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RE: Farewell. [School] - Agou - 27-07-2014 Si il y avait quelque chose que sa réputation ou les rumeurs ne pouvaient pas démonter, c'était bien sa capacité à mater des gamins. Autrement dit, Raphaël Weaver avait une sale tendance à se battre, n'importe quand, n'importe où, avec n'importe qui et peu importe le prétexte. Il avait pigé le truc gamin, avait exploité le filon et quand bien même son nom (pourtant Weaver ça sonnait bien quand même) évoquait au lycée entier une famille de raclures, il écrasait avec joie le premier sonar décidé à le lui rappeler. Et défendait les liens du sang au passage - à traduire : il défendait vaillamment sa sœur au moindre pépin, un peu comme la fois où il avait sauté sur Blavatsky, par exemple. (Il aimait bien cet exemple là) Donc, peut-être que ces foutus junkies de merde étaient deux, mais avec ce qu'ils avaient cru bon de s'injecter dans les veines, ils n'allaient pas aussi loin que ce qu'un œil extérieur inexpérimenté (car non Maya ne pouvait pas avoir d'expérience dans ce domaine, non) ne pouvait le penser. Alors forcément, se faire séparer comme un gamin de six ans par la gamine qu'il défendait, comme si il avait été un attardé mental au beau milieu de la cour, ça foutait légèrement la haine. Il s'amusait pas à jouer les chevaliers qui sauvaient de pauvres pauvres princesses, et putain il comprenait même pas ce qu'elle foutait. - MAIS PUTAIN DE MERDE MAYA ! Cracha-t-il en se dégageant, alors qu'un groupe d'élèves fixait l'ex-champ de bataille. Elle se prenait pour qui, sa mère ? Bah voyons. J'avais pas besoin d'aide, ok ? J'en ai jamais eu besoin quand il est question de casser la gueule de quelqu'un. Et j'suis pas non plus un gosse, bordel, j'suis pas en sucre, c'est pas la première fois que je me bats, tu comprends ?! J'ai pas besoin de ta "protection". Ni de tes remarques. Oui, ça lui pétait les coquilles. Parce qu'il se trouait le cul à rétablir une putain de justice ou au moins à défendre une fille qu'il considérait, de près ou de loin, comme une pote, et que tout ce qu'elle trouvait à faire c'était de jouer aux héroïnes pour prouver il-ne-savait-trop-quoi. Il n'était pas faible. Il n'avait pas besoin qu'on le protège ou qu'on fasse bien attention à ce qu'il ne se brise pas en morceaux. Il était Raphaël Weaver, merde ! La prochaine fois, contente-toi de dire merci, ou j'en sais rien - vu que t'as l'air d'oublier que t'avais besoin d'aide sur le coup -, mais ça tu vois, il pointa du doigt les deux abrutis en plein trip, ça c'était inutile. Et en plus ils avaient son portable. Parce que j'irais pas le repêcher cette fois, faut pas abuser non plus. Ou comment briser ses efforts en morceaux, en somme. Pourquoi est-ce qu'on ne pouvait pas juste le laisser faire ce qu'il avait à faire ? D'autant plus qu'il avait une fierté. Se faire engueuler par une fille qui trouvait cool de s'immiscer dans une bagarre pour l'en tirer par la peau du cou comme un chaton désobéissant, ça l'atteignait sérieusement. Et ça le faisait chier. Jude n'aurait pas fait cette erreur (il espérait que Jude lui aurait sauté dessus sauvagement pour rajouter du piquant à la scène n'est-ce pas RAPHUDE). Concrètement, le brun était vénère. A peine. Ah, Raphaël. Ally esquissa un sourire et haussa les épaules. - Il paraît, ouais ! Un grand, brun, musclé, magnifique ? Non, peut-être pas à ce point, concéda-t-elle en dégageant une mèche brune de ses yeux (ça c'était Ale (kiss Claudie)). Mais si t'as déjà rencontré ce con, toutes mes condoléances. Faut pas croire, hein : je l'aime beaucoup. Mais parfois qu'est-ce qu'il est... Enfin, c'est un Weaver, t'façon. Et on aurait dit un chaton battu par la vie, cette petite Jill, avec son teint de pivoine, toute gênée. C'était à la fois attendrissant et un peu stressant. Parce que mis à part meubler la conversation, elle ne savait pas vraiment quoi faire, quoi dire, ou comment agir. Improviser. Improviser, vite. Tu le trouves mignon ? Non ? Merde. Réfléchir, putain. Une seconde et... BINGO. Oh mais, attends, t'as des frères et sœurs toi ? Au lycée, aussi, ou... ? Ok, y avait du level dis donc. Soupir intérieur. C'était possible de se dire ta gueule à soi-même sans passer pour une schizophrène ? RE: Farewell. [School] - Claaudie - 08-08-2014 JE SUIS LE PASSAGE DANS LE TEMPS. 