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RE: [RPG] Post mortem - PiouLak - 01-11-2015 ![]() Cassiopée marche vite. Son inconscient la pousse à ne pas traîner, de peur sans doute de croiser Brennan. Elle est partit, sans lui. La jeune femme n'avait pas envie de continuer à pleurer quelqu'un dont tout le monde avait déjà oublié le sourire. Et puis après cette conversation avec Augustin, Cassiopée n'avait plus envie de parler à personne.
Bon, du coup elle n'avait pas put prendre la voiture mais tant pis, un peu de marche ne faisait jamais de mal. Les rues dans la nuit sont silencieuses, on entend juste le bruit des talons qui martèlent le pavé. Stop. Une inconnue que Cassiopée n'avait pas vu arrivé lui fait face et ne semble pas vouloir bouger. L'inconnue est bien jolie, et sa légèreté pourrait même agacer, elle penche la tête d'un côté comme pour admirer Cassio'. Celle-ci fronce les sourcils. - Pardon on.. on se connait? La demoiselle secoue la tête, rendant l'incompréhension de Cassiopée encore plus grande. Il est tard, l'inconnue semble a peu près avoir son âge... que fait t'elle dans le coin? Alors, comme si l'inconnue avait lu dans la tête de Cassiopée, elle répondit: - Je t'admire, mih~ Cassiopée, dont la journée a été rude, soupire et avance en dégageant la jeune femme de son chemin. - Désolé j'ai pas la tête à ça ce soir... L'inconnue semble accepter les excuses puis-ce qu'elle laisse Cassio' poursuivre son chemin. Bon, et si elle rentrait chez elle à son tour pour faire des pancakes? Toute contente de cette rencontre, l'inconnue sort un dernier "mih~" qui résonne dans la ruelle avant de tourner les talons. - Pourquoi? Le visage serré d'Augustin refroidit Cassiopée qui remet ses lunettes. Il n'est pas convaincu. Il faut qu'elle se justifie, comme si la simple idée de partir loin, vers l'inconnu, ne semblait pas assez évidente. Cassiopée époussette sa robe noire qu'elle avait porté toute la journée, tout en se disant qu'elle n'a pas envie de répondre. Que s'il reste un brin du lien qui les unissaient lorsqu'ils étaient petits, et bien qu'il ne devrait pas poser ce genre de question, qu'il devrait accepter et l'emmener. Le ciel étoilée qu'elle regardait avec émerveillement il y a à peine quelques secondes lui parait à présent aussi noir que l'incompréhension dans laquelle elle est prisonnière. Malgré sa déception, Cassiopée n'essaye de ne rien y laisser paraître et, tout en haussant les épaules, elle esquisse un sourire en murmurant, - Pourquoi pas? RE: [RPG] Post mortem - YumiMangaCat - 02-11-2015 ![]() - Pourquoi pas?
Bah oui. C'était évident. T'es vraiment con Augustin Cassiopée commençait à partir. Augustin se leva, attrapa son bras, cigarette dans l'autre main et lâcha quelques mots. - Tu es la bienvenue chez moi. Il écourta rapidement leur croisement de regard en repartant dans l'autre sens. ![]() Greg était arrivé au manoir en question. Là où devait vivre Audrey. Il y avait de nombreuses personnes en noir. Etait-ce courant? Il leva la tête et compris que non.
A notre défunt fils, Pablo était écrit en gros sur une banderole. Pablo.. Jamais entendu parlé. En même temps, il n'était pas de L.A. Il venait ici pour voir sa Audrey. Et maintenant pour retrouver ce sale type qui avait détruit sa vie et certainement celle de sa bien-aimée. Il circula dans les couloirs et s'arrêta net. Par réflexe, il se cacha derrière un mur -Inutile puisque c'est un fantôme-. Le type qui lui avait mis une balle dans la tête était là. Mais.. qu'est-ce que ça signifiait? RE: [RPG] Post mortem - Tales - 02-11-2015 HS : je fais un post court parce que j'ai pas le temps et je fais la mise en page à midi ^^ Brennan cherchait sa petite amie partout. Elle était partie sans lui, le laissant avec son père.
