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Farewell. [School] - Version imprimable

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RE: Farewell. [School] - Xuu - 12-06-2014

Et Jude de rire comme un bon abruti aux boutades de ce gros concon de Raphaël, avant que celui-ci ne le lâche. Alors, il se redressa, pour s'assoir sur le sol, parce que faire la serpillère par terre ne présentait plus grand intérêt, si il n'y avait pas Weaver pour lui tenir chaud. Et du coin de l'oeil, d'envisager le départ trop brusque pour être serein de Nate, avec cette toujours même pointe de satisfaction pernicieuse. Oh, la pauvre victime.
Lorsque le brun leur proposa un coup, pris d'un ultime élan de grandeur, Jude lança un regard entendu à Raphaël.
-Le seul truc que j'ai envie de boire actuellement se trouve contenu dans tes toutes petites boules, Weaver., glissa-t-il à ce dernier, avant d'ouïr la fin de la tirade de Nate-la-victime...
Et de froncer les sourcils violemment. Autant aurait-il pu en rire, autant, à l'instant présent, les sales petites intonation d'Ellidson lui donnait envie de lui encastrer sa tête parfaite dans un mur bellissime de sa baraque seigneurial. O.K., Nathan avait absolument toutes les raisons du monde d'être énervé, puisque là avait été le but de chacun des agissements de Jude. Et il n'y avait aucune cohérence à cela, mais en définitive, se prendre les remarques méritées de Ellidson irrité lui procurait bien plus des émotions de l'ordre de la fureur que de la satisfaction. Alors d'ailleurs, la "cohérence", elle pouvait prendre la deuxième à gauche et aller se faire mettre.
-Y'a un problème, Nate ? railla-t-il, mais ses quelques tentatives de paraître cyniques s'effacèrent bien vite sous le ton orageux de sa voix.
Bien sûr que oui il y avait un problème. Jude en était même à l'origine. Pourquoi est-ce qu'il n'était pas déjà parti ? Ça servait à rien, de rester là, ça ne servait à rien de s'infliger sa présence encore un peu plus. Ça ne servait à rien, il avait déjà eu milles occasions, mais il était toujours là, dans cette même pièce qui lui rappelait à quel point il pouvait être en bas de l'échelle, bas comparé à lui, et dans cette même baraque qu'il aurait voulu ne jamais, jamais, voir.
Il se releva alors, le poing tremblant, accroché nerveusement à son jean.
-Il me saoule trop, Raphaël, adressa-t-il à ce dernier, la voix basse et presque bredouillante tant d'un instant à l'autre, il se sentait pouvoir péter une durite. Il me saoule putain mais... Un jour je vais l'égorger j'te jure mais...



RE: Farewell. [School] - Agou - 12-06-2014

Donc, pour résumer, la situation était vraiment vraiment vraiment merdique.
Raphaël était franchement dépassé, c'était le cas de le dire. Partagé entre l'envie de détendre Judie qui semblait sur le point de mordre, et celle de travailler pour ne pas pas passer pour un sonar demeuré auprès de Nate alors qu'ils étaient en duo pour l'exposé. Pourquoi ils ne se supportaient pas, aussi ?? Ça aurait été bien plus simple si chacun y avait mis du sien, bordel. Parce que ok c'était bien beau d'être volontaire, etc, lui il voulait être sympa avec les deux, sérieux, mais comment il était censé faire, hein ?
Bon bah.
Jude remportait la manche, vu qu'Ellidson n'était plus de la partie.
- Arrête, mec, il est cool quand même. Fais pas ta tartiflette, et attends trois secondes, tu vas voir je vais te remonter le moral - et la teub, certainement, promit le brun en remuant son fessier musclé pour s'asseoir face à l'ordi de Nate, avec un petit clin d'oeil en prime. Bon, ok, ce truc était décidément très perfectionné et... bon, il s'en sortait tout de même. Avec un sourire (vicieux), il retapa fidèlement ce qu'il avait trouvé avec Jude lors de sa dernière visite sur la sphère virtuelle, un truc avec des concombres et surtout surtout, des mecs gays. Car il respectait ses choix. Oh et au passage, mes boules ne sont pas "petites", s'il te plaît, Jude. Tu le sais bien, en plus. Il cliqua sur leur site favori, et chercha une vidéo parmi les plus dégueulasses, qui en était presque... exotique. Ah putain. Il esquissa un immense sourire, et appuya sur start en se tournant vers le tatoué pour lui envoyer un baiser lointain, juste avant que le drame ne se produise. Au moment même où il se jetait sur lui pour effectuer une révision du suçon de la soirée chez Mamadou, le son brutalement viril et très intense de plusieurs gars en plein acte sexuel résonna dans toute la maison, manquant de lui faire faire une crise cardiaque.
- PUTAIN NATE TON ORDI EST BRANCHE A DES ENCEINTES ??! Gueula-t-il par dessus la bande sonore très dérangeante, en lançant un regard vers Jude. Oh et puis merde, y a personne, satisfais-toi au lieu de penser à ton futur meurtre. Et il avait glissé ça naturellement, coquin comme jamais, en cherchant la chaleur de son besto comme un chiot en mal d'amour. Et d'autre chose, aussi, c'est vrai (raphude).



