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RE: Placebo - rp - Mayskurar - 19-07-2015 (19-07-2015, 20:14)Oxari a écrit : je m'inscrirais bien mais j'ai peur de ne pas avoir le niveau MAIS ZOUÉ N'IMPORTE QUOI ! Viens on est bien <3 RE: Placebo - rp - Oxari - 19-07-2015 (19-07-2015, 20:26)MoZ a écrit :(19-07-2015, 20:14)Oxari a écrit : je m'inscrirais bien mais j'ai peur de ne pas avoir le niveau okayyy je vais essayer ! mais donc je pars en vacances je crois dans deux semaines donc je n'aurais pas de résau, ça dérange? edit : ah Camille attends je t'envoie un message sur skype
RE: Placebo - rp - IndianCloud - 19-07-2015 J'ai pris trois plombe pour trouver cette foutue image alors regardez la biiien.
G A Ï A ° H E A T H Peureuse. Elle déteste ce mot. Pourtant, c'est celui qui la définie le mieux.
C'est vrai quand on réfléchis bien, elle a toujours fuis. Ses parents, les relations trop sérieuses, tout ce qui touche a l'engagement lui donne de l'urticaire depuis toute petite. Sa famille est normale, quoique...définissez normal ?
Sa mère ? Obsédée par son avenir et la couleur chartreuse (un vert affreux), son père ? Tacite et antipathique, son frère ? Décédé. La drépanocytose l'avait emporté. Cette maladie héréditaire avait épargné ses parents mais pas lui.
Roooh rangez vos mouchoirs ! Cela fait longtemps qu'elle l'a fait elle.
Et comme un malheurs sa traîne en bande, des mois après le décès de son frère les medecins ont cru bon de préciser qu'elle aussi était SS. Sans blague ! Alors elle aussi allait crever ? A 21 ans ?! Merde alors ! Ce qui l'inquiétait le plus, n'était pas la perspective de mourir. Étrangement on s'y fait vite. Non. C'était les petits détails de l'après. C'est vrai et après ? Quand elle ne serait plus là ? Combien de temps metterai ses amis a l'oublier ? Ses estimations s'élevait a 30 minutes, le temps qu'il fallait pour quitter le cimetière et aller au fast food du coin. Sérieusement. Ce n'est pas qu'elle n'est pas sociable. Mais elle avait toujours eu le chic pour se trouver de bon potes
Alors. Etonnament Gaïa ne se replie pas sur elle même. Ça va ! Elle va juste crever c'est pas non plus la mort ! Ah ben si en fait. Oui elle développe un humour noir particulièrement agacant de jours en jours.
Elle continue de vivre. Sa vie qui est la sienne, elle la vie comme une spectatrice. Passive, elle attend -non sans agacer ses proches avec ses putains de blagues pas drôles-. Parce qu'elle fuis toute perspective de mort. Dans sa tête elle se réveillera demain. Et lorsqu'elle hurle de douleur le soir a cause de ses crises, elle se dit que ça ira mieux demain.
Elle fuis. C'est ce qu'elle fait sur Deux ex machina, en détruisant, criant, tuant elle se donne l'illusion que tout ira mieux demain.
Et quand est-il d'aujourd'hui ?
RE: Placebo - rp - MoZ - 19-07-2015 (19-07-2015, 20:29)Oxari a écrit :VI TKT inscris toi, tlm part en vacances à un moment donné donc on fera avec !!(19-07-2015, 20:26)MoZ a écrit :(19-07-2015, 20:14)Oxari a écrit : je m'inscrirais bien mais j'ai peur de ne pas avoir le niveau je crois que je t'ai sur skype non?? indian : ok! cooool
RE: Placebo - rp - Oxari - 20-07-2015 ![]() Rheia "C'est un beau prénom, Rheia. Et ça la représente bien. Tu vas voir, je le sens, cette petite va être une vraie battante, comme Rhéa, dans la mythologie grecque."
Ce fut les mots de son père, passionnée de la mythologie lorsque Rheia vint au monde. Petite fille aux cheveux blonds, aux yeux d'un bleu profond et avec une petite fossette sur le menton, Rheia était le plus beau bébé du monde.
