchantait pas particulièrement. D'autant plus que ni le jeune homme à sa droite, ni le blond ne semblaient pas être des enfants de cœur, et que ce dernier n'avait pas l'air d'apprécier particulièrement les mutants travaillant pour la fédération. Restait à les convaincre maintenant, et plus les minutes passaient, moins Casey s'en sentait capable.

Même si au fond, s'il était là, c'est bien que l'on comptait sur lui. Alors, il allait tout simplement exécuter les ordres. Le jeune homme ne broncha pas lorsque son général ordonna aux autres militaires de sortir de la salle, restant là, bras croisés, l'air le plus normal possible. Il passa ses doigts sur le bracelet métallique a son poignet. Il était désactivé, au cas ou le jeune homme aie besoin d'utiliser ce pouvoir, et Casey ne pouvait s'empêcher de se demander s'il s'agissait d'une bonne chose. Il avait beau maîtriser parfaitement ses capacités, il ne pouvait s'empêcher d'en avoir aussi, un peu peur. Une autre angoisse se glissait en lui, celle qu'un mutant ne puisse lire dans les pensées, ou autre sorcellerie qui aurait pu leur permettre de savoir la vérité sur le jeune homme.

Malgré toutes ces interrogations, le jeune homme restait incroyablement calme. C'était sûrement sa seule qualité, mais son calme olympien l'avait sorti de bien des problèmes, et l'en sortirait encore.

Casey ferma les yeux une seconde, soupirant le temps de vider son esprit, pour se concentrer sur les mots du professeur Hodgkins, qui se voulaient rassurants au possible.

« – La mission Atlantis, commença le professeur, a pour but de vous apprendre à manier vos capacités. Certes, elle inclut une collaboration indirecte auprès de la Fédération - et encore, sachez que la Fédération n'a aucun droit sur vous, tant que je suis sur ce vaisseau -, en revanche, mon but n'est pas de vous utiliser à des fins guerrières. Mon but est de vous prouver, à tous, que vous valez bien mieux que toutes ces insultes qui vous sont faites chaque jour. La Fédération fait erreur depuis le début, et je n'aurais de cesse de le dire : sa politique à l'égard des mutants est une aberration.Voyez-vous, certains hommes sont attirés par le pouvoir à tel point qu'ils en deviennent paranoïaques, à tel point qu'ils craignent de voir, un jour, ce pouvoir disparaître. La Fédération vous a attaqué, par crainte de vous voir détruire son autorité, de voir un jour, un humain ou un groupe d'humains trop puissant prendre le dessus. C'était une erreur. Une erreur qui a coûté la vie a vos parents, vos amis, vos proches, à plusieurs centaines de milliers d'individus de votre espèce. Vous êtes ici pour apprendre à utiliser vos capacités. Plus tard, il sera question d'Epsilon. Mais plus que tout, vous devez prendre conscience de toute l'étendue de votre pouvoir. Je vous offre les moyens d'apprendre à maîtriser vos capacités, et de prouver à la Fédération qu'elle a fait une grave erreur, en vous traitant comme elle a pu le faire par le passé. En retour, j'attends votre collaboration. »

Ces mots semblaient pour le moins étrange pour Casey. Ils semblaient tous dépeindre la Fédération comme des monstres ne sachant que tuer les mutants sans distinction, mais il savait bien qu'il ne s'agissait que de racontars idiots. Jamais il ne s'était senti discriminé au sein de l'armée, ni même sur terre. Il n'avait vu qu'en la Fédération des protecteurs, et si son opinion avait quelque peu changé depuis qu'il avait appris ce qu'elle avait pu faire à l'égard des mutants, il savait pertinemment qu'il n'avaient pas agis par simple haine de la différence, contrairement à ce que tous semblaient penser. Et, contrairement à beaucoup d'autre, cette mission, il la voyait comme salvatrice. Comme un pas nécessaire pour une réconciliation entre ces mutants et les humains.

