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RE: Post mortem - YumiMangaCat - 16-08-2016 ![]() Cassiopée, Brennan, Audrey et Emilien entrèrent dans la voiture. Et c'était parti pour l'hôpital!
Augustin était resté pour deux raisons: 1- laisser de l'espace à Cassy, 2- pouvoir voir Alexandre et le faire partir. Une fois la voiture hors de vue, le jeune homme fit demi-tour en accélérant le pas. Il enjambait les marches deux par deux. Alexandre devait partir. Sinon il allait mourir! La porte était entrouverte. Augustin s'arrêta, observant celle-ci. Il pris une grande inspiration. Alexandre était là.. Et il en était content. Réellement. Seulement, il n'était pas très démonstratif. Il ne fallait pas lui en vouloir! Il avança lentement vers la porte. - Alexandre? Aucune réponse. Qui ne dit mot consent? Il poussa la lourde porte décoré de dorures et de moulures. - Alexandre? Personne dans la pièce, mais il y avait toujours ses valises, non déballés. Le jeune homme sorti son téléphone, composa le numéro de son petit ami et colla l'appareil contre son oreille. Déjà, cela ne sonnait pas dans la pièce. Donc le portable devait se trouver avec son propriétaire. Pas de réponse. Augustin raccrocha et dévala les escaliers. Il rencontra le jardinier. - Ah vous tombez bien! Vous n'auriez pas vu notre invité dans les environs? - Si, il vient de partir dans un taxi. Il semblait réellement fâché Monsieur. Quoi? Comment ça? Que se passait-il? - M..Merci Krypton Et sur ces mots Augustin couru vers l'entrée et regarda l'horizon. Aucune voiture en vue. Mais où était-il? Le jeune homme reprit son téléphone et appela de nouveau Alexandre. - Allez.. répond.. RE: Post mortem - Petitchocolat - 17-08-2016 JACQUELINES
Jacquelines attendait avec un regard agacé à l'égard de Sabrina la réponse de Pablo. A vrai dire, elle ne doutait pas du tout qu'il encouragerait la famille. Personne ici n'appréciait Sabrina, avec sa langue de vipère, sa tête de cochon et son ambition de gâcher la vie de n'importe quelle personne qui tombait sous ses yeux. En fait, sa mort n'avait rien changé à sa vie, elle était toujours la rejetée du coin et en avait gardé un profond ressentiment pour l'humanité et une rage de tout détruire sur son passage. Pablo, lui, était un jeune homme aimant et raisonnable qui choisissait toujours la bonne solution. Or, ici, il n'y avait clairement pas d'autre solution que de soutenir la famille dans ses projets coûte que coûte et la protéger contre les mauvais esprits.
- Je supporte ce projet. C'est le meilleur moyen de tous les souder. Retrouver la cohésion familiale perdue. Adressant un petit sourire narquois à Sabrina, la Mémé se figea pourtant lorsque son petit fils ajouta : - Mais il n'y a aucun doute que l'un d'entre eux, si ce n'est plus, mourra dans ce périple. Ça paraît évident. Grimaçant, elle lui souffla : - Nous sommes ici pour que ça n'arrive pas justement. Pourtant, son regard blessé démontrait bien qu'elle n'y croyait pas. A côté, la pauvre Sabrina persiflait : - Veiller sur sa famille ? Celle là même qui a fait son deuil en même pas ... mmh ... 48 heures ? Ce à quoi la vieille répondit sèchement : - Tu n'as jamais fais parti de la famille toi. A ce moment là, Pablo disparu pour aller parler à Cassiopée avant que mémé n'ait le temps de le retenir. Son intervention risquait de perturber la grossesse de la future maman et de lui provoquer un accouchement nettement prématuré. D'ailleurs, au moment où Jacquelines pensait cela avec effarement, le jeune homme s'écroula au sol tandis que Cassiopée, les yeux grands écarquillés, lâchait : - Je perds les eaux. L'intervention de Sabrina qui glissa "Il apprendra à contrôler ses pouvoirs, tout est une question