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Farewell † [rpg] - Version imprimable +- Forum de la Cartoonerie (https://forum.lacartoonerie.com) +-- Forum : Les cartooneurs parlent aux cartooneurs (https://forum.lacartoonerie.com/forumdisplay.php?fid=22) +--- Forum : Jeux en pagaille (https://forum.lacartoonerie.com/forumdisplay.php?fid=27)+---- Forum : Role Play (RP) (https://forum.lacartoonerie.com/forumdisplay.php?fid=35) +---- Sujet : Farewell † [rpg] (/showthread.php?tid=13) |
RE: Farewell † [rpg] - Aeoverse - 03-07-2014 Pour autant qu'il lui souvienne, Jill n'avait jamais donné en spectacle ses relents de colère avec autant de je-m'en-foutisme quant à l'image qu'elle pouvait refléter. Et quelle image que celle d'une acariâtre prête littéralement à vous briser les os des doigts si, ô grande infortune, ses yeux noirs de haine croisaient les vôtres. Ceci étant dit, jamais non plus elle n'avait eu à exposé publiquement tant d'aversion, de-là même à radicalement injecter son venin de par le déchaînement physique, puisqu'il s'agissait d'un don fâcheux que seule cette saleté de gamine Weaver possédait, que de l'écho de sa voix dans ses oreilles venait exacerber son irritation (révélée déjà par les cataclysmes actuels, c'était un fait notable). Sans doute aurait-elle d'ailleurs pu continuer des heures durant cette guerre de poings qui n'en finissait pas de purger ses peines, à échanger d'innombrables brutalités dans leurs deux corps présentement déjà meurtris et à purement empaler sa supériorité dans le faciès de cette rate, qu'elle assimile enfin son rang de lécheuse d'égouts. Ce n'était pas un soulagement, que de pouvoir enfin extérioriser toutes ses rancœurs à travers les coups infligés à Ally, il s'agissait là de l'orgasme d'une vie (quoi qu'elle se rappelle bien d'un autre, mais il remontait à plus d'une décennie). Mais il était évident que chaque bonne chose ne durait hélas pas éternellement, et tandis qu'elle s'apprêtait à donner une ultime estocade correctement placée dans les côtes de sa rivale, en espérant la voir ainsi abattue au sol en état à semi-volontaire de soumission, elle sentit une force la décoller du parterre. Et de l'empêcher d'objectiver une nouvelle fois tout le mépris virulent que lui inspirait la brune, Jill se retrouvait dans une position particulièrement ingrate, écrasée vulgairement contre l'épaule d'un homme (expérimentée dans le domaine de la tacticité et capable de définir le genre d'un corps d'un simple effleurement du doigt, voici Jill La Gourgandine). La surprise l'arrêta dans l'action un premier temps, mais elle entreprit bien vite de s'adonner à des activités de gesticulations peu élégantes afin de se sortir des bras qui la maintenaient en l'air et pouvoir s'adorer des nouveaux coups qu'elle porterait sur Ally. À plus forte raison qu'elle venait de saisir l'identité du malfrat qui osait la traiter aussi grossièrement, à force des gueulantes qu'il proférait trop près de ses tympans. Était-ce de famille, cette façon d'être aussi importun ? Katharina Bass venait de faire une glorieuse entrée dans la catégorie des sujets irritants. Aussi, lorsque, abruptement, il la jeta dans un minuscule cagibi que seule une légère fracture dans la porte n'éclairait pour l'y enfermer rigoureusement, ce ne fut dans un état que plus frénétique que Jill demeura. Et de frapper contre la porte de toute la force qu'il lui restait, il n'aurait pas sa foutue paix. -OUVRE ! Hurlait-elle en continu, s'essayant, tantôt à faire tomber la porte de ces ridicules heurts, tantôt à défier la force du frère Bass en forçant la poignée. -ABRUTI DE BASS, OUVRE-MOI CETTE PORTE !!! RE: Farewell † [rpg] - colory - 03-07-2014 /!\ ATTENTION speech de motivation /!\ Pandora sentit tout le poids de Nate, sa colère et sa souffrance s’effondrer sur ses épaules. Elle l’enlaça avec ses petits bras et le serra contre elle. - On est pas condamnés, Nate. Ca fait plus de 15ans que cette merde nous est tombé dessus. On croyait tous qu’on allait y passer, et regarde où on en est aujourd’hui. Elle le mit en face d’elle et le regarda dans les yeux. On est toujours tous ensemble. On s’est toujours battus pour avoir une vie décente, c’est pas maintenant qu’on va tout ruiner. T’as lâché l’affaire? Très bien. Agis comme tel. Elle soupira. On a tous voulu en finir à un moment ou à un autre, on est tous passés pas des périodes difficiles. Très difficiles. Oublie pas qu’on est là pour toi. RE: Farewell † [rpg] - Xuu - 03-07-2014 Jude écouta Ally parler sans piper mot, n'osant pas l'interrompre. Ses pupilles se firent sottement fuyantes, lorsqu'elle évoqua les séquelles que Drake avait naturellement laissé à tout le groupe. Combien il aurait donné, pour racheter les fautes de son frère ! Seulement, il y avait des choses que l'on n'expiait pas. Les crimes de Drake en faisaient partie intégrante. Il le savait. Néanmoins, une chaleur rassurante vint desserrer progressivement l'étau qui tenait sa gorge liée, tandis qu'elle parlait. C'était une version tellement idéale, tellement parfaite de ce qu'il souhaitait entendre, une version si idyllique qu'il se demanda un instant si Ally n'était pas tout droit sorti