![]() |
|
Farewell † [rpg] - Version imprimable +- Forum de la Cartoonerie (https://forum.lacartoonerie.com) +-- Forum : Les cartooneurs parlent aux cartooneurs (https://forum.lacartoonerie.com/forumdisplay.php?fid=22) +--- Forum : Jeux en pagaille (https://forum.lacartoonerie.com/forumdisplay.php?fid=27)+---- Forum : Role Play (RP) (https://forum.lacartoonerie.com/forumdisplay.php?fid=35) +---- Sujet : Farewell † [rpg] (/showthread.php?tid=13) |
RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 29-05-2014 Côme la fixa plusieurs secondes, en se demandant intérieurement pourquoi il faisait une chose pareille. Ca devait être à cause de Petra. Parce qu'il voulait effacer ce qu'il avait pu leur faire à tous dans le passé, et qu'il se souvenait encore de ce qu'elle lui avait dit, de comment elle l'avait regardé, ce soir là. Alors il devait faire un effort, un tout petit quand même. Et puis Bronwyn avait pas l'air très bien. Elle allait pas bien du tout en fait. - Je sais pas si tu aurais voulu le connaître ton père. Commença-t-il, en sentant alors un élan de culpabilité pas croyable l'envahir, lorsqu'il croisa son regard détruit. Putain, il agissait vraiment comme un gros sonar. C'était plus fort que lui. Merde. Enfin si, sûrement, Il s'appuya contre un mur passa une main sur son visage, esquissa un sourire légèrement ironique, pour finalement s'asseoir par terre. Elle le suivrait si elle voulait. De toute façon, il était un monstre pour la plupart d'entre eux, et le pire dans cette histoire, c'était qu'ils avaient bien tous une bonne raison de le haïr. T'en as entendu parler, je suppose, Ne put-il s'empêcher d'affirmer dans un sourire en coin. C'était un sourire amer. Si Côme avait bien un million de chose à se reprocher, sa collaboration devait se situer en haut de la liste. Parce que c'était ça qui avait entraîné un nombre de victimes incalculable. Ses victimes. Peut-être qu'il obéissait aux ordres, mais il avait fait l'erreur de les exécuter aveuglément, en se parant de principes stupides. Il ne savait même pas ce qui l'avait poussé à se remettre en question. Surement cette fille qu'il avait vu à côté du plus gros dictateur des Etats-Unis, ou tout du moins, de leur époque, et qui lui avait tapé dans l’œil dés le début. Qu'est-ce qu'il était con. Qu'est-ce qu'il avait été con, avant Petra. Écoutes, je suis vraiment nul à ça, mais si tu veux savoir quoi que se soit à propos de tes parents... J'essayerai de tout t'expliquer, je ferai de mon mieux, voilà. - Tu vas me faire rougir, Ironisa Connor, avant de lui attraper doucement la main, pour l’entraîner vers lui, l'attirer carrément dans ses bras et se mettre à avancer. Il savait parfaitement où allait. A vrai dire, Connor connaissait Dallas comme ça poche. Des années qu'il vivait ici avec K, des années, aussi, qu'ils restaient tout les deux cloîtrés dans cette ville, se contentant dans l'attente de l'arrivée de l'Europe sur le territoire. Si la mort de Greyson, pour certain, était une bonne nouvelle, Connor persistait à se demander qui, maintenant, pourrait s'oppose à l'influence de l'Europe en Amérique. Ouvres pas les yeux, hein, Commenta-t-il, en entrant à l'intérieur du bâtiment. C'était entièrement vide, mais clairement aménagé. Après l'apocalypse, certains loisir avait perduré, et on s'était débrouillé pour entretenir, de temps à autre, le fonctionnement de la plupart des technologies. La musique, le cinéma, cela faisait partie des choses qui avait perduré à Dallas. On y est bientôt, Il ouvrit, d'un coup de pied habile, la porte qui se tenait devant eux, et qui menait à l'une des salles quelconques. Un grand "6" marquait la porte. Il esquissa un sourire, entra à l'intérieur en tenant toujours la blonde, pour finalement, la lâcher. Bienvenue dans mon antre, "Jill Foster". Ironisa-t-il, avant de croiser les bras, plus fier qu'autre chose. Parce qu'avec toute la salle qui avait été réhabilité, le soleil qui traversait l'endroit et la végétation qui commençait à envahir les murs, l'endroit avait quelque chose de... Romantique. - Il va revenir. Soupira Nick, en passant une autre main sur son visage, complètement à bout. Il va revenir, de toute façon il peut pas avoir changé d'état d'esprit comme ça, c'est pas possible, c'est... Il s'arrêta, en voyant Pandora s'approcher. Il n'y avait pas pensé, mais Nate devait bien être le pire d'en eux. Le blond déposa un baiser sur le front de Pandora lorsque ses deux mains vinrent entourer son bras. Il n'y avait qu'elle pour réussir à le faire tenir debout. - Nate ?! Putain Pandora, j'avais pas pensé à Nate, il... Commença Ale, en se redressant vivement avant de se rendre compte qu'il réussirait jamais à bouger à