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RE: Farewell. [School] - Agou - 27-05-2014 Ally allait répondre quelque chose, alors qu'il attrapait sa main, mais elle se contenta de sourire. Ok, c'était un sourire niais, un peu, mais la situation était propice à tirer ce genre de tête. Parce qu'il était en train de lui dire quelque chose qui s'apparentait le plus à ce qu'elle ne se serait jamais attendu à recevoir de sa part, et que c'était bizarre. Pas bizarre dans le sens négatif. Bizarre parce qu'il était le premier à lui dire ça. Il pouvait pas savoir ce que ça pouvait avoir comme impact. Même si elle était bourrée. Même si elle avait envie de rire. Même si elle savait qu'elle ne s'en souviendrait pas. Elle n'arrivait plus à se concentrer sur quoi que ce soit d'autre dans la pièce, alors que ses deux billes azur s'ancraient dans ceux du brun, et que le reste semblait s'effacer, perdre toute importance. Comment est-ce qu'il pouvait avoir une réputation pareille ? Comment est-ce qu'il pouvait traîner avec des putains de ratés, alors qu'il valait bien plus que ça, alors qu'il n'avait rien à voir avec ce qu'on disait de lui ? Alexander Blavatsky n'était pas un sonar. Alexander Blavatsky était magique. Parfait. Incroyable. Et tant pis si c'était un peu flou dans sa tête. - Tu t'en rappelleras pas demain, et moi non plus, mais tant pis, j'retiens, assura l'adolescente en le regardant, alors que sa main effleurait sa joue, et qu'elle souriait. Et qu'elle éclatait de rire. T'es le premier à me dire un truc pareil, tu le sais ? L'idée me plaît, crois-moi, c'est nouveau. Mais t'arriveras jamais à tous les faire taire. C'est pas grave, même si je comprends pas forcément pourquoi tu fais tout ça. Pourquoi tu t'intéresses à moi alors qu'il y en a des centaines d'autres, mais j'veux pas savoir. J'veux pas savoir parce que c'est à moi que tu l'as dit, et que tu sais quoi ? Non, tu sais pas. Mais t'es pas con, t'es pas complètement irresponsable, et arrête de penser autant de conneries de toi-même. Elle lui rendit son baiser, comme ça, encore mouillée, sans se poser plus de questions. T'es génial. T'es génial et je t'aime, voilà, moi aussi. C'est dingue, hein ? RE: Farewell. [School] - colory - 27-05-2014 Pandora pouffa de rire. Elle avait super froid (merde on était en septembre les gars et elle venait de plonger tête la première dans une piscine). Mais Dieu merci, l'alcool existait. Et Nate aussi. Et l'association heureuse de ces deux choses la réchauffait plus que jamais.
- On va tester alors! Elle lui prit la main et fendit la foule immense agglutinée comme des sauvages au bord de la piscine. On verra qui court le plus vite! Ils finirent à un moment par sortir de la foule, et devant eux, l'énorme pelouse de Mamadou. Dieu soit loué, ce mec était riche jusqu'au fond de son jardin. - Le dernier arrivé là-bas aura le droit à…. des chatouilles jusqu'à la mort! C'était mignon dit comme ça. Mais pour Pandora, ça ne rigolait pas en matière de chatouilles. Ainsi, ils s'élancèrent tous les deux vers le fond de la pelouse, essayant divers croche-pattes et autres ruses pour tenter de faire tomber l'autre. RE: Farewell. [School] - Claaudie - 27-05-2014 - N'importe quoi, Grommela Ale, pour se jeter sur le canapé l'entourant de ses deux bras, son visage plus qu'à quelques centimètres du sien, son regard tout droit figé sur le sien. T'es pas comme les autres, Ally Weaver. C'est pour ça que je t'aime. Il esquissa un sourire bourré d'alcool et d'amusement, avant de l'embrasser sur le front, d'abord. Je t'aime. Répéta-t-il, en manquant de s'esclaffer pour en déposer un sur sa joue droite, et persister à