de ses rêves. Mais à l'improviste, elle passa ses bras fins autour de lui, et alors, il sut qu'il ne dormait pas. Il demeura un instant statique, ne sachant quelle attitude adopter face à la personne qui venait de lui énoncer avec simplicité, mot pour mot ce qu'il n'osait pas se formuler à lui même. La pluie battait autour d'eux, trempant leurs cheveux et leur visage d'avalanches froides. Ils semblaient bien vulnérables, tous les deux, là, perdu en pleine apocalypse, au milieu de la campagne, des zombies, des mercenaires, et trempés jusqu'à l'os. Pourtant, Jude n'avait pas froid. Il renifla une seconde, un peu ébranlé, et enfin, passa une main dans les cheveux humides d'Ally, pour lui en dégager le visage. Qui l'aurait cru ? Il se souvenait l'avoir haïs, au commencement. Combien de choses avaient changé, depuis cette époque ? Qu'est-ce qu'il avait pu être con. Le roi des cons, un champion d'ordre mondial. Il se serait giflé. -Merci Ally, lui souffla-t-il entre deux bourrasques, la voix étrangement tremblante. Et finalement, il lui rendit son étreinte, ses bras emprisonnant son cou, son visage contre sa joue. Perdus en pleine apocalypse, lui déchiré entre deux sommets, mais presque serein, ainsi naïvement enlacé. -C'est toi la plus mignonne, il ajouta bêtement, peu apte à faire acte de plus de pertinence. Mais il était sincère, et du fond de sa gorge, sa voix encore chevrotante en témoignait. Il savait cet instant de trêve tranquille être éphémère, aussi fit-il durer leur étreinte autant que possible. Et lorsqu'il s'écarta finalement, essayant avec grand mal de ne pas paraître ému, il embrassa sa joue. -T'es la plus mignonne., répéta-t-il, ses bras ceinturant toujours son cou fin. Il hésita une seconde, terrorisé d'en demander trop, mais à la tranquillité succédait toujours la réalité. Il ne l'avait jamais autant redouté, mais lui laissait-on le choix ? -'Faut vraiment que je parle aux autres..., il articula, comme une supplication. Qu'il parle à Nate, qu'il voit son fils, qu'il s'excuse auprès de tous ceux qu'il décevait : il avait vécu avec Drake, une partie de lui était morte avec Drake, une partie de lui mourrait sans doute avec lui. Il ne pouvait pas y réchapper. K était obstinément adossé à la porte de la remise, bras croisés, narines retroussées et mâchoire crispée, pendant que l'autre bimbo tabassait la pauvre planche de bois comme une bûcheronne. Très classe, pour Lady pète-sec. -PARLE MIEUX, SALE POUILLEUSE !, mugit-il. De toute sa vie, K n'avait jamais autant ressemblé à un buffle. Et d'autant plus en voyant Ally se tirer du hangar comme si elle allait cracher du feu. Eh, oh, l'un dans l'autre, il l'avait aidé, un "merci", c'était trop demandé pour elle ? Sûrement trop, oui, depuis qu'elle avait décidé sans raison apparente de le détester. Qu'ils ne la retiennent pas, surtout, les abrutis, histoire qu'elle se fasse bouffer par un zombie errant, hein, on était plus à ça prêt ! K aurait bien défoncé quelques crânes pour purger sa rage, mais ç'aurait été accorder la victoire à la blondasse de la laisser sortir, et ça, c'était par-dessus tout hors de question. Et puis, Jill eu la bonne idée de tabasser la porte à l'endroit même où reposait le crâne de K, ce qui lui défonça à proprement parler la tête. Il Allait La Tuer. Son sang ne fit qu'un tour, lorsqu'il ouvrit la porte comme un forcené, pour entrer tout aussi sauvagement, en ne manquant pas de faire se pousser le gros cul de Jill, et de là, la supplanta de toute sa hauteur, les yeux incendiaires. Mais finalement, dévisageant son expression pleine de mépris, son envie de pousser une énorme gueulante se réprima d'elle-même. Et à celle-ci se suppléa plutôt un rictus désabusement glacial. -"Jill Foster". J'l'ai entendu ce nom, putain. Mais j'm'attendais à tellement mieux que ça., fit-il, avec le ton platonique de la simple constatation. Pour une femme qui a la prétention de prédominer tout le monde, j'te trouve si peu d'intérêt... Il ne se la serait même pas tapée comme coup d'un soir, tellement le mépris qui découlait d'elle le saturait de dégoût (le fait qu'elle ait ravagé la gueule d'Ally y était sans doute pour quelque chose, oui, mais il allait pas commencer à l'avouer, fallait pas abuser). -...Pathétique., il trancha. Et en extirpant de sa poche une cigarette, il sortit. Qu'est-ce qu'il aurait eu envie d'un punching-ball, là, tout de suite... Mais celui qui lui avait été attitré devait déjà être bien loin, alors... D'autant plus énervé, K s'alluma sa clope avec hargne. RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 03-07-2014 - Mais lui il est plus là. Soupira Nate, serrant les poings, sans lâcher Pandora. Il aurait vraiment aimé réussir à tenir le coup, lui aussi, réussir à être aussi tenace qu'ils ne l'étaient tous, et arrêter de réagir comme un lâche, mais il savait pertinemment que ça n'irait pas. Pas plus que ça n'avait été, treize ans plus tôt. Pas plus qu'après la chute d'Estbury. Et en somme, tout était bien trop différent. Jude ne reviendrait pas, puisque Drake s'était contenté de venir à lui. Pour une fois, il avait rien pu y faire. Treize années passées à essayer d'arranger les choses n'avaient de toute