![]() |
|
Farewell † [rpg] - Version imprimable +- Forum de la Cartoonerie (https://forum.lacartoonerie.com) +-- Forum : Les cartooneurs parlent aux cartooneurs (https://forum.lacartoonerie.com/forumdisplay.php?fid=22) +--- Forum : Jeux en pagaille (https://forum.lacartoonerie.com/forumdisplay.php?fid=27)+---- Forum : Role Play (RP) (https://forum.lacartoonerie.com/forumdisplay.php?fid=35) +---- Sujet : Farewell † [rpg] (/showthread.php?tid=13) |
RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 29-05-2014 Ale déposa son regard Ally le temps de plusieurs longues secondes, le temps de se rendre compte, en réalité, que ce qui se déroulait sous leurs yeux actuellement n'était qu'un début. Et que ce début aurait bientôt une continuité, qu'ils ne pourraient pas persister ainsi longtemps, qu'ils ne pourraient plus faire face à des dangers pareils, sans en payer le prix. Et lui ne voulait pas la perdre. Il ne voulait pas perdre Haillie. Et Caden, aussi, quand bien même il avait du mal à s'y faire encore, mais que le trop plein d'événements qu'ils vivaient tous continuellement l'empêchait d'y prêter grande attention. Il était terrifié. Terrifié, parce que un nombre considérable de menace s'abattait sur eux, et qu'il ne pouvait rien faire. Terrifié parce que ça semblait trop gros pour être vrai, bien plus grave que ce que le groupe avait connu dans le passé. Si la douleur lui détruisait la jambe, et si il doutait que cette dernière ne puisse se rétablir entièrement un jour, il essayait du mieux qu'il pouvait de ne pas y faire attention. D'autres priorités étaient à prendre en compte, surement pas une pauvre balle qui s'était lamentablement enfoncée dans sa jambe à cause de cet enroulé de Dobson de... - PUTAIN ! Gueula-t-il trop spontanément, lorsque l'alcool alla engloutir l'intérieur de sa blessure. Clairement, il allait perdre cette putain de jambe. Et clairement, aussi, il allait finir par être un putain de gros handicape. C'était pitoyable. Pitoyable, parce qu'il était pas foutu de défendre quoi que ce soit, avec cette blessure à la con. Enfin, Ally interrompit le flot de pensées qui s'agglutinait dans sa tête, et Ale se contenta d'attraper sa main, pour la serrer fort, au moins assez fort pour être certain qu'elle ne s'en irait pas. Ça va. Répondit-il, alors qu'une grimace conséquente dessinait ses lèvres. Ça va, ouais. - T'as plutôt intérêt à aller bien, Commenta Côme, sans réellement sourire, et à vrai dire, le blond ne savait pas lui-même si il s'agissait là d'un reproche ou de quelque chose d'autre. Parce qu'on risque pas d'aller loin avec un estropié. Il voulut ajouter un autre truc, une autre remarque pas forcément très agréable (il n'était pas d'humeur à déconner), mais une petite voix, dans son dos, l'interrompit. Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour identifier Petra. Surtout lorsqu'elle déposa un baiser sur sa joue, et que, dans une tentative vaine, il essaya de tirer une expression impassible. Evidemment, son sourire un peu trop niais réussit sans grande difficulté à le trahir, et au final, ce fut une expression grognon et maladroite qui anima son visage fatigué. - Merci Petroutrouche, Articula Ale, avec peine, en esquissant un sourire sans lâcher la main d'Ally, à qui il adressa un regard rassurant, pour finalement, se tourner vers Côme. L'estropié à l'air dans un bien meilleur état que toi, Côme. T'es tout rouge. Qu'est-ce qui se passe ? Ne put-il s'empêcher de balancer, parce qu'un bon gros pique ne lui ferait pas de mal. - Je suis pas rouge. Rétorqua le blond, glacial au possible. Et personne vengeras personne, Son regard clair avisa Petra, il passa une main autour de sa taille, et à son tour, sans trop réfléchir, posa ses lèvres sur les siennes, ne pouvant s'empêcher encore une fois de sourire. Au moins, ça permettrait d'aider Blavatsky à se la fermer. - Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Interrompit quelqu'un d'autre, visiblement, le plus âgé des deux frères. Nick se rapprocha du groupe, en particulier d'Ale, et avisa la blessure qui ornait sa jambe. Il était crevé. Complètement crevé, complètement détruit, et complètement mort. Il avait même pas la foi d'essayer de comprendre pourquoi est-ce que Ale se trouvait allongé par Terre, et couvert de sang, à l'instant, une seule crainte hantait son esprit, une seule parmi des dizaines, mais la plus importante, surement. On peut pas laisser Jude. C'est hors de question que je laisse Jude. Et la plupart de la bonne humeur inhabituel qu'on aurait pu lui trouver, il y avait de cela à peine plusieurs heures, s'était totalement effacée. Seul subsistait une expression froide, de marbre et complètement impassible. Une figure qu'il avait arboré dans le passé, et qu'il continuerait très probablement à arborer, puisque les dangers ne cessaient de s'accumuler sur leur route, puisqu'aux prix d'une dizaine de sacrifices, on venait de détruire le peu d'espoir qu'il lui restait. L'Europe allait envahir les Etats-Unis, Drake Sheridan avait fait son retour, et Jude était parti. Ce n'était que le début. Connor haussa les sourcils, esquissa un sourire amusé, pour finalement, porter son regard sur la route. Ils se trouvaient toujours à Dallas, mais dans la partie déserte de la ville. Pas de zombie, pas d'humain non plus, en bref, une zone en totale abandon, une zone qui autrefois, aurait pu être centrale. Il arrêta le véhicule entre deux immeubles. Les rayons du soleil pouvait déjà se faire ressentir sur son visage. Ça faisait longtemps qu'il était pas parti. Longtemps, parce qu'il aimait pas trop laisser K seul, de l'autre côté. Il détestait ça en réalité, parce qu'il s'imaginait toujours le pire : Rentrer et trouver personne. Ou trouver sa famille, au complet. Et le sourire de son père. Ce sourire dégueulasse. Ce sourire qui le hantait depuis des années. - J'ai pas trop le choix, y'a une colonie de vacances qui a établi son campement chez moi depuis trois jours. Ironisa-t-il, en essayant de sourire, bien qu'il ne réussisse qu'à tirer une expression à la limite amusée, presque triste. Et tu as changé aussi, "Jill Foster". Il aimait bien répéter son prénom, dans la mesure où il savait pertinemment que derrière cette image là se cachait "autre