"Elle a les yeux de sa maman"
Avait-il ajouté, le regard plein d'amour. Les yeux de sa maman. Sa maman, parlons-en tiens. Parce qu'il ne faut pas oublier qu'elle était là. Mais à vrai dire, elle n'en avait pas grand chose à foutre. Elle se serait bien passé d'une gosse qui occupe plus l'attention de son mari qu'elle. Bien sûr, elle n'était pas non plus un monstre, et elle s'occupait quand même de sa fille. Enfin, parce que ça semblait important pour son mari.
"Oh regarde comme elle est mignonne quand elle sourit !"
Son père était heureux et épanoui. Il aurait tout fait pour que sa fille soit heureuse. C'était le plus beau cadeau qu'on aurait pu lui faire.
Les jours, les semaines, les mois et les années passèrent. Rheia grandissait dans la joie, avec un père qui l'aimait plus que tout et une mère jalouse. Parfois, Rheia se disait qu'elle avait de la chance que son père soit autant attentionnée, car si il n'y avait eu que sa mère il y a bien longtemps qu'elle ne serait plus là.
"C'est la fin..."
C'était un matin d'automne comme Rheia les aimait : ni trop chaud ni trop froid, elle pouvait s'habiller comme elle le voulait. Les feuilles rouges et oranges commençaient à tomber des arbres et Rheia était joyeuse. Pourtant le soir, son père ne rentra pas à la maison. Elle se demanda d'abord si il était resté plus longtemps au travail à cause d'une commande importante à finir pour le lendemain ; son père travaillait souvent plus que prévu. À l'heure du dîner sa mère reçut un coup de fil. Elle répondit la voix presque trop joyeuse. Et lorsqu'elle raccrocha elle fondit en larmes.
C'est la fin, s'était murmuré Rheia à elle même lorsqu'elle apprit que son père était décédé d'un accident de voiture. Rheia avait treize ans à cette époque, et à l'enterrement tout le monde se dit qu'elle était forte, car elle ne pleurait même pas. En réalité elle était rongée de l'intérieur.
"Si j'avais pu, crois moi que je l'aurais abandonnée, mais j'ai pas envie d'avoir encore des trucs sur la conscience."
Ça, c'est ce qu'elle avait entendu en espionnant sa mère au téléphone. Rheia ne savait pas quels étaient les choses qu'elle avait sur la conscience, mais elle savait que sa mère ne l'aimait pas. Déjà à la naissance elle n'était pas trop appréciée, mais depuis que sa mère avait découvert son "anomalie" c'était encore pire. Son anomalie, je vous en ai déjà parlé ? Je ne crois pas. Rheia souffre depuis sa naissance du syndrome d'Ehlers-Danlos. Mais qu'est-ce que c'est ? Le syndrome est caractérisé par une peau hyper-extensible, des articulations anormalement mobiles et des vaisseaux fragiles. Rheia peut par exemple prendre la peau de son cou et l'étirer jusqu'à sa bouche pour faire comme une écharpe. D'ailleurs Rheia aimait beaucoup le faire, elle trouvait ça plutôt drôle. Sauf qu'apparemment ça ne l'était pas, et ça dégoûtais sa mère plus qu'autre chose. Elle est également très fragile et donc la moindre petite égratignure peut devenir très grave."Voilà, je crois que c'est ici que je te laisse. Bonne chance."
Ce fut les derniers mots de sa mère quand elle l'abandonna dans le manoir du docteur Rixon. Rheia regarda la voiture s'éloigner au loin mais elle n'osait pas bouger. Sa mère lui avait dit "bonne chance", comme si elle savait qu'elle abandonnait sa fille aux mains d'un fou. De toute façon elle ne l'avait jamais aimée. Ce ne serait pas plus mal d'être dans ce manoir.