de temps" en pensant dire quelque chose de nouveau pour la vieille fut balayer de la main tandis que celle-ci allait chercher son petit-fils et lui donnait quelques claques pour le réveiller. - Regarde ce que tu as fais, lui dit-elle en désignant la famille qui partait en courant vers l'hôpital, tu dois apprendre à faire attention à tes gestes et paroles. Surtout que vu le soupir satisfait de Sabrina, celle-ci s'attriburait encore le mérite d'avoir essayé de gâcher une vie. Remarque ça satisfait bien Jacquelines qui ne voulait pas qu'on sache Pablo coupable. Et puis la jeune aigrie ne comprendrait que trop tard son ridicule taux de pouvoir ainsi. RE: Post mortem - PiouLak - 21-08-2016 ![]() M A M A
![]() Dans la salle d'attente, on entend crier. Un bébé hurle. Un de plus balancé dans le monde. Une jeune femme nommée Armelle fais des aller-retours dans le couloir, elle tente d'appeler le frère de la nouvelle maman, Adrien... mais ce crétin ne répond jamais. Tant pis pour lui. Il n'aura pas de nouvelle. Fourrant son portable dans son jean, elle regarde par la fenêtre, il fait un sale temps. La cour de l'hôpital semble vouloir rappeler qu'ici, on ne vient pas souvent de plein gré. Deux pauvres arbres ont été planté... on sent que le personnel a voulut montrer un petit effort pour égayer le lieu. Un des arbres fait peine à voir, avec ses trois pauvres feuilles sur ses branches.
Une des trois feuilles tombe.
Elle tourbillonne quelques secondes avant d'atterrir sur... l'épaule de l'infirmière. Elle semble avoir changé brusquement d'humeur. Elle si gentille et rassurante lors de l'accouchement... son sourire faisait à présent plus peur à voir.
Profitant de sa pause, elle en profitait visiblement pour régler quelques... affaires. Un peu plus loin, la voiture, conduite par Brennan avec a son bord Emilien, Audrey et la future maman Cassiopée, arrivait. Les essuies glaces étaient allumés... les phares aussi, traversant la grise pluie qui commençait.
- Tu peux pas accélérer mec? lance Emilien d'un ton un brun inquiet en regardant l'état de Cassiopée.
Les accouchements ce n'est pas vraiment son truc, mais voir la jeune femme aussi mal en point lui tord malgré lui les boyaux. S'il savait ce qui l'attendait... ses boyaux se tordraient au moins pour une bonne raison.
A quelques mètres de là, Armelle fronça les sourcils en remarquant l'infirmière sous la pluie.
Comment reconnait t'on une folle? A son physique? Peut être bien... mais pas seulement. A son penchant lunatique aussi surement.
L'infirmière se met à rire toute seule, voyant la voiture se rapprocher toujours plus du parking.
Les affaires sont les affaires. Ce qui va se passer ne regarde qu'elle. Si la jeune femme la regardant en haut de la fenêtre ne pense pas s'être fait repéré elle se trompe.
Mimant de se recoiffer, l'infirmière sort un flingue de ses cheveux, tout cela, bien sur, dans la délicatesse le plus glamour qui soit.
Se retournant elle vise la fenêtre et tire sur la curieuse. La fenêtre se brise.
Armelle tombe.
De toute façon l'infirmière ne s'est faite engagée dans cet hôpital sordide uniquement pour attendre que le but de sa mission arrive. L'action se passant très vite, l'infirmière se retourne alors une seconde fois, cette fois-ci face à la voiture de Brennan. Le but, l'aboutissement de sa quête.
Le conducteur n'a pas le temps d'apercevoir la silhouette étrange sous la pluie.
La famille a toujours été mêlé à des affaires étranges. Leurs ennemis sont nombreux.
L'infirmière mitraille.
RE: Post mortem - TheoC - 10-09-2016 ![]() Le taxi s'immobilisa sur le rebord de la route et le chauffeur pivota pour faire face à Alexandre qui continuait de sangloter dans son coin, les poings serrés.
