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RE: Placebo - rp - WendyDarling - 24-07-2015 Elle monte sur le pont, ses boucles rousses caressent son visage et elle se sent un peu reine du monde. C'est toujours la même sensation ; Antigone, elle a besoin d'Ethnolia pour se prendre pour une putain de cow-boy, une vraie pirate, ce qu'elle aurait toujours rêvé d’être. Le bateau s'ébranle et elle se sent peu à peu monter au ciel, alors que les nuages cotonneux remplacent le port grouillant et moite.
Antigone reste quelques secondes pendue à la beauté du ciel qui l'entoure, puis fais quelques pas sur le pont. Malgré toute la douceur qu'elle y met les planches se lamentent et grincent tout de même sous son poids. Rien de très rassurant. D'un mouvement d'épaule elle envoie valser inquiétudes dogmes et ombres terrifiantes.
Elle finit par s'asseoir à même le sol. Ses mèches rouges dégringolent dans le creux de son dos jusqu'à épouser le bois grimaçant et elle ferme les yeux un instant, galvanisée par le voyage amorcée parmi les nuages. Tout était parfait, du moins jusqu'à ce que Clarence n'emporte avec lui une mèche de ses cheveux ; et sa tête au bout. Elle lâche un petit cri minable et se tord dans une position étrange aux pieds du jeune-homme pour limiter la douleur qui tiraille son cuir chevelu.
Oh non, s'il-te-plait, ne te baisse pas. Tout mais pas ça.
Bien sourd à ses prières, Clarence s'accroupit à son niveau et elle se retrouve nez-à-nez avec le gars qu'elle n'avait l'habitude de n'observer que de loin, celui même qui cinq ans auparavant avait refusé avec dédain le pain au raisin qu'elle voulait lui offrir alors qu'elle se sentait terriblement seule.
« Désolé, trouve-t'il à dire d'une voix hésitante. Ça va ? Je t'ai pas fait mal ? »
Si. Et t'imagines même pas à quel point ça va pas.
De un parce que j'ai mal. De deux parce que t'es bien trop près de moi.
A la place de quoi, elle répond.
« Non, je, ça va » elle murmure. A quoi bon parler fort, maintenant qu'il a bouffé d'un mouvement la distance tacite qui s'était installée entre eux au fil des ans. « Évite juste de bouger, pour l'amour du ciel. »
Trop pressée de se défaire de ce contact à la fois douloureux et gênant, Antigone tente elle aussi de libérer les mèches rouges de la botte de son camarade. Ses doigts blancs effleurent ceux de Clarence qui se tend immédiatement et les recroqueville. Comme les mimosas pudiques, ces fleurs timides qui se referment au moindre toucher. Elle se demande si elle le dégoute ; ou si alors c'est la froideur de sa peau qui l'a surpris. C'est vrai qu'avec les analgiques et autres médicaments, sa circulation sanguine est devenue mauvaise.
« Désolé, j'ai pas envie de te faire mal plus longtemps, emm, est-ce que ça te dérangerait qu'on ....coupe.... la mèche? »
A l'intérieur elle hurle.
A l'extérieur elle hoche la tête.
« Je crois que c'est le meilleur moyen, oui. T'as quelque chose pour... voilà. » lance-t-elle et elle se dit qu'elle va défaillir lorsqu'il sort de sa veste une dague effilée. Elle ferme les yeux et sent le titillement frétiller contre sa nuque alors qu'il se la joue coiffeur. D'un mouvement fluide il sépare la mèche rouge de sa propriétaire.
Voilà comment Antigone et Clarence se retrouvèrent comme de parfaits crétins, debout, face-à-face. Il tenait encore dans sa main la mèche de couleur rouge et elle se sentit devenir aussi cramoisie que cette-dernière.
Merde. Y'avait rien de plus bizarre que cette situation.
