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RE: Placebo - rp - Hubble - 21-07-2015 -Je suis conscient que t'essaies de compenser tes yeux par la parole, mais tu devrais ralentir un peu avant que je t'arrache les cordes vocales au lieu d'attendre l'épiphanie de ta cataracte de la gorge. Et puis qu'on se le dise, c'est vrai que bander tout court doit te demander un effort de coordination intense, alors bander un arc n'y pensons même pas.
Lee sourit à Clarence, montrant une incisive manquante, due au jour où, encore peu habitué à sa nouvelle vue, il était tombé sur une tondeuse et avait failli se faire cisailler la jugulaire. Il passa une main dans ses cheveux et tenta du mieux qu'il put de réprimer un rougissement d'embarras, résolu d'admettre que Clarence avait une gueule de tous les diables et qu'il en imposait. Son coeur lui soufflait de sortir une blague sur une possible relation sexuelle défectueuse entre lui et Antigone. Et puis l'image de Gary flotta devant ses yeux aveugles, et il se dit que, quand même, il valait mieux que ça, et que surtout, la pauvre Antigone aussi. Il allait cependant se réorienter sur une réflexion à propos d'une nuit charnelle entre Clarence et Drew, lorsque les aides soignantes secouèrent les cloches et que la grande horloge indiqua l'heure du plus-goûter (meh???). Tout le monde s'épousseta le pull verdâtre de l'uniforme, les bancs raclèrent le sol de lattes fines, sombres et vernies, puis tous se mirent plus ou moins en rang d'oignon, suivant leur âge et leur état d'avancement dans leur maladie. C'était l'heure des quartiers libres. Cependant, Lee avait envie de quelque chose de plus. Tous se dirigeaient vers la cour extérieure, auréolée d'un ciel sombre et menaçant, lorsqu'il lança enfin: -J'ai sacrément envie de faire ce que Rixon ne voudrait pas que je fasse. Je crois qu'on vient juste de passer trop de temps à l'écouter gentiment. Qu'est-ce que vous préférez, convaincre les petits asthmatiques de fumer des clopes, voler ses cachets sédatifs à Lary, ou alors tenter d'inverser deux fils du Deus Ex Machina? Il attendit de recevoir quelques exclamations enthousiastes ou outrées. En fait, il n'avait moitié pas envie de faire tout ce qu'il avait énoncé. La vérité était qu'au manoir, on se faisait juste sacrément chier. Cependant, il recula et tira Clarence par la manche, pour lui souffler: -Tu sais, pour moi, "tout ce qui vole, casserole!". Alors crois-moi bien que je suis heureux d'avoir des yeux de merde, parce qu'il serait beaucoup plus dur pour moi de bander si je connaissais ton visage dans son intégralité. Se reculant, il lui envoya un clin d'oeil et réprima un rire. Il fut juste heureux à l'idée d'imaginer la gêne intense qu'encourait Clarence à ce moment précis. RE: Placebo - rp - Mayskurar - 21-07-2015
Elle avait finalement sorti ses mains de ses poches. Son regard sombre s'était posé sur ses doigts, où s'étalait une couche de vernis pastel. Elle commença à gratter nerveusement cette couleur qui jurait avec sa peau caramel, et s'arrêta à peine après quelque secondes. Elle leva les yeux un instant, le temps de croiser le regard de Clarence qui lui adressa ce qui devait correspondre à un sourire. Elle baissa les yeux aussitôt. Elle n'en avait pas grand chose à faire, sans doute que lui non plus. Elle n'avait pas touché à un seul de ses gâteaux, ni bu une goutte d'eau autrement que pour avaler ces maudites pilules. D'habitude, elle dévorait tout ce qui lui passait sous la main. Mais visiblement, les médicaments avaient décidé de ne plus faire effet. La sonnerie annonçant la fin du « goûter » retentit comme un son lointain et étouffé aux oreilles d'Octavie. Elle se leva péniblement, et alors que tous les élèves semblaient pressés de courir ailleurs, la jeune fille se décida à sortir, le pas traînant. Jetant un coup d’œil par la fenêtre, elle constata, lassée, qu'une bruine légère commençait à tomber. Qu'importe. Qu'elle finisse trempée ou non, finalement, c'était la même chose, et elle s'en fichait. Octavie entendit vaguement Lee parler de faire n'importe-quoi, pour changer, et la jeune fille n'y prêta qu'une oreille distraite. De son pas toujours aussi vif, elle alla s'asseoir contre un grand chêne, arrachant l'herbe autour. Puis, observant des pâquerettes, comme par automatisme elle se décida à se lancer dans la magnifique confection d'une couronne de fleur. Peut-être qu'ainsi la journée passerait plus vite, et elle pourrait aller se coucher plus tôt. En fait, il n'y avait que sur Ethnolia qu'elle parvenait à lutter un tant soit peu face à ces phases de dépression. Même si ça lui faisait mal de l'admettre. RE: Placebo - rp - Raguy - 21-07-2015 Gabriel