dire encore et toujours la même chose, jusqu'à sa bouche. Voilà je t'aime. Et j'en ai rien à foutre des autres. Assura-t-il, sans se dégager, se contentant et d'un sourire en coin, et d'un regard amusé, pétillant, particulièrement joyeux et insouciant. On aurait pu croire que c'était la magie de l'alcool, mais ça lui faisait le coup dés qu'il posait les yeux sur cette fille. Et Nate se mit à courir, comme un con. Ça le gênait pas de se faire chatouiller par Pandora Hopper, bien au contraire, mais quand même ! Sa fierté était en jeu, là. Le brun, après plusieurs secondes de course poursuite, réussit à faire chuter la petite blonde. Bon, c'était de la triche dans la mesure où il s'était très largement appliqué pour la récupérer par les bras et la faire basculer sur lui, mais pas grave, parce que du coup, ils étaient tout les deux allonger dans l'herbe, et il l'enfermait de ses épaules et de ses bras. En gros, pas question qu'elle bouge pour l'instant. Aussi s'empressa-t-il de passer ses deux mains sur les côtés. Et de passer au dessus d'elle. - T'as perdu. Commenta-t-il, bien lentement, un sourire faussement malveillant plaqué sur les lèvres, alors qu'il n'évoquait pas tout à fait consciemment, sa petite tricherie. Et tu sais ce que ça veut dire. Sans attendre, donc il passa ses mains sur sa taille, hésita entre les chatouilles et tout le reste, mais se contenta simplement de l'embrasser une énième fois, pour rouler sur le côté, plus véritablement conscient de ce qu'il faisait. Je passe les chatouilles pour cette fois parce que t'as été gentille, mais je me vengerai. Affirma-t-il, plein de bonne volontés, entre deux baisers. J'ai pas envie que tu meurs pour l'instant, tu comprends. Et dans un autre sourire, ses mains passèrent sous son T-Shirt, et ses lèvres allèrent rejoindre les siennes. Sa tête tournait à cent à l'heure, et il se demandait vraiment comment il allait finir par se relever, mais pas grave, parce que c'était pas important. RE: Farewell. [School] - Xuu - 27-05-2014 Et Jude n'avait eu l'occasion d'entendre la réponse de Drake le certifiant que "oui oui il lui faisait confiance il était sûr que tout allait bien et puis même si Jude était entrain de se torcher correctement la façade à une partouze multi-age, ce n'était pas graaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaave", que Raphaël fit étalage du plus haut niveau de connerie dont on puisse humainement user, en lui arrachant le combiné des mains, par exemple. Et hurler à tout va quelques tapages outranciers qui seraient forcément pour mettre Drake de la plus divine humeur. À partir de là, Jude ne comprit qu'un mot sur deux de ce que devait présentement écouter avec attention son frère, mais s'il devait faire un résumé à peu près lucide de la conjecture actuelle des choses, alors c'était très simple : Drake allait le tuer, puis le quitter, puis le retuer, puis lui cracher dessus, et puis le détester. -Oh non Raphaël oh non, geint-il pitoyablement, ses veuchs dégoulinants d'eau se mêlant avec délicatesse à la bouillasse de la pelouse, en essayant faiblement de pousser son-ami-qui-ne-savait-pas-encore-qu'il-l'avait-condamné-au-suicide en signe de protestation (:échec). Oh non mais fallait pas non non t'es trop con, non, non... Jude n'avait encore jamais fais de coups comme ça à son frère, et s'il avait pu s'abstenir d'en vivre les répercussions encore pendant une décennie ou deux, ça lui aurait bien été. Et l'alcool donna à sa panique des teintes minables. En stressant comme un minable, parce qu'il passait une soirée à chier dont il n'avait aucune envie de se remémorer chaque détails (oh Pandora et Nate gambadaient