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Farewell † [rpg] - Version imprimable

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RE: Farewell † [rpg] - Aeoverse - 02-07-2014

Pour utiliser une expression de notre bon vieux patois français, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase.
Concrètement, Jill n'avait plus qu'une envie : faire avaler ses cheveux à cette mégère à peine capable de proférer de véritables invectives (et c'était pour ça que la blonde venait de littéralement éclater, évidemment), la lyncher jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus jamais se relever et déformer encore plus son ingrate face de sous-race à force de griffures et de coups. Malheureusement, ce ne fut pas elle qui se démarqua cette fois-ci, et le poids qu'elle s'efforçait de peser sur la brune ne suffit pas à retenir le choc en dessous de son abdomen et qui lui fit lâcher toute l'emprise qu'elle avait eue jusque-là sur Ally.
La main portée à son ventre, qui, de manière purement inconcevable, venait d'être très certainement marqué éternellement d'un énorme hématome dans toute sa largeur, elle serra les dents, tandis qu'elle mitraillait radicalement son ennemie de toujours de par ses perles, non plus bleues, mais littéralement rouges flammes. Les mots qu'elles venaient d'éructer vulgairement ne passaient décidément pas. Ce qui concernait son intimité avec Connor n'avait pas lieu d'être annoncé haut et fort en public et ne les concernait qu'eux deux, d'autant plus que d'être mise oralement au courant par cette abrutie des redoutées relations qu'il avait pu avoir avec elle, ne firent qu'exalter la haine qui bouillonnait en elle.
Ainsi, lorsque l'aîné Bass, premier concerné, de prénom Connor, vint dangereusement s'aventurer dans l'arène qu'elles s'improvisaient, la blonde fronça les sourcils pour le foudroyer du regard. Il était bien un mâle aussi lâche que les autres, à ne jamais prendre parti lorsque s'annonçait un choix important. Et dans la situation actuelle, le choix aurait mieux valu de se porter sur elle que sur l'autre godiche.
-C'est comme tu veux Connor : ou tu restes à ta place gentiment, ou tu participes et je m'occuperais de ton cas personnellement, proposa-t-elle alors que ses mots voulaient bien dire ce que tout à chacun comprenait : la première solution était préférable, même largement conseillé par les plus grands spécialistes.
Jill sentit bientôt sa joue s'enflammer, alors que l'esprit encore un peu sonné, elle découvrit bientôt le visage d'Ally trop près qu'il n'aurait dû l'être. Et comprenant rapidement qu'on venait de lui abîmer son sublime visage, elle rassembla absolument toute la rage qu'elle avait accumulée pendant cette dernière décennie et vint complètement ruer de coups l'autre vierge pas encore formée. Ils furent dans un premier temps maladroits, puis ils se précisèrent, et c'est presque d'un véritable combat de rue masculin auquel nous assistions. Toutes deux renvoyaient à l'autre ce que la première décochait, et Jill ne mettait que plus de frénésies à pouvoir enfin extérioriser physiquement la fureur qu'elle canalisait depuis trop longtemps. Qu'elle concerne le retour de Drake, sa vengeance désirée contre Greyson, ou de simples détails qui l'avaient agacée lorsqu'elle était dans ses bureaux à Estbury, Ally faisait actuellement les frais de treize ans de dures épreuves.
-Je suis pas si sûre de ton diagnostic !


RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 02-07-2014

Nate releva la tête vers Pandora, et en captant le ton de sa voix, se rendit très vite compte qu'il abusait complètement. Il était ridicule, en réalité. Toute cette histoire était ridicule, et il aurait mieux fait de la fermer, de la fermer depuis le début, et de passer outre la douleur qui lui détruisait la poitrine. C'était rien, au final. C'était juste Jude qui pétait un plomb, et lui qui devait essayer de faire en sorte de pas y penser. C'était rien, il l'avait déjà fait, deux fois au moins.
- Il reviendra pas ! Se contenta-t-il d'articuler, en esquissant un sourire amusé, malgré sa voix tremblante, et les larmes qui embuaient encore ses yeux. De toute façon, elle avait raison. Il chialait, il gueulait, il s'enfonçait sur son propre sort. Drake Sheridan est arrivé avant moi, tu captes ? C'est fini, là, Pandora. C'est fini et j'ai juste envie de me péter la gueule pour oublier ! Affirma-t-il, plus mauvais qu'autre chose, sans mesurer le sarcasme dans sa voix, ni l'étendue véritable de ce qu'il disait. Et j'ai déjà lâché l'affaire, si tu veux savoir ! Je me sens bien, j'ai juste envie de l'oublier ! Tu vas pas me refuser ça, quand même ?!

Et voilà qu'il arrivait devant lui, majestueux, visiblement toujours aussi assuré qu'il ne l'avait été au Mexique. Ridicule, aussi. Ridicule, parce que cet intérêt qu'il portait à son égard était stupide. Lentement, le mafieux attrapa une chaise, entreprit de s'asseoir en face de lui, laissa alors, un long silence perdurer, avant d'enfin se décider à prendre la parole, ironique, plein de sarcasmes et de jugements. Qu'il fasse. Qu'il juge. Qu'il se permette de se foutre de lui comme il l'avait fait à Matamaros. Ça n'avait plus aucune importance. Ça n'en avait plus eut, à l'instant où il avait laissé Petra s'enfuir. Et comment Fennec pouvait s'imaginer qu'il aiderait à quoi que se soit, contre ces européens ? Comment pouvait-il croire une chose pareille ? James ne bougea pas d'un centimètre, évita le regard de Tom, encore, aussi, ceux des autres membres de la mafia, qui suivaient la discussion dans un silence de plomb. Il n'était pas en état de refuser quoi que se soit : C'était plus que certain, mais il n'avait, aussi, aucune raison d'accepter quelque chose de la part de ce gamin.
Néanmoins, l'expression de son visage se crispa légèrement, quand il croisa le regard du blond. Il se souvenait détail par détail de chaque instants qu'il avait passé à Matamaros. Il s'en souvenait, et inévitablement, un visage se détachait des autres, un regard, une silhouette.
Probablement qu'elle devait déjà être bien loin. Probablement qu'elle devait déjà l'avoir oublié. Tant mieux, d'ailleurs, si elle l'oubliait. Il avait juste besoin de savoir. Il en avait besoin : Il devait s'assurer qu'elle était toujours en vie. C'était maladif, malsain, complètement idiot, mais il ne pouvait pas se contenter de l'ignorance, et si ce Fennec était aussi intelligent qu'on le disait, il aurait tôt fait de savoir que cette partie de lui le trahirait. Parce qu'après tout, c'était bien la seule chose qui le tenait en vie, si ce n'était pas non plus, parce que l'Europe s'était assurée de son sort. Or maintenant, il n'appartenait plus à l'Europe. C'était tout du moins ce qui semblait se détacher de l'expression de Bencivenni qui avait, de toute évidence, de très bonnes raisons d'aller le chercher au fin fond d'Atlanta, plutôt que de se contenter d'une simple prise de pouvoir sur la ville. Parce que pour ce qui était de la ville, il fallait bien se le dire : Le chaos régnait, et qui disait chaos, disait coup d'état.
Après tout, il avait été le premier à s'en emparer de cette manière.
- Alors comme ça, on veut détruire l'Europe ? Lâcha-t-il, une question sans grande conséquence, puisqu'il se doutait pertinemment de sa réponse, et de l'ironie qui en découlerait. A vrai dire, il n'avait pas besoin de cette réponse. Il cherchait autre chose, quelque chose qui avait piqué sa curiosité. Pourquoi est-ce que Dobson lui avait parlé d'elle, et de quelle manière pouvait-il se permettre d'évoquer ne serait-ce que sa présence. Tu vises haut, c'est intéressant. Commenta-t-il, la voix tremblante malgré tout. Il avait mentit toute sa vie, et semblait avoir perdu sa capacité à le faire à la minute où on l'avait évoqué. Le bonheur est partagé, Bencivenni. Pas le moins du monde. Pas le moins du monde, il n'avait envie de faire face à celui qui l'avait ridiculisé. Pas le moins du monde, et pourtant, la lassitude le poussait à écouter, à survivre, la lassitude, peut-être aussi la vengeance. C'était cette dernière qui, finalement, avait suffit à le convaincre, sept ans plus tôt. C'était cette dernière, et Petra. Toujours Petra. Si il n'avait pas su s'en rendre compte au moment venu, il savait maintenant ce qu'il en était. Il savait, tous s'en doutaient, et à vrai dire, il n'avait plus grand chose à cacher. Ironique pour lui, hilarant pour d'autres : Si ce gamin cherchait à se foutre de sa gueule, qu'il fasse, qu'il le menace, qu'il affirme pouvoir l'éliminer.
James n'avait plus qu'à savoir où se trouvaient ses véritables ennemis, et la vengeance suivrait.



