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RE: Placebo - rp - Blouzblanche - 27-07-2015 (Coucou toi, bienvenuuuue <3 Envoie ton skype et on te rajoute à la convo du rpg, tu vas voir c'est plein d'amour et de fluff
)Le vent avait commencé à tourner et des oiseaux s'étaient profilés à l'horizon, tandis que l'équipage s'était mis à remuer du beaupré jusqu'au mât d'artimon. Après avoir passé quelques instants à faire des noeuds dans un cordage oublié et à sourire timidement à Octavie, avant de cacher ses larmes, trop perdue pour savoir quoi lui dire, Lee avait essayé de se rendre utile et avait rejoint tous les membres d'équipage les plus musclés pour pousser le cabestan et faire descendre l'ancre. Un mécanisme alliant magnétique et magie la fit aussitôt filer et s'arrimer aux pontons. Aussitôt fini, le front mouillé de sueur se mêlant à ses larmes poudrées de fard à paupières, elle se précipita sur le côté et se hâta de lancer les cordes pour que les marins du pont les tirent vers eux. Ainsi abordèrent-ils. Ce qu'elle refusait de s'avouer, c'est qu'en plus de rendre service, elle essayait de s'abrutir au travail, afin de ne plus penser à ses peurs et d'éviter de parler aux autres. Son échec de conversation avec Octavie la gênait déjà bien assez. Se précipitant au sol, Lee inspira l'air étrangement dépourvu d'iode du port, froid et sec, la remuant comme un souffle glacé et râpeux qui s'introduisait dans ses poumons contre son gré. Regardant ses pieds, elle rajusta sa ceinture, son plastron et son carquois, et se prépara à aller chercher les chevaux, lorsque le contact froid de l'air sur sa peau lui rappela que ses joues étaient encore humides. Elle eut un frisson de gêne en pensant à son maquillage dégoulinant et à son nez rouge miséreux, lorsque, comble de l'embarras, la main fluette d'Antigone se matérialisa, tenant un petit mouchoir en papier. Lee resta interdite quelques secondes, puis, ne voulant pas se donner en spectacle, elle l'accepta avec un petit hochement de tête, regardant droit devant elle, et s'essuya le visage avant de se moucher. Elle jeta un regard au mouchoir et vit qu'il était constellé de noir et de rouge. Le maquillage de ses yeux et de sa bouche avait dû horriblement couler. Elle se raclait la gorge, lorsque la voix beaucoup trop mélodieuse d'Antigone s'éleva. -Lee, tu sais, si tu as besoin de parler... La voix mourut aussitôt, comme un oiseau qui aurait tenté de prendre son envol trop tôt. Lee releva les yeux vers elle; sourcils froncés, bouche entrouverte. Croisant le regard bleu d'Antigone, elle y décela une tentative d'amitié et de contact qui la réchauffa comme une bourrasque d'air chaud, véritable trésor dans cet archipel si ensoleillé et froid. Elle voulut répondre par un océan d'amour et de remerciements, mais les mots se bousculèrent dans sa bouche comme un train qui déraille. -M-Merci Antigone tu devrais pas-enfin si, mais tu -tu sais que je-non mais nous, enfin, ah, euh... AAAAH. Elle eut un râle de frustration et détourna le visage, le poing crispé sur son mouchoir, tandis qu'un sourire de ridicule se glissait inexorablement au coin de sa bouche. Et puis elle plissa ses yeux auréolés de noir lorsqu'elle vit Milo gober des gélules avec une joie inexpliquée. Lee sentit son sang ne faire qu'un tour. Elle connaissait ces pilules, vu qu'elle avait fait une blague dessus quelques heures plus tôt. -Désolée, Antigone. Hé! Le dragée! Oui, toi, le mec aux cheveux marshmallow! C'est pas parce que t'as la même coupe qu'Octavie que tu peux lui piquer ses médocs. Et puis comment t'as fait pour les avoir dans ce monde? Elle courut à sa hauteur; c'était Milo, l'hypocondriaque qui gobait tout ce qui traînait et qu'elle avait déjà vu tellement défoncé qu'il n'arrivait même plus à cligner des deux yeux en même temps. Ils ne se parlaient pas souvent, probablement parce que Lee n'avaient aucun médicament à se faire enlever des poches. -Si tu veux que je te fasse parvenir ton poids en Valium, t'as qu'à le demander, ajouta-t-elle en croisant les bras, ses muscles encore contractés par l'usage du cabestan. Mais ces cachets sont contre la déprime, tout ce qu'ils vont te faire, c'est te faire faire voir des smileys partout et avoir des pupilles de la taille d'un trou noir. Et puis surtout, ils sont à mon amie. Si tu veux pas te prendre une flèche dans le cul par inadvertance la prochaine fois que j'aurai à te couvrir, laisse ces pauvres petits médocs à leur place. Elle eut un petit soupir de frustration: elle s'était assez répandue en monologues pour le restant de la session. -Cela dit... fit-elle en baissant les yeux. Je vais pas me mettre un talentueux alchimiste à dos. C'est toujours agréable d'avoir quelqu'un comme toi dans le coin quand on a un mètre entre son genou et son mollet et qu'on pisse le sang. Mais juste... Pas Octavie, s'il te plaît. Et surtout, surtout... Elle baissa instinctivement le ton. -Pas Antigone. Ca la rend folle. Elle lui donna une tape sur l'épaule et se prépara à rejoindre tout le monde pour enfin s'avancer dans la ville portuaire étrange. RE: Placebo - rp - Mayskurar - 27-07-2015 Enfin arrivés. Une fois qu'elle sentit le bateau immobilisé, Octavie se releva finalement, rangeant son lourd grimoire dans l'une des poches, et fila d'un pas vif en direction du pont. Elle ne comptait pas s'attarder pour observer les folles et passionnantes discussions entre Milo, Lee et Antigone, mais son nom soufflé dans la conversation apparut comme un mur contre lequel elle se cognerait. Elle fit volt face, les toisa de ses yeux furieux avant que son regard ne se porte sur Milo.