cause de sa jambe, et avant, aussi, que Petra n'intervienne. Crois moi, y'a rien à comprendre hormis que Drake Sheridan est un putain de gros fils de pote et que je vais le buter. Déclara-t-il, bien déterminé, pour se tenir au canapé dans son dos, et entreprendre, avec difficultés, de commencer à se lever. Putain quelqu'un m'aide ?! Hors de question que je laisse cet abruti dans son coin. Il va bien ou pas ? Pandora ?! Quelqu'un m'aide là ?! Comment est-ce qu'il avait pu oublier Nate. Comment est-ce qu'il avait pu faire une connerie pareille, alors qu'en vue des circonstances, il devait bien être le premier à en souffrir. AIDEZ MOI PUTAIN ! Fennec grommela à l'un d'entre eux de se la fermer, mais Matthew n'y fit même pas attention, en réalité, son regard était rivé sur l'autre abruti de malade mental handicapé qui leur faisait face. Putain mais quelle tête de con. Il s'avança, lui attrapa le poignet et n'hésita pas à plaquer son flingue sur la tempe du fils de pote. Histoire qu'il bouge pas, et qu'il ait pas de gestes trop déplacés, aussi. - Tu l'aimes bien ma grosse gueule. Répondit Tom, à l'intention de Fennec, dans un sourire qui dévoilait sans mal toutes ses dents et qui prenait aussi plus de la moitié de son visage. Enfin tu l'aimais bien hier soir surtout. Tout est une question de circonstances. La main de Matthew vint violemment s’abattre sur le crâne du fauteur de trouble, qui clairement, débitait de grosses merdes bien dégueulasse à Fennec. C'était une sorte de compensation, après tout, il était toujours en vie grâce à Fennec. Surement pas grâce à Drake qui faisait des trucs qu'il voulait pas capter avec son petit frère. Enfin si. Juste un peu. Merde. Sa dette prenait de plus en plus d'importance au fur et à mesure que le temps s'écoulait, et ça le faisait royalement chier. Bon ok, Drake Sheridan l'avait aidé, il en était de même de Fennec, et du coup, Matthew se sentait d'humeur généreuse, en abattant sa paume sur l'autre imbécile. Si ça pouvait l'aider à se la fermer. - Tu auras ta part en temps voulu, Dobson. Ne soit pas jaloux. S'amusa Tom, en hochant vivement la tête. - Oui c'est ça, c'est ça, ferme ta gueule et suis nous, on a des choses à se dire sonar. Répliqua Matthew, en le poussant dehors en lançant un regard entendu -quoi qu'un peut interrogateur- à Fennec. - Et qu'est-ce qui peut bien vous intéresser à ce point ? Demanda Tom tout sourire, en avançant sans poser de questions. Même si j'ai ma petite idée là-dessus, Clin d’œil à l'intention de Fennec, petite tape discrète et tout à fait délicate sur son entre-jambe. N'est-ce pas Sandro ? RE: Farewell † [rpg] - Nelka - 29-05-2014 Le petit brun sentit bien le regard de son coéquipier bridé glisser le long de son torse, mais ne releva pas, son éternel sourire retrouvé fixé aux lèvres, se contentant de le regarder bourriner son chemin à travers la vitrine. S'il avait tenté la même chose, certainement qu'il se serait abîmé les phalanges à la place d'abîmer le verre. Pas parce qu'il était faiblard ou manchot, non, il prenait raisonnablement soin de son corps (comme Shang avait pu apprécier), mais parce que merde, il avait 14 ans et il tenait à ses huit doigts, et il fallait bien être un cannibale avec la force d'Hulk pour faire ça en gardant le sourire. Malgré tout, Léo feignit l'air détaché de celui qui ne se laissait pas impressionner pour si peu, et prit négligemment son tshirt piqueté de verre des mains du bridé. Enfin, son tshirt. C'était un grand mot. C'était plus une arme redoutable qu'un haut, maintenant. - T'essayes de me tuer, fit-il en balançant les restes de tissu loin de lui, frissonnant dans l'air frais de la nuit. Shang aurait à souffrir encore un moment la vision de son corps à l'air, navré. Il enjamba précautionneusement la vitrine explosée, pour poser le pied dans la boutique. Tout ce qui était produits frais avait complètement pourri, conférant à l'endroit une odeur fétide de poussière et de pourriture. En revanche, tout le reste était en place. Comme un musée silencieux. Ca avait toujours quelque chose de fascinant. Léo se serait bien attardé à examiner chaque objet minutieusement, mais il avait un but bien précis. Il cherchait quelque chose de bien particulier. Il commença à arpenter les rayons, plissant les yeux pour distinguer quelque chose dans la pénombre, ses pieds faisant grincer le parquet moisi. Conserves, papeterie, vaisselle, les joies d'un magasin généraliste. Enfin, il repéra ce qu'il cherchait. Une vieille radio, à l'ancienne, antenne en état de marche, posée tout en haut du rayonnage. Il leva le bras, et se saisit de l'objet de sa convoitise. Pour révéler, derrière, une face livide, sans mâchoire, qui le fixait