- Je ne peux pas vous emmener plus loin monsieur. Dit le chauffeur à son intention. Ca vous fera dix dollars s'il vous plait. Alexandre releva les yeux et dévisagea le conducteur. - Vas chier. Cracha-t-il en ouvrant la portière de la voiture. Une brise fraiche pénétra l'habitacle et le garçon inspira un grand bol d'air avant de détacher sa ceinture et de mettre un pied à terre. Le chauffeur tenta de le stopper mais Alexandre semblait in-arrêtable. Alors il sortit à son tour du taxi jaune et défraîchis puis déposa sa main sur l'épaule du français. - Vous devez payer. Répéta-t-il calmement. J'ai besoin de cet argent. Alexandre se retourna vers le taxi en même temps que son téléphone se mit à sonner. Il ignora la musique qui jaillissait de sa poche et se contenta de répéter en reniflant : - Vas. Chier. Il s'apprêtait à faire volte-face, mais, sans donner plus d'explications, il envoya son poing dans la figure du chauffeur ! Celui-ci tituba en arrière et s'adossa contre son véhicule qui ronronnait toujours, moteur au ralenti. L'homme mit quelques secondes à reprendre ses esprits, puis se redressa et déploya ses épaules comme un phénix. Il s'approcha lentement d'Alexandre et le frappa à son tour, poing se lovant dans la joue du garçon et qui le suivi pendants un dixième de secondes avant de se décoller de sa peau et de laisser la tête du jeune français voltiger, emportant avec elle tout son corps, puis s'écraser lourdement sur le sol. Alexandre releva la tête, incrédule. Il sorti un billet de dix de sa poche. Comme s'il capitulait. Il le tendit au chauffeur en s'essuyant le nez et en reniflant à nouveau. Il était un peu sonné mais tenait le choc. Puis, au moment ou le billet allait changer de main, Alexandre se mit à courir à contre-courant, fuyant le chauffeur, fuyant le combat. Il courait vite et le billet en main, comme pour dire vas te faire foutre sombre merde, je fais ce que je veux de mon argent ! Le français avait pris ces jambes à son cou et n'avait jamais piqué un tel sprint. Après avoir traversé deux pattés de maison il se risqua à jeter un regard en arrière pour voir s'il était suivi. Mais rien. Le chauffeur n'avait pas pris sa suite. Et il était désormais seul, et essoufflé. Alexandre s'arrêta, rangea le billet de dix, puis se plia en deux pour reprendre sa respiration, main sur les cuisses. Haletant. Il reprenait son souffle tant bien que mal, puis son téléphone sonna à nouveau. Il sortit le cellulaire de sa poche et découvrit le visage d'Augustin au milieu de l'écran. Il hésita quelques secondes, inspira profondément et se risqua à décrocher : - Allo ? Il haleta encore quelques secondes puis repris. Ecoute, j'ai compris que tu n'avais pas envie de me voir, je ne t'en veux pas. Je rentre en France. Le garçon hésita un instant à ajouter quelque chose mais se ravisa. Il attendait de voir ce qu'Augustin avait a lui dire, puis il tenterait de trouver un billet d'avion reliant l'Amérique à la France pour quarante dollars. ![]() Si tant est qu'un fantôme avait les mêmes facultés qu'un humain. Alors on pouvait dire que Pablo était sonné et qu'il n'avait plus les idées très claires. Sa tête lui tournait et il se sentait faible, fragile et plasmatique.