chose". Et que ce "autre chose" lui plaisait bien. Un long silence s'en suivit, il resta plusieurs instant immobile, se contentant très simplement de fixer l'horizon, pensif au possible, avant qu'il ne se redresse, pour se tourner vers elle. Totalement, cette fois-ci. Allez, viens. On a la ville pour nous deux, autant en profiter. Lâcha-t-il, dans un sourire en coin, pour ouvrir la portière, et entreprendre, en grossissant chacune de ses manières, de faire le tour de la voiture, pour lui ouvrir, à elle-aussi. Après vous, Articula-t-il, en gardant son sourire en coin, pour la laisser passer et aviser le bâtiment qui se tenait à leur droite, un endroit abandonné mais encore à peu près intact, couvert d'un peu de végétation. Un vieux cinéma, sûrement. Attends, tu sais quoi "Jill Foster" ? Fermes les yeux et fais moi confiance, Commença-t-il, Faut que je te montre un truc, mais tu dois pas voir, sinon ça gâche la surprise. Compris ? Et fais moi confiance. Nouveau sourire. Je vais pas te manger. - "Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour Jude au moins." Si encore il arrive à me reconnaître. - "... Pendant 13ans tu t'es battu pour Jude, t'as bravé toutes les apocalypses, toutes les tragédies et tous les dictateurs qui ont put te barrer le chemin. Ne me dis pas que tu vas laisser Drake se mettre entre toi et lui. " C'était ça le problème. Il s'était déjà foutu entre Jude et lui, des années auparavant. Depuis qu'il avait quitté cette foutue planète, et depuis qu'il avait laissé un bordel pas possible derrière lui, un frère complètement brisé, et un gars qui malgré tout, avait réussi à taper dans l’œil de Nathan Ellidson dés le premier regard. Qu'est-ce qu'il avait été con. Qu'est-ce qu'il avait été con, d'y croire juste un peu. Se battre contre une armée de zombie c'était facile. C'était facile, comparé à une bataille contre l'indifférence de Jude Sheridan. Comparé à une bataille contre la folie de Jude Sheridan. Comparé à une bataille contre le grand frère de Jude Sheridan. Lui il aurait tout donné pour échanger cette merde avec dix milles zombies. Il aurait tout donné, ça aurait été même drôle, peut-être. Et puis Jude aurait trouvé ça drôle. Il aurait flippé au début, il aurait flippé et lui se serait un peu foutu de sa gueule, mais il aurait trouvé ça drôle. Parce que c'était comme ça quand ils étaient tout les deux. Ça avait toujours été comme ça, à tel point qu'il avait presque cru pouvoir effacer Drake Sheridan. - "... Drake est dangereux pour lui." Et c'était de sa faute, à lui, si Jude avait perdu son œil. C'était de sa faute, si Jude avait viré taré. C'était de sa faute, si Jude avait perdu son frère. Il n'y avait pas plus coupable dans l'histoire. Drake était peut-être un monstre, il n'avait pas fait une chose pareille. Pas une seule. Peut-être qu'il avait tué des gens, mais on ne comptait plus le nombre de personne qui étaient tombés sous les balles, depuis le début de l'Apocalypse. C'était le genre de truc qu'on oubliait, comme les connards qu'on rencontrait un soir dans un cinéma pourri de New-York. - Tu devrais retourner voir les autres. Nate passa une main sur ses yeux, détacha son regard du sien, s'appuya contre le mur. Ça va aller. Il savait pas lui-même pourquoi il faisait le con, mais il arrivait même plus à parler avec cohérence. Il irait bien. Pandora irait bien. Le groupe entier irait bien, et on repartirait comme avant. C'était simple, tout était simple. Il suffisait juste qu'il arrête de ressentir cette merde qui lui trouait la poitrine depuis une heure, il suffisait juste qu'il réussisse à effacer ce sourire de con, qui hantait son esprit depuis des années déjà. C'était facile, il y arriverait sûrement. Quand la patte de Fennec alla se déposer sur l'une de ses dernières clopes, Matthew manqua de dire un truc. A vrai dire, il ouvrit la bouche pour répliquer, pas réellement de bonne humeur dans la mesure où il savait absolument pas quelle était la suite du plan, lorsque finalement, il se ravisa. Parce que se foutre dans la merde avec le chef de la mafia était sûrement pas une très bonne idée. - Pas trop vite, Rétorqua-t-il, dans un sourire en coin, prenant soin de ne pas tirer la gueule. Son regard se déposa sur le bus, là où devaient se trouver les deux Sheridans, et il poussa un soupire, laissant un nuage gris de fumée s'échapper d'entre ses lèvres. Déjà, on doit savoir ce que trament ces Européens à la con. J'ai pas prévu de me faire buter à cause des attardés de l'autre groupe. Je fais confiance à Drake à ce propos : Il leur a déjà échappé. Assura-t-il, en reportant son regard sur le blond. Enfin, dans tout les cas, tant qu'on aura pas des infos direct à leur sujet, ça sert à rien de... Temps de pause. Le tatoué fronça les sourcils, écrasa sa cigarette contre le mur, et se demanda alors, comment est-ce qu'il avait pu ne pas y penser avant. J'ai une idée. Ça va pas te plaire, mais j'ai une idée, qui consiste à aller parler au gros lourd là... Tom machin, le gars complètement pété qui nous a suivit à Matamaros -avec qui tu m'as enfermé sonar-. On va aller lui dire trois mots, à ce petit con. Et Tom, finalement, quitta le salon à l'intérieur duquel s'était déroulée un véritable spectacle, spectacle auquel il n'avait pas participé, préférant l'ombre à la colère et au sang. En réalité, il n'arrivait pas à éprouver de l'empathie pour ces gens. Ça n'était pas normal. Ça n'était pas permis, aussi, et il savait bien qu'une seule personne réussissait seulement à enfreindre cette règle, à l'intérieur de ce groupe. C'était de sa faute, en même temps. Il l'avait cherché. Il regrettait, mais il savait pertinemment que se battre contre ça n'avait pas de sens. Tout perdait son sens, depuis qu'il était parti. Le brun réussit, après une minute de marche dans le labyrinthe infernal qu'était l'appartement de ses deux frères, à trouver une pièce vide. Un endroit calme et désert. A première vue, ça ressemblait à une sorte de grenier. Des morceaux de bois s'y trouvaient empilés les uns sur les autres, des objets quelconques traînaient ça et là, des instruments surtout. Au centre, un miroir. Brisé en son centre, la rayure qui parsemait la glace descendait jusqu'à son extrémité droite. Un morceau manquait. Il traînait