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La Grande Chasse aux Rennes: Fouille le forum pour les retrouver et tu seras récompensé !


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Role Play : Thiercellieux
#21
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Rémi

Alors que Rémi commence à rouler un nouveau joint pour se motiver à pousser le petit Van, voilà que le petit groupe se divise peu à peu.
- Allez tout le monde dehors on prend ses bagages et on continue à pied.
Nathalie se laisse éclater en sanglots et Erwin est alors complètement dépassé par la situation, Paul quand à lui décide de partir pisser contre un arbre un peu plus loin, dans la forêt.
Rémi termine rapidement la fabrication du précieux sésame et après en avoir tiré une latte le tend à Marie pour qu'elle y inspire profondément dessus. Finalement, la jeune femme quitte elle aussi la petite bande après s'être mise à danser et rire, la faute à une drogue qui lui monte trop vite à la tête et que son cerveau peine à intégrer.
Marie, elle aime la drogue, les joints, leur vie, mais elle ne résiste pas longtemps avant de finir dans des états seconds et profonds comme celui qu'elle vit actuellement. Elle est comme transportée par une latte ou deux, comme si son cerveau n'avait toujours pas pris l'habitude de toutes les substances qu'ils ingurgitaient.
Rémi laisse fumer Erwin puis finit par récupérer le joint de nouveau, il a le bonheur entre les doigts, la joie au bout des lèvres. Et il se retrouve en tête à tête avec Nathalie, qui, le visage trempé après qu'Erwin lui ai jeté un verre d'eau dessus, continue de sangloter doucement pour que le groupuscule n'abandonne pas le van.
Le joli Rémi s'approche d'Adoralie et dépose ses mains sur les épaules de la jeune femme. Il capte son attention et esquisse un léger sourire, il a le joint entre les lèvres et essaye de bredouiller sans que celui-ci ne tombe :
- On n'abandonne personne, nous. C'promis.
Il sert ensuite la jolie brune dans ses bras, pour la rassurer, comme pour lui donner la confirmation que personne ne laissera mourir ce van, que partir à pied servait simplement à trouver de l'aide pour le réparer.
Rémi se recule ensuite et plonge son regard dans celui de Nathalie. Il tire une nouvelle fois sur le joint puis décide d'en proposer à son amie.
C'est seulement à ce moment qu'il réalise qu'avant de partir, Erwin lui a jeté son sac aux pieds en lui intimant l'ordre d'en prendre soin. Rémi le récupère et le met sur son dos sans réfléchir. Si Erwin a demandé à Rémi de protéger ce sac, alors Rémi protégera ce sac. C'est comme ça, pas autrement. Il ne prend même pas la peine de vérifier ce qu'il y a à l'intérieur, se ne sont pas ses affaires après tout. Même si on partage tout chez les hippies, on laisse quand même un peu de vie privée quand il le faut, et Erwin a besoin de vie privée, Rémi l'a bien compris.
- Bon, souffle le garçon à Nathalie en voyant que les autres ne revenaient pas, on va pas partir sans eux, si ?
Il avait très envie de rejoindre Thiercellieux, d'aller chercher un garagiste, de trouver un endroit ou dormir. Mais il ne voulait pas non plus laisser ses amis seuls, ni le van. Ou plutôt : il ne voulait pas que Nathalie traine sur sa conscience le fait d'avoir laissé le van seul.
Du coup, il avait le cul entre deux chaises, et il hésitait entre rester ici et partir. Du coup, le temps de prendre une décision, il décidait d'entamer la conversation :
- Pourquoi t'as accepté de partir avec nous ? T'aspirais à quoi quand j't'ai proposé le voyage ?
C'est vrai, ça, il n'a jamais clairement demandé à Nathalie ce qui lui plaisait ici. Pourquoi elle continuait de les suivre corps et âme. Alors il profite de leur moment en tête à tête pour en apprendre plus, pour éclaircir les points d'ombre qu'il ne connaît pas sur le rayon de soleil de la bande.
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#22
Les bruits se faisaient de plus en plus fort et Marie était toujours perchée en haut de son rocher. Rocher qu'elle quitta rapidement. Quelle idiote, c'est la première chose à ne pas faire quand on entend un bruit suspect en bas. Et comme elle était toujours sur une poussée d'intelligence, elle s'avança par le bruit.
Tout doucement.
En essayant de ne pas faire de bruit.
Quelle surprise ce fut de voir Paul débarquer avec un vélo qui était inconnu à la jeune fille. Il semblait peu habile avec cet appareil et cela fit rire Marie, bien qu'elle fut frôlé par son meilleur ami à plusieurs reprise. Remise de son fou rire, elle essaya de monter sur le vélo mais cela fut compliqué. Elle escalada donc légèrement le rocher pour avoir un peu d'hauteur. Elle sauta au moment où Paul passa.
Raté.
Elle retenta une deuxième fois.
Une troisième.
Une qua...
Ah non, elle avait réussi! Elle avait réussi bien qu'elle avait faillit faire tomber Paul et le vélo en même temps. C'était parti pour une promenade mouvementé!
Les deux jeunes dévalaient les chemins et manquaient à plusieurs reprise de tomber. Mais cela les faisaient rire.
Au bout d'un moment, ils arrivèrent sur une route. Paul lâcha le guidon, et Marie suivit le mouvement.
Mais les roues du vélo roulaient de moins en moins rapidement. En même temps, le jeune homme avait arrêté de pédaler.
Elles tournaient, tournaient, jusqu'à s'arrêter. Marie et Paul s’empressèrent de poser les pieds à terre pour ne pas tomber. Devant il y avait un panneau. Ils étaient allés si loin? Si loin pour arriver ici?
Il fallait le croire vu que les jeunes hippies arrivaient à lire les lettres qui composaient le mot "Thiercelieux"
~ We are all mad here ~
 