« - S'il manque une seule pilule à mon retour au manoir, tu le sentiras passer Milo. » Pas qu'elle soit particulièrement mécontente de ne pas avoir à prendre de pilules. Mais malgré sa haine envers ces médicaments, elle ne pouvait pas s'en passer sans risque de courir jusqu'à la falaise et s'envoler. Mais elle n'en avait pas envie. En tout cas, le dernier qui lui avait pris ses pilules avait terminé sa tête encastrée dans un mur. Elle avait beau être petite et rondelette, ses chers parents lui avaient appris à se défendre. Et elle avait toujours utilisé ces enseignements à bon escient. Elle jeta un dernier regard incendiaire à Milo, avant de se retourner et de quitter le bateau. La jeune fille demanda son chemin auprès d'un des marins, qui lui indiqua le village qu'on pouvait voir se dresser au dessus de nuages. On sortit leurs chevaux des écuries, Octavie rejoignit le sien, nommé Raja. Elle se mit très vite en selle, avec pour objectif de gagner le village mentionné dans le message au plus vite. Elle se tourna néanmoins vers les autres, quelque peu agacée de devoir les attendre. Une fois qu'ils furent tous prêts, les chevaux s'ébrouèrent, avant de filer en direction du village. RE: Placebo - rp - Edeen - 27-07-2015 Les coudes appuyés sur la rambarde du navire, Drew regardait les nuances de bleus défiler sous ses yeux. Ce cocktail de ciel et de nuages avait sûrement un petit côté poétique, le bruit du vent qui sifflait près de ses oreilles avec pourtant une certaine douceur était sans doutes mélodique pour certaines personnes. Drew n'en savait rien. Il n'avait pas une âme de poète torturé, de musicien prodige ou d’artiste incompris. Il se contentait de contempler de loin l'art de ce monde sans trop comprendre. Il n'aurait jamais la délicatesse d'Antigone qui savait trouver un charme au moindre petit brin d'herbe secoué par la brise. Pour lui la nature était fourbe. Pourtant il ne put résister à l'envie de tendre son bras vers les nuages. Il étira son bras gauche et lorsqu'un nuage entra au contact de ses doigts noueux il se réduisit en une légère brume blanchâtre qui propagea une sensation de froideur dans tout son bras. Fourbe et froide. Alors que son regard se perdait dans l’immensité azur l'air fouettait sa chevelure verte emmêlant entre elles quelques mèches rebelle. Vert. Drôle de couleur qu'on lui avait dit. Un peu trop excentrique et pas la plus jolie de toute. Pourtant Drew, il aime bien le vert. Pas parce que c'est la couleur de l'herbe, des arbres ou ce genre de débilités, non. Il paraît que le vert représente le changement, la chance, la magie. Sa mère lui avait raconté un soir que les dragons et les bouffons aimait le vert. Il s'en était toujours souvenu sans savoir pourquoi. Alors oui Drew, il aime bien le vert, il trouve que c'est une couleur intrigante. Trop occupé à noyer son esprit sous des remarques futiles pour ne pas penser au vide qui s'étend sous ses pieds, il remarqua tout juste la première interaction oral entre Antigone et Clarence. Un petit sourire taquin se dessina sur ses lèvres, la situation était comique même de loin. Néanmoins il faudrait peut être qu'il ait une conversation avec Clarence, car certes, il lui avait conseiller de lui parler plutôt que de la fixer comme si elle était une biche et lui le chasseur, mais il ne se souvenait pas avoir mentionné "oh tient et met tes pieds dans ses cheveux aussi". Mais après tout Clarence n'avait rien du prince charmant traditionnel, qui sait peut être que dans 20 ans, la coutume sera de mettre ses bottes terreuses dans les cheveux de sa bien aimée. Le bateau arriva enfin à destination. Drew était ravi de pouvoir enfin retrouver la sensation de la terre ferme sous ses pieds jusqu'à qu'il se souvienne de la distance à parcourir jusqu'au petit village. Ils allaient devoir remonter à cheval. Un long soupire de désolation coula sur ses lèvres avant qu'il ne remonte sur la bestiole. Il ne c'était même pas ennuyé à lui trouver un nom recherché, il