Sa grand mère lui donnait quelques petites claques tout en essayant vainement de le ramener à la raison. Il se laissait geindre, comme en lévitation, tandis que sa tête flottait au rythme des tapes. - Regarde ce que tu as fais, tu dois apprendre à faire attention à tes gestes et paroles. La phrase fut prononcée à voix basse, et Pablo n'en comprit qu'un centième. Il tenta de reprendre peu à peu de la contenance, comme pour se re-matérialiser. Il tenta de bredouiller quelque chose : - Je ne voulais pas ... Sa voix s'éteignit soudain. Pas que ... Puis il fut incapable de continuer. Il sentait tout autour de lui l'agitation du monde des vivants, il comprit que Cassiope avait des soucis, puis toute la famille s'enfonça dans une immense Berline noire matifiée qui démarra au quart de tour. Pablo se releva avec difficulté, comme si ces jambes se formaient pour la première fois en dessous de lui, et il fut de nouveau sur pied. Il épousseta son tee-shirt et jeta un regard inquiet à Jacquelines. Un regard entendu qui ne nécessita pas de mot pour que petit-fils et grand-mère ne se comprennent. La famille était en danger. Pablo se mit à courir après la voiture, comme pour la rattraper. Il savait que c'était impossible. Pourtant, il se sentit comme happé dans un long tunnel, le monde sembla devenir plus ou moins flou autour de lui. Comme s'il se déplaçait à la vitesse de la lumière. En face de lui, la voiture qui avançait toujours à vive allure. Il suivit la petite famille sans peine, donc, avec grand-mère à ses côtés. Bien loin de lui la perte de connaissance, il se sentait dans une force nouvelle. Propulsée par la prémonition de voir sa famille frôler la mort. La garçon mort sous un épais lustre de diamant découvrait peu à peu les ressorts du monde des fantômes, et avec ça, les quelques commodités qui allaient avec. Il se laissa aller quelques temps, comme berçait par cette phase de semi-téléportation, cette phase de vitesse, comme s'il volait presque, lorsqu'il jaillit hors de toute cette apesanteur en même temps qu'une déflagration se fit entendre. Le monde réapparut autour de lui, un hôpital, un parking plein de voitures, un fusil. La pluie. La sensation des goutes d'eau sur son corps fait trembler tout son corps. Elles le traversent avec violence et en même temps avec délicatesse. Il se sent comme transperçait et en même temps apaisé. Mais il n'a pas le temps d'analyser cette étrange nouveauté qu'il remarque la vitre du premier étage qui explose et la fille qui s'effondre soudainement sur le sol. Une balle en plein dans le ventre. Pablo serait allé voir si elle allait bien en temps normal, mais il y avait quelque chose de bien plus imminent encore. Il remarqua l'infirmière postée sous la pluie. Il la remarqua mitrailleuse en mains. Il la vit pointer la voiture. Il la vit tirer. - Mamie ! Implora Pablo en se tournant vers sa grand-mère. Comment est-ce qu'on peut les aider? La voiture dérapa et Pablo regarda toute la scène avec impuissance. Qui était au volant ? Le coeur du garçon s'accéléra et se mit à battre la chamade. Il se sentait inutile et faible. Il n'avait aucun contrôle sur la situation. RE: Post mortem - Koushak - 10-09-2016 (ok je l'avoue j'ai complètement oublié ce rp c'est trop tard pour revenir et m'incruster en mode yolo ? Pck il était trop bien en vrai... )
RE: Post mortem - PiouLak - 18-09-2016 ![]() La joue d'Emilien est posée sur la banquette arrière. Aucun son n'arrive a ses oreilles. Son ventre se soulève en même temps que ses respirations. Son souffle chaud pourrait se transformer en buée sous les yeux d'Emilien.
A côté de lui, Cassiopée tente de bouger. Elle est la plus touchée. Un choix de la part du criminel? Cassiopée était t'elle la cible de cette attaque? Pourquoi? Qu'a t'elle fait de plus qu'eux? A t'elle moins le droit de vivre que Brennan, Audrey ou lui?
Il faut l'aider. Emilien n'a jamais fait accoucher personne, il n'en a jamais eu l'occasion.
Il se traine à la hauteur de Cassiopée. Les soulèvements de sa poitrine accélèrent. Il n'a absolument jamais fais une telle chose. Emilien regarde ses mains. Si il n'agit pas, Cassiopée va mourir et entrainer dans sa mort la vie qu'elle aurait du donner.
Allez, des chattes tu en croises tout les jours, c'est ta vie, ton milieu familier. Si on lui avait dit qu'il s'occuperait de celle de Cassiopée. Jamais il n'a fait une telle chose, il ne sait pas comment s'y prendre, il...
Emilien plonge ses doigts. C'est alors que ses oreilles se remettent en route. Il entend.
