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Abysses - RPG - Version imprimable

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RE: Abysses - RPG - Symphony - 10-07-2015

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                                                 Port du nouveau monde - 14h21

Pour Jackie, rien n'était plus affreux qu'un port qui grouillait. Voir les gamins pataugeant dans les flaques de boues, les mégères braillant les mérites de leurs sardines ou de leurs maquereaux, et les rustres qui, pris par le travail, n'avaient d'yeux que pour leurs cagettes puantes, rendait Jackie insupportable, plus que d'habitude. Elle ne se rendaient jamais ici d'habitude, mais la tentation était trop forte aujourd'hui. Faisant partie des plus gros investisseurs des alentours, elle avait été conviée à une exposition spéciale au port. Une sirène avait été capturée et, disait-on, cette créature était la plus belle femme qu'on ai jamais vu. Des femmes, elle en avait vu Jackie. Des belles, des grosses, des noires, de boiteuses, des édentées, rien ne la surprenait plus. Pour elle, une sirène, c'était juste une femme avec une queue de truite. Dans sa carriole, elle observait l'atrocité du quotidien portuaire. 
- M..adame ? Lui lança le chauffeur, nous sommes arrivés à bon port ! 
Jackie lui lança un regard noir de haine, et sortit sans dire un mot. L'humour n'était pas son fort à celui là pensa-t-elle.
Un jeune matelot lui fit signe de venir sur le pont. Derrière lui, un autre marin, plus haut gradé, attendait.
- Bonjour très chère ! dit-il en lui baisant la main que Jackie avait préalablement tendue. 
- Ou est cette foutue sirène ? Je n'ai pas toute la journée moi monsieur. beugla-elle.
Le marin lui fit signe de la suivre, Jackie était la dernière arrivée. Quelques personnes devaient aussi assister à la représentation. Dans quoi je m'embarque ? pensa-t-elle ils ont tous l'air à mourir d'ennuie ces cons, un ptit tour chez mes chiennes leur feraient un bien fou à ces culs-serrés.
On fit passer le petit groupe dans une salle luxueuse ou Jackie se sentait enfin chez elle (sauf pour les lustres qui, d'après elle, manquaient cruellement de classe). Ce qui semblait être le capitaine du navire, plus haut-perché que les autres, entama un discours qui risquait d'être interminable. Il ventait les mérites de son expédition, racontant comment la bête avait été capturée, et toute la soupe habituelle... Jackie, désintéressée et impatiente, comblait son ennuie en se ruant sur les petits fours. Après une bonne demie-heure, il était enfin temps d'aller à l'encontre de la sirène.
 Après avoir parcouru quelques couloirs, le groupe de touristes, Jackie en tête, se retrouva devant une lourde porte qui semblait sécuriser, à l'ouverture de celle ci, on dévoila la créature. En la voyant gisante sur le sol tel un hareng qu'on venait de pêcher, Jackie se rassura : elle était toujours la plus belle des sirènes !  

Dsl je relirai après j'ai pas bcp de temps ! c'était histoire d'écrire un peu !!! dsl j'écris mal mdr c'est mon premier rp a+ !!



RE: Abysses - RPG - Claaudie - 12-07-2015

Ce message fait la taille de la statue de la Liberté je suis désolée c'est la balise rp qui fait ça au pire lisez en diagonale si vous avez la flemme les lapins (j'ai essayé d'introduire quelques persos mais c'est chaud parce que c'est que le début). TOUT LE MONDE peut se ramener youhihou !!! Fin en gros moi je suis open-bar. 

http://img15.hostingpics.net/pics/994584Reza.pnghttp://img15.hostingpics.net/pics/648225botfatal.png

Reza avait faim. Ce n'était pas un mensonge, ni un caprice : il mourrait de faim.
Après avoir passé quatre heures entières à garder les entrées et sorties à l'intérieur du bateau où il se trouvait, le soldat venait de développer une dalle des plus atroces, et son estomac aimait à le lui rappeler, toutes les dix secondes, dans une mélodie plutôt réjouissante. Les gargouillements que dégageait son ventre étaient tellement forts, que Reza lui-même se demandait si une bande de monstres ne s'était pas accordée pour prendre possession de ses intestins. Des monstres, comme la femme qui se trouvait dans le gros bocal, à seulement dix mètres de lui (Eve).
Si on lui avait dit, cinq jours plus tôt, qu'il assisterait en personne à la capture d'une sirène, Reza se serait très sûrement contenté de vomir l’entièreté de ce qui lui servait d'organes vitaux. Pas qu'il avait développé, à la naissance, une peur stupide à l'égard des poissons, mais plutôt qu'il n'était pas habitué à voir un buste humain fini par une gigantesque queue de sardine. Compréhensible. Reza n'était, après tout, qu'un simple homme.
- MAMAN ! Regarde le bras du monsieur !!! Reza, qui se trouvait planté comme un piquet dans un coin de la gigantesque salle luxueuse où étaient accueillies comme des rois toutes les personnalités les plus importantes du continent, fit l'erreur de tourner légèrement la tête juste à sa gauche, en direction du petit qui s'agitait en tenant la main de sa mère. Doux jésus. Un enfant. Quelle magnifique atrocité. Waou !!! C'est trop bien !!! "Oui, génial", aurait pu approuver Reza en sautillant lui aussi sur place comme un demeuré. Cela aurait eu lieu, en effet, si ce garçon d'une dizaine d'années, complètement chiant, ne s'était pas trouvé sur son passage, encore plus s'il n'avait pas tiré cette gueule de profond abruti, toujours plus s'il n'avait pas été en possession de ce sourire béat complètement insupportable. Alors, Reza resta de marbre, à la grande déception du garçon. Hors de question qu'il ne se mette en scène. D'ailleurs, ce n'était pas le moment, puisqu'un discours prenait place à l'intérieur de la salle, et les gens commençait à affluer en masse autour de lui. Reza se contenta donc de les observer discrètement, et remarqua, en particulier, la présence d'une grosse dame à l'allure excentrique, au milieu de cette même foule (Jackie). De longues secondes, il s'arrêta sur l'apparence de cette dernière, dans les faits littéralement ahuri par l'aura qui en émanait, en se disant qu'il avait bien de la chance de ne pas y avoir été confronté. Enfin, il se reprit, tout en prenant soin de ne pas trop bouger pour autant. 
En vérité, il grimaça un peu. Son bras constituait sa seule arme, et l'humidité qui se dégageait des murs semblaient le faire planter. En d'autres termes, Reza sentait des fourmis infernales lui ronger les doigts, et cela signifiait, sans aucun doute, que son bras fonctionnait mal. Très mal. Pour sûr, s'il se risquait à trop bouger, son membre entier finirait par le lâcher.
En essayant d'avoir l'air calme, Reza resta sagement debout sur ses pieds, l'air las, ennuyé, le regard rivé sur le poisson qui bougeait dans son gros bocal, juste en face. Et bon sang, ce qu'elle avait l'air chiante, pour un poisson. D'ailleurs, si Reza ne se trompait pas, cette sombre idiote était en train de parler. Ou de crier. Il ne savait pas grand chose, et n'avait pas envie de savoir : on lui avait raconté trop de conneries à propos des sirènes, pour qu'il ne se risque à s'attarder trop longtemps sur ce détail. Reza était un homme de valeur, et ce genre de rumeurs à propos du chant des sirènes -et de leur capacité à tuer leurs victimes en les mangeant -ne lui faisait pas peur.