« Bon bah. Voilà. » Elle cherche un truc pertinent ou au moins rigolo à dire, mais y'a rien qui sort et elle s'obstine à passer pour une putain d'abrutie en lâchant finalement. « Ça se voit beaucoup, la mèche coupée ? »
& that, kids, is how i met your mother. RE: Placebo - rp - Oxari - 24-07-2015 Rheia était restée là, à contempler le ciel, pendant un long moment. Jamais elle n'aurait pu songer un jour voir un paysage magnifique comme celui-là. Ils frôlaient les nuages, et elle avait l'impression qu'en tendant le bras elle aurait pu en saisir une poignée et la garder dans ses mains pour toujours. Ce sentiment de liberté, c'est ce qu'elle adorait sur Ethnolia. Après avoir passé un bon moment à regarder le paysage qui s'offrait à elle, Rheia décida d'aller voir le capitaine du bateau pour le questionner à propos du navire. Bon, c'était aussi parce qu'elle se trouvait un peu stupide d'être autant fascinée par le paysage d'autant plus qu'elle venait sur Ethnolia assez régulièrement et que cela ne servait à rien de s'émerveiller comme ça à chaque fois qu'elle débarquait. Rheia marcha en direction de la cabine du navire en faisant attention où elle posait les pieds de peur qu'une des planche ne se casse. Quand elle arriva enfin devant la porte de la cabine, celle-ci s'ouvrit et Rheia vit Lee partir en trombe, une expression de colère plaquée au visage et deux sucres dans la main. - Nous nous reverrons lorsque vous serez devenu civil, mon capitaine., déclara-t-"elle" avant de se diriger en direction des écuries. Même si on voyait clairement que Lee était une femme sur Ethnolia, Rheia avait toujours du mal avec ce changement de s exe. À vrai dire elle n'arrivait pas trop à comprendre comment Lee, le mec de l'internant à la langue bien pendue pouvait devenir d'un coup Lee, la meuf d'Ethnolia super mignonne et mature. Mais revenons-en à la Lee énervée, pourquoi était-elle allée dans les écuries avec deux sucres dans la main ? Il ne fallait pas être bien malin pour comprendre, elle allait voir son cheval. Rheia décida de la rejoindre pour lui parler un peu et lui demander ce qu'il c'était passé. Elle descendit donc dans les écuries et chercha Lee. Elle ne s'était pas attendue à la retrouver la tête enfouie dans la crinière de son cheval en train de pleurer, ce qui la déstabilisa. - Je ne savais pas que les chevaux pouvaient aussi servir de mouchoirs, lança-t-elle avec un petit sourire amusé, mais Lee ne rigolait pas, aussi elle se ravisa. Pardon, murmura-t-elle ensuite, on dirait que le tact et moi ça fait deux. Euh... je t'ai vue partir énervée après avoir parlé au capitaine, et je... voulais... savoir pourquoi tu étais énervée enfin pas que ça mais aussi pourquoi tu pleurais même si ça me regarde pas enfin si parce que maintenant que je suis là je suis impliquée enfin pas trop non plus je voudrais pas que tu penses que je me mêle de ce qui me regarde pas même si c'est un peu vrai parce que je cherche à savoir ce qui vas pas et tout... mais... en tout cas tu vois ce que je veux dire, désolée je suis vraiment nulle, en tout cas ce que je voulais savoir c'est ce que tu avais et si tu voulais en parler..., finit-elle en s'efforçant de sourire malgré la situation désastreuse. Non mais sincèrement pourquoi elle n'arrivait pas à aligner deux mots sans avoir l'air conne ? RE: Placebo - rp - Raguy - 24-07-2015 -Hmmmmr...