RE: Farewell. [School] - Claaudie - 12-06-2014

Nick poussa un soupire, avisa Pandora qui continuait à sourire, visiblement contente de sa blague (elle était à chier), et encore plus contente de son effet. En fait, si il n'avait pas du tout regretté de s'être mis avec elle au début, il commençait à se demander si il venait pas de faire la plus grosse connerie de sa vie.
- J'en sais rien, tu rigoles toujours, alors ouais, peut-être que c'est mieux pour toi, Commenta Nick, en continuant finalement à écrire. Mais pourquoi t'as besoin de savoir ça ? J'te parle pas de ta mère, par exemple. Rétorqua le blond, glacial.

Nate voulut répliquer un truc à Jude qui commençait à rager sans raison, et qui, de toute façon, n'était même pas crédible, lorsque Raph lui attrapa son ordi des mains pour foutre une connerie et mettre le son à fond. Bah oui, il avait des enceintes, putain. Et cette histoire de vidéo de cul et de blagues de merdes allait bien finir par le tuer, c'était même pas drôle. Il avait quoi, sérieux ? Quatre ans d'age mental ?
- Mais Raphaël arrête de faire chier... Il s'avança vers eux, lassé au possible, pour se tourner vers Jude. Et ouais j'ai un problème, putain, on dirait que vous avez cinq ans, vous êtes chez moi et vous foutez le bor...
Oh non.
Pitié non.
La clé dans la serrure de la porte d'entrée se fit entendre. Comme ça, sans prévenir, alors qu'un bordel incessant animait toute la baraque, et que le son de l'ordinateur n'avait pas été coupé.
- PUTAIN RAPH Y'A MES PARENTS ! Gueula Nate, en attrapant l'ordi pour se dépêcher de couper le son, pile au moment ou la porte s'ouvrit. A la volée, évidemment.
- Il se passe quoi ici ? Lâcha sa mère, en entrant à l'intérieur pour déposer son sac, bientôt suivit de son père.
- Qu'est-ce que tu fou Nate ? Gueula ce dernier, plus complètement perplexe que véritablement énervé.
Et puis Daniel entra à l'intérieur, en se mangeant littéralement les lèvres pour ne pas imploser se contenter d'une sorte de grognement étouffé... Qu'il calma, évidemment, en captant le regard noir de sa mère. Et puis leur attention se posèrent sur Raphaël et Jude. Et là, Nate regretta de les avoir invité. Surtout quand il capta le froncement de sourcils de son père, en particulier lorsqu'il avisa Sheridan. En même temps, ce dernier était couvert de tatouage et autre piercing. C'était pas ce qu'on voyait le plus souvent, par ici.
- Tu m'explique ce qu'il se passe ? Lâcha son père, sans prendre la peine de faire les présentations.
- Papa, maman, c'est Raphaël Weaver et Jude Sheridan, on bosse les sciences ensemble, y'a rieeeeen de bizarre, on était sur un site et y'a une pub qui est apparu donc ça a...
- Rahaharahraarharaffjrrh... Articula Daniel, derrière, en s'appuyant à l'escalier pour pas rire plus qu'il ne le faisait déjà en fait à force de se retenir il lâchait une sorte de grognement chelou entre le rire et la douleur).
- Enfin tu comprends, et ils sont dans la même classe que moi. Termina Nate, trop rapidement pour avoir l'air un minimum crédible.



