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RE: Placebo - rp - Hubble - 20-07-2015 "C'est ça oui, sûrement. Ils doivent rester persuadés que ça fait quelque chose, marmonna la jeune fille assise à côte de Lee.
Il baissa les yeux vers elle et les plissa un peu pour la distinguer; écartant ses cheveux noirs, elle faisait passer, une à une, les pilules dans sa petite bouche, qu'elle recrispait aussitôt, montrant ses petites dents comme un roquet. En vérité, avec ses cheveux noirs et ondulés, elle lui rappelait le chien de guide noir et viril dont il avait toujours rêvé et qu'on lui avait promis à son arrivée au manoir. Elle déglutit ses pilules et retourna à la contemplation de son assiette, le laissant ainsi en plan, et en compagnie d'un silence froid désignant clairement qu'elle avait très envie d'être ailleurs. C'était le moment de se sentir profondément choqué, blessé, offensé, jusqu'au plus profond de son âme, que quelque chose se brise à l'intérieur et qu'il perde un peu de sa foi en l'humanité. Sauf que non. Elle avait juste l'air d'avoir une putain de constipation enflammée, l'autre coincée. Il était prêt à parier que s'il arrivait à lui glisser une olive entre les fesses, il n'aurait qu'à l'énerver pour qu'elle en sorte de l'huile. Il repartit à son cupcake, se moquant éperduement de cette petite peste. Et puis en fait, il dut s'avoir qu'elle l'intéressait. -Dis-moi, très chère, commença-t-il, à ton avis, c'est ta bouille de général nazie qui va pas avec ton corps, ou ton corps de jolie jeune fille qui va pas avec ta bouille? Il se servit un peu de thé et, la vapeur d'eau inondant et reuisselant sur ses lunettes noires, il ajouta: -Quoique ne m'écoute pas, après tout, tu parles à un non-voyant. Tu te rends compte, quand je suis arrivé, j'ai failli te prendre pour Clarence. Je crois que c'est l'air renfrogné. Ou l'aura de noir et de haine. En tout cas t'es sacrément mignonne pour quelqu'un qui mange des âmes au petit-déjeuner. Il but un peu de thé, souriant, attendant la déflagration, et bien heureux de s'en moquer indéfiniment. RE: Placebo - rp - Mayskurar - 20-07-2015 La dernière pilule avalée, Octavie laissa sa main retomber péniblement sur ses cuisses. Elle végétait là, dans l'obligation d'assister au repas, lorsqu'elle ne voulait que s'enfuir pour aller pleurer seule. A mesure que le temps avançait, ses yeux s'embuait sans raison, et la jeune fille dût les fermer pour contenir des larmes qui n'auraient jamais du exister. Elle ouvrit de nouveau les yeux. Dans son champ de vision se trouvait toujours Lee, qui semblait avoir la prétention d'obtenir la classe de Daredevil. Manque de bol c'était plutôt raté. Il ressemblait juste à un pauvre type lambda, un des innombrables qui essayaient de la faire chier, de la toucher, ou quoi que ce fût. Sauf que tout le monde savait qu'Octavie avait un cœur de pierre que personne ne pouvait ébranler. « - Dis-moi, très chère, commença-t-il, à ton avis, c'est ta bouille de général nazie qui va pas avec ton corps, ou ton corps de jolie jeune fille qui va pas avec ta bouille? » Son cerveau mit quelques minutes à analyser la phrase, remettant chaque mot à sa place. Les rouages de son vieux cerveau semblaient rouillés, plus que jamais, et Octavie ne se sentait pas de marmonner quoi que ce fût. Sa bouche pâteuse ne s'ouvrit pas pour répliquer. La flemme. De tout. Mais pseudo Daredevil eût la bonne idée de continuer. « - Quoique ne m'écoute pas, après tout, tu parles à un non-voyant. Tu te rends compte, quand je suis arrivé, j'ai failli te prendre pour Clarence. Je crois que c'est l'air renfrogné. Ou l'aura de noir et de haine. En tout cas t'es sacrément mignonne pour quelqu'un qui mange des âmes au petit-déjeuner. » Intérieurement, elle tiqua dès qu'il prononça « mignonne ». Elle, mignonne, cette énorme blague. Il était décidé à se foutre de sa gueule. Vraiment. Un soupir franchit les lèvres d'Octavie. D'une voix monocorde, elle songea que finalement, peut-être était-ce