Gabriel ne se sentait pas bien... Pas bien du tout même. Il avait toujours eu le mal de mer... enfin de l'air et ne supportait juste pas de se trouver, même pour quelques minutes, sur un bateau qu'il vogue sur les flots ou qu'il flotte dans les airs. Surtout que celui là avait le malin plaisir de tanguer sans arrêt au moindre caprice du vent. Mais bon. C'était le seul moyen d'atteindre les îles flottantes alors Gaby, assit dans un coin recroquevillé sur lui même souffrait en silence. Il voulu bien s'occuper en consultant un peu les cartes d'Ethnolia, mais la simple vision des lignes courbes entremêlées lui donna la nausée. C'était plutôt dommage, la carte de ces îles était encore incomplète et, comme toutes les autres cartes, se dessinait au fur et à mesure qu'ils parcouraient le vaste monde d'Ethnolia où qu'on leur indiquait un endroit à atteindre. Peu à peu les lignes se traçaient pour former des forêts, des villages, des frontières dans un entre-lat de plus en plus complexe et précis, assez difficile à déchiffrer pour un œil non exercé. Bien que les aventuriers eut déjà parcourus une grande partie du territoire d'Ethnolia de grandes zones restaient à explorer laissant un espace vide sur le vieux papier et Gabriel adorait découvrir de nouvelles zones, il répertoriait la localisations et les propriétés des différents lieux qu'ils exploraient dans un petit carnet de voyage bien tenu rangé dans la poche avant de son sac. Il s'improvisait cartographe, s'imaginait explorateur lui qui, dans le vrai monde ne pouvait sortir sans craindre de s'ouvrir sur une branche qui le fouetterait par accident. Et bien ce n'était pas maintenant qu'il pourrait s’émerveiller sur le paysage les nuages embrumaient tout. Il soupira et se promena un peu sur le navire, histoire de se changer les idées, prenant bien soin de saluer chaque membre d'équipage qu'il croisait. Il arriva finalement dans les écuries où il fut sortit de ses rêveries, par des bruits de reniflements et de soupirs, caractéristiques d'une jeune fille en pleure. Jeune fille oui... jeune fille non, c'était Lee ! Gaby avait toujours un peu de mal avec le changement de Lee en un membre du genre opposé car, dormant dans la même chambre que lui/elle, il savait bien que certaines de ses manières étaient assez peu féminine. Cette pensée le fit rire mais il revint vite à son air anxieux quand il réentendit les pleures de son amie. Il s'approcha doucement, espérant que Lee ne se mettrait pas en colère qu'il l'ait vu dans ce genre de moment (il avait déjà eu plusieurs cas dans ce genre là avec d'autres personnes qui lui avait laisser un souvenir un peu douloureux) quand soudain Rheia le devança. Elle tenta de la réconforter du mieux qu'elle put, elle ne savait pas particulièrement trouver les bons mots et elle s'embrouillait mais sa tentative était tout à fait honorable. Gabriel vint pour soutenir son initiative, hissant son petit avatar sur la barrière en bois du box pour s’asseoir juste à côté de Lee, toujours enfouie dans la robe de se cheval. -Oui si tu veux en parler, n'hésite pas, nous ne te jugerons pas et nous ne le raconterons à personne et si tu veux juste un peu de soutiens moral nous sommes là aussi. Gabriel lança son habituel sourire réconfortant et posa dans un geste doux sa main, puis sa joue sur l'épaule de Lee en espérant qu'il arriverait au moins à lui sortir ses idées noires de la tête. De toutes façon le bateau volant arriverait bientôt à quai et tout le reste du groupe débarquerait ici d'un moment à l'autre et Lee regagnerait sans doute pudiquement l'air sérieux qu'avait son avatar sur Ethnolia. Gabriel la trouvait assez jolie, mais toutes les filles du groupes avaient leur propre charme qui ne le laissait pas indifférent. Que ce soit dans leur attitude ou leur gestuelle elles avaient toutes ce petits trucs en plus qui les faisait sortir du lot et Lee dans le jeu n'échappait pas à cette particularité. Peut-être que la chose était de même pour les garçon mais Gabriel avait tendance à ne pas le remarquer. RE: Placebo - rp - Hubble - 24-07-2015 Lee sentait les larmes couler le long de ses joues et le frottement des crins râpeux de Clint qui, tendu, ne comprenait pas ce qui se passait et se contentait d'attendre, remuant les oreilles pour mieux l'entendre. Cependant, les chevaux étaient sensibles à l'état de tension des personnes, aussi, il contractait puis détendait ses muscles, réactif à la peur de Lee et tentant du mieux qu'il pouvait d'en évacuer un peu.