amoureusement en batifolant, juste là), et parce que Drake allait vraiment le haïr, il parvint à composer le numéro de son frère, et attendre les mains tremblotantes (il commençait à avoir froid), que celui ci ne réponde. -Daddddaaa !!!! pleura-t-il dès qu'il décrocha. D-Dada c'est c'est rien et t-tout hein c'est c'est juste un con que je viens de connaître là et puis enfin t-tu sais bien que enfin m-mais j-je v-voilà enfin y'a r-rien d-de m-mal et t-tout p-promis je f-fais r-rien... RE: Farewell. [School] - Agou - 27-05-2014 Oh, mais il appréciait le compliment, le Raphou. Oui il était con, monsieur, et alors, hein ? Est-ce que c'était censé signifier quelque chose ? Est-ce qu'il tentait d'imposer une distance entre eux deux, pour ce simple motif ? Soit. Cette solution ne plaisait pas au brun, mais genre absolument pas. Et en plus, Jude était à nouveau pendu à son portable comme un miséreux s'accrocherait aux basques de Jésus pour recouvrer la vue. Il. Était. Mieux. Que. Dada. Alors pourquoi c'était ce sonar qui avait toute l'attention, hein ?? - J'suis pas une connaissance, mais putain JUDE JE SUIS RAPH WEAVER JE SUIS PAS LE PREMIER PEDO DU COIN, MERDE ! Gueula-t-il, à moitié mort de rire, les sourcils néanmoins froncés, en escaladant à nouveau sa pote de luxe, aka son besto 4ever. Ok alors je m'en bas les coquilles, t'es à moi. ON A MATE DES MECS QUI SE RENTRAIENT DES COURGETTES DANS LE CUL, ON SE CONNAIT INTIMEMENT MAINTENANT !! Alors vire-moi ça, parce que ton corps m'appartient, grand fou !! Et Raphaël passa ses bras autour de Jude, de manière aussi sensuelle que l'aurait fait une tapin en or, alors qu'un petit mouvement de frotti-frotta, jean contre jean, prenait place comme une danse endiablée qui était, une fois bourré, fort charmante. Et lentement, trèèèès lentement, les lèvres du brun se dirigèrent vers le cou de son pédale adoré, pour venir y faire un suçon digne de Dracula, qui laissa une énorme marque violette/rouge foncée et bien visible. A moi. Finit-il par répéter, mort de rire, alors que ses gestes devenaient plutôt entreprenants, légèrement plus bas. Ale et Ally, de l'autre côté
![]() RE: Farewell. [School] - Nelka - 29-05-2014 Drake avait manifestement sous estimé la concentration de gays en chaleur à l'université. A l'autre bout du fil, lui provenait une friture indémêlable, dont les rares bribes qu'il saisissait ne lui plaisaient absolument pas. - Jude, à la maison. Immédiatement. Je rentre. Il allait raccrocher brutalement, histoire de donner plus de portée dramatique à ses paroles, mais il ne put s'empêcher d'ajouter: - Et tu ne voudrais pas me voir débarquer à ta ptite fiesta. Crois moi. Et, sur ce, il raccrocha. Il en avait pour deux heures pour revenir jusqu'à leur squat. Si jamais Jude n'y était pas à ce moment là, il ne donnait pas cher de sa peau. - Il vous donne du fil à retordre, votre Jude? reprit vivement la secrétaire en s'approchant de lui. Drake retint un soupir agacé, ne tournant même pas les yeux vers elle. Elle essayait d'engager la conversation. Eh bien elle allait devoir converser toute seule. Rien que le nom de Jude, dans sa bouche graisseuse de gloss pailleté, sonnait comme défiguré, sali. En fait, cette potasse devrait même pas avoir le droit de prononcer ce prénom. Ca sonnait trop dégueulasse. - Je pars, excusez moi auprès du maître de conférence, rétorqua-t-il en prenant le chemin de l'ascenseur. Et merde. Des tiptip de talons le suivaient. Elle avait pas l'air de le lâcher. - Vous êtes pas un peu jeune pour faire le père intransigeant? - Vous êtes pas un peu vieille pour en être toujours à verser du café à des conférenciers? répondit-il, plus