3 HEURES PLUS TARD. - Mais attends ! Tom s'empressa de suivre, en marchant très vite bien évidemment, le petit tatoué qui semblait accélérer l'allure, au fur et à mesure qu'ils fonçaient, tous les quatre (Juan, Libertad, petit-tatoué, et lui-même), dans l'un des couloirs du bâtiment, direction la potentielle salle où devait avoir lieue la fameuse réunion. Attends donc, tu ne vas tout de même pas t'en aller comme ça, j'ai vu ce qu'il y avait à voir, Judie, et je sais ce qui ne va pas, je comprends, je veux bien aider... - Match est aider pas difficile comme je pense qu'ils être tous contents de l'issue de jeu. Nota Juan, à côté de Tom, avant de se recevoir un sourire long et compatissant de la part de ce dernier. - Tout à fait Juan. Fit Tom, approbateur (il ne comprenait pas un traître mot mais cette tentative de prise de parole était mignonne) avant de reporter son regard sur Jude, qui ô miracle, s'était arrêté. Écoutes, je sais que cette histoire de baiser t'as perturbé. Je ne suis pas dupe, Judie. Je ne suis pas dupe, et je n'aime pas qu'on me prenne pour un idiot : Tu n'étais pas indifférent. Cette phrase marqua un long silence pour Tom, qui s'éloigna, joignant ses mains dans son dos comme un véritable professionnel. Cela devait bien faire deux heures qu'il suivait Jude à la trace à travers tout le bâtiment. C'était marrant, de jouer à cache-cache, tout du moins, ça l'avait été pendant un temps, mais le moment était venu de passer aux choses sérieuses : Judette le savait. Enfin toute cette rage, cette colère... Elle doit bien venir de quelque chose. Tu comprends ? Remarqua Tom, en le fixant intensément, et tout à chacun savait que certains de ses regards pouvaient, très souvent, porter à confusion. Un air mielleux et un sourire beaucoup trop doucereux : En somme, ses expressions puaient le malsain. Et il le savait. Il faut que tu fasses quelque chose, je refuse de vous laisser vous tourner autour sans rien faire. La tension, Jude. La tension est beaucoup trop évidente entre vous deux et... - Peut-être qu'ils être juste amicaux, je imagine que ce est possible, Tom. Nota Juan, en haussant les épaules, les bras croisé, le regard rivé sur Jude, visiblement très intéressé. Beaucoup de filles bavaient sur lui, dans le couloir, mais Juan semblait incapable de s'en rendre compte. Ou alors il lui arrivait de sourire et de balancer ses yeux foncés sur les environs, et alors on pouvait entendre des soupires admiratifs s'échapper de chacune d'entre elles. C'était un spectacle impressionnant, Tom devait bien se l'avouer. - IL Y A DES SIGNES QUI NE MENTENT PAS JUAN ! S'écria Tom, plein de convictions, en levant la main pour reporter son attention sur Jude, plus calme, toujours beaucoup trop souriant. Et Jude, tu auras beau dire tout et n'importe quoi, tes élans de colère ne sortent pas de nulle part. Merci bien. Alors on va aller gentiment régler ce petit soucis auprès de l'intéressé et... - RRRROH on s'en fou mec, t'as gagné ton match, et tu l'as fini en beauté, moi je dis : C’ÉTAIT MAGIQUE ! Chantonna joyeusement Ale, en marchant à côté de Nathan Ellidson. Il le connaissait un peu, depuis les nombreuses heures de cours qu'ils avaient passé ensemble. Et puis il fallait se le dire : Les potes d'Ale côtoyait aussi les footballeurs, même si les réputations dérivaient en bout de fil, puisqu'ils suivaient pas du tout le même parcours scolaire. Dans tout les cas, Nate s'était avéré être quelqu'un de cool, alors il avait fini par se dire que traîner avec lui... Bah c'était cool aussi. Et il avait échappé à Dobson, et à l'autre Connor-de-ses-coquilles, donc c'était encourageant. Il était de bonne humeur : Manquait plus qu'il trouve Ally. - Quand on parle du loup. Murmura Tom, tout sourire, en se détournant vers Ellidson et sa troupe. - J'ai pas "fini en beauté", c'était une erreur, enfin... Enfin j'en sais rien, mais c'était pas prévu quoi. C'était dans l'élan du truc. - On s'en fou ça a pas l'air de déranger Pandora. Et puis Pandora est trop cool, elle est pas du genre à se prendre la tête pour ces trucs là. Donc profiiiite (et aide moi à trouver Ally Weaver merci). - Ally Wequoi ? Demanda Nate, parce qu'il se souvenait pas encore des noms de tout le monde, en ouvrant son casier. - MA COPINE ABRUTI. Et Ale avait gueulé, aussi s'empressa-t-il de se faire tout petit. Il assumait. Il assumait tout, mais fallait pas que ça devienne trop... Enfin trop compliqué et tout et il était pas très sûr de... Enfin bref : Il se faisait petit. - Ah ouais elle a l'air cool. Se contenta d'affirmer Nate, dans un léger sourire, l'esprit toujours embrumé par la fatigue, par son baiser public avec Pandora, et pas la tête de Jude quand il les avait vu tous les deux. - Quoi ? Juste "cool", putain Nate, tu connais pas Ally. Ally, c'est genre la fille la plus géniale de la planète Terre et je... Chantonna Ale, joyeusement, peut-être