- Je suppose que vous avez bien mérité cette promotion, La voix qui interpella Reza, alors qu'il se trouvait en pleine contemplation du bocal géant, suffit à le faire sursauter violemment, et il dut passer discrètement sa main gauche sur son bras métallique droit pour l'empêcher de bouger. Bordel. Reza connaissait un bon nombre de soldats qui, comme lui, possédait des armes comme son bras, mais était bien le seul abruti à devoir subir ce genre de bug -à savoir, perdre partiellement le contrôle d'une partie de son corps de la sorte.
- Monsieur, Salua-t-il, calmement, en portant son attention sur son supérieur, un militaire bien plus gradé que lui, ignorant le bocal en face de lui et la sirène qui gesticulait frénétiquement à l'intérieur.
- Cette sirène nous revaudra de l'or, une fois à la Capitale, et vous pouvez vous venter de faire partie des heureux élus, qui ont eu la chance de participer à cette mission.
Reza hocha la tête, en acquiesçant assurément tout ce que disait le général qui lui faisait face. Beaucoup d'hommes étaient morts, lors de l'expédition qui les avait menés à la découverte de cette créature. Noyés, pour la plupart.
- J'espère qu'elle tiendra le coup jusque-là. Nota Reza, sérieusement, en faisant référence à la multitude d'individus qui encadraient le bocal en tirant des gueules émerveillées, ce qui, en soit, devait participer à dépayser la bête qui se tenait à l'intérieur.
- De toute façon, si elle décide de faire la forte tête et de se rebeller, on s'en prendra à ses amies. Rétorqua le général, dans un sourire parfaitement assuré. Après tout, on sait où se cachent ses sœurs. Elle doit déjà savoir que si elle refuse de se soumettre à nos ordres, elles en subiront toutes les conséquences.
Reza haussa les épaules. De toute évidence, la sirène qui se trouvait dans ce bocal devait bien être au courant des termes de sa capture. Bien entendu que si elle refusait de collaborer, elle en payerait le prix. Il voulut ajouter quelque chose, mais une voix l'arrêta bien rapidement dans son élan.
- REZA ! Le héla un individu qu'il sembla reconnaître rapidement. Viens voir dehors ! On a besoin de toi ! Reza hésita plusieurs secondes, et avisa son supérieur, qui d'un hochement de tête lui indiqua qu'il pouvait disposer.
Dans un dernier regard blasé en direction de la créature qui se trouvait toujours dans sa prison de glace, il s'éloigna en maintenant fermement son bras (qui bugait toujours) pour rejoindre celui qui venait tout juste de l'interpeller. Il s'arrêta une fois à sa hauteur, dans l'un des nombreux couloirs intérieurs du bateau, couloir qui voisinait la salle qu'il venait de quitter.

- C'est pour quoi ? Demanda-t-il, à l'intéressé.
Ce dernier poussa un soupir. Il rangea son arme, et lui fit signe de le suivre, ce que Reza ne tarda pas à faire, sans poser de question.
- On a attrapé un trafiquant, et il refuse de nous dire où il a trouvé sa marchandise. Lui indiqua le soldat, en marchant jusqu'au pont du bateau, l'air hésitant.
- Vous avez son nom ?
- On nous a dit qu'il s'appelle Kamran. Là, il veut nous faire croire qu'on s'trompe de personne.
Reza fronça les sourcils sans répondre, pour esquisser un sourire largement sarcastique. Il monta les escaliers intérieurs qui menaient au point à toute vitesse, pour, une fois à l'extérieur, chercher du regard le prisonnier dont on lui parlait. Cette histoire lui servirait de distraction, au moins le temps que sonne l'heure du repas.
- Il est là ! Le soldat tendit son doigt en direction d'un groupe armé quelques mètres plus loin. En effet, en suivant son regard, Reza constata une forme humaine entre les armures de ses collègues. L'homme en question portait une chemise blanche tâchée de poussière, et un simple pantalon en tissu marron. En somme, pour un trafiquant, il n'avait pas l'air particulièrement riche.
- Je m'en occupe, Assura Reza, en se rapprochant du groupe, tout sourire, ignorant les civiles qui occupaient le reste du pont et ne cessaient de monter sur le bateau.
- Combien de fois je vais devoir vous le dire ? J'suis innocent. Articula le prisonnier, en essayant de se dégager de l'emprise des soldats qui lui tenaient fermement les épaules. Reza s'arrêta à sa hauteur, sans lâcher son sourire. Il fallait croire que le "Kamran" dont on lui avait parlé avait tout d'un parfait cliché. Avec ses cheveux longs et son air d'aventurier, il réussissait sans mal à animer le sourire de Reza, qui peinait à cacher son amusement. Après tout, des discours comme celui que ce prisonnier lui servait, il en avait entendu par millier. Inutile de dire qu'il n'en croyait pas un mot.
- C'est amusant, justement, parce que tu m'as tout l'air d'un gars qui a pas mal de truc à se reprocher. Commenta Reza, tout en sachant pertinemment que cette remarque ne servait à rien, à part à provoquer son interlocuteur. D'ailleurs, ce dernier se contenta de lui servir un regard glacial, sans ciller. Enfin. Là n'est pas la question. Tu t'appelles Kamran donc. Et ton nom de famille ? Demanda Reza, juste pour la forme. Rien ne lui garantissait que cet inconnu s'amuserait à lui dire la vérité.
- Bradford. Se contenta de mentir l'intéressé, sans détacher son regard de celui de Reza, par pure provocation.

- Tu m'as pas vraiment l'air d'un Bradford. Assura ce dernier, dans un éclat de rire bientôt suivit par les soldats qui l'entouraient. Ce "Kamran" semblait bien plus étranger au continent abandonné qu'il ne le laissait croire. Ses yeux marrons et son teint hâlé suffisaient largement à prétendre cela.
- Ça te pose un problème ?