façon réussi à rien. Il le savait, dans la mesure où on effaçait pas les choses en un claquement de doigt. Ce n'était sûrement pas lui qui réussirait à les effacer, d'ailleurs. Je suis désolé, j'ai pété un câble, j'aurai pas dû, je suis désolé... Répéta-t-il, à l'intention de la blonde, en l'entourant toujours de ses bras, se blottissant dans son cou puisqu'elle avait toujours été là pour lui, l'un des seuls repères qu'il avait jamais pu connaître de toute cette putain d'existence. Je suis trop con. - MAIS ALLY ! Soupira Ale, en la voyant partir dehors, sous la pluie. Bon, clairement : Il avait absolument pas géré. D'accord, ça il l'avait très bien compris. Fallait juste le comprendre, et essayer de voir la scène : Deux filles qui se tapaient dessus, ça avait rien de trop encourageant, d'autant plus qu'elles avaient l'air d'y mettre du coeur, et que ça avait été vraiment dangereux, Connor en avait fait les frais. Enfin, Raphaël passa devant lui, toujours la même ironie présente dans le ton de sa voix, et Ale se contenta de pousser un soupire. Mais non, mais roh... Mais je vais me rattraper. Assura le brun, avant que Connor ne se contente, simplement, d'hausser les épaules. - C'était magnifique, Blavatsky. L'ouragan que tu viens de te prendre était clairement magnifique. Commenta le tatoué, avant de se faire interrompre par une petite voix, juste à côté. - Pourquoi maman elle crie ? Demanda Caden, tout à fait naïvement (mais on pouvait pas lui en vouloir il semblait être la seule personne à peu près censée dans ce foutu bâtiment). Connor grimaça : Est-ce qu'il répondait, ou pas ? Il s'apprêta à ouvrir la bouche, mais Raphaël enchaîna sur autre chose, à l'intention de Lexi. Et là, les paroles d'Ally lui revinrent à l'esprit. Il éclata de rire. Lexi, de son côté, ne riait pas du tout. En fait elle se demandait où est-ce que cette fille voulait en venir, en l'accusant de ses propres conneries, d'autant plus qu'elle avait rien fait de plus que de constater le ridicule de la situation : Soit leur bataille qui avait même pas de sens. Sérieusement, est-ce qu'elle avait ne serait-ce que la gueule à en avoir concrètement quelque chose à foutre ? Certes, elle avait déconné, mais elle était sûrement pas venue ici de son plein grès, et en aucun cas elle portait de l'intérêt à leurs mecs, ou quoi que se soit d'autre que les deux abrutis qui l'entouraient auraient pu être pour elles. - C'est moi où elle vient de m'inclure dans leurs délires chelous ? Lâcha-t-elle, en haussant les sourcils, pour pousser un long soupire. Elle était pas énervé (en fait elle avait déjà entendu bien pire), au contraire, ça l'amusait un peu au final, mais elle commençait à se demander si quelqu'un dans ce groupe avait un peu le sens des priorités. On la considérait même plus comme une prisonnière. Faut croire qu'ils avaient tous vraiment pété un plomb. Si elle le voulait, elle aurait pu chopper l'arme de l'aîné des Bass, mais enfin, elle savait ce qu'elle cherchait (soit un blondinet à moitié pété qu'on appelait plus communément Till), alors pas besoin de perdre son temps là-dessus tant qu'elle aurait pas tiré les choses aux clairs. - Oh tu sais, si t'es intéressée par quoi que se soit, j'aime bien les chasseurs de prime, ça à quelque chose de vraiment intriguan... Affirma Connor, dans une ironie très marqué, et un sourire en coin particulièrement significatif. - Désolé chéri mais je suis pas venue ici pour te faire du bien, à la base, donc range ta queue avant que je fasse en sorte qu'elle puisse plus jamais sortir à nouveau. Assura Lexi dans un sourire. Et je parle de te la couper, hein, pas d'autre chose. Déforme pas mes paroles. Parce qu'ils semblaient tous avoir un humour de beauf, et quand bien même c'était drôle, elle savait prévoir le pire. Enfin, elle n'évoqua pas Till : Mieux valait ne pas attirer les soupçons sur qui que se soit. - Niveau gros ouragan tu me dépasses. Affirma Ale, en haussant les sourcils. - Pourquoi. Se contenta de prononcer Côme, incapable de se redresser même grâce à ces muscles, parce que deux gros tas s'amusaient clairement à s'asseoir sur lui, à l'instant précis. Pour... NON JE VEUX PAS DE PAUL... Pourquoi. Surenchérit-il, en se rendant compte que protester ne l'amènerait à rien. Ce fut seulement lorsqu'on commença à lui faire des bisous, que Côme devint très perplexe. Et perplexe n'était pas un mot assez puissant pour décrire son état actuel. Troublé en était un, complètement perdu aussi, mais le blond se contenta de grommeler quelques onomatopée inaudibles, en grognant. Ça n'avait pas de sens, de toute façon. Pourquoi est-ce qu'on était comme ça avec lui ? Il se sentait mal, maintenant. IL SE SENTAIT COUPABLE BON SANG. Voilà où il en était rendu. Il se sentait coupable, et était trop mal à l'aise pour avoir une réaction ne serait-ce qu'un peu cohérente. Comme ce foutu groupe, qui n'était pas COHÉRENT à savoir le considérer de cette manière. On lui faisait des bisous quand même. DES BISOUS. J'ai mal.... J'ai mal. Lâcha-t-il, par ailleurs, sans trop savoir si on l'entendait ou pas. Vous me défoncez le... Mal. Haillie s'arrêta en entendant ce que venait de dire Léo, la deuxième