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#23
https://img15.hostingpics.net/pics/501347Paul.jpg
Paul



Ils étaient beaux, les deux meilleurs amis. Fière allure. Deux blonds fusionnels, les sourires aux oreilles. 
Déposant le vélo par terre, Paul ne peut cependant pas s'empêcher d'y donner quelques coups de pieds un peu rageur. 
- Saleté de frein.
La pancarte "Thiercelieux" n'a pas l'air très accueillante, sortit tout droit d'un film d'horreur. Se raclant la gorge, le jeune homme lance un regard malin à Marie... ils avaient voulu visiter ce village atypique, à présent ils y étaient. Il fallait juste espérer qu'il y ai bien un hôtel, ou des habitants voulant bien les faire dormir tout les 5 chez eux parce que Paul commençait à avoir mal au dos à force de dormir dans le van dans des positions toutes plus désagréables les unes que les autres.  
S'engouffrant dans la ville, Paul et Marie n'ont pas l'air de se poser des questions au sujet de leurs autres compagnons abandonnés sur le trajet... ils les rejoindront forcément, pensent t'ils surement. 
Les rues sont désertes. Pas un rat, pas un seul bruit. 
Paul, commençant à être angoissé par cette ambiance oppressante, tente de briser le silence,
- Humm... Bonjour?
Recevant un coup de coude de sa meilleure amie et se rendant compte que ce qu'il vient de lancer à la volée dans le village désertique est totalement stupide, Paul pouffe.
Mais finalement, à la grande surprise des deux amis, une voix claire répondit à son appel.  
Thiercelieux étant un tout petit village, l'arrivée des deux compagnons n'est évidemment pas passé inaperçu (contrairement à ce qu'ils pensaient) et ils avaient déjà attiré la curiosité de la moitié des habitants sans que ni Paul ni Marie ne s'en rendent compte. 
Totalement prit au dépourvu, Paul ne put s'empêcher de sursauter, faisant ainsi s'envoler deux trois pétales de sa couronne fleurit. 
Mais à qui donc nos amis allaient t'ils avoir affaire?
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#24
Un jour je mettrai les ronds promis mais faut que je les retrouve et les héberge



Marie et Paul avaient décidés d'entrer dans le sombre village qu'était Thiercelieux. Cette ambiance de film d'horreur ne faisait pas peur à la jeune fille. Au contraire, cela l'amusait. Et le stupide "Bonjour" de Paul qui lui valut un coup de coude de sa part n'avait pas amélioré les choses. Elle pouffait de rire avec son meilleur ami.
Un beau instant qui ne dura pas longtemps car ils furent interpellés.


Frank faisait son tour de village habituel depuis les toits. Il surveillait les lieux afin de protéger ses habitants et faire régner la justice.
Seul.
Comme à son habitude.
Pourquoi il faisait tout ça? Il ne le savait même pas exactement. On ne peut pas dire que ce village lui avait apporté beaucoup de bonheur. Mais bon, cela lui donnait un but.
Mais voilà que ses pensées furent interrompues par un événement inhabituel. La routine venait d'être brisée.
Deux inconnues venaient de rentrer dans leur village et riaient.
Ici à Thiercelieux, rares étaient les sourires et encore plus les rires.
Que venaient-ils faire ici? Étaient-ils un problème? Une venue innocente?
ça, il n'allait pas tarder à le savoir.
Il s'approcha discrètement, toujours cacher dans l'ombre, pour mieux observer ces individus. Mais voilà qu'une voix s'éleva.
Il l'aurait reconnu entre mille. C'était celle d'Emma.
~ We are all mad here ~
 