au sol, au milieu de la poussière et du moisi. Un morceau de verre que Tom attrapa, en s'abaissant doucement. Ça faisait des mois qu'il n'avait pas fait une chose pareille : Prier. Lentement, il rapprocha sa main droite de lame de fortune qu'il s'était trouvé par hasard. Son regard s'abaissa sur le trait noir qui encrait l'intérieur de sa paume, son centre, plus précisément. Un instant il cru croiser le regard de son frère. De sa sœur, aussi. Ceux de Katharina et Connor, lorsqu'il les avait retrouvé. La honte, la haine, l'indifférence. Et puis celui de son père. C'était différent. Son père ne lui avait jamais montré une quelconque marque d'affection, mais il avait ce regard qui lisait en quiconque, à n'importe quel instant et dans n'importe quelle circonstance. Et puis il y avait le sourire qui allait avec, ce sourire terrifiant, celui qui le forçait à s'entailler la main. Parce qu'il y était obligé. Il y était obligé, on le surveillait, son père le surveillait. Il était obligé de prier, d'y mettre du cœur, et d'y croire vraiment. En réalité, si il le terrifiait à ce point, c'était parce que Tom savait pertinemment quel impact son père avait sur lui. Avec quelle force, il pouvait agir sur lui, et le détruire. Surtout comment il s'y prendrait pour le détruire. - Toi, tu te ramènes et vite. On a pas que ça à foutre. Fit une voix extérieure, alors même que Tom allait entreprendre de couper sa paume dans le sens du tatouage qui s'y trouvait dessiné. Il ne les avait pas entendu. Il ne les avait pas vu arriver. Brusquement, la lame alla s'écraser au sol dans un bruit particulièrement désagréable. Tom tourna la tête vers eux, remarqua Matthew qu'il avait de toute façon déjà reconnu, puis Fennec. Et son expression se transforma en un pâle sourire. Un sourire amusé, très légèrement déconcerté lorsqu'il aurait dû en être autrement. Il croisa le regard du blond, passa sa main gauche sur son autre main libre. Dissimula son tatouage dans un mouvement discret. - Et je peux savoir la raison de votre venue ici ? Demanda sur un ton particulièrement solennel et ironique, Tom, en reprenant une expression confiante, secrète et assurée. Je te manque, c'est ça, Fennec ? - J'en sais rien. Répondit Côme, à l'intention de Nick en se redressant. A vrai dire, il ne savait pas plus qu'eux ce qu'il en était de Drake Sheridan et de toute la quantité d'événements qui avaient précédé son arrivée. Il était juste certain que ça avait un rapport direct à des souvenirs pas très joyeux, mais la dose de souvenirs pas joyeux qu'il s'était tapé ces dernières semaines avaient suffit. Le blond allait ajouter quelque chose, lorsqu'il remarqué, à travers l’entrebâillement de la porte, la silhouette de la fille à qui il avait demandé de faire sortir Will. Elle le lâchait jamais, tout le monde le savait, mais cette fois-ci, le blond s'arrêta sur cette image. Parce qu'il se souvenait brièvement des ce qu'il avait pensé, plusieurs minutes auparavant, et qu'il se demandait si maintenant n'était pas le bon moment pour essayer de s'expliquer. Ou de rattraper les choses. Peu importe. Je reviens. Assura-t-il, en se redressant, pour marcher vers la sortie de ce qui servait de salon à ces abrutis de Bass, et rejoindre Bronwyn, un peu plus loin. Elle se trouvait toujours dans le couloir. Une fois à quelques mètres d'elle, et alors qu'elle allait rentrer à l'intérieur d'une pièce qu'il ne réussit pas vraiment à identifier, le blond l'arrêta. Hé, euh. Bon. Ce fut en articulant cette suite de mot, qu'il se sentit particulièrement stupide. Je pense que je te dois des explications, pas vrai ? S'en suivit un rire nerveux. Pas nerveux, plutôt maladroit. Le tout ponctué d'un vieux sourire gêné. Si il y avait bien une chose qu'il haïssait, c'était les "explications". Après tout, c'était ce qui lui valait de se faire démonter, dans le passé. Ou alors il était tout simplement à chier dans tout ce qui touchait aux excuses. Peu importe. RE: Farewell † [rpg] - Agou - 29-05-2014 Je poste que Bronwyn car je souffre mais vous savez que Raph regarde actuellement dans le vide comme un chiot mouillé et perdu Et Ally elle serre la main d'Ale très très fort et elle s'inquiète beaucoup et elle l'aime énormément voilà je vous aime fort ![]() Et alors qu'elle semblait finalement se retrouver seule, une voix résonna dans le dos de Bronwyn, et elle fut stoppée dans son élan par... Anderson. La rousse fronça d'abord les sourcils, écarquilla ses yeux clairs ensuite, et finit par reculer d'un pas, pas très à l'aise. Il y avait de quoi, à vrai dire. Surtout lorsqu'on se remémorait leur dernière réelle discussion, ce qu'elle y avait appris, comment ça s'était terminé, et ce qu'il avait fait. Mais il n'avait pas l'air si méchant que ça, actuellement. Il avait quand même tué ses parents. Ses deux parents. - Oui, euuh non erm, m'enfin je pense pas que... enfin t'es pas obligé, tu vois ? La dernière fois, je crois que tout avait été, euh... mis au clair. Ouais, voilà, mis au clair. Répondit-elle en détournant le regard, hasardeuse, incapable de s'exprimer normalement, d'aligner des mots à la suite et de construire une phrase correcte. Je veux pas que tu te sentes obligé de m'expliquer ce que t'as fais, ou je sais pas moi, j'veux pas que t'ai pitié de moi, d'accord ? C'est tout. De toute façon je les connaissais pas trop trop bien, alors c'est peut-être pas grave ... ? Elle lui lança un regard un peu paniqué, alors qu'elle se rendait compte de ce qu'elle disait. C'était grave. Quand bien même elle n'avait jamais connu son père, quand bien même elle ne se rappelait que très peu de sa véritable mère. Ils avaient existé. Ils n'étaient plus là. C'était grave. Non. En fait j'aurais voulu les connaître. J'aurais vraiment voulu les connaître. C'était peut-être des gens bien. Sa voix n'était qu'un tout petit murmure, tout bas, presque inaudible. Tu penses que tu pourrais vraiment m'expliquer ? Pas... comme la dernière fois ? Et son regard le suppliait réellement, quand bien même elle n'était pas sûre de vouloir savoir toute l'histoire, et quand bien même Côme lui faisait toujours peur, malgré son air gêné. Elle pouvait faire un effort. Rien que ça, et toutes ses questions disparaîtraient. Pour une fois que quelqu'un avait