partie, celle qui évoquait très clairement des choses qu'elle aurait, encore une fois, adoré oublier, et pas toute l'ironie qui découlait volontairement du reste. Bien sûr qu'il parlait du fait qu'il avait ouvertement buter deux mecs, et bien sûr que ça avait un rapport direct avec ce qui l'avait naturellement choqué dans leur intervention. Mais y'avait bien d'autres sous-entendus. Il l'avait embrassé, évidemment qu'elle s'en souvenait, seulement il y avait une différence entre ce qui était spontané, et ce qu'il avait calculé. Sa réaction, à elle, était spontanée. Celle de Léo ? Elle n'en savait rien. Elle n'avait pas envie de savoir. Le ton de sa voix, l'expression de son visage, son regard même, ne lui en donnait pas envie. - Tu sais pas de quoi tu parles, Lâcha-t-elle, en terminant de couper la tomate qui se trouvait devant elle, pour manquer de se couper elle-même, et poser le couteau juste à côté. Il voulait qu'elle le regarde ? Bien. Il avait gagné. La brune entreprit de lâcher tout les instruments de cuisine débiles qui les entouraient. De toute façon, elle était plus à ça prêt, puisque visiblement, il avait pas prévu de la laisser tranquille. Haillie poussa un soupire, passa une main sur son visage : Tant pis si elle avait l'air complètement paumée, encore plus si ça l'amusait. Elle savait bien pourquoi il réagissait comme un sonar, à vrai dire, ça changeait pas de l'habitude, mais Jude s'était barré avec celui qui avait longtemps prétendu être son père. Elle était pas stupide, elle avait pas oublié, et ça lui donnait toutes les raisons du monde d'en vouloir à la Terre entière. Mais pas celles de s'amuser à la faire flipper, encore moins celles d'aller ramener sur le tapis ce qu'il s'était passé à Dallas. Je suis pas ton jouet Léo, et t'as pas le droit d'essayer de me foutre en l'air à cause de ces conneries. Articula-t-elle, la voix plus tremblante qu'elle ne l'aurait voulu, encore une fois parce qu'il s'amusait, lui, à essayer de la déstabiliser, et que ça lui donnait pas envie de rire. Pas du tout, bien au contraire. Il savait qu'elle avait peur, il le savait, et c'était probablement ça le pire. T'approches pas plus de moi. C'est tout ce que je te demande, peu importe que t'en ais envie : Tu t'approches pas. Et ça avait beau être dit de manière assurée, ou tout du moins, ça avait beau vouloir l'être, on pouvait bien la sentir, l'hésitation, dans le ton de sa voix. On pouvait bien la sentir, et c'était terrifiant. RE: Farewell † [rpg] - Agou - 04-07-2014 Et elle ne sut pas combien de temps exactement ils furent dans les bras l'un de l'autre, mais ça avait quelque chose d'étrangement calme, tant et si bien qu'elle finit par laisser retomber progressivement sa colère par paliers, pour profiter de l'étreinte de Jude. Et alors qu'il parlait, elle laissa glisser son regard sur ses tatouages, en écoutant sa voix qui lui paraissait bien moins assurée qu'habituellement. Finalement, ils étaient tous pareils. C'était pas une question de force, c'était une question d'humanité. - Tu m'aurais vu dix minutes plus tôt, t'aurais pas dit la même chose, répondit-elle avec une esquisse de sourire, en resserrant son étreinte quand bien même elle n'allait pas durer éternellement. Puisse-t-elle durer au moins une demi-éternité. Mais c'était mignon, ça. T'es mignon. T'as vu, je te renvoie le compliment, Jude, remarqua-t-elle alors qu'il embrassait sa joue, et qu'elle s'enfouissait littéralement dans ses bras, juste une seconde de plus, avant de reculer légèrement. Et elle avait les yeux humides. T'es le plus mignon, en fait, j'avoue tout. Juste avant d'hocher la tête, un léger sourire étirant ses lèvres désormais violettes. Il devait parler aux autres, et elle allait devoir rentrer avant d'attraper une pneumonie, ça semblait faisable. Et c'était une question de nécessité plus qu'autre chose, maintenant ; elle n'avait pas le droit de lui refuser ça. Elle releva donc la tête vers lui, et le serra une dernière fois dans ses bras, un peu plus fortement, pour murmurer doucement. Tu mérites pas ça. En fait, personne ne mérite ça. Un peu comme pour le réconforter, un peu comme pour lui assurer qu'ils étaient tous dans la même galère pour des raisons stupides. Un peu comme pour lui prouver qu'il n'était pas tout seul, qu'il ne serait jamais tout seul. Puis elle le lâcha, enfin, en se retenant d'éternuer parce qu'elle avait franchement froid, et lui fit signe de la suivre si il le désirait, parmi les hautes herbes, alors qu'elle se dirigeait vers l'entrée du bâtiment. - Ils sont tous à l'intérieur, lança-t-elle dans sa direction, avant d'entrer, alors que la pluie cessait enfin de leur tomber dessus. Et là, son regard se dirigea automatiquement sur Ale, et elle se sentit à mort coupable. Suffisamment pour se diriger vers lui avec l'allure d'un yorkshire mouillé et abîmé par la vie (par les coups de Jill, en réalité) et aviser tout le monde, dont Caden qui était toujours aussi adorable, Lexi toujours aussi bonne, et Connor toujours aussi con (mais beau). Et Ale était parfait, bim. Je suis presque totalement désolée Ale, mais en fait je veux pas l'avouer. Et j'ai vraiment froid. Et j'ai mal partout. Lâcha-t-elle