Face à cette réponse pleine de haine, Reza haussa de nouveau les sourcils, clairement amusé.
- Oh non pas du tout, Répondit-il, dans l'ironie. C'est à toi que ça va poser un problème, Keran.
- Kamran. Le réctifia l'intéressé, toujours aussi froidement.
- Kamran, oui, c'est ça. Je suis pas né de la dernière pluie, Kamran. Donc on va pas passer par quatre chemin et tu vas me dire ce qu'il en est de... Reza voulut terminer sa phrase, mais le dit "Kamran" l'interrompit brusquement.
- C'EST LUI ! C'est lui qui m'a vendu les médicaments ! Alors arrêtez-le lui-aussi ! Se mit-il à gueuler, à tort et à travers, en montrant du menton deux individus, pas loin de là (
Saul & Tallulah). Reza poussa alors un long soupir. Ce mec était soit profondément stupide, soit extrêmement naïf. Dans les deux cas, ses faux airs d'aventuriers n’arrangeaient pas du tout sa situation, et son attitude raviva les rires des soldats qui l'accompagnaient.
- T'es encore plus stupide que je ne me l'étais imaginé. Affirma joyeusement Reza, en animant les rires de ses compagnons, et pour recevoir comme unique réponse, la figure bourrée de rage de son interlocuteur. Enfin. Fouillez-le. Ordonna Reza, aux soldats qui s'activèrent dans un automatisme certain. Non, attendez... Retirez-lui ses vêtements. Si cette dernière remarque semblait loin d'être ironique, elle suffit à interroger les soldats, qui lancèrent des regards interloqués à Reza. Le prisonnier en fit de même, et alors qu'il allait protester, Reza se reprit. Je veux dire sa chemise. Retirez-lui sa chemise. Se corrigea-t-il alors, peu à l'aise. Il avait voulu dire "chemise", et sa parole l'avait dépassé. C'était dérangeant. Néanmoins, les autres soldats se remirent à la tâche, et très vite, le prisonnier se retrouva torse-nu sur le pont. Inutile de dire que les civils qui se trouvaient dans les parages ne pigeaient pas du tout ce qui se tramait, de leur côté. J'ai cru comprendre qu'une tradition avait été joliment entretenue chez les pirates, au fil des années, et cette tradition consiste à ce que chaque pirate de cette foutue planète partage un signe distinctif commun. Expliqua Reza, aux autres, en avisant le bras de Kamran, qui s'était apparemment appliqué à le retourner. Un tatouage. J'ai réussi à attraper bon nombre de ces tarés grâce à ce rite stupide. Et joignant le geste à la parole, il attrapa le poignet de Kamran. Voyons voir si nous n'avons pas affaire à l'un d'entre eux... Reza n'attendit pas plus longtemps pour retourner le poignet du prisonnier... Et à la stupeur de chaque soldat qui se trouvait sur place, un tatouage noir était incrusté sur sa peau. Une tête-de-mort, symbole quelque peu cliché -cela suffit à faire de nouveau sourire Reza qui essayait de masquer sa satisfaction-, et un gigantesque bateau. Un bateau pas comme les autres. Le bateau des
Di Stefano. Il faut croire qu'on n'échappe jamais vraiment à la criminalité, n'est-ce pas Kamran Di Stefano ? C'est amusant, je pensais que l'équipage avait été décimé. Fit Reza, en se satisfaisant du petit effet qu'il venait de créer grâce à sa découverte. Enfermez-le avec les autres prisonniers. Ordonna-t-il, alors, juste avant de rapprocher son visage de l'oreille du pirate, pour murmurer un bref : Peut-être que tu vas finir pendu, toi aussi.
Cela suffit à interpeller Kamran, qui se figea dans un automatisme certain, pour porter son attention sur le soldat, planter son regard dans le sien, et répondre, glacial :
- Ou peut-être que je trancherai la gorge bien avant, qui sait ? Et avant même que Reza n'ait pu répondre, on l'éloignait déjà violemment.



RE: Abysses - RPG - MoZ - 12-07-2015


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LISBETH


Lisbeth, qui vivait une vie nomade pour accomplir sa vocation de messie mécanisé avait, il y avait quelques jours et d'une façon ou d'une autre, atterri sur le Nouveau Continent. L'environnement lui était nouveau et peu familier, mais elle avait acquis avec l'expérience cette habilité précieuse digne d'un caméléon : l'adaptation. Elle avait donc assez vite recouvré ses esprits, et trouver à rentabiliser son temps. Le port d'une ville était généralement un bon reflet de sa société, et constituait généralement à lui seul un microcosme intéressant pour collecter des informations et trouver du travail.
D'un pas rapide, elle se dirigeait donc vers le port qui grouillait de gens, de marchands à la criée et de voyageurs encombrés de valises. Même si ses repères dans cet endroit inconnu étaient assez amoindris par la nouveauté, Lisbeth était une de ces personnes qui ne se séparaient jamais d'une chose : une certaine élégance qui faisait qu'elle passait rarement inaperçue, souvent à son plus grand dam. Alors qu'elle marchait, ses cheveux d'un beau blond coupé au carré étaient balancés au rythme de son avancée par la brise matinale et le mouvement autour d'elle. Les mains en visière pour se cacher du soleil, ses yeux bleus se baladaient tout autour d'elle dans cette habitude compulsive de tout analyser, et surtout d'anticiper la rencontre de quiconque la connaîtrait trop bien pour la reconnaître. L'avancée dans les entrailles du port était tumultueuse car l'agitation était à son comble. Tout le monde n'avait de mots que pour la sirène capturée, et les gens se ruaient vers la flotte de l'armée dans l'espoir d'apercevoir le miracle.
Trop concentrée sur ce qui l'entourait plutôt que là où elle mettait ses pieds, Lisbeth s'empêtra soudain dans les genoux de quelqu'un et partit brusquement en avant. Elle parvint à rétablir son équilibre de justesse, et rabattit quelques mèches folles qui lui barraient le visage. Précipitamment, car elle savait que ses jambes et pieds tout d'acier faits cachés sous un grand pantalon de lin ample étaient bien plus denses et douloureux que des pieds traditionnels, elle se retourna vers la personne en question. Il s'agissait d'un homme à la carrure imposante et aux épaules assez larges (Caleb). Le type était plutôt bazanné, et deux petits yeux bleus implacables se levèrent sur elle. Dans sa vie passée, Lisbeth avait rencontré beaucoup de gens imposants et intimidants qui ne lui avaient arrachés qu'un frémissement, mais celui-là relevait la définition d'impressionnant à un niveau quelque peu plus haut. Sans un sourire (comme à son habitude) Lisbeth s'excusa platement :
-Navrée pour votre genou. J'espère ne pas vous avoir fait de mal. Bonne journée, Monsieur.
Sans guère plus attendre, elle vit volte-face et reprit sa route. Il fallait qu'elle monte sur ce bateau, d'une manière où d'une autre. Arrivée au niveau du quai, son regard attentif repéra les gardes qui se chargeaient de la sécurité du navire, et à peine plus loin, les bandits et trafiquants qui semblaient négocier des façons de monter à bord.
Elle aperçut le Major Mikkelsen (Perso Non Joueur), qu'elle connaissait plutôt bien étant donné qu'elle avait effectué plusieurs missions de «réparation» comme ils aimaient à les appeler, pour plusieurs soldats de l'armée. Son réseau était toujours aussi actif que lorsqu'elle était encore au cœur de la politique de la Capitale, mais fonctionnait d'une façon différente et parallèle à avant. Ni une ni deux, elle s'avança vers lui. Si elle avait une possibilité d'embarquer dans le navire, c'était bel et bien grâce à lui. Il faudrait seulement négocier beaucoup, connaissant le caractère irascible du Major. Lisbeth se para d'un infime soulèvement de lèvre, qui traduisait chez elle un énorme sourire, quand elle se trouva face au grand homme.
-Major Mikkelsen, salua-t-elle poliment en se courbant légèrement.
Le gradé posa son regard clair sur elle, l'évalua quelques secondes puis sembla s'éclairer.
-Madame Lisbeth, répondit-il dans un sourire. Quel plaisir de vous voir ici. Qu'est-ce qui vous amène ?
Lisbeth allait répondre, mais Mikkelsen ne lui laissa à peine le temps de réfléchir à ce qu'elle pouvait dire qu'il enchaîna directement en lui tendant une main gantée.
-M'accorderez-vous le plaisir de m'accompagner à l'intérieur ? Vous avez sûrement entendu parler de la sirène capturée ? Une bien curieuse monstruosité.
La jeune femme fut prise de court. C'était bien trop facile. Plus qu'elle ne l'avait prévu. Ses yeux bleus se fixèrent sur le Major, et elle en déduisit bien vite que le militaire avait une idée en tête. Quoiqu'il en soit, on lui déroulait le tapis rouge pour embarquer, et il aurait été stupide de refuser. Elle posa donc sa main dans celle, calleuse et gantée du Major, qui l'aida à monter sur le ponton qui menait au navire.
Lisbeth n'avait jamais trop su si les militaire savaient qui elle était ou pas, mais ils l'avaient toujours tous traitée avec respect, étant donné qu'elle était un atout spécial pour booster leurs soldats amputés ou grièvement blessés. Son bras sur celui en uniforme du militaire, elle se laissa donc entraîner par le Major Mikkelsen dans la somptueuse salle de réception, ils flânèrent ensemble au milieu de la belle société près du bocal de la sirène (qui n'intéressait guère Mikkelsen). Se retrouver dans cette salle pleine de gens riches et importants rendit Lisbeth malade. Les souvenirs qui remontaient étaient si furieux et brûlants qu'elle en eut la nausée, et une seule envie l'habitait à présent : quitter ce bateau. Elle songeait à trouver un prétexte pour fuir que le major, en exposant ses plans, lui en servit un sur un plateau d'argent. Il se pencha vers elle, un fin sourire courtois et détaché, plein de fausseté, sur les lèvres, puis chuchota :
-Un de mes meilleurs soldats responsables de cette fructueuse opération de pêche, a un bras mécanisé que vous lui avez vous même apposé. L'humidité ici est omniprésente, et je sais qu'il rencontre quelques désagréments avec son matériel...
Il marqua une pause, pendant laquelle il plongea ses yeux sérieux dans ceux, attentifs et légèrement plissés de Lisbeth.
-Je crois ressentir que vous rencontrez vous-même un certain inconfort depuis que nous avons embarqué... Si vous voulez bien me suivre.
Évidemment qu'elle avait été dérangée par l'humidité dès qu'ils étaient entrée dans les entrailles de ce grand navire, mais elle avait tenté de masquer au maximum l'arythmie dans ses pas. A croire que rien n'échappait au regard et à l'expérience aiguisés d'un major de l'armée. Elle se contenta de lui adressa un rictus légèrement pincé, puis hocha la tête.
Sans lâcher son bras, Mikkelsen la fit sortir dans un couloir contigu, puis ils empruntèrent des escaliers escarpés, humides et glissants qui furent une véritable épreuve pour Lisbeth. Une fois arrivés sur le pont, la jeune femme tapota son front qui perlait légèrement de sueur. Ses jambes résistaient en effet très mal à l'humidité, il était urgent qu'elle y remédie.
Sur le pont, la scène qui l'accueillit était assez étonnante. Il y avait là un attroupement de soldats qui semblaient de charger d'un homme bronzé aux airs d'aventurier qui, pour une raison qu'elle ne s'expliquait pas, était à genoux et torse nu au milieu de la garnison de militaires. Elle ne chercha pas à comprendre, et laissa à Mikkelsen les présentations. Il la guida face à un soldat nommé Reza dont Lisbeth se souvenait vaguement et peu à peu.
Très vite, la jeune femme remarqua que ce dernier semblait à la tête des l'opération concernant l'homme agenouillé, et qu'il semblait importuné par son bras mécanique qu'il bloquait fermement avec l'autre bras.
-Bonjour officier Reza, salua-t-elle toujours aussi poliment en hochant légèrement la tête. Si vous pouviez découvrir votre bras.
Ni une ni deux, elle avait déballé ses outils et fait asseoir le soldat, tout en grimaçant elle-même de la douleur que lui causaient ses propres prothèses. Elle n'était définitivement pas faite pour la mer. Elle n'aimait guère l'air sempiternellement satisfait qu'affichait ce petit officier, et encore moins comment il regardait les gens.



