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Farewell † [rpg] - Version imprimable

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RE: Farewell † [rpg] - Aeoverse - 05-07-2014

Post pourri
Il est 2h42 du matin alors merde

Il n'y avait donc aucune probabilité qu'un jour, tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Fallait-il forcement qu'en surplus des grosses merdes qui s'abattaient sur eux continuellement, et entendons par-là ces étranges chasseurs et ce foutu Drake, des espèces de griffures-parties à celle qui arracherait les dents de l'autre en première ne viennent d'autant plus perturber leur petit groupe ?
Remerciement au cadet des Bass pour avoir enfin fini par gérer cette situation, et décernement à l'intégralité des autres hommes de l'histoire des titres de plus gros lâches spectateurs/pervers qui existent en ces lieux (elle était sûre d'en avoir vu au moins un louché sur les derrières de ces demoiselles au minimum une fois).
Malgré ses petits bras, même elle s'y serait aventuré sans broncher, c'était peu dire qu'en comparaison, Ale et Connor –plus spécifiquement, n'avaient pas plus de virilités qu'une mouche dans les hautes plaines africaines (chercher un sens à cette phrase, allez).
Et entre les combats de boue (sans la boue), que s'étaient improvisés Ally et Jill, dans leur amitié si célèbre, Raphaël exerçait parfaitement son rôle de papa à deux enfants en bas-âges, la tête entre les seins de Petra et les fesses sous le nez de Côme (grossièrement, c'était ça), à présenter Popol aux yeux du monde.
Théoriquement, Maya se serait laissé tomber bêtement dans le tas de sacs plus trop rangés autour d'elle, ignorant complètement ces circonstances on-ne-peut-plus normales en connaissance de la parfaite cohabitation qu'ils entretenaient tous depuis des mois (pour la plupart des années), et elle se serait permise à un petit somme, quoi qu'en surveillant Maël et Roxie du coin de l'œil tout de même.
Mais théoriquement, Jude n'était pas censé arriver de nulle part, archi-trempé, à bégayer des semblants d'excuses qui n'avaient pas lieu d'être. Il n'était coupable de rien, et la seule personne à imputer des saloperies qui leur arriveraient depuis ce fameux orage, il y a plus de treize, n'était autres que Sheridan, premier du nom, (Dieu qu'elle aurait aimé pouvoir défaire son nom de celui de Jude : ils n'avaient rien en commun).
Aussi, en bonne Mama Murphy heureuse du retour de son grand fils à la maison, elle se jeta, non pas dans les sacs à dos, mais dans les bras de Jude avec un sourire soulagé peint sur le visage, largement indifférente au fait qu'il la mouillerait en retour.
-Depuis quand on me dit pas au revoir avant de partir faire le fou dehors ?
C'était dit sur un ton qui n'avait rien de méchant, encore une fois, elle ne lui en voulait en rien. Et puis, elle était bien trop occupée à le mitrailler de bisous partout sur le front pour réfléchir à quoi que ce soit d'autres. Elle n'avait pas envie d'y penser, de toute façon.
-Regarde-toi, t'es trempé ! Constata-t-elle finalement, en se détachant un peu de lui, alors qu'elle lui ébouriffait gentiment les cheveux, et arborant le même sourire que tout à l'heure. Elle le tira plus à l'intérieur avec autorité (eh oui). Hors de question qu'un de ses enfants n'attrape un coup de froid, quels que soient les malaises qui les tourmentaient. Écoute-moi pour une fois et couvre-toi bordel.
Ah les bonnes vieilles priorités d'une maman.

C'était, le post mignon de Maya l'Abeille.
Bref, Jude il a juste à insister qu'il doit causer aux autres ou alors il y a justement quelqu'un qui entre voilou
Vous faites ce que vous voulez
J'ai l'impression d'être dans un nouveau rpg genre en mode j'ai pas vos skypes on ne se connait pas
Mdr
Sinon les trucs inutiles :


Toujours enfermée dans son placard, parce qu'étant en possession d'un goût prononcé pour l'exécution des choses inverses de ce qu'elle avait prévu (on appelait communément ça, la bipolarité), juste dans l'espoir de faire croire à un minimum de pouvoir sur autrui, Jill attendait. Et Connor avait clairement le devoir de venir la trouver pour s'excuser, s'il ne souhaitait pas se faire harceler d'insultes, voire même poussé dans une petite bataille (maintenant qu'elle était partie, elle n'était plus à un coup près).
Quant à Shang, il écoutait attentivement la discussion que menait Fennec, -et il était normal, clairement, qu'il en profite pour languir discrètement sur le corps bien près du blond-, et il se fit la remarque assez tôt que cet homme et sa persuasion avait décidément toute la légitimité de la tête de La Guilde (bien qu'il n'en ait jamais douté).



RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 06-07-2014

Haillie s'arrêta vraiment de cuisiner, cette fois-ci, en se rendant compte que de toute évidence, insister ne servirait à rien. Elle aurait beau essayer d'avoir l'air parfaitement calme, elle était morte de peur. Ce que disait Léo avait du sens. Ce n'était pas stupide, et il le savait aussi bien qu'elle. Si elle n'avait pas choisi de le dénoncer, avec Shang, à tous les membres du groupe, c'était pour la simple et bonne raison qu'elle avait été certaine, en quelque sorte, que si elle avait fait quoi que se soit, il y aurait eu des répercussion. Et elle ne haïssait pas Léo. Ça aurait été sûrement plus facile si ça avait été le cas, d'ailleurs, elle aurait peut-être préféré le haïr, mais elle n'y arrivait pas, et l'embrasser avait suffit à décupler ce sentiment. Maintenant elle était juste morte de peur, et incapable d'admettre qu'il avait raison. Le faire aurait été accepter que ça avait signifier quelque chose, et ça elle ne le voulait pas.
- Je t'ai sauvé la vie en faisant en sorte de pas le dire. C'est tout, et, comme ça on est quitte. Lâcha-t-elle, glaciale dans la limite du possible, pour pousser un soupire, détourner le regard, aviser la porte s'y diriger. J'ai fini maintenant. Amuses-toi bien. Et sans en dire plus, elle sortit à l'extérieur, sur la salle principale, où se trouvaient tous les autres. Là, quelques secondes lui suffirent pour réaliser ce qu'il se déroulait juste en face d'elle. Son père avait l'air fou de rage, Pandora était juste en train de parler, certains se battaient, d'autres se contentaient d'écouter. Au milieu, cependant, se tenait Jude. Jude Sheridan, en chair et en os, trempé de la tête au pied, plus mal qu'elle n'aurait d'ailleurs pu l'imaginer. Si Haillie n'avait pas réellement trop compris, toutes les disputes qui animaient le groupe, elle savait pourquoi Jude était parti, et elle savait aussi, quel effet son départ avait eu sur Léo. Elle ne lui en voulait pas. Contrairement à d'autres, elle n'avait aucune raison de lui en vouloir, et ne lui en voudrait probablement jamais. Elle tenait à Nate autant qu'à Jude, quand bien même elle ne leur adressait pas souvent la parole, et on ne lui demanderait pas de choisir entre l'un des deux. Peut-être qu'elle était encore trop naïve pour comprendre, néanmoins, elle n'était pas trop bête pour accepter qu'il tenait à s'excuser, elle n'était pas trop bête au point de lui en vouloir, et elle ne laisserait pas Léo dans l'ignorance bien longtemps. Aussi, se dépêchant de revenir dans la cuisine, au moins aussi rapidement qu'elle n'en était sortie, Haillie entreprit d'ouvrir la porte, pour aviser Léo. La peur avait quitté les traits de son visage. C'était bien superficiel de lui en vouloir, après ce qu'il avait enduré, et ce qu'il se passait actuellement à l'intérieur de la pièce voisinant celle dans laquelle ils se trouvaient. Elle ne lui en avait jamais voulu, de toute façon. Elle aurait beau jouer la comédie jusqu'à sa mort, elle n'arriverait jamais à lui en vouloir. Alors bon. C'était ridicule de tenir le masque maintenant. Tant pis si il voulait faire le con plus tard : La situation était bien trop sérieuse pour qu'elle ne se la ferme.
- Léo, Articula-t-elle, plus hésitante qu'elle ne l'aurait espéré. C'est Jude, il est à côté. Je crois qu'il est revenu parce qu'il veut te parler.



RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 07-07-2014

POSTE DE CANNELLE :

Haillie venait de mettre un terme à leur conversation stérile, laissant à Léo le loisir de se poser de nouveau face aux tomates pour poursuivre son épluchage méticuleux. Malgré son air buté, il avait la nette impression que ses mots enfin s'étaient frayé un chemin jusqu’aux oreilles de la jeune fille. Il ne restait plus qu'à laisser murir sa pensée, et dans quelques temps, peut-être...
Il n'avait pas eu le temps de couper une tomate entière, que déjà la porte de la cuisine s'ouvrait de nouveau. Il se retournait déjà, prêt à balancer une réflexion de son cru, lorsque jaillit de la bouche d'Haillie le sésame magique qui fit fermer la sienne au brun. Jude. Elle avait dit Jude. Le fantôme de sourire qui avait effleuré les lèvres du brun s'évapora immédiatement. Jude, juste quand il pensait avoir finalement réussi à se l’ôter de la tête pour deux minutes consécutives.
Evidemment, il n’avait pas l'air de vouloir lui accorder de répit. Parce que l'abandonner une fois dans une magistrale trahison n'avait pas l'air de lui suffire, il fallait qu'il revienne maintenant lui "parler". Un bel euphémisme pour la torture qu'il lui faisait endurer.
Lourdement, il se leva de la table où il s'affairait pour se diriger vers la porte de la cuisine. Il s'arrêta sur le seuil, une main sur la poignée, les yeux parcourant la pièce. Il ne mit qu'un quart de seconde à le repérer. Au milieu des autres, il lui semblait qu'il se détachait comme la lune au firmament.
Une putain de lune empoisonnée, oui. Sa main se crispa imperceptiblement sur la porte, tandis qu'il luttait pour ne pas se mettre à hurler à Jude de déguerpir. De ne pas lui faire le coup du come back, puisqu'il allait repartir quoi qu'il arrive.
- T'as pas un autre membre de ta famille à aller emmerder, plutôt ? Lança-t-il à son adresse, grinçant, tentant désespérément de ne pas laisser éclater sa douleur planquée derrière ses sarcasmes vaseux.



RE: Farewell † [rpg] - Xuu - 07-07-2014


dsl je me suis magnée j'ai pas relu et j'ai pas eu le temps de faire k voilà vdm

Il devait faire plus froid encore à l'intérieur de l'abris qu'à l'extérieur, sous la pluie battante et les rafales de vents gelés : les regards respectifs que venaient tout juste de lui adresser Ale et Pandora avaient un pouvoir frigorifique sur Jude, que même les élans de Maya eurent bien du mal à attiédir.
-J'comprend ton point de vu, Pandora., il articula tout d'abord à la blonde. J'me casse vite, t'inquiète pas.
Presque un sourire cynique étira-t-il ses lèvres, comme au bon vieux temps, quand il était complètement fêlé.
-Mais j'partirais pas avant d'avoir pu lui expliquer certains trucs, j'suis désolé.
Il sentait tant la détresse qu'un bouillonnement de rage grandir en lui : il savait, c'était une évidence désormais, il n'y avais pas eu besoin de plus que la haine d'Ale et Pandora en plein dans sa gueule pour comprendre qu'il avait fait son temps, il allait partir et leur foutrait la paix pour toujours, c'était flagrant, c'était une certitude. Il allait partir, alors quoi ! Il allait partir, comme les trois quarts d'entre eux le souhaitait, oui. Il allait enterrer une partie de lui-même ici, dans ce hangar de merde, dès qu'il aurait franchi le seuil de l'entrée et mis un pied dehors.
Mais pour autant, personne n'avait le droit de bouleverser ses dernières volontés.
-Et après ça, j'reviens plus, j'vous le jure solennellement.
Et ces quelques mots au goût acariâtre enfin énoncés, comme une promesse scellée par leur simple élocution, il baissa la tête vers sa Maya, dans ses bras, qui pestait quelques phrases grandiloquentes. Son innocence fit sourire Jude, qui parvint laborieusement à ébaucher un gloussement.
-Désolé maman, lui fit-il à voix basse. J'écoute rien, j'suis un mauvais garçon, tu l'sais bien.
Elle allait lui manquer, elle aussi, sa Maya, qui avait veillé sur lui durant cinq ans. Combien de fois, en galère, les "Woolridges'', un nom qui lui semblait bien étranger désormais, s'étaient-ils réfugiés dans les bras de maman Maya, toujours prête à soigner leur plaie et à les gronder comme la mère exemplaire que Jude n'avait jamais eu.
Il sentit une énième fois cette sensation de déchirement au fond de la gorge faire se recouvrir d'une épaisse couche de buée ses yeux, qu'une énième fois, il ravala. Et pour garder la face, chassant toujours un peu plus loin les réalités qui grondaient au dessus de son crâne et narguaient de tomber sur lui en pleine tête, il releva la tête, les doigts entremêlés aux cheveux de Maya, se concentrant à l'odeur sucrée de ceux ci.
Mais tant la voix qui lui parvint alors que la vision du visage que ses yeux percutèrent le firent de nouveau heurter de pleine face la vérité qui était sienne.
Ses bras retombèrent le long de son corps comme si on lui avait ôté tout ses muscles, comme si ces yeux là, ces seuls yeux là et toute la haine qu'ils semblaient vouloir hurler venaient de lui voler son énergie.
Jude se sentit alors vulnérable, face à l'unique personne au monde dont il ne s'était jamais séparé et dont il n'aurait jamais soupçonné un jour le faire, son Léo. Il avait encore un visage enfantin, mais dans son unique expression brillait un dégoût qui avait l'air de dater de la nuit des temps. Qu'est-ce que Jude n'aurait pas donné, pour, naïvement, qu'il ne lui soit pas adressé ! Qu'est-ce qu'il n'aurait pas donné pour se préserver de cette douleur là !
-Léo, j'ai pas..., commença-t-il, la voix fracassée sous l'oppression seule de ses deux beaux yeux bleus.
Mais il s'interrompit, avisant le reste de la pièce, dont chaque visage était tourné vers eux.
Alors, se détachant de Maya, il s'avança vers son fils, et le repoussant à l'intérieur de la pièce X dont il était au seuil, laissa claquer la porte derrière eux.
Se passant nerveusement une main tremblante sur le visage, il soupira de tout ses poumons. Il était angoissé, de nature, il n'y avait pas besoin d'être un érudit, pour le savoir. Des nuits d'insomnie, il s'en tapait bien deux fois par semaines, et pendant ces longues heures à se tourner, se retourner, combien de cas de figure était-il déjà parvenu à étudier ? Des centaines de millions.
Mais ça, Léo et son mépris, comment aurait-il pu s'y préparer ?
-J't'expliquerais tout ce que tu veux, d'accord...?, le conjura-t-il presque.
Sa main retomba, tandis que flanqué de l'inquiétude d'à nouveau devoir affronter le dégoût de son propre enfant, il osait de nouveau le regarder.
-...Mais faut qu'tu viennes avec moi, l'invoqua-t-il, bannissant le "nous".
Il le toisa quelques secondes encore, et n'y tenant plus, se précipita sur lui, l'emprisonnant dans ses bras comme s'il espérait le protéger du reste, de tout ce qui menaçait de le séparer de lui.
-S'il te plait, Léo...





RE: Farewell † [rpg] - Aeoverse - 07-07-2014

combo post cannelle + moi lalala
(il fallait que je poste ça au moins pck c'est déjà pas mal long)
=> Jill la couguar.

euhm par contre, je suis incapable de mettre en gras les dialogues, j'ai plus la barre pour... genre pouf disparition. (en plus la zone de texte est réduite à la moitié de ce qu'elle est d'habitude BREF galère)
Bon courage pour lire sans ça.