finalement en se blottissant dans les bras du brun, même si ça signifiait le tremper un peu, parce qu'elle lui avait quand même craché dessus alors qu'il faisait quelque chose de plutôt mignon. Et je me suis calmée, j'ai fais des progrès. Par contre va falloir que je me change, si ça dérange personne. Enfin j'veux dire, me matez pas trop quoi, je sais que je fais envie mais quand même... Et Ally attrapa son sac pour sortir quelques affaires parmi celles qu'elle avait prises, et se changer tranquillement en profitant de l'ombre (et également du fait que Connor et Ale l'avaient déjà vu moins habillée que ça) pour s'arrêter en plein milieu de son opération. Mais putain, regarde-moi ça, elle est possédée cette pauvre fille ! Protesta-t-elle en constatant que d'énormes hématomes barraient ses côtes, en lançant un regard affolé à Ale. Pourquoi elles ne se frappaient pas avec de la mousse, bordel ? Non seulement c'était fort peu discret, mais en plus elle comprenait mieux pourquoi elle avait mal, tout à coup. D'un air dépité, elle enfila son t-shirt, rangea le reste pour se redresser et secoua sa crinière brune pour revenir vers eux, notamment vers son copain. Parfois, elle était grave chiante. J'ai le droit de faire chier et de demander de l'affection, Ale ? Par contre fais gaffe où tu poses tes mains. Assura-t-elle, encore suffisamment gelée pour chercher de la chaleur contre lui, avant d'hausser les épaules et d'esquisser un sourire. Quoi que ça me gênerait pas, je pense. Et elle dut se hisser sur la pointe des pieds pour l'embrasser, mais peu importe. Elle avait l'habitude, maintenant, de sortir avec un géant. - PARCE QUE JE T'AIME, VOILA "POURQUOI". Insista Raphaël en tapotant gentiment la tête de Côme, les sourcils presque froncés. Mais qu'il était têtu, cet homme, bon sang. On lui donnait de l'amour et il cherchait à comprendre le sens de la vie, raah bordel, il ne pouvait pas plutôt profiter du moment présent comme tout le monde ?? Et arrête de grogner, mon amour, je me déplace attends, fit-il en se décalant à peine, pour s'écraser comme un ours des montagnes sur un nerf bien placé d'Anderson, parfaitement à l'aise et détendu. Il alla taper un high-five à Petra et percuta tout à coup quelque chose. Côme ne voulait pas de... Paul ? MAIS POURQUOI ?? Vexé, il se retourna et lança d'un air boudeur. - Paul veut plus te voir, Côme, sérieux t'es pas sympa à juger les gens comme ça, là, tu l'as jamais vu et HOP DIRECT monsieur refuse de le rencontrer, et tout. T'es trop bien pour lui ? Il s'effondra en sanglots sur le corps du blond et simula une peine immense, sans se préoccuper de la discussion passionnante à côté d'eux. Pourquoi... pourquoi tu me fais ça, putain... ? RE: Farewell † [rpg] - Xuu - 04-07-2014 c court :c Jude avait souri, obtempéré, et à distance de quelques mètres, suivie Ally à travers le bout de terre sauvage qui les séparait du refuge. Bientôt, elle y entra, mais lui demeura dehors, seul dans l'obscurité pluvieuse de l'extérieur. Il s'appuya à la façade de la bâtisse un instant, s'essayant à appliquer une astuce qu'on lui avait appris, il y avait bien longtemps de cela, pour apaiser sa nervosité : puiser sa respiration au tout fond de son ventre. Les rayons du soleil parvenaient à peine à transpercer la formation opaque des nuages, au dessus de lui. À la pluie se mêlait les exhalaisons blanchâtres de la respiration de Jude : un temps de chien, dont il espéra naïvement qu'il ne s'agissait pas d'un présage. Il fallut néanmoins qu'un éclair ne vienne s'écraser dans le champ d'en face pour que, au prix d'un effort monstrueux, il ne parvienne à se décoller de son mur. Jude ne s'accorda plus le droit de réfléchir, quand il fit face à la porte. Sans doute n'avait-il jamais autant redouté les réactions qu'il susciterait en passant cette simple entrée. Mais il était déjà trop tard pour reculer : il venait d'en abaisser la poignée, et l'instant d'après, suintant l'eau par chaque pore de sa peau, il foulait le sol, d'un pas, du refuge. La porte claqua derrière lui dans une bourrasque, et il dégagea les mèches humides qui obstruaient sa vue, ignorant tant bien que mal les tambourinements de son sang dans ses tempes. Moyennant un nouvel effort qui lui en coûta, il releva les yeux vers la dizaine de visages qui le décryptait désormais. Un énorme pincement lui épingla le cœur, mais il parvint à garder la face. Il adressa un sourire un peu triste à Nick, là-bas, et à Ally. -J'reste pas longtemps, il articula, d'une voix qu'il tentait de ne pas être traîtresse. Je vous l'promets. Et... Il balaya la salle du regard, se bouffant nerveusement la lèvre. Pas de trace de Nate, pas de trace de Léo. Ses yeux s'arrêtèrent sur Raphaël, qui faisait il ne savait trop quoi, sur lequel il s'attarda, la gorge douloureusement nouée. -... 