Il embrassa donc sa mère, pour lui montrer que malgré tout il serait là pour elle, enfin s'il n'avait pas autre chose de plus important à faire bien sûr! Il trouva Cassio' en compagnie de son cousin Augustin, la tenant par le bras. Cassio', ça va pas ? Brennan sentit un soufflement, il se retourna mais ne vis personne derrière lui. Les fantômes se réveillaient-ils ? RE: [RPG] Post mortem - PiouLak - 03-11-2015 ![]() - Tu es la bienvenue chez moi. Cassiopée plonge ses yeux dans le regard d'Augustin.. qui le détourne bien rapidement pour partir de son côté. La discussion est terminé. Trois phrases de prononcées. Cassio' soupire. Il a accepté. Elle ne veut pas savoir ce qui l'a brusquement prit, quels souvenirs l'ont assaillit, elle a juste besoin de savoir qu'il a accepté. Ca lui suffit pour être remplit de soulagement. Pourquoi ne lui a t'il pas laissé le temps de le remercier? Cassiopée en meurs brusquement d'envie. Mais c'est trop tard, le jeune homme c'est enfuit, la laissant seul dans la nuit, en compagnie des papillons et des lanternes vertes. Un papillon se pose sur ses cheveux, Cassio' ne le rejette pas... et tout deux se mettent à regarder le monde quelques instants. Puis au bout d'un moment, le papillon s'envole a nouveau.. et la jeune femme se dit qu'elle devrait elle aussi quitter les lieux. Ces malheurs ne sont pas éteint pour autant. Elle a réussit à cacher la véritable raison de son désir de quitter cette ville pour quelques temps à Augustin. C'est une bonne chose.. ou une mauvaise. Peut être que ça l'aurait soulagé, finalement, de parlé à quelqu'un de ses problèmes. Ailleurs. Emilien en aurait mal au joue a force de sourire jusqu'au ciel pour tenter de détendre l'atmosphère. Eglantine n'a toujours pas répondu, stoïque. Elle fait vraiment peur quand même. Allez, allez.. trouve quelque chose.. vite. T'es pas si bête d'habitude Emilien! Tu trouves facilement une roue de secours au problème les plus complexes! Toussotant, le jeune homme s'éclaircit la voix avant de lancer, - Vous trouvez pas qu'elle a grossit Cassiopée? Et oui! Rien de tel qu'un bon vieux changement de sujet pour se faire oublier et rappeler les défauts des autres! Emilien se frotte les mains intérieurement, qu'il est futé!!! Brennan vient tout juste de partir, il ne risque donc pas de s'attirer son couroux ahah. En plus Emilien soupçonne sa tante d'être assez commère sur les bords... va t'elle participer au lynchage de sa belle-fille avec lui? Cassiopée pose sa main sur son ventre. Il a encore grossit. A force son entourage se rendra bien compte de quelque chose c'est obligé. Qui aurait pu penser une telle chose de Cassiopée? Incroyable. On dit toujours que ça n'arrive qu'aux autres. Et bien maintenant elle avait la preuve que non. Elle. Enceinte. La dernière chose dont elle avait besoin sur Terre... Et devoir le cacher à tout le monde lui pesait lourd. Terriblement lourd. De l'air.. vite de l'air.. prendre l'air.. respi.. - Cassio', ça va pas? Cassiopée se retourner pour prendre Brennan par surprise. Lui prenant le bras elle le bloque et l'attire contre elle.. Elle n'a besoin de savoir qu'une seule chose. Elle veut entendre un souffle de respiration sur son visage. Pour prouver qu'il est bien vivant. Et surtout qu'il ne va plus l'être. Son haleine est tiède. Cassiopée jette violemment son petit copain contre le bitume. Sa tête frappe le sol d'un coup sec... et bientôt, un liquide rouge coule et vient se coller à ses cheveux. La