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Farewell † [rpg] - Version imprimable

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RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 09-07-2014

Il était idiot, pour ça, elle marquait un point. En fait Ally marquait beaucoup de points, et en même temps, en dehors de K, elle était bien la seule personne à le connaître par cœur. Donc lui dire qu'il recommencerait jamais, se serait un peu lui mentir, d'abord. Si Ale lui donnait aucune raison de le faire, il chercherait pas la dispute, ça par contre, il pouvait en être certain. Enfin, lorsqu'elle entreprit de s'excuser, Connor tourna la tête dans sa direction, un léger sourire peint sur les lèvres. Il fronça les sourcils, et alors passa son bras autour de la taille d'Ally.
- T'as pas à t'excuser, Assura-t-il, en l'attirant contre lui. La pluie continuait à tomber en trombe juste en face d'eux, et au dessus de leur têtes, mais peu importait. De toute façon c'était bien le dernier de ses soucis. Tout ce qu'il voulait, actuellement, se trouvait dans le simple fait qu'Ally ne se sente pas coupable pour des trucs qu'il avait lui même compliqué, en omettant de lui en parler, pour commencer. Elle avait eu toutes les raisons du monde de s'énerver. Même maintenant, quand bien même Connor savait qu'elle ne lui en voulait pas trop, il réagissait comme un parfait abruti, la plupart du temps, en prenant tout sur le second degrés, sans trop se soucier des conséquences. Ils venaient de quitter Dallas, et ils étaient recherchés par un groupe de chasseurs de prime, et lui trouvait toujours moyen d'embêter quelqu'un pour s'amuser. Non vraiment, il était souvent infernal, et c'était plus à Ally qu'il devait s'excuser. Rien que pour le supporter mieux que quiconque, elle était bien plus tenace qu'elle n'aurait pu le croire. Je crois que t'es l'une des dernières personnes à être responsable de quoi que se soit, ici. Il redressa un peu sa tête, pour la regarder, et esquisser un sourire. Et puis cette histoire de secte, j'aurai dû t'en parler avant. Il le disait comme si ça n'était pas grand chose, quand bien même la menace pesait sur eux et semblait, peu à peu, se rapprocher trop dangereusement de la tranquillité qu'ils avaient tous, de leur côté ou non, établi depuis plusieurs jours, mois, voir même années, pour ce qu'il en était de son frère et lui. C'est peut-être un peu tard, mais je peux toujours me rattraper.