des réponses. RE: Farewell † [rpg] - Xuu - 29-05-2014 S'il s'avérait pourtant de la deuxième fois, Jude eu l'impression de ne jamais avoir entendu ces mots. "Parce que je t'aime". Il l'aimait, Drake Sheridan l'aimait, et s'il avait déjà prononcé ces quelques paroles sur son lit de mort, elles n'en étaient que mille fois plus puissantes encore énoncées vif et vivant. Il l'aimait et il l'affirmait d'une manière plus douce encore que tout ce que Jude n'avait jamais pu fantasmer, quand par quelques fois, il s'était laissé aller à croire que de tels mots de sa part étaient possibles. Quelques fois, encore alors à New-York, dans un appartement trop vide et trop grand quand il était trop jeune et trop délaissé, quelques fois dans ses nuits de solitude, à ne pas vouloir fermer les yeux parce qu'il savait pertinemment qui serait le sujet de ses rêves, quoi que rester éveillé ne le fasse que se ressasser un peu plus douloureusement ce même sujet. Il l'avait imaginé, cette scène, quoi qu'avec moins de larmes et plus de sérénités, il s'était imaginé l'atteindre bien plus tôt, après avoir trouvé quelques mots justes qui auraient ramené Drake à la raison, et pas après l'avoir tué. Mais il l'avait imaginé. Un millions de fois. Un millions de scénarios différents, qui tous aboutissaient à son même fantasme. Et après avoir espéré avec toute la conviction que son courage ébranlé pouvait encore lui fournir, Drake était mort, de sa main, lui insufflant ces mêmes mots qu'il avait alors détestés. Qui l'avaient hanté. Qui avaient plus sonné à son oreille comme une punition qu'un soulagement. Parce que si Drake l'aimait, Jude s'était alors privé d'une éternité possible avec lui. C'était à ça, qu'avait rimé la première déclaration de Drake Sheridan pour son frère Jude Sheridan. Une perpétuité de solitude que l'on essaie de combler sans jamais y parvenir, une solitude qu'on leurre, mais qu'on ne guérit pas. Une solitude que Jude avait leurrée et que Drake venait de guérir. Les larmes roulaient continuellement le long des joues du cadet Sheridan, tandis qu'il se laissait finalement aller aux lèvres de son frère sur les siennes. Ses bras autour de sa nuque, il l'aimait, et ils s'embrassaient comme lorsqu'ils n'étaient que de gosses, peut-être naïfs, mais brutalement heureux. Drake l'aimait. Drake l'aimait. La bouche de Jude tremblait, enlacée à celle de son aîné. On le lui rendait, le noyau de sa planète, est-ce que quelqu'un pouvait imaginer ce que ça représentait, pour lui ? Drake était tout, Drake bouleversait le Nord, le Sud, l'alpha et l'oméga, Drake était l'ouragan qui d'un geste était en capacité de changer du tout au tout son univers, et ses lèvres enchainées aux siennes avec autant de douceur dont il ne se souvenait plus ne lui donnaient qu'un peu mieux envie de pleurer. Drake en était-il seulement conscient ? Était-il seulement conscient de ce qu'il lui faisait ? Il le possédait, il le possédait tant. C'était avec la même brutalité que celle passée, la même violence et au moins autant de déraison et de démence que Jude l'aimait, et plus encore, l'adorait, l'adulait à genoux, et lui vouait tout ce qu'il était. Son cœur allait exploser. Ses tempes allaient exploser, et ses yeux se noyer. Ses lèvres lui feraient perdre la tête, leur texture si singulière le rendait déjà fou, et c'est avec une sorte de désespoir paniqué et béat que lentement, il se laissait s'affaisser dans les affres puissants et enivrants que Drake lui provoquait. Ces affres, il les connaissait, ils lui étaient familiers, et avaient été douloureux, autrefois. Mais il les retrouvait aujourd'hui comme de vieux amis, et ils n'avaient plus alors rien de comparables avec ceux du passé. Étourdissantss d'une plénitude exaltée, désormais, parce que Drake l'aimait. Drake vivait, Drake l'aimait, et Drake restait avec lui. Jude finit par écarter son visage du sien, le souffle court, quoi que ne le laissant pas lui échapper de plus de quelques centimètres. Et c'était évident, mais il voulait le dire, le dire à quelqu'un de vivant, et ne plus se le répéter seulement pour lui-même cent fois par jour, mille fois par nuit : -Moi aussi, il murmura, à peine audible, à peine perceptible. Ses yeux qui le regardaient. Sa peau contre sa peau. Son souffle, tout proche, son odeur, celle que par mille fois Jude avait essayé de se refigurer sans succès, l'odeur d'une rafale brutale et naturelle qui balaie le reste. Il balayait tout le reste. -Je t'aime trop... J'ai jamais arrêté, lui souffla-t-il. Et à l'instar d'il y avait treize ans, avec la même absurdité, la même folie aveugle et dépendance insensée, Jude n'avait plus d'yeux que pour son frère. RE: Farewell † [rpg] - Nelka - 29-05-2014 Lorsque Léo avait ouvert les yeux, il avait juste eu le temps de voir Jude, et Nate à sa suite, quitter la chambre à la hâte, attirés par le brouhaha qui leur parvenait dans le lointain. Il avait suivi le mouvement, mollement, sans conviction réelle, comptant sérieusement retourner se caler entre deux oreillers dès qu’ils auraient déterminé la source de la nuisance sonore, finir sa nuit contre son père, et parfaire la marque d’oreiller qui commençait à se tracer au travers de sa joue. Parce que c’était le milieu de la nuit, et qu’on n’avait pas idée de réveiller les gens à des heures pareilles. Il avait été stoppé par une foule impressionnante qui s’était rassemblée autour des portes. Tout les réfugiés des Bass semblaient s’être donné rendez vous pour gueuler encore plus fort que d’habitude. Léo avait froncé les sourcils. Son cerveau englué avait peiné à faire la synthèse. Qu’est ce qui pouvait bien agiter tous ces braves gens à ce point, à l’heure où lui, la seule chose à laquelle il aspirait, c’était être de retour entre Jude et Nate au fond d’un plumard ? Il était resté à l’écart, rechignant à se mêler à la foule compacte où avaient disparu son père et son boyfriend, attendant passivement que ça se passe. Lorsque Jude émergerait, il lui demanderait de quoi il retournait, et voilà tout. Nul besoin de se mêler personnellement de l’effervescence. Et puis, il avait vu Nate se détacher de la foule. Seul. Sans Jude. Sur le visage, une expression qu’il ne lui avait jamais vue. Déchirée, effondrée, réduite en cendres. Le