silencieusement. Il fit un bond en arrière, poussant un hoquet horrifié, tandis que le zombie se mettait à pousser le rayonnage dans sa direction, émettant un grognement rauque. Il faisait dangereusement osciller l'étagère, qui ne tarderait pas à céder. Leo tourna la tête. A une extrémité de l'allée, attirés par le bruit, toute la petite famille du zonzon commençaient à remonter dans sa direction. Ils devaient bien être huit, dix, voire plus, probablement tous les clients de la boutique, zombifiés pendant leurs achats. - SHANG, ON A DE LA COMPAGNIE, gueula le petit brun en remontant l'allée à toutes jambes, renversant sur son passage boîtes et vaissellerie qui vint s'écraser au sol, tenant bien fermement sa radio contre lui. Il retrouva enfin son compère au coin d'une allée, qu'il aggripa par l'épaule. - Ya ta famille les décédés, là bas, vas leur dire un ptit bonjour, et glisse leur que je suis pas comestible, si tu le sens, fit-il, faussement détaché. RE: Farewell † [rpg] - Agou - 29-05-2014 Ce post n'a aucun sens. Bronwyn resta quelques secondes silencieuses, à le dévisager, à essayer de comprendre pourquoi il faisait ça. Pourquoi il tenait à s'expliquer, pourquoi il acceptait de répondre aux questions qu'elle se posait, alors que la dernière fois, tout s'était si mal terminé ? Evidemment, d'un côté, ça changeait la donne, parce qu'il donnait l'impression de vouloir se racheter, et même si elle se trompait peut-être et que ça n'était pas le cas, elle préférait voir les choses sous cet angle-là. Ça le rendait différent. Différent de la personne qui lui avait craché au visage un mois plus tôt. Différent de celui qu'ils semblaient tous connaître. Tant pis si elle ne comprenait pas tout, tant pis si elle ne savait pas exactement ce qui le poussait à faire ça, tant pis si elle craignait ce qu'il allait lui raconter et tant pis si il lui faisait toujours peur. A l'instant précis, il n'était pas méchant du tout, alors elle n'avait aucune raison de ne pas l'écouter. - James Greyson... ? Ouais, j'en avais entendu parlé, tout le monde savait qui il était, en ville, répondit-elle en s'asseyant, alors qu'elle essayait de se rappeler de son "père". Greyson le dictateur. Tout le monde le haïssait. Tout le monde voulait sa mort. Apparemment il était responsable de toute la misère de la population, toutes ces conneries de lois, tous ces malheurs. Il dirigeait. Et personne ne l'appréciait. Bronwyn, elle, ne s'y était jamais tellement intéressée, tant qu'elle avait Will, le reste n'avait plus tellement d'importance. Elle avait grandi au beau milieu de la précarité, alors quelle différence, que ce soit lui ou un autre au pouvoir ? Tout le monde le détestait, hein ? Au moins ils ont eu ce qu'ils voulaient. Moi je le connaissais pas, j'aurais jamais pu le juger, j'en sais rien, peut-être qu'il était pas si méchant, peut-être qu'il pouvait être... Elle croisa le regard de Côme et se tut, la gorge nouée. Ça a jamais été quelqu'un de bien ? Toi tu le connaissais, mais moi j'en sais rien, j'ai jamais su quoi que ce soit à propos de mon propre père. Et... depuis que tu m'as dit qui il était, je me demande sans arrêt si un jour il a pu être autre chose que le monstre que tout le monde décrit. Elle regarda le bout de ses doigts nerveusement, alors qu'elle ajoutait, un peu plus bas. J'ai pas envie qu'il me définisse, j'ai pas envie que les gens pensent que je lui ressemble, j'ai pas envie qu'on dise de moi que je suis un monstre aussi, parce qu'ici personne ne me connaît vraiment, mais je suis sûre que si ils savaient qui était mon père, ils me verraient plus jamais pareil. Pause. Toi, t'as changé... Je crois. Pourtant le groupe te considère toujours comme son bras-droit, j'ai l'impression. Alors, tu vois ce que je veux dire ? Elle déglutit, passa une mèche rousse derrière son oreille, et regarda le blond droit dans les yeux, pendant quelques secondes. Dis, tu penses que tu pourrais me dire qui il était ? J'veux dire, qui il était vraiment ? Et tant pis si c'est pas joli à entendre. Elle esquissa un petit sourire. Non, il n'avait vraiment pas l'air méchant, au final, c'était vrai. Ce n'était plus Côme-le-dragon. Peut-être qu'il fallait qu'elle aussi, elle change de point de vue. Qu'elle arrête de le voir comme il était, avant. Qu'elle le voit comme il était actuellement, assis en face d'elle, près à lui déballer la vie de ses parents alors qu'au fond, il n'en avait certainement pas envie. Côme-le-gentil. Voilà. RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 29-05-2014 Un bref sourire étira les lèvres de Côme. Il n'osa pas un seul instant, déposer son regard sur la fille qui se trouvait à côté de lui. Bronwyn le fixait