mieux qu'elle réponde. Peut-être qu'elle aurait la paix. Rassemblant tous ses lambeaux d'énergie, la jeune fille entrouvrit les lèvres : « - Oui, et c'est bien dommage pour l'aveugle que tu es que tu n'aie pa pu voir à quoi ressemblait un général nazi dans tes bouquins d'histoire, ça t'aurais instruit sur la question. Comme ça tu n'en poserais pas des aussi stupides et dénuées d’intérêt, rétorqua Octavie sans daigner lever les yeux. Quoi que, ça te convient bien, je suppose que les questions reflètent la personnalité des gens. Et au passage, je suis ravie de savoir que tu aurais pu me prendre pour Clarence, c'est encore le meilleur choix parmi cette team. » Ses mots avaient tous été prononcés sur le même ton. Las. Fatigué. Ce ton si caractéristique de ces périodes ou, mine de rien, elle voulait juste crever. RE: Placebo - rp - Oxelot - 20-07-2015 Encore et toujours, j'arrive trop tard -_- RE: Placebo - rp - MoZ - 20-07-2015 oxelot, non pas du tout! on a commencé le rp, mais tout le monde peut encore s'inscrire et on trouvera facilement un moyen de vous inclure à l'histoire!!! RE: Placebo - rp - WendyDarling - 20-07-2015 Elle déteste lorsque ses yeux retrouvent la lumière des néons et que les bip résonnent dans toute la salle, se fracassant contre les murs blancs.
Cette sensation. Cette sensation qu'à chaque fois tout redevient comme avant. Antigone se leva à contre-courant, ses cils amorçant la mesure d'une nouvelle journée merdique. Elle se releva un peu trop vite, juste assez pour voir le monde danser et les lumières vibrer. C'était la plus dure des sensations ; celle qui les rejetait contre leur propre vanité. Elle soupira et fit basculer ses jambes blanches, ses talons martelant le sol froid dans un bruit sourd. Elle ressentait encore – indicibles – les blessures d'Ethnolia, puis aussi le flux fictif de son pouvoir qui courrait dans ses veines ; elle n'était jamais sure de quitter le monde imaginaire alors qu'elle avait encore la sensation de pouvoir le palper, de l'enlacer tout entier. Un nouveau souffle s'échappa de ses lèvres alors que son rythme cardiaque ralentissait peu à peu. Antigone n'avait plus qu'une hâte, qui était de quitter ce royaume de bips et de rêves brisés pour s'enfuir aussi loin qu'on le lui permettait ; la bibliothèque. Ce qui était déjà pas mal. Et puis. Rixon fit éclater ses objectifs en prétextant une annonce de la plus haute importance, tout ça accompagné d'un sourire aussi faux qu'édenté. Tu parles. Cinq ans dans ce trou à rats que c'était toujours la même chose ; une nouvelle arrivée, ou une mauvaise nouvelle. L'avant-dernière fois, c'était une invasion de cafards. La dernière fois, la mort de sa colocataire. Les deux lui avaient causé tant d'angoisse qu'elle en avait vomis toutes les nuits pendant les semaines qui suivaient. C'était déjà terrible, les cafards, et elle était pas sure de pouvoir endurer plus que ces horribles bestioles et toutes les bactéries qu'elles étaient susceptibles de trimballer avec elles. Mais c'était encore pire d'apprendre la mort d'une fille avec qui on a passé quatre ans de sa vie à se raconter des ragots et à se tresser les cheveux mutuellement. Elle avait demandé à changer de chambre, un truc comme quatre ou cinq fois. Mais les gens ne comprenaient pas qu'on puisse être gênée par un lit vide et de vulgaires fantômes imaginaires qui avaient empli la pièce où Cléo avait expiré son dernier souffle. "… Puisque nous accueillons une nouvelle amie !! Je vous présente Alix, et j'espère que vous lui réserverez..." Antigone aligne consciencieusement les pilules sur le bois devant elle. Bleu. Elle jette un vague regard à la fille qui est venue les rejoindre en enfer. Rouge. En espérant qu'elle ne viendra pas se glisser dans l'ombre de Cléo. Vert. Elle soupire et s'affale sur son siège tandis que son regard glisse vers le vide et que la fin du discours se mue dans une onde confuse. Elle s'imagine loin, sous l'eau peut-être ou au-dessus des nuages. Les applaudissements