l'avait appelé Paul. La première chose qui lui avait traversé l'esprit en somme. Durant le voyage à dos de canasson, ses yeux déviait parfois sur Milo. Il ne lui avait jamais vraiment parlé. Il avait essayé quelque fois, mais il n'avait jamais osé. Une sensation qui lui était encore inconnu jusque là : la timidité. Cet enfant le mettait mal à l'aise. Il ne savait pas si c'était son teint blafard ou le fait qu'il soit complètement stone à chaque fois qu'il croisait son regard. Un sentiment peur et de fascination s'éveillait en lui quand il le croisait. Alors qu'il fixait Delcombes, ils arrivèrent enfin au petit village. Non mécontent d'être enfin arrivé, l'inventeur se jeta presque sur le sol et se tourna vers ses compagnons d'infortune. « Je vais aller me renseigner sur les monstres et tout ce qui s'en suit au près du maire, ou quelqu'un de cet envergure, je sais pas trop. Je reviens avec les informations dans quelques minutes, en attendant vous avez cas vous prendre des armes ou je sais pas quoi. » Il ne leur laissait pas vraiment le choix, mais sur Ethnolia Drew avait à tendance à vite se prendre pour le chef. Il en avait peut être un peu assez qu'on le materne au manoir comme si il avait deux ans et qu'il menaçait de se mettre les doigts dans une prise à chaque pas. Il s'avança vers la grande place du village, les mains dans les poches. RE: Placebo - rp - Okero - 28-07-2015 Glousp. Candy crush descendait déjà dans la trachée, et bousculait burlesquement le tube digestif pour se dissoudre dans le bidon.
« Hé! Le dragée! Oui, toi, le mec aux cheveux marshmallow! C'est pas parce que t'as la même coupe qu'Octavie que tu peux lui piquer ses médocs. Et puis comment t'as fait pour les avoir dans ce monde? " Pris en flag, avec la discrétion d’un pachyderme. Lee était trop fort(e) pour lui; il distinguait tout, ce qui en soit était un putain de paradoxe. Un mirador qui chutait sur chaque mouvement, vraisemblablement. Espérons qu’Octavie n’ai rien ouïe. Bon, à chacun son vice, moi les medcos lui le se.. Non cette référence trop rabâchée semblait lourde et méchante à présent ! Le pauvre. « C’est pas si grave Lee. » Vite, une réponse. « C’est comme le Valium, c’est la même chose. » ça passe, ça passe.. ça passe ? "Si tu veux que je te fasse parvenir ton poids en Valium, t'as qu'à le demander. Mais ces cachets sont contre la déprime, tout ce qu'ils vont te faire, c'est te faire faire voir des smileys partout et avoir des pupilles de la taille d'un trou noir. Et puis surtout, ils sont à mon amie. Si tu veux pas te prendre une flèche dans le cul par inadvertance la prochaine fois que j'aurai à te couvrir, laisse ces pauvres petits médocs à leur place." Gnn ça passe pas. Milo ressentait ce sentiment un peu prude de l’enfant qui se faisait bourdonner par sa mère et qui n’as aucun bastion ou protéger son ego. « Ho Lee, relax un peu, t’es pas ma mère » Mashallah, et encore heureux que tu sois pas ma mère, j’aurais pleuré. Lee c’était un peu le genre de type enthousiaste qui avait l’air vraiment sympa mais qui se cognait trop aux normes. Enfin ses rencontre personnelles avec Lee étaient assez limités; Dur de confronter un réaliste qui te fais comprendre gentiment que tu es un sac a pilules. Bon c’était un peu extrapolé, mais le fond y était. Une bouffée de chaleur joyeuse explosa au visage de Milo. Un monde doux, plutôt serein. Il regarda Lee avec un air amicale « Bon oui c’est vrai, désolé. » Milo avait peut-être était un peu trop direct et méchant. Lee avait l’air d’attacher beaucoup de compassion à Octavie, Ne lui enlevons pas cette noblesse, l’amour rend aveugle. Oops. « Et surtout, et surtout… Pas Antigone » Non, de toute façons Antigone aurait tout de suite remarqué avec ses manies, c’est une mauvaise cible, OBVIOUSLY. « S’il il manque une seule pilule à mon retour au manoir, tu le sentiras passer Milo » Ouf, ça, c’était fait. Octavie du coin de l’oeil, glaciale à son habitude. Le gout du béton armé, tout