17 ans -donne l'air d'en avoir 14-Cela faisait longtemps que Gabriel arpentait les couloirs d'un orphelinat miteux, perdu au fond de nulle part. Il n'avait jamais connu ses parents et du plus qu'il se souvienne il avait toujours vécu là. La vie y était morne et il se sentait très seul. Il faut dire, que bien qu'il fut du genre petit garçon adorable au visage respirant la sympathie et la joie de vivre, il était quelque peu défiguré par d'immenses cicatrices qui lui barraient le visage, attristant les adultes et effrayant les autres enfants. Celles ci étaient dû à un problème assez rare qui donnait à sa peau une fragilité extrême et une cicatrisation lente et douloureuse. La moindre écorchure se transformait en plaie béante qui risquait à tout moment de se rouvrir et de s'infecter ce qui, à plusieurs reprises, faillit lui coûter un membre ou deux. Ce fut donc dans la solitude et l'ennuie qu'il grandit enfermé entre les murs de l'orphelinat. Un beau jour l'établissement ne put plus couvrir les frais que sa maladie imposait et décida par dépit de l'envoyer au manoir -de StEpHaNe BeRn sous exta – Rixon. Au début intrigué et s'isolant du reste de son groupe, il finit par s'y sentir beaucoup plus à sa place que nulle part ailleurs, au moins il était entouré de... gens comme lui, comme une sorte de famille... Remplie de mourant et de dépressif certes, mais au moins de gens de qui il pouvait se sentir proche. De plus son caractère naïf et légèrement niais le rendait assez sympathique et les autres pensionnaires avaient tendance à rapidement lui accorder leur confiance et à raconter leur petit tracas quotidiens. Il était comme un confident en quelques sortes. Il prêtait toujours une oreille attentive et essayait tant bien que mal de rassurer ses compagnons d'infortune. Malgré cela il avait tendance à laisser les gens relativement tranquille et à ne pas envahir leur espace privé. En fait il avait toujours une certaine nervosité à s'adresser à de nouvelles personnes compte tenu de son apparence assez particulière mais s'efforcer de rester aussi social et ouvert que possible. Il voulait se sentir utile, faire quelque chose pour aider les autres histoire qu'ils meurent pas tous triste et solitaire comme il avait put se sentir lui aussi autrefois. En dehors de ça, il avait quelques hobbys. -notamment le tricot lui servant à confectionner de gros pull en laine qu'il porte au dessus de son uniforme- Mais les moments qu'il préférait était ceux sur Ethnolia. Là il pouvait faire quelque choses digne d’intérêt à la fois pour les autres mais aussi pour lui, bien qu'il ne soit pas du genre combattant, sa fonction première était de garder les cartes, d'établir les itinéraires et d'essayer de guider tant bien que mal son groupe à travers les plaines immenses du monde virtuel. Occasionnellement il fait aussi office de soigneur, s'alarmant à la moindre petite écorchure que ses coéquipiers pouvaient s’infliger. Finalement on peut dire qu'il est l'un des seuls à pleinement apprécier sa vie au manoir. >;3c (Je sais pas trop encore pour l'apparence in game j'éditerais) ![]() RE: Placebo - rp - WendyDarling - 21-07-2015 Chez les enfants et dans un monde normal, le terme « goûter » rime avec gaieté.
A l'institut, il s'accompagnerait plus volontiers de ses antipodes morosité ou calamité ; les gens prennent leurs pilules du bout des lèvres et contorsionnent leurs visages en concert. Ils lâchent des moues et se lancent des piques à tout va. Goûter, c'est cela. A moins de transformer les chocolats en médicaments, les rires en cris, les enfants en névrosés de la vie. Antigone se lève et lisse soigneusement les plis de sa jupe. Elle secoue sa crinière carmin et range son gel hydroalcoolique avant de marcher d'un pas relativement décidé vers la nouvelle arrivée. Comment elle s'appelle déjà ? Alex, Alexandra, Alexie... Alix. Elle l'a senti au fond d'ses tripes ; cette gamine en mal de puberté, elle est pour elle. Sa nouvelle Cléo. Elle soupire une dernière fois avant de se composer une figure amicale et vaguement joviale ; le minimum vital. « Dis Drew, ça te dirait pas d'aller dehors avec les autres ? J'ai besoin de parler avec notre nouvelle camarade, si ça ne te dérange pas. » Elle lui lâche un grand sourire, de ceux qu'on ne refuse pas et qui ébranle un bon coup. Drew parti, elle se tourne vers celle qui s'annonce être sa nouvelle compagne de chambre. « Salut Alix, je me présente ; Antigone. Je serais, et bien, ta colocataire ici, lâche-t-elle d'une voix douce, à peine forcée. « j'imagine que tu te sens un peu flippé, c'est toujours comme ça au début. » Au début, mon cul. Et puis tout le reste de la vie aussi. Un sourire vogue sur ses lèvres et elle saisit la main de la jeune-fille pour disperser un peu l'inquiétude et la peur sur son visage. Elle lui parle comme pour l'amadouer, ne pas la brusquer ; car Antigone ne veut jamais forcer, ne veut jamais que l'univers grince ou que le monde se barre en courant. Elle veut seulement que la terre tourne autour du soleil ; que les étoiles restent accrochées au firmament ; et puis qu'Alix se sente bien. Surtout qu'Alix se sente bien. Antigone remet une mèche rebelle derrière son oreille et la détaille tandis qu'elle lui parle. Ses cheveux délavés glissent partout sur son visage blanc et elle semble comme recroquevillée dans