RE: Farewell † [rpg] - colory - 03-07-2014

- Si je peux te refuser ça! Lança Pandora en jetant la bouteille d'eau par terre. Elle ne fit que rebondir lamentablement sur le béton mal coulé de l'entrepôt. Je refuse de voir mon meilleur ami devenir alcoolique dépressif, je refuse de te voir te transformer lentement en un déchet vivant. Elle passa une main dans ses cheveux, sentant la colère monter petit à petit. Tu sais à qui tu me fais penser? Ma mère. Elle aussi, mon père l'a quittée pour une autre. Elle est devenue alcoolique, toxicomane, dépressive, incapable de se laver et de manger seule, incapable d'élever sa fille. Elle est même morte avant l'apocalypse! Et je m'en voudrais toute ma vie pour n'avoir rien fait alors que je la voyais boire comme un trou et s'enfoncer des aiguilles dans la peau. Elle regarda le plafond quelques secondes. Je déteste les gens qui lâchant l'affaire comme ça. Qui se laissent aller dès que quelque chose va mal. On en serait comment nous tous si on avait fait comme toi à chaque pépin? Hein? J'ai pas envie de te détester! J'ai pas envie que tu deviennes la peste de ce monde! Tu te souviens de ces sept années qu'on a passé ensemble?? Tu te souviens qui étaient nos principaux ennemis? Les clochards veufs/orphelins bourrés qui voulaient nous planter en plein sommeil! Elle soupira. Tu veux devenir comme ça, c'est ça?


RE: Farewell † [rpg] - Nelka - 03-07-2014

Le couteau de Léo interrompit ses tchaktchak contre la table, accordant à l'infortunée tomate quelques secondes de répit, tandis qu'il se mettait à fixer Haillie, l'air bien moins amusé ou même narquois qu'il avait pu l'être par le passé. Pour une fois, son habituel sourire insupportable avait déserté ses lèvres, et il était difficile de déterminer si c'était moins inquiétant ou pas.
C'était déjà assez ridicule de se retrouver à trancher une salade. Si en plus, il fallait que la gamine Blavatsky l'accable de sarcasmes à deux balles en le regardant bosser tout seul, il allait vraiment piquer une sale crise.
Elle comptait empailler sur cette conne histoire dans les toilettes? Ca paraissait tellement loin à Léo. Ca datait du temps où il batifolait encore avec ce couillon de bridé, où il ne trouvait rien de plus drôle dans la vie que de jouer au pick pocket, et où, plus importemment, il faisait encore la bise à son père en se levant le matin.
Autant dire que ça remontait à une éternité.
Alors Haillie allait pas rester là à éviter son regard comme une vierge effarouchée pendant longtemps, parole de Sheridan.
Il se saisit d'une rondelle de tomate, pour la tendre à bout de bras sous le nez d'Haillie, dans une parodie du geste qu'il avait pu avoir auparavant, en lui foutant ses doigts plein de sang devant le visage. Le jus de tomate qui lui coulait sur la main pouvait effectivement rappeler de bons souvenirs d'hémoglobine à la jeune fille. Il secouait ainsi le bout de légume d'un air provocateur, cherchant le regard de la brunette.
- Dois je te rappeler que sans mon couteau, t'aurais plus à l'heure actuelle la fine membrane aussi nommée hymen qui est garante de ta virginité? fit-il sans la moindre ombre de sourire, avant de laisser retomber la rondelle dans un splouch qui éclaboussa la table de jus et de pépins.
Dans un premier temps, il était vrai, c'était à Haillie que les deux agresseurs s'en étaient pris. Et certainement, sans son intervention avec Shang, aucun d'eux trois ne serait sorti de ces toilettes en un seul morceau vierge.



Sheridan on the road
- Sheridan on the roadd againnn, Sheridan on the roadd againnn, chantonnait Drake de sa plus belle voix de crooner.
Au volant de son éternel bus blindé, son frangin à ses côtés, la vie ne semblait pas pouvoir être plus belle pour l'aîné Sheridan.
Enfin, si, elle aurait pu.
Si Jude avait cessé de faire cette tête d'otarie atteinte de tachycardie, elle aurait pu.
Drake n'était pas stupide au point de ne pas réaliser que ça allait être passablement compliqué pour son petit frère de renoncer à ses copinages d'une dizaine d'années. Il ne comptait pas lui demander de le faire du jour au lendemain, et qui sait, peut être que si certains de ses potes ne l'insupportaient pas trop, ils pourraient continuer à s'envoyer des lettres de temps en temps.
A défaut d'empathie ou de compassion (il avait décidément du mal à piger comment on pouvait s'attacher au commun des mortels quand on portait le nom de Sheridan), il pouvait lui offrir toute la diversion dont il avait besoin. Yavait qu'à demander.
- Allez mon loup, chante avec moi, lança-t-il d'un air affreusement enjoué en envoyant un coup de pied à Jude.



RE: Farewell † [rpg] - Xuu - 03-07-2014

Petra vivait toujours au fait, et à l'instar des autres, elle venait de débarquer, chargée comme un bourricot, dans le hangar qui les habriterait au moins cette nuit.
-FIOUUUU, fit-elle, parce qu'il était toujours intéressant de décrire les onomatopées qu'usait Petra. Eh beh dis diou il faut avouer qué...
Mais la fin de sa phrase dont il est certain qu'elle était des plus hautement intéressante se noya sous les hurlements terrifiants de deux harpies. Petra dû d'ailleurs faire un bond de dix sept mètres pour ne pas être renversée et déchiquetée, pendant que les deux dingos se fonçaient dessus. Abruptement surprise, son expression se noya dans les basfonds de la terreur. ELLES ETAIENT FOLLES !!!!!
ELLES ETAIENT POSSEDEES DU DEMON !
Et spontanément, le premier réflexe de Petra-en-danger fut de foncer vers Côme, pour lui bondir avec violence sur le dos. Chacun ses méthodes, niveau parade défensive.
-Y'A ODIN DANS LEURRR CORRPS !!!! brailla-t-elle, en se cachant les yeux. CÔME TU T'APPLOCHE PAS TETE DE CON !! ajouta-t-elle lorsqu'il eut l'air de bouger, en lui flanquant une bonne baffe sur le crâne. TU T'APPLOCHES PAS JE TE DIS !!!!

Aussi étonnant que ça puisse paraître, de K exhalait des émanations de haine. Il venait de poser dans un énorme fracas volontaire son sac à dos dans le coin le plus reculé de l'énorme hangar qui leur servirait visiblement de repaire de merde. Voilà, il venait d'élire ses quartiers dans ce minuscule périmètre, et si quelqu'un osait foutre un pied dans son aire, il ne répondrait plus de rien. C'était SA place, entre un amas de planche et une toile d'araignée, qu'on vienne pas l'emmerder, c'était tout sauf le moment. La liste des raisons qui l'avait foutu dans cet état s'étendait sur plus de pages que tous les ouvrages de l'encyclopédie réunis, mais quand bien même la tâche était fastidieuse, histoire de se mettre un peu plus en joie, K décida de se les ré-énoncer une à une mentalement.
Il venait juste d'en arriver au tiret "-Ally et ses réflexions de merde", lorsque, justement, comme des truies qu'on égorge, jactèrent deux voix, dont celle de la brune. K leva les yeux au ciel, ne cherchant pas outre mesure à capter les éructements à partir de l'instant où il comprit de près ou de loin qu'ils avaient rapport avec le pénis de son frère : à c'qui paraissait que y'avait des frères incestes pas loin d'eux (il en savait rien, il suivait pas leurs potins de merde), mais franchement, rien que d'effleurer cette pensée avec Connor ça le ARHGOGJO IL ALLAIT VOMIR. BREF. Son frère, il rangeait sa queue où il voulait, ça le concernait pas, et il ne mourrait pas des masses d'envie qu'on lui hurle par où elle (la queue) était passée, lorsqu'il pleurait à genoux pour qu'on lui épargne ces informations.
Surtout quand, encore une fois, elles étaient hurlées à grand coup d'aiguës de fillettes.
-RAH PUTAIN MAIS VOS GUEULES ! gueula-t-il à son tour en plaquant ses paumes à ses oreilles, mais même pas l'entendit-on, à cause des deux pimbêches.
Bon, Connor allait bien faire un truc non ? Ou Alexander, y'avait sa copine dans le tas après tout (vu la façon dont il avait traité Ally par le passé, pour sûr que ça se voyait pas trop, mais l'un dans l'autre c'était SENSÉ être sa copine). K lança un regard intensément accusateur à son frère, qui à part jacter quelques phrases de bouddha, eut au moins autant d'utilité qu'une merde de rat mort.
Et les deux mégères de continuer de se tirer les cheveux en hurlant à la mort.
-OK., trancha-t-il en se relevant, lorsque l'autre blondasse commença à menacer son frère. On va pas y passer la nuit.
Alors, inspirant un grand coup, K entreprit sa marche vers l'Enfer, multipliant les parades pour ne pas se prendre des griffures au passage. Il arriva à hauteur de Jill qui lui tournait le dos, et d'un fin compromis entre le respect que l'on doit aux femmes et la fermeté d'un boucher qui porte un bon bout de viande, il la choppa. D'une part, l'écarta de Ally, d'autre part, la foutu sur son épaule comme un sac à patates, et bien énergiquement.
-VOUS FERMEZ VOS GUEULES ! hurla-t-il à son tour, couvrant les protestations, cette fois. VOUS LA FERMEZ !
Et sans autre forme de discours, chargé de l'autre blondasse, il s'expatria vers une salle du hangar au pif qu'il ouvrit pour y foutre Jill, et la referma aussitôt devant elle, sa main préservant vigoureusement la porte close.
-TU RESSORTIRAS QUAND T’ARRÊTERAS DE GUEULER PUTAIN !