Till émergea de la bagnole en titubant, pour se trouver seul sous une pluie battante, face à un vieux bâtiment désaffecté.
Mensh, il avait dû dormir tout le trajet et se retrouver seul esseulé et solitaire, abandonné par ses pairs sur la banquette arrière. L’esprit encore fichtrement embrumé (être un dealer de pointe n’impliquait pas de tenir comme un bucheron, Till Eulenspiegel en était la preuve vivante), il se dirigea vers l’intérieur du bâtiment, pour déboucher sur une scène d’apocalypse (encore). Il y avait Jude qui était là finalement, il y avait Ale qui gueulait aussi, il y en avait qui se fightaient, ça partait dans tous les sens, de quoi foutre la migraine à moins défoncé que ça.
Et puis, de manière plus importante, il y avait LEXI. Lexi, alias sa camarade chasseresse, retrouvée menottée ici par l’opération du saint esprit.
Elle n’était pas censée savoir qu’il avait changé de bord, tout comme lui était pas censé la connaître, puisqu’il avait soigneusement caché son appartenance aux Chasseurs. Ça commençait à devenir chaotique entre les blonds cheveux du petit Allemand. Lexi allait le reconnaître, elle allait pas capter, et lui comme une crotte de dissimulation qu’il était, il allait pas réussir à tenir son rôle et il allait tout foutre par terre.
Panique.
Des yeux Till se mit à chercher fiévreusement un recoin où se planquer jusqu’à ce que son esprit retrouve une tournure plus nette ou que Lexi soit écartée.
Ses yeux tombèrent sur une porte latérale bien opportune, jusqu’à laquelle il entreprit de se glisser en crabe, priant pour passer inaperçu. Sans même prendre le temps de jeter un œil à l’intérieur, il se glissa derrière la porte et la referma, laissant l’obscurité apaisante lui retomber sur les talons.
Enfin, sa tête semblait avoir arrêté de siffler comme une cocotte.
Dos à la porte, il expira longuement, avant de brusquement stopper sa respiration. Dans la pénombre, il avait perçu un autre souffle.
Les yeux écarquillés, il sonda les ténèbres, devinant devant lui une touffe soyeux de cheveux dorés et deux yeux clairs qui le jugeaient.
-J-Jill ? Balbutia-t-il. Mais, mais qu’est-ce que tu fais dans un placard ?

Bien soigneusement, Jill avait entrepris de s’adosser au mur opposé à la porte du petit cagibi, attendant d’un air agacé que Connor se décide à venir la chercher, et de s’excuser comme la convenance l’aurait suggéré. Encore une fois, le fait qu’il ait été aussi lâchement impartial quant à son altercation, qui n’avait rien eu de légère qui plus est, avec la sale garce de Weaver, lui restait en travers de la gorge. Depuis quand était-elle un jouet pour hommes, une vulgaire poupée qu’on jette à force d’utilisation? Parce qu’il lui semblait que de manière assez explicite ce soir, il venait de lui faire comprendre qu’elle n’avait pas plus de valeurs à ses yeux que toutes les femmes avec qui il avait forniqué vulgairement les fois précédentes. Dire qu’elle l’avait finalement cru assez noble pour lui faire part d’une des parties les plus douloureuses de sa vie qu’était la mort de ses sœurs. Elle n’arrivait même pas à comprendre pourquoi diable se mettait-elle dans des états pareils puisqu’après tout, il était censé être une conquête parmi tant d’autres lui aussi, un des nombreux hommes sur qui elle avait pu prouver son talent de séductrice. Et théoriquement, deux ou trois nuits de plus que prévues et un semblant de confidence ne l’élevait pas à un plus haut rang, si ?
Ne cherchant en définitive, qu’à dissiper le malaise qui s’installait peu à peu dans son esprit quant aux étranges préoccupations qui le traversaient (son esprit), la blonde voulut s’avancer vers la sortie, qu’il comprenne qu’ils n’avaient véritablement aucuns comptes à se rendre, Connor et elle, et qu’elle n’avait pas à l’attendre grossièrement comme l’aurait fait un chien fidèle abandonné par son maître. Mais avant qu’elle ne puisse quitter l’obscurité de ce placard, entra un individu qu’elle ne reconnut que par le terrible accent que suintait ses mots. Il se prénommait Till, ou quelque chose qui y ressemblait de près ou de loin, et à vrai dire, elle ne se souvenait aucunement de la première fois où elle avait pu le croiser. Elle ne lui trouvait d’ailleurs aucun lien avec le reste de la petite troupe d’insectes qui grouillait dans la pièce adjacente. Et rien à voir avec sa personnalité, en ce qui concernait ce sujet, elle n’avait pas encore passé aux lasers de ses yeux, ce garçon, et ne l’avait encore assigné à aucune rétrogradation pour le moment. Quoi que ce soit parti pour le pire au vu de la conversation qu’il engageait.
-Tu as l’intention de poser d’autres questions du type ? Fit-elle, hargneuse alors qu’elle croisait les bras, tentant de rester impassible à la douleur subite. Ah qu’elle paierait ces blessures, la saloperie des trottoirs, quand elle pourrait mettre de nouveau la main sur elle. Peut-être que tu devrais faire demi-tour dans ce cas.
Jill n’avait jamais été très réputée pour la chaleur de ses rencontres.

L’accueil n’était pas des plus chaleureux. Après tout, c’était un peu couru. C’était Jill Foster. Enfermée dans un placard noir. Deux paramètres à prendre en compte qui expliquaient partiellement la réponse salement hautaine et acide qu’il venait de prendre dans le museau.
Sauf qu’il pouvait pas en sortir, de ce cagibi, comme le suggérait si aimablement la belle blonde. La virer était également exclu. Till était pété, certes, mais pas assez pour oublier qu’on ne gertait pas Jill Foster la princesse.
-Meeensh. Rien qu’avec deux répliques, tu donnes l’impression que ton père t’offrait des poneys chaque fois que tu l’demandais et que tu vivais seule dans un manoir comme une bonne fille unique, lâcha-t-il sans réaliser que les mots franchissaient ses lèvres, en se pinçant l’arête du nez.

Et si la noirceur de la ridicule petite pièce n’avait pas assombrie les visages des deux blonds, sans doute aurait-on pu voir un rictus coléreux se former sur celui de Jill, qui d’un coup d’un seul venait de se décoller du mur auquel elle était adossé plus tôt. Peut-être ne le connaissait-elle pas, mais pouvait-on deviner que l’inverse largement réciproque puisque le garçonnet devant elle venait de toucher précisément un point sensible sans pour autant en craindre les répercussions.
-J’espère que c’est une blague, de mauvais goût, mais blague tout de même.
, menaça-t-elle en faisant un pas vers lui, distinguant ainsi mieux son visage à travers la pénombre, alors qu’elle le mitraillait, elle, de ses deux perles bleues. Je suis venue calmer mes nerfs, si tu souhaites réellement savoir.
Et c’était très largement significatif : il ne fallait pas faire en sorte de l’énerver plus.

Il était con, mais qu’il était con. Cette révélation venait de frapper Till à travers son cerveau embrumé lorsqu’il réalisa ce qu’il venait de dire, et précisément à qui il venait de le dire.
Jill Foster n’avait jamais été fille unique. Pour quelqu’un qui se targuait de l’épier depuis tant d’années, il avait la mémoire bien courte.
-Bien sûr que non, j’suis désolé, je voulais pas dire ça… Tenta-t-il.
S’il voulait cohabiter de ce placard étroit, il s’y prenait décidément mal.
Rappeler de manière détournée à Jill Foster le meurtre de ses deux sœurs était loin d’être son idée la plus brillante.
-Je suis tellement désolé, pour tes sœurs, merde j’suis trop con, ajouta-t-il encore, l’air sincèrement penaud.
Il avait du mal à imaginer plus atroce souffrance que d’être ainsi séparé de ceux qu’on aime, par quelque chose d’aussi soudain et définitif que la mort. Lui-même avait eu un sœur, et même un frère, même si ses souvenirs d’eux étaient aussi rares que confus. Ils lui avaient été arrachés, le jour de ses cinq ans, lorsqu’il avait été envoyé en Russie pour sceller un pacte dont il était trop jeune pour mesurer la portée. Et depuis, il portait toujours dans ce cœur ce vide immense que même Tom, son presque frère, ne parvenait pas à combler. Si des fois il l’oubliait, il ne disparaissait jamais complètement, prêt à se raviver en un instant.
Et Till ne doutait pas que c’était un abime pareil qu’il venait de raviver chez la blonde.
-J’ai eu des frères et sœurs, moi aussi… Je l’ai ai tous perdus, pareillement. J’comprends comme ça peut te tuer ce genre de souvenirs… Putain, comment je suis désolé.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les mots qu’employa le jeune blond vinrent toucher la sensibilité de Jill à point nommé, provoquant excellemment le retour de sa tension artérielle à un niveau équilibré et réduisant par conséquent miraculeusement les probabilités qu’elle ne jette son dévolu sur lui. Les drames familiaux tels qu’ils se remémoraient présentement semblaient être les seuls choses capables de donner le privilège exclusif d’être écouté de mademoiselle Foster, et de surcroît, de présenter quelconque intérêt à ses yeux vipérins. Encore fallait-il connaître ces détails occultes et oser se risquer à les engager dans une conversation avec elle, puisque s’agissant sans doute du sujet le plus épineux qui soit. Quoi qu’il en soit, Till venait de hasardeusement creuser un faux-semblant de brèche dans la divine considération de la blonde.
D’autant plus étrange, qu’en l’espace d’approximativement une semaine, il était le deuxième à avoir su y entrer, le premier ayant été l’autre abruti de Connor, et qu’il s’agissait d’un record personnel que jamais Jill ne se serait attendu à atteindre, puisqu’il était de notoriété commune à tous mortels gravitant en ce bas-monde, que quiconque ne pouvait nullement prétendre à en avoir la clé sans un minimum de singularité. A compter d’aujourd’hui, seul cinq y était parvenu ; deux l’avaient emporté précocement dans leurs tombes, deux autres ne jugeaient plus bon d’en avoir possession, et le dernier ne la connaissait que partiellement. Une moitié d’avantage qu’il ne méritait d’ailleurs en aucun cas.
Prise d’un relent inopiné d’étranges idées en ce qui concernait ce-dernier, Jill s’essaya à le canaliser, mais de façon saugrenu et purement désagréable, il était persistant et ce fut un nouveau regard sur Till qui la contraignit de ne plus y penser. Peut-être venait-il de marquer un point décisif en s’attardant sur des choses dont personnes ne parlaient devant elle, mais il était tout simplement inconcevable qu’elle commence à l’informer des quelques désagréments de sa vie. Cela aurait été l’identique erreur qu’elle avait faite auprès de Connor, et Jill Foster savait apprendre de ses rares égarements.
Ainsi, elle souhaita clôturer au plus vite les thèmes les plus viles de son existence et décida de se prêter à un jeu dont elle était unique reine du règlement. Ses pas se firent plus nombreux en direction du jeunot, et l’étroitesse du placard ne la rapprocha que plus vite de lui.
-Entre tes questions absurdes et tes thèmes tragiques, peut-être que l’on pourrait passer à des choses plus agréables pour nous deux ? Proposa-t-elle d’un air qui respirait les sous-entendus, une fois arrivée à sa hauteur. Elle ne sut pas véritablement quels variables la poussèrent aussi subitement à changer de bord (#Connally#jalousie#vengeance), mais une chose était certaine, il faisait terriblement chaud dans ce minuscule placard noir.