simplement. Milo avait beau être grand coeur (malade), il n’était pas forcement diplomate; c’était un fait. et Octavie l’égarait. Trop d’offensive, trop de nonchalance. Elle l’avait mis mal à l’aise trop de fois. Ce double visage qui fait peur, qui parait si tendre pour te poignarder dans le dos sans t’en rendre compte. il dévisagea Octavie qui a présent dans sa conscience ressemblait à ...un berlingot? Bleu. La samba résonnait déjà dans son cortex avec une sigma délicieuse et ironique. Mon dieu, cette pilule rouge, tout ça pour une pilule rouge. Haha. Non, c’est pas drôle, elle va mal le prendre. Malgré lui il sentait l’euphorisant monter en lui, s’accrocher aux gencives, lui tirant sur le faciès plissant ses yeux en amandes. Et avec ça comme médoc elle riait toujours pas ? Elle sera bien contente quand elle se sera fait éclater le nombril que je sois derrière pour panser sa bedaine. Haha, si seulement elle savait qu’il ne manquait pas une pilule, mais toute une plaquette volé à la pharmacie avec Clarence la nuit passée, Le Vésuve aurait été renommé Devaux Octavie. Enfin, ne tenant pas à rester sur la scène du crime, il saisi à la volé l’annonce de Drew et couru vers lui pour le rejoindre. Waw, comme si soudainement la gravité étouffait ses enjambés qui s’enfonçaient dans la guimauve. Extra. Il se plaça a hauteur de Drew et, avec sa frimousse extasiée tel un masque de clown, témoigna naturellement « Jt’accompagne, ça va être cool. Ca te dérange pas ? ». Il était pris d’éclats de rire intérieur incontrôlés et sans raisons. Il flottait. La vie était belle. RE: Placebo - rp - Blouzblanche - 30-07-2015 HS: Pour ce post, je me glisse temporairement hors de mon Lee bien-aimé pour me couler agilement dans celui du bon vieux maire de la ville.
« -Le maire du village de Kadsburry, dans l'archipel volant de Bendetto, lance un appel au secours aux mercenaires et aventuriers nomades. Les champs et bois alentours du centre du village sont infestés de monstres qui ravagent les récoltes, et victimes de pillage par ce qui semblerait une organisation humaine. Il propose à ceux qui viennent les dératiser une somme importante. » Trottant et soufflant comme un bœuf, le maire du village, le très respectable M. Johnny Poitou, tentait tant bien que mal de suivre Milo et Drew qui remontaient déjà vers le port où les attendaient le reste de leur équipe. Son épaisse moustache drue volant au vent, sa cape d'officier suivant le mouvement, il secouait sa musclée et grasse carcasse de soldat retiré avec un peu trop d'enthousiasme, enserrant dans ses mains le mot que Drew lui avait rendu. Il était dur de s'appeler Johnny Poitou lorsque l'on était noir. Pourtant, le mer de l'île de l'archipel volant de Bendetto le faisait à merveille. Il arriva à la hauteur des aventuriers, et, les mains sur ses genoux, reprit sa respiration comme un vieux phoque. -B-bien le bonjour, v-valeureux mercenaires, balbutia-t-il. Cet enfant m'a fait quérir, ajouta-t-il en désignant un Drew scandalisé de son gros index. De même que son ami qui semble malade. Vous avez décidé de répondre à mon appel et je vous en suis infiniment gré. Il se redressa, tâta discrètement son pouls, secrètement peu enjoué à l'idée que sa femme le harcèle de nouveau sur sa tension. Une fois que son rythme cardiaque fut revenu à la normale, il épousseta ses épaulières à franges et se racla la gorge. -Toute la possession agricole de Kadsburry sur les dix kilomètres à la ronde est infestée de créatures hostiles qui terrorisent nos paysans et bloquent le transit marchand. De plus, les masures et entrepôts ainsi désertés, de même que nos champs fruitiers et nos élevages, sont ensuite pillés rigoureusement par quelque organisation mesquine. Nous vous demandons, en le nom de la ville de Kadsburry, et de par les pouvoirs que nous confèrent notre statut de maire, de mettre un terme à ces agissements criminels et à mater les bêtes qui empêchent notre secteur agricole de suivre son cours normal. Je... euh... Il