son fauteuil. Alix a tout l'air d'un objet cassé venu s'étaler à coté des autres carcasses d'humanités. Disons qu'elle s'harmonisera pas mal dans ce tableau de bras cassés. La jeune-fille vint se placer derrière sa future amie et entreprit de pousser son fauteuil jusqu'à sa nouvelle chambre. Elle passèrent devant tout un tas de portes entrouvertes d'où s'échappait souvent un bordel monstre et Antigone fit un petit commentaire à chaque fois qu'elle en connaissait le propriétaire. & laissez-moi vous dire qu'en 4 ans d'ancienneté, il y avait pas mal de choses à dire. « Alors là, c'est la chambre de Lee ; bah lui il pas trop de chance, il est presque aveugle le pauvre. Du coup il a choisi de compenser par la parole. J'ai entendu dire que certains élèves avaient prévu un attentat contre lui pour lui arracher la LANGUE. Bon, je pense que c'était une blague, m'enfin on sait jamais trop quand il s'agit du gang des maladies psych... ah ! avec lui y'a Gabriel. Gabriel c'est un bébé Frankenstein MAIS franchement il est adorable. Pas de soucis à te faire. Juste les cicatrices faut.. s'habituer. Alors là il y a Drew (Barrimore), je pense que t'as déjà fait sa connaissance, c'est un peu le bébé du groupe et il est en colocation avec Clarence. » Elle hésite et un instant on entendit plus que le bruits des roues sur le lino. « Bref, tout ce que t'as à te rappeler c'est que si tu as besoin d'un renseignement ou autre ne va surtout PAS voir Clarence. » Elles arrivèrent dans la chambre après un voyage miniature dans la vie de l'internat. Elle n'avait rien de bien spécial, cette chambre, si ce n'est le lointain spectre de la précédente colocataire. Antigone tourbillonna un peu, remettant un pull vert à sa place dans l'armoire, lissant les draps, lâchant un sourire à Alix. Avec une étrangère dans la pièce, tout lui semblait beaucoup plus triste qu'à l'accoutumée. Les murs vides, la propreté parfaite, le désordre inexistant ; et pour seules traces de vies quelques plis sur les draps de la jeune-femme. Elle aurait bien voulu habiller le gris ; y jeter des souvenirs ; des photos. Mais voilà ; quelles photos ? Et surtout ; des photos de qui ? « C'est pas génial, je te l'avoue. Mais on s'y fait. » Antigone tente d'appréhender les réactions de l'autre, d'effleurer quelque peu sa personnalité, de la décortiquer. Elle a tellement sourit qu'elle en a mal aux joues. RE: Placebo - rp - Oxari - 21-07-2015 - Merci Rehia qu'est-ce que je ferais sans toi ? Attends... non ne réponds pas a cette question.
Rheia esquissa un léger sourire avant de reprendre une part de gâteau. Quand tout le monde ou presque eut fini de manger, on annonça la fin du goûter. C'était l'heure des quartiers libres, et Rheia décida de prendre un bain pour se détendre. Leur dernière escapade à Ethnolia avait totalement réduit ses muscles en bouillie et un bon bain ne serait pas de refus. Elle emprunta donc les escaliers qui menaient à sa chambre rapidement. Elle passa devant un bon nombre de chambres quand elle croisa deux filles dans les couloirs, dont une qui avait une immense chevelure rousse/rouge. Difficile de passer à côté. C'était Antigone qui faisait visiter le manoir à Alix, la nouvelle venue. Rheia ne s'y attarda pas et entra vite dans sa chambre sans les déranger. Elle détacha ses cheveux, enleva ses chaussures et ses chaussettes puis fit couler l'eau dans le bain. Pendant que la baignoire se remplissait, elle s'allongea sur son lit et ferma les yeux en essayant d'imaginer Ethnolia, car elle n'attendait qu'une chose, la seule chose qui lui permettait de tenir le coup, y retourner. Il ne se passait pas une minute sans que Rheia ne songe à Ethnolia, à ses plages de sable fin et ses mers d'un bleu turquoise, à ses forêts si denses qu'on ne voyait plus le ciel à travers le feuillage quand on était dedans, à ses villes et ses villages, et à ses montagnes imposantes qui se dressaient fièrement, si hautes, si belles. C'était marrant, elle arrivait presque à sentir le vent frais lui caresser le visage et elle avait l'impression que tout était réel. Ethnolia était la meilleure chose qui lui soit arrivé et elle aurait aimé y rester toute sa vie, quelque soit le prix à payer. Mais ce n'était pas l'heure d'y penser car déjà son bain avait fini de couler, aussi Rheia s'y plongea avec hâte. Après une heure passée à barboter dans l'eau ses doigts commencèrent à devenir tout frippés, Rheia en conclut que c'était l'heure de sortir. Elle se sécha en vitesse et se rhabilla, puis elle sortit en hâte de sa chambre. Il était déjà tard et le temps libre touchait à sa fin. le post le moins inspiré du monde RE: Placebo - rp - Hubble - 21-07-2015 Le soleil commençait à décliner, et, du fait du climat austère de l'Ecosse, la température chutait comme la glycémie d'un petit diabétique entre deux repas. Les plus aventureux, après avoir passé le portail en fer forgé du manoir, s'écartaient un peu, contemplant les étendues de pelouse longue qui ondulaient sous l'air froid et marin des falaises.