froid que glace, appuyant sur le bouton d'appel. Un rire stupide lui répondit. Levant les yeux au ciel, il s'engagea dans l'ascenseur et appuya sur le bouton zéro, ne daignant même pas relever les yeux sur la glousseuse. Pendant que les étages défilaient, il remarqua qu'un carré blanc non identifié dépassait de la poche de sa veste. Tirant dessus, il constata qu'il s'agissait d'une serviette en papier, celle qui allait avec les cafés, ornée d'un numéro et d'un smiley dégueulasse. Elle avait dû réussir à le lui glisser dans la poche. Grand bien lui fasse, ils manquaient de serviettes à la maison. Ils manquaient de tout, à la maison. Et surtout de Jude bien sage couché à 23h, ces derniers temps. RE: Farewell. [School] - Xuu - 29-05-2014 Et c'est au bord des larmes que Jude se fit raccrocher impudemment au nez. Il laissa tomber son portable par terre dans un élan désespéré, dos au sol, quasi-inconscient, yeux douloureusement fermés tandis qu'il réalisait qu'il allait devoir retrouver le chemin de sa maison tout seul bourré dans le noir. Ce fut un chatouilli dans son cou, qui l'extirpa de ses pensées mortuaires. Un chatouilli qui trouvait origine en la personne de Raphaël Weaver, qui s'appliquait à lui aspirer la peau comme une sangsue... Et lui titiller/violer l'anatomie. Abruti par autant de détermination aventureuse, Jude resta statufié quelques instants par terre, et il était difficile de discerner si c'était l'alcool ou les attouchements insidieux de Weaver, qui le rendait présentement légume. -Rrrrrrrrrrrraaaaaphhhhhh.........., articula-t-il sans grande conviction, quoi que ne prêtant pas grand effort à repousser son ami n'est-ce pas. Oulalah tiens, Jude n'avait plus d'énergie, sans ça, il l'aurait expulsé à dix kilomètres bien sûr, cela coulait de source, mais il n'avait plus de forces tout à coup, ça pour une coïncidence alors. Il plaidait l'innocence, pour sûr : c'était l'alcool qui l'engourdissait. Alors, il fit le mort, laissant à Raph le soin de continuer de lui frictionner les organes, puisqu'il semblait tant y tenir. Et ce ne fut qu'une fois ayant allégrement dépassé les limites de la crédibilité je-suis-dans-le-coma, que Jude, avec une certaine pointe de tristesse, envoya valser Raphaël d'un air qui se voulait outré. -Cela ne se fait pas !!!!! Clama-t-il haut et fort, de la voix la plus agacée du monde. Salopiaud !!! Et d'un bond, manquant bien de s'auto entraver, Jude se remit sur pied. -PFFFFF !!!! Lui adressa-t-il en guise d'ultime AU REVOIR. Il lui en voulait vraiment beaucoup. Vraiment. Aussi lui adressa-t-il un majeur édifiant, avant de se saisir de ses clics et ses clacs et s'en retourner. Il ne chercha pas à trouver Nathan pour le saluer ; nulle doute qu'il avait suffisamment à faire comme ça, et Jude estimait son trajet de la maison de Mamadou X à la sienne Y d'environs 4h30. Pas de temps à perdre, quand on courrait vers la mort. Il sortit de la baraque à bordel, troquant les percussions pour le silence de la nuit, seulement altéré par les "scouic" "scouic" de ses pompes pleines d'eau. Il faisait froid, Nate se foutait de sa gueule et Drake allait le quitter. Additionnée à l'eau qui dégoulinait de ses cheveux, ses yeux se firent pitoyablement humides. Tout en continuant d'avancer hasardeusement, trainant son sac d'une main morne et les pas plus tout à fait droits, il dégaina son portable. Il n'avait rien fait, c'était trop injuste, il aimait Drake et tout lui tombait dessus, et Drake le détestait. Citation :<01:15> Pas de réponse. Citation :<01:18> Citation :<01:19> Citation :<01:19> Citation :<01:22> Pas de réponse. Jude s'essuya les yeux. Il était