la tire hors de sa léthargie, et comme d'habitude elle se réveille sous le regard de Clarence qui traîne au fond du réfectoire. Elle espère secrètement qu'elle ne l'a pas fixé tout du long de ses vagabondages mentaux ; Antigone ne sait pas trop quoi penser de lui, de toute façon. Il est bien trop étrange. Elle secoue ses cheveux rouges. Comme si t'étais bien placée, Antigone, pour dire ça. « … En tout cas t'es sacrément mignonne pour quelqu'un qui mange des âmes au petit-déjeuner. » Antigone tourne sa tête vers un gars nouvellement arrivé dont elle avait mis plusieurs jours à se souvenir du prénom. Elle se rappelait seulement de sa maladie, ce qui résumait toute la vie à l'institut. Double-cataracte est manifestement en train de s'amuser à torturer Octavie ; une dépressive qui a vraiment pas besoin d'un relou de plus sur la balance de ses problèmes tellement elle semble déprimée ces derniers temps. Antigone saisit la première pilule qu'elle fait tourner entre ses doigts avant de la porter à sa bouche. Elle l'aime bien, Lee. Elle aime encore plus le taquiner. « Fiche-lui la paix, cheveux bleu. » Un sourire. Une étincelle de malice dans le regard. La pilule rouge. « C'est pas en mettant mal à l'aise que t’arrivera à draguer, déjà deux semaines que t'es là et t'es sérieusement en passe de doubler Gary dans la catégorie « gros lourd ». Gary, le gars qui la hèle à chaque fois qu'elle sort de la bibliothèque, qui hèle à peu près toutes les filles de l'internat, en fait. Ataxie spinocérébelleuse ; on lui pardonne. Tout le monde a une putain de bonne excuse dans cet établissement. Comme si la maladie pouvait tout pardonner. Comme si l'ombre de la mort pouvait tout effacer. Antigone ferme les yeux, puis porte la dernière pilule de son traitement quotidien à ses lèvres. Vert. RE: Placebo - rp - IndianCloud - 20-07-2015 "Putain". C'était toujours comme ça. L'habitude ne changeait pas le fait qu'elle avait toujours mal aux yeux quand elle rentrait. La réalité revenait trop brusquement, comme un élastique qui céderait a la pression et vous reviens en pleine face. C'est pourquoi Gaïa tirait toujours la tronche quand elle rentrait. Cette fois-ci elle avait un peu mal aux articulations "Merde alors c'est pas l'âge j'en suis sûr" en ce frottant les poignets elle se dit qu'un bon bain chaud était de rigueur, avec un sourire béat elle se dirigeait vers la salle de bain lorsque Rixon décréta qu'il avait une putain d'annonce a faire. Elle l'aimait bien Rixon mais comme tout le monde quelques fois elle espérait pouvoir lui dire "Ferme ta gueule et bouffe". En levant les yeux au ciel Gaïa tourna les talons et en tirant - encore - la tronche se dirigea comme tout le monde vers la salle commune " T'inquiète petit canard ce n'est que partie remise" Pensa - t - elle en fronçant les sourcils. On ne juge pas ! Je suis sûr que vous aussi parliez a vos jouets de bains ! Non ? Ah. Bref c'est avec ô miracle, ô surprise qu'il annonça la venue d'une certaine Alix : -...puisque nous accueillons chez nous une nouvelle amie!! Je vous présente Alix, et j'espère que vous lui réserverez le meilleur accueil possible! Comme tout le monde elle applaudit mollement en grimaçant. Elle avait toujours éprouvé une certaine réticence a tout ça. Non qu'elle mettait en cause tout le système et tout ! Mais si cette pauvre fille était là c'est qu'elle était à coup sûr malade comme un chien. Alors certes c'est cool ici on peut manger de la pizza mais bon de là à s'exciter pour ça... Bref une fois les mondanités échangées Gaïa se précipita avec entrain limite en sautillant vers le réfectoire. "Cupcakes !!!" Elle bavait presque. Bon ok elle bavait, mais personne n'avait remarqué -du moins c'est ce qu'elle aimait a croire-. Mais avant d'entamer son merveilleux déjeuner l'oeil vorace, elle lorgna sur ses médicaments. Putain ! Elle ne comprenait pas pourquoi elle devait s'infliger ça ! Elle détestait ces maudites pillules qui ne l'empêcherai pas de crever et qui laissait un gout