s'en suivit un silence au cours duquel l'équipe ne dit rien, sans doute un peu moqueuse, après l'avoir entendu employer le "nous" royal pour son pauvre petit statut de maire. Celui-ci s'en trouva ainsi désarçonné. Il regarda une femme aux cheveux bleus, aux yeux cerclés de noir et aux lèvres rouge sang qui souriait avec un peu de sarcasme et sortit aussitôt un mouchoir pour éponger son front. Puis de son autre poche, il tira un papier qu'il déroula aussi sec. -Les créatures incluent... voyons voir. "Trois tigres blancs à dents de sabre; un dragon d'électricité de sous-catégorie oméga" -sans nul doute un adversaire peu ardu pour des combattants de votre taille, hu hu hu-, "...de quatre mètres cinquante au garrot et de vingt mètres d'envergure", attention de ne pas vous prendre un coup de ses ailes, "une douzaine de necromarki, et pour finir, cinq baleines volantes." Le maire enroula son parchemin puis releva la tête. L'équipe n'en menait pas large. Personne n'aimait les necromarki; ils étaient proprement terrifiants. En effet, un necromarkus était un cadavre dans lequel on avait piégé l'esprit d'une fée. Les fées, peu habituées à des corps humains, avaient tendance à donner des mouvements brusques et, ignorant les limites d'un être humain, surtout d'un cadavre, poussaient leur hôte à accomplir des exploits de force et d'adresse, jusqu'à ce que le corps se disloque et que, faute de pouvoir s'alimenter, l'esprit de fée meure. Un necromarkus ne durait guère plus de trois jours -s'il se battait. Si personne ne se mettait dans son chemin, il pouvait être un esclave docile pendant des mois entiers. -Nous ignorons si les baleines sont reliées aux vandales, reprit le maire en grattant sa peau ébène. Toutefois, elles semblent paniquées et, aussi grosses et lentes qu'elles soient, elles causent des dégâts en volant un peu trop bas. Quant aux personnes derrière ces félonies, d'après les témoignages, ils semblent être composés d'un assemblage hétéroclite d'Inquisiteurs déserteurs, de vandales sans ambition et de mages contrôlant les necromarki. Voilà. Il fourra une bonne fois pour toute le rouleau de parchemin dans sa bourse, puis frappa dans ses mains, et regarda la troupe. Il se heurta à des regards durs. -Ah oui, bredouilla-t-il. Bien sûr. Pour votre participation, vous serez payés dix mille pièces d'or; cela fait dix lingots. Je vais vous donner cinq mille pièces d'or maintenant; vous aurez le reste lorsque vous m'aurez ramené les têtes de toutes les créatures que je vous ai demandé de tuer. Il sortit une autre bourse d'où l'équipe entendit un magnifique tintement, et il y plongea la main pour en sortir cinq bâtonnets sublimement luisants. Il se tourna vers Drew. -Non, se reprit-il. Mieux vaut ne pas confier la finance à un enfant. Il le dépassa et les confia à Antigone. -Madame, je vous laisse vous occuper de la répartition. Il recula, inspira, remit ses épaulettes en place, puis s'inclina. -Mesdames et messieurs, mercenaires, nous vous remercions de nous venir en aide. Si vous avez besoin de nous, nous.. euh... je me trouverai à la mairie. Je vous souhaite bonne chance. -Laissez la chance aux faibles, reprit Lee avec un sourire. Les bons utilisent le courage. Et les meilleurs, le talent. Le maire la regarda un instant, puis hocha la tête, fit volte-face, et claqua des doigts, lui faisant porter un cheval. Il l'enfourcha non sans difficulté, puis partit au galop, la cape au vent. Ainsi disparut Johnny Poitou, maire de son état. RE: Placebo - rp - Mayskurar - 30-07-2015 Dès l'instant ou Octavie vit revenir Drew et Milo, ainsi que derrière, traînant sa graisse tant bien que mal, un grand homme noir pour le moins imposant, la jeune fille se figea. fit quelques pas en arrière, se réfugiant derrière Clarence. Elle associait, fatalement, un certain surplus de graisse à une constitution de porc, et les joyeux surnoms allant avec, comme lui avaient péniblement appris ses années de collège et de lycée, à ses dépens.