avec curiosité, lui se contentait de se haïr intérieurement pour avoir la "chance" d'être le témoin des atrocités qu'avait commis Greyson. Parce qu'il s'agissait d'atrocités, et qu'il en avait été l'un des commanditaires. Il était bien autant coupable que lui dans cette histoire de dictature passée. Autant coupable, et au moins autant humain. Et il ne le connaissait même pas. Personne ne connaissait vraiment James. Personne hormis Petra. - Je connais cette légende qui circule depuis des années. Je sais qu'il a perdu sa femme, sa fille, juste après l'apocalypse. C'est pas vraiment joli à raconter. Côme aurait préféré ne jamais évoquer cette partie de sa vie, de son passé (puisqu'il était décidé maintenant à en faire un passé), seulement il n'avait pas réellement d'autre choix. C'était lui qui avait tué sa mère, et d'elle, il ne savait rien. Je crois qu'il pouvait être "humain". Comme la fois où il avait exécuté une vingtaine de rebelles de sang froid. Comme la fois où il avait torturé Raphaël et Jude. Comme la fois où il avait menacé d'éliminer une pauvre gamine innocente parmi d'autres pour régler des histoires qui la dépassaient amplement. Comme la fois où, alors qu'on venait de lui ordonner de retrouver Petra, Côme avait découvert toutes les atrocités que James avait pu lui faire subir. Mais c'est pas l'humain que j'ai connu. Sa main alla se déposer sur son visage, il reporta son attention sur un point invisible au sol, fronça les sourcils, pour pousser un long soupire. Je pense pas qu'il savait que tu étais en vie. Assura-t-il, sans réellement mesurer l'impact de ses paroles. Et puis même si je le côtoyais tout les jours, j'ai jamais réussi à en savoir plus à son sujet. Il haussa les épaules. Tout ce que je peux t'affirmer, c'est que t'es pas comme ça. T'es le contraire de tout ça, d'ailleurs. Il tourna la tête dans sa direction, tenta un bref sourire. En réalité, un poids infernal s'écroula dans sa poitrine, quand il eut enfin terminer de parler. Ce n'était pas grand chose, peut-être qu'il pourrait lui en dire un peu plus, mais la culpabilité le rongeait. Et ça rendait le tout encore plus difficile. T'as de la chance de pas avoir un passé qui te suis, c'est déjà bien. Je donnerai beaucoup moi, rien que pour ça. Assura-t-il, dans un sourire qui se voulait réconfortant. Quand Haillie ouvrit la porte de sa chambre, elle ne vit rien de plus qu'un couloir parfaitement désert. Elle savait pertinemment qu'elle n'avait pas le droit de sortir, mais peu importait, elle en avait finit de se lamenter seule dans sa chambre. Un bruit retentit à l'extérieur. Elle fronça les sourcils, passa une main sur son visage, en espérant qu'elle ne croiserait pas un visage connu, en particulier avec la tête qu'elle devait avoir, après avoir pleurer comme une abrutie pendant trop longtemps. Mais rien. Et le bruit venait de l'extérieur, l'espèce d'arrière-cours du bâtiment, qui longeait la salle où se déroulait les spectacles des Bass, et qui donnait directement sur le rue. Lentement la brune entreprit de s'y diriger, et après une multitude de couloirs, d'escaliers, et de pièces en tout genre, elle réussit enfin à atteindre l'extérieur. Il faisait pas trop froid. Assez chaud pour que les zombies ne viennent s'agglutiner autour de l'endroit. - Y'a quelqu'un ? Tenta-t-elle, la voix tremblante et encore un peu rauque. Ce fut lorsque son regard se déposa sur Nate, que la vérité sembla s'écrouler juste sous ses yeux, et qu'elle compris finalement toute l'étendue de la chose. Nate ? Elle se rapprocha doucement, ne réussit même pas à trouver son regard, qui était simplement rivé sur les zombies, de l'autre côté de la grille. Haillie ne s'était toujours pas habitué à la vision des monstres, mais peu importait. Il y avait trop de choses qu'elle n'avait pas pris la peine d'assimiler, et ça en faisait partie. S'attarder sur ce genre de détail leur coûterait à la vie, à tous. Depuis des années ils vivaient ainsi, et depuis des années ils ne s'occupaient plus de ça, alors il fallait qu'elle s'y fasse. Nate ? Mais qu'est-ce que tu fais... Elle s'arrêta, alla s'asseoir à côté de lui en se précipitant peut-être un peu trop. Evidemment qu'il allait mal. Evidemment qu'il était le premier à subir. Elle avait peut-être pas encore trente ans, mais elle savait pertinemment à quel point ça devait être difficile. - Retourne voir tes parents, Haillie... Grommela l'intéressé, en reniflant bruyamment pour passer ses deux mains sur ses yeux, serrer les poings quelques secondes, et tourner la tête vers elle. Peut-être que les larmes ne roulaient plus sur ses joues, mais ses yeux rougis en disait long sur ce qu'il vivait actuellement. Je te jure, hein : ça