amer dans la bouche "ça fausse le goût des cupcakes !" Pensa-t-elle en avalant la dite pillule. Elle avait vaguement conscience qu'Octavia faisait la gueule, Lee se foutait de sa gueule. Clarence bavait sur Antigone qui elle s'en carrait l'oeil. Bref quel joyeux petit pensionnat ! - C'est pas en mettant mal à l'aise que t’arrivera à draguer, déjà deux semaines que t'es là et t'es sérieusement en passe de doubler Gary dans la catégorie « gros lourd ». Elle pouffa un instant mais comme elle ne savait pas faire deux choses en même temps s'étouffa avec son cupcake. Elle toussa. "- Putain fait chier !" Jura-t-elle comme un charrutier Attrapant un verre d'eau elle se ressaisit "Merde alors j'ai vue ma vie défiler ! C'était plutôt ennuyeux..." pensa-t-elle Et puis elle se tourna vers Rehia qui évidemment n'avait pas lever un doigt pour la sauver. Une petite tape c'était trop demander ? Enfin elle avait vue la lumière ! Aussi avec son air sarcastique elle déclara : "- Au fait Rehia je vais bien t'inquiète, ce bout de cupcake ne m'a pas assasiner merci de t'en soucier." RE: Placebo - rp - Hubble - 20-07-2015 Lee s'était attendu à ce qu'Octavie explose et lui hurle sa rage dessus. Il s'était déjà figuré une lueur de haine dans ses petits yeux alors que, feulant et crachant, elle lui aurait expliqué en vingt-quatre paragraphes comment il était un sonar et qu'il n'imaginait même pas à quel point elle pouvait être torturée et cruelle. Et puis, tendant la joue, il se serait laissé verser un seau de crème anglaise sur la figure, trop heureux de la sortir de sa zone de confort et de l'afficher devant tout le monde. Parce qu'en en effet, il n'avait aucun problème à se rendre "ridicule", si ça pouvait le faire rire de quelqu'un d'autre.
Aussi fut-il surpris et sembla tomber des nues lorsqu'Octavie lui offrit une réponse aussi froide que désespérante. -Oui, et c'est bien dommage pour l'aveugle que tu es que tu n'aies pas pu voir à quoi ressemblait un général nazi dans tes bouquins d'histoire, ça t'aurais instruit sur la question. Comme ça tu n'en poserais pas des aussi stupides et dénuées d’intérêt. Quoi que, ça te convient bien, je suppose que les questions reflètent la personnalité des gens. Et au passage, je suis ravie de savoir que tu aurais pu me prendre pour Clarence, c'est encore le meilleur choix parmi cette team. Mais... Mais... Mais il savait à quoi ressemblait un général nazi...? Il ouvrit grand les yeux, muet de surprise, et mordit timidement dans son cupcake. Soit Octavie était la pire pince-sans-rire que la Terre ait jamais porté, soit son récepteur de l'humour était complètement inhibé, comme une sorte de variante déprimante de la maladie de Clarence. Regardant droit devant lui, il n'osa la scruter. Il soupçonnait chez elle une probable forme de dépression, véritable main glacée et éthérée qui lui enserrait le cerveau et la rendait incapable de toute empathie. Il était encore tout déçu et étonné par sa voisine, lorsque la voix mélodieusement taquine d'Antigone vint lui chatouiller les oreilles. -Fiche-lui la paix, cheveux bleu. C'est pas en mettant mal à l'aise que t’arrivera à draguer, déjà deux semaines que t'es là et t'es sérieusement en passe de doubler Gary dans la catégorie « gros lourd ». Il se retourna vers elle, un sourire sur les lèvres, prêt à répondre. Et puis, en voyant son corps frêle nageant dans le pull de l'uniforme, et ses épaules submergée par ses jolis cheveux rouges, il n'eut pas le coeur de la tacler. Il l'appréciait aussi, Antigone. Elle le calmait dès qu'il la voyait; une sorte de variante terrestre de son aquamancie. Ainsi, il enfonça son menton dans ses mains et, plissant les yeux et jouant de ses sourcils pour mieux la voir, il la regarda amener les petites billes colorées à ses lèvres, attendri et distrait, juste réjoui qu'une fille aussi calme et cool daigne lui adresser la parole, même si c'était pour le nommer gros relou de service, ce qui au fond avait de quoi l'offenser au plus haut