Fennec se cala contre son dossier, bras appuyé sur le rebord, tandis que, sans gêne, il examinait l'expression que Greyson arborait. Comment un type qui avait l'air aussi faible avait pu parvenir à maîtriser un pays entier épris du chaos pendant une dizaine d'années ? Quelques mois plus tôt, Fennec l'aurait sans doute tué sans autre forme de réflexion : aujourd'hui, les choses avaient changé, mais peut-être après tout l'impuissance de Greyson n'allait pas contre le sens de ses intérêts. Au moins le blond avait-il une chance d'être écouté et entendu, chose dont il n'aurait pas parié avant, compte tenu des échos qu'il avait pu obtenir du caractère de l'ex dictateur.
-Ouais..., répondit le blond, l'air évasif. Et tu voudras bientôt les exterminer, toi aussi... Enfin, faut-il encore qu'tu sois pas devenu aussi pitoyable que t'en as l'air...
Il fallait bien avouer qu'en foutant les pieds dans ce bar, certes s'était-il attendu à trouver un James Greyson amoindri, mais pas un James Greyson qui semblait avoir renoncé à la lutte. Aussi, Fennec conserva-t-il un instant le silence, se demandant si c'était bien la peine qu'il s'use la voix à parler à un cadavre vivant.
Il pouvait au moins tenter. Dans le pire des cas, quoi ?, il le ferait exécuter.
Alors Fennec soupira, jaugeant l'impact qu'auraient ses mots sur l'intéressé.
-J'vais pas passer par quatre chemins. J'te tends l'Amérique sur un plateau doré, Jamsi, y'a pas d'embrouilles, j'te demande juste de t'allier à la Guilde...
Et si James Greyson était pitoyable, il parvenait foutrement bien à fermer sa gueule, ce sonar.
Mais c'était dur, de parler. Fennec aurait bien pris un petit whisky, là, mais il avait la flemme de demander qu'on aille lui en chercher un. Des fois, il se disait qu'il avait des problèmes vraiment graves.
-On a un point commun, Jamsi... Tous les deux, on nous convoite, dans leur secte de tarés là-bas... Et y'a pas qu'nous, y'en a un autre, j'sais pas si tu situes... Drake Sheridan...?
Toutes ces informations, Fennec se les repassait comme un disque, en permanence : il avait l'impression d'apprendre à compter à James Greyson.
-Il est en vie, ouais.
Un nouveau soupir.
-C'est simple, Jamsi... On est trois, à moins que t'ai des délires dont j'ai pas connaissance, à pas vouloir s'mettre à leurs rituels de merde et leur dieu d'mon cul. Et parmi nous trois, y'a d'jà moi, qui a presque en main les rennes de l'Amérique... Y'a Sheridan, et comme c'mec a foutu l'monde entier en l'air, j'pense pouvoir décemment affirmer qu'il sera bien utile de l'avoir. Et y'a toi, et j'te reconnais d'être parvenu à garder le contrôle sur tout le territoire pendant une période de gros bordel, et d'avoir mené à bien plusieurs guerres, j'respecte...
Il allait pas argumenter dix-sept ans.
-Séparément, ils finiront par nous avoir comme des chiens, et j'ai autre chose à foutre que d'prier dans trucs en quoi j'crois pas, franchement... Mais ensembles, on peut bien les enculer. J'ai pas d'intérêt à m'exposer tout seul à un continent entier quand j'sais que j'peux décupler ma puissance en partageant la place... Et puis...
Il sonda le visage de James. Y'avait pas mal de rumeurs à propos de relations que l'homme aurait pris "très à coeur", qui avait circulé, dans le pays. Rien de très propre, rien de très irréprochable, mais qui l'était (à part Fennec) ? Des relations avec une prostituée, notamment. Une prostituée italienne, par exemple.
-...'Puis j'pense que t'as plus d'intérêts personnels à faire parti haut plutôt qu'de croupir tout en bas...
Et puis, si avec tout ça, il faisait encore chier, Fennec lui enfoncerait son flingue dans le cul et viderait son chargeur, en gros. Qu'il ait pas utilisé sa salive pour que dalle.



RE: Farewell † [rpg] - Claaudie - 03-07-2014

Et lorsque sa main vint se rapprocher de son visage, Haillie eut clairement un geste de recule, lâcha le couteau qu'elle venait d'attraper, pour lever le regard dans sa direction. Elle n'aurait probablement jamais dû faire une chose pareille, en particulier parce qu'à la seconde où son regard croisa le sien, ce fut des souvenirs qu'elle avait jusqu'ici fait en sorte de renvoyer loin dans son esprit, qui lui éclatèrent en pleine figure. Il ne souriait pas, mais ça ne changeait rien. Son regard ne changeait pas, aussi entreprit-elle de faire un pas en arrière.
- Si j'étais pas là, tu serais toujours à Dallas. Rétorqua-t-elle, glaciale malgré sa voix qui tremblait très clairement, pour affirmer, cette fois-ci en se rapprochant et en se décidant à repartir dans la découpe de cette foutue tomate. En vérité, elle n'en savait trop rien. Elle avait juste fait en sorte que son père ne le tue pas, et elle avait aussi prit soin de ne pas révéler au monde entier ce qu'il s'était passé durant leur petite escapade. Peut-être qu'elle aurait dû, finalement. Et je te dois rien, je sais me défendre. C'est pas de ma faute si ton pote s'est reconverti au cannibalisme. J'aurai pu me débrouiller toute seule, j'avais pas besoin de ton aide, Elle manqua de se couper, peut-être parce qu'elle tremblait bien plus qu'il ne l'aurait fallut. J'en ai encore moins besoin maintenant. Et peu importe ce qu'il se serait passé autrement, rien est arrivé. Rien, absolument rien. Ses parents savaient pas : Ils avaient pas besoin de savoir. Alors si tu permets : On a de la cuisine à faire.

Nate, en entendant parler Pandora, sentit une colère assez puissante monter en lui. Alors il se redressa, avec difficultés, certes, mais il réussit à se mettre debout sans tomber et en se tenant au mur. C'était déjà pas mal. Le brun avisa la blonde, serra les poings, l'écouta parler jusqu'à ce qu'elle ne termine, sur une comparaison qui n'avait rien à voir avec tout le reste. C'était faux, complètement faux, il abandonnait pas, il était pas lâche, il refusait juste d'avoir à subir cette machine infernale qui s'était mise à tourner depuis le début de l'Apocalypse. Depuis qu'il avait vu Jude, et depuis que ses lèvres avaient rencontré les siennes. Il était pas comme tout ces connards, d'ailleurs, il l'avait jamais été.
- Et qu'est-ce que je suis censé faire, hein ?! Me battre ? Encore ? Faire en sorte que tout redevienne comme avant, alors que son putain de frère s'est pointé dans ma vie comme un putain d'enroulé ?! C'est ça que je suis sensé faire ?! Passer le reste de ma vie comme je l'ai fait pendant cinq putains d'années ?! Se mit-il à gueuler, en lui faisant face, complètement fou de rage, et il n'arrivait même pas à savoir contre quoi. J'en veux plus de tout ces merdes ! J'en veux plus de cette existence à la con, y'a pas eu un seul moment ou j'ai pas eu peur de le perdre ! Ou j'ai pas eu peur de tous vous perdre, putain... Sa voix alla dérailler dans le fond de sa gorge, il passa une main sur son visage, détourna brièvement le regard, sentit son expression se défigurer en des sanglots étouffés. On est tous condamné à finir au fond du trou ! Pourquoi personne le voit, hein ?! J'en ai marre d'espérer pour des conneries, j'en ai marre, j'arrête moi ! C'est terminé : J'arrête... J'arrête de faire comme si tout allait bien, ok ? Ça va pas. On aura jamais le droit au répit, et toute notre putain de vie sera basé sur la fuite. Drake Sheridan est en vie, Matthew Dobson est en vie, la mafia toute entière a prévu quelque chose qui nous dépasse encore une PUTAIN de fois, et on va faire quoi, nous, en attendant ?! SUBIR COMME DES CONS ! Et sa voix alla se répercuter en écho dans tout le bâtiment. Il s'était tellement rapproché de Pandora, qu'il avait presque manqué de littéralement la frapper. Et ce fut à ce moment précis qu'il comprit qu'il dépassait les bornes, et qu'il se figea littéralement sur place, pour que, d'un moment à l'autre, toute sa haine n'aille s'évanouir avec tout le reste. Alors la culpabilité lui monta à la gorge, les larmes se mirent à rouler avec force le long de ses joues, et sans prévenir, il alla se jeter dans les bras de sa meilleure amie.