Elle tentait de retenir ses sanglots, lorsque, à sa plus grande horreur, elle entendit une voix à côté d'elle, tout près. -Je ne savais pas que les chevaux pouvaient aussi servir de mouchoirs. Elle bondit aussitôt, s'écartant de Clint, les yeux hagards et le nez rouge, et son regard tomba sur Rheia, à quelques mètres d'elle. Aussitôt que leurs regards se croisèrent, le sourire de Rheia retomba. Lee le regretta presque, au fond d'elle; les longs et beaux cheveux sanguins de Rheia lui donnaient un air tellement austère que seul un sourire rappelait la jeune fille pétillante et maladroite qu'elle était. -Pardon, murmura-t-elle ensuite, on dirait que le tact et moi ça fait deux. Euh... Rheia procéda alors à une explication embarrassée et maladroite, ponctuée de silences gênés et de balbutiements. Lee resta immobile, encore surprise et terriblement gênée, si bien qu'elle était raidie. -...En tout cas ce que je voulais savoir c'est ce que tu avais et si tu voulais en parler..., acheva Rheia dans un souffle, avec une tentative piteuse de sourire. Lee commençait à secouer lentement la tête pour refuser, reculant prudemment, la bouche toujours entrouverte et quelques spasmes la secouant toujours, lorsque Clint remua la tête pour renifler ce qui semblait être les genoux de... Gabriel? Elle tourna son regard hébété vers lui et se rendit compte qu'il avait été assis sur la porte du box depuis tout ce temps. Le fantôme d'une main dans ses cheveux lui revint alors. Elle l'imagina alors, assis juste à côté d'elle, lui caressant timidement l'épaule; elle sentit la véritable version d'elle-même, le Lee du vrai monde, se mordre le poing pour ne pas hurler de frustration. -C'était... C'était toi qui...? balbutia-t-elle. -Oui si tu veux en parler, n'hésite pas, nous ne te jugerons pas et nous ne le raconterons à personne et si tu veux juste un peu de soutiens moral nous sommes là aussi, avait-il déjà commencé à dire. Lee resta muette. Elle les considéra tous les deux tour à tour, se sentant prise au piège. Sa respiration s'était accélérée; elle finit par considérer le vide devant elle, puis son visage, peu à peu, se crispa, ses sourcils se plissèrent et les larmes se remirent à couler tandis que, dans un sanglot, elle se laissait glisser par terre. -Je suis désolée, balbutia-t-elle, le visage ruisselant, enfouissant son nez dans ses fines mains. Je suis désolée mais je ne veux pas être aveugle, j-je veux pas, ça me fait peur, me dire qu'un jour, tout ça, ça sera noir... Et quand ça en sera fini pour moi, ils me foutront hors du manoir, parce que mes parents m'ont envoyé ici pour brasser de l'air, parce qu'une cataracte ça s'opère, mais j'ai des infections qui me niquent les yeux, et c'est pour ça que mon cas est intraitable, et quand je serai a-aveugle plus personne pourra plus rien pour moi, mais je mourrai pas, alors ils me foutront juste dehors, et j'aurai plus aucun avenir, et je pourrai plus jamais venir à Ethnolia, et je vous verrai plus jamais, et-et, et j'aurai plus qu'à crever, parce que le noir, c'est un espèce de putain de vide infini, et à quoi bon vivre au milieu de l'infini? Est-ce qu'une étoile se déplace vraiment dans l'immensité de l'espace, puisqu'il est toujours en expansion? V-vous comprenez? J-j'ai peur, parce que je sais que le vrai moi, le moi de là-bas, il sera jamais assez fort, et j'ai p-peur de devoir attendre le jour où il craquera, et où il se jettera quelque part, et où t-tout ça sera fini... Et ça me fait peur... J'ai peur, putain... Elle gémit et serra ses genoux autour d'elle, puis, après de longues minutes, releva les yeux vers Rheia et Gaby. Clint se pencha vers elle et vint lui chatouiller ses cheveux piquants avec sa bouche. Alors, elle bondit sur ses pieds, lutta un peu pour retrouver son équilibre, puis s'essuya vivement le visage sur son bras couvert de tatouages. -J-je... Je... Elle fit quelques pas et s'appuya à un box, surprise par le tangage du bateau. -N'en parlez à personne, fit-elle, la voix serrée. Je vais dehors, l'air froid m'empêchera peut-être de me rendre encore plus ridicule. Et, en de grandes enjambées, elle les dépassa, et franchit la porte. Un instant plus tard, sa tête réapparut dans l'encadrement. -Euh... Merci. Et elle se hâta de disparaître, pour courir à l'avant du navire, avant que quiconque l'ait vue. RE: Placebo - rp - Mayskurar - 24-07-2015 Octavie ferma son grimoire au bout de plusieurs longues minutes de lecture. Les mouvements du navire l'empêchaient de lire correctement. Pas qu'elle eût le mal de mer – de l'air en ce cas précis – mais la sensation de bouger sans cesse l'empêchait de se concentrer pleinement sur sa lecture. Elle posa le lourd livre sur ses genoux, et joignit ses mains, murmurant à voix basse une incantation qu'elle connaissait par cœur.