RE: Abysses - RPG - Edeen - 13-07-2015

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Altaïr fatiguait. Il sentait que ce n'était qu'une question de minutes, voir de secondes, avant que ses lourdes paupières ne décide qu'elles en avaient assez fait et ne se ferment. Il était posté en haut du mat, assis dans le noeud-de-pis depuis un moment déjà, les yeux rivés sur l'horizon, attendant avec impatience de se voir se dessiner les rivages du continent abandonné. Il s'imaginait déjà, fier aventurier solitaire, explorant sa terre de mystères, découvrant de nouvelles civilisations, des richesses inépuisable, des espèces inconnues des secrets enterrés au centre de la terre. Perdu dans ses rêves à la fois grandioses et improbables, il ne discerna que vaguement les bâtiments du port du nouveau monde. Il lui fallut un certain temps avant de réaliser que le territoire vers le quel ils s'approchaient était leur destination. Aussitôt, il fut prit d'une bouffée d'énergie et annonça à plein poumons la terre en vue. Le bateau (affectueusement surnommé Pupuce slt Camille) filait toutes voiles sorties vers le port du nouveau monde et le vent qui sifflait près des oreilles d'Altaïr  se frottait à ses cheveux blancs, décoiffant encore plus sa tignasse indomptable.  Il se laissa redescendre sur le pont du galion avec une dextérité étonnante pour l'amputé hyperactif qu'il était et partit aider à l’amarrage quelque peu à contre cœur, avide de rêve, d'aventure et d'espace (amour les gens qu'ont choppé la référence). Une fois le bateau fermement arrêté au port, pas qu'il s'enfuit non plus, il sauta sur la terre ferme, déterminé à partir à recherche de la fortune. Et à la recherche de Gil aussi. 
Contrairement aux habitants de Mizu, Altaïr appréciait la foule. Il se sentait dans son élément plongé dans la cohue, même si il devait bien avouer que l'odeur des harengs qui agressait ses narines comme un coup de poing dans le nez n'était pas franchement sa tasse de thé. Il slalomait entre les marchands et les passants, souriant à tout le monde comme à son habitude, il s'extasiait sur toute les marchandises et rattrapa enfin Gil. Une fois arrivé à sa hauteur, il posa une main sur son épaule afin de ne plus la perdre de vue. A côté d'eux, deux marins parlaient activement, éveillant la curiosité des deux pirates. L'armée avait attraper une sirène ? Vivante ? Et ils la gardaient prisonnière sur un bateau ? Le jeune albinos sentit son coeur se serrer à cette pensée, imaginer quelqu'un privé de sa liberté le révoltait. Lui qui ne vivait que pour l'aventure ne comprenait que l'on puisse enchaîner quelqu'un l'empêchant de voir un monde fantastique qui s’étalait jusqu'à plus loin qu'on ne pouvait l'imaginer. Il lança un regard attristé sur le navire de l'armée, certes les sirènes étaient des créatures mythique, et si ils en avaient vraiment capturé une, il y avait de quoi s'extasier, mais de là à la traiter comme un animal de foire...

« – Une sirène hein... »

Après avoir observé le navire quelque instants, Gil se tourna vers Altaïr.
« – T'imagines la tête du capitaine si on lui ramenait une sirène ? glissa-t-elle à voix basse. Ce serait la gloire assurée avec une telle bête ! »

« - Je sais pas Gil, ça reste un être vivant... il resta un silencieux un instant les yeux rivés sur le navire On devrait peut être l'aider ? »

Il se dirigea vers le bateau de l'armé, un air déterminé sur le visage, près à libérer la veuve et l'orphelin. (wuiiii Altaïr en mousquetaire de la vie)



RE: Abysses - RPG - Ikari - 13-07-2015


http://img15.hostingpics.net/pics/714471Elliot.png

Ses jambes lui faisaient mal, ca faisait déjà un moment qu'il marchait, Pourquoi faire d'ailleurs ? Depuis qu'il était ici, il errait sans but précis. Il observait les lieux, les gens, les animaux. Il ne pouvait s'empêcher de s'agenouiller et de caresser un chat quand il en voyait un. Cette atmosphère était vraiment différente de celle de Mizu, ce n'était pas la même vie, tout en différé. Les marchands qui criaient dans la rue, les nombreuses personnes qui se poussaient pour avoir une place ou marché.
Lui longeait plus ou moins les murs. Il écoutait, regardait, à la recherche d'un bon plan pour pouvoir accumuler assez d'argent pour se trouver un/une partenaire a son goût ou se bourrer la gueule. Il aviserait le moment venu, mais il fallait déjà avoir l'argent pour !
De nombreux nobles étaient sur le continent, pourquoi ? Ne feraient-t-ils pas mieux de rester crever dans leur putain de capitale ! Le bon côté des choses, c'est que cela faisait plus de gens riches à voler et ça c'était pratique ! Mais bon, il commença à suivre une fille transportant une caisse pleine de bijou, elle était assez exotique (MDRRRRRR VOUS AVEZ COMPRIS ? SI OUI, JE VOUS AIME), avec la démarche d'une personne motivée, peut-être arriverait-il a lui en voller deux, trois pour les revendre à un bon prix, ce qui lui permettrait de s'acheter à manger pour les jours à venir.. Mais celle-ci tomba nez à nez avec un membre de l'armée.