Et Côme déposa Will sur le côté, contre un mur. Il allait s'occuper de la prisonnière, qui d'ailleurs, se trouvait toujours au milieu de la salle et semblait aussi prise par la dispute entre Ally et Jill, mais une Petra sauvage lui sauta dessus (plus précisément : alla rebondir sur son dos).
- PROMIS J'Y VAIS PAS PROMIS J'Y VAIS PAS AHHJK... Et Côme alla, avec grâce, s'étaler au sol. Et Petra lui tomba dessus, aussi, donc ce fut lui qui eut le bonheur de se prendre le sol en pleine face. Magnifique. Il allait se taper la honte. Oui, parce que c'était un peu la honte, quoi. Enfin il était pas entouré de n'importe qui, quoi. Enfin merde, c'était les mecs qu'il avait pourchassé pendant des années, déjà que l'un d'entre eux lui avait sauté dessus, l'autre jour, c'était étrange, enfin c'était bizarre quoi. BREF. C'était juste bizarre. Tu m'écrases, Petra à l'aide........... !!!! Osa-t-il prononcer, dans un sourire : Un LÉGER sourire tout amusé. Bon en fait il avait envie de rire, vraiment, mais c'était étrange, voilà.

Connor s'en alla en courant (enfin retourna à côté d'Ale), quand il manqua presque de se faire arracher la peau par Jill. Et Ally, aussi, vu qu'elles se battaient toutes les deux, et que clairement : Les ongles, ça faisaient très mal. Pourquoi il en avait pas, lui ? Enfin c'était utile, visiblement, vu comment ils souffraient (on l'avait griffé, en haut à droite, au niveau de l’œil).
- C'était vraiment utile. Assura Ale, à l'intention de Connor, qui revenait se placer entre lui et Lexi (Anderson l'avait laissé ici sans raison apparente), comme si de rien n'était (comme si, d'ailleurs, elle ne faisait pas partie de la case : Ennemis).
- Va te faire. Rétorqua Connor, dans un sourire, malgré sa petite blessure (ça faisait mal quand même) à la joue.
- Elles sont toujours comme ça ? Demanda Lexi, tout à fait posément, juste à côté, en haussant les sourcils, autant intéressée par la scène qu'ils ne pouvaient l'être (on l'a considérait même plus comme une prisonnière d'ailleurs, mais comme il lui semblait avoir capté Till, elle considérait qu'elle avait pas à partir pour l'instant. D'abord, elle irait lui parler. Ensuite, elle aviserait.).
- Ally ? Ouais. Firent Ale et Connor, en même temps et dans un écho parfait, en éclatant de rire.
- Attends, c'était pas censé être la prisonnière, ou quelque chose dans ce genre là ? Remarqua Ale, épuisé, et même plus d'humeur à chercher la cohérence dans cette situation.
- On s'en fou pour le moment. Soupira Connor, avant de tourner la tête vers Lexi. Tu prévois de t'enfuir ?
- Pas encore, non. Assura la brune, en haussant les épaules, presque aussi détachée qu'ils ne l'étaient. Mais je vous ferai signe quand l'idée me viendra.
- Alors tout va bien dans le meilleur des mond... Connor n'eut cependant pas le temps de terminer sa phrase, que K débarquait en furie dans la salle, gueulait une multitude de truc (très utiles jésus), et, en moins de deux secondes, réussissaient à écarter les deux filles, plus rapidement qu'aucun d'entre eux n'auraient pu le faire.
- Ton frère, donc ? Katharina, c'est ça ? Lâcha Ale, en avisant le tatoué, les yeux plissé, vivement intéressé.
- T'as tout bon. Mais Connor, très franchement, n'était même pas d'humeur à chercher à comprendre ce qu'était parti foutre K avec Jill. Déjà : Ally allait les buter d'une minute à l'autre. Y'avait ça à contenir, aussi. Rah merde.
- J'dois avouer qu'il est doué. Commenta Lexi, en dégageant une des mèches de ses cheveux, malgré les menottes.
- Il tient ça de moi. Assura Connor, dans un sourire.
Ale arrêta de sourire, quand il capta juste l'état d'Ally, et se précipita alors dans sa direction, à ce moment précis. Oh merde. Une Ally pas contente, et une Ally qui, en plus, pissait le sang. Merde, merde, merde. Ale tira le plus beaaaaaaau sourire du monde. Oui, il n'était pas intervenu. Oui, il avait eu peur. Et Alors ? Ally l'aurait tué si il avait agi.
- C'était un peu mignon, ce que tu viens de faire, mais très franchement, Ally, c'était pas si utile que ça... Et t'as manqué de tous nous tuer. Lâcha le brun, en esquissant un long sourire, pour finalement, et sans trop réfléchir, l'embrasser. La solution miracle contre une Ally complètement énervé, en somme. Il la connaissait depuis assez longtemps pour l'avoir compris.

Plusieurs secondes, James resta parfaitement silencieux, parfaitement silencieux alors qu'il s'enfonçait dans son siège pour écouter attentivement ce qu'avait à lui dire "Fennec". Et ce qu'il disait n'était pas stupide. Vraiment pas stupide. On l'avait descendu au plus bas, et ce gamin lui offrait sur un plateau doré, une opportunité de rêve. L'accomplissement, en somme, de ce qu'il avait commencé. L'assurance aussi, que cette entreprise ne s'écroulerait pas. A trois, et grâce à des noms pareils, ils auraient très vite la main-mise sur le pays entier. Certes, il y aurait révolte, certes, et encore plus après qu'on ait entendu les rumeurs à son sujet, mais ces dernières seraient rapidement matées. En quelques mois, la situation des Etats-Unis en serait revenue au point de départ, et aucune autre puissance, en tout cas, aucune autre puissance censée et réfléchie, n'aurait ne serait-ce que l'audace de s'opposer à eux.
Il était vrai qu'un bon nombre de chose les protégeait de l'Europe. Tout d'abord l'Océan, barrière naturelle, barrière pour le moment infranchissable (tout du moins, par une armée entière). Il doutait évidemment, que ces Européens aient trouvé un quelconque moyen de locomotion autre que les leurs, et qu'ils aient ne serait-ce que la possibilité de traverser la frontière en avion, par exemple, mais il était vrai que cette alternative n'était pas à minimiser. Après tout, l'Europe avait bien changé.
Ensuite, la culture. Peu d'entre eux seraient prêt à rejoindre une secte comme cette dernière, en particulier après les derniers événements qui avaient secoué le pays. Les coalitions deviendraient trop forte, trop nombreuse, trop dispersée, pour qu'on ne puisse les maîtriser.
Enfin, et pour finir, la très probable menace qu'il pourrait former, ensemble. Une menace bien plus importante que quiconque n'aurait pu l'imaginer, et bien plus imposante, aussi. Un véritable mur à toute tentative d'invasion : Difficile de ne pas accepter.
Ce ne fut cependant pas ces arguments, qui retinrent son attention. Non. Ce fut la dernière phrase que prononça le blond, inévitable, puisqu'il l'avait prédite. Ce fut celle-ci qui occupa alors toutes ses pensées, celle-ci qui, à peine eut-elle était prononcée, réussit à le faire réfléchir, et bien plus encore. James n'était pas naïf. Il savait de qui on lui parlait, de qui il s'agissait, et qui était visé par ces sous-entendus. Il le savait, il essayait simplement de lutter contre ce sentiment. Lutter, parce qu'il savait pertinemment que dés l'instant où il en aurait les moyens, retrouver Petra deviendrait sa priorité. Il le savait, il en était certain, il lui avait même demandé, stupidement, de fuir. Bien évidemment : Il regrettait. Il regrettait, maintenant qu'il se rendait compte, que sa vie n'avait pas pris fin à Matamaros. Il regrettait, et à la fois, se haïssait d'imaginer, ne serait-ce qu'un seul instant son retour. De pouvoir se permettre d'espérer qu'elle revienne, alors que, pendant trop d'années, il lui avait pourri l'existence. Elle devait fuir, elle devait partir, s'éloigner, faire en sorte de ne pas le trouver. Mais elle devait rester proche. Il devait pouvoir être certain de la revoir. Elle ne devait pas le quitter.
- En admettant que j'accepte, Commença-t-il, en se redressant, pour passer une main sur son visage. Et crois-moi, c'est très bien parti pour, Il esquissa un sourire en coin. Qu'est-ce qui m'assure que toi, ou même ce Drake Sheridan, En vie, visiblement ? Le frère de Jude Sheridan, qui plus est. Il y avait des choses qu'on oubliait pas. James en était conscient. Ce qu'il avait fait subir à Jude, aurait des répercussions sur les événements à suivre. Mais à quoi bon faire dans les sentiments ? Jude Sheridan avait été, à ce moment précis de son règne, un accident de la route, l'un des nombreux dommages collatéraux qui avaient ponctué sa montée au pouvoir, et sa descente aux enfers. Vous aurez pas envie de me buter, à la moindre occasion ? Comment je peux être certain que je peux vous faire confiance ? Il haussa les épaules. Tu comprends : Certains détails risqueraient très probablement d'entacher nos relations. En particulier à cause de son frère.
- Ouais, tu lui as démonté l’œil, ça on sait. Cracha Matthew, assez violemment, planté comme un piquet à côté de Fennec, les bras croisé, visiblement un peu trop énervé pour avoir la foi de peser ses mots.
"On est trois, à moins que t'ai des délires dont j'ai pas connaissance, à pas vouloir s'mettre à leurs rituels de merde et leur dieu d'mon cul."
Oui, c'était certain, lui n'existait pas. Il n'avait jamais été là. Vraiment, que se soit sur la route ou avec ces enfournés de Bass et chez les autres connards : Non. Pas là. Jamais.
"On est trois, à moins que t'ai des délires dont j'ai pas connaissance, à pas vouloir s'mettre à leurs rituels de merde et leur dieu d'mon cul."
Qu'est-ce qu'il avait foutu de sa vie, après tout, hormis se faire chier à faire un aller-retour direction Matamaros pour convaincre le chef de la mafia de rejoindre l'alliance ?
"On est trois, à moins que t'ai des délires dont j'ai pas connaissance, à pas vouloir s'mettre à leurs rituels de merde et leur dieu d'mon cul."
Et puis il avait pas de nom, ça c'était certain, il avait pas de nom, alors évidemment, on le foutait avec les boulets du coin, type le mec complètement ouf fils de Jésus en Europe qui s'amusait à faire chier son monde en se la jouant gros-gays au milieu de la plus grosse mafia du pays. On avait manqué de l'oublier sur la route, et on l'avait, par ailleurs (il s'en souvenait vraiment de ça putain) foutu dans le coffre avec cet handicapé-mental. Donc voilà, il avait pas de nom : On le foutait en dehors du trip. EVIDEMMENT. James-Greyson-la-grosse-chienne qui chialait sur son sort telle une sous-merde avait le droit, par contre, à toute la gloire. C'était normal, c’était légitime : Il était James Greyson. Rah putain. Le poing de Matthew se serra. Il aura frappé Katharitrucdemerde Bass pour moins que ça. Alors putain, ce fils de pote, il avait vraiment de la chance, d'avoir Fennec juste en face. Sinon les coquilles : disparues. Disparues avec cette putain d'Europe de merde, et son régime à la con. Voilà ce qu'il en pensait très concrètement de cette merde, puisqu’apparemment ça intéressait VRAIMENT quelqu'un.
Fais chier.
Putain.
Il allait tous les buter.