point. A peine Antigone eût-elle gobé sa dernière gélule et réprimé un spasme de dégoût, tandis qu'il se demandait quel goût avait la pilule verte, qu'il fut surpris par une quinte de toux, à quelques mètres de lui. Il se retourna aussitôt, mais il ne put distinguer la personne; tout ce qu'il entendait, c'était un concerto pour vomi en do bémol. Les pensionnaires hypocondriaques se crispaient déjà, certains bondissant de leur banc, tandis qu'ils s'imaginaient tous les miasmes que répandait celle qui semblait vouloir régurgiter ses poumons. Ce ne fut que lorsqu'elle vida un verre d'eau d'un trait que Lee comprit qu'elle avait tout simplement avalé quelque chose de travers. -Putain fait chier! Au fait Rehia je vais bien t'inquiète, ce bout de cupcake ne m'a pas assasiner merci de t'en soucier. Lee ne put réprimer un rire. -Mais dis-moi, c'est toi, Gaïa? Mince, j'ai eu du mal à te reconnaître. Il faut dire que je te vois jamais sur le terrain, à Ethnolia. Dès qu'un combat approche, tu te transformes toujours mystérieusement en pot de fleurs. Il faut croire que c'est vraiment pas ton truc, si même un cupcake arrive à t'étrangler. En tout cas, c'était une façon très indélicate de faire comprendre à Doug que tu ne l'apprécies pas. Il désigna le jeune homme de douze ans, hypocondriaque au plus haut degré, assis à côté de Gaïa, qui contemplait son assiette avec horreur et s'aspergeait déjà partout de gel hydroalcoolique en se frottant frénétiquement, tentant de réprimer un sanglot, les larmes aux yeux. Lee ne jeta qu'un coup d'oeil à Rehia. Elle était trop loin pour qu'il la voie. Cependant, il se resservit du thé, ayant jeté sa tasse qui était devenue froide. Se versant un peu de lait, il ajouta: -Cela dit, personne ne peut être une bête de violence, dans ce groupe. A part Clarence, je veux dire. On a tous notre truc. Antigone par exemple, elle crée de la rosée pour faire glisser les méchants. Et Drew, il leur jette des écrous dessus en hurlant, espérant qu'ils s'en prendront un dans l'oeil. En véritable don du ciel, on a aussi Clarence Le Minotaure, qui est spécialisé dans l'art de se ruer sur les ennemis en agitant les bras et en insultant leurs mères. Heureusement que je suis là pour faire semblant de savoir ce que je fais avec mon arc et mes flèches. Alors je t'en veux pas, Gaïa. Si tu me promets de ne pas t'étouffer, tu voudras bien un autre cupcake? RE: Placebo - rp - Oxari - 20-07-2015 Rheia ouvrit les yeux en sursaut, et jeta un bref coup d’oeil à la pièce dans laquelle elle se trouvait. Cela faisait maintenant un bon moment qu’elle allait à Ethnolia, cependant chaque fois qu’elle se réveillait elle avait la sensation pendant un court instant d’être perdue, et elle se mettait à paniquer. Elle ôta les divers capteurs accrochés à elle puis elle s’étira longuement pour dégourdir son corps tout en écoutant le docteur Rixon leur répéter à quel point leur performance du jour avait été ma-gni-fique. Sceptique, Rheia l’écouta d’une oreille distraite en songeant qu’elle aurait bien besoin d’un massage. Elle se leva doucement et se faufila entre les fils électriques et les machines en tout genre jusqu’à la sortie du laboratoire. Comme la plupart des pensionnaires, Rheia n’aimait pas ce réveil un peu trop brutal qui la ramenait à la réalité si vite, cette réalité que personne n’appréciait et que personne n’était pressé de retrouver. Quand Rheia se réveillait et contemplait son corps frêle, elle ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle avait vraiment une vie de merde. Pourtant, quand elle regardait ses camarades, elle se disait que ce n’était pas la pire, et elle se trouvait horriblement égoïste de se plaindre de son sort.