Lee plissait ses yeux; cependant, il ne distinguait que quelques taches vaguement colorées dans cet océan vert, seules traces des pensionnaires qui étaient allongés dans l'herbe, au loin. Il tenta de réprimer un tic de sa bouche; sa vue décroissante le déprimait et le rendait furieux en même temps, serrant en permanence quelque chose en lui, à chaque fois qu'il s'en rendait à nouveau compte. Tendant l'oreille, Lee entendit le murmure des enfants qui étaient restés à l'intérieur, dans la cour gravillonnée, adossés aux platanes et aux chênes. Lorsqu'il la dépassa, Lee crut reconnaître la respiration d'Octavie et eut de nouveau un sentiment de déception; en vérité, il avait assez pitié pour elle, et était juste navré de ne pouvoir lui arracher un sourire, quel que fût le moyen. Il était avec Clarence et quelques-uns des autres pensionnaires, cependant, il n'y avait nulle trace d'Antigone ni d'Alix, la nouvelle. Il supposa qu'Antigone s'occupait d'elle. Cette fille était cent fois plus attentionnée que toutes les gouvernantes réunies; peut-être parce qu'elle n'avait pas la prétention de l'être. Quant à Rehia et Gaia, il n'arrivait pas à les différencier, mais il eut quand même une pensée pour elles, parce qu'elles étaient foutrement bien foutues. Ah ben oui, le cerveau d'un jeune homme de dix-huit ans peut aussi plafonner au niveau poésie. Lee plia ses genoux et s'assit sur l'herbe souple et fine. Jouant avec les brins entre ses doigts, il se surprit à rêver du chien qu'on lui avait promis. Il avait toujours repoussé l'obtention du canin à plus tard, car cela aurait confirmé la perte définitive de sa vue. -C'est parti pour la minute émotion, marmonna-t-il à qui voudrait l'entendre. Non mais je suis navré, ces falaises, et ce ciel qui s'étend à l'horizon, ça doit être magique à voir. Perso, tout ce que je vois, c'est une tache gris foncé, une tache gris clair, et une tache vaguement verte, ajouta-t-il en désignant tour à tour le ciel, la mer et l'horizon. Parfois, je me dis qu'un jour, je me réveillerai, et que tout sera noir, et que mes yeux ressembleront à deux fesses de fœtus. Et quand je me lèverai, je me cognerai dans Gabriel, et ça lui fera encore une autre cicatrice, si bien qu'on pourra jouer au morpion sur sa tronche tellement il en aura. Il eut un moment de silence. Le soleil allait passer l'horizon; il allait être l'heure de rentrer. -Et puis après, je me dis que j'aurai une canne et un chien. Je pourrai faire des béquilles à Gary, et me faire un baluchon quand je voudrai me casser, camper trois jours puis me jeter de la falaise. Et mon chien, ce sera un magnifique labrador, noir, racé, et il bouffera tous ceux qui tenteront de m'y faire tomber dans la mer, en m'indiquant un endroit où Antigone, Gaïa, Rhéa et Octavie seraient supposées m'attendre, nues et enduites de miel. Il rêva à une cigarette, cachée sous son matelas. -En attendant, je veux bien aller botter le cul à ce fils de pote de roi, jusqu'à ce que mes yeux m'en tombent. RE: Placebo - rp - MoZ - 22-07-2015 Clarence n'avait pas réussi à se défausser de la compagnie de Lee, et quelques autres dont Drew, alors il se força à rester tranquille alors qu'ils parlaient. En l'écoutant, il en vint très vite à la conclusion que Lee était vraiment un pauvre mec, mais que ce qui était encore plus triste c'est qu'ils étaient tous des pauvres mecs et que personne ne pouvait changer ce fait. Alors Clarence se contenta d'écouter Lee, et de laisser les moqueries qu'il lui adressait mentalement se refléter sur sa propre personne. -Tout ce que je te souhaite, c'est que ton chien soit un putain de teckel boîteux qui pue, déclara-t-il d'une voix définitive alors qu'il se levait. Et pas besoin d'une canne pour faire des béquilles à Gary, si tu veux mon avis... Et quand bien même t'en voudrais pas. S'il y avait bien quelqu'un que Clarence méprisait au plus haut point dans ce manoir, c'était l'insupportable Gary. Un mec sexuellement et socialement frustré (bon, ils l'étaient tous à leur manière, mais lui c'était manifeste), atteint d'une sorte de sclérose en plaque qui, malheureusement, mettait bien trop de temps à le finir au goût du jeune homme. Il l'avait vu plusieurs fois, faire des trucs aux filles et leur dire des horreurs. Ça aurait pu préoccuper Clarence autant que les migrants qui crèvent la dalle dans le désert du Gobi (c'est à dire, au vu de sa personnalité, peu) s'il ne l'avait pas vu attraper plusieurs fois la jupe d'Antigone à la sortie de la bibliothèque. Cette récurrence d'attention déplacées envers la jeune fille avait, bien malgré lui, piqué son agacement envers Gary à un seuil non négligeable. Quoiqu'il en était, on était Samedi. Une fois debout, Clarence quitta ses camarades et se traîna vers le portail de la propriété, loin de tous les groupes d'adolescents qui se détendaient près du bord des falaises. Pas qu'il espérait toujours voir arriver ses parents comme promis. C'était resté une habitude, un autre de ses rituels. Clarence était un pro des rituels. C'était une façon d'enterrer son anxiété, ou du moins de la limiter, en rythmant ses journées tout en leur donnant un tant soit peu de sens. Assis près des grandes grilles d'un cuivre oxydé, il glissa tranquillement une cigarette entre ses lèvres. Être parmi les plus anciens pensionnaires (encore en vie) permettait de nombreux avantages, notamment la complicité de la majorité du personnel du manoir, et une certaine immunité aux infractions mineures telles que celle là. Il resta assis près de ce grand portail jusqu'à la fin du quartier libre, moment où une pluie torrentielle le prit par surprise et le fit rentrer tout trempé au manoir. ***