Le revirement de situation était aussi soudain qu’imprévu. Le jeune Allemand pensait avoir signé son arrêt de mort, avoir déchaîné sur lui les fureurs de Jill, et il était prêt à se faire au choix écorcher vif/décapiter à la machette/virer du placard, ce qui, dans les trois cas, aboutissait à une mort certaine et douloureuse, et voilà que… Voilà qu’il sentait, tout près de lui, le souffle chaud et le parfum envoûtant de la femme qui avait la réputation d’être l’une des plus belles des Etats-Unis. Cette femme, dont il avait pendant cinq ans observé les aventures rocambolesques. Et maintenant, il se retrouvait projeté au premier rang, acteur à part entière, à bien comprendre les sous-entendus qui lui étaient envoyés de manière à peine déguisée, mais sans la moindre idée de comment il était censé y répondre.
-C’est que… C’est-à-dire que… Bredouilla-t-il, pathétique au possible.
Jill n’était qu’à une distance ridicule de lui, et à la faveur de cette proximité, il avait tout le loisir de constater à quel point elle était magnifique. Il en était soufflé, abasourdi par ses traits fins, étourdi par sa silhouette parfaite, transpercé par ses yeux d’azur. L’apparition même de la femme sur qui tout mâle hétérosexuel avait déjà fantasmé une fois au moins.
Tout cela n’aidait pas le blondinet à retrouver son éloquence.
-Je sais pas si je… Fit-il en déglutissant difficilement, sans réussir à déguiser son trouble le moins du monde –putain mais il fallait vraiment qu’il pense à prendre des cours de théâtre, merde.

Sans doute la gêne qu’elle provoquait chez le garçonnet, -et il était évident qu’il en soit ainsi, elle n’était pas Jill Foster pour rien, aurait pu lui arracher un minime sourire, si dans son rôle elle n’était pas tant engagée. Et dieu sait qu’elle aimait jouer la femme fatale, à savoir qu’elle n’avait en aucun cas perdu son habileté à posséder les hommes à mesure que les années passaient, à pouvoir les charmer d’un regard à chaque envie subite de les sentir rien qu’à elle le temps d’une nuit et à se jouer d’eux lorsqu’elle se sentait d’humeur taquine. Celui qui se tenait devant elle en l’instant semblait tout hésitant quant à l’honneur qu’elle lui offrait sans ménagements (puisse Jill être une déesse, elle estimerait purifier chaque être pénétrant dans sa sphère intime et sacrée), mais qu’il se rassure : ils n’en étaient qu’au prélude du véritable sacrement.
Rapprochant définitivement son corps à une distance catholiquement déraisonnable, la blonde se plu de sentir sur ses lèvres envieuses, le souffle chaud et irrégulier de l’innocent Till, qui paraissait se contraindre à des convenances dont elle n’avait strictement que faire, puisque réellement, elle le désirait comme tout autre homme. Ses mains vinrent glisser avec une sensualité maîtrisée sur les épaules du blond alors qu’elle se décidait à rompre le presque contact de leurs bouches en dirigeant la sienne près de l’oreille droite du blond.
-Dis-moi, commença-t-elle d’un chuchotement que suintait toujours plus la suavité. Elle suivit le long de ses bras du bout de ses longs doigts fins, s’attardant parfois sur des zones que son expérience déclarait comme délicates, et s’arrêta lentement lorsqu’elle put attraper les siens. Elle décocha cette fois-ci un sourire en coin de fierté, tandis que ses lèvres venaient caresser celles de Till pour murmurer dans son oreille gauche. As-tu déjà touché une femme.. Une vraie femme ?
Et la signification n’était toujours que plus explicite, et ses doigts guidant les siens, ils vinrent flatter son cou.. puis le creux de ses clavicules.. et toujours plus lentement, afin d’aguicher toujours plus son homme, elle le conduit juste un peu plus bas..
Diable, que c’était son jeu favori.


RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 08-07-2014

POSTE DE CLAIRE :

K était tranquillement entrain de produire des émanations de haine adolescente tel l'émo gothique qu'il était lorsqu'un Connor sauvage sortit des hautes herbes pour lui sauter dessus. Et comme k =/= Claire et que par conséquent il ne voit konnor que comme un ship fraternel (mes larmes), il sauto-dégouta à re-songer aux pensées qui lui avaient traversé l’esprit plus tôt dans la journée : non sérieusement il préférait finir homme tronc plutôt que de devoir un jour poser ne serait-ce qu'un œil sur les organes génitaux de connor et MERDE il avait de nouveau envie de gerber c'était vraiment trop CRADE putain (mes larmes). Alors, dans son esprit bouleversé par ses réflexions absolument dégueulasses, les petites remarques de son frère prirent une signification autrement plus immondes.
- MAIS CASSE TOI GROS.SAC.DÉGUEULASSE ! éructa-t-il, en conséquence, en foutant un éminemment royal coup de pied dans le fion de son frangin (mes larmes). Et puis, il aperçu Jude Sheridan, aka l'homme inceste par excellence. Et Katharina Bass eu envie de lui hurler "MAIS COMMENT TU FAIS PUTAIN MEC ????!" C'est la fin d'un poste écrit aux chiottes. Amen.