Il avait vraiment fait tout ça ? Côme leva un regard vers Raphaël, et comprit alors, de par son air désolé, qu'il en rajoutait juste un tout petit peu. Bon, c'est vrai qu'il était l'auteur de pas mal de choses dont il n'était pas vraiment fier, mais pour l'acide, ça n'était pas lui. Enfin il aurait sûrement dû accepter, si à l'époque, on lui avait soumis cette ordre... Mais enfin, il n'était plus la même personne, les circonstances avaient changé, et il n'avait aucune raison d'avoir peur que cette situation ne recommence, ou qu'il ne redevienne le même qu'autrefois. Côme n'en voulait de toute façon pas à Raphaël. Il aurait bien aimé le dire, mais ça aurait semblé un peu bizarre, dans la mesure où il faisait parti des gens qu'il avait presque tenté de tuer, des mois plus tôt, et qu'ils se trouvaient présentement en pleine séance d'interrogatoire. Alors Côme se contenta, en essayant d'être un petit peu crédible, d'arborer une figure de véritable commandant des armés de James Greyson, le genre de figure qui avait eu, dans le passé, pour effet de faire peur à la plupart de ses cibles. Tout du moins il croyait. Quelque chose dans ce style là, dans tout les cas, il se remit à la tâche, s'apprêta à en rajouter dans le genre "et j'ai aussi tué des gens", "il m'arrivait de découper des cadavres en morceaux" ou bien "j'aime manger les gens vivants", parce que c'était drôle de voir la face de cette chasseuses de prime se défigurer doucement, mais ça aurait sûrement été un peu con. Déplacé, aussi. Enfin ça l'aurait pas fait, et il serait passé pour un idiot. En plus si Petra venait à l'entendre, il se serait fait taper.
- Ok, ok, ok, vous avez gagné. Soupira Lexi, en se renfonçant dans son siège, prenant la mine d'une gamine de six ans qu'on aurait privé de bonbon (= l'argent). Elle n'avait pas honte de son comportement. Après tout, il fallait bien qu'elle gagne sa vie, sur le dos de n'importe qui, peu importait. On ne se posait plus ce genre de question, quand on rentrait chez les Chasseurs. Et puis vu les profils qui l'avaient accompagné jours et nuits depuis des années à la recherche des Bass, se forger un caractère était quelque chose d'important, aussi. Peu importe si on passait pour un gros vendu : L'essentiel était de savoir se défendre, et d'être assez futé pour trouver la bonne offre au bon moment. En somme, elle n'avait pas honte, pas du tout même. Elle tenait juste à sa vie. Bon en gros y'a une secte, en Europe. Commença-t-elle, comme si il s'agissait d'une évidence, avant de se rattraper. Des mecs qui étaient infiltrés depuis des années dans le continent ont plus ou moins fait marcher leur petite affaire au début de l'apocalypse. Alors l'avis de recherche pour le Bass, ça a attiré les plus avides d'argent, mais les plus naïfs aussi. Et croyez-moi, j'en connais certains qui sont prêts à tout pour atteindre l'Europe, maintenant. Enfin vu tout l'argent qu'ils mettent sur le tapis, ils donnent l'impression d'avoir la belle vie de leur côté. Donc je pense qu'ils ont rien à perdre à faire venir la population américaine à eux, au lieu de traverser l'océan pour rejoindre notre pays et tous nous buter. Affirma-t-elle, tout à fait calmement. Mais après ce n'est que mon humble avis, commandant, Ironisa-t-elle, à l'intention de Côme, pour tourner la tête en direction du brun, parce qu'après ce que ce dernier venait de dire (quand bien même, face à la figure d'Anderson, elle avait du mal à croire qu'il puisse faire du mal à une mouche mais enfin), elle n'avait plus trop envie de déconner. Je suis pas dictatrice, après tout. Je fais juste des suppositions. Les guerres ont toujours lieux entre américains, par ici. Bon enfin depuis que la Résistance a explosé ça s'est un peu calmé mais... Elle s'arrêta, en se rendant compte que si Anderson se trouvait ici (et d'après la rumeur il s'était fait chopper on-ne-savait-trop-où après un affrontement avec les rebelles), ce n'était pas par hasard. Pas besoin de se faire attaquer par une troupe de résistants en furie parce qu'elle ne pesait pas ses mots. Mais enfin bref, un jour où l'autre, ça viendra d'Europe et on aura rien vu venir, si on continue comme ça. Elle haussa les épaules. Après je pense pas que les Bass servent que de distraction. Au cas où vous étiez pas au courant, c'est pas les fils de n'importe qui. Il paraît que leur père tient la Russie entre ses mains. La Russie entière. Alors bon, certes, la moitié de la Russie est contaminée et il fait hyper froid de ce côté là du continent, mais c'est quand même quelque chose ! Commenta-t-elle, presque pou elle-même. En vérité, quand on la lançait sur un sujet précis qui l'intéressait pas mal (ici, à cause de l'argent), on ne l'arrêtait plus. D'ailleurs ces connards de Phil et Fred la vannaient souvent à se propos (quand ils étaient toujours en vie). Pas qu'elle ait la larme à l’œil en repensant à eux-deux, bien au contraire. Non mais sérieusement, vous vous rendez compte ? Elle passa une main sur sa bouche, resta silencieuse plusieurs secondes face à Côme qui, plutôt ahuri, essayait de tenir le fil, pour hocher vivement la tête, en pensant à la merde dans laquelle le groupe qui l'avait capté se trouvait. Enfin si j'étais vous, je chercherai pas à comprendre, et j'arrêterai de fuir. Déjà que la Russie c'est flippant, en soit, le concept et tout et tout et tout... Mais imaginez les autres pays entrain de tous vous coller au cul, ça vous donne pas l'optique d'un très bel avenir, quoi.