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#25
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Après cette déclaration, Nathalie, animé d'une passion nouvelle, avait arrêté de sangloter malgré les larmes qui roulaient encore sans bruit sur ses joues, semblant n'avoir pas réalisé encore qu'elles devaient disparaître. Et, alors que Erwin lui lançait une excuse plus idiote que n'importe quelle explication sortie à un petit de cinq ans pour lui expliquer la naissance des enfants, la jeune femme se contenta de serrer les lèvres et de se murer un peu plus dans un silence contrit, silence qui se transforma en colère lorsque son ami lui lança une bouteille d'eau en pleine figure avant de courir après Marie qui, comme toujours, avait voulu faire son intéressante et attirer tous les regards masculins des alentours.
- Tiens, je te donne mon sac, prend soin de lui il ... fait partie de la famille. 
Famille, famille... Une famille qu'il ne se gênait pas pour abandonner lâchement à la moindre difficulté, que ce soit le van, son sac, Rémi et même elle. Si Rémi ne l'avait pas récupérer à l'instant où elle-même se décrochait difficilement de la portière, les phalanges raidies par la force qu'elle avait mis à s'y tenir, elle aurait sauté sur sa "famille", écrasant sans pitié tous ses objets personnels avec toute l'excessivité qui la caractérisait. Puis, Rémi réussi à capter son regard et, la serrant dans ses bras, il lui glissa dans le creux de l'oreille :
- On n'abandonne personne, nous. C'promis.
Ses yeux s'embuant légèrement, Nathalie sentit progressivement la colère et l'indignation redescendre. Et, lorsque son meilleur ami et, occasionnellement, plan cul, relâcha son étreinte, elle sentit sur ses lèvres s'esquisser un petit sourire timide. Tirant sur le joint qu'il lui proposait, elle le fixa en attendant la suite, se laissant retomber mollement par terre devant le van, appuyée contre la carlingue.
- Bon, on va pas partir sans eux, si ?
Pour toute réponse, un sourire d'excuse et même, peut-être, une étincelle de malice dans les yeux.
- Pourquoi t'as accepté de partir avec nous ? T'aspirais à quoi quand j't'ai proposé le voyage ?
Les yeux tournés vers le ciel, la tête dans les nuages, Nathalie les regardait défilait. Un chien, un canard, un fusil, un dragon, une maison... Ses idées vagabondaient avec, en fond, la voix de Rémi qui résonnait dans ses oreilles comme pour la retenir un peu, la ramener à la réalité. La drogue n'avait toujours pas fait d'effet, elle ne lui en faisait que très rarement et ce n'était apparemment pas pour aujourd'hui, ce qui expliquait le fait qu'elle en prenait si rarement. Mais là tout avait tourné dans sa tête si rapidement, se bousculant, la blessant, blessant sa sensibilité, qu'elle avait essayé de fuir dans l'imaginaire. Raté. 
Inspiration. Soupir. La tête qui se tourne soudain pour fixer son ami d'un regard transperçant.
- Pour fuir ? J'sais pas... Fuir le passé, le futur, penser qu'au présent... Fuir les problèmes.
Se tapotant le front elle ajouta, le regard torturé :
- Fuir là-dedans.
Inspiration. Expiration. 
Nouveau soupir.
La petite brune ne se rappelait même plus quand ça avait commencé, dans sa tête. A se bousculer, se chevaucher, se marcher dessus. Ses propres pensées qui se poussaient, se frappaient, criaient à lui en donner mal à la tête, à s'en arracher les cheveux. Sa faculté de passer du rire aux larmes en une fraction de secondes qui dérangeait tellement le monde, qui la dérangeait elle-même. L'impression d'être toujours un peu décalée, de ne jamais agir normalement. La prise de conscience de son comportement étrange pour les autres et que pourtant elle ne pouvait s'empêcher d'avoir. Une vie gâchée depuis l'enfance. Le rejet, les moqueries.
Se rapprochant de Rémi, Nathalie vint s'appuyer contre lui, laissant sa tête se poser délicatement dans le creux de son cou, ses cheveux chatouillant un peu le jeune homme. Fermant les yeux, elle décida de se voiler la face une fois de plus. Alors, les paupières serrés de toutes ses forces comme pour effacer la vie, sa vie, son histoire, dans un regain de violence, elle finit par briser le silence après quelques longues minutes de silence :
- Et toi ? Pourquoi ce voyage ?