Et ce fut donc à Connor, de se prendre un merveilleux coup de pied très agréable, de la part de son petit frère adoré. Le brun recula, évidemment, en le lâchant aussi (même si il aurait bien aimé continuer à le charrier un peu sur le fait qu'il tirait constamment la gueule), pour croiser les bras, et le fixer, dans un grand sourire, profitant de la discussion qui partait sur il-ne-savait-trop-quoi, juste à côté.
- En vrai, t'es tout mignon quand tu grognes. Assura-t-il, avant de passer une main dans les cheveux de son frérounet, pour reculer (à temps : Il tenait à ses coquilles), et aviser la scène gênante des retrouvailles à-moitié-désirée-mais-pas-vraiment-c'était-incompréhensible-de-toute-façon. J'suis sûr que c'est comme ça que tu choppes toutes ces filles. Enfin ça c'est parce que t'es mon frère, aussi. On va dire que c'est un petit plus qui rajoute un charme à l'autre petit côté brun ténébreux, et tout. Affirma-t-il, avant de s'arrêter, parce qu'il captait le malaise du petit frère en question (c'était drôle), et qu'il avait aussi plus ou moins pigé pourquoi tout le monde tirait de bonne vieilles gueules bien dégueulasses, en face. Vous vous foutez de moi ? Adressa-t-il, à l'intention d'Ale et de Pandora. Et oh, que ce fut drôle, quand Alexander Blavatsky vint poser son attention sur lui. D'accord, y'avait vingt minutes, tout allait bien entre eux d'eux, mais là, le sujet avait l'air de tenir à cœur au petit brun. Et puis y'avait la haine dans son regard aussi, qui disait très clairement "on est ici à cause de vous", que Connor commençait vraiment à pas supporter. Lui aussi il était largué, lui aussi il arrivait pas à aligner deux pensées cohérentes, et lui aussi il en pouvait plus de ces changements de situations. Tout ce qu'il désirait, à l'instant, c'était retrouver sa vie tranquille pépère à Dallas, avec son frère, et puis ce foutu groupe si ils le désiraient, mais pas avoir à se trimbaler avec 365 bagages sur le dos, dans le simple but d'échapper à ces enroulés de chasseurs de primes. D'ailleurs personne avait interrogé l'autre fille. Il aurait bien aimé prévenir le groupe qu'il était peut-être temps de la considérer comme une potentielle ennemie, mais bon, il était pas le mieux placé pour ça, et Ale lui coupa très rapidement la parole de toute façon, alors il abandonna très vite cette entreprise.
- Oh tu sais que j'adorerai me foutre de ta gueule à chaque fois que je la vois, mais là j'ai autre chose à foutre que d'aller déconner avec toi à ce propos. Rétorqua Ale, en s'avançant vers lui, alors que les deux Sheridan s'éloignaient dans une autres pièces. Cela suffit à faire sourire Connor, qui haussa les épaules, sans prendre la peine de bouger (Blavatsky semblait apte à venir à lui-même alors pourquoi s'emmerderait-il à faire des efforts).
- Woooooooooow. Du calme. J'ai juste demandé si vous vous foutiez de moi parce que ça me semblait abusé de vous voir cracher sur sa gueule alors qu'il demandait qu'à s'excuser, mais chacun ses problèmes, Blavatsky. Calme donc tes hormones.
- Pardon ? Persista Ale, en continuant de marcher vers lui, poings serrés, pour s'arrêter une fois à sa hauteur.
- Je pense avoir été assez clair, Continua Connor, en haussant les épaules, grand sourire plaqué sur les lèvres. D'accord. Il en rajoutait un peu dans l'attitude, dans la mesure où il savait parfaitement qu'Ale était à cran. Mais peu importait, le brun était chiant à gueuler pour de la merde, alors l'enfoncer un peu lui ferait pas de mal, quand bien même y'avait eu une sorte d'alliance quelques minutes plus tôt (ça effaçait pas les autres trucs qu'il avait volontairement réalisé dans le passé).
- Mais va te faire enculer bien profondément avec tes remarques bidons enfourné, Cracha Ale, en le poussant de ses deux mains, le faisant logiquement reculer. On a absolument rien à attendre de ta part, sonar.
- C'est magnifique : Deux insultes dans la même phrase. T'iras très loin, toi...
- Ale putain de merde mais arrêtes de faire le con ! Cracha Nick, en attrapant le poing de son frère avant qu'il n'aille s'écraser avec grâce sur sa face.
- LAISSE MOI LE BUTER !!!!!
- J'ai fait quelque chose de mal ? Interrogea Connor, à l'intention des deux frères (du reste du groupe aussi) avant de se faire royalement couper par le plus âgé des Blavatsky.
- Ferme ta gueule Connor ça ira à tout le monde.
Au moins, ça avait le mérite d'être direct.
- Mais j'ai juste expliqué à ton frère à quel point il pouvait être con, parfois. Ça lui ferait pas de mal une petite prise de conscience. Vraiment. Soupira Connor, faussement embêté alors qu'il s'empêchait vraiment d'éclater de rire face à l'état de rage dans lequel il avait réussit à mettre Ale.
- J'VAIS LE BUTER LA !
- Tu vas surtout arrêter de te débattre. Grommela Nick, en essayant de le contenir comme il le pouvait, manquant de se faire bien frapper au passage.
- Je t'aime aussi Alexander. Susurra Connor, en y mettant bien le ton, sourire mielleux et exagéré bien calé sur ses lèvres.
- VA TE FAIRE BOUFFER PAR DES PUTAINS DE ZOMBIES ! S'écria Ale, en serrant les poings. VA TE FAIRE TUER VOILA !
- Ça te dirait pas de dégager un instant ? Lança Nick, encore à l'intention du tatoué, bien lassé dans la limite du possible.
- Avec plaisir, mais faudrait qu'il me présente des excuses, quand même. Fit Connor, bourré de sarcasme en lui-même. J'veux dire, ça va loin, pour une simple petite question. Il adorait le faire chier. Vraiment. Pas Nick, mais Ale. Parce que quand même, ce mec avait abandonné Ally, et ça, il l'avait dans le creux de la gorge. Certes, il était le genre de gars à toujours mettre la rancœur de côté et à ne jamais s'énerver, mais là, pour le coup, il voulait simplement le titiller un peu. Rien de bien méchant.
- VA TE FAIRE ENCULER J'TE DIS ! Hurla Ale.
Et visiblement, ça fonctionnait très bien.



RE: Farewell † [rpg] - Agou - 08-07-2014

Combien de temps il aurait pu continuer à se voiler la face ? A ignorer les faits dans leur parfaite évidence ? A poursuivre ses conneries, à faire chier le premier venu, juste pour ne pas poser les yeux sur ce qu'il ne voulait pas voir ? Assurément, très longtemps. Raphaël était comme ça. Néanmoins, lorsqu'il entendit le son de sa voix, il ne put s'empêcher de tourner la tête vers la silhouette qui se dessinait sur le pas de la porte, quand bien même il se savait incapable de tenir le contact visuel.
Il savait que c'était Jude.
Il le savait depuis le début.
Et il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas, parce qu'il se sentait beaucoup trop coupable, beaucoup trop responsable. Il aurait du virer Drake hors de l'appartement à ce moment-là. Il aurait du faire n'importe quoi, pourvu que ça l'éloigne de son frère. Mais il s'était contenté de le regarder, trop secoué, puis finir par lui cracher dessus et manquer de se jeter sur lui, sans aucune retenue. La vérité, c'était qu'il avait été inutile. Et puéril. Il avait cru que Jude n'appartenait pas à Drake, mais visiblement il se soumettait lui-même à cette espèce de règle malsaine, comme si il n'avait jamais rien vécu d'autre de mémorable dans sa vie que les liens de parenté. Comme si au fond, le reste n'avait jamais eu aucune importance.
Et pourtant, il avait essayé, lui.
Le faire sortir de sa tête, pendant cinq ans, il avait quand même pas mal réussi son coup.
Il avait essayé.
Il avait juste totalement foiré.
Et il ne se l'était jamais pardonné. Alors non, il ne resterait pas là, plus maintenant. Il se haïssait, putain, il se haïssait déjà suffisamment, il ne voulait pas se donner encore plus de raisons de se foutre en l'air. Et ce fut dans un geste presque mécanique qu'il se redressa, se releva, en voyant le tatoué partir avec Léo dans une autre pièce, sans un seul regard. Quelque chose se recroquevilla profondément en lui, et il secoua la tête, incapable de rester stable, incapable de ne rien faire, alors qu'une dispute éclatait, et que certains protestaient. Et Nate ? Il était où, Nate, bordel ? Il n'en savait foutrement rien, pour changer. Un regard vers Pandora, un autre vers Ale, et il finit par aviser Lexi, dans un coin.
Cette nana était leur foutue ennemie, elle avait des choses à leur dire, et personne n'avait encore pris la peine de s'y intéresser, visiblement. Génial, il avait toujours rêvé d'opérer un interrogatoire musclé, ne serait-ce qu'une fois dans sa vie. Ça l'occuperait, le temps d'oublier toutes ces conneries, parce qu'il ne voulait plus rien savoir. Plus rien.
- J'peux savoir pourquoi on lui a encore rien demandé, à cette fille ? C'est une putain de chasseuse, les mecs. On est censé lui soutirer des infos, au cas où quelqu'un aurait oublié la raison de sa présence parmi nous, fit-il remarquer, en se relevant totalement, pour regarder Côme. Il avait de l'expérience, lui. Il avait du faire ce genre de trucs plein de fois dans sa vie. Ramène-toi, Anderson, je vais avoir besoin de ton aide. Il lui attrapa le bras et l'aida à se relever, avant de se tourner vers Lexi, qu'il jaugea d'un coup d'oeil, bien plus froid, moins personnel également. En ignorant les hurlements de rage de Blavatsky numéro deux derrière, il l'emmena légèrement à part et fit un signe de tête à Côme. Le temps qu'elle daigne s'asseoir sur une caisse quelconque, il prit la parole à nouveau, emmerdant royalement le protocole et toutes les règles inventées sur les interrogatoires jusqu'à présent. Ok, bon, t'es pas ici pour apprécier nos aventures à la rambo et nos crises passagères, et en fait je crois que je t'apprends rien, m'enfin. Ce serait cool de te trouver une réelle utilité, quand même. T'en penses quoi ? Demanda-t-il une fois installé sur un vieux tonneau, juste en face d'elle, mais en direction de son nouvel ami. Et d'un geste, il lui laissa l'honneur de commencer.
Avec une précision, quand même.
- Ouais, je dois être le plus gros abruti de ce putain de groupe, si jamais tu te poses la question, et j'avoue que j'ai franchement la flemme de pas organiser ça à l'arrache, mais ne pas prendre de pincettes avec une connerie pareille ne veut pas dire pour autant que j'ai pas d'expérience dans le domaine, pour info. L'informa-t-il, neutre, sans pour autant jouer la carte du méchant intimidant. Juste histoire de lui faire clairement comprendre qu'il n'était pas d'humeur à prendre des remarques sarcastiques pour son compte si jamais l'envie lui prenait d'ouvrir soudainement sa gueule pour autre chose que les réponses qu'ils attendaient, parce qu'il aurait franchement du mal à prendre en pitié cette gamine fouteuse de merde, quand bien même elle lui servait de distraction du moment.
Franchement.