un peu trop (mais enfin il avait réussi à échapper à une heure de colle alors il était heureux). - WOUHOU ELLIDSON ! Hurla une voix masculine dans le dos des footballeurs. Le brun ferma son casier, rangea son sac sur son épaule, pour se retourner. Je m'appelle Tom, je suis Russe, et j'aimerai te parler quelques petites minutes. Fit le brun aux yeux verts, un sourire bizarre plaqué aux lèvres, alors que Nate se souvenait, doucement, qu'il s'était trouvé avec Jude... Et alors qu'il remarquait le tatoué, juste derrière, accompagné de deux autres correspondants, deux espagnoles/italiens, bref. Son expression se figea, il n'osa même pas porter son regard sur Jude, se contenta de fixer celui qui venait de lui adresser la parole, un peu hésitant. Il était énervé : Il ne savait même plus contre quoi. Peut-être qu'il commençait à se demander pourquoi est-ce qu'il se sentait coupable alors que dans l'histoire et dans le fond, c'était Jude qui s'était royalement foutu de sa gueule. En plus, il avait encore l'épisode "Raphaël" coincé dans le ventre, et il en pouvait plus de se sentir constamment coupable. - Euh... Ouais. Assura Nate. Ouais vas-y, dis toujours. - Tu vas me nettoyer ces putains de vestiaires, et t'as bien de la chance qu'on t'ais pas obligé à le faire à la fin de la journée, parce que si ça avait été moi, et pas le principal, t'aurais dormi dans ce putain de trou à rat. Lâcha violemment Matthew, en tenant le bras de Katharina bidulemachinchose, pour le traîner à l'intérieur des-dits vestiaires, et le pousser une fois devant la porte. Et viens pas te plaindre si ton pote a pas suivi, au moins il a eut l'intelligence de pas la ramener. T'as pas compris comment ça fonctionnait ici ? Matthew lui lâcha le poignet à contre-coeur, pour attraper une serpillière dans un placard défoncé juste à sa droite. Ce fils de pote le poussait vraiment à bout, avec sa gueule de blasé, et sa figure lasse/énervée/beaucoup trop assurée pour qu'il ne puisse laisser passer un truc pareil. Alors tu vas gentiment l'apprendre. Assura-t-il, en lui lançant le truc sans réfléchir, pour croiser les bras, et se foutre devant la porte. Allez, commences à nettoyer. J'te surveille. Grommela-t-il, sans essayer de masquer son sourire pour lorgner l'élève d'un air amusé/énervé particulièrement convaincant. Au moins il aurait le plaisir de l'observer à la tâche. RE: Farewell. [School] - Xuu - 08-08-2014 Ok donc K avait affaire à Gad Elmaleh en personne, s'il avait tout compris. Gros numéro en terme d'humour, le mec. Comme s'il allait gentiment faire la soubrette pour nettoyer la crasse d'une bande de pseudo athlètes tout ça pour le bon plaisir de Dany Boon en personne. Alors, quand Franck Dubosc lui balança sa vieille serpillière de merde, K traça gracieusement un pas sur un côté, histoire de laisser le torchon se casser la gueule par terre. -Vous m'laissez sortir, il déclara, pas trop d'humeur à faire un concours de blague avec Toto, là. J'm'en bats les coquilles de la hiérarchie ou quoi qu'ce soit, votre étiquette de prof, vous pouvez vous la mettre dans l'cul, j'en ai rien à foutre., grinça-t-il en s'approchant de son type, plus menaçant, tu meurs. Ce mec était juste une grosse blague, avec sa gueule de sonar. C'était une caméra cachée, en fait ? -Vous m'laissez sortir, tout de suite, putain, acheva K, à seulement une vingtaine de centimètre de l'énorme fiotte. À force de courir d'une extrémité à l'autre du lycée depuis près de deux heures, Jude commençait à avoir des crampes aux cuisses, et force était de reconnaître que ses pourchasseurs étaient dotés de quelques capacités d'endurance qu'il avait grande peine à épuiser. MAIS QU'EST-CE QU'ILS LUI VOULAIENT ????? Jude en venait à se demander si leur but ultime n'était pas de tous (surtout le mec avec les cheveux super noirs là) de réussir à le chopper pour l'enfermer dans un labo comme cobaye et en faire un sujet expérimental (si ça se trouve, la Guerre Froide était de nouveau d'actualité, et le Tomhas était en vérité un espion envoyé par Poutine pour tester des toutes nouvelles armes sur un sujet américain, et ils avaient cherché dans leurs ordinateurs de Russe quel Américain semblait être apte à subir ce sort et ils s'étaient rendus compte que Jude Sheridan semblait posséder toutes les qualités mentales et physiques nécessaires, et maintenant, il était poursuivi par la NKVD). Mais Jude n'en pouvait plus, de fuir la Russie toute entière : essoufflé comme un bœuf et à bout de forces, il lâcha les armes, s'adossant à un mur pour reprendre sa respiration ne serait-ce qu'une seule toute petite