Après une discussion longue de plusieurs heures, Nathalie avait finit par s'endormir, toujours contre Rémi, à croire que son combat intérieur l'avait fatigué. Quand elle se réveilla, elle était couchée par terre roulée en boule, sa tête reposant sur un sac. Son allié dans sa bataille avait quant à lui rassembler toutes les affaires et ranger le bric-à-brac qui encombrait leur machine à voyager dans le monde. 
- On part ? s'enquit la petite brune en se frottant les yeux encore tout embués de sommeil.
Puis, se levant, elle attrapant son sac, sa peluche et une bouteille, et haussa les épaules.
- D'accord, c'est parti.
Et, partant d'un bon pas à côté de Rémi, elle marcha comme si de rien était dans cette forêt lugubre où le soir tombait déjà et qui, abritant des dizaines de bruits étranges, craquait de toute part. Leur rythme soutenu leur permis d'arriver en quelques minutes à peine devant le panneau du village qui, bien que pas très accueillant, leur suffit pour afficher un sourire joyeux. 
- On y est, allons retrouver nos amis maintenant !
Parce que pour Nathalie il ne faisait aucun doute : Paul, Erwin, et même Marie, étaient forcément là à les attendre quelque part.
 
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#26
http://image.noelshack.com/fichiers/2017/33/4/1503002924-remi.png
RÉMI
Nathalie semble vouloir fuir la réalité, la conversation, le monde. Elle tourne les yeux vers les nuages et, tout en essayant de scruter chaque forme aléatoire dans le ciel, elle répond, évasive, lointaine ...
- Pour fuir ? J'sais pas... Fuir le passé, le futur, penser qu'au présent... Fuir les problèmes. Fuir là-dedans.
Rémi la regarde avec attention, tirant sur le joint de temps à autres tandis que la jolie jeune femme a arrêté de fumer.
Nathalie est une fugitive. Elle a pris ses jambes à son cou et est montée dans le van dès que l'occasion s'est présentée. Rémi la découvre sous un nouvel angle, à la fois forte et fragile. Heureuse mais torturée, un ange enveloppée dans des souvenirs de démons.
Pourquoi s'inflige-t-elle tant de souffrances ? Pourquoi fuir sans arrêt quand tout autour peut-être rose ? Rémi n'en sais rien. Pour lui, la vie n'est qu'un long fleuve tranquille parsemé de fleurs éclatantes aux couleurs plus vives les unes que les autres. Et il veut en jeter un paquet sur la jolie Nathalie, pour égayer sa vie et ses journées.
Un long silence suit les explications de la jolie brune.
Le silence peut aussi être le meilleur des alliés dans les situations de crises, et au moins, elle a arrêté de pleurer. Et c'est ce qui importe le plus à Rémi. Il déteste voir son amie affaiblie et en larmes.
Finalement, Nathalie rompt le silence et demande :
- Et toi ? Pourquoi ce voyage ?
Rémi la regarde avec un léger sourire au coin des lèvres. Pourquoi est-il parti de chez lui ? De sa vie ? Pourquoi a-t-il accepté de quitter tout ce qu'il avait ?
- Pour bâtir un nouveau monde, souffle-t-il rêveur avant de tirer une nouvelle fois sur le joint, presque terminé, pour pouvoir créer c'que j'ai envie de créer. Être qui j'veux, où j'veux, avec qui j'veux et quand j'le veux. J'ai envie d'être libre ! J'veux sentir le vent dans mes cheveux, sur mon corps ... J'ai envie d'vivre, avec un grand V, et un grand I, et avec toutes les lettres de vivre écrites en grand.
Il regarde son amie avec un large sourire et termine le joint. Rémi, il a le goût de la vie. Et il le montre bien.
- Un jour, j'veux pouvoir chevaucher les nuages, dit-il alors, rêveur, tandis que peu à peu, Nathalie sombre à nouveau dans le sommeil après s'être laissée geindre sur l'épaule du garçon quelques minutes plus tôt.
Lorsqu'elle s'enfonce dans les bras de Morphée, Rémi l'adosse au van et se relève. Il rassemble les quelques affaires qui trainent à l'intérieur du véhicule et entreprend de lever le camp. Les autres ne reviendront pas ici, ils ont tracé la route vers Thiercellieux, il le savait.
Et ils allaient faire de même.