perdu, en plus. Allez, demi tour. Citation :<01:26> Citation :<01:29> Citation :<01:34> Citation :<01:36> Indeed, il pleurait déjà, mais il ne voulait pas que Drake le sache, il aurait eu l'air nul. Jude renifla, passant une main dans ses cheveux mouillés histoire de discerner quelque chose. Il lui semblait reconnaître le lycée : AH !!! D'ici, il savait quelle route il lui fallait suivre. Citation :<01:44> Citation :<01:45> Citation :<01:47> C'était à quel heure, qu'il devait être chez eux, déjà ? Dans deux heures, il avait dit, mais il avait dit ça quand ? Impossible de le déterminer, le trou noir. Il y avait longtemps. C'était à peu près tout ce dont il était certain. IL ALLAIT ÊTRE A LA BOURRE. Alors Jude entreprit de faire la chose la plus branlante du monde ; son sac encore sur son dos, des rivières ruisselant encore de lui et la démarche toujours aussi boiteuse, il se mit à courir. Et arrêta vite, en portant une main à son ventre. O.K. Bad idea ; il avait la gerbe, maintenant. Alors, c'est à coup de "OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN" que, au rythme d'un escargot, trainant des pieds et trainant sa tristesse, Jude parvint finalement à cheminer jusqu'à leur immeuble merdique, et escalader leurs escaliers étroits, pour se jeter sur la poignée de porte de leur appartement comme un forcené. Il était 02:25. Oh oui, la porte n'était pas fermée, ça voulait dire que Drake ne l'avait pas encore quitté !!! OH NON, CA VOULAIT DIRE QU'IL ETAIT DEJA LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!! Il entra en trombe dans la pièce, essoufflé comme un buffle, manquant bien de se ramasser par terre. Et dans le noir, sans aucune lumière si ce n'était les quelques luminaires encore allumés de la ville, il situa la silhouette droite de son frère. Droite. Très très droite. Comme si elle était très crispée. Et qui ne semblait absolument pas prête à ce que Jude se jette dans ses bras, comme il avait pourtant escompté le faire tout le long de son trajet. -.........T-te fache pas je me suis pepepeperdu...., osa-t-il à peine prononcer d'une voix aussi fraiche que celle d'un routier, lâchant son sac humide que son dos avait imbibé d'eau. RE: Farewell. [School] - Nelka - 30-05-2014 Jude était rentré trop tard. Il coulait l'eau. Il avait un suçon titanesque dans le cou et il puait l'alcool à six mètres. Etat des lieux: Pas vendable. Et il était hors de question qu'il se laisse attendrir par son air de chiot battu ou ses textos qui suintaient l'amour. Ses traits étaient durs (comme sa boite) et son visage fermé, bien décidé qu'il était à disputer son frère correctement. - J'espère que t'as bien l'impression d'avoir merdé, que la culpabilité te bouffe les tripes et que t'aurais envie de te jeter par la fenêtre si on en avait une, fils de sonar, comme ça j'aurai pas à te le faire ressentir moi même, grinça-t-il, bras croisés, jaugeant Jude qui se vidait de son eau sur la moquette. Maintenant tu vas te coucher, tu fermes ta gueule, et demain quand tu seras clean, tu vas te prendre la plus belle gueulante que t'aura jamais entendue. J'espère que ça te fera faire de beaux rêves. Il chopa Jude par la bride du sac pour le pousser jusqu'à la chambre - bon, le petit hic étant qu'ils n'avaient qu'un pieu pour deux, il pouvait pas l'enfermer seul dans sa chambre pour le faire réfléchir à ses péchés. - Et tu te bouges le cul. T'as cours dans cinq heures, ajouta-t-il, toujours aussi rassurant, entreprenant de virer toutes les affaires trempées de Jude pour le mettre au pieu. Il avait l'air tellement dégourdi, tout bourré humide qu'il était, qu'il aurait été capable de lui tremper les draps. Il