seconde. Suffisamment pour qu'on ne l'assaille d'un interrogatoire terrible, mais qui ne semblait néanmoins pas l'air d'avoir grand chose à voir avec la NKVD, il fallait le concéder. Aussi, Jude releva-t-il vers Juan et Tom un visage de "gniehg...?", en particulier parce que le plus psychopathe des deux lui bavaient des trucs en un langage qu'il captait que dalle. -Mais de quoi tu.. Et il comprit. Oh, mais pitié non, qu'on lui foute la paix, pourquoi le monde entier semblait ne plus avoir pour but que de lui rappeler l'existence d'Ellidson chaque seconde de sa minable existence ? -Mais non mais putain, mais... Le portoss l'interrompit. -MAIS NON PUTAIN ON ETRE PAS JUSTE AMICAUX PUTAIN JE M'EN BATS LES coquilles DE CE BÂTARD FOUTEZ MOI LA PAIX AVEC ELLI.... Mais la troupe socialement-clean d'Ellidson déboula alors à l'angle d'un mur, et Jude de fermer sa gueule, tandis que d'un spasme, ses pupilles s'écartelaient d'effroi. Et son regard terrifié de se poser sur Tom, qui, justement, s'apprêtait à faire la seule chose que Jude redoutait. -Ouais non mais non, balbutia-t-il pour lui-même, à voix basse, avant de se tourner vers Juan. Eh mec, tu veux pas rattraper ton pote ou j'sais pas non mais sérieux ça se fait trop pas j'ai pas enfin vous abusez trop putain, articula-t-il comme une machine à écrire, sa voix se faisant de plus en plus aiguë au fur et à mesure que sa détresse prenait un degré d'intensité supplémentaire. Mais Juan avait l'air d'intégrer que dalle, chose normale finalement, étant donné qu'il causait anglais comme un gosse de maternelle. Et encore. -Mais putain mais... Il se retourna vers le russe, qui tapait à présent causette à Ellidson, normal, comme ça, comme si ça ne le foutait absolument pas dans une merde monstre. Mais c'était un cauchemar, c'était pas possible, il avait pas jacté un seul mot à Nathan depuis un putain de mois, alors pourquoi est-ce qu'il fallait maintenant, vu leur passif, qu'un parfait inconnu décide d'aller l'afficher auprès du pire mec au monde ? -Tom, interpella-t-il seulement l'intéressé, flanqué d'une voix qui se voulait neutre, mais qui avait encore l'air trop nouée pour être détendue. Arrête ça, s'teuplais, putain. RE: Farewell. [School] - Claaudie - 08-08-2014 Matthew eut un moment de vide, en entendant parler l'autre mini-gros-putain-de-sonar, juste en face de lui. Et il se prenait toujours pour un gros rebelle parce qu'il arrivait à aligner deux mots sur un ton assuré ? C'était quoi cette putain de blague sur pattes ? Le tatoué se redressa, décroisa ses bras, et en moins de deux (personne serait là pour les capter, alors il s'en battait les coquilles de savoir ce qui se faisait ou pas dans ce trou miteux), alla plaquer l'autre sale gosse contre le mur d'en face. Qu'il aille se faire foutre concrètement, ce mec, avec son accent de merde, et son trait sur la gueule. Il avait quoi, dix-sept piges ? D'où il se permettait de lui parler sur ce ton là, à lui ? - On s'est mal compris, je crois. Assura-t-il, sans trop capter ce qu'il faisait : Rien à foutre, c'était pas le premier à lui péter les coquilles, sûrement pas le dernier non plus. Matthew planta son regard dans le sien. Tu vas fermer ta gueule, arrêter de gueuler et faire ce que j'te dis. Cracha-t-il, glacial, et sans le lâcher. Pigé ? Nate cru capter la voix de Jude, à côté, mais n'y fit pas attention, trop troublé par la situation en soit, pour chercher à faire quelque chose. Aller, quoi, qu'est-ce qu'il allait faire, maintenant ? Lui péter ses journées, comme il l'avait si gentiment fait y'a un mois ? Ou s'excuser ? Non, il s'excuserait pas, c'était certain. Jude s'excuserait pas, et il continuerait, lui, Nathan Ellidson, à se sentir coupable de toutes les merdes que ce con lui avait fait endurer. Et vu la tête de ce Tom, cette conversation n'avait vraiment rien de bon. Rien du tout. Alors Nate prit un air détaché. Nate ouvrit la bouche, et ce fut d'abord Ale qui le doubla. - Putain Sheridan on dirait que tu vas te vomir dessus. Commenta Ale, et ce n'était même pas dit méchamment, juste que la tête de Jude n'avait vraiment rien de... Normal. Après tout, il le connaissait pas, Jude. Il savait juste que le tatoué était pote avec Raphaël, mais ça s'arrêtait là. - Alors, du coup, t'en penses quoi ? Persista Tom, en ignorant royalement Sheridan. - Si vous vouloir moi conseil : Jude Sheridan avoir pas envie de ça. Affirma Juan, une moue embêtée dessinée sur le visage. - Et t'es qui toi ? Demanda Ale, en manquant d'exploser de rire, bientôt suivit des autres. Juan fronça les sourcils, et son sourire alla s'évanouir doucement sur ses lèvres. Il