http://image.noelshack.com/fichiers/2017/36/5/1504888531-emma.png
EMMA
Le froid, Emma s'y est habituée. Elle ne redoute plus la baisse de température, ni les aléas de la météo, ni rien de ce que la nature peut dresser contre elle. Rien, pas même les loups garous.
Elle enfonce sa main dans la carcasse de la bête et en sort ses entrailles. Elle réitère l'opération deux nouvelles fois et enfourne le tout dans sa besace. Elle a a mangé ce soir, et c'est tant mieux.
Récupérer la chair des loups, c'est devenu une routine pour elle. Parfois, les villageois, les chasseurs et les marabouts du village parviennent à en tuer un. Mais tout le monde est bien trop peureux pour approcher ne serait-ce que les cadavres, mais Emma n'est pas de ces gens là.
Elle sait que pour se nourrir, elle doit s'en donner les moyens. La faim, c'est pour ceux qui n'ont pas envie d'être rassasiés.
Emma se redresse alors, met un coup de pied rageur dans la fourrure du loup affalé sur le sol, puis tourne les talons pour rejoindre la ville.
Le loup a été tué la veille et la viande est encore fraiche. A défaut d'être immonde de son vivant, le loup garou est mangeable. Il a même plutôt bon goût, pour être tout a fait honnête. C'est donc devenu un des repas essentiel dans l'alimentation de la jolie brune.
Alors qu'elle regagne le vilage et s'apprête à rejoindre la pénombre, elle entend des bruits inhabituels venir d'entre les rues. Ce bruit, ce n'est ni plus ni moins des rires. Mais les rires à Thiercellieux font figure d'exception et de denrée rare. Mais qui dit rire à Thiercellieux, dit anomalie, et cette anomalie attire immédiatement l'attention de Emma.
S'adossant à une fenêtre et prenant appuie sur une gouttière, Emma monte sur les toits de la ville et s'envole tel un oiseau. Elle se dissimule telle une ombre, elle se volatilise et se rapproche desdits rires.
Lorsqu'elle aperçoit les deux jeunes gens, elle se camoufle derrière une cheminée et les observe avec attention. Ils ne sont pas d'ici, c'est chose sûre. Emma connaît tout le monde ici.
Ce sont de nouveaux petits villageois.
De la chair fraiche pour les loups garous.
Emma regarde comment ils se comportent l'un avec l'autre, comment la petite blonde regarde le garçon, comment le garçon rit et agit avec désinvolture au croisement de chaque rue. Est-ce qu'ils sont amoureux ? Se demande la petite brune tandis que le garçon lance à l'aveugle dans la rue un timide :
- Bonjour ?
Oui, il n'y a aucun doute là dessus, ils vont se faire dévorer d'un seul coup. Surtout si Emma n'intervient pas.
Si il y a une chose qu'elle a appris de la vie, c'est de ne pas se mêler des affaires des autres. De ne jamais interagir dans des situations perdues d'avance. Mais cette fois, quelque chose la pousse à agir différemment. Elle ressent chez eux une vague d'ondes positives. Et elle n'a pas envie de la voir s'éteindre entre les crocs des loups tueurs d'homme.
Elle saute alors de son toit, dégainant par la même occasion son couteau et à peine a-t-elle fondu à l'intérieur de la rue dans laquelle se trouvent les deux aventuriers qu'elle plaque le garçon contre un des murs et lui flanque le couteau sur la gorge.
- Tais toi ! Crache-t-elle dans un souffle tandis qu'elle en profite pour le regarder de plus prêt et d'analyser ses traits avec plus de détails.
Il a une couronne dans les cheveux, une couronne de fleurs. C'est un enfant. Une petite chose qui n'a encore rien appris de la vie.
Elle regarde ensuite la jolie blonde d'un oeil mauvais et ajoute :
- Venez avec moi.
Emma retire la lame de la gorge du jeune homme et fais quelques pas prudents en arrière.
- Vous ne savez pas ou vous avez mis les pieds. Vous risquez trop de mourir si vous ne faites pas plus attention, dit-elle à voix basse comme un ultime avertissement, comment êtes vous arrivés ici ?
Elle est intriguée par leur parcours, leur vie, leurs trajets.
Pour la première fois de sa vie, Emma sent qu'un vent de renouveau souffle dans ses cheveux, et cette fois, elle ne le laissera pas mourir.
Elle décide de les emmener là ou elle a élu domicile, là ou elle s'est trouvée un refuge, le temps de trouver une meilleure solution pour les épargner des crocs acérer des loups, qui ne manqueront pas de frapper ce soir. Contre leurs nouvelles proies.