l'aurait bien laissé se démerder, en guise de punition, mais ils avaient qu'un jeu de draps, et Drake dormait lui même dedans, accessoirement. Il se cala à l'extrême extrémité extrémiste du lit, afin de s'assurer que Jude ne tenterait pas de rentrer de nouveau dans ses bonnes grâce avec un câlin crapuleux, comme il était tellement capable de le faire. Dormir avec un tas de chair humide et sentant l'alcool, vous avez déjà testé? C'était pas très agréable. Heureusement que c'était Jude, sinon Drake serait allé dormir sur le canapé (qu'ils n'avaient pas). Graduellement, il entendit la respiration de son frère se faire de plus en plus profonde, annonçant qu'il entrait en phase de récupération. Alors, finalement, faiblement comme un faible faible, Drake se retourna dans les draps pour regarder dormir son frangin. Parce que, malgré tout, ses messages étaient putain de mignons. Et qu'il avait l'air bien assez repentant comme ça. Il arrangea du bout des doigts ses cheveux qui lui collaient au front, tout trempés qu'ils étaient, et laissa sa main s'attarder sur sa joue. Juju, mon beau trololo. Il était encore tout mouillé. Il allait choper la mort, ce couillon. Alors, dans un but purement rationnel d'éviter la pneumonie à Jude, qui aurait coûté un bras en soins, Drake le prit dans ses bras et le serra contre son coeur suffisamment fort pour faire effet chaudière. Il allait se retrouver tout humide, lui aussi. C'était pas bien grave. RE: Farewell. [School] - Agou - 30-05-2014 Le lendemain matin, chez Mamadou. Tout le monde est déchiré, yolo, allez donc en cours mes agneaux. Le matelas était un peu piquant. Humide. Spongieux. Frais. Pourquoi... ? - Oh putain de merdaïe... Raphaël ouvrit lentement les yeux, paupières plissées face au soleil aveuglant qu'il se prenait en pleine gueule. Son crâne l'élançait particulièrement, et il avait l'impression qu'un camion lui avait roulé dessus. Plusieurs fois. Ce fut en s'y reprenant à trois fois qu'il réussit à se redresser et à aviser ce sur quoi il avait dormi. Bordel. De. Merde. La pelouse. Il avait passé sa nuit dans le jardin de Mamadou, au milieu des autres ados éméchés, et... seul. Ah, ouais, Jude s'était barré en pleine nuit, il en avait un vague souvenir. Putain, mais quel abruti lui aussi, il était rentré chez lui complètement bourré, alors qu'il aurait pu crever cent fois au moins sur le chemin. Enfin, il ne savait même pas si il était arrivé à bon port. Il l'espérait, il priait de toutes ses forces. C'était pas le moment que Jude crève à cause d'un sonar de chauffard. Hors de question. Pffffou. Il était complètement déchiré. Il aurait jamais du boire comme un con, raaah. Sa boîte crânienne donnait l'impression d'être sur le point d'exploser au moindre petit son, et c'était insupportable. Surtout qu'il ne se rappelait pas de grand chose. Flippant. N'empêche que ça avait été cool. - Bordel, j'suis en retaaaaard, gémit le brun en se relevant pour rentrer à l'intérieur de la maison, se dirigeant droit vers la salle de bain pour ouvrir le placard à pharmacie et avaler deux aspirines. Il attrapa le flacon entier, se coiffa brièvement dans le miroir, grimaça face à sa gueule de déterré, et se brossa les dents en deux minutes. Ou comment se préparer pour aller en cours, parce que oui si il voulait pas passer dans le bureau du principal encore une fois, il allait devoir y aller, à ce foutu cours d'éco. Et trouver sa sœur, par la même occasion. - ALLLYYYYY ? Il se niquait les oreilles tout seul. Un cadavre-pas-trop-mort eut le réflexe de gémir et de se boucher les oreilles, et le brun l'écarta d'un mouvement de pied, pour l'enjamber et s'engouffrer