Immédiatement, une minuscule boule de lumière naquit au creux de ses mains, qui s'envola quelque centimètres au dessus de ses paumes. Elle la fit rouler sur sa main, lui fit décrire des courbes et autres formes dans l'air, s'amusant comme elle pouvait. Le voyage était plutôt long, pour le plus grand malheur de la jeune fille, qui avait vraiment horreur de rester sans rien faire sur Ethnolia. Regarder passer les îles volantes était quelque chose d'agréable, mais malgré tout, elle s'en lassait. En revanche, et de manière tout à fait surprenante, cette minuscule boule de lumière la calmait, et elle ne s'en lassait jamais. Complètement absorbée par sa magie, elle n'entendit pas les pas précipités qui se ruaient à l'avant du navire, et sursauta lorsqu'elle les perçut. La sphère se volatilisa instantanément, et Octavie ne pût retenir un profond soupir, en se retournant pour copieusement invectiver le responsable. « - Est-ce que vous pourriez... » Elle se figea en voyant le visage décomposé de Lee. Pas qu'elle portât particulièrement dans son cœur le jeune homme – la jeune femme – enfin elle ne savait pas trop, mais son expression et ses yeux rougis étaient une première pour Octavie. Elle arqua un sourcil, se tournant. « - Tout va bien? » Une question idiote, parfaitement. En plus de ça, ce n'était pas comme si ça l'intéressait particulièrement. Quoi que. RE: Placebo - rp - Okero - 25-07-2015 Le candide 2.0, une minute de silence pour
Milo Delcombes
![]() « Doux Jesus de la mère brebis ! Venez donc que je vous présente la famille ! Alors en tête de peloton voici l’ainé Emeric, médecin personnel de Lionel Jospin, puis voici Huguette la seconde; vous ne trouverez jamais meilleure compagnie ! c’est la sous-directrice du journal le Monde ! Ensuite, le milieu c’est Charles.. Oui absolument le champion de natation aux derniers jeux Olympiques ! Puis voici Geraldine, premier violon de la philharmonie depuis 5 ans, et enfin.. Milo. ». Pas vraiment difficile de chuter quand on est au fond. Surtout quand les pressions familiales surplombent votre crâne en se désolant de votre incapacité. Quand un film est bon, on demande toujours une suite; souvent, c’est un flop. Milo était juste normal, ni ingénu ni sot. Premier de classe, sans pourtant passioné ou excellent. Quelle ironie du sort ! . C’est sans doute la banalité qui a poussé Milo a créer -tout seul, comme un grand- sa propre pathologie; l’attention. AS THE FAMILY SAYS : « Il y a anguille sous roche ». Peut-être une maladie ? Autisme ? Retard ? Malheureusement être hypochondriaque n’est pas une maladie, et encore moins une excuse. Ainsi dérive la toxicomanie profonde pendant laquelle Milo s’est alors essayé à tout les remède possible. Doliprane ? Atarax ? Tranquillisant pour cheval ? Quelle remède adapter ? En quête de réponse, Milo avala toute ces questions sans vraiment s’entendre perdre petit a petit de son naturel. Nonobstant la gargantuesque descente de Milo ne l’attristait pas vraiment; guérir le mal par le mal, mmvoyez. Non monsieur, la maladie ne tuera point l’humeur du garcon. Pour cette raison qu’il se voit être l’alchimiste guérisseur qu’il a toujours voulu être à Ethnolia, heureux et extraordinaire, pour cette raison qu’il ne pourra peut-être jamais redescendre a la réalité, pour cette raison qu’il arpente maintenant joyeusement les corridors du manoir, décalqué et, certes, défoncé; mais bienheureux.