désespoir dans les yeux. La bouche tordue en un rictus douloureux. Alors il avait compris que quelque chose de bien pire était en train de se produire. Il s’était jeté dans la foule, vivement, se frayant fiévreusement un passage à coups d’épaules ou de coudes, sentant en lui comme un sourd pressentiment grandir. C’était Jude, c’était à propos de Jude. Il en avait l’intime certitude. C’étaient ses tripes qui le lui disaient. Il le sentait au plus profond de lui. Sans un mot, l’urgence aux tripes, il avait repoussé comme il pouvait l’étroit cercle qui s’était formé. Mais qu’est ce qu’ils avaient, tous, brusquement, à être insurmontablement grands et diablement nombreux ? Qu’est ce qu’ils avaient à se foutre systématiquement dans son chemin, à lui bouffer la vue, alors qu’il sentait qu’il se jouait quelque chose de crucial, là, à quelques mètres ? Enfin, il avait écarté le dernier dos qui obstruait sa vision. Et il était là. Debout, immobile, brusquement. Muet, au milieu de tous les autres qui se déchaînaient, du bruit, des éclats, sentant un bourdonnement qui enflait dans ses oreilles. Bourdonnement qui se faisait sifflement, aigu, plus aigu, pour finir dans un larsen assourdissant, une seule note qui lui prenait toute la tête. Comme tout était devenu muet, laissant comme seul bruit au monde ce déchirant sifflement pendant que les poumons de Leo se faisaient plomb dans sa poitrine. Battant des paupières, il tenta de dissiper la vision qui l’assaillait, tentant de la faire revenir à quelque chose de plus rationnel. En vain. C’était lui, qui se tenait là. C’était lui-même, avec dix ans de plus, et deux mains complètes. Et Jude entre les bras. Tout y était. Ses yeux bleus, son air arrogant, jusqu’à sa voix qui était strictement la même. C’était un miroir qu’on lui tendait. C’était sa stricte copie. Or des copies, il n’en existait pas cent. Ca ne pouvait être que son créateur, son père biologique, si on voulait, celui à qui il devait chacun de ses gènes et ses huit ans passés dans un tube en verre. Seulement, il était supposé être mort. C’était ce que Jude lui avait dit. Et il avait toujours aveuglément cru ce que Jude lui disait. Avec la candeur d’un enfant. Sauf que maintenant, Jude était dans ses bras, en larmes, l’air plus vulnérable que lui-même ne l’avait jamais été, proche, si proche, d’une manière qui ne laissait que peu de place au doute. Drake, Drake Sheridan avait daigné émerger du passé. Et il n’avait pas un regard pour l’être qu’il avait créé, trop occupé qu’il était par son frère. Si Leo avait un jour imaginé rencontrer l’homme dont il était le clone, ce n’était certainement pas ainsi, certainement pas maintenant, et certainement pas dans ces conditions. Jude lui avait dit qu’ils étaient proches. Jude lui avait dit qu’ils s’aimaient. Mais pas qu’ils étaient aussi proches. Pas qu’ils s’aimaient comme ça. Leo sentit brusquement monter en lui un haut le cœur. Alors c’était lui, l’homme dont il était le double. C’était l’homme que Jude avait aimé, le frère avec qui Jude avait eu de si particulières relations, et Leo se sentait complice involontaire, se sentait impliqué malgré lui dans cette relation malsaine et condamnable. Etait ce ainsi que Jude le voyait depuis le début ? Etait il réellement lié, d’une manière ou d’une autre, à la scène qui se jouait sous ses yeux ? Une scène qui a présent, lui donnait envie de vomir, envie de se détourner, d’effacer ces images de sa mémoire, de retourner en arrière et de n’avoir rien vu, d’imaginer qu’il n’était que le fils naturel de Jude, ressemblant vaguement à un frère pour qui il avait eu une affection fraternelle. Pourtant chacune des images se gravait cruellement dans son cerveau à vif. Drake était de retour, et Léo n’était que son double. Mais pourquoi est ce que personne ne bougeait ? Pourquoi personne n’empêchait l’impensable de se produire, pourquoi personne ne les séparait, pourquoi personne n’empêchait Jude de partir avec lui ? Pourquoi est-ce qu’ils laissaient tous faire ? C’était trop. Leo ne pouvait plus supporter une seconde de plus de ce spectacle. Il ne pouvait plus supporter la vision de son parfait double, proche de Jude d’une manière qu’il n’aurait jamais pu imaginer. Parce que Jude ne lui en avait jamais parlé. Lentement, il esquissa un pas en arrière. Puis deux. Il recula doucement, s’enfonçant de nouveau dans la cohue beuglante, sans que personne ait remarqué son arrivée plus que son départ. Il y avait une autre version de lui qui attirait bien plus l’attention. Finalement, il se fondit dans la masse, les yeux perdus dans le vague, le cerveau à l’envers. La très nette envie de frapper quelque chose. L’âme à l’envers et le cœur en miettes. RE: Farewell † [rpg] - Aeoverse - 29-05-2014 La voiture s'arrêta finalement, entre deux bâtiments végétalisés par le temps, et Jill en sortit accompagnée des manières nobles plus qu'exagérées de Connor ; Si elle avait eu réellement le cœur, elle en aurait peut-être rit. Elle zieuta rapidement autour d'elle, ce reste de ville aurait presque pu lui rappeler les ruines du Siège de L'Azur, au détail près du manque cruel de pierres blanches, et sans doute de cadavres osseux. Elle se surprit un instant à réfléchir sur ses cinq longues années de services illégitimes : elle ne savait plus se souvenir du sort que Greyson avait réservé à leur palais blanc. L'avait-il détruit comme signe de sa toute-puissance de l'époque ? S'en était-il, -et s'en doute était-ce bien pire-, emparé, puis brandit intacte comme un trophée pour la soumission de ses adversaires? Jill secoua machinalement la tête pour s'empêcher en des pensées aussi atroces, puis se concentra sur les mots que Connor prononçait. Qu'il s'estime heureux. Pendant plusieurs mois, c'est de sa maison qu'ils avaient tous pris possession, et c'est de sa charité dont ils avaient abusé : elle avait du les traiter comme des rois sans pouvoir répliquer quoi que ce soit. Tout du moins, avant que la guerre ne soit officiellement déclarée, que chacun fuit de son côté, et qu'elle ne retrouve derrière eux, son chez elle en or blanc détruit, sa vie complète avec. Une nouvelle fois, Jill serra les dents, s'efforçant de lutter contre ses démences qui la harcelaient. Pourquoi fallait-il que, quel