RE: Farewell † [rpg] - Aeoverse - 09-07-2014

Till arrêta complètement d’utiliser la partie rationnelle de son cerveau au moment où les lèvres chaudes de Jill vinrent s’enchaîner aux siennes. Ses rares neurones laissés alertes par la weed entrèrent en ébullition, son cœur se mit à battre un air de marche militaire au temp multiplié par douze, son souffle se fit plus court.
Perdu dans l’obscurité exiguë de ce placard, le corps de Jill qui se pressait contre le sien, ses mains partant librement à l’exploration de sa silhouette de nymphe, leurs lèvres étroitement enlacées, l’infortuné petit venait de tomber dans les rets de l’irrésistible blonde.
Il avait beau être un protecteur appliqué, un espion modèle, un agent double, non, triple, tellement engoncé dans les intrigues politiques qu’il ne savait plus lui-même pour qui il travaillait vraiment, il avait beau n’avoir comme seule préoccupation que de ménager ses protégés au maximum, il n’en restait pas moins un homme. Plus précisément un garçon à peine sorti de l’adolescence débordant d’hormones.
Et Jill, elle, était une femme. Diablement douée à ce genre de jeu. Elle ne laissait placer aucun doute sur ce qu’elle attendait de Till ; tout dans son attitude semblait le marteler aux oreilles du jeune blond. Ses gestes langoureux, sa voix suave qui emplissait ses oreilles, ses doigts frais impérieusement pressés contre sa nuque, tout en elle ne faisait qu’envoyer un seul et unique ordre. Compréhensible sans peine.
En entrant dans ce placard, l’Allemand s’attendait à tout, sauf ça. Ca n’aurait même pas effleuré son esprit, avant que le souffle de la jeune femme ne vienne lui effleurer le cou, leurs deux cœurs battant à une distance déraisonnablement faible l’un de l’autre. Mais à présent, maintenant que Jill avait refermé sur lui le plus délicieux de jougs, il ne lui restait que le pressant désir d’obéir tout à fait à son ordre.
Il était impensable que la blonde ne sente pas son cœur prendre une allure folle, pressé contre le sien avec ferveur, lorsque la main du blond s’enhardit à se frayer un passage jusqu’à son haut. Pour lentement le faire glisser le long de son dos, sans chercher à desserrer leur étreinte.

Sinon, dans une vie passée, j'écrivais des livres érotiques.

Enfin, Till le juvénile se décidait à fournir plus d’attention quant à l’activité ô grandement délicate qu’elle amorçait lentement, et à s’activer avec on ne-peut-plus d’ardeur en la tâche qu’elle venait de soigneusement lui confier comme étant de la plus haute importance. Et de procurer exclusivement jouissance et divertissement, quoi que tenter de procurer serait l’expression la plus exacte, à Jill Foster n’avait de toute façon rien d’une besogne de pacotille. Aussi comptait-elle bien sur ses talents innés d’initiation à la sexualité (encore une fois, il était évident qu’elle en possède) pour percevoir peut-être de temps à autres, des bribes de plaisir lui traverser l’échine. Elle ne s’attendait certainement pas à ressentir des choses aussi puissantes qu’avec un homme expérimenté, et le pouvoir, justement, était réellement l’élément recherché ici, mais pouvait-on espérer à un miracle.
-Est-ce que tu connais les rumeurs qui circulent sur Jill Foster en ce qui concerne… ce genre de choses ? Interrogea-t-elle, toujours plus entreprenante dans ces gestes. Cette fois-ci, ses lèvres ne se détachèrent que de quelques centimètres et ses mains parcoururent avec plus d’entrain le corps encore crispé du blondinet par-dessus le tissu fin qui recouvrait son torse. Elle avait clairement envie qu’il lui fasse comprendre à quel point il avait envie d’elle (énième évidence), et il suffirait de deux ou trois gestes aussi habiles que les précédents venant d’elle pour qu’il le lui montre physiquement. On la dit trop exigeante, trop dure et purement insatiable.
Ses mots flottaient avec sensualité dans l’air toujours plus chaude du placard, et Jill ne mit pas plus longtemps à venir retirer à son tour le haut du blond, toujours plus désireuse, laissant ses longs doigts, parfois ses lèvres douces, venir caresser la peau du jeune homme.
-Tu vas me prouver le contraire, n’est-ce pas ?