RE: Farewell † [rpg] - Agou - 03-07-2014

C'était violent. Et passablement douloureux.
En tenant compte du fait que la moitié du groupe les regardait en mode petit spectacle divertissant du soir, en discutant gaiement autour des détails et de la démarche à suivre pour mettre plus ou moins fin au combat de lions, et qu'elles-même ne semblaient pas destinées à s'arrêter de suite, K se révélait donc être l'homme de la situation. Enfin, elle appréciait plus ou moins son intervention, dans la mesure où elle n'allait plus pouvoir taper la tête de Jill contre le sol, mais son petit corps meurtri lui hurlait intérieurement de cesser de suite les conneries.
La voix de la raison était d'ailleurs en train de lui écorcher les tympans.
Assez ironique pour un mec qui voulait le silence.
La brune resta un instant sans bouger, à retarder la blonde se faire maîtriser et jeter comme une merde très très loin, ce qui lui faisait intérieurement extrêmement plaisir, avant de capter sa main pleine de sang et de pousser un soupir dégoûté. Elle avait oublié que son nez pissait littéralement le sang, bordel, et tout ça juste parce que l'autre putasse avait décidé qu'elle allait se prendre pour catwomen et lui sauter à la gueule. Elle avait des marques de griffures un peu partout de façon très artistique, du sang étalé façon Carrie White, elle sentait déjà venir les hématomes violets sur l'intégralité de son corps et son être entier se révélait être une pulsation de douleur.
On comprenait mieux pourquoi Ally Weaver ne se battait pas souvent.
- Je vous emmerde, tous autant que vous êtes. Parce que je suis pas tout le temps comme ça, ok, je frappe pas les gens d'habitude, rétorqua-t-elle en direction du trio qu'elle se préparait intérieurement à découper en fines lamelles pour les servir avec les tomates. Pourquoi on parle de mon caractère de merde et pas de celui de l'autre pote, hein ? Je vous hais. Je vous hais, et en plus vous êtes des putains de lavettes mais à un point inimaginable. Elle se releva avec un peu de difficultés, et les regarda, sa haine n'ayant pas bougé d'un iota, pour les fusiller littéralement du regard. Des putains de commères, comme si elle avait besoin de ça à ce moment précis, c'est pas comme si elle venait littéralement de s'en prendre plein la gueule pendant un temps x ou y, nooon. Elle aimait bien qu'on l'enfonce.
Son passe-temps favori.
Et elle crut qu'elle allait égorger Ale comme un mouton lorsqu'il vint lui faire part de son avis, qu'elle lui aurait volontiers enfoncé dans un endroit très précis malgré le fait que ce soit son copain, parce qu'il lui servait des remarques comme maman Weaver ne l'avait jamais fait. La morale, bah voyons, il ne manquait plus que ça pour qu'elle ai envie de définitivement tuer la moitié de la bande. Il faisait tout pour la faire chier ou ça se passait comment ?
- Non, même pas tu me touches, tu dégages avant que je te saignes comme un agneau, Ale. T'avais qu'à réagir plus tôt, au lieu de me donner une putain de leçon, et me cale surtout pas que vous ayez failli mourir parce que si tu tiens à voir l'état actuel de mon corps, je me déshabille quand tu veux et là tu capteras ce que c'est que de manquer tuer quelqu'un. Elle le repoussa vivement et manqua pousser un couinement de douleur rien qu'avec ce simple mouvement. A vrai dire, si elle n'avait pas été aussi vénère, elle aurait fondu comme de la neige en plein soleil et elle lui aurait rendu amoureusement son baiser, parce que c'était précisément le genre de choses qui marchait à tous les coups, avec elle. Mais là elle avait atteint un stade particulièrement élevé dans la rage intérieure, et elle souffrait trop pour se battre avec lui juste histoire qu'il se taise. En somme, ça ne fonctionnait pas. Surtout que tu prends indirectement la défense de cette Pénélope en m'enfonçant royalement devant une meuf qui a déjà passé une bonne partie de son temps à bitcher sur notre bataille très intéressante. M'enfin vu comment elle est foutu, l'autre chasseuse, je suis prête à parier que t'as bien dû mater son corps de sylphide pendant que j'essayais de rester vivante, et ça m'étonnerait même pas de toi vu comment tu gères tes priorités. Je sais que tu me détestes, mais à ce point, merde, j'ai quand même un minimum de dignité, penses-y la prochaine fois que tu me décrédibilises en public. Elle soupira et passa une main déjà pleine de sang sur son nez, sans savoir comment venir à bout de cette fontaine d'hémoglobine, en balançant au brun le regard le plus vénère qu'elle ai jamais pu lui lancer dans toute sa vie. Avant d'aviser Connor, et de froncer les sourcils. Putain, dire que j'ai fais ça à cause de toi, merde, tu piges que je ressembles à de la bouillie, là ? Ça doit être la première fois depuis au moins trois ans que je me suis battue avec quelqu'un, merde, sérieux. Elle recula d'un pas et secoua la tête, dans un mélange de haine, dégoût et de lassitude, avant de lâcher simplement. Bon, vous savez quoi, je préfère me tirer de là, en fait. Ça me prend sérieusement la tête. Et elle disparut dehors, marchant au hasard pour finalement s'asseoir contre une carcasse de voiture, les yeux posés sur la route, serrant les dents pour essayer de canaliser la douleur qui se manifestait à chaque mouvement, même minime. Elle n'avait pas envie de savoir ce que le trio là-bas pouvait faire comme commentaire post-fight, sur sa façon de réagir ou son caractère.
Elle estimait avoir eu sa dose ; qu'on lui foute définitivement la paix, maintenant.