RE: Placebo - rp - MoZ - 20-07-2015 Coucou les joueurs ! Voilà le post introductif. Il est long car, fidèle à son rôle, IL PLANTE LE DÉKOR et présente la nouvelle arrivante : Alix. Je fais qq petits rappels de contexte : -Vous êtes dans un manoir qui fonctionne un peu bizarrement, mais sur le principe d'une sorte de pension. Vos persos portent des uniformes dans la vie réelle, et se connaissent tous d'avant (ils ont déjà cohabité, joué ensemble, mangé ensemble, bref ce que vous voulez, mais quoiqu'il en soit des relations peuvent, ou plutôt SONT, déjà établies entre persos. Gérez vos histoires entre joueurs!!) -Les 'chambres' sont de 2, donc tout le monde a un colocataire régulier. -Le temps dans le jeu (Ethnolia) et la réalité s'écoule différemment. 10 minutes réelles = 1H dans le jeu. Les unités que vous pouvez utiliser dans votre narration sont UTR (Unité de Temps Réel) et UTV (Unité de Temps Virtuel) -Là, on « rentre » dans la vie réelle après une escapade qui a mal tourné dans le jeu. Tout le monde a été blessé dans le jeu, et même si les plaies et blessures disparaissent dans la réalité, vos persos ressentent quand même des effets négatifs = fatigues, courbatures, membres un peu moulus bref tout ce que vous voulez. VOILÀ C TOU ah non c'est pas tout. Ne faites PAS de gros posts ! Je veux que ça aille viiiite, alors entre 15 et 30 lignes c'est très bien pour faire avancer l'histoire pr l'instant hihi ***
Leur virée du jour à Ethnolia avait tourné vinaigre. Vraiment. D'un geste brusque et alors qu'il courait, Clarence avait jeté sur leur groupe un regard vaguement soucieux. Tout le monde était salement blessé, et certains, à la traîne, luttaient même pour courir. Ironie du sort, ou chance dans certaines occasions, le jeune Assassin se traînait toujours son insensibilité à la douleur, même dans le jeu. Alors il courait à une allure soutenue, malgré la flèche plantée dans l'une de ses épaules, et les nombreuses autres plaies sanguinolentes qui souillaient ses vêtements. Avec empressement, le jeune homme sortit un petit sablier de sa poche dont s'écoulaient les dernières poignées de sable. La partie était bientôt terminée. Ils devaient à tout prix réussir à s'enfuir. Ils arrivaient à la sortie principale du château quand une garnison imposante de gardes leur tombèrent dessus. Une embuscade dans les dernières secondes, alors que tout le monde était endoloris, essoufflé et à bout de force. C'était vache. Un coup d'oeil à l'équipe, et Clarence avait capté l'ampleur du découragement général. Lui, toujours d'attaque, dégaina ses armes à l'unisson avec plusieurs autres joueurs de leur groupe, et n'eut le temps de trancher qu'une seule gorge que tout s'éteignit. S'ensuivit cette enivrante sensation de chute dans le vide, vertigineuse, puis plus c'était terminé. ***
Leurs yeux se rouvrirent alors que les respirations, haletantes, faisaient écho aux ronronnement paisibles des moteurs et aux bips en tous genres. Le retour dans la vie réelle était toujours brutale, personne ne l'aimait. Retrouver de concert son corps, l'environnement étrange de la salle de motricité, ses maladies et ses angoisses. Et surtout la voix nasillarde et sempiternellement satisfaite du Professeur Rixon. -Bravo à tous pour cette performance ma-gni-fi-que ! Rangez votre poste comme d'habitude, puis savourez un repos amplement mérité. Clarence était déjà debout depuis quelques instants. Il lissa distraitement son uniforme, pressé de quitter la salle de contrôle, et de trouver refuge quelque part où personne ne l'emmerderait. La bibliothèque, qui fut un temps sa cachette de prédilection, était réquisitionnée depuis cinq années par Antigone et le reste du club des rats de bibliothèque. Le nombre de pensionnaires n'avait jamais été aussi élevé, et il fallait pour Clarence redoubler d'ingéniosité pour trouver la paix. Malheureusement pour lui, alors qu'il se faufilait discrètement vers la sortie en cheminant agilement entre les moniteurs qui vrombissaient et les fils électriques, Rixon leur démontra une fois de plus qu'il n'était pas déterminé à leur foutre la paix. -On se rassemble tous dans le réfectoire, j'ai une annonce à faire, déclara-t-il alors que sa face fuselée et parcheminée de rides s'éclairait d'un beau sourire. ***