-Merde... Dit-il dit à voix basse. Son plan avait coulé.

Celui-ci avait effectivement tout dépensé pour venir sur cette terre, ce n'était pas donner… Il avait dû économiser pendant 2 mois ! Elliot, vu passer devant lui une grande tignasse blanche, c'était rare de croiser quelqu'un arborant cette couleur de cheveux.. Cela ne pouvait être qu'une personne de Mizu, une en particulier surtout. À cette idée celui-ci eut un sourire aux lèvres, cela faisait bien 6 ans qu'il ne l'avait pas, vu il avait sans doute changé, cet homme à la main mais aussi à la tête manquante qu'il avait peut-être aimé. Il ne put s'empêcher de le suivre de loin, pour vérifier l'identité de cet homme. De toute façon même si c'était bien lui il ne se souviendrait probablement pas d'Elliot
Enfin, qui ne tente rien n'a rien.. Comme dit si bien l'expression et puis il lui fallait trouver un endroit où dormir au sec, car bon dormir depuis 3 jours dans un ruelle adossait contre un mur ça commençait à bien faire… Il avait l'air de se diriger vers un bateau. C'était l'endroit parfait ! Un bateau de la capitale en plus, ça devait être plutôt pas mal du coup.. Il prit son paquet de cigarettes dans sa poche et sortit son briquet avant de s'en allumer une. Il ne pouvait pas les suivre, pas comme ça, c'était grillé à des kilomètres, il se préoccupait beaucoup plus du fait qu'il puisse être vu par la personne qu'il suivait et celle qui l'accompagnait. En effet, il était accompagné d'une Femme noire. Il attendit un peu, avant d'entrer à son tour à l'intérieur en prenant un grand soin de ne pas être vu par les gardes.
L'attente et le suspens étaient trop grands, Il ne put s'empêcher d'interpeller l'homme devant par ce qu'il pensait être son prénom

-Altaïr  ? C'est toi ?

Il ne savait pas du tout comment celui-ci il allait réagir et s'il était vraiment son ami d'enfance avec qu'il avait passé de nombreux moments, ni même s'il se souviendrait de lui.. Il espérait que ce soit bien lui, cet homme qui l'avait attiré dans sa jeunesse. C'est alors qu'il Remarqua un détail, sa main... Il lui en manquait une. Il était comme ébahi, c'était bien lui, tout correspondait. Il était tellement heureux, son visage était illuminé par un grand sourire, s'en était presque touchant.



RE: Abysses - RPG - Mayskurar - 13-07-2015

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Gil



Les yeux de Gil, rivés sur le bateaux, ne se détournèrent pas vers Altaïr lorsque le jeune homme lui répondit.
« - Je sais pas Gil, ça reste un être vivant... On devrait peut-être l'aider ?
- Hmpf. Peut-être ouais... enfin on pourrait se faire un sacré paquet d'argent d'abord. Rappelle toi que Pupu... le navire, a essuyé des dégâts la dernière fois.
 »
Elle observait attentivement ce qui se passait sur le navire, à l'affût de la moindre faiblesse leur permettant de monter dessus. Le soucis principal étant que le navire était bourré de membres de l'armée, et que eux, ils n'étaient que deux. Ce qui n'était pas particulièrement pratique pour monter ainsi sur un si grand bateau, bourré jusqu'à la cale de soldats sans doute armés jusqu'aux dents. Mais il devait bien y avoir un moyen...
Gil emboîta le pas à Altaïr. La jeune femme tâchait d'analyser tant bien que mal la situation, mais ce n'était pas vraiment bon pour eux.
Mais elle aimait les défis.
Gil posa une main sur l'épaule d'Altaïr, le forçant à s'arrêter.
« - C'est du suicide de foncer tête baissée, souffla-t-elle, on va se faire arrêter. On doit réfléchir. »

Pour une fois, se garda-t-elle d'ajouter. Mais même si réfléchir n'était pas exactement leur fort, elle savait bien qu'ils devraient au moins faire attention avant de monter sur le navire. Gil posa ses yeux sur le navire, et les groupes qui semblaient aller le visiter. Sans doute pour voir la sirène. Elle ricana : c'était presque trop facile. Bon, ce n'était certainement pas le plan du siècle, et la capillarité d'Altaïr aurait tôt fait d'attirer l'attention, mais au moins, ils seraient sur le bateau. Restait à tenter d'être discrets. Gil attrapa le poignet d'Altaïr, se dirigeant vers l'un des groupes, lorsqu'un voix derrière eux la fit pivoter.

« - Altaïr ? C'est toi ? »

Gil jeta un regard interloqué à son ami, avant de détailler un peu plus le jeun homme en face d'eux. Gil le dominait de quelque petits centimètres, mais ils devaient faire globalement la même taille. Elle voyait à peine ses yeux, cachés par une énorme tignasse bouclée. Il semblait néanmoins fixer seulement Altaïr, faisant comme si elle n'existait pas. Gil croisa les bras, jeta un coup d’œil à son ami puis au bateau, avant de reporter son attention sur le jeune homme en face d'eux.

« - Qui est-ce ? souffla-t-elle à l'attention d'Altaïr. »




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Eda

Eda n'avait pas cessé de nager une seule seconde. Elle avait suivi le navire, des jours durant, sans prendre le temps de se reposer une seule seconde depuis qu'Eve avait été capturée.

Elle s'en voulait tellement. C'était entièrement sa faute. Si elle ne s'était pas autant approchée du bord, du bateau ce jour-là... Eve n'en serait certainement pas là. Le cœur de la jeune sirène se serra en imaginant Eve enfermée, seule, ou... ou pire. Elle serra les poings, commençant à nager plus vite vers le navire qui la distançait quelque peu. Quoi que... Eda le rattrapa vite – trop vite à son goût. Elle comprit une fois arrivée à quelque mètres du bateau : il s'était immobilisé. Elle leva les yeux, et se dirigea vers la surface, posant sa main sur la coque du bateau. Non, il ne bougeait plus. Elle fronça les sourcils, songeait que les fonds étaient hauts, étrangement. Il y avait également beaucoup d'autres bateaux à cet endroit. Il lui semblait qu'il s'agissait d'un port, mais la jeune fille n'en était pas sûre. Elle fit légèrement le tour du bateau, écoutant les bruits qui lui parvenaient, brouillés de la surface. Au bout d'un moment, Eda prit son courage à deux mains, sortant très légèrement la tête de l'eau.

L'endroit était absolument incroyable.