- WOUUUH C’ÉTAIT MA-GI-STRAL PUTAIN, déclara Raphaël en applaudissant de bon cœur, juste après que sa sœur soit partie, alors qu'un grand sourire éclairait son visage. Il lança un regard amusé à Ale, qui s'était quand même pris un putain de gros blanc, et effectua quelques pas de danse enthousiastes. Les bagarres, c'était épique dans ce groupe. Mais alors les bagarres de meufs, c'était aussi génial que particulièrement rare, et bordel ce qu'il venait de voir avait rempli sa journée de joie pour toute la semaine à venir. Ne pleure pas trop Blavatsky, au bout de six heures elle acceptera un contact visuel, douze heures elle te reparlera, seize heures elle manifestera un tantinet d'affection, vingt-quatre heures elle ne te touchera plus parce qu'elle aura mal partout, et ensuite ça ira tout seul. Mais j'avoue que t'as été un peu une grosse merde sur le coup, affirma-t-il avec des gestes démonstratifs des mains, petits moulinets à la bien, en s'arrêtant face à Lexi une poignée de secondes. AB2, comme meuf. Mais il ne pouvait pas se le permettre, il était déjà casé et... Salut, moi je suis le frangin, si tu veux l'insulter faudra au moins te retourner, je ferais semblant de rien entendre parce que t'es vraiment jolie comme nana. Et je te drague pas, j'ai déjà une femme et deux go... Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'il s'écroulait sur Côme et Petra juste derrière lui, entraînant tout le monde dans une chute royale et aussi magistrale que le spectacle qu'il avait pu observer plus tôt. Sans se gêner, il s'étala bien sur les eux, esquissant un sourire immense en direction de Petra, qui mettait des étoiles dans ses yeux de façon immédiate. Et regard vers Côme, qu'il câlina gentiment, attrapant l'italienne avec, parce qu'il aimait beaucoup ce mec aussi, il l'adorait, et il voulait le câliner jusqu'à ce qu'il meurt étouffé. Oh, tiens, je vous aime tous les deux. Fort. Et Paul vous aime aussi, apparemment, à moins que ce soit Lexi qui euh... Non, rien, je vous aime les gars, c'est tout. Assura-t-il en éclatant de rire, visiblement de bonne humeur.
Comme d'habitude, en fait.



RE: Farewell † [rpg] - Xuu - 03-07-2014


j'ai écris dans la voiture donc c'est pas terrible désolé Sad

Et ce fut non sans une satisfaction grisante que progressivement, Fennec distingua les traits de James se faire moins durs et plus analytiques. Bingo, le chat des sables. Il ignorait encore lequel de ses arguments avait fait pencher la balance, entre la promesse du pouvoir, la promesse de la guerre, et la persuasion sentimentale : qu'importait. La réussite était la seule chose qui intéressait Fennec, quels qu'en soient les tenants. Et puis, les interrogations (justifiées, certes) de Greyson faillirent lui arracher un sourire, mais bon, encore une fois, il était génétiquement dépourvu de muscles faciaux, alors ce fut vite torché.
Il haussa les épaules tandis que Matthew pestait un il-ne-savait-quoi, croisant les bras avec nonchalance. Le padre avait vaguement eu vents des quelques conflictualités qui opposait le sang Greyson au sang Sheridan, mais ces quelques discordes d'enfants gâtés n'entraient pas dans ses considérations d'ordre international : un oeil de plus ou un oeil de moins, ça va, on allait pas lui chier un sablier pour ça. Tiens, par exemple, lui-même s'était cisaillé la main juste la veille en recomptant une liasse de billet : est-ce qu'il en faisait tout un plat ? Non. Et puis de ce qu'il avait pu constater du Sheridan junior, il avait plutôt l'air en forme, quand il batifolait partout avec son pote excessivement gay, à Dallas. Si Drake tenait à sa vengeance, il n'aurait qu'à arracher un oeil à Greyson, et ça serait bouclé, cette sale affaire, qu'on arrête avec les enfantillages.
Fennec était désormais tellement affalé sur son fauteuil qu'il était difficile de savoir s'il était assis ou couché. Bientôt, il se servirait des genoux de Greyson comme repose pied et taperait un roupillon histoire de faire une entracte, un peu (il fantasma de cette possibilité une seconde mais au prix d'un effort déchirant, se retint : ça ne faisait pas très sérieux).
-......, il bailla. ...T'aurais déjà ta cervelle répandue sur l'sol, si j'envisageais d'te buter bientôt...
En effet, depuis quelques jours, Fennec se surprenait de plus en plus à douter de l'utilité fondamentale des centres pénitenciers : c'était encombrant, et ça dépensait inutilement de l'argent : aucun intérêt à faire de Greyson un prisonnier en somme, si c'était pour attendre qu'au périple d'une réflexion interminable, il lui bave qu'il ne rejoindrait jamais la Ligue. Autant le liquider direct, ça demandait bien moins d'efforts. Alors, encore une fois, s'il avait souhaité voir Greyson rayé de la carte, il serait déjà entrain de se faire bouffer par les rats.
Il allait vraiment falloir qu'ils apprennent à se connaître, il y avait trop de lacunes, là.
-Et pour Sheridan, bah...
Bah, bah, bah il fallait assumer ses choix, hein. Tant que Drake ne décidait pas de découper James et de le jeter à la mer, Fennec n'aurait pas de raison de se mêler de leurs histoires. Un petit écorchement par-ci par-là, ça apaisait toujours les moeurs. Enfin, Fennec ne connaissait rien à la sensibilité humaine, mais il persistait à avoir un soupçon de doute quant à l'envie que donnerait cette perspective à Jamsi.
-...Bah, dans tout les cas, ton espérance de vie en sera bien moins réduite que s'tu décides de refuser, alors...
Fennec avait l'impassibilité glaciale du bourreau : pour sûr, si il n'avait pas été ordure de carrière, il se serait réorienté dans ce domaine.

Et alors, Côme se ramassa (cet homme était fait de purée mousseline).
-MAIS CÔME !!!!!!! beugla Petra, dont la discrétion légendaire n'avait d'égale à la beauté n'est-ce pas.
Et alors, dans tout le hangar, s'éleva le hurlement de rire le plus effroyablement bruyant/flippant/pété de toute la création. Mais du tout au tout, l'hystérie de Petra céda la place à une expression autrement plus terrible d'inquiétude.
-......Je...., osa-t-elle à peine émettre. .............Jé souis si lourde que......ça........?
Normal, qu'elle se posa des questions : cet homme était un viking composé de 8pacs et des biceps de largeur du derche de blondie. Alors de deux choses l'une : soit dame Nature n'avait pas cru bon de le doter de cette caractéristique supposée humaine qu'était l'EQUILIBRE, soit il fallait vraiment que Petra cesse de s'enfiler des cuillères de la farine en cachette (quoi ? chacun ses plaisirs honteux).
Mais Petra n'eu pas le temps d'ouïr une réponse sensée du Monsieur Côme Anderson, car le Monsieur Raphaël Weaver lui bondit sur le dos pour venir à proprement parler étaler son gras sur elle et son ami Anderson à la façon d'un gros cachalot.
-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH RAPAPAPPAAPAPAAHAOUUUULLLLL ! gémit-elle (hot), en tirant une gueule que l'on ne peut décemment pas résumer mieux qu'à l'aide de ce smiley : >w<.
Elle se lova dans ses bras ainsi qu'elle y avait été invitée (et puis si elle n'y avait pas été invité, on aurait qu'à l'accuser de viol (mais que fait la police)), usant de Côme ainsi que d'une carpette, désormais. Et brutalement (à l'échelle de Petra), elle choppa le cou Raphaoul très fort entre ses bras pour lui embrasser/lécher tout aussi fort le front.
-J'aime l'amitié, déclara-t-elle gravement. Et jé ne sais pas tlop qui est Paul mais je l'aime aussi et...
Mais brusquement, au bout de cinq ans, les neurones de Petra se connectèrent, et d'une traite, elle assimila tout les sous-entendus libidineux qu'il proférait 17 fois par jour.
-............
Tant d'illumination d'un coup la laissait sans voix.
-............Mais...........Tu parrrrrles de ton PENIS ?????
Petra était encore jeune : néanmoins, comme une sorcière, elle repartit dans un fou rire d'autant plus flippant (écrasant un peu mieux Côme au passage au cas où il ne se soit pas encore assez imprégné du goût du sol), et goba le bout de nez de Raphaël (enfin, elle lui fit un bisous, quoi).