petite amie ne s'arrête pas là. Soufflant sur une mèche de cheveux rebelle, la jeune femme replace délicatement ses lunettes teintés qui avait légèrement glissé pendant la cascade puis vient placer son pied sur le cou de Brennan. Son talon de chaussure bloque la gorge du fil de famille, un petit coup sec et c'est terminé de lui. Cassiopée admire quelques secondes la position pour une fois inconfortable dans laquelle est Brennan. - J'sais pas tu en penses quoi crétin? Et en même temps.. et en même temps elle l'aime. Cassiopée se réveille de sa torpeur. Elle vient d'imaginer en quelques secondes un scénario catastrophe qu'elle pourrait exercer sur son petit ami. Bouh, quelles idées de penser à de tel chose! Elle ne devrait pas.. ce n'est pas.. sain. La jeune femme hausse les épaules et.. se met brusquement à trembler. Elle tremble de partout. Se jetant dans les bras de Brennan, Cassiopée lâche tout le jus de larme qu'elle avait tenté de vidé très subtilement au fur et à mesure de la journée. Il restait un trop plein d'eau salée en elle. Tout ça, elle le verse maintenant, dans les bras de Brennan. Les papillons semblent s'être arrêté de voler, comme gêné du bruit de leurs propre-battements d'ailes. La tornade semble s'être calmé, Cassiopée sanglote doucement à présent. RE: [RPG] Post mortem - Tales - 06-11-2015 Brennan ![]() Perdue, elle était perdue dans ses pensées, comme ailleurs, comme déconnectée de ce monde. Elle ne répondit pas à Brennan, comme si elle ne ne l'avait pas vu, comme s'il n'existait pas. Puis Cassiopée se réveille de sa torpeur, puis se met à trembler. Pas aussi fort qu'un marteau piqueur, mais plus qu'un Brennan ne réagit pas, il ne savait pas quoi faire dans ce genre de situation et espérait vraiment qu'elle se calmerait toute seule. Mais tout empira. Elle tomba en sanglots dans ses bras. Gêné, il était gêné, perdu dans un flot de questions, comme impuissant, comme incapable de la consolée. Alors il la serra fort dans ses bras, pour qu'elle s'y sente bien et lui chuchota à l'oreille : Chuuuut ..., comme pour la calmer, ça va aller. Qu'est-ce qui ne va pas, dis moi tout! Brennan qui se souciait de quelqu'un, c'était vraiment la première fois que ça lui arrivait. RE: [RPG] Post mortem - PiouLak - 08-11-2015 ![]() - Chuuuut...
Cassiopée ferma les yeux pour empêcher les larmes de remonter encore une fois. Barrage des paupières. Il faut qu'elle se calme. Pauvre Brennan, il n'a pas l'habitude de la voir dans cet état! Elle si pétillante d'habitude. Bah oui mais les coups de mou arrivent à tout le monde. On ne peut pas vivre heureux continuellement, les hauts et les bas ça fait partit du jeu. - Ca va aller. Oui, ça finira bien par aller. Un jour. Mais là, là maintenant, la pendule est déréglée. - Qu'est-ce qui ne va pas? Qu'est-ce qui ne va pas. Qu'est-ce qui ne va pas. Qu'est-ce qui ne va pas. Qu'est-ce qui ne va pas. Qu'est-ce qui ne va pas? - Dis moi tout! Cassiopée, d'un doigt, s'était mise à caresser l'épaule de Brennan en y faisant des ronds. Le mouvement perpétuel calmait la jeune femme. Relevant la tête de la seconde épaule où elle s'était délicatement réfugiée, Cassio' embrasse Brennan. Furtivement. Puis essayant de sentir le goût des lèvres de son petit copain, Cassiopée s'arrête un instant dans la nuit fraiche. L'air court sur ses lèvres à elle, palpitantes. - J.. Je... Par quoi commencer. Doit t'elle expliquer les sentiments d'indifférence, de mépris ou d'hypocrisie qu'elle a