RE: Farewell † [rpg] - Agou - 09-07-2014

la qualité littéraire de ce post me semble très poussée
vraiment
(dsl claudie j'ai fais vite, je dois partir mais voilà jtm)


Ally ferma un instant les yeux, et posa la tête contre son épaule, sans répondre. Ça lui avait manqué, tout ça, à vrai dire. Connor lui avait manqué. K lui avait manqué. Et être avec eux lui avait manqué. Peu importe les problèmes dans lesquels ils s'étaient enlisés, du moment qu'ils étaient là, ça lui convenait parfaitement, parce qu'ils étaient cinq ans de sa vie, et qu'ils avaient beaucoup trop d'importance, quand bien même elle se culpabilisait énormément vis-à-vis d'Ale. Elle ne pouvait pas faire comme si rien de tout ce qu'ils avaient vécu n'avait existé, juste parce que leur famille avait un énorme problème d'ordre mental. Si ça faisait partie de leur histoire, elle le prendrait avec le reste, voilà tout.
La brune esquissa un petit sourire et leva les yeux vers lui, alors qu'il terminait de parler. Elle aurait seulement dû se rendre compte bien plus tôt que tout ça n'était pas un problème de confiance, mais une question de réel danger. Et en aucun cas il avait l'obligation de lui relater tout son arbre généalogique. La vérité, c'était qu'elle aurait dû attendre qu'il lui en parle de lui-même, au lieu de jouer à la gamine curieuse.
- Tu ne me dois rien, Connor, ne pense pas que t'étais obligé de tout me dire. C'est de ma faute. J'aurais dû attendre que tu m'en parles de toi-même, et t'avais parfaitement le droit de garder ça pour toi. C'est tellement... particulier. Ally haussa les épaules et détourna le regard, pour aviser la pluie qui crépitait crescendo, avant d'ajouter. Ce sera trop tard quand vous serez plus ici, mais pour l'instant tout va encore bien. A vrai dire, elle était terrifiée à l'idée de les voir partir, mais ce n'était pas le moment de le dire. Alors la brune se contenta de l'entourer de ses bras pour l'étreindre légèrement, parce que ça suffisait à exprimer tout ce qu'elle aurait du mal à dire. Et puis, ce n'était pas comme si ils n'étaient pas proches, non plus. Vas-y, je t'écoute.