Le dimanche était le jour de la grasse matinée pour les pensionnaires. Ou du moins, pour ceux qui n'avaient pas de problèmes de sommeil. Toute la matinée était banalisée, ce qui leur permettait de végéter au lit ou de vaquer à leur guise à leurs occupations quand ils ne dormaient pas. Clarence n'était pas spécialement un gros dormeur, mais fondamentalement un gros flemmard. Alors le dimanche, après un contrat passé et SIGNÉ avec Drew, avait été décrété journée de silence. Tout bricolage dans l'enceinte de leur chambre étant tout bonnement banni. Cela avait été dûment négocié, mais Drew avait finalement cédé en se heurtant à la détermination de fer de son intransigeant colocataire. Le repas dominical, plus riche que d'habitude, se passa sans encombres. Tout le monde profita, à sa manière, du menu proposé, et comme toujours les médicaments firent également partie intégrante du repas. S'ensuivit un court temps de repos, avant la répartition des équipes sur les machines pour partir à Ethnolia. Clarence et le reste de son groupe furent envoyés à 15h pour 10h dans le jeu, soit environ une heure et demie réelle. Comme à l'accoutumée, Clarence y allait avec un entrain très mitigé. Il n'aimait guère plus Ethnolia que la vie réelle, même si dans le jeu il avait fait l'étrange connaissance de la douleur. Expérience inoubliable, évidemment, et qui ne l'avait guère enchanté. Ils pénétrèrent donc dans la salle de motricité, où chacun gagna le plot qui lui était attribué (avec leur nom gravé sur une petite plaque -facilement et cruellement amovible en cas de décès du joueur). Clarence était placé entre Rheia et Drew, et faisait face à Octavie et Antigone, qui se trouvaient toutes les deux en face, de l'autre côté du générateur central. Rixon leur annonça l'ordre du jour, la météo dans le jeu, leur souhaita bonne chance puis ils enfilèrent tous casque, bottes et gants. Les lumières s'éteignirent au milieu du ronronnement des moteurs, puis ils furent aspirés. Comme d'habitude, la connexion s'accompagnait du sentiment contraire de la déconnexion : ils semblaient comme happés et tirés vers le haut, de manière toute aussi vertigineuse que leur chute finale. Dernière aspiration brusque et ils furent matérialisés dans leur repère habituelle, une usine désaffectée qu'ils s'étaient aménagés dans l'un des quartiers fantômes du continent. À peine arrivé, Clarence fut assailli d'origamis qui voletaient et fusaient vers lui. Les origamis étaient, dans Ethnolia, un moyen de communication rapide et efficace. Ensorcelés, ces petits bouts de papiers se matérialisaient automatiquement à leur destinataire. Le jeune homme en consulta quelques uns rapidement ; ils provenaient soit de la guilde, soit de particuliers. Tous concernaient une élimination à réaliser, mais Clarence n'avait guère plus le temps pour les missions en solo, ses coéquipiers ayant étonnamment un très gros esprit d'équipe. Plus que ses précédentes équipes. Ils reçurent un gros origami commun, qui arriva en sifflant dans l'air, puis se stabilisa en vol statique sous leurs yeux encore inaccoutumés au nouvel environnement. Clarence, bien en jambe au niveau de ce qui était origamis ce jour là, s'avança d'un pas pour déchiffrer le message -Le maire du village de Kadsburry, dans l'archipel volant de Bendetto, lance un appel au secours aux mercenaires et aventuriers nomades. Les champs et bois alentours du centre du village sont infestés de monstres qui ravagent les récoltes, et victimes de pillage par ce qui semblerait une organisation humaine. Il propose à ceux qui viennent les dératiser une somme importante. Clarence se retourna vers les autres qui s'entreregardaient, méditatifs. Pensif, il songea à ce qu'on pouvait trouver dans l'archipel de Bendetto. Les armuriers célestes figuraient parmi les meilleurs, et il n'était pas rares que de nombreux dissidents optent pour les îles volantes pour se cacher des Inquisiteurs. Ils pourraient trouver une nouvelle ouverture dans le clan rebelle, voire même des informations quant à l'organisation de la mobilisation contre la royauté. Tout le monde semblait d'accord pour accepter cette mission, un origami fut donc apprêté et ensorcelé par Antigone, qui était indéniablement la plus délicate en ce qui concernait les sorts légers comme celui-ci, puis ils se mirent tous en branle pour gagner le port des bateaux volants. RE: Placebo - rp - Mayskurar - 22-07-2015 Ce matin-là, Octavie s'éveilla, morose. A peine eût elle ouvert les yeux qu'elle les fermait immédiatement, face à la douleur que lui inspirait la lumière. C'était comme si elle arrachait péniblement sa rétine de son malheureux crâne. Elle rabattit sa couverture au dessus de son crâne, se retournant dans son lit, avec pour délicieux projet de se rendormir. Octavie sentait presque son meilleur ami Morphée l'étreindre lorsque la voix de crécelle de la surveillante du dortoir, miss Fritton, retentit à ses oreilles, comme un craie crissant sur un tableau noir. « - Dépêchez vous mesdemoiselles, somma-t-elle, c'est l'heure de vos médicaments ! Il n'est pas bon pour vous d'autant dormir ! » Un long, très long soupir, franchit les lèvres d'Octavie tandis qu'elle se dépêtrait de ses couvertures, se redressant piteusement dans son lit. Elle attrapa sa boîte de médicaments, les avala un à un, et entreprit de se rendormir jusqu'au repas du midi. Ce dernier se passa, pour une fois, sans incident notable. Octavie, de bien meilleure humeur que la veille, s'autorisa à avaler quelques cuillerées de ce qu'on leur proposait, jusqu'à ce que cela ne finisse par la dégoûter, comme souvent. Pas que la nourriture était mauvaise, mais l'idée de prendre du poids lui donnait la nausée. Elle fila ensuite vers la grande bibliothèque, décidée à passer les heures autrement qu'en végétant sous sa couette. Pour une fois, sa phase dépressive avait été très rapide. Elle passa donc les deux heures suivantes plongée dans des livres d'histoire, jusqu'à ce que, sur le coup de quinze heures, son groupe ne soit désigné pour se rendre sur Ethnolia. Elle quitta les aventures de Marie Stuart, qu'elle connaissait déjà par cœur, à grand regret, pour se rendre dans la salle où s'alignaient sagement les dépressifs en chef qu'étaient son groupe. Quoi qu'elle n'était pas spécialement bien placée pour en parler. Elle se dirigea vers son poste, se préparant soigneusement à se rendre sur Ethnolia. Les lumières s'éteignirent doucement, et Octavie se sentit aussitôt décoller. Elle n'aimait pas particulièrement cette sensation, cette impression de ne plus pouvoir contrôler quoi que ce soit. Elle se sentit par la suite doucement reprendre contenance, comme si son esprit réintégrait enfin son corps, sa place. Un endroit où elle avait contrôle sur tout. Le sifflement familier des origami l'appaisa, et lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle trouva un repère assailli de ces petites choses qui lui arrachèrent presque un sourire. Elle fit craquer ses doigts, rituel habituel lorsqu'elle arrivait sur Ethnolia, et sans un mot, commença à regarder les propositions, mais Clarence sembla plus rapide. « -Le maire du village de Kadsburry, dans l'archipel volant de Bendetto, lance un appel au secours aux mercenaires et aventuriers nomades. Les champs et bois alentours du centre du village sont infestés de monstres qui ravagent les récoltes, et victimes de pillage par ce qui semblerait une organisation humaine. Il propose à ceux qui viennent les dératiser une somme importante. » Elle hocha la tête, marquant son approbation, et comme tout le monde semblait d'accord quant à la mission, tous décidèrent de se mettre en route. Elle sortit la première, saisissant son épée et ses précieux grimoires, découvrant dehors, leurs montures habituelles. Un léger sourire flotta sur les lèvres d'Octavie, vite balayée par son apparence froide coutumière. Elle sangla son cheval, un vigoureux poulain palomino, et laissa ses livres dans les poches qui pendaient sur sa croupe. Elle se mit en selle rapidement, et une fois que tout le monde fût prêt à partir, elle jeta un coup d’œil vers Gabriel, grand maître des cartes. Ils n'étaient presque jamais allé au port des navires volants, et Gabriel était l'un des rares sachant correctement s'orienter ici. Octavie avait appris à laisser sa fierté de côté pour le laisser guider les troupes, après de nombreuses pertes de temps lorsqu'elle avait à tout prix voulu guider le groupe – même si ça lui faisait mal de l'admettre. « - Par où doit-on aller Gabriel ? » Sa voix claqua presque comme un ordre, un peu plus sèchement qu'elle ne l'eût voulu. Mais bon, sans doute avaient-ils l'habitude désormais. RE: Placebo - rp - Raguy - 22-07-2015 Dimanche matin, à environ sept heure. Gabriel venait tout juste de se réveiller, le soleil perçait à peine au travers des persiennes et Lee semblait encore endormi. Gaby sourit et laissa échapper un petit « bonjour » enthousiaste mais assez bas pour ne pas sortir celui qui partageait sa chambre de son sommeil dans le cas où celui ci dormirait encore. Ensuite le plus calmement et discrètement possible, il enfila son uniforme qu'il recouvrit de son pull préféré et entrouvrit doucement la porte. Le couloir était frais, et vide. En même temps on n'attendait pas des gens q'ils se réveillent si tôt le dimanche, c'était juste une habitude que Gabriel avait et il appréciait sa solitude matinale.