L'hurlement de Cassiopée lui déchire les tympans.
Qu'est-ce qui fait le plus mal? Un accouchement, être criblée de balles ou les deux en même temps?
Des qu'il y rentre, Emilien comprend que quelque chose ne va pas, ne fonctionne pas. Il n'est pas médecin, il ne sait pas quoi, il ne peut pas comprendre. Son corps ne s'est pas préparé. La nausée le prend. Allez, tu vomiras ta haine plus tard.
Que font Brennan et Audrey?
Une tête, Emilien sent une tête qu'il tente de tirer vers lui. La tête est petite. Elle ne résisterait pas à la pression que subit Emilien dans sa propre tête. Tout à l'intérieur de lui va exploser. Cassiopée pleure.
Aurait t'il du commencer par lui enlever les balles? Comment choisir de telles priorités?
Emilien a besoin d'entendre d'autres cris que ceux de Cassiopée. Des cris rassurants. Des cris d'espoirs.
Des cris signe de vie. Allez! Allez!!!
Par pitié qu'est-ce que c'est la fin de tout ça?! Rien du tout?!! Tout le monde crève?!! C'est ça?!! On subit tout comme des cons?!!
Les mains d'Emilien tremblent frénétiquement. Impossible de maitriser ses tremblements. Emilien déglutit. Il voudrait avoir tort, il voudrait continuer à penser que cet accident n'aura aucun incident sur eux et ne deviendra plus tard qu'une simple anecdote. S'il vous plait. Prouvez lui le contraire.
Un gargouillement.
Puis le cri. Les épaules d'Emilien se rabaissent. Il est là. Le bébé est là. Né dans le sang. Né dans l'horreur. Mais tout de même là.
Cependant quelque chose ne va pas, quelque chose cloche. Cassiopée ne se laisse pas mourir, au contraire, elle continue ses cris de douleurs. C'est là qu'Emilien comprend ce qui clochait. C'est là qu'il comprend que ce n'est pas terminé, qu'ils sont encore dans la merde.
Parce que si Cassiopée ne s'arrête pas, c'est qu'elle n'a pas terminé son combat. L'horreur continue.
Des jumeaux.
Il reste quelqu'un. RE: Post mortem - Petitchocolat - 22-09-2016 Le deuxième jumeau mourrait, c'était écrit dans le livre du destin, dans les hurlements de Cassiopée, dans le regard apeuré d'Émilien. L'enfant mourrait et son frère resterait seul livré à lui-même, sans mère, sans frère, sans autre famille qu'un père égocentrique traînant dans des magouilles pas très claires, loin d'être honnêtes, que personne n'aimait ni ne respectait. Il serait rejeté de la société, haït par ses camarades, suivrait l'exemple paternel et finirait sa vie à 18 ans, ivre, écrasé par un train. Tel était son destin.
Tel aurait été son destin si Jacquelines n'avait pas hurlé de toutes ses forces fantomatiques : - Nooooooooon ! En voyant la tuerie que s'apprêtait à faire l'horrible femme, effrayant ainsi quelques millièmes de secondes en avance le conducteur qui tourna maladroitement le volant et esquiva par la même occasion une volée de balles meurtrières sans en avoir conscience, sauvant la maman et ses deux enfants par ce geste héroïque, se condamnant dans la foulée. - Pousse ma grande, pousse ! Agenouillée au côté de la jeune femme qui ne pouvait la voir, lui tenant la main, Mémé se crispait en entendant ses cris d'horreur, ses cris de peur sortir de la jeune maman haletante qui faisait de son mieux pour donner la vie. Impuissante sous cette forme, elle se sentait pour la première fois de sa mort inutile. Ses années l'avaient rattrapé, ridant son visage. Elle avait l'impression d'être retournée dans sa vieille enveloppe corporelle rouillée bourrée d'arthrite et se mouvant avec peine. Pourtant, il n'en était rien, elle n'était toujours que fantôme. Un fantôme qui, avec la force de son désespoir, arriva à communiquer le peu de force manquant à Cassiopée pour la faire accouchée de son deuxième bébé, la chair de sa chair, le deuxième amour de sa vie. Alors, enfin, Jacquelines se recula et sourit. Le destin venait d'être modifiée et c'est un hurlement strident qui le leur prouva. Les bébés avaient faim. RE: Post mortem - TheoC - 25-09-2016 ![]() En même temps que Pablo implorait sa grand mère, il n'avait pas vu que sous ses yeux se déroulait l'accouchement le plus atypique qui soit. Il n'avait pas vu comment, en rassemblant force et courage, Emilien avait réussi à faire accoucher Cassiope, pas seulement de un, mais bien de deux enfants. Il n'avait pas non plus fait attention à la voiture familiale qui avait dérapé et s'était encastrée dans une des Peugeot 308 chromées garées en plein sur le parking.