Il y avait des gens partout, plus qu'Eda n'avait jamais pu en voir. Surtout pas d'aussi près. Un minuscule sourire étira ses lèvres tandis qu'elle observait, collée au navire, les gens qui se promenaient sur les allées. Il y avait de tout, et toutes ces personnes semblaient pressées. Beaucoup montaient sur le bateau ou sa sœur avait été capturée, et Eda n'en fût que peu rassurée. Le port fourmillait de détails et de vie, et si elle avait pu, Eda serait restée longtemps avant de partir. Elle croisa le regard d'un enfant, lequel se figea soudainement, la pointant du doigt.

« - Maman ! »

Le temps que la mère ne se tourne vers elle, Eda avait déjà disparu sous l'eau. Elle y resta quelque instants, amusée, avant de ressortir ses yeux de l'eau, toujours collée au navire. L'enfant regardait toujours l'endroit ou elle se trouvait, et Eda entendit sa petite voix fluette crier à sa mère :

« - Maman, la sirène s'est échappée !
- Bien sûr que non mon chéri, elle doit être très bien protégée. Ne t'inquiètes pas on va la voir.
- Mais maman, regarde il y a une dame dans l'eau !
 »

Eda ne s'attarda pas pour savoir si oui ou non la mère l'avait vue. Elle secoua la tête : ce n'était pas le moment de rêvasser : elle devait à tout prix monter sur ce bateau. Elle retourna à l'arrière, ou personne ne pourrait la voir, et sortit son buste de l'eau, levant les yeux vers le haut du navire. Il était extrêmement grand, et jamais Eda n'aurait pu sauter jusqu'en haut du navire. Elle songea à escalader, comme elle pouvait le faire avec des rochers, mais la paroi du navire était si lisse qu'elle n'aurait jamais pu atteindre ne serait-ce que la moitié de la hauteur du bateau. Eda se mordit la lèvre, furieuse. Elle ne pouvait pas monter alors ? Passer par l'avant reviendrait à se montrer auprès de tous, et elle avait trop peur de se retrouver comme sa sœur, enfermée. Si elle l'était.

Elle ne pouvait rien faire sans monter.

Et, finalement, même si elle pouvait monter en haut, qu'aurait-elle fait par la suite ? Qu'aurait-elle pu faire sur la terre ferme ? Rien du tout. Elle n'aurait pas pu faire la moindre chose puisque ce n'était pas son territoire. Eda ferma les yeux, effrayée, agacée : elle avait fait n'importe quoi. Elle aurait du aller voir son père, les autres, eux auraient su quoi faire. Mais elle avait voulu réparer le mal toute seule. Elle n'y arriverait pas. Elle était inutile. Eve l'avait sauvée, et elle était incapable de faire de même. Elle était véritablement pitoyable.

Eda se laissa glisser le long du bateau, tandis que la lourde vérité semblait s'écraser sur ses épaules. Et elle se sentait incapable de faire face. La sirène posa son front contre le bateau, battant des nageoires, tremblante. Elle se sentait terriblement inutile.

Ce fût un cri venant du haut du navire qui la fit sursauter. Par réflexe, Eda leva la tête, pour se trouver nez-à-nez avec deux hommes qui la regardaient fixement, yeux écarquillés. Eda se décolla du bateau, paniquée, et elle eût à peine le temps d'entendre hurler « il y a une sirène dans le port ! » qu'elle disparaissait déjà sous l'eau.




RE: Abysses - RPG - IndianCloud - 13-07-2015

Booon alors si quelqu'un veut venir parler a Phoebe c'est open bar hein, et pour accélerer les choses j'ai essayé de trouver un moyen de virer les touristes ~


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Elle y était. Pas sur le bateau, mais a travers la foule elle avait réussie a se frayer un chemin vers lui. Tout en cherchant un moyen de monter dessus elle réfléchissait "Pourquoi diable avait - il capturé une sirène ? Enfin, a part faire un kebab de poisson ou un fish and ships elle n'en voyait pas trop l'utilité " Tout en scrutant la foule, elle remarqua une inconnue avec une grande cape noire (Rotten) qui faisait face au bateau avec une mine horrifiée. "Eh ben, si elle voulait passer inaperçue, c'est raté avec sa cape de Dark Vador" pensa -t-elle. Merde alors est-ce qu'elle est censée connaître Dark vador au fait ? Bon bref vous m'aurez compris. Phoebe reporta son attention vers les gardes a l'entrée du bateau qui repoussait la foule de curieux venu admirer la sirène. Comme elle le pensait, ce n'était pas n'importe qui, qui pouvait la voir. Elle effleura l'idée de retourner chez elle, puis elle se rendit compte que sa mère allait lui passer un savon pour n'avoir rien vendu. "Bon si je veux foutre la merde, autant le faire bien" pensa-t-elle et puis sans hésitation elle poussa un vieillard anorexique et une jeune fille boiteuse (Sans une once de culpabilité) et s'adressa au garde :

"-Pourrais-je voir la sirène ?"

Le garde lui lança un regard condescendant. Mais qu'avait-ils tous a la prendre pour une sous merde !?

"- Vous êtes là pour le spectacle de danse ?"

Hein ? Par instinct elle menti :

"- Oui c'est ça, je suis en retard.
- Je ne suis pas sûr qu'ils le feront le spectacle, ils ont arrêté un trafiquant sur le bateau (Kamran) ça a un peu chamboulé le programme."

Ooooh alors comme ça pour se faire du fric l'armée se servait de la sirène comme bête de foir pour les touristes. Et ils avaient même prévue un spectacle de danse orientale ! Mais voilà qui l'arrangeait.

"- Ne vous inquiétez pas, je suis sûr qu'on arrivera a trouver un créneau."

Sur ce elle dépassa le garde et monta sur le bateau. Soudainement elle se retourna et interpella le garde.

"- Si vous pouviez dire au garde Sand, Khal Sand que sa soeur va bien et sera de retour pour le diner..."

Le garde la regarda avec une expression qui voulait clairement dire "J'ai l'air d'un postier !?". Aussi Phoebe leva les yeux au ciel et tout en lui gratifiant un sourire froid elle rentra alors vraiment dans le bateau.
Lorsqu'elle y entra elle vit un bon nombre de cul-serré riches snob bref des touristes. Ils parlaient tous en même temps se vantant de leurs dernier achats. Phoebe passa devant une grosse dame bedonnante qui discutait avec une autre assez excentrique (Jackie) celle au grand bidou se vantait d'avoir pu avoir un ravissant bracelet serpents de très haute qualité. Un seul coup d'oeil et Phoebe reconnu ses bracelets "Ben voyons de haute qualité hein..." Elle dépassa les commères pour se retrouver face a un énorme bocal . Là elle aurait aimé vous dire qu'elle entendait les anges chanter "Hallelujiah holly mother of jesus" Elle aurait aimé vous dire qu'elle eut une révélation en la voyant, que sa beauté la frappa au point de se jeter dans l'eau en chantant "I beleeeeve I can flyyyyy" A supposer bien sûr qu'elle connaisse la chanson. Mais non. Tout ce qu'elle voyait c'était une fille plutôt jolie avec une queue de poisson (Elle ne saurait dire si c'était du saumon, de la sardine ou du hareng mais elle avait le sentiments qu'elle ne le saurais jamais) qui faisait la gueule dans son bocale. "Merde alors, les riches ne savent plus quoi faire de leur argents" Elle ne pouvait pas croire que des gens avaient payés pour voir une fille tiré la tronche dans un vulgaire bocale. Pendant un instant Phoebe eu de la peine pour elle. C'est vrai, elle se demandait qu'elle effet ça faisait d'être réduit au rang de poisson rouge, a la différence que elle ne passerait pas par la chasse d'eau malheureusement. Allez savoir pourquoi elle pensait a tout ça alors qu'elle avait devant elle une créature mythologique "Faut que je sorte plus souvent" pensa -t -elle en tournant le dos. Elle s'apprêtait a partir, tranquillement du genre "Bon et ce couscous il va pas se faire tout seul" Lorsqu'elle entendit :

" il y a une sirène dans le port ! "

Quoi ? Une autre poiscaille ? Eh ben ! Voilà qui s'annonçait fort distrayant ! En bonne spectatrice elle s'élança sur le pont pour essayer de l'apercevoir, comme tout les touristes mais elle ne vit rien.