- On se rassemble tous dans le réfectoire, j'ai une annonce à faire, déclara Rixon tirant Rheia hors de ses pensées. L’air maussade, elle suivit le petit groupe de personnes jusqu'à la salle commune, où les attendait déjà une jeune fille en fauteuil roulant, avec son uniforme plié sur les genoux. - Et oui! Aujourd'hui est un grand jour mes chers enfants ...! Commença-t-il en balançant ses bras au ciel dans un grand mouvement théâtral. Rheia soupira. Le docteur Rixon s’efforçait d’arborer un grand sourire aux pensionnaires et à la nouvelle comme pour leurs faire croire que c’était une grande nouvelle. Rheia éprouvait beaucoup de sympathie envers ce vieux monsieur, mais elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’il les prenait pour des petits enfants. Elle applaudit quand même avec beaucoup d’entrain pour rassurer la nouvelle venue car elle comprenait la peur qu’elle pouvait éprouver, étant donné qu’elle était également plus ou moins nouvelle. Après cette présentation plutôt désastreuse, les infirmières annoncèrent à tous les patients que c’était l’heure du goûter. Ah… Rheia détestait le goûter, car l’heure du goûter = l’heure de prendre ses médicaments. Elle avala son premier cachet d’une traite. Beurk. Il avait vraiment un goût dégueulasse. Soudain, elle entendit un « Putain fait chier ! » qui la fit sursauter. C’était Gaïa qui manquait de s’étouffer avec un cupcake. Cette dernière se tourna vers elle et continua : - Merde alors j’ai vu ma vie défiler ! C’était plutôt ennuyeux… Au fait Rehia je vais bien t’inquiète, ce bout de cupcake m’a pas assassiné merci de t’en soucier. Rheia ne put s’empêcher de sourire. Gaïa n'en ratait pas une. - Et bien tant mieux, je pense que si tu t’étais étouffée je me serais sentie coupable toute ma vie de ne pas avoir réussi à te sauver, répondit-elle gaiement. En tout cas si tu étais morte, crois-tu que j’aurais pu prendre ta part de goûter ? finit-elle avec un clin d’oeil. Lee, qui venait d'assister à la scène, renchérit. - Mais dis-moi, c'est toi, Gaïa? Mince, j'ai eu du mal à te reconnaître. Il faut dire que je te vois jamais sur le terrain, à Ethnolia. Dès qu'un combat approche, tu te transformes toujours mystérieusement en pot de fleurs. Il faut croire que c'est vraiment pas ton truc, si même un cupcake arrive à t'étrangler. En tout cas, c'était une façon très indélicate de faire comprendre à Doug que tu ne l'apprécies pas. Cela dit, personne ne peut être une bête de violence, dans ce groupe. A part Clarence, je veux dire. On a tous notre truc. Antigone par exemple, elle crée de la rosée pour faire glisser les méchants. Et Drew, il leur jette des écrous dessus en hurlant, espérant qu'ils s'en prendront un dans l'oeil. En véritable don du ciel, on a aussi Clarence Le Minotaure, qui est spécialisé dans l'art de se ruer sur les ennemis en agitant les bras et en insultant leurs mères. Heureusement que je suis là pour faire semblant de savoir ce que je fais avec mon arc et mes flèches. Alors je t'en veux pas, Gaïa. Si tu me promets de ne pas t'étouffer, tu voudras bien un autre cupcake? - Je me demande comment tu as fait pour dire tous ça sans reprendre ton souffle, répondit Rheia avec un rire aigu. Cela dit je te conseille de bien surveiller Gaïa quand elle mange, elle serait capable de s'étouffer à nouveau. À ta place je ne lui aurais pas proposé de reprendre un cupcake, ajouta-t-elle tout en, donnant une tape amicale à Gaïa. Et après avoir fini de parler, elle reprit deux gros cupcakes qu'elle fourra dans sa bouche. Mauvaise idée, car elle en mit tellement qu'elle prit énormément de temps pour arriver à les mâcher et les avaler, et elle dût les mastiquer longtemps ce qui lui donnait l'air d'un hamster et d'une vache à la fois. RE: Placebo - rp - IndianCloud - 20-07-2015 - Et bien tant mieux, je pense que si tu t’étais étouffée je me serais sentie coupable toute ma vie de ne pas avoir réussi à te sauver, répondit-elle gaiement. En tout cas si tu étais morte, crois-tu que j’aurais pu prendre ta part de goûter ? finit-elle avec un clin d’oeil.