Ils étaient maudits. Vraiment. Mais Connor était surtout très con.
Ally regarda un bref instant l'engueulade éclater, avant de s'avancer vers eux trois, se retenant fortement de ne pas se frapper la tête contre un mur. Elle avait bien vu l'effet que l'entrée de Jude avait crée dans la pièce, et elle se doutait bien que les choses ne se passeraient pas comme elle avait pu l'espérer, mais là ça dépassait largement les limites de l'entendement, parce que Connor provoquait ouvertement Ale. Pour trois fois rien, en plus.
Elle n'allait pas les laisser se taper dessus sous prétexte qu'il aimait bien tester les nerfs de son copain.
- STOP PUTAIN ! Elle s"interposa entre les deux, bénissant intérieurement Nick qui arrivait à contenir son frère (ce qui constituait un exploit, en soi), et les détailla un instant. C'est quoi, votre problème, cette fois ? Sérieusement ? La brune soupira, et se tourna vers Ale, qui avait l'air vraiment hors de lui. Elle le connaissait beaucoup trop pour avoir peur de lui, à cet instant précis, et il n'oserait certainement pas se jeter sur elle dans le simple but d'atteindre Connor (ou du moins elle l'espérait fortement). N'empêche que c'était assez impressionnant. Tu sais quoi ? C'était un peu mignon, ce que tu viens de faire, mais franchement, Ale, c'était pas si utile que ça. Juste... calme-toi, ok ? Demanda-t-elle en levant les paumes vers le ciel, calmement, parce que ça ne servirait à rien de l'engueuler, elle le savait parfaitement. Et aussi parce qu'elle aimait bien reprendre ses paroles pour le taquiner (et non pas le faire chier comme un certain guitariste de sa connaissance). Et toi, elle se détourna pour attraper l'aîné Bass par le poignet, subitement moins calme pour planter son regard dans le sien. Toi, tu la fermes et tu me suis.
Il n'en fallut pas plus pour l'entraîner dehors, dans un endroit relativement calme, à l'abri de la pluie, et finir par le lâcher et se retourner vers lui. Les bras croisés sur sa poitrine, sourcils froncés, elle balaya les alentours du regard avant de se focaliser sur le brun. Et le fait qu'il fasse deux têtes de plus qu'elle ne l'empêchait pas de le traiter comme un gosse à l'instant précis, parce qu'elle devait bien le faire à un moment ou à un autre.
- Je peux savoir à quoi tu joues, Connor ? T'attends quoi de lui, honnêtement ? Tu sais qu'il est à cran, et t'en profites pour le provoquer, c'est juste carrément stupide, t'as plus huit ans, merde. Second soupir. Elle passa une main sur son visage. Ale est impulsif, et un jour il te cassera sérieusement la gueule. C'est ça, le problème ; Nick sera pas toujours là pour le contenir, et je vais pas m'amuser à vous séparer toute ma vie, non plus. Et elle n'avait pas envie d'avoir à prendre le parti de l'un ou de l'autre à chaque dispute, surtout au moment où elle se réconciliait avec son copain. D'accord, Ale était vif de nature, mais c'était aussi pour ça qu'elle l'aimait, et ça ne l'avait jamais dérangé, parce que ça faisait partie intégrante de son caractère. Seulement, leurs nerfs étaient mis à rude épreuve en ce moment, et si seulement Connor avait pu ne pas les tester à ce moment précis, tout se serait bien passé. On dirait un gosse, et je suis pas ta mère : j'ai franchement pas envie de te faire la morale maintenant. Sauf qu'il faut que t'arrêtes deux secondes tes conneries, surtout à propos de ce sujet là. T'es au courant qu'il va me falloir au moins six mois pour qu'il me reparle ? De vrais gamins. Elle n'arrivait pas à l'engueuler, à vrai dire. C'était pas crédible. Ally n'était pas faite pour donner des leçons, et il s'en foutrait sûrement, dans tous les cas. Ça lui passerait au-dessus de la tête, parce que le frère Bass n'était pas du genre à prendre les choses au sérieux, voilà exactement pourquoi elle essayait de l'éduquer en pleine nuit, alors qu'il pleuvait, et que la situation à l'intérieur semblait dégénérer de tous les côtés. Néanmoins, un léger sourire étira ses lèvres alors qu'elle s'asseyait sur un muret. Tu es un enfant, Connor Bass. Et moi je suis fatiguée d'avoir à me battre avec tout le monde. Alors je vais devoir te gronder combien de temps, dis-moi, pour que tu te prennes en main tout seul, hein ?



RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 08-07-2014

Lorsqu'enfin, on osa daigner poser l'attention sur elle (au milieu de leurs disputes), Lexi se redressa un peu à contre-coeur, pour suivre le gars qui l'attirait visiblement avec toute sa motivation, à l'intérieur d'une pièce adjacente. Et qui l'asseyait sur une chaise (c'était confortable, les interrogatoires, chez eux). Lexi aurait très bien pu, donc, tirer une gueule particulièrement blasée, et faire en sorte de se tenir assez maladroitement face à son interlocuteur, seulement ce fut l'autre mec qu'apporta le brun, à l'intérieur de la pièce, qui la fit réaliser alors, la merde dans laquelle elle se trouvait.
Ce gars ressemblait à Côme Anderson. Côme Anderson : Le bras droit de James Greyson, soit le taré qui avait foutu en dictature un pays entier avant de disparaître mystérieusement dans la savane. En somme, donc, on devait l'avoir tiré (oui parce qu'il semblait pas y mettre beaucoup de cœur le pauvre) ici pour l'interroger, elle. Et c'était pas con, comme technique, parce que si Lexi était pas une faible, elle aurait sûrement pas le courage de tenir tête à ce putain de boucher sur pattes (on disait qu'il en avait torturé plus d'un, en particulier des rebelles). Qu'est-ce qu'il foutait ici, par contre ? Ça, ça avait pas de sens. Putain. Trop de choses avaient plus de sens, depuis un moment. Elle avait l'impression que cette histoire de Bass la dépassait largement, et ça, c'était une très mauvaise nouvelle.
Un gros blanc suivit le dernier speech du premier brun. Il avait l'air énervé : Elle pouvait comprendre.
- Du calme, du calme. Je suis pas ici pour vous, de toute façon, mais pour les deux Bass, là-bas, Répondit-elle, en pointant du menton, la salle d'à côté. Et quelque chose me dit que vous savez aussi bien que moi pourquoi. Cette interrogatoire est pas très utile, au final. Constata-t-elle, bien consciente que détourner l'attention du véritable sujet de sa venue par ici, était une bonne technique, pour éviter les questions.
Côme avisa Raph, puis la fille, pour s'asseoir à son tour juste en face d'elle. Il connaissait les chasseurs, enfin, il avait bien assez entendu parler d'eux, et ces derniers disaient n'appartenir à aucun camp véritable, depuis leur apparition dans le pays. Parfois on leur demandait de l'aide, d'autrefois de simple renseignement. Il savait que ces derniers n'avaient pas vraiment de "maison", et qu'on pouvait les acheter très facilement. Et vu comment cette fille le regardait, elle avait deviné qui il était, ce qui faciliterait peut-être la tâche.
- Combien tu veux pour me parler de ce que vous savez sur les Bass ? Et pour savoir pourquoi vous les recherchez ? Balança Côme, sans chercher à répondre à ce qu'elle disait : Perte de temps. Il était plus trop à l'aise dans ce genre de domaine, mais bon, l'expérience se récupérait petit à petit. Il arriverait bien à la faire craquer, de toute façon. C'était pas sa loyauté qui lui faisait peur : Visiblement, elle n'était pas bien dure à acheter.
- Depuis quand est-ce que tu travailles pour eux, "Côme Anderson" ? Interrogea Lexi, en esquissant un sourire pour froncer les sourcils et s'adosser à sa chaise, les bras croisés, visiblement très intéressée. Je veux dire, t'étais bien le premier à leur courir après, y'a de cela même pas quelques mois. Elle haussa les épaules. C'est du beau retournement de veste qu'on a là.
- Cents pièces ? Continua le blond, en les faisant glisser devant elle. Pas besoin de répondre, pas besoin de répondre, pas besoin de répondre. Oui, il avait rejoins la cause adverse, oui, c'était bizarre, et oui, son ego en avait un peu pris un coup, mais c'était ainsi (et c'était bizarre). Et puis y'avait Petra alors pas besoin de chercher à comprendre pourquoi il l'avait fait ça suffisait largement à justifier ses actes.
- Cent pièces ? Lexi sembla réfléchir l'espace de quelques secondes. Ok, ok. Va pour les cents pièces. Elle se redressa un peu, attrapa ce qu'il avait fait glisser jusqu'à elle, dans un soupire, avant de reprendre, plus sérieusement. Bon, en gros c'est un job qu'on nous a refilé. L'ordre vient d'Europe, et visiblement, y'a des gens qui portent leur intérêt sur les Bass, de ce côté du continent. Et ils payent très, très, très, très bien. Donc évidemment, vous vous étonnez qu'on est à plusieurs sur l'avis de recherche. En gros, je pense qu'ils ont fait en sorte d'attiser la curiosité d'assez de personnes pour rassembler les fidèles, aussi, parce que... Mais la brune s'arrêta, avant d'esquisser un petit sourire. Un sourire plein de malice, c'était drôle, en somme, de faire chier Côme Anderson. En gros, elle savait bien que certains membres de son groupe à elle, par exemple Marla, prévoyait carrément de rejoindre le camp européen. Alors si il était question de fidèle, elle en était pas certaine, mais bon, passer un certains temps du côté d'une secte, on finissait toujours par devenir taré.
- Pourquoi tu t'arrêtes ? Lâcha Côme, en la fixant toujours impassiblement, même si elle rigolait pas mal, pour quelqu'un qui faisait face à un interrogatoire.
- Si tu veux en entendre plus, c'est cents pièces de plus. Affirma Lexi, en se mordant les lèvres pour ne pas éclater de rire. Son attention dériva sur le brun, et elle se demanda vraiment si il était énervé à cause d'elle ou à cause de son pote. Tout lui disait que quelque chose s'était passé du côté des disputes de leur foutu groupe, alors bon, la réponse s'imposait d'elle même. Il était pas à cran à cause de son attitude, plutôt à cause de leurs problèmes. Mais enfin : Elle était un peu responsable de leurs problèmes.
Donc ça arrangeait pas trop les choses, en somme.

Ce que Connor avait plus ou moins compris, de l'intervention d'Ally, c'est qu'elle se comportait un peu comme sa maman, là, et qu'elle était toute mimi à essayer de lui faire une petite leçon de morale sur ce qui était bien et ce qui était pas trop bien. En fait, quand ils quittèrent le bâtiment, il lança un bref "On va faire des enfants t'inquiètes Ale !" très provocateur, qui dans le fond, servait juste à enfoncer le couteau dans la plaie, mais enfin, c'était drôle, et après tout : Il l'avait insulté ce con.
- Bah je sais pas mais... Avoue que c'était drôle, quand même. S'entendit-il dire, un petit sourire en coin peint sur les lèvres, avant qu'il ne pousse un soupire et n'éclate de rire, en haussant les épaules, et en s'appuyant à un muret à côté. D'accord, d'accord, je suis désolé d'être un "enfant" Ally, mais il l'a cherché un peu quand même. Assura Connor, tout sourire. Et puis c'est lui qui a pété son câble pour rien. Le tatoué se rendit alors compte qu'il avait pas vraiment eu de discussion comme ça avec elle depuis... Allez, depuis l'épisode : "Europe", et en somme, ça les avait pas lâché jusque là. Désolé, hein. Et si il donnait l'impression de s'excuser que pour ces conneries, beaucoup d'autre choses qu'il avait inconsciemment ou pas, entraîné étaient à excuser.

- C'est bon, t'es calmé ? Soupira Nick, en lâchant son frère, qui les poings serré, alla taper dans un truc au hasard, une sorte de vieille poubelle disposée là au bon endroit au bon moment. T'avais pas besoin de gueuler comme un malade, Ale. Ignore juste et...
- Et je le laisse insinuer des trucs tranquillement en foutant la merde ?! Après tout c'est de leur faute si on en est là aujourd'hui ! Assura Ale, dans un sourire ironique, pour passer une main dans ses cheveux, et tenter de se calmer. Nate était au bord de la crise de nerf, aussi. Son meilleur pote en chiait à cause de Jude Sheridan, et Connor avait le culot de lui dire de la fermer ?!
- Non c'est pas de leur faute, Répondit calmement Nick, en reprenant ce qu'il disait, pour s'asseoir sur des cartons, à l'arrache. Sans eux on serait déjà mort. Et heureusement qu'Ally nous a dit de les rejoindre, sinon se serait encore pire. Alors arrête de faire le con.
- Ouais, fin Ally a eu cette idée parce que pendant dix putains d'années elle se tapait ce mec et... Puis y'a eu Caden, tu crois que j'suis censé faire quoi moi maintenant ? Je vais pas le supporter tout le temps, c'est pas possible là. Articula Ale, en posant sa tête dans ses mains pour pousser un très long soupire. Son propre fils le reconnaissait pas. Il pouvait pas s'empêcher d'en vouloir à Connor, quand bien même c'était pas justifié, pour la simple et bonne raison qu'il avait l'impression qu'il avait récupéré sa place dans la vie d'Ally, et qu'il pourrait jamais vraiment la récupérer. Et c'était même pas une question de récupérer sa place, mais de plus avoir l'impression d'avoir foutu en l'air chacune de leurs existences pour des prétextes bidons, parce qu'il était encore qu'un gamin, quand Estbury avait disparu, et qu'il avait rien trouvé d'autre qu'abandonner son frère, sa copine, sa propre fille, parce qu'il avait pas eu les coquilles de supporter ce qui leur tombait dessus. T'as faillit crever toi aussi. Putain.
- Mais non, j'suis pas mort, Rétorqua Nick, avant de se lever pour s'asseoir à côté de lui et passer un bras autour de ses épaules. Et puis on a tous fait des erreurs y'a cinq ans. T'es pas le seule, je pense qu'Ally l'a compris. Assura Nick, à son frère, dans un léger sourire réconfortant. T'étais pas un gamin, t'as juste pas supporter la pression, et n'importe qui aurait craqué à ta place. N'importe qui, même moi, regardes où j'en étais à l'époque.
- Mais toi t'étais à la tête d'un pays, abruti. Répliqua Ale, dans un sourire amusé, en redressant le visage vers son frère, pour se rendre compte qu'ils s'éloignaient souvent, mais qu'à chaque fois que c'était le cas, ils se retrouvaient comme avant. Comme lorsque Nick avait dix-neuf ans à peine, et lui dix-sept.
- Ça faisait pas de moi quelqu'un de courageux. Rétorqua Nick, dans un éclat de rire. T'as une famille, maintenant, Ale. Profites de ça, et arrêtes de te lamenter sur ce que t'as fait. C'est le plus important.



RE: Farewell † [rpg] - Aeoverse - 08-07-2014

Deux solutions : soit cette femme était le démon, soit c’était une déesse.
Et s’il en croyait ce que lui suggéraient ses mains, posées sur sa poitrine tiède, lui transmettant même les battements de son cœur à travers l’étoffe ridiculement fine, Till aurait plutôt penché pour la deuxième solution. Après tout, il était très largement ouvert d’esprit, pas de quoi être dérangé par la conduite de Jill. Et puis ça aurait été malpoli de décliner. Il comptait rester à l’abri dans ce placard, il fallait bien faire quelques concessions. Ainsi Till se justifiait-il, tandis que ses doigts se refermaient sur l’avenante anatomie de la blonde. Sans qu’il en ait conscience, sa respiration se fit plus rauque. Il releva les yeux vers le visage de Jill, toujours empreint d’hésitations, la voix mal assurée.
-Je sais pas si je saurais… Commença-t-il.
A la vérité, le brave Till Eulenspiegel, du haut de ses dix-huit ans bien tassés, était aussi vierge que Marie elle-même. Ce n’était pas que sa bouille germanique dégoutait ou rebutait les demoiselles de son âge –ses pommettes hautes et ses yeux clairs avaient toujours eu un semblant de succès chez la gent féminine-, mais il avait franchement eu autre chose à penser depuis l’âge de ses premiers émois mâles.
Si on écartait une ou deux pipes avortées de Chasseuses nymphomanes attirées par ses allures juvéniles, c’était la première fois qu’il était aussi proche d’une femme. Et il s’agissait de Jill Foster. De quoi mettre la pression au plus serein de puceaux.