http://image.noelshack.com/fichiers/2017/33/4/1503002924-remi.png
RÉMI
Nathalie s'éveille lorsque Rémi referme le dernier sac. Ils sont fin prêts pour le départ, et la jeune femme comprend immédiatement qu'il n'y a plus de raison d'attendre.
- On part ? D'accord, c'est parti.
Rémi lui lance un sac et une bouteille d'eau tandis qu'il en porte deux sur son dos. Le sien et celui que Erwin lui a confié plus tôt.
Les deux amis se mettent en marche et arrivent rapidement à Thiercellieux. Au vrai Thiercellieux. Sombre, puant, dénué de couleur. Une ville morne et sans grand intérêt pour des voyageurs comme eux.
Mais Rémi voit en chaque situation un éclat solaire, un élan de génie, un signe incongru du destin. Et Thiercellieux ne déroge pas à la règle.
- Regarde ça, Nathalie ! Je crois que j'ai trouvé notre ville ... Pour créer notre nouveau monde.
Il avance, les yeux grands ouverts, à l'intérieur de ce taudis perdu au milieu de nul part. Il découvre ce que personne d'autre n'ose découvrir.
Il prend la jeune fille par la main et se met à courir. Il court, court, court ... Il longe des rues au hasard, rit, fait du bruit. Il se fiche d'où il est, il est bien.
- Oh, on dirait un bar, regarde ! Viens on y va !
Dit-il en entrainant Nathalie a l'intérieur d'une vieille échoppe à la façade défraichit et aux couleurs ternes. Si il y avait quelqu'un à l'intérieur, il était a espérer qu'il était plus vivace et accueillant que la devanture du bar.
Un léger carillon témoigne de leur entrée dans la taverne, Rémi en tête, souriant, Nathalie derrière.
Dans une ville inconnue.
Avec une seule certitude : celle de ne plus jamais être sain et sauf.
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#27
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Paul





Une ombre passe devant les yeux de Marie et Paul avant de se jeter sur le jeune homme qui se retrouve plaqué contre un mur, un couteau sous la gorge. 
Jamais, au cours de sa vie, Paul n'avait jamais été la victime ciblée de violences. Il en avait été à de très rares occasions témoins, et c'était promis par la suite de ne jamais en utiliser et se battre contre les brutes. 
Alors maintenant, imaginez la scène. Ce pauvre bébé découvrant l'autre facette du monde.
- Tais toi, lui lance son agresseur. 
De toute façon Paul aurait été incapable de sortir un seul son de sa bouche, même si il en avait eu l'envie. 
En face de lui, à quelques centimètres de sa tête, se trouve... une femme... noire. 
Comme tout bon hippie qui se respecte, Paul avait bien entendu supporter la cause de toutes les minorités. Et le racisme de couleurs était dans le lot. Mais bon fils à papa qu'il était, il était toujours resté dans un certain milieu assez "bobo blanc catho décoincé". Aussi, la société ayant fait son boulot et laissé des traces dans la tête de Paul, celui-ci ne put s'empêcher inconsciemment de rajouter 10 points de dangerosité à la situation en voyant la peau d'Emma. Ajouté à cela le fait d'être relativement introverti et renfermé envers les inconnus lors du premier contact, et vous nous donné en résultat un Paul totalement réduit en bouillie, paralysé psychologiquement.  
- Venez avec moi.
Au bout de quelques secondes qui paraisse être une éternité pour le garçon, la jeune femme lâche l'étreinte. 
- Vous ne savez pas ou vous avez mis les pieds. Vous risquez trop de mourir si vous ne faites pas plus attention. Comment être vous arrivés là?
Réagir. Il faut réagir.


Témoin de violence.


Quelques jours avant le départ avec ses amis.

- Mon mari... il arrive. Je... peux tu récupérer le flingue pour moi s'il te plait? J'en ai de plus en plus peur. 
Les yeux dans les yeux, Paul reçoit comme un coup de fouet toute l'effroie dans ses mots. Il faut se dépêcher. La jeune homme ne sait que trop ce que le mari est capable de faire. Courant dans la chambre familial, Paul a tout juste le temps de fermer la porte qu'il entend celle de l'entrée grincer. Le mari est arrivé. Bordel. 
Paul fonce ouvrir le placard vestimentaire et se met à fouiller à toute vitesse. Ce revolver, il le connait, il l'a déjà vu.... son propriétaire le montrant fièrement à quiconque doutait de sa puissance de maître de maison.  
Au moment ou le jeune homme commence à perdre patience, il tombe sur la boite doré dans laquelle est rangé soigneusement le-dit pistolet. 
Derrière la porte, le ton commence déjà à monter. Le cœur de Paul se serre à l'idée de devoir laisser la femme gérer seul la fureur de son époux. Mais partir avec le revolver, c'est partir avec la certitude que la scène de ménage ne se terminera pas dans un bain de sang.
Ouvrant la fenêtre de la chambre, Paul y saute sans plus attendre, l'arme sortit de la boite dorée et confortablement placé dans sa poche. 