que soit le sujet de conversation initial, elle trouve une brèche qui l'amène à repenser à cet autrefois ? Elle fixa les yeux de Connor, qui se plaçait devant elle pour lui proposer un semblant de jeu. Elle allait écouter ses conseils, aussi fou cela puisse-t-il paraître, et elle n'y penserait plus. La question actuelle se dirigeait vers la confiance aveugle qu'il lui demandait de porter à son égard, pour lui laisser le permis de la conduire là où il le souhaitait. Si jamais le crédit qu'elle avait pu porter à quiconque était souvent porteur de mauvaises répercussions, (nouvelle pensée pour ce défunt James Greyson), Jill semblait prête à passer outre, une ultime fois. Connor n'avait rien d'un fou à lier qui lui arracherait miette par miette les morceaux de son cœur. Il ne paraissait pas non plus être un dangereux dictateur dont les pouvoirs pourraient mettre à néant tout ceux qu'elle aimait. Et puis, qui ? Les options étaient vite énumérées : ses sœurs étaient mortes, son frère la haïssait plus que personnes et l'homme qu'elle aimait était en train d'agoniser dans les bras de son psychopathe d'aîné. Ils étaient tous partis. En ce qui concernait Sally néanmoins, sa petite rousse avait toujours su se débrouiller comme il fallait, Jill en avait toujours eu l'intime conviction. Après tout, elle avait bravée la chaleur et l'hostilité de l'Afrique quasiment seule. La blonde n'avait strictement plus rien à perdre. Aussi, elle posa ses deux mains sur les épaules du brun, en continuant de le fixer de ses profonds yeux bleus qui semblaient avoir retrouvé une petite bribe de leurs éclats. Juste pour s'assurer que, lorsqu'elle fermerait les yeux, il serait toujours là, et qu'elle n'aurait pas à affronter une fois de plus une solitude sans fins, un nouvel abandon. -Connor Bass, je te proclame l'Homme aux privilèges, fit-elle, cérémonieuse, alors qu'un débris de sourire se portait à ses lèvres et qu'elle fermait doucement les yeux. Début d'un quatrième jour pour un quatrième honneur : il avait eu le droit à une nuit, elle lui avait accordé nombre de mots, puis une fuite en duo. Maintenant, elle se soumettait littéralement à ses belles paroles. Ce fut bien la première fois qu'ils prenaient les choses dans l'ordre. Tout allait beaucoup trop vite. Le retour incompréhensible de ce monstre de Drake dans leur vie, les menaces de Matthew, le coup de feu perçant la jambe d’Ale, les réplications de Raphaël et de Nick, les pleurs d’Ally et sa fille, l’intervention de Côme, de Will, puis le départ de Nate suivit bientôt de Pandora. La situation venait de tourner en drame en à peine quelques secondes, et rien ne semblait réels. Durant de longues minutes, Maya n’avait pas bougé, ses yeux vert émeraude exorbités de stupéfaction et de crainte. Elle s'était posé les mêmes questions que tout à chacun : Pourquoi s'acharnait-on à leur faire vivre sans cesse les mêmes épreuves, toujours plus intenses et plus difficiles, alors que tout semblait aller pour le mieux ? Comment était-ce possible ? Comment pouvait-il être revenu d’entre les morts ? Et que faisait-il là ? Il souhaitait Jude. Il souhait son plus grand fils pour lui faire du mal, c'était ça ? La brune eut à peine le temps de recouvrir ses deux plus jeunes enfants de ses bras protecteurs, tel le plus indestructible des boucliers, qu'il avait quitté la pièce. Et si seulement on avait pu s'arrêter là : hélas, Jude était parti avec lui. Elle crut voir le dos de Léo disparaître de la pièce, lui aussi, et elle se sentit soudainement incapable de tout. Une moins-que-rien, inapte, complètement incompétente à protéger ses enfants si précieux. Elle attendit un long moment, les yeux dans le vide, perdu dans la scène surréaliste qui se produisait devant elle, et déposant un doux baiser sur le front de chacun de ses trésors, elle se leva pour s'approcher du petit groupe. -Donnez-moi tout ce que vous voulez, n'importe quoi mais il est hors de question que je laisse Jude dans les bras de ce type c'est vu ? Déclara-t-elle en pointant d'un doigt tremblotant, la porte par laquelle ils étaient sortis. Elle n'était peut-être pas la mère la plus apte qui soit, mais ne doutez jamais de ceci : jamais personne ne ferait du mal à un seul de ses enfants sans lui passer sur le corps au préalable, parole de maman. RE: Farewell † [rpg] - colory - 29-05-2014 Pandora fronça les sourcils, et puis esquissa un petit sourire. - Ca va aller ouais, dit-elle en sortant de la pièce. La situation là-bas semblait s’être un peu calmé, on n’entendait quasiment plus de cris. Elle passa une main dans ses cheveux, et enroula son bras autour de celui de Nick. - On peut pas laisser Jude. C'est hors de question que je laisse Jude. - On va laisser personne. Elle soupira. Mais si on essaie de faire quoique ce soit, on va faire plus de peine que de bien. Je vous rappelle qu’ils sont frères, merde. Mais il y a bien une raison pour laquelle Jude l’a tué. On peut espérer que ça reviendra. Elle fit une pause. Ou aller le raisonner. Peter pencha la tête, et fit semblant de réfléchir histoire d’entretenir le suspense. Ces américaines, il n’en avait pas grand chose à foutre. Elles étaient jolies, certes. Mais déjà prises, et surtout trop bavardes. Trop prise de tête. - J’en pense que t’as des goûts très, très, très bizarres en matière de mecs. Pause pour prendre une gaffe. Le mec avec le trait sur la gueule? Please. On dirait s'est assis sur sa tronche avec une mauvaise diarrhée. Hmm, délicieux. Et puis ces américaines réfléchissent trop. Elles se cassent trop la tête pour de la merde. RE: Farewell † [rpg] - Aeoverse - 29-05-2014 Putain mais sincèrement, ils en auraient terminé quand, à se foutre sur la gueule comme ça H24 ? Avec leurs manies de beuglantes à tout va et de menaces à qui osait cligner des yeux avant l’autre, il n’aurait pas été surprenant qu’une guerre de tranchées éclate d’ici peu. Et très franchement, Shang n’avait pas réellement l’intention d’être là lorsque cela arriverait ; il y tenait énormément, à sa petite vie d’adolescent jaune à l’homosexualité dissimulée par désir de survie, et cannibale par-dessus le marché. S’ils ne se sentaient pas, tout autant qu’ils étaient, qu'ils se crachaient à la gueule toute la journée, pourquoi ne se