allait répondre, mais Tom prit la parole juste à temps, en continuant de s'adresser à Nate, qui persistait à ne rien dire depuis quelques bonnes minutes - Bon, du coup, je te le dis franco, mon petit Ellidson : Jude Sheridan ici présent, on dirait bien qu'il a quelque chose pour ton joli corps de dieux grec. En gros, tu as l'air de lui plaire (et si tu veux mon avis : Je comprends tout à fait Judie). Assura alors Tom, joyeux, tout sourire, le regard rieur, l'air innocent. Il hocha vivement la tête, et avisa une énième fois Ellidson. - ... Hein ? Se contenta d'articuler celui-ci, la voix rauque, les sourcils froncés, pour tourner le regard sur Jude. - PUTAIN NATE t'as un admirateur, mec ! AZY ON VEUT LE BISOUS GARS ! Hurla un des membres de l'équipe, pour éclater de rire bruyamment avec les autres, et ce fut l'attention du couloir entier qui se tourna discrètement vers eux. - Hé, les gars, quand on regard bien, on arrive à voir les étoiles dans les yeux de Sheridan ! Assura un autre, pour repartir en fou rire. GENRE C'EST JULIETTE LE MEC ! Nate ne releva pas. Depuis plusieurs secondes, et à vrai dire, depuis l'instant où Tom s'était adressé à lui avec ce ton là, et depuis le moment où il avait très facilement compris la gêne qui animait le ton de la voix de Jude, chacune des parcelles de son corps s'était littéralement figée. Au départ ça avait pas été désagréable. Une vague de chaleur s'était emparée de lui, un truc terrifiant en réalité, mais quelque chose de réconfortant, dans le sens où pendant plusieurs instants, la colère s'était complètement évanouie. Vraiment. Et puis ses mains tremblaient un peu. Il s'en était pas rendu compte, mais en fait, elle tremblait depuis qu'il avait croisé son regard dans le couloir. Ça faisait bien dix bonnes minutes. Comment est-ce qu'il avait pu ne pas le remarquer ? Froncement de sourcils. Il crut entendre les voix à côté de lui, et alors, perçut le truc qui venait de s'emparer du regard de Jude. Un truc bien pire que ce qu'il aurait jamais pu imaginer. Un truc qui le fit retomber sur Terre en moins de deux secondes, tant et si bien qu'il s'empressa de bouger, de faire quelque chose pour avoir l'air un minimum naturel, et ne trouva rien de plus con que de passer une main sur son visage, et que de détourner le regard, en ignorant les rires autour d'eux. Et c'était difficile de les ignorer. Il re-fronça les sourcils et éclata d'un rire nerveux, alors qu'il aurait plutôt adoré se barrer loin d'ici ou simplement, trouver le courage de s'excuser auprès de Jude, de sortir de cette foule débile et de le prendre à part pour lui assurer... Qu'il pensait pas tout ça, qu'il était pas comme eux, que lui aussi, il voyait les choses peut-être différemment. C'était stupide. Il aurait mieux valut qu'il fasse rien, qu'il se casse, qu'il se la joue comme un pauvre gars vexé et débile, plutôt que d'affronter les choses en direct, comme ça. D'autant plus qu'il était certain que c'était du bidon. Peut-être que Jude laissait transparaître des choses bizarres, peut-être qu'il agissait un peu de manière étrange, et que parfois, souvent, Nate arrivait pas à prévoir ses réactions... Seulement c'était pas une raison pour croire qu'il était intéressé. Ça n'avait rien à voir, c'était ridicule, et lui, à côté de ça, il était mort de peur. Mort de peur alors que dans une tout autre situation, avec une autre personne, rien de tout cela ne l'aurait dérangé. Terrifié à l'idée de passer pour quelqu'un de stupide devant lui, là, pas devant ces cons. Parce que Jude le prendrait pour un boulet vivant. Et ça le ferait terriblement chier, au même titre que... Que n'importe qui qu'il aurait pu apprécier un minimum. Jude le prendrait pour un con, et il l'enverrait chier, et là, il pourrait dire adieu à toute tentative de rattrapage. Si Nate savait pas décrire ce qu'il ressentait actuellement, au milieu de cette foule complètement abrutie, il était juste certain d'une chose : Il aurait tout donné pour trouver de quoi s'excuser, ou pour essayer de le défendre. Seulement, et au lieu de cela, il se contenta d'ouvrir la bouche, pour articuler, mal-assuré et bizarrement souriant un simple : - Wow. C'est... C'est bizarre. Qui suffit à provoquer l'hilarité générale de tout ses "potes". RE: Farewell. [School] - Xuu - 08-08-2014 Le dos de K craqua sensiblement sous l'impact, et un rictus de douleur vint animer son visage. Ah bon, ça marchait comme ça, l'éducation, dans ce pays de merde ? C'était ça leurs méthodes d'apprentissage, aux Américains, ou c'était juste que ce mec était un énorme malade mental ? Enfin, l'un dans l'autre, il