______________________________-blubblublu. blublu, blublublu !
Putain. Je suis en plein redescente. La fatale session ou le médicament arrête de rigoler et jarte du système sanguin. C’est le vide, la fin du délire; Ta gueule et bade. l’horizon, la profondeur, la couleur, tout le monde revient brutalement dans la perception humaine en fracassant la porte du système nerveux. Tu t’écrase sur le mur de la réalité qui dit coucou sans pouvoir négocier. Ouille, tu as mal. -Pourquoi, je.. mmmEQRHFGDKQB. Aussitôt, le programme est plutôt simple; on gonfle la poitrine en se penchant vers le sol. Les lèvres striés viennent tirer sur ce qui était ton faciès laiteux. Les iris de tes yeux ressemblent a des gyrophares mal lunés. « Pourquoi ai-je l’impression que des femmes hurlent le youyou des chants berbères dans mes oreilles ? » Vomir. Throwup. Vomito. Ca sort, tout s’evacue, ça crache. Le bilan est peu convaincant; qu’est-ce que j’ai avalé pour cracher autant ? Le Xanax n’aurait jamais fait cet effet, EVIDEMMENT. Etait-ce plutôt la mescaline ? de toute façons les deux sont des médicaments, c’est bien pour mon corps. Mais alors pourquoi diable la pilule avalé ressemblait aussi a un buvard de papeterie? Cette réponse est post-moderne. De toute façons, voler les pilules de ses colocataires a l’heure du gouter n’avait jamais été une bonne idée, du moins dans le fond. « Ou est ma bouteille d’eau? », « Ou suis-je ? », « Pourquoi ma bouche parle srilankais ? » Le mal de mer, l’odeur des nuages et du sèché. Assomé, Milo regardait le décor autour de lui, aussi perdu qu’un personnage de RP dans un ressort scenaristique. Des relans de souvenirs sinesthesique flottait dans sa tête. Un manoir, Ethnolia. Oui c’est vrai. Il y avait le transexuel, l’amputé, le rabat-joie, le Frankenstein, la fille aux cheveux couleur cycle menstruel, l’associale, la nouvelle Benjamin button, bref, la smala. Des gens sympa dans le fond, sisi, « sensibles ». Milo se cramponna au mat du bateau en évitant la flaque de rejet. Dans un monde ou un autre, la classe n’était vraisemblablement pas un concept parlant pour le jeune homme. Les arrivées à Ethnolia, c’était un peu son dimanche a lui; réveil douloureux, un peu flou. Errant sur le pont, nauséeux, la vague d’air frais était sans doute son remède actuel le plus bienfaisant.
"Ça se voit beaucoup, la mèche coupée ? »
Ni trop loin ni trop près, Milo se retourna et assista à l’inattendue scène du brushing: Pff, Clarence ne sera jamais coiffeur. D’un certain point de vue, Antigone ressemblait plus à la coupe mulet de Gunther qu’a Ariel. D’un autre point de vue le fait qu’elle ai accepté qu’on la touche relevait du miracle. Surtout par Clarence. Clarence n’était pas méchant, juste hautain. Du moins, Milo avait appris à l’appréhender; Au moins maintenant ils ne se battaient plus. Antigone elle lui semblait déjà bien plus éloigné de sa personne; quand elle était rangé, droite et organisé, il était bordélique, ailleurs et égaré. Mais au fond il les aimait bien. Aussi il se sentit mal à l’aise de briser l’intimité du moment, de faire du voyeurisme. Lançant un salut de la main, encore vaseux des cachets, il déclara ce qui peut-être était la phrase la plus gênante et random de l'instant: « Coucou » . Simple, bref, Milo.
RE: Placebo - rp - MoZ - 26-07-2015 okéro de la rivière jte beige depuis prague (mais je peux pas trop poster ce soir désolée les enfants :* ) RE: Placebo - rp - MoZ - 26-07-2015 La mèche coupée à la main, Clarence se retrouve face à Antigone qui est devenue aussi rouge que sa chevelure, bien qu'elle essaie vainement de le cacher. Bêtement, par réflexe, Clarence rougit à son tour de la même façon en se rendant compte de la situation gênante, et en ne sachant absolument que faire pour briser le silence terriblement embarrassant qui les accable.