Le fantôme entendit alors les hurlements. Les cris de nouveaux nés. Les voix de bébés en vie. Il regarda Cassiope, haletante, transpirante. Puis découvrit les deux enfants miraculés et alors qu'il s'attendait à découvrir de beaux enfants bien en chair, gras et au visage rond, il ne découvrit que deux morveux bleutés et très certainement malades. Des bébés prématurés. Il fallait les emmener en service spécialisé. Les bébés venaient de naître, mais ils n'étaient pas prêts à vivre. 2 SEMAINES PLUS TARD
Pablo était - plasmatiquement - dans la chambre d'hôpital de Cassiope.
La nouvelle maman de deux enfants avait reçu une balle dans le bras droit. Une balle qu'elle n'avait d'abord pas senti pendant l'accouchement mais qui lui avait fait souffrir le martyre par la suite. Elle s'était donc vu dans l'obligation de se la faire retirer. Dans sle même temps, les deux jumeaux malheureux et prématurés avaient été envoyé en réhabilitation. Incapable de survivre sans assistance médicale, on les avait tous les deux branchés sous assistance respiratoire et les avaient incubé dans des couveuses. Leurs jours n'étaient plus en danger - l'évidence n'avait pas toujours était telle - et le plus dur pour les enfants venaient d'être traversé. Pablo s'installa sur le rebord du lit de la jolie blonde. "Salut Cassio'" Souffla-t-il à lui même conscient qu'elle ne pouvait pas l'entendre. Il ne savait pas s'il pouvait rentrer en contact avec elle. Il avait peur de lui faire à nouveau du mal. Car si les enfants étaient dans cet état, c'était de sa faute, et si toute la famille avait failli perdre la vie sur le parking, c'était à cause de cet accouchement prématuré qu'il avait causé. Il voulait développer ses pouvoirs, mais pour ça, il avait besoin d'un mentor. Et il ne savait pas si sa grand-mère pourrait l'épauler dans cette tâche ou si il devait se tourner vers Sabrina. Sabrina la puissante et l'impitoyable. La Lucifer des fantômes modernes. RE: Post mortem - Tales - 25-09-2016 ![]() Brennan Cassiopée était en train d'accoucher. Non, pas maintenant, pensait Brennan, c'est trop tôt. Pas tout à fait 7 mois que sa compagne portait la vie. Ils ne survivront pas. C'est d'une rapidité monstre qu'ils se dirigent vers la voiture dehors, accompagné par Audrey et Émilien. Il fallait arriver à l'hôpital, vite. Brennan ne savait pas quoi faire, pas quoi penser, pas quoi dire. Il se contentait de laisser Cassio' lui serrer très fort la main alors qu'elle hurlait de douleur. Il l'installa sur la banquette arrière avec l'aide d'Émilien et prit le volant. Pas le temps d'attendre le chauffeur. Magne toi ! crie-t-il à l'égard de sa soeur, à la traîne. Elle monte à l'arrière de la voiture, à droite de Cassio' alors qu'Émilien se tient à sa gauche. L'hôpital n'est pas tout prêt, il faut traverser une bonne partie de Los Angeles avant de l'atteindre. Le trajet fut long et intense. Les cris de la brune se faisaient de plus en plus forts, de plus en plus violents, dans une douleur inégalable. Brennan gardait son sang froid, du moins il faisait de son mieux. Il avait vu des gens mourir, il en avait lui même tué, mais là, ça le touchait lui. La chair de sa chair. La famille qu'il fonderait avec Cassio' ne serait bientôt plus qu'un simple rêve qui ne