perçu et qu'ils l'ont particulièrement touché pendant cet enterrement? Doit t'elle débuter par la tristesse qu'elle a ressentit à l'annonce de la mort de son beau-frère qu'elle ne connaissait au final pas tant que ça? Ou bien doit t'elle aborder sa grossesse inattendue et sa peur de savoir de quel père il s'agit? Tout parait si difficile a exprimer. Ou alors peut être que cette impression est surtout influencé par son énorme fatigue. Ces derniers temps, Cassiopée a pas mal accumulé les nuits blanches en enchaînant soirée sur soirée. Sur le coup elle n'avait pas trop subit les conséquences de ces longues sorties en boites répétitives, essayant plutôt de noyé sa révélation de grossesse dans l'alcool, la danse et tout ce qui allait avec...t Mais maintenant qu'elle y re-pensait et qu'elle écoutait un peu les signaux que lui envoyait son corps. Dormir ne lui ferait certainement pas de mal. - J'ai besoin de sommeil. Et puis après tout, comme le dit un vieux diction bien nul: la nuit porte conseil non? RE: [RPG] Post mortem - Tales - 22-11-2015 ![]() Brennan D'habitude si pétillante et pleine de vie, c'était bien la première fois que Brennan voyait Cassiopée comme ça. La mort de Pablo avait sûrement perturbé la jeune femme. Pourquoi ? Il n'en savait rien. Ces deux là ne s'étaient vus que quelques fois sans jamais vraiment s'intéresser l'un à l'autre. Mais tout le monde sait que c'est dans des moments difficiles comme le décès d'un proche que l'on se rend compte de l'importance des gens dans notre coeur. Et Pablo semblait être important pour Cassiopée. La jeune femme caressa d'un doigt l'épaule de son amoureux, comme pour essayer de se calmer. Brennan la serrait dans ses bras, comme pour la tenir debout, pour l'empêcher de tomber, pour la retenir. Jamais il ne s'était montré si affectueux avec quelqu'un, enfin si, mais pas en étant sincère comme il l'était là. C'est alors que les lèvres de Cassio' vinrent se coller aux siennes. Cela ne faisait plus aucun doutes : Brennan était en train de tomber amoureux de sa belle. Lui amoureux ? Sa mémé pourrait se retourner de fierté dans sa tombe. Elle qui lui avait maintes et maintes fois dis que l'adultère était mal ... Son petit bonhomme était-il enfin prêt à se ranger ? J'ai besoin de sommeil, avait-elle dit en cherchant ses mots ... Elle lui cachait quelque chose, Brennan le ressentait. Le diable à la gueule d'ange s'y connaît en cachoteries et en mensonges, les pratiquant lui-même tout le temps. Cela ne faisait aucun doutes : sa petite amie ne devait plus supporter cette situation pour se mettre dans un état pareil. On va rentrer ... lui dit-il, simplement. C'est avec des questions pleins la tête et sa belle qu'il tenait par la taille qu'il partit vers la limousine qui l'avait emmené ici, pour aller chez Cassio, ils y seraient plus tranquille pour discuter. RE: [RPG] Post mortem - PiouLak - 04-12-2015 ![]() Dans la limousine, pas un seul mot. Une ambiance assez distante... Cassiopée regarde a travers la vitre teintée. La lumière orangée des lampadaires éblouit son visage à intervalle régulier. Ce mouvement répétitif ajouté au doux rythme que fait le bruit de la voiture en roulant...
Tiens, la pluie dans le noir s'est fait discrète mais s'est ajouté au décor. De petites larmes brillent dans l'obscurité. Leurs scintillements sont éphémères. Comme un peu tout ce qui entour Brennan et Cassiopée.
La jeune femme se sent partir.
Quand elle se réveille, ils sont déjà arrivés.