Comme en général ils préparaient le petit déjeuner à six heures, il se dirigea donc tout naturellement vers la salle à manger. Elle était bien plus silencieuse qu'à l'accoutumée mais il y avait néanmoins deux trois personnes déjà attablées qui regardaient leur repas d'un air morose. Il leur fit un sourire et un signe de la main espérant les sortir brièvement de leur léthargie. Il eut pour seules réponses des soupirs et des gestes peu motivés de la tête. Il se servit son propre petit déjeuner et s'installa un peu à l'écart histoire de e pas déranger. Après cela il partit s'installer dans un petit salon qui se trouvait dans les couloirs reculés des bâtiments qui constituaient le manoir. C'était une petite pièce tapissée de bleue, meublé de quatre petits fauteuils rembourrés et d'instruments de musique, dont un petit piano droit couvert d'une fine couche de poussière. C'était sans doute sa pièce préférée, il y avait peu de trafique mais les gens s'y attardaient tout de même de temps en temps pour discuter. Gabriel s'installa sur le fauteuil face à la fenêtre et regarda dehors attendant que quelqu'un vienne ou que l'ennuie le gagne. Personne ne vint jusqu'à l'heure du repas à laquelle il regagna la salle à manger, déjà plus mouvementée que le matin même. Le temps passa aussi bien plus vite jusqu'à 15 heures, heure où on les invita à rejoindre Ethnolia. Rixon leur fit son petit speech habituel et ils furent transportés dans l'univers virtuel. Le premier réflexe de Gaby fut de porter ses mains à son visage pour constater l'absence de ses cicatrice et la douceur de ses joues. Il n'écouta pas pas vraiment la lecture du message, contemplant le vaste monde qui s'offrait devant eux. Il ne se retourna vers le groupe que quand Octavie s'adressa directement à lui. Il tressaillit au son de sa voix glaçante, elle n'avait jamais été particulièrement ouverte même envers lui et à chaque fois qu'elle lui parlait il avait l'impression que c'était par dépit. Il était néanmoins flatté par la responsabilité qu'on lui confiait et répondit en sortant l'une des nombreuse carte qui dépassait de son sac. Il toussota et pivotant légèrement sur lui même pour s'aligner avec la boussole il commença à indiquer les directions à suivre. -Hum, si nous continuons pendant environs 30 minutes vers le nord nous devrions atteindre les remparts de la capitale.... Je propose de contourner le centre et de passer par les petites ruelles du marché couvert, qui devrait nous mener au plus au port ensuite... Il nous suffira simplement de prendre le bateau. Les directions étaient exactes comme à son habitude, mais Gabriel avait une certaine appréhension quand à retraverser la capitale après le fiasco de la précédente mission. Il eut un petit moment de doute et ré-arrêta tout le groupe déjà près à partir sur le dos de leur monture. -Hmmm... En fait si nous dévions un peu vers l'est on pourrait passer par les petits villages qui contourne les remparts, ensuite il y a un passage qui permet d'atteindre directement le port... Cela risque de nous faire une heure de chemin en plus mais... Je pense que cela serait plus sûr. Non ? RE: Placebo - rp - Edeen - 22-07-2015 Drew faisait partit de ces pensionnaires qui s'amusaient régulièrement à se moquer de l'autorité de l'établissement et donc à briser les règles. Mais il en était une à la quelle il se pliait avec une joie tout juste contenue : le dimanche c'était jour de repos. Il s'éveillait toujours vers dix heure, ou plus tard, les cheveux en batailles du à son sommeil plus qu'agité. Ce matin là, il émergeait tout juste de ses couettes qu'il remarquait Clarence, réduit à l'état larvaire sous ses draps comme à son habitude. La tête dans le brouillard, il marmonna ce qui se voulait être une salutations amicale, quelque chose comme « Bien dormis Batman ? » mais qui ressemblait plus à un grognement de vache enragée. Il se laissa rouler sur le bords de son lit et attrapa de son unique main son uniforme roulé en boule et complètement froissé quelque part sur le sol. Il ne se fatigua même pas à être discret, sachant très bien que son camarade de chambre était réveillé depuis sûrement une bonne heure. Son uniforme enfilé à la va vite, surement mal boutonné, il descendit les nombreuses marches qui séparaient sa chambre du réfectoire ou l'attendait ses meilleurs amis : les tartines et croissants qui étaient toujours là pour lui dans les périodes sombres.