En somme, Octavie détestait incontestablement les gros. Encore plus lorsque, comme l'homme face à eux, ils expiaient avec joie leur sueur par tous les pores et l'offraient à la vue de tout le monde, épongeant négligemment leur front dégoulinant et puant à l'aide d'un chiffon ou d'un mouchoir quelconque qui traînait probablement là depuis des semaines et leur servait probablement à se moucher par la même occasion. Répugnant, simplement répugnant. Et tandis que de sa voix chevrotante et bégayante il expliquait la situation, Octavie tremblait horriblement, terrifié à l'idée qu'une seule goutte de salive n'entre en contact avec sa peau délicate et diaphane, ou que pire, une goutte de sueur ne s'échappe par quelque moyen que ce soit pour entrer en contact avec son épiderme. Heureusement, son fier bouclier désigné, en la personne de Clarence, lui était fort utile pour éviter les éventuels désagréments visuels, ou pire, physiques qui pourrait advenir suite à cette rencontre. Fort heureusement, ladite rencontre s'écourta très vite, et suite aux derniers mots de Lee particulièrement intéressant et sonnant très vrais selon Octavie, la jeune fille retourna en première ligne, observant quelque peu autour d'elle, l'air de rien. « - Des necromarkus hein ? Je pourrais peut-être les contrôler. » Elle avait déjà lu à ce sujet. Contrôler des necromarkus ne demandait pas un force extraordinaire, le mage jouant un simple rôle de marionnettiste. Le problème était de les créer, et si c'était déjà fait, de rompre le lien avec le mage originel. Ce ne serait pas un problème particulier pour elle. Ce n'était même pas les créatures qui lui faisaient peur. Drew pourrait sans doute s'occuper du dragon, ils viendraient sans doute à bout des tigres blancs de quelque façon que ce soit, et les baleines volantes... bon, celles-ci elles ne préféraient pas y penser. Non, ce qui la préoccupait vraiment, c'était les humains. Elle soupira, jeta un coup d’œil vers le village. « - Nous n'avons pas de temps à perdre. Allons acheter des équipements corrects cette fois-ci, grimaça-t-elle au souvenir d'une mission récente, et on y va directement. On a perdu du temps avec les détours du voyage. » A ces mots, sans presque attendre, elle pressa le pas vers le village. Ils la suivraient. Elle le savait très bien, ils ne laissaient que rarement l'un des leurs tous seuls. RE: Placebo - rp - 0asis - 30-07-2015 Alix s'éveilla doucement, non sans peine, s'étirant vaguement comme pour se sortir d'une torpeur léthargique un peu trop longue. Elle avait eu des crises toute la nuit, avait passé son temps à être crapahutée par les infirmières du manoir, et avait fini par abandonner de fatigue son corps qui n'en pouvait plus. Aussi, quand elle se réveilla, son corps était encore plus douloureux qu'à l'accoutumée. Si c'était possible. Entre spasmes nocturnes et paralysies isolées, Alix était presque rassurée de voir que son corps pouvait encore montrer des signes de vivacité, de vie de temps en temps même si elle paraissait plus possédée qu'autre chose. Un bon remake de l'exorciste en bref. Elle se laissa mollement glisser jusqu'à son fauteuil, et roula (they see me rollinnnnnn, they hatinnnn) pour s'éloigner vers la fenêtre, laissa échapper son regard sur le lit vide d'Antigone, et ferma les yeux. La pauvre, elle est vraiment mal tombée. Et à ce qu'elle avait compris, ce n'était pas la première fois que la jolie fille au nom tragique tombait sur une mourante.
Rebelote.
Alix toisa son lit. Combien de temps lui restait-il pour commencer à apprécier ces lieux, cette chambre si propre, si terne, si... vide ? Combien de temps lui restait-il pour s'habituer à ses camarades, les voir rire, apprendre à les connaître, à les aimer ? .. Et surtout combien de temps mettront-ils à l'oublier ? La jeune fille se regarda dans le miroir : cheveux blanc ; teint blafard ; membres squelettiques. Alix, on t'a déjà dit que t'as une tête de cadavre ? Elle passa une main dans sa tignasse rebelle et pourtant si courte, avant de renoncer à se donner bonne allure. Elle allait faire demi-tour quand elle sentit son fauteuil avancer seul. Elle se retourna avec autant de précipitation que le lui permettait son corps de limace et tomba sur un Rixon en si bonne forme que ça lui donna automatiquement mal à la tête. Elle leva en prévision les yeux au ciel. Exaspérée. Elle ne l'avait même pas entendu rentrer. Cet homme était vraiment une plaie, un furoncle, un personnage à abattre, dans l'hypothèse où Alix en était capable. -"BIEN LE BONJOUR JEUNE FILLE", commença-t-il en hurlant, tout en la sortant sans qu'elle ne puisse s'y opposer de sa chambre, "Alors voyons voyons, je sais que c'était pas trop la joie cette nuit : ton corps a décidé de faire