Cassiopée sort et fouille ses poches à la recherche de ses clés. Si elle ne les trouve pas ils pourront toujours aller se coucher dans la grande maison familiale juste à côté.
Non c'est bon. Elle a la clé.
Cassiopée rentre lentement la première... puis lorsque Brennan arrive elle claque brusquement la porte. Ses talons écorchent le silence, ses bruits de pas, de plus en plus rapide, tapissent les murs.
- Nous n'avons pas beaucoup de temps. Viens vite.
Est-ce qu'elle l'avait prévenue? Cassiopée à un doute...
Toujours est t'il que le plus dure est passé. La mascarade a assez duré. La pièce est terminé. Rideau.
- Ton cousin sait à présent que je "désire" me rendre à Paris.
Paris. La ville de l'amour. Quelle ville d'andouille. Pourquoi être autant niais et se cacher la face? Aujourd'hui, tout ce qui compte c'est triompher toujours plus que ses voisins, coucher, et gagner de l'argent jusqu'à en faire déborder sa piscine.
- Les quelques rares passants que l'on a croisé m'ont vus pleurer dans tes bras. Rien qu'au pas de la porte à l'instant, j'ai vu votre jardinier me regarder d'un drôle d'air. Les bruits courent vite par ici. Ta famille sera rapidement au courant que j'ai du souhaiter "faire une pause".
Cassiopée qui avait gardé son trousseau toujours en main, change de clé et ouvre la porte de la cave.
Un cave, c'est un façon familière de l'appeler. Cave fait assez "petit" quand on y réfléchit.
Le mot le plus approprié pour ce lieux serait plutôt... hangar immense, caché de tous les curieux.
- Tu auras voulu m'accompagner pendant ces "vacances de repos" et, pris au dépourvu, tu ne les aura pas prévenu.
Cassiopée prend un sac et y fourre toute la paperasse étalée sur la grande table. Parmi ces papiers, des cartes de navigation, des plans étoilés...
Regardant sa montre, la demoiselle semble s'être remis rapidement de ses émotions. En plus elle s'est même autorisé une petite sieste! Incroyable!
Arrivant au fond du hangar, Cassio' soulève un drap pour laisser découvrir deux magnifiques motos noirs.
- Un navire nous attend... mais assez loin... l'équipage est en formation réduite.
Cassiopée saute sur la première moto. Elle sent son cœur s'excité malgré elle.
Depuis le moment qu'elle préparait cette excursion. Plus de deux mois maintenant...
Passé ce moment privilégié avec son petit ami du moment ne pourra que les rapprocher encore plus.
- La mer de la démesure n'attend que nous. RE: [RPG] Post mortem - PiouLak - 30-01-2016 2 semaines plus tard...
![]() ...et toujours ce même thème: https://www.youtube.com/watch?v=2Bb0k9HgQxc
Cassiopée est dans sa cabine. Seule. Dehors c'est la tempête... pour changer. Brennan est avec l'équipage et donne les indications. Qu'est-ce qu'il est beau lorsqu'il prend son air autoritaire. Il a bien apprit de son père tiens. Cassiopée, elle, n'a pas la tête à ça. Elle vérifie encore et encore les cartes. La moindre erreur, la moindre déviation et c'est l'humiliation... le retour désenchanté à la maison. Rien à rapporter.