se réaliserait pas si elle venait à mourir, elle ainsi que les bébés. Les deux petits êtres qu'elle portait en elle. Ceux qui avaient montrer au grand jour une partie jusque là inconnue et insoupçonnée de Brennan : son coeur. L'hôpital n'était plus très loin. Encore deux rues... une... l'immense établissement apparaissait enfin derrière l'immense parking. Brennan chercha à se garer le plus près possible de l'entrée, évitant à Cassio' de trop devoir marcher. Une place venait de se libérer, parfait. Brennan fonce. PAN ! une détonation vint perturber les cris de Cassiopée qui se faisait maintenant de plus en plus forts. PAN ! PAN ! deux autres coups. La voiture perdit son contrôle et partit s'embrocher droit dans une peugeot. Que s'est-il passé ? Qui a tiré ? L'ambiance jusque là intense venait de retomber. Un silence de mort brisé par les cris de la brune, touchée au bras et sur le point d'accoucher. Émilien procéda à l'accouchement. Deux petits bébés, mal en point, comme la mère. Ils avaient besoin d'aide médicale. C'était urgent. Alors que l'arrière de la voiture s'animait entre cris, aide de l'au-delà et crainte de les voir tous les trois mourir, à l'avant il ne se passait rien. Plus rien. Les yeux fermés, la tête sur le volant, les bras pendant. Un filet de sang coulant le long de son cou. Alors que ses enfants venaient de naître, que sa compagne agonisait, Brennan était en train de rendre son dernier souffle.
2 semaines plus tard ...
Le temps s'était comme arrêté. Tout s'était comme figé depuis l'accouchement de Cassiopée, laissant voir le jour au petit garçon et à la petite fille qu'elle avait conçu avec Brennan quelques mois auparavant. Si ils avaient tous les trois survécus, les petits n'étaient encore pas sauvés. Ils restaient branchés, vivant uniquement grâce aux machines. Cassiopée était seule, seule avec ses deux petits entre la vie et la mort. Bien sûr elle pouvait compter sur le soutient de ses parents, et de sa belle-famille. Mais elle n'était pas comblée pour autant. Il lui manquait quelqu'un. Où était son futur mari alors qu'elle avait tant besoin de lui ? Encore endormi. Plongé dans le sommeil depuis maintenant 15 jours. Sans signe d'amélioration. Branché, comme ses petits, à une machine qui le maintiendrait envie jusqu'à ce qu'il y ait amélioration de son état. Si amélioration il y a. Comme chaque matin Daisy, l'infirmière en chef du service dans lequel avait été pris en charge Brennan venait le voir pour procéder à sa toilette et au remplacement des perfusions. Elle s'était prise d'affection pour le malheureux papa qui n'avait pas encore eu la chance de voir et de porter ses deux petites merveilles. Et comme chaque matin, avant de quitter la chambre elle lui tenait la main quelques instants, le temps de prononcer les paroles d'une prière pleine d'espoir. Aujourd'hui, elle n'eut pas le temps de prononcer un seul mot que Brennan lui serra la main et ouvrit enfin les yeux. RE: Post mortem - PiouLak - 06-10-2016 ![]() C A S S I O P E E 2 semaines plus tard. https://www.youtube.com/watch?v=iSisOy3CQHQ Il fait froid dans la petite pièce où se trouve Cassiopée. Elle a vécu le pire, le pire est derrière elle. La souffrance de l'accouchement et de toutes ses balles... tout ça s'est passé.