va. - Arrêtes de dire n'importe quoi. Soupira la brune, pour poser sa tête sur son épaule droite, et attraper sa main. Nate avait peut-être trente ans, il y avait pas d'âge pour avoir le cœur brisé. Ça elle le savait. Tout comme elle savait pertinemment que Jude changerait pas pour le retour de qui que se soit. Peut-être qu'elle le connaissait pas énormément, mais il était pas quelqu'un de méchant, de cruel, ou quoi que se soit d'autre. Il s'était pas servit de Nate, encore moins en attendant son frère. Et puis même si on lui avait rien expliqué, Haillie savait bien de quoi il s'agissait. Elle n'était pas naïve au point de croire que la relation que Jude entretenait avec son frère n'était qu'amicale, tout au plus, hyper fraternelle. On vivait dans un monde où ces questions là ne se posaient plus depuis longtemps. Il va revenir, tu sais bien. Et puis je pense qu'il est en état de choc. C'est... Normal. Haillie passa une main dans ses cheveux, décala les mèches brunes qui lui masquait la vue, sans lâcher la main de Nate, ni relever sa tête. Je sais pas qui est Drake. Je sais pas vraiment ce qu'il a fait, mais je sais juste que Jude est quelqu'un de bien. Et toi aussi, tu le sais. RE: Farewell † [rpg] - Aeoverse - 29-05-2014 Jill ou la meuf qui change de comportement toutes les 42 secondes. Jill avait respecté le vœu de ce cher Connor en gardant les yeux fermés jusqu'au bout, aussi miraculeux cela puisse-t-il paraître, et elle aurait presque trouvé agréable la sensation de ne plus guider totalement son corps, si elle n'avait pas appréhendé le lieu dans lequel il l'emmenait. Quoi qu'elle ait pensé jusque-là, il se trouvait que le brun s'y connaissait parfaitement en ce qui concernait les femmes (aussi difficiles à dompter soient-elles), quoi qu'il soit évidemment hors de question qu'elle lui fasse part de ces quelques idées. Lorsqu'il la lâcha, elle esquissa un semblant de sourire, pour finalement ouvrir les yeux et découvrir devant elle, bons nombres de sièges en velours rouge surélevés en des niveaux différents. Une salle aux apparences modernes et confortables, qui venaient contraster avec la luxuriante végétation aux murs et au sol. Elle se laissa un instant contempler le lieu, que la lumière du soleil venait mettre en valeur par ses rayons dorés, puis elle se retourna vers Connor, qui affichait une mine fière, pour faire un pas vers lui et s'arrêter brusquement lorsque son regard fut attiré par le logo «Sortie» derrière lui. Et à ce moment précis, un tas de souvenirs vinrent nouer sa gorge. Elle les revoyait, ses deux sœurs s'éloignant d'elle par la porte de la salle de cinéma. Elle les entendait encore hurler pour que les rejetons de gardes de cette pourriture de Drake ne les lâchent. Elle sentait de nouveau les battements de son cœur lui marteler le crâne à la limite de l'explosion. C'était dans un complexe comme celui-ci, qu'elle avait échangé ses derniers mots avec elles. Et qu'avaient-ils été ? Elle ne s'en souvenait même plus. Elle ne se rappelait plus qu'une petite rousse revenant vers elle en lui annonçant que ses sœurs avaient été enlevées par ce monstre, et plus tard, leurs deux corps tombant des bras de ce monstre de Sheridan. Sans aucune force ni retenue, la blonde se laissa tomber au sol, le dos contre un siège rouge quelconque de la salle, et de rabattre ses jambes contre sa poitrine pour venir y plonger sa tête et se mettre à pleurer. Peu lui importait que Connor la voie sous un jour que peu de gens connaissaient d'elle. -Il nous a traqués, enfermés, il a emmené mes sœurs, et il les a tuées. RE: Farewell † [rpg] - Agou - 29-05-2014 Bronwyn hocha à peine la tête, les yeux rivés sur son expression, alors qu'il parlait. Il n'y avait pas réellement eu d'humain en lui. Il aurait pu y en avoir un, mais lui ne l'avait jamais vu, et qui mis à part lui aurait pu le voir ? Personne. Peut-être la jolie grande blonde, Petra, quelque chose comme ça. Elle était gentille. Et jamais elle n'aurait osé lui demander, elle ne voulait pas lui faire de peine, apparemment il s'était passé quelque chose entre elle et son père. - Il savait rien du tout ? Mais si il avait une femme et une fille, comment est-ce qu'avec ma mère... ? Elle se figea, alors que l'évidence même lui sautait aux yeux. Elle n'avait jamais réellement existé, alors ? Il n'était pas au courant. Il n'avait jamais su qu'elle était là, quelque part sur Terre. Il ne le saurait jamais. Elle ramena son pouce vers ses lèvres, pour le ronger, alors qu'elle essayait de réfléchir, de joindre les deux bouts, alors qu'il manquait quelque chose au milieu de tout ça. Une partie de l'histoire. C'est pas possible, il pouvait pas ne pas être au courant, j'étais sa