dans un couloir. Il testa environ toutes les portes de l'univers avant de tomber sur l'adolescente. Qui dormait encore. Dans les bras de Blavatsky. Sur un canapé. - Ally, j'te donne cinq minutes, on bouge d'ici et t'as intérêt à te magner si tu veux pas que je te traîne en cours moi-même, soupira-t-il, pas vraiment décidé à lui faire la morale, ni à tuer Ale. Il lui balança simplement le flacon d'aspirine alors qu'elle ouvrait les yeux, et sortit de la pièce pour l'attendre dans la cuisine. Et Weaver miniature était environ dans le même état que son frangin, au détail près qu'elle n'était pas seule, et que c'était plus confortable que de la pelouse. Ses yeux s'adaptèrent à la luminosité. Ah, d'accord, Ale. Elle avait dormi sur lui, ou plutôt, elle avait dormi avec lui. Ooh merde. Les souvenirs remontèrent lentement à la surface alors qu'elle se redressait, et le regardait, carrément troublée. Et la seule pensée cohérente qui traversa son esprit, putain de bordel de merde, fut "Il est encore plus mignon quand il dort". Alors oui ça sortait droit du cœur, mais ça ne l'aidait pas vraiment. - Ale ? Hé, réveille-toi, lança-t-elle en lui secouant un peu le bras, pour qu'il ouvre les yeux. Elle foutait quoi, au juste ? C'était peut-être une mauvaise idée. Elle se rappela de la dernière fois qu'ils avaient été confrontés aux faits, sa réaction, ce qu'il avait dit et... elle voulait pas que ça recommence. Quand bien même ils n'étaient pas réellement en public. Et puis merde, c'était gênant, elle savait pas quoi dire, elle. Mais qu'est-ce qu'on a foutu hier soir, putain ? murmura la brune en se relevant, attrapant les médicaments pour considérer la boîte d'un air étonné, avant de regarder à nouveau Ale. Qui semblait se réveiller. Elle fila dans la pièce d'à côté, dénicha deux verres qu'elle remplit d'eau du robinet, remit sa crinière brune qui avait bouclé bien en place, effaça brièvement les traces de la soirée, avant de laisser fondre les cachets effervescents. - J'ai pas trop de souvenirs de ce qu'on a foutu hier alors... Pas grave. Tiens. Ça va, au fait ? Elle lui tendit le verre et se rassit quelques secondes, sans savoir trop quoi dire. Bon, ok, elle avait quelques souvenirs, elle se rappelait de deux-trois trucs. Comment ils avaient fini dans la piscine. Le fait qu'il avait son portable. Leur discussion, quand ils étaient arrivés dans la pièce. C'était cette partie dont elle se souvenait le mieux. Le reste était un peu trop flou, mais tant pis. Un peu gênée, elle reprit. Ecoute, je sais pas si c'était vraiment l'alcool, d'accord ? C'était pas que des conneries, de mon côté, même si ok j'avais trop bu... Y avait pas que ça. Elle se tût, gênée à mort, et se redressa pour le regarder. J'dois y aller, sinon Raphaël va me tuer. Alors on se verra peut-être au lycée ? J'crois qu'on a éco, dans la même classe. Elle lui adressa un sourire, plutôt maladroite, et posa son verre sur la table basse avant de quitter la pièce. Direction l'internat. (ellipse partielle) L'internat dans lequel ils se changèrent tout de même, en deux minutes chrono, avant de finalement débarquer dans la salle de M. Greyson, au plus grand désespoir d'Ally. Génial. Elle adorait ce mec. Raphaël lui lança un bref regard, ayant toujours en tête le visage de Blavatsky, qui s'était fait un nouvel ennemi, et entra finalement alors que la cloche avait sonné depuis dix minutes au moins. - Heeey on est en retard, sincèrement désolé, s'excusa rapidement le brun, qui n'en avait rien à branler des règles de vie au lycée, et qui posa simplement son cul sur une chaise, comme ça, pouf. Woah, y a pas grand monde on dirait, ils sont tous chez