"- Eh ben ! Entre une hybride qui tire la gueule et une sirène invisible, on se demande bien pourquoi personne ne demande le remboursement." Déclara -t-elle un peu plus fort que prévue.

De sorte que la moitié des touristes  présents sur le port l'entendit. Consternés certains commençait déjà a quitter le bateau en demandant le remboursement. Et elle sentait le regard tranchant des responsable sur elle.
"Oups !" Pensa-t-elle "Peut être que je devrais m'excuser avec un couscous, qui sait ça les calmerait"


Phoebe pensa a s'éloigner furtivement avant que les gardes se rendent compte qu'elle n'avait pas payée et qu'elle n'était pas là pour se déhancher près de l'autre poisson pané (Coucou Cécile jtm) mais elle fut frappée par la rapidité des vieux riches. Une foule se forma vers la sortie du bateau, les gardes étant trop occupés a maîtriser la foule ils n'allaient pas se préocuper de la sublime danseuse qui avait causer tout ça. Elle regarda donc autour d'elle. Tout ce qu'elle vit c'est un roux pensif adossé a un mur (Kellan) et une blonde avec un garde robocop.(Lisbeth et Reza)  "Ooooh un bras en robot" pensa - t- elle. Elle passa furtivement devant le roux lui lança un sourire qu'elle n'était pas sûr qu'il est vue. "Mais a quoi il pense lui ?" et se dirigea vers la blonde et robocop. Bon. C'était là que ça se compliquait. Qu'est-ce qu'elle allait faire ? Plusieurs scénarios lui passa par la tête parmi lesquelles :

Scénario numéro 1 : "Coucouuuu alors comme ça tu as un bras robot. Comment tu fais pour te laver du coup ?"
Scénario numéro 2 : " Saluut ! J'ai remarqué que t'avais un bras robot pourquoi ? Il est passé où ton vrai bras ? Et pourquoi cette femme arrête pas de le tripoter ?"

Finalement elle opta pour un simple :

"- Bonjour ! Je suis Phoebe. Vous avez besoins d'aide ?"

Oui je sais, ça fait très hôtesse de l'air, mais elle avait beau être sociable Phoebe n'a jamais dit qu'elle était fut fut.




RE: Abysses - RPG - sidneyvicious - 13-07-2015

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ROTTEN




Cachée sous sa cape noire et un foulard autour du bas du visage, Rotten monta sur le ponton du bateau ou été la sirène.
- "Combien pour voir la sirène "-demanda t'elle.
Le garde répondit " 8 pièces d'or". Rotten donna son or. C'est bien la première fois qu'elle paye quelque chose avec son propre or - qu'elle avait déjà volé au préalable bien sur-.

Dans la salle ou étais exposé la sirène, il y avais énormément de personnes.
Rotten ne voulais pas ce mêler à la foule, elle resta sagement adossé contre le mur et fixa la sirène.
Mais impossible d'agir maintenant, si elle fais quoi que ce sois elle va ce mettre les gardes à dos, puis elle n'aurai pas le temps de la libérer tout court il faut dire.

Elle chercha comment faire quand soudain, une petite brune un peu exubérante c'est mis à pensé tout fort
"- Eh ben ! Entre une hybride qui tire la gueule et une sirène invisible, on se demande bien pourquoi personne ne demande le remboursement."

Sur ces paroles, une bonne moitié de touristes sont partis aussi vite qu'ils sont rentrés.

" Sacré grande gueule qu'elle a celle-la" Pensa Rotten qui esquissa un petit sourire.

Mais elle décida vite de sortir de la salle. Rotten avais peur de perdre son sang froid au vue de la sirène et agir sans réfléchir. Elle avait besoin d'aller ailleurs.

Non loin de la sortie du bateau, elle aperçu "Miss grande gueule" et une blondinette qui discutait.
Elle s'adossa à nouveau contre le mur, posa son poing sur sa tête et ce mit à réfléchir de quelle manières elles pouvaient rendre la liberté à la sirène sans que sa propre liberté soi mise en jeu.



RE: Abysses - RPG - Claaudie - 13-07-2015

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Kamran aurait très bien pu se charger d'attraper l'épée qui trônait au niveau de la taille du soldat qui se trouvait à sa droite, et s'en servir pour arracher le crâne de celui qui venait de le provoquer, or, vu la quantité d'hommes armés qui se trouvaient sur le pont où lui-même était agenouillé, il en vint très vite à l'idée que se risquer à cela était une très mauvaise idée. Aussi se contenta-t-il de rester à terre, jusqu'à ce qu'on le mette debout, pour aviser sa chemise qui se trouvait à ses pieds, et entreprendre d'essayer de l'attraper... Avant qu'un des soldat ne lui foute un violent coup dans les côtes, ponctué d'un bref "Tu bouges pas.".  
- J'allais juste ramasser ma chemise, Répondit Kamran glacialement, en portant un regard impassible en direction du soldat. Je peux l'faire, ou vous comptez m'enfermer pour ça aussi ? 
Son interlocuteur l'avisa de longues secondes, pour se décider à ouvrir la bouche... Juste avant que Reza ne l'arrête, assez rapidement. 
- On t'a dit de pas bouger. Affirma-t-il, tout sourire. Ça veut dire que tu bouges pas, chemise ou pas chemise. Kamran porta son attention sur lui, en serrant les poings. C'est pas comme si t'allais en avoir besoin pour ce qui va suivre, de toute façon. Et alors que Reza allait ajouter autre chose, une voix féminine l'interpella, juste dans son dos. Celle d'une personne qu'il lui semblait connaître plus ou moins, et cette impression s'accentua lorsqu'il posa son regard dans sa direction. Il reconnut la femme qui lui avait construit ce qui lui servait de bras, en somme, sa seule et unique arme, arme qui semblait d'ailleurs lui échapper depuis qu'il était monté sur ce rafiot (Lisbeth). Euh, Commença Reza, en toussotant un peu et en fronçant les sourcils, alors qu'elle ne lui laissait pas le temps de répondre, et l'obligeait déjà à s'asseoir. Désolé ma jolie, mais mon bras va parfaitement bien, Réussit-il à dire en se pliant néanmoins aux ordres silencieux de la fille qui lui faisait face. C'était dérangeant. Et elle faisait ça devant son prisonnier, en plus. Qu'est-ce que vous attendez ? Emmenez-le, Ordonna Reza, aux hommes qui l'entouraient, en ignorant le regard bourré de rage de machin (Kamran). A croire qu'il faut tout leur dire, à ces foutus soldats. Soupira Reza, en avisant finalement l'autre fille, alors que son prisonnier s'éloignait, escorté par une belle garniture armée. Et je vous assure, mon bras va très bien, il en a vu des biens pires, et j'ai déjà fait face à des problèmes plus embêtants. Affirma-t-il, à l'attention de la mécanicienne. Après tout, il était dans l'Armée depuis des années, et n'allait pas se mettre à pleurnicher pour une histoire de bug ridicule. Reza n'avait besoin de personne pour s'en sortir. Cette fille avait l'air sympathique, mais il ne lui avait rien demandé. Sérieusement, je perds mon temps à faire ça, et... Reza voulut continuer sur sa lancée, mais un brouhaha infernal l'interrompit violemment. 
- IL Y A UNE SIRÈNE DANS LE PORT ! Hurla un abruti fini, ce qui eut pour effet de provoquer une panique généralisée à bord, et de faire sursauter Reza, qui grimaça en entendants les cris de nombreux civils. 
- Je vais faire un meurtre, Articula-t-il, en avisant l'autre fille, sans néanmoins pouvoir bouger -elle l'en empêchait, en vérité. C'est quoi ce bordel pas possible ?! Vous êtes au courant ? Et vous pouvez pas vous dépêcher ? J'ai visiblement trois milles trucs à régler... SOLDAT ! VOUS POUVEZ ME DIRE C'EST QUOI CETTE HISTOIRE ?! Héla Reza, en ne pouvant pas encore se lever, ni même bouger d'un centimètre. Personne ne prit la peine de lui répondre. RÉPONDEZ ! C'EST UN ORDRE ! SOLDAT ! 
"- Bonjour ! Je suis Phoebe. Vous avez besoins d'aide ?" Trouva bon de faire une petite voix chantante juste à sa droite (Phoebe), alors même que Reza essayait vainement de se faire remarquer, tout en gardant une attention sur son bras -il y tenait, à ce bras-. Le chaos qui venait d'envahir le bateau suffisait à lui foutre une migraine effroyable, et il essayait tant bien que mal de ne pas péter un plomb. Son regard, las au possible, se posa sur la fille qui venait de s'adresser à eux, en somme, une parfaite inconnu, qui n'avait foutrement rien à faire sur ce bateau. A croire que la fête venait de commencer, pour quelqu'un.
- Est-ce que j'ai l'air d'avoir besoin d'aide ? Articula Reza, l'air dépassé, en remarquant que le soldat à qui il venait de s'adresser s'était contenté de ne pas lui répondre. Et puis vous êtes qui au juste ? Retournez à l'intérieur du bateau avant de vous blesser.