'Faudrait que j'parle à Léo et à Nate..., finit-il par lâcher. Et elle était harassante, vertigineuse, cette impression, cette sensation d'être ici, sur le pas détrempé de la porte, tout sauf à sa place. Elle était tuante. RE: Farewell † [rpg] - colory - 04-07-2014 - T’inquiète, on est tous passés par là. Répondit Pandora en lui caressant affectueusement le dos. Ils n’avaient pas tous vécu exactement la même situation, mais presque. Le chagrin amoureux, le deuil et la distance étaient leurs meilleurs amis à présent. Etait-ce approprié de lui proposer un plan à trois avec Nick pour lui remonter le moral? Non, sûrement pas. - T’as tout à fait le droit de péter un câble. Mais je veux plus jamais voir une seule goutte d’alcool dans tes mains chouchou. RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 05-07-2014 James le fixa plusieurs secondes, sans véritablement s'étonner du fait que Fennec ne semblait pas vouloir s'amuser dans de long discours n'ayant pour seul et unique but que de le convaincre. C'était évidant, de toute façon, que la mafia ne s'étendait pas dans des paroles inutiles. Il y avait une différence entre le régime qu'il avait établit plusieurs années auparavant, et les valeurs que prônaient cette organisation, la première se trouvant de toute évidence dans tout ce qui touchait à la stratégie. Dans tout les cas, il ne porta pas attention au tatoué, qui sans trop de gêne, lui avait littéralement coupé la parole. Il n'était pas plus utiles que les autres hommes qui se trouvaient à l'intérieur du bar, probablement pas plus utile aux yeux de Fennec, non plus. En somme, et au final, deux choix lui faisaient face : Soit il rejoignait les rangs, soit il se faisait bêtement tuer, pour un refus qui aurait pu, sur tous les plans, paraître injustifiés. Or il y avait Petra. Petra l'avait poussé à fuir, presque à abandonner (si ces européens ne s'en étaient pas mêlés). Aujourd'hui, elle avait un effet inverse. De toute façon, il ne refuserait pas. C'était trop tard, et il savait pertinemment que se lancer les yeux fermés dans une entreprise qui avait aussi toutes les chances d'échouer pouvait sembler pitoyable, mais la mafia avait bien plus de pouvoir que n'importe quelle autre institution à l'intérieur du pays. Lui ? Il n'en avait plus. Peut-être quelques sympathisants, ça et là, ceux qui n'avaient pas tenté de lui voler sa place, ou de détruire son image, au fil des années. - Je suppose que je n'ai pas véritablement le choix, Articula-t-il, sans même savoir dans quoi il se lançait. Considères cet accord conclut, Bencivenni. Et je m'occuperai de Sheridan en temps voulu. Il avait légèrement égratigné son frère, mais lui avait trouvé moyen de revenir d'entre les morts. Evidemment, qu'ils trouveraient une solution à ce léger encombrement. - Adorable, Commenta Connor, tout sourire, avant de se prendre un magnifiiiique doigt d'honneur, de la part d'Ale, qui évidemment, n'hésita pas une seule seconde pour rendre son baiser à Ally. - Bien sûr que ça te générait pas, Assura Ale, en l'encerclant de ses deux bras, sans réfléchir une seule seconde. J'suis désolé, hein, mais tu sais, je suis une merde en... Bah en combat, mais pas en combat type résistance, en combat type guerrier, comme celui que vous venez de faire. - Y'a pas que pour ça que t'es une merde. Répliqua Connor, dans un putain de gros sous entendus sur ce qu'il avait fait, cinq ans plutôt, avant de regretter. Mais un peu. Juste un peu. - Mais va te faire foutre toi aussi ! Lâcha Ale, plus agacé qu'il ne l'aurait dû, avant d'hausser les épaules. Au moins ma famille entière prévoit pas de me but... - La ferme. Vraiment : La ferme avec ça. Le coupa Connor, en détournant son attention de cet abruti. C'était plutôt le genre de moment où il préférait oublié le passage où ils avaient dû tous se barrer de Dallas pour fuir une bande de chasseur en furie. - Bon, si vous me cherchez, je serai assise là-bas. Soupira Lexi, en allant se foutre contre un mur, dans un coin sombre, éloigné de toute forme de vie, et surtout, dans un coin qui lui donnerait au moins la certitude qu'on la croiserait pas de nouveau avant longtemps. Au moins pas avant qu'elle ait trouvé Till, qui d'ailleurs, foutait elle-ne-savait-pas-quoi, elle-ne-savait-pas-où, et ça avait le don de faire très chier. Elle comprenait pas ces gens. C'était dingue, elle avait attenté à leur vie, manqué de les tuer plusieurs fois, mais aucun d'entre eux ne semblait y prêter grande attention. En somme, ils semblaient en avoir bien plus vu qu'elle n'y croyait. Ce n'était seulement pas pour cette raison qu'elle allait commencer à avoir des remords, néanmoins. Vraiment. Pas du tout. - J'en ai pas fini avec toi, chasseuse. Rétorqua Connor, en la pointant du doigt, mais beaucoup trop las du nombre incalculable de conneries qui leur était tombé dessus dans la semaine pour tenter quoi que se soit. Il ne lui en voulait pas, dans la mesure où ça faisait un temps déjà qu'il avait capté que dans ce monde, on agissait de manière égoïste pour survivre. Cette fille avait sûrement pas eu la vie facile, comme la plupart d'entre eux, peut-être que ça justifiait ce qu'elle avait fait. Il en savait trop rien, et à vrai dire, il essayait de ne pas y penser : On s'occuperait d'elle en temps voulut. Le tatoué allait ajouter quelque chose, mais son attention alla se porter, dans un automatisme troublant, sur son petite frère, qui était retourné s'asseoir dans un coin de la salle, auprès de sa guitare, et d'autres conneries sans trop d'importance. Depuis le début, K