l'amour tout seul comme un épileptique.. pas pratique pour une fille globalement paralysée hein ? ... Oh non fais pas cette tête, je te taquine, et puis je me le permets parce que d'ici 10 minutes je serais ta personne préférée sur terre." Alix haussa un sourcil, ferma les yeux et se laissa entraîner sans piper mot. Elle haïssait cet homme. Si jovial, si enthousiaste, si bruyant, si.. vivant. Si peu rassurant aussi. Elle ne pourrait jamais le considérer comme sa personne préférée sur terre. Ni lui, ni aucun des gens qu'elle croisait et qui la regardait comme une bête de foire. Vous êtes tous plus malades les uns que les autres, me regardez pas, je vais disparaître avant que vous ayez retenu mon prénom. Alix referma ses yeux. Se referma au monde extérieur. Elle ne les rouvra que quand elle se sentit transportée de son fauteuil. Elle avait eu conscience de changer de pièce, de traverser les couloirs, mais ça ne l'avait pas alertée. Là, elle était soulevée de son précieux accompagnateur à roulettes. Elle se cramponna aux bras du directeur, manquant d'air, de confiance, et lui jeta un regard désespéré, auquel il ne prêta aucune attention. Rixon la déposa dans un des fauteuils de la machine, sans prêter aucun intérêt à son visage enfantin rongé par le désespoir, ni à ses larmes qui griffaient violemment ses joues, contrastant par leur chaleur au glacé de ses pommettes. -"Alix, calme-toi, ferme les yeux. Tu vas rejoindre les autres, ton traitement commence aujourd'hui." Au bord de la crise de nerfs, au bord de l'évanouissement et au bord de l'arrêt cardiaque, Alix tenta en vain de se bouger, jurant intérieurement sur son corps qui encore une fois refusait de lui obéir. Après des secondes de lutte immobile interminable, jurant de ne plus jamais se laisser entraîner par ce maudit directeur, jurant d'aller crever loin de ce foutu manoir, Alix ferma les yeux. Eut mal au crâne, cru tomber. Quand elle rouvrit les yeux, elle était nez à nez avec une Octavie plus déterminée que jamais. Alix avait retenu les prénoms de quelques uns des pensionnaires grâce à la bienveillance et à la légèreté hors du commun d'Antigone. Bref, tomber nez à nez était plutôt imprévu pour Alix, tant et si bien que cette rencontre l'obligea à faire deux pas en arrière. Qu'elle fit. Avec une facilité déconcertante. Sans s'en rendre compte. Elle avait fait deux pas en arrière, qui avait plutôt l'air d'énormes pas vers l'avant. Vers la vie. Puis Alix baissa les yeux, observa ses jambes, qui semblaient si fortes, fit tourner ses mains, observa ses muscles qui frémissaient d'envie de bouger, elle sentait ses membres se contracter un à un.. Alix fondit en larme, fondit tout court, s'écroula par terre, ne réalisant ni où elle était, ni pourquoi, ni comment. Surtout pas comment. Surtout pas pourquoi elle se sentait si bien. Les larmes roulaient sur ses joues, avalées par les hoquets de l'étonnement, provoqués par une jeune fille qui ne parvenait ni à respirer, ni à réfléchir, autant abasourdie qu'émerveillée. Décomposée mais vivante.
Totalement vivante.
COOL ALIX VA SORTIR DE LA PHASE DEPRESSION PROMIS fiou RE: Placebo - rp - MoZ - 30-07-2015 Clarence goûtait à ce sentiment acide et diffus que laissait un échec de n'importe quelle sorte dans le creux de la gorge. Il avait ignoré les moqueries de Milo, esquivé les regards moqueurs de Drew, et avait suivi le mouvement hors du bateau sitôt ils eurent atterri.
Le maire de Kadsburry, un petit homme suant et haletant que ramenèrent Milo et Drew vint leur livrer de plus amples explications. Clarence, qui écoutait d'une oreille distraite les instructions ennuyeuses et redondantes par rapport à l'origami reçu, baladait un regard las autour de lui quand il sentit du mouvement derrière lui. Il tourna légèrement la tête, et reconnut Octavie qui semblait l'utiliser comme un quelconque bouclier. Il lui décrocha un regard à la fois désabusé et agacé. Du fait de sa grande taille en réalité comme dans le jeu, il était souvent utilisé par les autres comme un moyen de protection quelconque, que ce soit d'une tierce personne ou de l'horreur que représentait le soleil pour certains. -Dégage de là, crevette, susurra-t-il, irrité. Anticipant l'évidente non-volonté de la jeune fille à bouger, Clarence fut celui qui se décala de quelques pas en premier... immédiatement talonné par Octavie. Leur petit manège continua jusqu'à ce que le maire s'en aille après avoir confié à Antigone une première somme d'argent, et non sans les avoir gratifié d'une oeillade réprobatrice. Clarence vit Octavie s'échapper aussitôt l'impotent maire hors de son champ de vision, et il lui tira un léger coup de pied dans les pattes, auquel elle répondit d'un regard assassin. C'était le moyen qu'ils