fille, ma mère le lui aurait dit, elle l'aurait forcément prévenu ! Elle se serait arrangé pour qu'il le sache, mais... Elle écarquilla les yeux, brutalement. Oh non. Oh non, pitié, me dis pas que... C'était lui qui l'avait tué, il l'avait dit, c'était bien lui. Et si sa mère avait essayé de prévenir James ? Et si elle n'avait jamais pu le faire, et que Côme l'avait... Elle a pas pu lui dire, c'est ça ? Tu l'as tué avant ? C'est pour ça qu'il savait pas, parce qu'il fallait pas qu'il le sache à cause de sa famille, parce que vous vous êtes arrangés pour que... Oh mon dieu. Elle enfouit son visage dans ses mains, sans parvenir à y croire, incapable d'articuler quoi que ce soit tellement sa gorge s'était serrée. Peut-être qu'elle se trompait. C'est ça ? Moi on m'avait juste dit qu'elle était plus là. On m'a dit que "maman était partie", c'était rien que des conneries, elle est jamais revenue, et j'avais à peine cinq ans. Ça faisait bizarre de l'entendre jurer, alors qu'elle restait habituellement toute mignonne. Mignonne petite Bronwyn. Elle inspira longuement et essaya de se calmer. Tout allait bien. C'était fini, tout ça, de toute façon. Ok, ça va, désolée, c'est du passé, au moins maintenant je sais et... D'accord. Merci. C'est déjà ça de pris. Un sourire triste se dessina sur ses lèvres. C'était pas de sa faute, après tout. C'était son père, qui n'était pas humain. RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 30-05-2014 Connor pendant plusieurs secondes, se figea totalement. Il ne connaissait pas Jill. Il ne savait d'elle seulement toutes les rumeurs qu'on disait à son sujet, et il doutait qu'aucune d'entre elles ne soit vraie. Doucement, alors, le tatoué entreprit de s'accroupir en face d'elle, de l'observer plusieurs secondes, avant de passer une main sur les joues humides de la blonde, décaler l'une de ses mèches et planter son regard dans le sien. Il n'était pas naïf. Il savait parfaitement de qui elle parlait, et se doutait, qui pus est, de ce qu'elle voulait dire. - Hé, ça va aller. Murmura-t-il, pour finalement se laisser tomber à côté d'elle, à terre, et à s'asseoir à son tour, pour passer une main autour de sa taille et la serrer contre lui. Ça va aller, ok ? Je sais pas ce qu'il t'a fait, mais je sais qu'il recommencera plus jamais. Et c'était comme une promesse. Parce que cette fille semblait bien plus brisée qu'elle ne le laissait croire, que quiconque pouvait le dire. Parce que derrière cette image pleine d'assurance il y avait autre chose, et qu'avoir à jouer continuellement la comédie, il savait parfaitement ce que cela faisait. C'était ce qu'il devait vivre tout les jours. A force on s'y habituait. Parfois on craquait. Ça faisait partie intégrante de son quotidien. On peut sortir, si tu veux ? Demanda-t-il, finalement, en redressant sa tête, pour planter son regard dans le sien, et une énième fois, passer une main sur son visage, balayant les larmes qui s'y trouvaient toujours. Côme, plusieurs secondes, resta totalement silencieux. Il passa une main dans ses cheveux blonds, puis l'autre, s'appuya lourdement contre le mur en se refusant, juste un instant, de lui répondre. Parce qu'il en avait commis, des atrocités. Et parce que ce n'était pas la première fois qu'il était confronté à ce genre de discours, mais qu'elle devait bien être la première à lui faire ressentir une culpabilité aussi violente. Et il y avait Petra. Petra, et il se demandait toujours comment cette dernière pouvait voir quelque chose de bon en lui. Parce qu'il n'était pas quelqu'un de bien. C'était écrit dans son histoire, dans son passé, et ça le suivrait partout jusqu'à la fin. Il le savait pertinemment. - Ouais je l'ai tué je suis désolé. Tu peux t'en aller si tu veux, tu serais pas la première à le faire. Rétorqua-t-il, plus froidement qu'il ne l'aurait voulu, sans réellement savoir si il la détestait réellement ou si il ne se haïssait pas lui-même pour avoir fait des choses pareilles. Je peux pas racheter ce que j'ai fait, mais je peux te dire la vérité : J'ai dû la tuer parce qu'on pouvait pas se permettre de te faire connaître au reste du monde. C'était pas possible, et t'imagines pas le désastre que ça aurait créé. T'étais peut-être qu'un enfant, mais t'étais pas l'enfant de n'importe qui. Et il a jamais su, tu devrais être contente. Je sais pas moi-même ce qu'il aurait fait si il avait été au courant. Mais je sais que c'était pas quelqu'un de sain, et peut-être que tu as aucune raison de me croire, mais saches que je l'ai connu ton père, et que si il y a bien une seule personne qui le connait mieux voir bien plus que moi, c'est Petra. Les mots lui étaient sortis bien trop rapidement. Côme n'eut même