RE: Farewell. [School] - Agou - 12-06-2014

Et Raphaël regretta rapidement toutes les conneries qu'il avait pu faire, et ce depuis sa naissance certainement, en voyant les parents de Nate débarquer. Et la situation était affreusement embarrassante, réellement plus que tout ce qu'il avait pu vivre jusqu'ici. Il ne voulait pas aller aussi loin, ou peut-être que si, mais pas comme ça. Il avait juste voulu être sympa, cool. Détendre l'atmosphère.
Surtout lorsqu'il se rendit compte que la dernière fois qu'il avait pu voir leurs visages, ça avait été à la télévision. Oh merde. Oh merde ses parents étaient... méga connus. On pouvait le dire comme ça, dans tous les cas ça expliquait énormément de choses. Dont leurs regards bourrés de jugement posés droits sur eux, et surtout sur Jude il fallait l'avouer.
- Erm, bonjour, je suis Raphaël, enchanté, fit-il en se relevant et en passant une main dans ses cheveux pour se donner une contenance, en lançant un regard affolé à Jude, et plein de regrets en direction de Nate. Et on faisait l'exposé de sciences, désolé de vous importuner chez vous, on a eu quelques problèmes d'organisation, vous devez connaître ça, haha. Evidemment que non. Quel con, putain. Pourquoi il était incapable de bien se tenir devant des personnes aussi importantes ? Il allait finir par enfoncer l'autre surfeur sans le vouloir. Vous êtes bien mieux en réalité qu'à la télévision, vraiment. Enfin vous êtes naturels, quoi, c'est impressionnant ! Enfin j'aurais du fermer ma gueule, surtout, pensa-t-il très très fort en regrettant directement ce qu'il avait eu le malheur de sortir, gêné à mort.



RE: Farewell. [School] - colory - 13-06-2014

Le visage de Pandora se figea l'espace de quelques secondes. Oh non. Il ne venait pas de faire ça. Et surtout, il savait. Enfin, tout le lycée savait que c'était une toxicomane violente, mais Pandora avait tout fait pour que la nouvelle de sa mort ne circule pas trop. Apparemment, elle n'y était pas totalement arrivée. Elle croisa les bras, et essaya de demeurer impassible, même si au fond elle avait envie de péter un câble et de lui foutre une tarte en pleine gueule. Mais elle réservait ça pour un truc plus grave. Néanmoins, elle serra les poings. Tellement fort qu'elle pouvait sentir ses ongles s'enfoncer dans ses paumes.
- C'était y'a longtemps, je m'en fous maintenant. Je l'aimais même pas de toute manière, et elle non plus elle m'a jamais aimé, alors tu peux pas comparer. Dit-elle légèrement vexée. Et puis j'ai juste demandé de ses nouvelles, ta copine là. Je me souvenais plus qu'elle était morte.