Paul n'a pas bougé, toujours collé contre le mur, il sort lentement le revolver de sa poche et le braque sur son agresseur. Plus jamais il ne sera témoins impassible de violence. Il se l'était promis.
La jeune femme met quelques temps à se rendre compte de l'arme pointée sur elle. Sans doute avait t'elle mal jugé le garçon. Qu'elle l'avait trouvé tout innocent, incapable d'une telle chose...
Et surement avait t'elle raison. Paul avait lui même bien du mal à s'imaginer faire une telle chose. Il ne savait pas comment se servir d'un revolver et n'avait aucune idée du nombre de balles à disposition. Complètement paniqué, il avait simplement voulu se donner une contenance. 
Seule erreur: il venait de dévoiler l'existence de ce revolver à sa meilleure amie. 
Celle-ci devait bien le connaître.
Car elle aussi avait passé un peu de temps dans la maison du couple. Elle aussi avait eu l'occasion d'""admirer"" cet objet de collection. Et les initiales encrées sur l'arme ne faisait que confirmer l'évidence.
P.D.
Pierre Dumas.
Nathalie Dumas.
Ce revolver sortait tout droit de la maison d'Adoralie.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#28
La voix avait pris forme. Celle d'une femme noire qui menaçait maintenant son meilleur ami avec un couteau.
La première réaction idiote que Marie a trouvé et appliqué? Celle d'appeler Paul d'un air horrifié.
Cela n'a valu qu'un regard noire de la femme à la petite blonde.
Marie était paralysée. Elle ne savait pas quoi faire. Si elle faisait un pas, elle était sûre que son meilleur ami y passait. Mais où est-ce qu'ils avaient atterris?!
Soudain, la black baissa son arme, laissant une légère marque à la gorge de Paul.

- Venez avec moi.

Pardon? C'est une blague là? Pensait-elle vraiment qu'elle les avait mis en confiance?
Marie s'approcha rapidement en lui attrapant le bras.

- Vous ne savez pas ou vous avez mis les pieds. Vous risquez trop de mourir si vous ne faites pas plus attention. Comment être vous arrivés là?

On risquait de mourir... Ok. Par qui au juste? Elle? D'autres tarés comme elle? Marie ne voulait pas répondre sans s'être télépathiquement concerté avec Marie. La jeune blonde chercha donc son ami du regard.
Que devaient-ils faire? S'enfuir en risquant de se faire poignarder par derrière? La suivre et lui répondre?
Après tout, elle avait finit par lâcher Paul sans faire aucun mal..
Seulement, le jeune homme n'avait pas pensé à concerté son amie cette fois. De plus, jamais elle n'aurait pu pensé à sa solution. Celle de sortir un flingue de nulle part.
Sa réaction? S'éloigner.

- Mais Paul arrête! Tu es taré?!

Elle n'avait jamais vu Paul ainsi. Où était la paix dans ce geste? Leur mouvement, ce n'était que du vent au final? Et leur groupe? Leur escapade? Ce n'était rien au final? Connaissait-elle réellement son Paul au final?
Marie s'était attardé à l'expression que prenait le visage du jeune homme. Elle finit par la suite par regarder le revolver de Pa... Pardon?! Non! Elle connaissait ce revolver! Elle en était sûre! Mais par qui... Pas de son père. Non, il était beaucoup plus petit. Et il était tellement sécurisé que seul son père était dans la capacité de le prendre. En même temps, son père est un flic. Alors pas touche à son arme!
Mais celle-ci... Etait-ce à Paul?
Non.
Elle ne l'avait jamais vu dans ses mains.
Marie fouillait dans ses souvenir tout en poursuivant son observation jusqu'à tomber sur les initiales.

P.D

... Comment avait-il eu l'arme du père de Nathalie?!
Que s'était-il passé?
Que...
Ses pensées furent interrompu par une flèche qui passa devant les jeunes gens.
Cela les fit sursauter et Paul faillit en perdre le revolver.
Marie regarda la flèche qui s'était planter dans le mur avec peur. Elle regarda autour d'elle mais il n'y avait rien.

- Pose cette arme sinon c'est dans ta tête qu'elle arrivera cette fois.

Elle leva tout doucement la tête et vit une silhouette sur un toit qui avait un arc tendu dans la direction de Paul.

- Paul ! Fais pas le con!

Paul ne semblait pas écouter.

- Paul je t'en supplie...

Marie commençait à sangloter. A l'idée de perdre son meilleur ami, son Paul... Elle en avait déjà le cœur déchiré.
Il y a encore une dizaine de minutes ils riaient aux éclats et maintenant Paul risquait de mourir, et sûrement elle par la même occasion.

- Paul...