Raphaël n'était pas certain de l'adjectif qu'il aurait pu employer pour décrire ce que Lexi leur racontait. Préoccupant, alarmant, inconcevable ou "sérieusement flippant, bordel ils étaient dans la merde". Manifestement, le dernier semblait plutôt adapté à la situation. Et un regard en direction de Côme lui permit de capter l'ampleur de leurs ennuis, et le niveau plutôt élevé de risques qu'ils prenaient tous actuellement. Ils étaient clairement dans la mouise, et jusqu'au cou.
- Putain. Il passa une main sur son visage, poussa un long soupir, et essaya vaguement de sortir quelque chose d'ironique pour masquer le fait qu'il était totalement dépassé, mais ça ne tenait pas debout. Au moins, on sait à quoi s'attendre. C'est plutôt génial, j'ai toujours rêvé de prendre des risques, comme ça, et puis on commence à avoir l'habitude, hein ? Bordel. Une secte qui implique toute l'Europe et qui n'hésiterait pas à tous nous buter pour les récupérer, c'est du jamais vu. Ils innovent. Super. Sauf que la chasseuse avait tort. Ils ne pouvaient pas s'arrêter de fuir et laisser ces mecs les cueillir, éliminer le reste, et les ramener là-bas. Il y avait bien des raisons pour que les Bass ne veuillent pas y retourner, et ils n'allaient pas choisir la facilité juste pour se préserver, en les livrant tranquillement. Ils n'étaient pas des putains de sacrifices. Mais ils vont devoir nous trouver eux-mêmes, parce que peu importe l'ampleur que ça prendra, cette merde, personne ici n'est décidé à se rendre gentiment. Pour l'instant, fuir, c'est faisable. Il haussa les épaules et passa une main dans ses cheveux, toujours aussi stupéfait. On verra bien après. Et tu sais ce qu'ils leur veulent, aux Bass, en Europe ? Non parce qu'ils ont l'air plutôt déterminés, quand même. C'est flippant de se découvrir un instinct maternel maintenant et d'envoyer des chasseurs à la recherche de ses gosses sur un autre continent, quand bien même il contrôle la Russie et tout le reste.
Et il ne prenait plus la peine de formuler ses pensées ou ses questions, parce qu'après ce qu'ils venaient d'entendre, ça semblait légèrement dérisoire. Le problème avait une proportion un peu trop effrayante pour perdre du temps à enjoliver ses interrogations.



RE: Farewell † [rpg] - Aeoverse - 09-07-2014

Till se retrouva torse nu, frissonnant malgré la chaleur tropicale qui régnait dans le placard. C’était tout de même troublant, de se dire qu’il était sur le point de céder sa bonne vieille virginité à une des plus redoutables femmes fatales de l’Etat. Enfin, ça aurait été troublant si Till avait encore été capable d’aligner une pensée cohérente.
Les mots de Jill lui caressaient les oreilles comme ses mains caressaient sa peau nue, comme dans une réalité altérée.
Bizarrement, il avait l’impression que ce que lui proposait Jill avait des allures de challenge. Mais pauvre de lui, il n’avait pas d’élément de comparaison, comment allait-il supporter le jugement ? Du mieux qu’il pourrait certainement. Les effleurements et attouchements devers de la blonde avaient fini par porter leurs fruits dans le calbute du jeune homme, chose que Jill ne pouvait pas avoir manqué avec la proximité provocante qu’elle imprimait à leurs deux corps.
-Je connais pas l’anglais pour ce que j’voudrais dire, souffla-t-il, tachant de maîtriser sa respiration.
Tout son vocabulaire s’était envolé. Il aurait bien aimé lui communiquer qu’il allait tacher de soutenir l’honneur de sa patrie, ou une promesse similaire, mais il ne parvint qu’à laisser échapper quelques mots d’Allemand et de Russe mêlés.
Se rabattant sur des moyens plus tangibles d’expliciter son propos, il raffermit sa prise autour des hanches de la jeune femme pour la soulever de terre, la laissant enrouler ses jambes fines autour de sa taille, tandis que tombaient les derniers morceaux de tissu qui préservaient encore la pudeur.
Alors à son tour, après un bon nombre de noms plus illustres, Till put s’inscrire sur la liste de ceux qui s’étaient introduits dans le jardin d’Eden par l’intermédiaire de l’intimité de Jill Foster.