Il baisse les yeux vers l'assez important paquet de cheveux qu'il tient dans sa main. Qu'était-il censé faire avec ça ? Les jeter directement serait impoli, donnerait l'impression qu'il se débarrassait d'un truc qui le dégoûte, mais les garder serait d'autant plus bizarre. Alors il restait là, avec cette mèche de cheveux à la main, incapable de faire quoique ce soit, si ce n'est paniquer mentalement tout en maintenant une expression neutre sur sa figure couleur pivoine. Antigone, qui semblait aussi crispée et perdue que lui, coupe court à ses angoisses personnelles : -Bon bah. Voilà, lâche-t-elle d'une petite voix. Oui. Voilà. Continue à parler, trouve un truc à dire, par pitié, t'es censée être la plus intelligente et cultivée de nous non? Clarence ouvre sa bouche, puis la referme. Communiquer était tellement compliqué, il avait littéralement perdu l'habitude des banalités, et surtout des 'gentillesses'. Parce que face à Antigone, même avec tout son sarcasme et son esprit rassemblé, Clarence se sentait assez petit. Qui était assez burné pour être délibérément méchant avec cette fille ? A son grand désarroi, pas lui. -Ça se voit beaucoup, la mèche coupée ? Reprend enfin Antigone, brisant une nouvelle fois la glace. Clarence, un peu embêté, se penche légèrement pour apprécier les dégâts. Il n'a aucune idée de si ça se voit ou pas, évidemment, il n'est ni coiffeur ni un fin connaisseur de la chevelure féminine. -Euh, non je suppose. Enfin, je sais pas... mais si je sais pas, c'est que ça doit pas beaucoup se voir... je crois. Bravo Clarence, ça c'est de la réponse constructive et pertinente (membre VIP du MCI mouvement des commentaires intelligents). Il se décide à rajouter un autre commentaire d'une rare pertinence : -Tu devrais t'attacher les cheveux. Genre des nattes. C'est cool, les nattes. Il se tait, se sentant un peu stupide avec son avis capillaire face à la fille avec le plus de cheveux aux monde. Puis réalise qu'avec ce conseil merdique Antigone doit croire qu'il essaie de lui faire comprendre que ses cheveux son un carnage. -... Pour pas que ce genre de trucs t'arrive une deuxième fois, je veux dire. Ça doit faire mal. Pour l'amour du ciel, Clarence, tais-toi. Tu dis n'importe quoi. Il a envie de partir en courant, d'effacer ce moment gênant de leurs deux mémoires, ou au moins de celle d'Antigone, pour revenir à leur paisible relation silencieuse qui consiste à s'observer de loin. C'est bien, ça, de s'observer. De loin. Suffisamment loin pour être sûr de ne pas lui arracher une autre mèche. -Coucou, tonne une voix erraillée derrière eux. Milo. Pour couronner le tout. Super. -Yo, se contente de lâcher Clarence. Ça t'intéresse des cheveux rouges ? Joignant le geste à la parole, il lève vers son camarade son poing fermé sur les fins cheveux rouges d'Antigone. Essayait-il de faire une blague ? De détendre l'atmosphère ? En tous cas, c'est raté. T'es nul, Clarence. RE: Placebo - rp - WendyDarling - 27-07-2015 C'était la sirène de l'alerte rouge qui sonnait l'apocalypse.
Le bruit persistant de la honte absolue. La honte incandescente.
Antigone, Antigone déteste lorsque le monde se fait mystère et joue contre elle à poule-renard-vipère. Qu'il se fraye un chemin hors de sa perception et qu'elle referme les doigts sur du vide. Tout lui semble presqu'aussi loin que la lune : à croire que t'es un poil sélénite. Elle ne saisie qu'une poignée d'idées abstraites qui roulent et roulent encore : j'ai jamais été aussi près de Clarence et pourtant ça fait presque un million d'années qu'on se connaît. Je suis cramoisie. Je veux mourir.
Elle ouvre la bouche pour parler ; a presque trouvé un sujet pas trop con dont ils pourraient discuter. C'est l'moment rêvé que choisi Milo – après avoir allégrement repeint le pont couleur haricots de ce midi – pour sortir de sa léthargie habituel.
« Coucou ! »
C'était donc ça, la voix tonitruante du gong qui la sauverait.
« Yo, ça t'intéresse des cheveux rouges ?
Antigone ne rigole pas. Parce que de un, ce n'est pas très drôle comme blague. De deux, parce qu'en réalité elle s'est déjà carapatée loin de Clarence et de Milo - le geyser de bactéries non-identifiés couleur cachet d'aspirine.
Pourtant elle l'aime bien Milo, malgré ses manières un peu étrange et sa manie de voler les pillules des autres. Elle se reconnaît un peu en lui ; dans son ton rêveur, son caractère perdue et dans ses yeux qui espèrent encore.
Elle se retrouve à l'arrière du bateau à observer sans trop le voir le sillage que dessine le voilier dans la brume nuageuse. Machinalement ses doigts maigres joue avec les mèches cramoisies restantes. Elle prennent peu à peu la forme d'une tresse avant qu'elle s'en rende compte et sursaute. C'est cool, une natte, qu'il disait Clarence.. Sauf que ça a rien de cool. C'était sa mère qui lui tressait toujours les cheveux à 6h30 le matin juste avant l'école. Sans les doigts maternels odeur de lavande, une tresse, ça n'a rien de cool. Elle s'ébroue et sépare les mèches avec une hâte un peu nerveuse. Elle fini par les rassembler au-dessus de son crâne en un chignon bordélique.