Ne meurs pas Paul... Tu n'as pas le droit de me faire ça..
~ We are all mad here ~
 
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#29
Arsène avait travaillé toute la journée à l'usine, comme chaque jour de la semaine, sauf le dimanche. Comme à son habitude il part se doucher dans les vestiaires, il n'a pas l'eau courante à la maison et profite d'être au travail pour faire sa toilette quotidienne. Il y a même quelques petits savons. De temps en temps il en prend un pour sa mère et son père tout en faisant attention de ne pas se faire voir. Mais le soir les gens partent tôt de l'usine, ils ne veulent pas être dehors à la tombée de la nuit. Arsène non plus. Mais il prend tout de même le temps de prendre sa douche.
Une fois finie il s'habille rapidement devant un miroir sali par la poussière et la suie. Bientôt je me regarderai dans un miroir propre. Bientôt j'aurai de l'argent. Bientôt je pourrai quitter cette sinistre ville... Bientôt...
Il prend son sac à bandoulière et quitte son lieu de travail tout en saluant le gardien borgne et son chien Boris. Marchant alors vers le centre de la ville tout en voyant que le ciel se recouvrait d'épais nuages noir, il entend au loin des cris. Ou des pleurs. S'approchant par curiosité il vit deux jeunes qu'il n'avait jamais vu ici auparavant. Des visiteurs ? Ici ? C'est la première fois que j'en vois... S'approchant plus encore il se rend compte que le jeune homme tient un revolver. Qui sont donc ces personnes qui viennent rompre leur quotidien ? Il attend, un peu en retrait, pour ne pas être vu et être prit pour cible. Il aperçoit Frank sur un toit voisin, pointant arc et flèche vers les nouveaux arrivants, ainsi que la jeune femme qui l'accompagne souvent. Ou du moins qu'il aperçoit souvent en sa compagnie, mais dont il a oublié le nom.
Si ces visiteurs meurent, ils n'auront pas à craindre de mourir durant la nuit, puisqu'ils auront déjà rejoins l'enfer.
 
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#30
http://image.noelshack.com/fichiers/2017/36/5/1504888531-emma.png
EMMA
Le plan de base était pourtant simple : Emma voulait simplement faire taire ses deux visiteurs insouciants pour les emmener dans un endroit capable de les protéger. Mais visiblement, le garçon en qui elle avait cru voir un oiseau chétif et fragile se révélait être plus dangereux que prévu.
Sans un mot, et avec une dextérité surprenante, le blondinet sort de sa ceinture une arme qu'il braque immédiatement sur Emma. Par réflexe, la brune range son couteau et tend les mains en signe de capitulation. La scène ne se centre que sur eux deux, les gémissements implorants et désespérés du second voyageur en bruits de fond, brouillés, lointains.
Pour tenter de rompre le silence et de montrer au garçon qu'elle n'est pas son ennemie, Emma, tout en gardant les mains bien en évidence, dit doucement :
- Tu ne sais pas où tu es tombé ... Ton arme ne pourra pas te sauver cette nuit, tu joues contre de-... Fiooou ! Une flèche frôle de tout prêt la tête d'Emma et s'encastre dans le mur, juste à côté de l'arme braquée sur elle.
Emma profite du moment de stupeur et de surprise pour se jeter sur le garçon et mettre un grand coup dans sa main ! L'arme s'envole sur plusieurs mètres, et lorsque tous sont désarmés, Emma prend le temps de lancer un signe de main à Frank pour le remercier depuis le toit.
Elle sait que son ami continue de la protéger coute que coute, bien qu'ils ne se le disent clairement. Ils sont là pour se protéger l'un l'autre. A vrai dire, elle n'arrive même pas à voir qui est sûr le toit, mais il ne fait aucun doute que c'est lui. Ils sont les ombres mutuelles de l'un et de l'autre, ils sont liés par quelque chose d'aussi invisible qu'indestructible. Deux passés douloureux se rencontrant pour affronter ensemble le présent.
Maintenant que plus personne n'est en mesure de l'attaquer, elle joue franc jeu, consciente qu'en cas de nouvel imprévu, l'arc et les flèches de Frank pourront être dissuasifs.
- Vous allez mourir cette nuit, crache-t-elle soudain en lançant un regard à chacun des deux voyageurs, sauf si vous nous laissez vous aider. Nous ne sommes pas des ennemis, je crois qu'on cherche la même chose que vous.
Elle les regarde avec un regard empli d'espoirs, puis elle ajoute :
- Et ce que vous cherchez, vous ne le savez peut-être pas encore, mais c'est partir de là. Donc je répète ma question : comment êtes-vous arrivés ici ?
Elle attend une réponse, mais reste sur ses gardes, elle sait qu'elle ne doit pas rester ici trop longtemps si elle ne veut pas se mettre en danger. Et les deux petits nouveaux lui donnent du fil à retordre. Si ces deux voyageurs d'infortunes sont arrivés jusqu'ici en vie, c'est qu'ils doivent pouvoir repartir de la même manière, et qu'ils peuvent fuir se village.
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