Et la question sur laquelle tout le monde posait une interrogation à présent : qu’avait pensé Jill Foster de cet ébat particulier dans ce placard noir ? Certains auraient certainement pesé vers l’ennui simple et l’indifférence, d’autres vers le radical déboire, et dans l’originalité, on aurait sans aucun doute été jusqu’à tendre vers le grand mystère de mère-nature doté d’un don inopiné façon Podrick Payne (la référence GoT). Hélas pour chacun des parieurs, aucune de ces variations n’étaient celle correspondant le mieux à l’évènement.
De-là à qualifier ces quelques minutes de désagréments pénibles, il fallait être une personne sacrément ignoble que même Jill n’atteignait pas en infamie. Certes, elle n’avait pas hurlé à en briser les tympans de son partenaire, mais il s’agissait d’un juste-milieu que la blonde avait su apprécier à sa juste valeur.
-Tu as encore énormément de choses à apprendre jeune homme, remarqua-t-elle tandis qu’elle passait ses doigts dans les cheveux blonds de l’Allemand essoufflé. En réalité, il y avait quelque chose d’étrangement adorable, que de voir cet homme tout neuf la regarder de par ses yeux clairs, lorsqu’il cherchait à retrouver le calme corporel. Pour un peu qu’il se serait mis à trembler, celle qu’on qualifiait souvent injustement de harpie méprisable aurait été largement prête à lui offrir précisément maintenant, une seconde fois pour lui prouver de nouveau ses aptitudes (c’était peu dire qu’il s’était terriblement bien débrouillé, pour une jeunot dans son genre). Mais sache que je me suis à peine ennuyée. Intelligente tournure de phrase qui aurait pu semer le doute dans la tête du plus grand assuré.
En ce qui le concernait lui, peut-être ne le devinerait-il pas, mais il s’agissait d’un point plus que positif, et le remerciant d’une nouvelle passion sur les lèvres et de tendres caresses dans son dos nu, Jill finit par s’extirper de ses bras, et de chercher près de la porte ses affaires.
Nouveauté notable : elle souriait.
-A toi de voir si c’est une bonne chose.


RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 08-08-2014

Connor s'arrêta plusieurs longues secondes sur ce qu'elle venait de dire. Sur les mots qui venaient tout juste de s'échapper d'entre ses lèvres, et qui en disait beaucoup, finalement "Ce sera trop tard quand vous serez plus ici, mais pour l'instant tout va encore bien.". Si Connor ne s'était tout simplement jamais posé la question de savoir quand il partirait, ce devait être pour la simple et bonne raison que la menace que représentait sa famille lui semblait toujours trop lointaine, trop floue. On le cherchait. On le cherchait, K avec, et Connor n'était pas dupe. A quatorze ans, il avait traversé un continent entier, pour se rendre clandestinement en Amérique, avec son petit frère. Il avait eu le temps, de se rendre compte, de toute l'horreur que représentait cette secte (parce que c'était bien cela : Une secte). Il avait eu le temps de s'en rendre compte oui, et son père aussi, avait eu le temps de comprendre qu'il n'était pas aussi facilement influençable que n'importe qui. Il était l'aîné, après tout. Aucun autre de ses proches n'avait été là, quand il avait mis les pieds sur cette foutue planète, pour lui faire comprendre que ce qu'il se passait autour de lui n'était pas normal. Il n'avait pas eu de conseil, et on ne l'avait sûrement pas éduqué sous d'autres valeurs que celles de ses frères et sœurs ? Eux étaient encore bien trop jeunes, quand il était parti. K pour sa part, n'avait que six ans. Sa famille plus éloignée ? Auprès de qui aurait-il bien pu chercher des conseils ? Son oncle ? Celui qui se prenait pour un prophète, ou l'autre qui obéissait aux doigts et à l’œil aux ordres qu'on lui imposait ? Sa tante ? Il n'avait pour seul et unique souvenir d'elle, que la manière qu'elle avait de se plier aux normes qu'on leur imposait. Aucuns d'entre eux n'avaient été là pour l'orienter. Il avait simplement compris, fait la différence entre le bien et le mal, parce qu'il avait eu la chance d'avoir un père bien moins prudent qu'il ne l'avait été pour les autres. On lui avait laissé plus de libertés, on avait même refuser de lui coller l'un de ces foutus tatouages, que tous les membres de cette communauté bidon arborait à tords et à travers. Il n'avait pas eu droit à tant de règles, et à vrai dire, il n'en avait jamais eu vraiment envie.
On sera toujours là, Ally. T'inquiètes pas. Assura Connor, en posant sa tête sur la sienne, se contentant de fixer un point invisible en face de lui, le visage figé dans une expression pensive, qui en disait long sur ce qu'il s'imaginait de l'avenir. Je serai toujours là.Ça sonnait comme une promesse, mais il en doutait presque, au fond de lui-même. Et y'a plus grand chose à dire. Ma famille, et toutes celles qui doivent maintenant contrôler l'Europe à cœur joie, ont toujours existé, enfin je veux dire... Elles ont toujours été là, pour prier dans l'ombre, et faire leur sacrifice bidon, dans le dos de l'Humanité toute entière. C'est pas nouveau. Ça le sera jamais, et j'arriverai à leur échapper, je l'ai toujours fait, je suis jamais tomber dans ces conneries. C'est facile, ça. Enfin ça me l'a toujours semblé. Affirma-t-il, avant de pousser un long soupire. Pour K, c'est différent. Il est pas comme ça, il a jamais fonctionné comme ça, tu sais, et c'est ça qui me fait flipper. Sa main passa sur son visage, il se redressa, pour se détacher de son étreinte. Il prie toujours son dieu à la con, là. Après 13 putains d'années, Ally, il a jamais arrêté. Et j'ai beau lui faire comprendre que c'est des conneries, et que ça existe pas... Il m'écoute pas, ou il me dit que ça va, qu'il a rien, qu'il va bien. Mais il va pas bien. Je sais qu'il va pas bien, même si il me le dit pas, je le connais. Un sourire amer dessina ses lèvres, il se contenta d'hausser tristement les épaules. J'ai toujours cherché à éviter le sujet avec lui, tu sais quand on est arrivé ici, j'avais quoi... Treize ans, à tout péter. J'étais pas capable de gérer ça, et j'ai fait en sorte de cacher tout ce qui touchait à notre famille... Je lui ai toujours tout caché. Je pensais que ça arrangerait les choses, mais en fait ça a fait que les empirer. J'aurai dû lui en parler, j'aurai pas dû omettre les détails. C'était même pas des détails... Connor détourna le regard brièvement, serra les poings, pour reporter son attention sur Ally. Il sait rien sur sa famille. Je lui ai rien dit, Ally, mais je sais qu'il suffirait que l'un d'entre eux ne se pointe, pour qu'il ait des doutes. Et je peux pas lutter contre tout ça, contre les souvenirs qu'il a gardé d'eux. J'y arriverai pas, et ça, mon père en est parfaitement conscient. Il le sait, encore une fois, il a raison. C'est depuis qu'on lui a imprimé ce tatouage de merde, que leurs valeurs pourries ont commencé à le contaminer. C'est ça qui me fait peur. C'est pour ça que je voulais pas que vous me suiviez. J'avais pas envie qu'on vous fasse subir la même chose. J'avais pas envie de te perdre, toi, Haillie, et puis de te regarder perdre ta famille. C'était égoïste de réagir comme ça, et j'aurai pas dû, je suis trop désolé. J'ai eu peur, j'ai paniqué, et j'ai fait de la merde vraiment, mais j'essaie de faire de mon mieux. J'essaie de le faire depuis treize ans. 