cassaient-ils pas loin des autres en groupes morcelés comme il le fallait pour ne plus réduire ses chances de survie dans les chiffres négatifs ? Petit bonus personnel qui plus est : il pourrait peut-être maximiser ses chances d’approcher de nouveau Fennec. Avec toutes ces conneries (entre autre, ce très fameux événement, -procureur d’envie de meurtres-, où l’on avait rabaissé le blond à vider son sang par obligeance de sauvetage d’une ridicule pupute), il n’avait plus trouvé un seul moment pour échanger ne serait-ce qu’un regard avec lui. Et même s’il lui cachait tout, en ce qui concernait ses très certaines attirances, et qu’un regard ne voulait absolument rien dire pour le chef de la Guilde, il s’avérait assez bénéfique à la sérénité de Shang. Quoi qu’il en soit, le Padre ne semblait toujours pas en pleine aptitude pour une brève conversation avec lui, et Shang n’avait absolument pas la tête à regarder brailler le petit groupe pour quelques futiles raisons qu’il soit (rappelons qu’il avait des pulsions massacrantes à chaque fois qu’il posait les yeux sur l’un de ces criminels à la con). En plus, il ne le connaissait pas l'autre Drake, et il s'en foutait éperdument, de savoir ce qu'il avait fait aux un ou aux autres. Les histoires à la Amour, Gloire et Beauté, c'était dehors s'il vous plaît. Aussi, son regard dériva tout naturellement sur le reste de la tribu, à la recherche d’un visage qui lui aurait été familier et ce fut malheureusement sans succès. Il quitta donc la pièce, traversa multiples couloirs pour déboucher on ne savait où et croiser finalement Leo, pistolet en main, le mur d’en face criblé de balles, la bouteille de bière vide, intacte quant à elle. -Eh bien… C’est un peu pathétique tout ça, railla-t-il, amical au possible. Après tout, il l’aimait bien le copain Leo, et il l’estimait même bien plus que ces anciennes compagnies mexicaines, ça n’était pas méchant, loin de là. Tu devrais essayer assis d’abord, avec plus de stabilités en tout cas, au début ça fonctionne mieux, conseilla-t-il finalement, son habituel sourire perché sur les lèvres. Et bien oui, avec le stéréotype du gros portos bourrins, on oubliait souvent que l’apprentissage à l’arme à feu avec ces types-là était extrêmement efficace, et s’il pouvait lui donner quelques conseils, au lieu de le regarder comme ça sans dire un mot, ça aurait au moins l’avantage de le faire passer pour un professionnel du tir (chose qu’il n’était absolument pas, ce qu’il préférait, lui, c’était utiliser les poings). Et s’avachissant grossièrement dans l’un des fauteuils de la pièce, le regard sur Leo et le sourire toujours vissé sur le visage, il débita son attente de la journée avec un air que son duo comprendrait très bien : «On se la visite quand ? » RE: Farewell † [rpg] - Xuu - 29-05-2014 Et en quoi c'était sensé lui déplaire ? Hein ? C'était quoi ces vieilles insinuations à la con et infondées en plus de ça ? Après tout, Fennec n'en avait rien à carrer, de "Tom". Il s'en tapait au moins tout autant le zgeg que de la faune des forêts de l'Auvergne française. Et ce n'était pas peu dire. Aussi, c'est en mitraillant le dos de Matthew, devant lui, que, clope au bec, il chemina sans autres formes de discours vers la porte des Bass. Sitôt entrés, ils convergèrent vers un couloir sans passer par le salon, parce que pour ce qui était du cas personnel de Fennec, s'il devait encore revoir à tous leurs gueules d'handicapés une seule fois, nulle doute qu'il ne prendrait plus en considération les réserves de Matthew pour se casser de Dallas. Car en effet, sa capacité à faire usage de tolérance tenait à s'amenuiser méchamment, depuis quelques heures, et un rien semblait prêt à le faire exploser et organiser le génocide de toute leur petite communauté grandes-gueules-mais-petites-bites. Et ils trouvèrent en définitive Tom, retranché ermystiquement dans un grenier X. Lui aussi, l'énervait, tiens. Et Matthew aussi l'énervait, à tenir des propos qu'il ne captait pas lui-même. Le monde entier lui pétait tout singulièrement les coquilles, c'était les relents de crise d'adolescence qui parlaient. Dire qu'il y avait moins d'une minute, il sautillait quasiment de joie comme une vierge. Ah ouais, il aurait pu se la fermer Dobson, ça n'aurait pas été un mal. -Ferme ta grosse gueule., cracha-t-il, acerbe, et il était difficile de discerner lequel de Matthew ou Tom était visé. Bouge. Et ses deux mains fermement refermées sur les crosses respectives de ses flingues n'étaient qu'un implicite de "si tu l'ouvres, j'te descends". Petla sourit à Ale, roula une galoche à Côme, et puis, tandis que l'autre blond-lavé-du-cerveau alla mener son train-train (il allait faire pipi surement), elle remarqua Raphaël, qui tirait une tête égale à celles que l'on arbore lors d'une veillée mortuaire. Interloquée, elle qui n'avait encore pas saisi tous les tenants et aboutissants de ce que le come-back de Drake Sheridan signifiait, elle jeta des regards égaux aux autres, et tout ce qu'on pouvait dire, c'est qu'on ne dansait pas la macarena chez les Bass. Bon, récapitulatif. Elle savait Drake Sheridan être un méchant monsieur qui avait été très vilain quand il habitait à New-York. Il avait des beaux yeux, mais c'était une petite racaille (quoi que, les racailles, elle en avait tellement vu que ce n'était plus tant ça qui l'effrayait). Elle savait également que ses amis avaient été confronté à sa caïd personne. Et bien qu'elle approuve qu'ils n'aient pas trouvés nécessaires de le descendre sur le champs, il fallait avouer que son microscopique cervelat avait du mal à intégrer pourquoi leurs gros caractères de bélligérants en rute ne lui avaient pas déjà mis du plomb dans le crâne. En somme, il y avait des grosses INCOHERENCES. Je me demande à quoi sert ce poste. Et puis ooooh, le cerveau de Petra fit tilt, oooooh, Sheridan... Sheridan.... Drake Sheridan... Judeeee !!!! Ooooh, elle était vraiment intelligente. Mais JUDE AVAIT TUE DRAKE ALORS QUOI ??????? -JE COMPLEND PAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAS !!! S'effondra-t-elle finalement. Elle en avait marre d'être HS tout le temps. Elle faisait des efforts pourtant, mais c'était difficile dans son cœur. RE: Farewell † [rpg] - Nelka - 29-05-2014 Leo