pas le temps de mesurer l'impact de ses paroles qu'il les regrettait déjà. Il n'avait pas à s'énerver contre elle. Bronwyn n'y était pour rien. ... J'suis désolé. T'es en droit de savoir, t'as raison. S'excusa-t-il, en poussant un soupire. Un très long soupire. Si j'avais sû j'aurai sûrement fait quelque chose. Mais j'ai pas pu réagir à temps. Et ça fonctionnait comme ça de ce côté là d'Atlanta. On exécutait les ordres où on se faisait tuer. J'ai fait ce qui me semblait être le plus rationnel, j'ai pas réfléchi aux conséquences... Et crois-moi, à force, tu finis par les oublier, les conséquences. Articula-t-il, dans un sourire amer, ironique, particulièrement triste. On a appris ton existence par l'un des amis de ta mère. Il avait des problèmes avec les autorités, et il a utilisé ce prétexte pour se faire libérer. Quelque chose dans ce genre là, je m'en souviens plus réellement. Et il n'osait pas la regarder. Il n'osait pas, pourtant, il dû s'y résoudre, et les mots sortirent tout seuls, une énième fois. Je suis vraiment désolé. RE: Farewell † [rpg] - Agou - 30-05-2014 Bronwyn laissa filer de longues secondes, sous le choc, avant de répondre. - C'est pas grave. C'est pas grave. C'est fait. Répéta-t-elle machinalement alors qu'elle hurlait le contraire intérieurement. Peut-être qu'aucun des deux ne seraient morts si elle n'avait pas été là. Au fond c'était bien ça, non ? Elle était juste une erreur. Une erreur qui avait coûté la vie de sa propre mère, une erreur qui était dangereuse à l'époque, que Côme avait du étouffer parce qu'ils ne pouvaient pas se permettre d'avoir une gamine entre les pattes. Une erreur. Le mot lui tournait dans la tête, revenait inlassablement à la charge. Elle n'avait rien à faire là. Elle n'avait plus rien à faire nul part. - J'suis désolée que t'ai eu à faire ça, s'excusa-t-elle en ramenant ses genoux contre sa poitrine, pour le regarder entre quelques mèches rousses. Il s'excusera jamais. Je veux dire... mon père. Mais je suis désolée quand même, désolée d'être sa fille, désolée qu'il t'ai forcé à tuer des gens, désolée que t'ai eu à obéir aux ordres, désolée qu'on ai menacé ta vie. T'es pas aussi méchants qu'ils le disent. C'est l'instinct de survie, n'importe qui ferait passer sa vie avant celle des autres, je pense. C'est pas de ta faute. Elle haussa les épaules et essuya ses yeux humides du revers de la main. Au moins il lui avait tout dit, il n'avait pas menti, et il avait répondu à ses questions. Au moins elle savait réellement ce qu'il s'était passé. La vraie version. Toute l'histoire. Un père malsain et une mère vendue. Côme avait sûrement raison, mieux valait pour elle qu'elle n'ai jamais connu James, c'était mieux ainsi. Exécuter ou se faire exécuter. J'ose même pas imaginer ce que tu as vécu. Au moins maintenant c'est fini, il reviendra pas, et puis tu as Petra, hein ? Tout va finir par rentrer dans l'ordre, je crois. Elle ne savait plus exactement où elle voulait en venir. Mais finalement, elle le regarda à nouveau et ça vint tout seul. Merci. T'es vraiment sympa d'avoir fait ça, alors que... Non, rien. Merci, fit-elle, maladroitement mais bourrée de sincérité. C'était tout ce qu'elle arrivait à dire ; il comprendrait. RE: Farewell † [rpg] - Aeoverse - 30-05-2014 Pendant plusieurs minutes suivant les consolations de Connor, Jill était restée silencieuse, tentant de sécher ses larmes comme elle le pouvait. Elle venait de se rendre compte que les plus grosses plaies qu'on ne lui avait jamais affligées, jamais ne se refermeraient complètement, parce qu'elle était, malgré ce qu'elle s'obstinait à croire, une femme faible et vulnérable. Qu'en serait-il de celle que Jude venait de lui ouvrir au cœur par son départ ? Elle n'en savait strictement rien, si ce n'était qu'elle allait être sans doute plus brûlante encore. Elle secoua finalement négativement la tête, pour répondre enfin à la question du brun, et porta ses yeux encore rouges sur lui. Il voyait d'elle toutes les facettes que nulle autre n'avait vu (à l'exception de son unique famille), il apprenait d'elle au bout de trois jours, ce que d'autres avait découvert en de demi-décennies, et tout cela prenait véritablement un sens étrange. Il ne le détestait pas, ou plus tout du moins, mais sans doute n'avait-il pas à connaître ce genre de détail. Sans doute devrait-il rester sur l'apparence qu'elle s'était façonnée depuis des années et ne pas chercher à se faire dévoiler cette intimité. Aussi, la blonde s'apprêtait à lancer une réflexion aussi froide qu'il lui aurait été permis, mais ses yeux bleus vinrent s'attacher à ceux de Connor. Il n'était pas méchant, il ne la jugeait pas en mal et ne la jaugeait qu'à partir de