n'avait pas véritablement fait d'effort pour s'intégrer. Il comprenait, chacune de ses réactions étaient justifiées, et Connor, à un point même pas mesurable, s'en voulait terriblement de lui faire subir l'arrivée de toutes ces merdes, dans son existence. Bien sûr que K savait se défendre, bien sûr qu'il avait pas besoin que Connor soit toujours derrière lui, à le sur-protéger. Au contraire, et son caractère aidait pas mal. Seulement K avait pas vécu ce qu'il avait vécu, vu ce qu'il avait vu, subit ce qu'il avait subit, et ça changeait énormément de chose, notamment par rapport à leur famille. La marque rouge qui s'entrevoyait, sur le poignet de son frère, suffisait à en témoigner. Il n'avait pas oublié, lui, il n'était pas totalement passé à autre chose. Il n'en avait pas eu la chance, et c'était pour ça, que Connor s'en voulait. Si K donnait une apparence glaciale, et s'il pétait un câble à la moindre provocation, quand bien même ça faisait partie de lui, et quand bien même c'était ce qui faisait que cétait son petit frère, la seule chose qui comptait vraiment dans sa vie, K était perdu. K était perdu, et plus le temps passait, plus Connor était mort de peur à l'idée de le voir se faire enrôler à son tour. C'était pas bien difficile, il avait quitté sa famille quand il était ado. Il en avait vu, beaucoup, se perdre à cause de ces conneries. Il avait été témoin, encore plus de ce qui se tramait dans sa famille, de ce que faisait son père. Ce sonar serait bien trop heureux de voir K revenir. Bien trop heureux pour que Connor ne lui laisse se plaisir. Il partirait, un jour. Il partirait, et il ferait en sorte protéger K, coûte que coûte. Pour la première fois de sa vie, il déciderait d'être séparé de son frère. K aux USA, lui en Europe. C'était ce qu'il y avait de mieux à faire, si cette merde continuait. C'était ce qu'il y avait de mieux à faire, il ne manquait plus que de trouver le bon moment. - Hé ! K ! Fit le tatoué, en marchant jusqu'à lui, pour, sans prévenir, évidemment, l'entourer de ses bras, et l'empêcher de trop bouger (il allait se débattre : mais c'était drôle). Pourquoi tu boudes, K ? Arrête de bouder. T'es bête. Assura Connor, pour se mettre à la chatouiller, juste parce qu'il finirait bien par sourire, ce con. Et aussi parce qu'il voulait lui changer les idées : La discussion sur la famille passerait à bien plus tard. Hé ! Regardez ! K il fait la gueule. Se mit-il à gueuler à tout va, en direction des autres, juste avant qu'une silhouette familière n'entre à l'intérieur, ne prenne la parole, en direction d'Ally, plus particulièrement. Et de Nick, aussi. Un silence de plomb s'écroula sur la salle. Jude Sheridan. - C'est qui Paul... Répondit Côme, à l'intention de Raphaël. Mais Côme percuta à nouveau, en se demandant pourquoi est-ce qu'il posait des questions toutes aussi connes les unes que les autres. Ah mais vous êtes... Rah putain. Grommela le blond, pour esquisser, aller, un petit sourire. Tout petit. Juste un tout petit peu petit. Il essaya de se relever, mais ne réussit qu'à s'enfoncer un peu plus contre le sol. Un silence, aussi, s'était installée dans la grande salle. Est-ce qu'on le laissait tranquille, maintenant ? Et puis Petra ? Elle était où Petra ? Il se passe quoi ? Interrogea le blond, toujours au sol, toujours sous la petite blonde et Raphaël, pour tourner la tête et capter. Soit. C'était peut-être pas la meilleure question du monde à poser, finalement. - Ils sont... Lâcha Nick, en brisant le silence avant les autres, se doutant bien que vu la surprise générale, personne n'oserait parler. - Nate est pas ici. Coupa court Ale, en se détachant d'Ally pour lui faire face. Il avait adopté une expression complètement fermée. Totalement impassible, aussi. Ce n'était pas qu'il détestait Jude, plutôt qu'il lui en voulait. Il lui en voulait d'avoir foutu Nate dans un état équivalent à la décomposition d'un putain de cadavre. Il lui en voulait, aussi, pour avoir trouvé des sentiments bons, à l'intérieur de l'un des plus gros fous de cette putain de planète. Il lui en voulait, c'était plus fort que lui, et en particulier pour tout ce qu'ils avaient subi, pour tout ce qu'avait subi Ally, à cause de Drake. Toutes ces choses qui, et c'était visiblement légitime, passaient outre ses sentiments. Et va pas le voir, t'as pas besoin d'en rajouter. - Tu te fou de ma gueule ? Rétorqua Nick, en tournant la tête vers son frère, pour froncer les sourcils, s'attendant à une réaction équivalente, mais jamais aussi forte. Il aurait dû, peut-être. C'était justifié. Ale avait toutes les raisons du monde de lui en vouloir. Mais Jude, à l'instant présent, ne ressemblait en rien à quelqu'un qui aurait voulu faire du mal à qui que se soit. Le brun lui avait laissé un indice, en lui indiquant leur route. Jude s'était contenté de le comprendre, avait suivit, les avait retrouvé, et ne demandait qu'à s'expliquer. C'était aussi simple que cela. - J'suis désolé, Jude, mais y'a des choses qu'on oublie pas. Assura Ale, pour se mettre à marcher à l'opposé du tatoué, les poings serrés, incapable, de toute évidence, d'affronter la situation comme il l'aurait fallut. Il ne la comprenait pas, cette