Après une poignée de minutes, tous les pensionnaires avaient réussi à gagner la salle commune, où les attendait une jeune fille en fauteuil roulant, son uniforme (sûrement fourni au préalable par Rixon lui-même) plié sur les genoux. -Et oui! Aujourd'hui est un grand jour mes chers enfants ...! Commença-t-il en balançant ses bras au ciel dans un grand mouvement théâtral. Clarence adressa au maître des lieux un regard furtif, et vaguement désintéressé. Avec Rixon, tous les jours en étaient des grands, alors ils avaient tous appris à s'en méfier ou à laisser filer. -...puisque nous accueillons chez nous une nouvelle amie!! Je vous présente Alix, et j'espère que vous lui réserverez le meilleur accueil possible! Avec entrain, Rixon lança les applaudissements, auxquels répondirent mollement les pensionnaires, trop accoutumés à cette cérémonie de présentation au comble du glauque et du désespérant de nouveaux arrivants perdus, amers et tout aussi désespérés que cette tentative perpétuelle que lançait Rixon à provoquer en eux une quelconque réjouissance pour l'occurrence la plus insignifiante de leur journée. Clarence détailla la nouvelle. Comme tous les autres, car étant le plus ancien pensionnaire encore ici -ou encore en vie à ce qu'il sache- il avait vu arriver tous les pensionnaires qui occupaient le manoir actuellement, elle semblait fragile et au comble maximum de la joie de se trouver ici, dans ce trou à rat reculé de tout qui constituait le seul refuge des inaptes à la réalité. Quand il voulut s'esquiver, les cuisiniers annoncèrent l'heure du goûter, et comme ses besoins les plus primaires étaient souvent ce qui l'emportait, Clarence, l'estomac dans les talons, décida de s'attarder et de s'attabler comme les autres pour l'en-cas, et la prise de médicaments, de toute manière obligatoire. Distraitement, moulu et fatigué par leur journée dans le jeu, il parcourut rapidement ses camarades du regards, des têtes connues mais rarement appréciées, et par réflexe, s'attarda sur Antigone -comme à chaque fois qu'il la regardait. RE: Placebo - rp - Blouzblanche - 20-07-2015 Et oui! Aujourd'hui est un grand jour, les enfants! Bla bla bla! Bla bla bla ALIX Bla bla bla!
Lee, au milieu des autres pensionnaires, regarda ses chaussures en soufflant par le nez. Il était fourbu, il avait mal aux côtes et ses genoux lui faisaient souffrir le martyr. Son alter ego, lors de la session, était tellement occupée à tirer une flèche à l'horizon qu'elle avait trébuché sur une pierre et s'était ouvert les genoux en tombant. Bien sûr, ses propres jambes étaient intactes. Mais la douleur lui cuisait tout autant. Il contint un bâillement et releva la tête. Au loin, agitant les bras, tel un vieux papy gâteau qui se prend pour Mick Jagger, Rixon braillait à tue-tête, saluant une nouvelle arrivée qui attendait à ses côtés, triturant la couverture écossaise qu'on lui avait fourrée sur les genoux et qui devait horriblement gratter. Enfin, ça, c'est ce qu'il avait déduit. Parce que Lee avait beau plisser ses yeux, leurs visages ne lui apparaissaient que comme deux taches floues. Il retint un frissonnement intérieur. La déception du retour à la normale lui faisait presque monter les larmes aux yeux. Il eut envie de glisser une vanne sur Rixon à un des garçons -Drew ou Clarence, aucun des deux n'aurait vraiment réagi, mais un sourire et un souffle du nez auraient un peu allégé son ennui. Il commençait à avoir sérieusement mal aux jambes, lorsque l'on ordonna le goûter. Il s'assit à côté des garçons, comme par habitude, snobant les plus jeunes qui se serraient les uns contre les autres en se promettant d'être amis pour la vie. Il les voyait bien s'imaginer un trip à la Harry Potter; mais il réprimait un rire ironique, lorsqu'il se demandait lequel d'entre eux mourrait en premier. Tout le monde sortit sa petite boîte à médicaments. Il baissa les yeux vers ses mains et se racla la gorge. Devant lui, rien que le bois vernis de la table. Pas de médicament pour sa dégénérescence. Il devait juste attendre qu'une main glacée s'empare de ses yeux, dans quelques semaines ou quelques mois. Il allongea le bras devant le nez d'une des filles, mais il n'arrivait pas à se souvenir de son prénom. Il n'était là que depuis deux semaines. En ramassant un cupcake, il mordit dedans et se pencha vers sa boîte de médicaments qu'elle tenait entre ses petits doigts. -C'est nouveau, les rouges? fit-il, le nez à deux centimètres des gélules pour mieux les voir. Je les avais jamais vus avant. C'est quoi, c'est Mrs Dimwitt qui te les a prescrites? Cette bonne-femme, si on lui dit qu'on est allergiques à l'oxygène, elle est capable de te garder la tête sous l'eau jusqu'à ce que tu ne fasses plus de bulles. RE: Placebo - rp - Edeen - 20-07-2015 Nauséeux.