Et pendant plusieurs secondes, Côme resta parfaitement figé dans une expression partagée entre : 
1- Le doute. Pourquoi il avait jamais entendu parler de cette histoire d'Europe lui ? Non vraiment, si il y avait eu de quoi craindre l'autre continent, probablement que James lui en aurait parlé, ou n'importe qui d'autre : Ça semblait logique, enfin, un minimum cohérent. Mais bon. Il n'était pas au courant, pourtant, il fallait se faire à l'évidence : La menace était bien réelle. 
2- La peur. Un peu. Juste un peu, dans la mesure où il n'était pas non plus un gros lâche, simplement qu'il savait qu'il avait pris grande part dans le parti de James (un miracle qu'il soit toujours en vie en fait), et du coup, il commençait à se demander si il finirait pas par en payer le prix. Enfin si James était mort, il restait plus que lui, d'un peu influent dans son gouvernement quoi.
3- La curiosité. Non en vrai, c'était flippant, ça foutait le doute, certes, mais y'avait de quoi se poser des questions... Enfin on était quand même entrain de leur expliquer que des gros malades mentaux avaient pris possession d'un continent entier (ils semblaient pas hyper bien constitués en somme). C'était carrément étrange, et ça pouvait prêter à la confusion, surtout que de toutes les merdes de la planète, Côme aurait jamais vraiment cru avoir affaire à une chose pareille. Il savait ce qu'on disait de l'Europe, il pensait juste pas que ça prenait ses proportions là, et depuis quelques semaines, il galérait à suivre le fil, alors ça avait en quelque sorte, l'effet d'une claque dans la gueule. 
Bref, il était encore en vie parce que les rebelles avaient décidé de ne pas le tuer (il ne comprenait toujours pas pourquoi), mais si il avait survécu à l'écroulement d'un pays entier, il ne pourrait sûrement pas répliquer face à l'attaque d'un énorme continent.
Enfin. Raphaël trouva les mots pour expliquer son désarroi. Tant mieux. 
Je sais pas je viens pas d'Europe, merci. Rétorqua Lexi, tout sourire, avant de capter l'expression ahurie d'Anderson, assit en face d'elle. Je suppose que Côme Anderson ne va pas très bien. Commenta-t-elle, en s'adressant à Raphaël, comme si le blond n'était pas là. Peut-être qu'il a peur pour sa peau, finalement. Enfin si l'Europe vous tombe dessus, à tous, c'est que vous l'aurez bien cherché, aussi. Elle s'arrêta finalement, sembla réfléchir, pour pousser un soupire, et hausser les épaules, en perdant son sourire. Personnellement, je pense que cette histoire de Bass, ça part d'une question d'héritage. Je vois pas pourquoi autrement, on s'embêterait à les rechercher partout... A moins que celui ou celle qui se trouve à la tête de l'avis de recherche soit raide dingue de ses gosses.
- Ok, euh, Raphaël... Continues de la questionner, je... Je vais voir un truc dehors, ça te va, ok ? Merci, d'accord, à tout de suite. Interrompu Côme, en se levant, pour se précipiter vers la porte, et sortir de la pièce. En fait, il voulait prévenir Petra. Et puis réfléchir à tout ça. Faire quelque chose, parce que depuis des semaines il se contentait de rester dans ce foutu groupe et de s'attirer des emmerdes alors qu'il aurait dû partir depuis déjà bien longtemps... Mais pour aller où ? il avait pas vu sa famille depuis des lustres. Rien que ses parents. Ça faisait des années qu'il ne les avait pas retrouvé. Et tout portait à croire qu'il ne les reverrait jamais.
Le blond traversa la gigantesque salle, traçant à travers le groupe pour sortir à l'extérieur, ignorant la pluie, et Ally qui parlait avec Connor Bass (justement), plus loin. Il s'adossa à un mur, contre un truc en bois un peu démonté... Manqua de se péter la gueule au passage, mais remercia son ange gradin pour lui avoir assuré de se trouver dans un endroit désert (personne pour se foutre de sa gueule). De là, il chercha un vieux truc dans sa poche. Un paquet de cigarette (il en avait pas fumé depuis... Allez : des semaines), qu'il avait trouvé dans l’entrepôt. Il en retira une et entreprit de l'allumer. C'était étrange, mais plus le temps s'écoulait, et plus tout cela lui semblait irréel. Tôt ou tard, il devrait assumer les conséquences de ses actes, Côme le savait, mais le plus tard restait le mieux, et cette histoire d'Europe ne faisait que le stresser un peu plus.



RE: Farewell † [rpg] - Xuu - 01-09-2014

CHANGEMENT DE PLATEFORME
suite à la rencontre de deux ou trois problèmes sur lak.
Pour les gens qui lisaient/voulaient lire le rpg, contactez l'une d'entre nous par MP.


Non en fait on se casse juste parce qu'on est des potasses qui trouvent lak trop à chier pour leur gros fion. ♥
bon bisous tout le monde. tata vous aime. thug life.