C'était ce que Casey était, semblait-il. Une réconciliation, un espoir entre mutants et humains.


Qu'on se mette tous d'accord personne hormis les membres de la Fédération ne savent que Casey est militaire hein, surtout pour le moment, enfin sauf si leur mutation fait qu'ils peuvent savoir mais ça m'arrangerait beaucoup qu'ils ne sachent pas, merci des bisous ♥

cybèle

Ce matin-là, Cybèle s'était levée très tôt. Elle avait particulièrement bien dormi cette nuit là, bien sur surexcitée. Maya, son éducatrice principale, lui avait dis que le lendemain était un très grand jour, et Cybèle ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi.

Elle était sortie de la chambre qu'on lui avait attribuée, pour aller prendre son petit déjeuner en compagnie d'instructeurs, avec qui elle parlait gaiement des histoires qu'elle inventait, des dessins qu'elle pouvait faire, et de tous ce qui pouvait lui passer par la tête. Les adultes l'écoutaient tous avec attention, lui demandant parfois si ses maux de tête s'aggravaient ou non, si elle avait mal en ce moment même. Si elle avait mal ?

Oui, un peu. Elle sentait quelque grésillement dans sa tête, mais Maya lui avait appris à passer outre. Alors, ils résonnaient un peu dans sa tête, mais elle n'y faisaient plus attention, préférant rigoler avec les adultes. Même si des fois, elle ne comprenait pas tout à fait, et se taisait alors, jouant avec la nourriture. Maya lui interdisait d'ordinaire, mais puisqu'elle n'était pas là, elle en profitait bien. Elle faisait se battre un croissant et un bout de bacon trop grillé, sous le regard amusé de ses instructeurs, avant d'avaler le bacon tout rond, puis, manger son croissant en silence, répondant simplement aux questions de ses instructeurs. Son petit déjeuner fini, Cybèle se dit qu'elle allait aller dessiner un peu dans sa chambre, ou lire, elle ne savait pas trop – peut-être dessiner et lire en même temps.

Pour rejoindre sa chambre, elle passa dans un grand couloir, ou si d'habitude il n'y avait pas grand monde, se trouvait cette fois ci un attroupement de soldats que Cybèle croisait parfois dans les couloirs. Curieuse, la petit fille s'approcha d'eux, et une fois suffisamment proche, mima un garde à vous des plus approximatifs devant les soldats, qui rirent quelque peu.

« – Repos soldat, se permis Jared, l'un des officiers qui l'encadraient lorsqu'elle s'entraînait. Maya n'est pas avec toi ?
– Non
, sourit la petite, elle se repose le lundi. Normalement c'est Ram, mais il est pas encore là. Qu'est-ce qui se passe? »

Elle entendait, derrière les soldats qui semblaient eux être relativement détendus, des ordres lancés d'une voix dure, une personne semblant particulièrement énervés. Il devait y avoir beaucoup de gens dans cette salle, et des gens qui pensaient beaucoup puisque la petite fille sentait les pensées se bousculer dans sa tête. Quelques flashs lumineux vinrent la déranger, accentuant ses maux de tête, mais cela restait supportable alors elle décida de rester là.

« – Tu ne peux pas rester ici Cybèle, lui dit Jared en s'agenouillant. [/i]Va retrouver Ram d'accord ? Il doit t'attendre.
– Mais qu'est-ce qu'il se passe ?
 »

Pas question de partir sans le savoir – en plus, elle n'aimait pas Ram. Et sa curiosité avait besoin d'être nourrie, aussi Cybèle, n'en faisant qu'à sa tête, se décida à avancer, jusqu'à ce qu'elle aperçoive le général (c'est donc Wayne heing), qui semblait dans un état d'énervement extrême. Il était tout simplement effrayant, et Cybèle sentait bien qu'il était énervé, aussi fit-elle quelques pas en arrière, en espérant qu'il ne l'aie pas vue.