Drew était toujours un peu nauséeux une fois sorti de la machine, mais lorsque l'aventure virait au fiasco, il avait le plus souvent envie de vomir ses tripes sur le parquet. Il appuya son bras sur sa bouche et fut prit de quelques hoquets incontrôlables. Heureusement, trois années de voyage à Etnolia lui avait permit de vite faire passer ses nausées, aussi violente soit-elles, elles ne duraient jamais très long.
Pour ne rien arranger, ses jambes lui faisaient mal. Il c'était égratignée les genoux et si la blessure n'était qu'un mauvais souvenir, la brûlure ne voyait pas d'un bon œil qu'on l'oublie. Enfin ses oreilles bourdonnait. Ou du moins son unique oreille valide. Il attendit quelques secondes avant d'être définitivement sûr que le monde ne se lancerait pas dans un tango enflammé une fois debout. Il était pressé de retourner s'enfermer dans son laboratoire. Pardon. Dans sa chambre qu'il partageait en colocation avec Clarence la définition vivante de l'allégresse et de gentillesse. Une fois sur ses deux pieds, il était près à courir vers sa tanière quand Rixon annonça une réunion dans le réfectoire. Le regard de Drew qui brillait déjà de joie à l'idée d'être seul avec ses engins fabriqués à l'aide de sa petite main experte s'assombrit d'un coup. Il regarda le docteur avec une moue boudeuse. Rixon avait la sale habitude de considérer que tout ce qui arrivait dans ce bas monde était une bonne chose. Aussi il avait toujours un peu d'amertume lorsqu'il présentait des nouveaux pensionnaires. Pour lui il s'agissait d'une nouvelle fantastique, pour Drew c'était le meilleur moyen de plomber sa journée. Si cette gamine était là, c'est qu'elle allait probablement mourir et que ses parents ne pouvait pas supporter sa maladie. Il ne voyait pas en quoi il s'agissait d'une réjouissance quelconque. Mais pourtant si il avait pu applaudir il l'aurait fait avec entrain. Juste pour montrer à la nouvelle venue qu'on se souciait d'elle ici. En tout cas, lui s'en souciait. Une fois installé à la table, il attrapa rapidement un muffin avant que les autres ne se jette dessus. Pas de médicaments pour lui. Il était paralysé, ce n'était pas quelques pilules qui allait y faire quoi que ce soit. Son regard balaya la petite assemblé et se posa finalement sur Clarence. Comme à son habitude il fixait Antigone. Le rat de bibliothèque au cheveux rouge et l'asocial qui lui piquait régulières des crises quand au fatras qu'il étalait dans leur chambre. Sans même prendre le temps de finir d'avaler son muffin il lui lança, taquin comme à son habitude une petite remarque. " Alors Claire, la vue est appréciable ? Tu préférerait pas lui parler, tu sais les gens font ça parfois, plutôt que de la regarder comme si tu te demandais avec quelle sauce tu allais la manger ? " Sans même attendre une réponse de sa part, sachant très bien qu'il risquait surtout de lui décocher un regard noir sous ses sourcils froncés en permanence. Il se tourna vers la nouvelle venue. Alex si il se souvenait bien. Non.. Alix. " Désolé de ne pas avoir applaudit. il lui montra d'un coup d'oeil son bras qui était collé à son corps en souriant légèrement. J'aurais bien aimé mais à par en le frappant contre le mur j'aurais eu du mal. il lui tendit sa main gauche. Drew ! Drew St.Jaime ! Si t'a besoin de quoi que ce soit, une visite du manoir ou ce genre de choses, il suffit de demander. " RE: Placebo - rp - 0asis - 20-07-2015 A la réflexion, rien n'aurait été pire que la situation dans laquelle elle était. Seule, devant des centaines d'yeux curieux qui la dévisageaient, elle et son corps frêle, elle et ses cheveux