RE: Farewell. [School] - Xuu - 14-06-2014

Face à l'entreprise de Raphaël, Jude resta coi, ébahi face à autant de culot/stupidité/gentillesse, ou sans doute les trois tout à la fois. Difficile de déterminer s'il s'apprêtait à péter un fou rire ou simplement rester encore un peu comme ça, bras ballants et yeux taillés XXL. Mais en définitive, le son répercuté dans tout l'appart eu raison de son envie démangeante de se taper le cul par terre, et ce fut l'ahurissement qui remporta la battle.
Alors, lorsque rageusement, Nate fit cesser le boxon et se tourna vers lui, (quand bien même avec plus encore d'amplitude que précédemment, Jude eu envie de lui décocher une bonne droite primé d'un bon genou dans les coquilles et se barrer d'ici pour changer de lycée et déménager de ce pays), il ne parvint même pas à placer trois mots.
Et d'autant plus en l'occurrence lorsque la figure d'Ellidson se décomposa avec une inquiétude qu'on ne traduit pas, quand la porte s'ouvrit. Alors, à l'instar de lui et de Raphaël, basiquement, Jude avisa les nouveaux venus. Prestancieux aurait été un adjectif adéquat pour les décrire, mais s'il s'agissait bien des parents de cette grosse sous race de Nathan Ellidson, Jude préférait alors les qualifier de laidement élégants et propres de leur personne à un point que c'en devenait clownesque, à l'instar de leur rejeton.
Et d'entendre Raph s'écraser devant eux. Ah, mais ils étaient connus ? Ellidson était un fils de starlette ? La belle vie. En ce qui concernait Jude, il ne les situait pas. De toute façon, il avait jamais eu de télé, d'ordinateur n'en parlons pas, et les seules informations people auxquelles il aurait pu trouver une ombre d'intérêt n'auraient que pu avoir en guise de sujet la santé du derche de son frère. Il s'apprêtait néanmoins à les saluer, normal, s'excuser peut-être pour un minimum rattraper le coup, -parce qu'il avait peut-être l'air d'être un enfourné de base, il n'en était pas un-, mais comme un coup de massue, le mépris qu'il se reçut en pleine gueule dès qu'il releva les yeux vers les darons le stoppa net.
Et eux de continuer de le fixer, comme s'il s'était agi d'une vieille ordure. Oh, ce genre de réaction à sa vision, ce n'était pas la première fois qu'il se les recevait. Dix fois par jour, 365 jours par an, en fait. Pas que ça le dérangeait, bien au contraire. La marginalité avait ça de gratifiant qu'on se sentait une valeur toute singulière. Mais là, c'était différent.
Là, il y avait une énorme marge entre ce que pouvaient lui signifier les yeux d'inconnus et l'animation écœuré qui vivait sous les traits des darons d'Ellidson. C'était quoi, leur problème ? Sa différence ? Son apparence superflue de pseudo-délinquant juvénile, ou son aire déterre de boule dog qu'on a trop fait chier ? Ils ne voulait pas qu'une telle raclure fréquente leur beau-fils sorti de leur beau quartier, c'était ça le deal ? Ils voulaient des bonnes fréquentations pour leur môme, hein ? Pas les vieux orphelins sortis du trou de leur banlieue, gros tarés dégénérés d'un hôpital psychiatrique, quoi ! Mais qu'ils ne s'inquiètent de rien.
Qu'ils ne s'inquiètent de rien parce que ce monde de confort où on était jugé de haut en bas comme à une parade de carnaval, Jude n'en voulait pas non plus. Il préférait sa merde solitaire, et s'il était contraint de lâcher Ellidson pour ça, ça ne lui posait pas l'ombre d'un problème : après tout, tout ce cirque n'était que la confirmation nécessaire de sa non-légitimité à ses côtés.
Il avait détourné les yeux, mais la férocité de sa rage sautait aux yeux, lorsqu'il se saisit d'un coup brusque de sa veste, sans un regard pour qui que ce soit.
-Ouais enchanté, cracha-t-il, indifférent à son bien paraître, désormais.
À grand pas, il s'avança vers eux, pour se frayer un chemin jusqu'à la porte encore ouverte.
-Et désolé de vous avoir fait chier. Salut Raph, il ajouta, avant de sortir de cette baraque de l'enfer, claquant la porte avec brutalité.
C'est vrai, il n'avait pas encore remarqué que lui et Ellidson n'avaient rien à foutre ensembles, pour sûr. Il avait bien fallu que ses parents le clarifient un peu plus, on savait jamais.
enfournés.
Gros enfournés.



RE: Farewell. [School] - Claaudie - 14-06-2014

Nick esquissa un sourire ironique. Il ne pesait plus ses mots, évidemment qu'il regretterait, mais peu importait, parce qu'elle avait en quelque sorte, ressorti un sujet complètement tabou, le genre de truc qui de toute façon, avait tendance à le foutre hors de lui. Il fallait s'y attendre, en même temps. C'était évidant, et Pandora aurait dû s'en douter.
- Bah maintenant tu t'en souviens, Lâcha-t-il, une figure plus que bourré de sarcasmes collée au visage, alors qu'il s'enfonçait lourdement dans sa chaise en croisant les bras. Et puis maintenant tu sais ce que ça fait, que tu l'admettes ou pas.