lui facilitait la tâche : au moins, si cette sale affaire lui retombait sur le dos ultérieurement, il pourrait plaider l'auto-défense. Et donc, se faire un plaisir d'éclater la gueule à Dobson dans les minutes à venir. -Pas trop non., trancha alors K. Et puis, pris d'une pulsion suicidaire, et ce dans l'unique but d'énerver son type à le faire hurler, K cracha allégrement en pleine gueule de Dobson. Comme ça. Sans prévenir. Et quelque chose s'apparentant à un sourire cruellement satisfait se dessina sur ses lèvres : c'était trop gratifiant de rabaisser ce bâtard pour qu'il ne s'en prive. Il allait se faire démonter la gueule, et Connor lèverait sans doute les yeux au ciel, mais tant pis. Prof ou élève, fallait pas trop taquiner Katharina Bass. -Là, on s'comprend mieux, j'trouve., commenta-t-il, plutôt impatient de voir jusqu'à où il pouvait réussir à mettre ce mec en furie. Impuissant, les bras ballants et l'expression défaite, Jude contempla le spectacle déplorable qui se tenait face à lui. Tom n'avait rien l'air d'écouter, il était intenable, et en moins d'une seconde, tous les regards de la horde d'Ellidson se trouvèrent rivés sur lui, méprisants au possible. Il fit abstraction des réflexions, pas qu'il y soit spécialement habitué, seulement avait-il assez peu faire de ce que des lycéens abrutis d'un lycée de merde pouvaient bien penser de lui... Mais, par déduction, l'autre sonar d'Ellidson devait penser la même chose... Et si on additionnait ça à l'humiliation public qu'il était en train de se taper, Jude pouvait difficlement prétendre que toute cette mascarade ne l'atteignait pas. En vérité, il aurait préféré s'enterrer sur place que de devoir une secondes de plus supporter autant de regards. Il avait juste voulu passer incognito dans ce putain de lycée. Qu'on le laisse tranquille, qu'on le snobe et qu'on ne parle jamais de lui : ç'avait été son seul but depuis le départ. Et maintenant... Il pria pour que Nate, en dépit de leurs différents, esquisse un geste, ou juste une parole, pour le sortir de cette merde, mais juste en même temps que lui venait cet espoir, la voix du brun lui parvint. "Wow. C'est...C'est bizarre." Le regard de Jude dériva alors sur l'intéressé, qui se tenait là, comme le bon gros enfourné qu'il était, fidèle à tous les stéréotypes qui l'entouraient, finalement : le plus gros demeuré de tous les demeurés, bouffon de sa bande de footeux, et faux de A à Z. Et qui d'une phrase, venait de noyer le restant d'estime que Jude n'avait jamais lui porter. D'une manière douloureuse. Il n'empêchait que ça ne faisait pas du bien, de se prendre cette seule, simple, stupide phrase en pleine gueule, devant un couloir de gamins avides de scoops dont Jude ne voulait pas être le sujet. Ca lui faisait du bien, de l'enterrer, comme ça?! C'était sa petite vengeance personnelle contre le grand méchant Jude Sheridan, il kiffait ça, en fait ?! Et son vieux sourire de merde, qu'il se le range ! Il y croyait vraiment ? Il y croyait vraiment, à ce qu'un type dérangé sortit de nulles parts pouvait bien dire en faisant mine de tout connaître ? Que Jude pouvait s'intéresser à lui, il y croyait ?! Non, non désolé, mais Jude avait autre chose à foutre que de s'intéresser à un enfourné incapable de sortir du chemin des quelques normes que sa famille pétée de thune avait pu lui tracer pour voir deux secondes plus loin que ça. Autre chose à foutre que de porter un semblant d'intérêt au type le plus cliché de tout ce lycée, et autre chose à foutre que de s'intéresser à quiconque ne porterait pas le prénom de Drake, de toute façon. Ah, il y était bien arrivé, à faire le mec sympa, Ellidson, le mec ouvert d'esprit, qui comprenait tout le monde et appréciait tout le monde. Mais il était quoi, en réalité ? Une figure, une apparence ? Un type qui se jouait des gens en leur sortant des remarques pourries et déconcertantes à tout bout de champ "t'es beau", "je t'aime bien" : TA GUEULE ! Au fond, comme toutes les autres célébrités de pacotilles de ce lycée à pleurer, Nathan Ellidson était vide d'intérêt, il était juste fade, morne, et putain, complètement abruti. Qu'il aille crever. Qu'il crève. Jude était immobile depuis une dizaine de secondes, incapable de trouver la moindre réponse cohérente à répondre à cette foule de suceurs de façades. Ses yeux étaient encore vissés au visage de Nate, et son expression se déchirait entre l'incompréhension et un début de rage folle. Alors, il se tourna furieusement vers Tom. -T'as que ça à foutre de balancer des conneries, comme ça ?! tempêta-t-il. Et toi, ajouta brusquement Jude en faisant volte face