emmêlés, elle et son fauteuil, elle et sa maladie. Elle jeta un regard noir au docteur qui l'avait traînée ici. Elle s'était déjà imaginée allongée dans le silence paisible de sa chambre, sur un lit moelleux avec un bon livre... Quand il lui avait fait marche arrière pour lui présenter "le reste de nos joyeux pensionnaires", comme il avait dit avec un enthousiasme absolument inhumain. Alix soupira, après sa courte présentation, dans laquelle elle avait globalement juste dit son prénom et son âge, ayant pris soin de bien oublier de mentionner l'intitulé sordide de sa maladie, elle balaya de son regard la salle ; les "joyeux pensionnaires" lui faisaient plus penser à un catalogue de futurs cadavres qu'autre chose. Un sourire aurait presque pu étirer son visage pâle à cette réflexion si elle n'avait pas vu partir le docteur en trombe, l'abandonnant aux griffes des autres malades. Cela faisait plusieurs années qu'elle n'avait pas du se débrouiller seule, et elle aurait espéré qu'on l'ai laissée dans sa chambre jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus du tout bouger.. mais ça n'avait pas l'air d'être dans les projets du manoir. Elle leva une main tentant d'attraper le docteur qui s'éloignait.
-"Eh attendez il faut....., commença-t-elle,... que vous me fassiez bouger de là." Alix leva les yeux au ciel ; il ne manquait plus que ça. Ses épaules s'affaissèrent, et elle fut prise d'un sentiment de désespoir qu'elle quantifia elle-même d'infini. Pour se calmer, elle détailla ses camarades, qui, honnêtement, avaient tous l'air d'être maintenus en vie par une force obscure. Aucun ne retint son attention, excepté celui qui s'approcha d'elle pour commencer une conversation, chose qui ne lui était pas arrivée depuis des lustres excepté avec sa mère. Elle le dévisagea, surprise, troublée, pendant un pincement de secondes, peut être un peu plus longtemps que prévu, ouvrit la bouche puis se résigna. Elle tourna la tête, et décida de se jeter à l'eau, s'efforçant de ne pas paraître trop malheureuse, ou trop mal en point. -"Hm, si tu pouvais déjà m'aider à descendre de là.. mes muscles sont un peu atrophiés par le voyage, j'ai du mal à me déplacer seule pour l'instant", dit-elle en insistant bien sur la caractère éphémère de sa situation. Comme si demain elle pourrait courir dans les champs... Elle aperçut son propre reflet dans une glace qui vitrait le mur du grand réfectoire, et découvrit ce à quoi elle ressemblait. Etrangement, elle se dit qu'elle aurait pu faire un effort avant de venir, s'habiller, se maquiller un peu, se peigner, avoir l'air un peu moins maigrelette.. Et surtout avoir l'air heureuse. Elle se ressaisit devant cette vision cadavérique et sourit gentiment à Drew, puisque c'était son prénom. -"Je te prêterai bien l'un de mes bras, mais je suis honnêtement pas sûre qu'il te soit plus utile que le tien..", dit-elle en secouant mollement ce qui lui servait de bras. Elle baissa les yeux, un peu hésitante sur ce qu'elle allait demander. Heureusement qu'il s'était proposé de lui même, elle n'aurait jamais eu le courage de le lui demander de l'aide. Ni à quiconque d'ailleurs. -"Et.. Enfin je sais pas mais t'as l'air de bien connaître les gens d'ici.. Si tu pouvais me présenter.. Enfin t'es pas obligé mais.. Voilà", dit-elle, avant de tourner la tête de l'autre côté refusant de faire face à sa propre timidité. Elle aurait voulu avoir l'air forte et conquérante, froide et hautaine comme ses héroines, mais force est de constater que malgré l'âge et les années passées à se noyer dans le noir de sa chambre, Alix était toujours aussi incompétente en