avaient de communiquer, tous les deux. La jeune fille, apparemment pressée, fit pression sur toute la petite équipe pour qu'ils se mettent au plus vite en route vers l'armurerie. Par pur esprit de contradiction, pour embêter Octavie et surtout parce qu'il était abruti, Clarence se décida à ne pas vraiment se bouger. Alors il prit son temps, et se retrouva nez à nez avec la nouvelle arrivante, Alix, qui venait de se matérialiser dans le jeu. Clarence cligna des yeux qu'elle était passé de debout, extasiée, à recroquevillée en laissant éclater d'énormes sanglots peu glamours. Une fille qui pleure. Pour aucune raison apparente. L'écran bleu défile devant tes yeux. 505 solution not found. Clarence.exe stopped working. Très rapidement, il y eut cette tentation perfide de lui passer devant en l'ignorant royalement. Not me, not my friends (t'en as pas, de toutes façons) thus not my problem. Mais Clarence, à défaut d'être un gros rat dégoût, restait quelqu'un doté d'une certaine sensibilité (si, si, on y croit) aussi, dans sa grande mansuétude, monsieur se plia littéralement en deux (pourquoi le sol semblait aussi éloigné?) et tendit une main à Alix. Qu'elle n'attrapa pas. En fait, elle était toujours la tête dans ses genoux, et elle ne l'avait même pas remarqué. Alors cette main retomba mollement, au moins avec autant d'enthousiasme dont son propriétaire faisait quotidiennement preuve. Un peu perdu, rattrapé assez rapidement par un soupçon d'agacement, Clarence hésita quelques secondes, avant de prendre le bélier par les cornes, ou en l'occurrence Alix par les épaules. D'un geste sec la jeune fut debout, hoquetante, face à Clarence (c'est à dire le gars que tout le monde décrivait à tous les nouveaux pensionnaires comme celui à ne fréquenter sous aucun prétexte) Pas qu'il l'ait observée longtemps dans la vraie vie, mais Clarence l'avait suffisamment aperçue pour noter le changement notable à travers ses larmes et ses joues cramoisies. Il fit un effort conséquent pour ne pas remarquer les narines dégoulinantes d'Alix, parce que de toute façon tout le monde était moche quand il s'agissait de chialer. Alix n'était pas la première à pleurer lors de sa première fois sur Ethnolia, et ne serait très certainement pas la dernière. La liberté, l'absence de maladie, pouvoir respirer et bouger autant qu'on le voulait, la vie idyllique.... S'il n'avait pas été aussi désintéressé de toute émotion humaine du genre futile, Clarence en aurait bien versé une petite larme, lui aussi. Mais il se contenta de lui tendre un mouchoir sorti des abysses inquiétantes de son espèce de cape d'assassin #dark histoire de lui signifier (subtilement à ses yeux) que ses canaux lacrymo-nasaux nécessitaient un ramonage d'urgence. -C'est peut-être pas le bon moment pour dire ça, mais ça fait du bien de voir un peu de couleur sur ce visage. Pas que le vert morve aille à une jeune fille, mais c'est déjà un plus glorieux que le violet des cernes, non? Le rire de la jeune fille est étranglé par les sanglots, les joues toujours innondées par les larmes, mais Alix sembla irradier d'une lueur de joie déjà plus assurée qu'avant. Méditatif, Clarence marqua une pause, puis sourit en coin (équivalent d'un énorme sourire de sa part). Une sorte sentiment d'affection diffus s'est emparé de Clarence depuis qu'il a soulevé cette fille, pour l'instant aussi perdue et désarticulée qu'une poupée de chiffon. Un truc qui était là, endormi, enfoui au fond de lui, qui revient comme une vieille habitude. Les mots, automatiques, arrivent d'un flux maîtrisé, qui semble être conduit comme sur des vieux rails qui reprendraient tout juste service. -Quoique la morve et les larmes c'est pas l'atout de séduction le plus classe, alors range tout ça. Il lui prend le mouchoir des mains, parce qu'elle est trop secouée pour faire quoique ce soi de productif, et il lui essuie la figure d'un geste un peu sec, gauche mais pas brusque. Juste expérimenté. Après, patiemment, il lui ébouriffe quelques mèches collées et puis c'est tout. C'est irréel, surréel même, mais y'a des gens qui ont le pouvoir d'en changer d'autres en déclenchant chez eux des réactions inattendues. Tu regarde la fille qui ne sait plus vraiment si elle doit rire ou pleurer, et tu comprends, Clarence. Elle a tout d'une petite soeur, criarde et souvent enfouie sous les larmes. Ça fait mal, hein, Clarence, de recommencer à ressentir des trucs. C'est chiant, hein, les émotions quand c'est liés à des vieux souvenirs que t'avais cadenassé. RE: Placebo - rp - Hypnos - 31-07-2015 À l'ancienne ! RE: Placebo - rp - MoZ - 31-07-2015 (31-07-2015, 20:33)Hypnos a écrit : À l'ancienne ! ramène toi avec la connexion de ton voisin toi
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