Putain. Quand Jude s'écarta pour marcher vers l'entrée, le regard que lança sa mère à ce dernier fut probablement le pire. Après, s'en suivit l'attention de son père, qui ne se porta même pas sur le tatoué, se contentant simplement dans l'analyse de Raphaël, le considérant peut-être comme quelqu'un de plus fréquentable. Nate poussa un soupire, n'osa même pas rattraper Jude, dans la mesure où il ne savait pas si ce dernier lui en voulait pour quoi que se soit, et que si c'était le cas, avoir rencontré ses parents devait en avoir rajouté des caisses.
- C'est un compliment je suppose, Ironisa son père en tendant la main à Raph et en esquissant un sourire qui pour quiconque aurait pu paraître sincère, mais que Nate savait définir comme bourré de manières et d'hypocrisie. Enchanté aussi.
Sa mère ne prit pas la peine d'aller saluer le brun, se contenta d'un sourire amer, pour s'aventurer à l'intérieur de la maison.
- Bonne soirée ! Lâcha Daniel, à Jude, juste avant qu'il ne quitte la pièce.
Et Nate ferma sa gueule, parce qu'il savait bien que cette comédie n'avait rien de réjouissant.



RE: Farewell. [School] - Agou - 14-06-2014

Ça sonnait faux, creux, mensonger.
Vide, surfait, bourré d'hypocrisie.
Du toc. Ironique pour des gens aussi friqués, aussi classes, aussi in. Jude venait à peine de se barrer, sous leurs regards dégradants et désapprobateurs, et il se sentait affreusement mal. Rabaissé, surtout. C'était carrément humiliant, de les voir avec leurs tons condescendants, leurs sourires surjoués, leur fausse joie apparente, comme si il avait été un bouseux du quartier venu encrasser leur parquet ciré. En fait, c'était précisément ce qu'il était, et il aurait préféré ne pas se le voir rappeler par deux célébrité, dont une icône de la télévision américaine, qui n'avait pas pris la peine de lui adresser le moindre mot, comme si ça avait pu lui brûler la langue.
Il retira rapidement sa main de celle du daron Ellisdon, dégoûté, humilié au possible.
- Vous en avez vraiment l'air, effectivement. Fit-il remarquer en se dirigeant rapidement vers Nate, pour attraper son sac, ses affaires, et regarder l'écran de l'ordi d'un air absent. Ma réalité, Ellidson, elle est peut-être incompréhensible, étrange ou tordue, mais quand on est un Weaver on se contente de ce qu'on a pas, et de ce qu'on n'aura jamais et on essaie de garder la tête hors de l'eau. Merci de m'avoir rappelé que j'étais une sous-merde, vraiment. Il secoua la tête et le regarda un dernier instant, d'un air désabusé. Oh et désolé pour le bordel. J'ai pas été éduqué. C'était même pas tout à fait une blague. Il ne prit pas la peine de saluer tout le monde, et sortit rapidement dehors, sans autre forme de procès. Il se démerderait, il demanderait à Ally, il ferait quelque chose. Et tant pis si il devait en chier pour une note, il le ferait. Et il aiderait Jude, ça allait de soi.
C'était mal vu, leur duo avec Nate. Rien que pour du boulot, un foutu exposé, c'était mal vu. Le clochard face au bourge, ça la foutait forcément mal ; la mixité sociale, très peu pour les privilégiés, évidemment. Alors ouais, ils avaient sûrement gagné leur thune à la loyale, ils s'en étaient sortis, c'était beau c'était bien. Une leçon de vie, et un salaire dûment mérité, des gens respectables et respectés, devant lesquels il avait écrasé sa dignité juste pour ne pas ressembler, un seul instant, à ce qu'il était et ce qui se lisait en travers de sa gueule. Il serait jamais comme ça. Et à côté de cette jolie famille pétée de fric, il faisait tâche, lui. Il était le prototype raté, sa sœur était une enfant indésirée issue d'une capote qui avait craqué et d'une mauvaise pilule, ses parents n'attendaient qu'un prétexte minable pour les foutre définitivement à la porte, et ils avaient foiré leur vie avant même d'avoir pu la gagner correctement. Il n'avait rien, rien de plus que lui, Ally, et quelques potes. Un meilleur ami. Et peut-être qu'il était loin d'être normal, cool, dans la norme ou fréquentable, ouais, c'était possible.
Il n'était pas assez bien pour Nate, il avait pigé le truc, c'était même carrément clair. Alors maintenant il savait à quoi s'en tenir, et il finirait par se contenter d'avoir une mentalité de merde, des actions de merde, un bulletin de merde, une carrière de merde et une vie de merde. Et il raterait la vie de ses gosses comme il aurait raté la sienne, ouais. En attendant, ça lui suffisait.
Il appellerait Jude le soir-même, et ça lui suffirait. Définitivement.