relations sociales. RE: Placebo - rp - Mayskurar - 20-07-2015 Un vertige brouillait toujours l'esprit d'Octavie lorsqu'elle revenait sur la terre ferme. La jeune fille ferma les yeux un instant, ses pieds fermement campés dans le sol, attendant patiemment que la situation ne se dissipe. Depuis presque un an qu'elle se rendait sur Ethnolia, chaque fois, ce vertige la prenait. L'impression de chuter, comme lorsque la partie se terminait. C'était toujours aussi étrange, et Octavie ne parvenait pas à se défaire de ces vertiges. Elle soupira, avant de ranger son poste rapidement sans réellement faire attention. Elle avait les paupières lourdes. Elle enfonça ses mains dans les poches de la longue jupe stricte de l'uniforme, avant d'avancer d'un pas lourd en direction du réfectoire comme l'avait demandé Rixon. En vérité, elle avait juste envie d'aller se rouler en boule sous sa couette et ne plus jamais en sortir. Elle quitta la salle de son pas lent, ramolli. Son cerveau fonctionnait au ralentit. Autour d'elle, c'est comme si le monde entier était mauvais. Elle détestait les gens qui se trouvaient à ses côtés. En sortant, elle frôla quelqu'un, et un frisson de dégoût parcourut son épiderme. A peine arrivée dans le réfectoire, ses yeux se posèrent sur un jeune fille en fauteuil roulant. Un regard assassin, et empli de pitié. Ma pauvre, songea Octavie, tu n'as aucune idée de l'ennui dans lequel tu vas plonger. Elle avait un visage innocent, de petit princesse et pourtant semblait déjà meurtrie par la vie. Comme tous ici. Octavie ne l'aimait déjà pas. Elle la haïssait. Parce qu'elle avait la chance de contrôler ses émotions et sentiments. Pas comme elle. Octavie ne se donna pas la peine d'applaudir. Elle ne voulait pas bouger. Sans plus prêter attention à la princesse, Octavie alla, la mine noire, se laisser tomber sur l'une des chaises. Elle posa un regard vide sur tout ce qui s'étendait sur la table, ses mains encore enfoncées dans ses poches. Elle baissa la tête, laissant ses mèches noires recouvrir son visage poupon. Elle avait soudainement envie de pleurer. Sa main se leva, ses doigts s'emparèrent d'une pillule, péniblement. C'était un effort surhumain pour elle. Ses doigts se crispèrent, alors qu'elle attrapait son verre d'eau pour avaler la pilule. Une sur les milliards qu'elle avait à prendre pour « réguler les troubles » qu'ils disaient. Tu parle. Ça régulait rien du tout. A peine si elle arrivait à gérer ses pulsions. Elle loucha sur les nouvelles pilules écarlates à sa place, pilules qu'observait, posté à deux centimètres, le petit dernier de Rixon – avant l'autre petite princesse. « - C'est nouveau, les rouges? » Ouais. Ta gueule. Elle n'avait même pas envie de lui répondre pour l'instant, aussi l'insulta-t-elle copieusement dans sa tête. Lui, et tous ceux qui n'avaient pas à supporter cet horrible goût acide matin, midi, et soir. Parfois, le goût des médicaments lui restait dans la bouche des journées durant. Elle avala sa pilule, puis une seconde. « - C'est quoi, c'est Mrs Dimwitt qui te les a prescrites? Cette bonne-femme, si on lui dit qu'on est allergiques à l'oxygène, elle est capable de te garder la tête sous l'eau jusqu'à ce que tu ne fasses plus de bulles. » Si elle pouvait te garder la tête sous l'eau pour que tu me laisse tranquille, songea Octavie, ça m'arrangerait. Elle songea une seconde qu'elle était méchante, puis, se dit que tout compte fait elle s'en fichait. La méchanceté était une partie non négligeable de l'existence. « - C'est ça oui, sûrement. Ils doivent rester persuadés que ça fait quelque chose, grogna Octavie tout bas. » |