- Arrête d'me serrer, tu vas finir par te faire mal, Cracha Kamran, à l'intention du garde qui lui broyait le bras droit, avant d'aviser l'autre, qui venait tout juste de le pousser à l'intérieur du bateau. C'est pas très poli, d’accueillir ses invités comme ça, Ironisa-t-il, alors qu'ils traversaient l'un des innombrables couloir du bateau, pour descendre de plus en plus profondément à l'intérieur, en passant, de temps à autres, pas loin de quelques groupes de civils. Ces derniers leur lancèrent des regards horrifiés, que Kamran se contenta d'ignorer : ça faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas été confronté à ce genre de chose, qu'il en avait oublié la portée. 
- Allez, bienvenue à bord. Fit l'un des soldats qui l'attira à l'intérieur des cales, visiblement, l'endroit le plus défoncé de tout le navire. L'endroit était composé de cellules parfois dans un état de semblant de décomposition, d'autres fois visiblement habitée par des individus qu'on distinguait à peine à travers l'ombre qui avait envahi les lieux. Kamran ne répondit pas de suite, trop occupé à analyser sa nouvelle maison -et y à rechercher une potentielle issue prochaine-. Il ne réagit donc pas, lorsque brutalement, on le jeta à l'intérieur de l'une des "cages" qui composaient l'endroit, ni même lorsque son escorte de soldat s'en alla rapidement, le laissant seul avec ses pensées, dans ces cales qui n'avaient rien des apparences luxueuses du reste du bateau. 
Il se débrouillerait. 
Kamran n'était pas naïf, et savait pertinemment ce qui l'attendait, s'il restait trop longtemps ici. Les prisonniers qui l'entouraient -pour la plupart, étrangement silencieux-, semblaient ne pas avoir touché à un soupçon d'eau et de nourriture depuis des heures. Il ne voulait pas crever ici, et refusait de se laisser aller à la panique. D'ailleurs, c'était bien l'une des choses qu'il avait appris par le passé : rien n'était terrifiant, lorsqu'on se trouvait sur les mers. Et Kamran y avait vécu pendant des années. Plus longtemps que n'importe lequel de ces pions qui servaient la capitale.
Alors, sans perdre son expression impassible et en ignorant les autres prisonniers, Kamran entreprit de se redresser, pour chercher du regard et à tâtons, quelque chose qui lui servirait à s'enfuir de sa nouvelle prison. 



RE: Abysses - RPG - MoZ - 13-07-2015


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LISBETH

L'officier Reza était, comme dans le souvenir que Lisbeth avait conservé de lui, une créature assez incomprise et vaine. Petit militaire avec une belle gueule, il fallait l'avouer, il semblait passer pas moins que les trois quarts de son temps à aboyer des ordres sans être entendu ni obéi. Il n'avait apparemment pas non plus l'autorité que nécessitait son rang d'officier supérieur, ce qui le rendait tristement inefficace.
Lisbeth convenait que le moment pour elle d'intervenir était assez mal choisi, étant donné que Reza était aux prises avec un brigand, mais les ordres de Mikkelsen étaient difficilement réfutables. Elle ne faisait qu'obéir, mais pourtant elle sentait bien l'agacement profond que provoquait son intervention sur le bras de Reza, qui peinait à ravaler sa fierté alors qu'elle le maintenait assis. La mécanicienne se demanda si il était contrarié par le fait que le timing était mauvais, tout simplement, ou parce qu'une femme était actuellement en train de s'occuper de lui et le contraignait dans ses fonctions. Lisbeth aurait pu s'amuser de la situation, mais trop concentrée sur son oeuvre, elle se contentait d'ignore toutes les protestations de Reza et de réfléchir à toute vitesse dans un bruit environnant qui était assez désagréable.
Alors qu'elle était penchée sur le bras mécanique de l'officier, quelqu'un surgit derrière eux, et demanda d'une voix chantante : 
- Bonjour ! Je suis Phoebe. Vous avez besoins d'aide ?
Lisbeth ne répondit pas, d'abord car elle était trop concentrée pour intégrer proprement la question, ensuite car elle avait très rapidement déduit qu'elle ne lui était pas destinée. Mais quand, excédé, Reza se chargea de fournir une réponse agaçante et malpolie à la jeune femme, elle ne put résister à prendre part à la conversation. Lisbeth n'était habituellement ni très bavarde, ni spécialement mordante dans ses ripostes, mais dès qu'elle avait enclenché son mode "mécanicienne" et s'était plongée dans le travail, elle devenait étonnamment bien plus vive et ardente.
-Moi j'aurais bien besoin de votre aide, si vous pouviez assommer cet homme ou le faire taire puisqu'apparemment même ses soldats se débrouillent bien sans lui, vous me rendriez un fier service, déclara-t-elle avant de se replonger dans un silence méditatif. Ou sinon, vous pouvez aussi me bloquer son bras comme ça, le temps que j'attrape des outils.
Sans avoir conscience que son intervention semblait avoir légèrement soufflé Reza, elle leva deux yeux bleus remplis de candeur et d'innocence vers la nouvelle venue qui, elle aussi, semblait un peu perdue entre les deux individus qu'elle venait de rencontrer.