Des loozers de maternels. L'enjeu est grand. Pour se donner encore plus de motivation, elle caresse son ventre. Elle ne pourra bientôt plus rien cacher... la forme du bébé commence à se dessiner sur son nombril. Elle aurait au moins pu le dire à ses parents avant de partir... quelle fille indigne ma parole. Si seulement cette question du père ne pouvait pas se poser... cela aurait tellement facilité les choses. Un hasard? A ce même moment, une personne apparaît dans la cabine. Cassiopée ne sursaute pas... elle commence à être habitué à ses apparitions surprises. - S'il te plais, pas maintenant... Brennan pourrait arrivé d'un moment à l'autre. Se retournant, elle regarde le jeune homme en face d'elle qui la dévisage. Le cliché du beau gosse blond. Roméo. Roméo s'approche de Cassiopée et essaye de la prendre par les hanches... celle-ci refuse et s'écarte. Loin de se démonter le blond réplique, - Je n'arrêterai de venir te voir que lorsque tu accepteras de m'accompagner au moins une seule fois dans le temps. Nous pourrions vivre tellement de belles choses ensemble, je te le ju... - Stop! Je te l'ai déjà dis, n'y penses plus, jamais je ne partirai, ce n'est pas dans mes principes. Roméo a réussit à apprivoiser la jeune femme et, serré contre elle, il lui embrasse le cou. Cassiopée ferme les yeux... puis revenant à la réalité se dégage de son emprise une nouvelle fois. - Et Juliette?! Cette pauvre Juliette?!! La femme qui ne fait que t'attendre?!! - Ce n'est pas pareil.. je la trouve commune à présent... trop banale comparée à... - Moi!! Oui bien sur!! Tu n'arrêtes pas de dire que je suis spéciale!! Mais en quoi je le suis hein...? Me le diras tu un jour?! Roméo rougit. Il connaît la réponse. Mais jamais il ne l'avouera. Jouer avec le temps l'a toujours amusé. Au fond, c'est un gamin a qui on n'a plus jamais donné la possibilité de grandir. Il croit se souvenir d'avoir été une grosse tête à une époque, une tête pensante, intelligente. Il l'a bien fallut pour inventer la machine à voyager dans le temps. Mais maintenant? Qu'en faisait t'il? Il ne s'en sevrait que pour son bon plaisir personnel. Il jouait. Cassiopée. Fille de Zoé et Tristan. Petite-fille de Charlie et Angelo. Fricoté avec la petite fille de ses anciens amis l'excitait au plus haut point. C'était un grand malade, un vicelard. Mais ça, jamais il ne l'avouera. Voila des siècles qu'il voyage. Juliette a eu le temps de le lasser. Il a commencé à s'ennuyer de tout. La moindre fantaisie le fait revivre pour quelques temps. Temps. Et puis il y a Cassiopée. Qu'elle est belle, merveilleuse. Et surtout.. intouchable. C'est ce qui lui plait le plus chez elle. Elle refuse son éternité et préfère chercher à l'être par elle même. A quoi bon lui offrir de l'or par baignoires entière, elle refuse tout si elle n'a pas contribué. - Arrête de me rendre visite, Roméo. Je suis bien trop occupé pour rentrer dans ton jeu à présent. Le cœur de Roméo se froisse. Mais il a compris le message. Brennan ouvre brusquement la porte. Roméo disparaît. RE: [RPG] Post mortem - TheoC - 27-02-2016 + J'ai essayé de relancer tout ça en offrant un nouveau début au rp, un mois après l'enterrement
de Pablo, je vous laisse juger par vous même et reprendre ou vous voulez, se sera plus simple pour tout
le monde plutôt que de devoir se remettre tout en tête (et ça permet aussi de laisser Cassiope avec son bébé).
Tout a bien changé depuis le mort de Pablo.