était appliqué à concentrer toute sa hargne dans son exercice de tir. Les doigts crispés sur la gâchette, toute sa rage tournée vers la bouteille vide qu’il essayait désespérément d’atteindre. Et jamais il y avait autant haï une bouteille de bière. Il fut interrompu par un noiche au sourire bien familier, qui lui glissa un ou deux conseils d’un air entendu avant de se ramasser dans un fauteuil. Sans un mot, il pivota vers Shang, pistolet toujours armé, visant entre ses deux yeux d’encre. -Je me demande si ça te tuerait, fit-il pensivement sans abaisser le canon de son arme. Son air froid et détaché n'était qu'une façade, qu'il composait avec application pour détourner son cerveau de ce qu'il venait d'apercevoir. Et il y parvenait avec brio. Un peu plus, et il arriverait presque à se persuader que ce n'était qu'un putain de mauvais rêve. Et si Shang s'y mettait un peu pour le distraire, ça pourrait même être encore plus facile. Pouvait-on tuer par balle quelqu’un qui était déjà à moitié mort ? C’était une question parmi tant d’autres que Shang soulevait chez Leo, avec également « est-ce qu’il mangeait du chien » ou «quel dentifrice il utilisait pour avoir les dents si blanches ». Il resta ainsi quelques instants, son arme braquée sur le jaune, avant de finalement l’abaisser dans un sourire. -Enfin, je me demande surtout si j’arriverais à t’atteindre d’ici, fit-il en rangeant son gun à sa ceinture. Allez face de citron, on s’arrache. Il avait bien saisi l’invitation du bridé qui lui servait d’acolyte. Ils avaient repéré une boutique abandonnée, pas trop loin du repère des Bass, aux proprios probablement zombifiés. Le terrain de jeu idéal pour deux adolescents un peu turbulents dans leur genre. Ca faisait des plombes que Leo n’avait pas tentées d’escapade, et ça commençait sévèrement à lui manquer. Une petite sortie au pays des zombies, ça le garderait en bonne santé. Ils se dirigèrent vers l’une des nombreuses sorties du bâtiment, qu’ils avaient toutes soigneusement repérées. Avant de risquer un orteil dehors, ils vérifièrent que la voie était relativement libre. L’horizon étant dégagé de tout zombie, ils se glissèrent dehors en silence. Tant qu’ils ne faisaient pas trop de bruit, ils n’avaient aucune raison de se retrouver encerclés par des non-morts affamés. Ils tracèrent tranquillement leur route dans Dallas, silencieuse comme une ville fantôme, jusqu’à la devanture de l’échoppe en question. Arrivés face à la vitrine, le petit brun se tourna vers Shang. -Je t’en prie, à toi l’honneur, fit-il avec un sourire affable. Pour tout ce qui était démonstration de force, cascade dangereuse ou bris de vitrine, il laissait la main au Chinois. Il avait toujours sur lui une longueur d’avance à ce niveau-là. Une longueur d’un bon kilomètre. C'était tellement magique, comment faire le con avec Shang pouvait être excellent niveau catharsis. Jude, Drake, déjà, étaient muselés dans son esprit. Attendant bien sagement qu'il se retrouve seul de nouveau pour hurler à ses oreilles comme ils l'avaient fait un peu plus tôt. Pour l'heure, il allait essayer de se persuader qu'il n'était pas le clone d'un homme que son père avait aimé d'un amour inceste. Si ça se pouvait. RE: Farewell † [rpg] - Aeoverse - 29-05-2014 Shang répondit d’un hochement de tête affirmatif face à la remarque de son compère. Il allait enfin pouvoir cogner quelque chose, et qui plus est, vanter ses capacités de destruction en masse (parce qu’il fallait avouer qu’exhiber ses aptitudes avait quelque chose de particulièrement jouissif pour un Li). Aussi avisa-t-il la façade obsolescente avec un air supérieur, et leva son poing rageur dans la même direction, juste avant de se rétracter et de se tourner vers son camarade. -T’as pas un truc à me filer, genre «prévention sécuritaire » ? Je veux dire, c’est cool de rien sentir, mais c’est pas trop esthétique d’être rafistolé de partout, commenta-t-il en évitant soigneusement de se lancer dans une bourrade de rire bruyante, se limitant à ce sourire contrastant avec les traits généraux de son visage. La symbolique du Yin et du Yang sur le visage du petit Dragon : le sourire blanc du bien, les yeux noirs du mal. Et sans qu’il n’ait le temps de contrer quelles décisions qui soit, il se retrouva les yeux fixés sur ses mains recouvertes d’une textile inconnu. Il leva les yeux, et se sentit tout à coup totalement désemparé par la vision du torse absolument blanc et sans écorchures du brun en face de lui. Est-ce c’était encore possible d’avoir un corps aussi parfait dans un milieu aussi hostile ? Sans la moindre marque rebutante, sans la moindre cicatrice répugnante. Il se surprit à parcourir de ses deux yeux sombres, l’intégralité du thorax pour en déceler les moindres failles. Et le résultat fut sans appel : jamais parmi les grosses bedaines noircies par la crasse de ces compatriotes mexicains, il n’avait eu l’occasion de rencontrer pareille merveille (parce que ça l’était, pour un gay comme lui). C’est finalement lorsqu’il croisa les yeux clairs de son partenaire que son idée de contemplations fut repoussée et que son esprit se réveilla. Ce n’était absolument pas le moment pour ce genre de choses, petit Shang. Premièrement parce qu’ils demeuraient, lui et Leo, dans une ruelle sordide où grouillaient certainement, personnes ou créatures plus nettes les unes que les autres, et que même s’il lui semblait qu’une certaine forme de complicité les liait tous deux, jamais il ne se permettrait de corrompre l’un de ses plus grands secrets pour quelques plaisirs qui soit. Shang enroula donc vulgairement le tissu autour de son poing, et son geste aussi bien brutal que précis, détruisit la vitre noire de saleté en face d’eux. Et seul fautif à l’interruption du silence dans la rue : le verre brisé sous le coup du petit cannibale, qui lui ne proféra plus mots jusqu’à ce qu’il retire le tissu de sa main, pour la rendre à son propriétaire aussi rapidement qu’il put. Il y avait de quoi devenir mal à l’aise. -Fais attention aux restes, remarqua-t-il en définitive, tentant de retrouver le fameux sourire qui lui appartenait. Ça aurait été con de le marquer pour la première fois, ce corps pa… Oh tu me les brises, le Jaune. –Bon, on les trouve ces merveilles ? |