D'apparence, Jude semblait avoir perdu ses muscles. La seule chose qui parvenait encore à le maintenir assis et pas raide mort sur son siège, était son coude, posé sur le rebord de la fenêtre. Il était dans une transe imperméable, une transe grise et douloureuse où s'écrasaient chaque souvenir en lui comme sur un amas de pierre de plus en plus pesant, jusqu'à l'insupportable, jusqu'à ce qu'il atteigne la limite de ce que ses épaules ne pouvaient plus supporter. Ses yeux glissait sur le paysage défilant sans le voir, sans en percevoir les couleurs : il lui semblait n'être plus réduit à jamais distinguer la vie qu'en noir et blanc. Il avait perdu la vision des couleurs en même temps qu'il avait perdu le groupe.
Avec la régularité d'un métronome, il essayait de ne fixer ses pensées que sur l'unique réconfort dont il disposait : les mots de Nick. Des mots qui ne venaient pas de n'importe qui et qui n'avaient pas été prononcé de n'importe quelle façon, puisqu'avec sincérité. Il essayait, essayait, essayait de s'imprégner de ses paroles pour les conserver en unique vérité, mais même Nick avait du mal à faire pencher la balance, lorsqu'il s'agissait d'être confronté aux regards qu'on lui avait adressé, plus tôt.
Il y avait les regards hésitants, des regards au sein desquels Jude avait sans mal pu comprendre que son image avait changé, qu'il s'était mue en un inconnu qu'on préfère éviter.
Il y avait les regards désolés et glaciaux, des regards qu'il ne comprenait que trop tout en espérant qu'ils ne soient pas réels.
Il avait lâchement espéré que ses amis pourrait passer outre quelque chose qu'il ne parvenait pas lui même à s'imaginer pouvoir surmonter. Les blessures qu'avaient infligé Drake était trop profondes et trop incrustées dans Leur mémoire. Il pouvait se réfugier dans des espérances douloureuses, mais un jour ou l'autre, il faudrait se réveiller : c'était fini.
Jude avait naïvement souhaité que lui et son frère se dirigent vers Houtson, priant pour croiser la route du groupe : de vains espoirs, au fond de lui même, il le savait bien, mais s'il ne se raccrochait pas à ce qui lui restait d'espoir, il craquerait.
Sans doute les pires regards avaient été ceux de Nate et de Léo. Encore immobiles, ils l'avaient écorché vifs. Il aurait voulu se saisir des épaules de Nate et lui hurler tout ce qu'il lui avait apporté de bon, dans sa vie semée d'embûches. Tout ce qu'il avait fait, la façon dont il l'avait sauvé, et aux prix d'une décennie de travail acharné, réveillé de sa folie. Il aurait donné une main pour pouvoir le prendre dans ses bras, qu'il arrête de crier et qu'il arrête d'avoir l'air désespéré, qu'il arrête de croire que Jude l'avait oublié, qu'il arrête de penser qu'il n'était pas important, il savait qu'il était important, il devait forcément le savoir ! Jude ne s'était jamais agrippé qu'à une seule personne comme il s'était agrippé à Nathan, et cette personne se tenait à côté de lui.
Mais Jude était resté paralysé, pendant qu'Ale s'occupait de Nate, bêtement paralysé et sauvagement ravagé. Il n'avait rien fait.
Il se détestait sans doute mille fois plus qu'on ne le détestait désormais.
Et puis il y avait eu Léo. Jude s'était jusqu'alors contenté de penser que Léo aurait des questions, serait perdu. Mais Léo n'était pas que ça. Léo était déçu, et Léo le haïssait, un aveugle l'aurait vu. Léo lui avait adressé un regard auquel Jude n'aurait jamais pu ni s'attendre ni se préparer. Un regard de rage glacial dont aucun mot n'aurait pu égaler le message, voilà ce avec quoi Jude était reparti.
Et l'impression asphyxiante d'être déchiré en deux.
Son ventre se contracta, tandis qu'il gardait résolument son visage tourné vers la fenêtre. À défaut d'être venu pour leur expliquer, leur présenter des excuses, ils n'avaient pas échangé un seul mot. Et désormais ?
Désormais, c'était trop tard. Désormais, il n'aurait plus aucune chance de ne serait-ce qu'exprimer ce qu'ils avaient pu être, pour lui. Désormais, c'était trop tard, parce que quoi !, combien de chance avait-il encore de croiser leur chemin ?
Il ne les verrait plus jamais, voilà ce qu'était sa réalité ! Sa gorge se comprima,il cligna des yeux plusieurs fois, fuyant le regard de Drake. Il ne pourrait JAMAIS réconforter Nate, lui dire la vérité, l'entière vérité, la manière dont il le considérait toujours et pour des siècles encore comme une moitié de lui-même, la plus belle, sans doute. Et il ne verrait plus JAMAIS son fils, qui sans doute à contrario ne souhaitait plus jamais être confronté à lui. Léo avait représenté ses seules raisons de continuer de lutter quand ils n'étaient plus que deux pauvres bougres perdus en plein Amérique. Il s'était présenté à lui comme un don, Jude se souvenait de chaque détail, un don qu'il s'était juré de protéger en se maudissant de n'y jamais parvenir complètement, de ne pas parvenir à être un bouclier invincible et quand bien même le commun des mortels avait du mal à assimiler leur lien, il était son fils, son enfant, comment pouvait-on concevoir de lui enlever ça ?!
Il avait les yeux bien brillants, à présent, mais une nouvelle fois, en cligna, inspirant une énorme bouffée d'air pour ne pas se trahir. Et alors, Drake le flanqua d'un coup de pied.
L'impact le sortit de ses pensées mortuaires, et interloqué, puisqu'après tout, tout devenait prétexte à la distraction lorsqu'on venait de mourir à moitié, il se tourna vers ce dernier.
Au moins, Drake était content.
-T'es un abruti, lui répondit Jude, feignant un demi sourire. C'est quoi les paroles à part "Sheridan on the road", abruti ?
Au dessus d'eux, des gouttes cristallines vinrent frapper le toit de leur véhicule, se confondant bientôt en un capharnaüm sourd et continue. L'air était lourd, sous l'épaisse couverture grise que formait désormais les nuages : une journée à l'image de l'état mental de Jude.
Mais subitement, l'attention du tatoué fut happée par quelque chose. Une silhouette, à sa droite, devant un énorme bâtiment, le genre parfait de bâtiment dont il devinait qu'il aurait pu être établi comme abris.
-DRAKE GARE TOI ! rugit-il, ayant déjà de bien loin dépassé l'ombre.
Il en fut ainsi. Et ils n'étaient pas arrêtés que déjà Jude bondissait de son fauteuil, ouvrant manuellement la porte. Il posa pied dans l'herbe perlée d'eau en même temps que le moteur cessait de tourner, le bus dissimulé dans un chemin de terre bordé de grands chênes. .
-J'reviens, articula-t-il précipitamment. J'reviens, j'suis désolé, j'en ai pas pour longtemps et... Restes là, s'teuplais, j'reviens vite.
Il ponctua le tout d'un sourire désolé, avant de faire volte face, et rejoindre la route. Il marcha moins de deux minutes, le coeur tambourinant à l'intérieur de sa poitrine. S'il ne s'était pas trompé, alors...
Et au détour d'un bosquet, Ally était bien là, l'air contrarié, appuyée à une vieille bagnole rouillée. À cet instant, Jude se sentit le plus abruti des individus vivants. Peut-être qu'on ne voulait simplement plus le voir, il fallait qu'il arrête de s'accrocher comme un vieux démon, mais qu'on lui laisse la chance de leur adresser seulement deux mots, par pitié.
Elle ne l'avait pas vu. Il s'approcha, peureux qu'elle le rejette, en particulier elle, qui avait, il ne le savait que trop bien, souffert du plus près de Drake.
-Hey, Ally, articula-t-il la voix basse, en se plantant devant elle. J'suis désolé, si tu veux, j'pars, mais on, enfin, je t'ai vu, du coup...
Il tenta un sourire, y parvint déplorablement mal. Il devait avoir l'air bien pitoyable sous la pluie battante qui faisait désormais rage, dehors. On avait pas connu une rincée comme ça depuis au moins un mois.
-...Désolé, parvint-il seulement à ajouter.



RE: Farewell † [rpg] - Nelka - 03-07-2014

Cette fois, Léo posa brusquement son couteau sur la table, dans un geste aussi violent que précis, avant de croiser les bras pour fixer intensément Haillie. Cette fois, elle avait réussi à le gaver.
Pourtant, ça clignotait sur sa gueule comme une enseigne H&M qu'il était pas d'humeur pour les petits règlements de compte avec les gamines rancunières. Au cas où ça aurait échappé à la vigilance de la petite brunette, il était en train de traverser ce qu'on pouvait nommer une petite crise familiale.
A comprendre que son père venait de l'abandonner pour aller retrouver un homme qu'il ne connaissait absolument pas, qui se révélait être l'amour de sa vie, au même titre qu'il était également son frère, et, de surcroît, l'identique génétique parfait de Léo lui même.
Autant dire qu'il y avait de quoi se foutre en l'air.
Il pouvait tout à fait comprendre que la complexité de la situation pouvait échapper à une innocente jouvencelle du type d'Haillie. Et de toute façon, il ne voulait pas qu'elle se mette à pleurer sur son sort. Il n'avait rien à foutre de la compassion ou même de la compréhension d'une tierce personne.
Mais si, déjà, elle pouvait lui épargner ses petites considérations revanchardes, ça serait un bon début.
- Oh oui, c'est certain, regardez moi cette main sûre et dextre, regardez moi ce regard plein de feu, t'as jamais eu besoin d'aide, noooon, pensez vous, railla-t-il, toujours sans se dérider.
Elle en arrivait presque à s'entailler elle même le doigt face à une redoutable tomate. Evidemment qu'elle avait besoin d'aide. Elle avait eu de la chance qu'il se trouve à proximité, à ce moment là, et ce n'était pas ses vagues assertions comme quoi elle l'avait aidé à rejoindre Dallas qui allaient effacer la dette qu'elle avait envers lui - Maya se serait bien démerdée pour l'amener, de toute manière.
Car oui, Léo dans sa grande modestie se tenait pour créancier d'Haillie. C'était un fait.
Il se pencha un peu vers elle, tâchant d'inscrire ses mots dans sa caboche épaisse de petite brune butée (un peu comme sa maman kiss ally love drally la vie).
- Essaye de rentrer ça dans ton crâne, ce que j'ai fait, je le regrette pas, pas une seconde, et s'il fallait, je le referais cinq fois de suite sans l'ombre d'une hésitation. Et franchement, je pense pas que c'est toi qui pourrait m'en empêcher avec tes petits bras.
Et par là, il parlait aussi bien du meurtre de son agresseur, que du baiser qu'il lui avait arraché par la suite - quoi qu'il fallait bien admettre que, si ses souvenirs étaient exacts, elle ne s'était pas défendue outre mesure non plus.