vers l'autre enfourné. Toi t'y crois vraiment ?! Un sourire mauvais étira ses lèvres, et bientôt, il pouffa de rire, un rire désabusé et vide de sens. -Tu crois vraiment que je pourrais m'intéresser à toi ?! explosa Jude en s'approchant coléreusement d'Ellidson. Mais regarde toi Nate putain REGARDE-TOI ! TU VAUX RIEN, PUTAIN, T'ES TELLEMENT MERDIQUE ! RE: Farewell. [School] - Claaudie - 08-08-2014 Les poings de Nate se serrèrent. Il remonta lourdement son sac sur son épaule, se contenta de porter son regard entier sur Jude, et en moins de temps qu'il ne lui en avait fallut pour réaliser la merde à l'intérieur de laquelle il s'était foutu, toute l'étendue de la scène qui se déroulait autour de lui alla le frapper en plein visage. Les conséquences de ses actes, ce qu'il avait dit, surtout, et puis la figure folle de rage de Jude, qui gueulait des trucs complètement insensés, juste en face. Il le connaissait pas, de toute façon. Il le connaissait pas, et ce qu'il affirmait était complètement stupide. Nate avait jamais cru une chose pareille. D'ailleurs, il aurait jamais cru une chose pareille, peu importe les circonstances, peu importe ce que le tatoué le lui aurait dit. Enfin Jude l'aimait pas, il le savait, pourquoi alors ça semblait l'atteindre à ce point, au point qu'il arrive pas à ouvrir la bouche pour sortir quelque chose d'un minimum cohérent, à côté de tous les bouffons sur pattes qui lui servaient de potes. C'était des conneries, parce que Nate s'était pas imaginé une chose pareille, il avait simplement admit les paroles de Tom. Rien de plus, et c'était bizarre. C'était bizarre, c'était sorti spontanément, il avait rien trouvé d'autre à dire. Et pourquoi Jude le faisait chier avec ça ?! Pourquoi il gueulait ?! Quoi ? Il en avait pas assez de lui en foutre plein la gueule, lui, aussi ?! Il avait fait que ça depuis allez... Un mois. Le regarder comme un demeuré, et jouer au plus con alors qu'il essayait juste de l'aider. Nate en avait eu assez, il avait rien à lui dire, il avait pas à se sentir coupable, encore moins à s'expliquer et surtout pas à répondre à un pauvre mec pas foutu d'admettre ses tords, trois secondes, puis de s'exprimer correctement. C'était une blague. Une putain de grosse blague, voilà ce que c'était. Ce que Jude Sheridan était. Et il y avait pas cru, il s'était juste posé des questions. - T'es sérieux là ? Grinça Nate, en haussant les sourcils, sans lâcher le sourire amer et surpris qui animait ses lèvres, avant qu'on ne le coupe très rapidement dans son élan. - Ça s'énerve vite les tapettes ! Alla se marrer l'un des footballeurs, en provocant l'hilarité générale... Hilarité qui ne plut pas du tout à Tom. Et Tom observait la scène d'un œil triste. Triste, perplexe, mais pas naïf. A vrai dire, il comprenait la réaction de Jude. Ce dernier avait bien toutes les raisons du monde d'être gêné, enfin, il ne s'était pas tout de suite rendu compte le fameux Nathan Ellidson se trouvait entouré d'imbéciles, et à vrai dire, ce détails là n'était pas des moins importants. Il n'aurait pas dû le négliger. - Juan. Articula Tom, une figure lasse plaquée sur son visage qui pourtant, n'était souvent que souriant. Ça voulait dire beaucoup de chose, et il doutait que Juan ne l'ait entendu, à travers le remue-ménage qui secouait le couloir, mais enfin, l'espagnol était déjà parti s'afférer à la tâche... Soit se jeter littéralement sur le garçon qui venait de se foutre de Jude, et qui (comme tous les autres) semblait en possession d'un esprit bien trop fermé à son goût, pour le plaquer contre l'un des casiers dans un "hijo de puta", froid, direct, précis. Le choc fut violent. Assez violent pour calmer les ardeurs des adolescents débiles qui riaient encore, et ce n'était plus les fous rires que provoquait l'expression actuelle de Juan, mais bien la peur. - Je déconnais, mec... Je déconnais... Assura l'autre abruti, en esquissant un sourire qui se voulait désolé, alors que les autres se faisaient déjà petits. - Me da igual, Rétorqua Juan, en pressant sa main contre le col de l'intéressé... Pour qu'Ale ne fasse son apparition. - Woooh, on se calme !!!! Assura ce dernier, en essayant de les séparer... Vainement. Dans tout les cas, la voix de Nate les ramena bientôt tous à la réalité. - Et tu crois vraiment que j'en ai quelque chose à foutre, Jude ? Rétorqua Nate, en s'avançant aussi vers lui, pour froncer les sourcils, et le regarder, un air de dégoût en pleine figure, sans trop savoir ce qui le mettait tant hors de lui. Je m'en bat les coquilles de savoir ce que pense tes pote chelous de moi, mais arrête de me faire chier