situation. Il ne comprenait même pas pourquoi Jude avait décidé de revenir, après s'être royalement tapé celui qui avait violé Ally, qui l'avait torturé, lui et son frère, et qui avait fait de sa vie un enfer. Il ne connaissait pas l'histoire des Sheridan, mais c'était rien de plus qu'une accumulation de choses malsaines. Nate à côté, se prenait tout les restes dans la gueule. Et ça, c'était dégueulasse. Rapidement, donc, le brun poussa la porte qui menait à l'endroit où se trouvait Pandora et Nate. Et ce dernier était littéralement blotti dans les bras de la blonde. Ale croisa d'ailleurs le regard de cette dernière, fit en sorte de lui faire comprendre que tout risquerait de devenir un peu plus compliqué d'une minute à l'autre (en somme, que Jude se trouvait à côté), pour aviser Nate, qui finalement, quitta les bras de sa meilleure amie dans un silence de plomb, pour aller se rasseoir dans un coin du mur, pas trop loin d'eux, et ce, sans lui accorder aucune attention. - Je verrai. Grommela-t-il, la voix tremblante et rauque. Je promets rien. Et en s'appuyant contre le mur qui se trouvait à sa droite, posant sa tête sur le côté, il se contenta de fixer le mur d'en face, en triturant ses doigts mécaniquement. Pensivement, aussi. Et à l'instant, y'avait rien de pire que ses souvenirs, pour le foutre en l'air. Rien de pire que Jude Sheridan, et que tout ce qui l'avait accompagné. RE: Farewell † [rpg] - colory - 05-07-2014 - Je veille au grain! Dit-elle avec un petit rire. Elle avisa Ale, qui lui fit rapidement comprendre que Jude était juste à côté. Il ne valait mieux pas que les deux amoureux se croisent. Elle sortit son sac de couchage de son sac et le donna à Nate. Pendant ce temps-là, repose toi. Elle lui adressa un dernier sourire compatissant, et quitta la pièce avec Ale, en prenant le soin de fermer la porte. Elle passa ses mains sur son visage, débordée, exténuée. Ce serait tellement beau si ils pouvaient régler leurs problèmes de coeur sans se taper dessus. Pandora se tourna vers Jude, et l'avisa avec un regard de tueuse. - Je sais pas si tu te rends compte dans quel état tu nous l'a mis. Dit-elle en riant. Et toi, tu viens ici comme une fleur, pour lui parler alors que je viens de passer un quart d'heure à essayer de le calmer! Tu ne gâcheras pas ça, non. Si il te voit il y a de grandes chances qu'il se jette par la fenêtre et se laisse dévorer par les zombies! Oui, c'était un peu exagéré, mais tous ceux qui avaient vu Nate ne pouvaient qu'être d'accord avec elle : il était au bord de la dépression, et peut être déjà bien embourbé dedans. Tu veux pas repasser demain? Ou après-demain? Ou jamais? RE: Farewell † [rpg] - Nelka - 05-07-2014 Elle en mettait, de la foi, la demoiselle, dans son ton assuré et son regard droit. Pas assez néanmoins pour espérer tromper une seule seconde quiconque ayant une once de bon sens. Et Léo, en l'occurrence, portait un oeil des plus cliniques sur les tremblements qui parcouraient ses mains, les variations de sa voix, les éclairs de peur dans son oeil. Tous ces infimes signes qui lui faisaient perdre toute crédibilité à ses yeux. Le petit brun pouvait sentir, presque tangible, toute la crainte qu'il inspirait à la jeune fille. Paradoxalement, il en fut aussi attristé que satisfait. - Tu penses donc que j'ai rien de mieux à faire de mes journées que de tenter des rapprochements sur d'innocentes petites filles? adressa-t-il, une ombre de sourire revenant presque sur ses lèvres. Pourtant, au vu des évènements récents, il n'aurait pas cru qu'il lui fût un jour possible d'esquisser le moindre rictus à nouveau. Allez, Haillie. C'est un peu facile, ta conception de l'histoire. Je suis le méchant. Tu es une victime. Pauvre, pauvre Haillie. Dans l'absolu, la conception manichéenne de la jeune fille ne lui posait aucun problème. Pas plus qu'il n'était gêné d'endosser le rôle du Mal incarné qu'elle lui imposait. Mais elle aussi bien que lui avaient conscience que leur petite aventure ne s'était pas résumé à cela. Ce n'était pas un meurtre monstrueux dont Haillie n'avait été que l'innocent témoin. Loin de là. Et c'était peut être pour ça que Léo n'avait pas songé une seconde, ce jour là, à envoyer Haillie rejoindre ses deux victimes sur le carrelage froid de la salle de bain mouchetée de sang. Haillie n'était pas, malgré l'image qu'elle s'efforçait d'envoyer, une pucelle effarouchée par la vue du sang qui s'était retrouvée coincée entre deux démons contre sa volonté. - Allons Haillie, tu le sais aussi bien que moi, il y a bien une raison pour laquelle t'as jamais rien dit à personne. Pour laquelle t'as pas tout craché à ton papa comme une gentille fille. Elle avait eu mille fois l'occasion de le faire. En fait, elle n'aurait eu qu'un mot à dire. Et maintenant qu'il n'y avait plus Jude pour lui apporter un tant soit peu de protection, il ne voyait pas ce qui empêcherait Ale de le rayer de la carte des problèmes pour sa petite princesse - enfin, d'essayer en tout cas. - Ces gars, tu les as tués presque autant que moi ou Shang, acheva-t-il, comme pour porter le coup de grâce, sortant enfin des sous entendus. Le terme complice, ça devait lui être familier. |