La « belle famille unie » a reprit sa vie dans leur grande demeure de Los Angeles. L'automne empiète peu à peu sur ce que l'été a construit pendant plus de deux mois. Le soleil tend à disparaître derrière les nuages qui se veulent de plus en plus épais. Le ventre de la jolie Cassiope continue de s'arrondir, si bien que le dissimuler est de plus en plus compliquer pour elle. Heureusement que les jolis pulls de cachemire, qu'elle garde précieusement d'un hiver à l'autre, sont là pour cacher ces formes. Oui. Les saisons semblent jouer en la faveur de la petite blonde. Mais elle ne pourra pas se cacher éternellement. Et tôt ou tard, ce bébé deviendra la bombe susceptible de faire exploser le semblant d'union de la famille. Mais pour l'instant, les feuilles virent à l'oranger, tendent vers un rouge intense, et rien ne pourrait troubler l'ordre établi depuis l'enterrement. Rien, avez-vous dit ? Mais regardez avec un peu plus d'attention. Au loin, derrière les immenses grattes-ciel qui peuplent la ville de L.A, ne voyez-vous pas l'orage qui se prépare ? Celui qui se prépare à s'abattre sur la ville. Et avec les épaisses gouttes, entre deux éclairs, tous ses démons. Comme une tâche sur le tableau, comme un cheveu sur la soupe. Les choses s'apprêtent à se tinter de noir. Et ce ne sont pas les fantômes qui diront le contraire, depuis trop longtemps les choses sont restées prospères, et il est grand temps, pour les trahis de ce monde, de prendre leur revanche. Mesdames et messieurs, que les fantômes prennent place ! ![]() Pablo traversa la porte de sa chambre plutôt que de l'ouvrir.
Il dévisagea la pièce de manière circulaire, comme pour la première fois. Il découvrit avec tristesse à quelle point elle était vide. Lui, qui avait passé plus de vingt ans dans la même pièce, à y grandir, à y vivre de grands moments, les prémices de sa sexualité, les sacres accordés à sa drogue, ses premiers mystères qu'il abritait secrètement ici. Tous ses souvenirs, qu'il gardait ancré au fond de lui, avait été balayé par des déménageurs. Aujourd'hui, il n'y avait plus qu'un parquet et des murs détapissés. Visiblement, on cherchait à effacer le garçon de cette pièce, de cette maison. Pire, de cette famille... Il s'approcha de la fenêtre pour dévisager la cours qui s'offrait à lui depuis le deuxième étage. Un jardin immense. Qui s'étendait peut-être sur deux, voir trois hectares. De grands peupliers, des palmiers aussi ... Et le tout parfaitement entretenu. Du gazon à perte de vue, des buissons taillés au millimètre ... Un luxe payé par les activités illégales menées par ses géniteurs. Pablo passa plusieurs minutes à dévisager le paysage, a décrypter la couleur du ciel - d'un bleu qui peu à peu viré vers le jaune en même temps que le soleil se couchait -, à observer le jardinier qui coupé lentement la haie qui séparait la pelouse du béton désactivé. Il repensa aussi à la première fugue qu'il avait minutieusement préparé depuis cette fenêtre, descendant le long de la gouttière jusqu'au premier étage, puis marchant délicatement sur le toit sur quelques mètres pour finalement s'accrocher à la grosse branche du peuplier qui parvenait miraculeusement jusqu'à lui. Et tout ça, pour voir les mêmes potes qu'il voyait toute la journée au collège et fumer tranquillement, sans que personne ne les y reprenne. Comme si il devait se cacher de sa famille pour se droguer. Comme si ses parents pouvaient lui faire la moindre réflexion ... Le souvenir lui arracha un sourire mélancolique, qu'il rejeta d'un geste de la main. Il fit alors demi-tour et s'approcha du parquet. Il avait renfermé ses plus lourds secrets sous une de ses lattes. Mais personne n'en avait jamais été mit au courant. Un petit trou, une erreur de fabrication, qui lui avait permit de cacher des choses bien plus compromettantes que de la drogue. Ses vrais souvenirs étaient là. Si quelqu'un avait découvert de son vivant ce qui s'abritait là-dessous, Pablo aurait certainement été le plus gêné des hommes. « Un homme mort » comme on dit. Mais qui l'aurait assassiné - Qui d'autre qu'un fantôme, plutôt - ? Oui, cette chambre, bien que vide, continuait de parler. Mais Pablo n'avait plus personne à qui confier ses lourds secrets, et il ne comptait pas le faire de toutes manières. Il prit une profonde inspiration, et disparu. Il tenterait peut-être de révéler tout ce qu'il savait une prochaine fois. Pour le moment, il avait d'autre chose à faire : il devait tuer le temps. Le temps offert par la mort. L'éternité. |