Drake se retrouva donc une fois de plus seul dans son ptit bus.
Avec Jude qui avait promis de revenir.
Eh bien, il lui restait plus qu'à attendre. Autant continuer sa chansonnette.
- And my dear mother left me, when I was quite young, when I was quite young , She said, "Lord, have mercy on my wicked son"...
Eh oui, il n'avait même pas eu le temps de répondre à son frangin sur la question des paroles. Il lui donnerait peut être la fin quand il reviendrait.
Parce que Drake était assez sûr de lui pour demeurer persuadé que Jude reviendrait. Sans l'ombre d'un demi doute.
( ça c'était un faux post de Drake juste parce que les paroles de la chanson sont éminemment drude)



RE: Farewell † [rpg] - Agou - 03-07-2014

La pluie, dehors, avait redoublé d'intensité. Et ça avait l'effet assez prenant de rafraîchir les idées, surtout lorsqu'on se la prenait littéralement dessus. Néanmoins, Ally ne bougea pas d'un pouce, se contentant de se laisser tremper sans rien dire, et de faire partir le sang qu'elle avait sur les mains et le visage, lentement. Elle regardait vaguement les stries rougeâtres disparaître lorsqu'une voix perça le rideau de pluie pour s'adresser directement à elle. Encore passablement enragée, elle leva les yeux vers la silhouette qui s'était arrêtée devant elle, prête à l'envoyer bouler, lorsqu'elle se rendit compte que ce n'était pas Ale ou un autre clown du groupe sur qui elle aurait pu continuer à gueuler, mais quelqu'un d'autre.
C'était Jude.
Et peut-être qu'elle n'avait pas reconnu sa voix du fait que les gouttes qui s'écrasaient sur la vieille dodge rouillée derrière elle crépitaient beaucoup trop fort. Ou peut-être qu'elle s'était juste convaincue que ce n'était pas possible qu'il soit revenu, ici. Ou qu'il ai pu la voir, sous la flotte, alors que le jour était tombé depuis quelques heures, au milieu d'un cimetière de voitures.
Elle resta quelques secondes à le fixer, sans trop y croire, sans comprendre, sans bouger non plus, les yeux simplement rivés sur les siens, alors qu'elle l'écoutait parler. Alors qu'il s'expliquait brièvement, qu'il s'excusait, qu'il essayait de paraître amical. Qu'il tentait un sourire. Et elle était totalement paumée, à rien foutre comme une autiste alors qu'elle aurait du lui répondre.
Une bonne partie de sa colère était retombée rien qu'à la vue du frère Sheridan. Et elle décida de ne pas lui demander pourquoi il se retrouvait ici, comment il avait pu la repérer, ou pourquoi le faire maintenant, pourquoi elle, pourquoi il prenait la peine de venir. Parce que ça aurait été stupide, maintenant qu'il était là. Et ça n'avait pas d'importance.
- Sois pas désolé, Jude. Elle ne voulait pas juste l'envoyer chier, l'ignorer, ou s'énerver, ça aurait été trop simple comme solution, trop facile, trop injuste aussi, alors qu'il essayait au moins de lui faire comprendre qu'il était désolé. Elle ne le détestait pas. Et elle ne pouvait pas faire semblant que si juste pour éviter d'en parler, parce que ça aurait été égoïste. Jude n'avait rien demandé, lui non plus, et quand bien même la situation ne lui faisait pas plaisir, elle se doutait bien qu'à ses yeux elle n'était pas plus rose. C'est pas parce que... Elle s'arrêta une seconde, perdue, sans savoir comment formuler sa phrase, avant de reprendre. C'est pas parce que tu l'aimes que tu dois te porter responsable de ce qu'il a pu faire. T'es pas Drake, c'est pas de ta faute, t'as pas choisi. Tu peux pas être désolé d'aimer deux personnes en même temps, tu peux pas être désolé d'être avec lui, ou en tout cas pas face à moi, parce que le problème, c'est pas toi. Il y eut quelques secondes de silence, où on entendit seulement les gouttes battre la cadence sur la terre mouillée. La brune croisa les bras contre sa poitrine et ajouta d'une voix un peu plus basse, d'un air presque désolé. Je dis pas ça par rapport à vous, je dis ça par rapport à lui, et je suis désolée de te sortir ça maintenant mais tu sais que j'aurais préféré ne jamais revoir Drake et ... et j'pense que c'est légitime. Et je sais ce que tu peux ressentir, mais il a fait sauter un nombre incalculable de choses, Jude, dont une qui partageait ta vie, rien qu'avec son retour. C'est là que le bât blesse, évidemment, sauf que tu ne peux pas être désolé pour ça, parce que lui-même n'est absolument pas désolé, et que toi en comparaison, t'as strictement rien demandé, c'est pas de ta faute, d'accord ? Elle pensa à Nate, qui pleurait sur l'épaule de Pandora, à Raphaël et la façon dont il l'avait pris, et tout le reste du groupe qui en pâtissait, et finit par secouer la tête. Elle était incapable de le haïr. Elle était incapable de le juger, et tant pis si personne ne la comprendrait, elle ne pouvait pas le rejeter sous prétexte que son frère avait été un sonar. Et ce, même si son choix avait heurté tout le monde, à l'intérieur.
Tant pis, on dirait d'elle qu'elle était naïve, mais douze années avaient séparé les Sheridan, et il y avait des choses qui ne pouvaient pas s'effacer. Evidemment, elle aurait préféré voir Nate et Jude rester ensemble, évidemment Ellidson ne méritait pas ce qu'il vivait, évidemment elle aurait préféré que Drake reste dans sa tombe, évidemment elle aurait aimé ne jamais avoir eu a repenser à ce qu'il s'était passé là-bas, mais maintenant, tout ce qu'ils pouvaient faire, c'était accepter la situation. Le combat était devenu inutile. Un choix avait été fait.
Elle était fatiguée de détester la planète entière.
- T'es Jude Sheridan, retiens ça. T'es Jude Sheridan, et personne n'a le droit de te dire que tu es quelqu'un d'autre, personne ne peut se permettre de te rendre responsable. Et puis les choses finiront par s'arranger, tu sais. Elle dégagea une de ses mèches, et avisa le tatoué une demi-seconde, avant de finalement s'avancer vers lui pour le prendre dans ses bras, malgré la pluie, le fait que Drake ne soit certainement pas très loin, et tout le reste T'es pas comme lui, pour moi c'est tout ce qui compte. Finit-elle par ajouter, en le serrant contre elle, essayant d'oublier la douleur qui pulsait dans tous ses membres, pour penser à ce qu'elle venait de dire.
Elle savait de quoi elle parlait.

- OUI PAUL C'EST MON PENIS !! S'exclama Raphaël, tout heureux, en serrant fort fort sa blonde contre lui, entraînant son ami Côme par la même occasion, vu qu'il tenait les deux tendrement au chaud contre son cœur. Et pendant que Petra lui baptisait le nez d'un bisou tout mignon qu'il lui rendrait volontiers la minute d'après, il posa sa tête délicatement sur le torse du blond et esquissa un immense sourire. Il t'aime aussi, va. Et toi, Côme, tu nous aime ? Et est-ce que tu aimes mon pénis ou pas ?? Il se frappa le front de sa main, subitement, comme si la lumière divine venait de le frapper (au sens propre, parce que Dieu gérait mal les projecteurs). Suis-je bête, vous ne vous êtes jamais rencontrés !! Soit. Avant que je m'étale sur vous, vous parliez quoi ? Je suis intéressé, affirma le brun en s'étirant comme un gros chat affectueux, avant de déposer ses lèvres sur le front de l'italienne, en guise de remerciement. Et comme il n'aimait pas laisser les gens de côté, il fit la même à Anderson.
- Je me sens bien, avec vous. Ici au moins, je ne sens aucun jugement, fit-il remarquer en éclatant de rire, ridicule au possible, mais c'était ça qui le définissait.