ces opinions à lui. Peut-être pouvait-elle se permettre une réaction moins... agressive. Et sans attendre plus, elle vint poser ses lèvres sur celle du brun, doucement. -On reste. Je tiens à dire que dans l'une des phrases de ce post, nous avons la structure typique du vers racinien. #swag RE: Farewell † [rpg] - Aeoverse - 31-05-2014 Abstraction faite de la charmante vision que Leo lui avait offert inconsciemment sans doute (et il continuait à jouer au con, en plus), on pouvait s'attarder sur les dégueulasses murs en lierre marron, étagères moisis, ou autre pourritures traînant au sol. Très sympathique, la boutique. Leo avait taillé la route dans les coins plus reculés du lieu à la recherche d'objets X ou Y, et Shang, tout naturellement, s'était tourné vers l'idée d'aller vérifier l'intérieur de la caisse. On pouvait toujours espérer qu'un bon gros altruiste se soit dit que, peut-être un jour, deux adolescents un peu spéciaux viendraient fouiller l'endroit à la quête de trésors verts. En bref, petit instant de suspens, déjà fallait-il savoir comment on ouvrait ce bordel. Scrutation du mécanisme pendant une première seconde, puis une deuxième.. POURQUOI IL N'Y AVAIT PAS DE POIGNEE ?! Évidemment, deux petites choses étaient à noter présentement (outre le fait que Shang pouvait perdre patience en moins de trois secondes, chronomètres à vos postes). 1°) Shang n'avait jamais vu de caissière de sa vie (naissance durant l'apocalypse oblige et absence de publicité «promo : -50% sur toutes les viandes humaines en magasin), il n'avait donc jamais vu qui que ce soit ouvrir une de ces putains de boîtes en métal. 2°) C'était Leo Einstein lui, il n'était que le gros bourrin. Ah tiens, petite idée soudainement, ledit bourrin venait de lever son point pour l'écraser frénétiquement sur la machine jusqu'à apercevoir au coin d'une petite brèche qu'il venait d'ouvrir, un petit papier vert, loin d'être inconnu. Il allait s'en emparer, sourire victorieux fièrement perché au bout des lèvres, mais une main se posait déjà sur son épaule pour lui annoncer l'arrivée de «sa famille» paraîtrait-il. Oh ? Pas d'ironie là-dessus s'il vous plaît, est-ce An l'avait suivit ? Ah non, on parlait de son autre famille, d'accord, il comprenait mieux -c'était un peu vexant d'ailleurs. -Laisse moi juste le temps de me réadapter aux bases de ma langue s'il te plaît, fit le petit bridé le visage crispé : il n'arrivait pas à l'atteindre ce foutu billet, et les zombies approchaient dangereusement. D'ailleurs, tu savais que le zombie, c'est plus difficile à apprendre que le chinois ? Annonça-t-il, la main toujours à farfouiller le métal ouvert. Nous je dis ça pour que tu te fasses une idée parce que vous avez tendance à croire que l'chinois c'est compli... DIǍO NǏ MĀ NÀ GE BĪ ! Une si longue expression pour un «putaing» à la marseillaise, et un nombre infini d'ironie en ces temps de crises ; et ce billet qui venait pas, putain ! C'est à contre cœur qu'on vit Shang se redresser soudainement, aviser le tas de morts devant lui silencieusement (elle devait bien flipper, la petite nature à côté, c'était assez drôle), et d'un coup d'un seul, venir démolir complètement les rangées de rayons poussiéreux devant eux. Ça aurait le mérite de les ralentir un peu au moins, et par conséquent, de leur assurer une petite longueur d'avance en ce qui concernerait la course. -Désolé cousin Dino, vous ramasserez pour nous ? Et d'une main, il poussa l'épaule (nue..) de son compère Leo pour l'inciter à prendre la sortie aussi vite qu'il pourrait. Ce n'était pas qu'une horde de zombies dégoulinants de membres et de sang allait les poursuivre dans quelques secondes après tout. Et tout deux se mirent donc à prendre les jambes à leurs cous, enjambant de nouveau la vitrine brisée, tandis que les morts-vivants se débattaient pour franchir les obstacles qui venaient entraver à l'atteinte de leur petit-déjeuner. -Ah tiens, ils nous souhaitent une bonne journée ! Déclara Shang dans un fou rire en entendant l'un deux pousser un de leurs grognements si connus. C'était amusant, ces petites expéditions avec l'ami là, tout de même. Restait plus qu'à trouver un endroit où se mettre à l'abri, juste le temps que ces bêtes cannibales se calment un peu (elles étaient si mignonnes, au passage). Sans réfléchir plus que ça, les deux adolescents pénétrèrent dans la première salle déverrouillée qu'ils trouvèrent, et putain qu'elle avait été chiante à trouver. C'était quoi cette manie d'empêcher deux gosses de sauver leur peau en fermant toutes les entrées ?! Et une fois l'une d'elle refermée sur eux, Shang se voyait partir dans un rire particulièrement bruyant. Ouais, c'était marrant franchement. |