On crie un « terre » tonitruant et bientôt le bateau se cogne contre le continent volant dans une secousse légère. Elle observe avec une lueur nouvelle le dos de Clarence alors qu'il descend un peu avant elle.
Antigone pose le pied à terre et un instant elle danse le tango avec le monde. Elle manque de tomber et se rattrape à l'épaule de Lee. Un coup d'oeil au visage de son amie et elle se rend compte que rien ne va. Antigone n'est ni devin, ni particulièrement sensible à la souffrance d'autrui. Mais les joues humides de Lee brillent au soleil comme une flaque à l'accalmie.
Elle lui tend un mouchoir en papier sans un mot. Juste elle, le vide à leur pieds et une Lee déchirée. Elle aimerait la prendre dans ses bras et lui dire que tout va bien mais ce n'est pas ça qui soignera une double cataracte alors elle se contente de la fermer et d'observer son mouchoir trembler dans le vent, devant le visage de son amie.
« Lee, tu sais, si tu as besoin de parler... » elle finit par déchirer le silence.
Elle voudrait rajouter pleins de choses mignonnes dérrière mais sa voix se brise et se perd dans l'espace-temps.
… hésite pas, je serais toujours là ?RE: Placebo - rp - Okero - 27-07-2015 Femme qui rit à moitié dans son lit; apparement il faudrait un bac+5 parcque c’était un époustouflant et cuisant échec qui s’en suivit sur le pont. Milo devait être très simplet car il ne saisit même pas l’ironie de Clarence. Voulant rester diplomate, il hasarda: « - Heu.. Non merci ? » Félicitations, Milo avait tout cassé, respect y compris. Il paraissait si perdue par la phrase de son ami qu’il ne nota pas l’escapade inespéré d’Antigone. Ca semblait pourtant plutôt romantique, fleur bleu comme il aime, le coeur a ses raisons quoi. Mais pourquoi était-elle aussi effrayable ? T’imagine si tu partageais sa chambre ? T’aurais eu un double espace faute de crainte. Ou t’aurais fini à la porte. Il continua avec Clarence: « - Aussi tu choisis la cible la plus intouchable. Vise Alix, elle au moins elle peut pas courir. » clama-t’il avec un sourire béa et compatissant, a la limite de la naïveté même. Il vit le regard noir de son interlocuteur. Le malin. Le vertige oculaire qui qui suppose le dédain. Sentant l’inconfortable malaise du moment, il ajouta « Je dirais à personne, t’inquiète pas ». Malgré son désir de bien-faire, il redoutait Clarence qui avait l’air d’imploser, et de se prendre un vieux crochet bien fraternel dont il était capable. Milo, ce bonhomme qui fout les pieds dans le plat. I CAME HERE LIKE A WREECKING BALL. Le navire amarra enfin sur l’île. Milo fit volte-face et descendit calmement du bateau. Peut-être aussi pour éviter les foudres de l’insensible. Son pantalon de lin et sa chemise d’alchimiste n’étaient même pas tachés, et flottaient au rythme des bourrasques de vents ; si fabulous. La première sensation de Milo sur ce territoire fut inconfortable; l’air. Il semblait bizarre. Une sensation olfactive encore inconnue. Un arôme chimique très discret qui régnait aux alentours. Quelque chose de pas naturel, peu perceptible, mais étrange. Boarf, sans doute insignifiant? Il sortit discrètement de sa sacoche une des petites pilules rouges d’Octavie. Les bien luisantes, celles en forme de petite gelule sanguine plastique qui roulait entre ses doigts. Non, Elle ne lui en voudra pas; Primo elle devrait même lui dire merci pour le fardeau chimique qu’il lui enlevait. C’était son coté abbé Pierre, Saint-Paul qui guérit la peste, quoi. Deuxio vu les pathologies plutôt sévères de la jeune fille, la capsule galétique devait forcement être extra: Carpe Diem. Il la goba impatiemment et sournoisement, puis attendit le débarquement totale de l’équipe en balayant le paysage du regard. ps: galétique c’est galénike, merci censure d’être la, c’est si sympa |