RE: Farewell. [School] - Claaudie - 14-06-2014

Et la porte claqua dans un bruit assourdissant, mais pas assez fort pour l'empêcher d'entendre résonner dans le fin fond de ses oreilles, les paroles de Raphaël. Son père ne prit pas la peine de tirer une mine consternée, et se contenta, pour son plus grand bonheur, d'un sourire embarrassé, presque désolé, si ce n'était pas pour l'amusement qui éclairait légèrement son visage. Donc ça le faisait rire. En même temps, ça allait de soit, que c'était drôle. Lui qui s'était habitué à le voir traîner avec les plus gros bourges du pays, évidemment que ça avait quelque chose d'ironique. Mais quand même. Jamais il aurait imaginé avoir affaire à un truc pareil, dans le sens où jusqu'ici, il avait pas eu à croiser leurs regards bourrés de jugements. Et infondés, qui plus est. C'était si difficile à croire, qu'il se fasse des amis par lui-même ?
- Franchement quand je vois ça je me demande pourquoi on t'a foutu dans cette école. Soupira son père, en posant sa veste sur le côté, visiblement pas plus embêté que ça par sa figure littéralement défaite.
- Vous savez Monsieur, ils avaient pas l'air si méchants ces jeunes. Lâcha Daniel, en comprenant que vu la tête de Nate, c'était justement pas au second degrés, qu'il fallait prendre l'altercation. Il essayait de lui venir en aide, en quelque sorte.
- J'en doute pas Daniel, mais sérieusement Nathan, tu peux pas te permettre de faire ami-ami avec eux, et je dis ça pour toi, j'ai aucun apriori à leur sujet, mais c'est tout simplement impossible. Affirma son père, pour marcher vers l'extérieur, un paquet de cigarette à la main.
- Ils avaient pas l'air si fréquentables que ça à mes yeux, de toute façon, et le second, tu as vu comment il a répondu à ton père ? Coupa sa mère, en entrant à l'intérieur de la pièce, visiblement débarrassée de tous ses accessoires, comme si ces derniers pouvaient avoir une quelconque utilité de toute manière. Tu devrais pas amener n'importe qui ici. Pandora Hopper est une fille très gentille, mais c'est absolument pas une raison pour fréquenter n'importe qui.
- On bossait juste la science. Réussit à peine à articuler Nate, complètement ahuri par leurs réactions.
- On sait bien, Assura son père, en fronçant les sourcils, toujours souriant. Mais c'est plus compliqué que ça, tu peux pas apparaître en public avec ce genre de personne, Nate, si jamais on en vient à savoir dans quelle école tu es, c'est les problèmes qui vont arriver, et ça les impliquera aussi. Je doute qu'avec leur condition ils soient véritablement capable d'endosser des choses pareilles. C'est pas comme si ils étaient comme toi, ils ont pas eu les mêmes chances, et ils les auront probablement jamais.
- Et puis tu as bien vu comment ils ont réagi, c'est pas le genre de comportement qu'on peut accepter chez nous. Ajouta sa mère, en croisant gravement les bras.
Il n'arrivait même pas à prononcer un mot. En fait, c'était clairement toute une ribambelle d'excuses, qu'on lui servait, et des excuses qui n'avaient même pas lieu d'être. Son père lui faisait clairement comprendre que Jude et Raphaël étaient de gros problèmes, et sa mère se contentait de lui affirmer qu'ils n'étaient pas fait pour être amis, pour la simple et bonne raison qu'ils n'étaient pas tous les deux pétés de thune. Est-ce que c'était juste censé avoir un sens ?
- Mais de quoi vous parlez ?
- Tes parents s'inquiètent pour ta sécurité, c'est tout. Assura Daniel, en s'avançant vers Nate, parce qu'il semblait comprendre, lui, qu'il était à deux doigts d'exploser. En somme, Daniel savait ce qu'il ressentait, et si il faisait ça, c'était dans le simple but de le calmer, mais visiblement, ça avait don de l'énerver encore plus. Ça l'énervait de savoir que de tous, il était bien le seul à comprendre.