partout où je vais, arrête de me coller putain ! Et encore heureux que tu sois pas intéressé. Lâcha-t-il, dans une ironie parfaitement limpide. J'ai une copine, moi. Tu crois que tu vaux quelque chose, toi, à côté de ça ?! Ironisa-t-il, sur un air clairement mauvais. Mais t'es ridicule Jude, t'es ridicule sérieux ! - TU TE FOU DE MOI ?! Et Matthew dû bien gueuler, parce que le pic de colère que ses nerfs venaient d'atteindre dépassait bien toutes les normes possibles et inimaginables. Ce merdeux arborait un sourire fier, maintenant. Matthew passa sa main sur son col, entreprit de l'attraper, pour le serrer plus fortement. D'une autre main, il passa une serviette sur son visage, pour dégager la merde que ce sonar venait de lui foutre en pleine gueule, et ne plus avoir à supporter sa sale figure d'enfourné. TU CROIS QUE J'AI L'AIR DE DÉCONNER LA sonar ?! Ils avaient que quelques années de différences, et vu le comportement du gamin, rien le choquerait. De toute façon, Matthew s'en battait plus que royalement les coquilles, et au lieu de réfléchir aux conséquences de ses actes, il entreprit de le frapper, en pleine gueule (en mesurant le coup, évidemment, parce que le voir sortir avec le nez pété ferait hurler la plupart des parents d'élèves), sans lâcher son T-Shirt, qu'il tenait au niveau du col, sans se gêner, sans même se poser de question, et sans se décaler du mur contre lequel il l'avait plaqué, là où quelques millimètres seulement séparaient leurs deux visages. J'AI L'AIR DE DÉCONNER OU PAS LA ?! RE: Farewell. [School] - Xuu - 09-08-2014 Un gout de sang empli la bouche de K, qui avait désormais la joue collée au mur du vestiaire (il n'y allait pas de main morte, cet enroulé). Et pris au piège de son propre jeu, il sentit rapidement croître en lui une méchante envie de ravager quelque chose ou quelqu'un, et en l'occurrence, Dobson, présentement. Il serra les dents tandis que l'autre lui hurlait dans les tympans, essayant de ne pas penser à la douleur lancinante qui lui démangeait la mâchoire, tandis qu'il se tournait de nouveau face à l'énorme perspicace et son expression de taureau en furie. Et K ne prit même pas la peine de répondre à ses éructements, lorsqu'il leva son genoux pour l'enfoncer brutalement dans l'abdomen de Dobson, et aussitôt, enchérir avec une beigne en plein dans la gueule. Et il avait la rancune tenace : il profita alors du déséquilibre de son type pour le foutre à terre, et ce ne fut que quand il fut à peu près sûr de l'avoir maîtrisé, penché au-dessus de lui, une main enserrant sa gorge, que K s'accorda le droit de lui répondre. -ET MOI, il beugla,TU CROIS FRANCHEMENT QU'J'AI LA GUEULE D'UN MEC QU'TU VAS EFFRAYER ?! Jude n'eut pas conscience du foutoir qu'était en train de semer Juan, autour de lui, trop absorbé par l'expression à foutre des baffes qu'Ellidson arborait, à un mètre de lui, pour se rendre compte de quoi que ce soit d'autre. Et Ellidson finit par l'ouvrir, pour lui cracher quelques mots aux visages, qui chacun leurs tours, parvinrent à enfoncer Jude un km plus profond sous la surface de la Terre. Il gagna de telles extrémités de détresse que le temps d'une seconde, son esprit effleura presque la possibilité de se tirer comme un lâche, là, maintenant, sous les yeux de tout le monde. Qu'importait, après tout, qu'est-ce qui lui restait de sa fierté ? Il avait raison, Ellidson, sur quelque point : évidemment qu'il n'en avait rien à foutre, qu'est-ce qu'un gosse de riche pouvait bien avoir à branler d'un vieux taré sorti de son asile ? Et c'était parfait comme ça, au moins, sur ce point, ils étaient sur la même longueur d'onde. Mais qu'il arrête de le réduire au rang d'un déchet devant toute sa bande de chiens galeux, sous prétexte de posséder le mérite d'avoir tout ce vieux lycée de merde collé a son cul : il lui collait pas au cul, il le faisait pas chier où qu'il aille, au contraire, il l'évitait comme la peste. Qu'il arrête de le faire passer pour le trou du cul qui faisait chier la grande star Ellidson, parce que c'était faux. "J'ai une copine, moi. Tu crois que tu vaux quelque chose, toi, à côté de ça ?!", "Mais t'es ridicule Jude, t'es ridicule sérieux !" Le poing de Jude se contracta, et son sang ne fit qu'un tour, avant qu'il le projette en plein dans la mâchoire de Nate, dans un craquement sonore. Arrête de me regarder comme si j'était une merde, arrête de me donner le rôle du bouffon pour faire rire tes potes, arrête d'être aussi faux et dégueulasse, putain, Nate. -MAIS TA GUEULE !, parvint-il néanmoins seulement à rugir, fou de colère, désormais. FERME TA PUTAIN DE GUEULE ! |