Gaïa ne put s'empêcher de lui souire, elle allait répliquer " Tu peux toujours crever" lorsqu'elle fut intérrompus par Lee : "- Mais dis-moi, c'est toi, Gaïa? Mince, j'ai eu du mal à te reconnaître. Il faut dire que je te vois jamais sur le terrain, à Ethnolia. Dès qu'un combat approche, tu te transformes toujours mystérieusement en pot de fleurs. Il faut croire que c'est vraiment pas ton truc, si même un cupcake arrive à t'étrangler. En tout cas, c'était une façon très indélicate de faire comprendre à Doug que tu ne l'apprécies pas." Elle n'avait même pas remarquer Doug ! En même temps qui le remarque ? Il a tellement peur des microbes que ce gars pourrait vivre dans une combinaison d'astronaute s'il le pouvait rien que pour éviter les gens. "... Cela dit, personne ne peut être une bête de violence, dans ce groupe. A part Clarence, je veux dire. On a tous notre truc. Antigone par exemple, elle crée de la rosée pour faire glisser les méchants. Et Drew, il leur jette des écrous dessus en hurlant, espérant qu'ils s'en prendront un dans l'oeil. En véritable don du ciel, on a aussi Clarence Le Minotaure, qui est spécialisé dans l'art de se ruer sur les ennemis en agitant les bras et en insultant leurs mères. Heureusement que je suis là pour faire semblant de savoir ce que je fais avec mon arc et mes flèches. Alors je t'en veux pas, Gaïa. Si tu me promets de ne pas t'étouffer, tu voudras bien un autre cupcake?" Merde alors ! Il devait être champion de natation ce type ! Fascinée par le flot de paroles qui s'échappait de la bouche du jeune homme Gaïa n'eut pas le temps de répondre aussi elle fut - une nouvelle fois- interrompus par Rehia qui tranquillement répliqua : - Je me demande comment tu as fait pour dire tous ça sans reprendre ton souffle, répondit Rheia avec un rire aigu. Cela dit je te conseille de bien surveiller Gaïa quand elle mange, elle serait capable de s'étouffer à nouveau. À ta place je ne lui aurais pas proposé de reprendre un cupcake, BAM ! Dans ta face ! Elle avait envie de crier. Si Rehia n'arborait pas sa hamster face elle lui aurait tapé 5. N'apprendrait-t-elle jamais a manger ? Wow non en fait elle était très mal placer pour penser ça ! Miss-je-m'étouffe-avec-un-cupcake-. Aussi elle rassembla le peu d'orgueil qui lui restait et répondit : "- Merci Rehia qu'est-ce que je ferais sans toi ? Attend...non ne répond pas a cette question." Puis elle se tourna vers Lee : "- Et merci Lee je veux bien un autre cupcake" Dit-elle en piochant dans son assiette " Oh et je suis sûr que les pots de fleurs ont une très grande utilité a Ethnolia" Continua-t-elle avec un clin d'oeil. Ouais, vous pouvez le dire. C'est vrai que cette justification a sa lacheté était pourrie, mais elle n'avait pas trouvé mieux. Elle ponctua le tout en mordant dans le cupcake "Fraise ! Je déteste la fraise !" en priant pour ne pas s'étouffer a nouveau. RE: Placebo - rp - MoZ - 20-07-2015 Sorte de hasard calculé, ou prophétie un peu nulle, Clarence se trouvait en toutes circonstances à proximité de son encombrant colocataire Drew, accompagné de sa toute aussi encombrante manie de se mêler de tout ce qui ne le regardait justement pas. C'était donc pour ça qu'il était régulièrement gratifié des remarques lourdes du dynamique jeune adolescent, qui ne ratait évidemment pas la moindre occasion de l'emmerder sans pression : -Alors Claire, la vue est appréciable ? Tu préférerait pas lui parler, tu sais les gens font ça parfois, plutôt que de la regarder comme si tu te demandais avec quelle sauce tu allais la manger ? Railla-t-il alors que Clarence avait arrêté quelques secondes de plus son regard sur Antigone. Agacé, Clarence claqua de la langue. Regarder Antigone était un réflexe idiot qu'il avait compilé avec les années à essayer de comprendre pourquoi elle était aussi bizarre. C'était devenu une habitude, une sorte de rituel sans arrière pensée aucune, un truc qui lui permettait de garder les pieds sur terre et s'éloigner son anxiété. Ses yeux verts glissèrent vers Drew, mauvais, et un léger rictus agacé plissa son visage alors que ses sourcils se froncèrent davantage. -Je savais pas que Dean St Jaime était un expert avec les filles, ta seule main valide se