- Tu sais parfaitement ce qu'on veut dire, Rétorqua sa mère, en hochant la tête.
- Vous êtes différents, voilà ce que je dis, et j'ai pas envie de voir mon fils se transformer en un énième punk anti-système. Cette réflexion balancée tout naturellement par son père, lui fit tirer une mine encore plus ahurie. Donc pour lui, avoir des tatouages c'était être un punk ? Et qu'est-ce qu'il en était de Raphaël alors ? Un rire nerveux et amer s'échappa maladroitement d'entre les lèvres de Nate. Vraiment, il avait hâte de l'entendre.
- Ton père exagères un peu, Nathan, mais c'est vrai qu'on voit pas ce genre de chose tous les jours, et tu as bien vu comment ils étaient, en particulier comment le dernier t'as adressé la parole. Commença sa mère, en essayant d'esquisser un sourire, ne serait-ce que pour le rassurer, parce qu'elle avait l'air de comprendre, enfin, qu'il le prenait terriblement mal.
- J'exagère pas du tout, et la prochaine fois je les laisserai pas partir aussi facilement ! Ajouta dans un rythme tout à fait mécanique, son père, en éclatant de rire, comme si de toute façon, il était évidant que la prochaine fois que deux adolescents à peine plus grands que lui et un peu trop dévergondés se pointeraient dans sa maison, il appellerait la sécurité de la Résidence, voir les flics, pour pas que son fils se transforme en punk. Pourquoi tu fais l'exposé avec eux de toute façon ? Et ce fut cette question, clairement posée dans l'incompréhension, qui le fit éclater.
- Parce que c'était mes amis avant que vous veniez tout foutre en l'air ! J'ai pas le droit d'avoir une putain de vie normale ? Sérieusement ? Tout ça parce que vous avez eu la chance de vous mettre à chier de l'or ? Mais allez vous faire foutre tous les deux putains ! Gueula-t-il, en marchant vers la porte à son tour, bien conscient, de toute façon, que Sheridan et Weaver devaient être super loin maintenant. Il crut remarquer le regard bourré d'excuses de Daniel, mais n'eut pas le foi d'y répondre. Il lui en voulait pas, à lui. Evidemment que Daniel pouvait rien y foutre : Si il ouvrait trop la gueule, il risquerait son job. Mais franchement, rien que pour lui, ses parents mesuraient pas leurs mots. C'était dégueulasse de tomber de haut à ce point. C'était dégueulasse, parce que tout ce qu'il avait cherché à éviter jusqu'ici venait de lui exploser à la figure en moins de dix minutes. Et ça faisait vraiment super mal.



RE: Farewell. [School] - colory - 14-06-2014

Pandora fronça les sourcils. Mais pour qui il se prenait lui?
- Bien sûr que je sais ce que ça fait! Dit-elle en haussant le ton. J'ai fait une bourde, c'est bon, je l'admets, mais c'est pas la peine de me prendre de haut comme ça! Elle se leva, et se pencha vers lui. Tu te prends pour un dieu? Tu te prends pour le mec le plus intelligent et le plus sain d'esprit dans ce bahut? Tout le monde est taré pour toi? Moi, je ne suis qu'une sportive sans cerveau qui passe son temps à courir après la baballe? Tu te mets le doigt dans l'oeil jusqu'à l'os mon grand. Elle abattit son poing sur la table, et ignora royalement les remarques de la petite documentaliste. Tu crois que t'as une vie pourrie? Tu penses que t'es le plus à plaindre? Tu te crois plus mature que tout le monde? Tu crois que tous les autres sont superficiels et débiles? Arrête de croire tout ça! T'es pas le nombril du monde, monsieur le sceptique de service!