Mamadou ou bien ? - Mec, tu devrais faire gaffe, y a la moitié de l'internat chez toi, renchérit la brune à l'intention dudit Mamadou, installé un rang plus loin, apparemment destiné à dormir sur sa table. Il haussa les épaules, et elle détourna le regard. Allez, super, la matinée commençait bien. RE: Farewell. [School] - Aeoverse - 30-05-2014 J'aime donner des manies scolaires débiles à mes persos Et Raphaël s'en était allé à la gueularde auprès d'un garçon auquel Maya avait eu envie de faire mille câlins par son air désolé (-bbjude-, ok elle avait quelques fois zieuté sur eux), et la fête s'était terminée, et Maya s'était faite engueuler pour avoir délibérément accepté de suivre un inconnu d'au moins deux ans de plus qu'elle. Roh, ça va, il avait pas fait grand chose non plus, ledit inconnu. Il avait seulement fait en sorte de donner une utilité pot de chambre à Luke (parce que monsieur s'était fait pisser sur les godasses par un type cheum, oui), et il l'avait embarquée elle avec un air de don juan à deux sous pour lui proposer un verre. Autrement dit, Maya avait dû passer la nuit entière à faire les yeux doux à son chéri en le rassurant parce que monsieur hurlait à la trahison. Et c'est donc, avec on-ne-sait combien d'heure de sommeil véritable (sans doute pouvait-on les compter sur les doigts d'une main d'un petit intellectuel inconnu en ces lieux -cela ne pouvait donc pas excéder plus de quatre), que Maya s'était tiré du lit, embrassant son chevalier Jedi sur le front pour se préparer à une nouvelle journée d'étude. Et pour les curieux qui demanderaient pourquoi ce flemmard de Luke ne suivait pas, et bien tout simplement parce que monsieur n'était pas inscrit dans le même lycée (les parents paranos de les voir fourrés trop ensemble ça va), et que cet enfourné commençait à dix heures ce matin, putain! Trêve de petits apartés, Maya, donc, fraîche comme un gardon, avec sur le dos, confortablement installé, un sac d'abeille noire à rayures jaunes (ou jaune à rayures noires, ça dépend du point de vue)(parce que Luke était un vilain garçon qui se moquait d'elle et qui lui avait acheté cette connerie), se rendait donc aux cours d'écoNOMIE qu'elle devait suivre. Dès huit heures le matin, ça donnait la pêche ma foi! Et c'est donc avec le sourire aux lèvres (parce que même si cela ne se voit pas dans la version "sérieuse" de ce rpg, j'avais décidé à l'origine que Maya était quelqu'un de souriant), que la petite brunette pénétra dans la salle d'un petit "excusez-moi" à monsieur le professeur. Parce qu'elle était en retard, oui. C'était mal, oui. Mais bordel, de toute façon il y avait quoi allez, trois personnes dans la salle ?..bon ok, plus que ça finalement. Quoi qu'il en soit, elle posa son joli fessier sur une chaise, sortit tous les crayons qu'il lui était nécessaire pour se retrouver dans son magnifique cahier Maya l'Abeille (encore une bêtise de ce garçon qui n'était pas très gentil!!!). Et si on devait compter le nombre de stylos qui étaient éparpillés à sa table.. Attendez, on compte ensemble si vous voulez (bonne idée hein?) : premier stylo simple, bleu, puis le noir, le rouge et le vert. On avait aussi le crayon quatre couleurs avec exactement les mêmes couleurs que précédemment, l'autre avec le rose et le violet, le crayon avec des strass sur le bouchon, l'autre avec le motif paon (il était joli celui-ci, Maya l'aimait beaucoup), celui qui était tout doux au bout, ah oui et le stylo plume que mémé Murphy lui avait offert avec son écharpe tricotée à Noël, l'an dernier. Et encore, elle avait oublié le reste sur son bureau hier soir ! Presque, elle en aurait perdu son sourire. |