Jill n’eut que plus de désir à faire passer sous ses mains divines le petit blondinet, lorsqu’elle comprit de quelle branche il était originel. Non pas qu’elle soit emprunte d’inclination prononcée pour les trempes infantiles habituellement, -c’était interminable et sans-goût-, mais l’état anormalement convulsif dans lequel elle s’était retrouvée quelques minutes plus tôt était un facteur important de ce basculement soudain. Concrètement, elle n’avait qu’une envie de contrôler un peu la situation, et un brave garçon comme Till l’était était un moyen de rattraper cette frustration. Les temps actuels n’avaient pas permis à la blonde d’user comme il se devait de ses charmes féminins (extrêmement aguicheurs, il en convenait), et qu’il s’agissait d’un pouvoir qui lui manquait terriblement ; Jill se délectait de se sentir tant désirée. D’autant plus que le blond était loin d’être le plus rebutant des hommes, et ses traits faciaux avaient peut-être même certains agréments singuliers que Jill se voyait particulièrement bien posséder entièrement l’espace de quelques minutes. Et les hésitations qu’il semblait mener n’enlevaient en rien à cet attrait.
-Savoir quoi ? Fit-elle finalement, se décidant à briser les quelques longues secondes de silence où chacun d’eux deux avaient pu entendre s’accentuer la respiration de l’autre. Cela était un détail qui avait autant d’importance que les secousses prochaines. Si tu réfléchis, tu ne profites pas, continua-t-elle en longs susurrements dans le creux de son oreille. C’est presque vexant tu sais.
Et comme pour provoquer les méninges encore trop passifs à son goût du petit Allemand, Jill détacha ses mains des siennes (maintenant qu’elle l’avait guidé dans les bases, il faisait ce dont il avait envie), et pressa vigoureusement ses doigts contre la nuque du blond. Quelques secondes encore s’écoulèrent lentement, et leurs lèvres entrèrent en contact doucement, pour finir par littéralement se fondre ensemble dans un langoureux baiser.


RE: Farewell † [rpg] - Agou - 08-07-2014

- C'était pas drôle, idiot, d'autant plus que j'aime pas le voir énervé. Non, en fait, je déteste carrément ça, mais toi tu le fais très bien, et voilà où on en est. Elle le regarda rire et secoua la tête, faussement exaspérée, alors qu'un sourire étirait quand mêmes ses lèvres. Il était infernal, vraiment, mais elle était incapable de le détester. Même si il venait de faire enrager Ale, et que ça ne lui plaisait pas du tout. Arrête, il t'avait rien fait, tu te cherches juste des excuses parce que tu sais que t'es coupable, et j'espère bien que tu culpabilises, d'ailleurs. Ou que tu vas me promettre de plus jamais recommencer, assura-t-elle gaiement en balançant tranquillement ses jambes au-dessus du sol, calée sur son muret, pour poser son regard sur lui. Ok, je te pardonne parce que c'est toi, mais t'es quand même un sale gosse, Connor. Elle passa une main dans ses cheveux encore humides, et de longues secondes s'écoulèrent dans un silence total, à peine brisé par la pluie qui martelait le toit et leur semblant d'abri. Elle aurait pu dire n'importe quoi, éclater de rire, et continuer à parler en réfléchissant à comment elle s'y prendrait pour qu'Ale ne la déteste pas jusqu'à la fin de ses jours, mais elle n'y arrivait pas. Parce que son "désolé" sonnait un peu comme une attente, quand bien même ça parlait d'une dispute débile entre lui et son copain.
Elle, elle ne s'était pas excusée. Et pourtant elle aurait du le faire au moins un milliard de fois, parce qu'elle s'était conduite avec les Bass comme la pire des Pénélopes, ces derniers temps. Encore plus mauvaise que Jill - et le mot était affreusement faible. C'était stupide. Elle avait vécu cinq ans avec eux, de quoi est-ce qu'elle avait peur ? Le problème était là : elle avait tout planté pour des conneries. Et elle les aimait franchement, elle tenait beaucoup trop aux deux frères pour juste faire comme si tout ça n'avait pas existé.
Connor, lui, n'avait pas l'air de tellement s'en soucier. Il pardonnait facilement, et il ne se prenait pas la tête avec ce genre de conneries. Mais K, c'était différent ; surtout après ce qu'elle lui avait dit. Elle ne savait même pas si elle arriverait à se rattraper un jour, à ce stade.
Au final, elle devait se rattraper avec Ale, puis les Bass, et certainement encore la moitié de la planète. Dans un sens, ça voulait dire ce que ça voulait dire - elle avait été vraiment insupportable ces derniers jours - et ça n'avait rien de réjouissant. Ouvrir les yeux sur soi-même était parfois terrifiant.
- Moi aussi, j'suis désolée. Vraiment. Pour tout. Finit par avouer la brune avec un sourire un peu gêné, avant de reporter son regard sur ses doigts, en ajoutant un peu plus légèrement. On dirait que t'es pas le seul à faire des conneries, hein ?

Ça commençait à devenir intéressant. Quand bien même elle ne se privait pas pour faire des remarques absolument inutiles qui tombaient visiblement dans le vide, et que la coopération leur revenait dans le cul, ça promettait. Elle avait des choses à leur apprendre, quand bien même elle semblait vouloir dire le contraire. Mais à cent pièces la réponse, elle était un peu en train de se foutre de leur gueule.
... Putain, elle était maligne.
- Apparemment, tu le connais bien, non ? T'as du entendre parler de lui plein de fois - l'impitoyable Côme Anderson. Ce genre de trucs. Le brun esquissa un sourire railleur, sans joie, vide de sens. A son image, visiblement. Il a peut-être "retourné sa veste", mais je suis sûr qu'il lui reste quelques souvenirs de son ancien boulot. Oh, parce que crois-moi, j'ai déjà été aux premières loges, et c'est quelque chose d'absolument dingue, les cellules de James Greyson. Les manières de son bras-droit, aussi. A vrai dire, il n'avait peut-être jamais trop croisé Anderson, durant son séjour là-bas, mais elle n'était pas en mesure de le savoir. Et lui non plus, étant donné la vivacité de ses souvenirs englués de drogue. Néanmoins, il sentit un malaise s'installer en lui lorsqu'il regarda Côme, et qu'il s'excusa intérieurement pour faire allusion à son passé. Un peu comme lorsqu'il songea à la personne qui avait été à ses côtés durant cette période. Tu dois la connaître, la fameuse histoire de l’œil de Jude Sheridan ? De l'acide. Greyson lui avait injecté de l'acide, à un mètre de nous. J'y étais. Et lui... Lui il a apporté cette foutue seringue. Il a maintenu Sheridan. Il s'en est occupé. Faux. Mais quelle importance ? Son expression ne le trahirait pas. Et personne d'autre que Pandora, Petra, Jude et lui n'y avaient été. Alors je suis sûr qu'il pourrait ressortir ses vieilles habitudes, et faire dans l'originalité, cette fois encore. En réalité, je prône pas la violence, et ça me ferait pas vraiment plaisir, mais... On est plus à ça près, mh ? Il haussa les épaules, ne préférant pas prendre cette affaire trop à cœur non plus. Et assurément dans un état second. Dans tous les cas, il ne prévoyait pas de rendre borgne Lexi, ni de balancer des menaces infondées dans le vide, mais ça avait quelque chose de rassurant, de pouvoir mettre quelques petits détails au clair. Alors, je suis également sûr que pour bien moins de cent pièces, tu pourrais nous raconter la suite de ton histoire, miss. Parce que j'en ai peut-être pas l'air, mais ça m'intéresse énormément. Et Raphaël passa une main sur son visage, lentement, sans trop savoir où il en était.
Ne pas penser à Jude.
Ne pas penser à ce qu'il venait de faire de Côme.
Ne pas penser à ce qu'il avait dit.
Il était désolé, putain.