A côté d'elle, Pablo la regarde. Cassiopée ouvre les yeux. Il lui semble apercevoir une silhouette assise près d'elle. La jeune femme ferme les yeux, une mélodie dans sa tête l'enveloppe et la rassure. Elle a accouché. Cassio' essaye de réchauffer ses bras en les frottant entre eux doucement... mais ces mains glaciales lui donnent encore plus la chaire de poule. Ses frissons lui remontent jusqu'au nez. De quoi a t'elle envie à présent? Continuer de vivre sans trop de but avec Brennan et leur enfant? (Ne s'étant pas encore tout à fait réveillé et les médecins n'ayant pas eu l'occasion de lui expliquer clairement la situation, Cassiopée ne sait pas encore avoir accouché de jumeaux). Oui... Cassiopée a encore en vie de rester ici sans trop savoir où aller. Elle a envie de continuer à ramer. Pour rester dans la même barque qu'Audrey, Emilien et Augustin encore un peu. Cassiopée rouvre les yeux. La silhouette a côté d'elle ne s'est toujours pas dissipé, elle est resté là. La jeune femme le reconnait. C'est impossible et pourtant... et pourtant c'est bien Pablo en face d'elle. Les yeux de Cassiopée s'embrume. Alors, voila, ce n'est pas possible mais voila quand même. Le regard de Pablo croise celui de Cassio', il a compris qu'elle le voit. La jeune femme se jette dans les bras de Pablo. Le serrant fort contre elle, elle se met à pleurer dans son cou. Elle n'a pas envie de partir, elle n'a pas envie de quitter les bras réconfortant. Elle a envie de rester là, à pleurer. Elle a compris. Elle a compris rapidement. Au chevet de Brennan, Cassiopée soupire. Brennan était un con... mais toujours avec un bon fond, un fond attachant. C'est toujours au bord du précipice, quand on sent que c'est trop tard, que l'on éprouve des regrets. Cassiopée aurait du lui montrer qu'elle n'éprouvait pas qu'une simple grande affection. Elle l'aimait, ce con, elle l'aimait. Elle avait envie de grandir avec lui, de partager leurs vies catastrophiques. De sourire bêtement à la misère. Daisy rentre dans la pièce. Elle regarde Brennan avec tendresse. Cassiopée s'en rend compte et sourit. Un sourire d'espoir, parce que malgré tout, la vie continue. Parce que des morts il y en a tout les jours, toutes les secondes. Daisy procède à quelques réglages puis s'assoit près de Brennan et Cassiopée. - Il aimera qu'on lui fasse des petites attentions, il aimera en faire lui aussi mais ne voudra pas qu'on le remercie. Daisy ne bronche pas, ne dit rien. - Il ne voudra pas aller trop vite. Il trouvera ça même injuste mais ne l'exprimera pas forcément. Cassiopée parle lentement, les yeux dans le vide. - Le matin, il est parfois grincheux. Des fois il dit des choses qu'il ne pense pas vraiment. Daisy aussi a le regard dans le vague. Se sentant toute étrange, elle se rapproche de Brennan et lui prend la main. - Il se gratte l'oreille lorsqu'il est gêné. Il n'éternue pas souvent. On dirait un dialogue de sourd. Pendant quelques minutes, Cassiopée va dresser la liste de Brennan. Qui il est. Pourquoi il est ainsi. Ce qu'il fait. Ce qui lui faut. Puis lorsqu'elle a terminé, Cassiopée s'arrête. Brennan presse alors la main de Daisy. Il vient de se réveiller. Cassiopée se lève. Elle en a terminé. Elle sait maintenant qu'elle le laisse entre de bonnes mains. Courage mon beau Brennan, tu es malheureusement du mauvais côté du miroir. Du côté dure à accepter. Où toutes les choses y sont coupantes, blessantes. Cassiopée se retrouve face à un de ses enfants. Il est beau. Très beau. Dans tout ses bébés, celui-là parait le plus fabuleux. Du moins pour Cassiopée. Il n'a pas fallut beaucoup de réflexions à Cassiopée pour comprendre que si elle est morte, si elle a été tué, c'était pour empêcher ses bébés de naître. Mais cela à échoué. Enfin en partie. Maintenant, il est là. Beau. Il lui faut un prénom digne de lui. Un prénom qui déborde d'espoir. Un prénom signifiant Soleil. Il s'appellera Eol. Le bébé se met à crier, comme s'il avait entendu. |