serait-elle trouvée d'autres activités que celle de construire des trucs pour m'emmerder à 3h du matin ? répliqua-t-il d'une voix vaguement moqueuse. Mais à peine eut-il répondu que, déjà, Drew s'était attelé à aller s'occuper, emmerder ou se présenter à la nouvelle, bref un truc typique de lui, quoi, alors Clarence rabattit toute son attention sur les généreux cookies qui ornaient les tables, et se servit un grand verre de jus d'orange. Lui n'avait pas de comprimés, si ce n'est des traitements d'antiseptiques ponctuels, mais rien de très exigeant, alors aux heures des médicaments, il se contentait d'observer les autres prendre les leurs. Le dégoût et la lassitudes étaient les valeurs primordiales lors de ce rituel journalier, et Clarence s'amusait (vaguement) à contempler les expressions désemparées que faisaient ses camarades. Le regard distrait, donc, Clarence laissa également ses oreilles se balader dans les environs. Son équipe de jeu était de loin l'un des agrégats de pensionnaires qui témoignaient le plus d'une certaine tendance à rester ensemble, alors leur table, comme toujours, était la plus agitée (même si les bavardages étaient souvent des taclages crus, et les rires des moqueries cruelles) même si le fameux Gary, évoqué quelques secondes auparavant par Antigone, avait la prétention de se construire une 'meute' régnante pour soi-disant contrer leur influence. Son projet était cependant quelque peu contrarié par l'esprit de corporatisme frôlant l'inexistence de 95% des adolescents internés. Clarence, qui entendit plusieurs fois son nom dans la bouche de Lee (ce détail expliquant à lui seul 90% de la raison de son attention à la conversation actuelle) se redressa, prêt à répliquer. -...Tu te rends compte, quand je suis arrivé, j'ai failli te prendre pour Clarence. Je crois que c'est l'air renfrogné. Ou l'aura de noir et de haine, expliquait le presque aveugle qui semblait déterminé à briser la glace avec Octavie. Choix stupide d'une personne tout aussi stupide, songea Clarence, agacé d'être comparé à quiconque dans ce manoir rempli d'inaptes à la vie. Il ne s'aimait suffisamment pas lui même, alors qu'on le compare à ceux qu'il était persuadé de détester au plus profond de lui n'était pas ce qui lui convenait le mieux. Il ouvrit la bouche, mais Octavie, apparemment piquée au vif par les remarques de son camarade, fut plus rapide que lui. Avec lassitude, Clarence écouta toutefois la riposte de miss glaçon, qu'il tolérait également dans une mesure plus importante que les autres, du fait de sa propension à déverser une certaine haine sur quiconque s'adressait à elle. -Et au passage, je suis ravie de savoir que tu aurais pu me prendre pour Clarence, c'est encore le meilleur choix parmi cette team. Ah. Le sentiment était apparemment réciproque. Quelle poésie que l'amitié entre adolescents névrosés ! Alors qu'il croisait le regard d'Octavie, la commissure de ses lèvres émit donc un léger frémissement légèrement crispé, ce qui équivalait à son plus grand sourire. Mais pourtant, le moulin à parole Lee ne semblait pas déterminé à la fermer pour de bon. Et embraya sur autre chose à une vitesse surprenante, mêlant d'autres demoiselles dont Clarence avait littéralement et éhontément oublié le prénom. Lee parlait trop. Beaucoup TROP. Tellement que c'en était presque impressionnant. Alors Clarence profita de ce qu'il se soit enfin abaissé au miracle de se taire pour en placer une. -Je suis conscient que t'essaies de compenser tes yeux par la parole, mais tu devrais ralentir un peu avant que je t'arrache les cordes vocales au lieu d'attendre l'épiphanie de ta cataracte de la gorge. Il marqua une pause, se pencha légèrement vers Lee (assis en diagonale en face de lui) et lâcha, sur le ton de la confidence (mais suffisamment fort pour en faire profiter le reste de la tablée) -Et puis qu'on se le dise, c'est vrai que bander tout court doit te demander un effort de coordination intense, alors bander un arc n'y pensons même pas... |