Tout juste attablé que déjà il s'empiffrait regardant à peine ce qu'il ingurgitait. Tant que ce n'était pas vert ou mal odorant, c'était forcement bon. Le nez à moitié noyé dans son bol de café il levait de temps en temps la main pour dire bonjour lorsque son regard croisait un visage familier. Il réfléchissait à ce qu'il allait bien pouvoir faire avant sa séance d'escapade, étant donné qu'il lui était formellement interdit de s'amuser avec ses engins dans la chambre, sans quoi Clarence risquait très certainement de l'étouffer avec un oreiller sans aucune autre forme de procès. Et, étrangement, cette idée ne l'enchantait qu'à moitié. Il décida donc après quelques minutes de réflexion de faire ce en quoi il était le plus doué, avec la mécanique : s'introduire dans la vie privé des gens et ses coller à leur chaussures comme un chewing gum fraîchement craché. Chacun ses talents. Ce matin là, sa victime fraîchement désignée répondait au doux nom de Lee. Aka Myrtille pour les intimes (qui pour l'instant se résumait à Drew). Il chercha du regard le garçon à la langue bien pendu, caractéristique qu'ils partageaient tout les deux au grand damne de plus de la moitié des pensionnaires. Après l'avoir cherché pendant quelques minutes dans les couloirs du manoir, il finit par le trouver déambulant tel une âme en peine. Ni d'une ni d'eux il se jeta sur lui comme un prédateur en manque de chair fraîche et commença à débiter un flot de paroles de sa voix perché.
« Si c'est pas le Soleil de ma vie, mon unique raison de respirer, ma moitié à la vie à la mort ! Myrtille ! Bien dormis mon amour ? Rassasié jusqu'au déjeuner ? Les tartines étaient-elles grillées à ta convenance ? Le jus d'orange pressé avec amour t'a-t-il plu ? Moi ? Je suis tellement HONORE que tu t’intéresse à mes sentiments ! J'en suis tellement ému ! S'exclama-t-il avec une véritable mise en scène lyrique. Et bien sache, que je m'ennuie comme un rat mort ! Aussi, puisque comme tout à chacun le sait, tu es la personne la plus agréable à vivre de ce manoir, toujours au petit soin pour tout le monde nous offrant les plus beaux compliments au quel on puisse penser, je serai RAVI de passer du temps en ta compagnie ! Ne me remercie pas c'est tout à fait naturel. » Et sans même attendre de réponse positive de sa part, car sa réponse ne pouvait être que positive, il passa son bras gauche sur ses épaules « Laisse moi te guider, ça serait bête que tu meurt en trébuchant sur une chaussette qui traînait sur le chemin, n'est-ce pas ? » lui lança-t-il un brin moqueur mais surtout car il se souciait des nombreux bleus que ce gamin arrivait à se faire en pas moins de trente petites minutes. Il l’entraîna dans une balade durant la quelle il n'arrêta pas de parler, fidèle à sa réputation d'affreux bavard insupportable, jusqu'à ce que l'heure de la récréation n'arrive. Les différentes horloges du manoir sonnèrent 15h et aussitôt il entraîna son otage jusqu'à la salle de simulation. Il remarqua la petite nouvelle, Alix, et lui offrit son plus beau sourire avant que le monde bascule sous leurs yeux.
Il mit quelques instants avant de prendre entièrement contrôle sur son alter-ego aux cheveux verts et aux dents aiguisés. Le monde tangua quelques secondes devant ses yeux et puis se stabilisa enfin pour le laisser voir l'invasion d'origamis qui les avait assaillit. Il exagérait sûrement quelque peu, mais nous parlons ici de Drew St.Jaim, il avait toujours eu du mal avec les choses aussi délicates que ces petits oiseaux en papier. Il laissa donc le soin à Clarence de faire la lecture alors qu'il vérifiait l'état de son bras mécanique. Lors de leur dernière sortie, il s'était prit un projectiles dans les rouages, mais tout semblait stable, la pression était normale, ses doigts bougeait parfaitement et il ne faisait pas de fumée. Il prêta un oreille attentive, du moins dans la mesure du possible, au message qu'avait reçu le groupe. Si l'idée d'aller sur Bendetto l'enchantait au plus haut point, la simple évocation de la Capitale suffit à changer son sourire rayonnant en une grimace peu élégante. Il regarda Gabriel, une moue se dessinait sur ses fines lèvres.
« Si il y'a moyen de contourner, je propose que l'on fasse ça. On n'est pas à une heure près, et puis ces montures sont robustes, on prendra surement moins de temps que ce qu'on pense. En plus les gardes et la milice sont à l’affût en ce moment, surtout à la capitale. Autant ne pas tenter le diable. » répondit-il en prenant une voix effrayante et grotesque à la fois.
Il sauta sur sa monture, qu'il n'appréciait guère, celle-ci ne possédant ni écailles, ni griffes et n'était même pas capable de cracher une légère flamme. De plus il avait toujours trouvé que les chevaux avait l'air de parfaits abrutis. |