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Role Play : Thiercellieux
#11
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Nathalie se laissait secouer par les cahots qui faisaient valdinguer la voiture lorsqu'elle avançait tant bien mal dans les diverses défauts de la route du style gros cailloux, crevasses, voir même branches qui la parsemaient de part en part. Le temps était au beau fixe avec un soleil bien haut dans le ciel et un ciel bleu clair sans aucun nuage. Assise dans le fond du van la tête dans les étoiles et le regard dans le vide elle se laissait porter par son imagination. Les voix lui provenaient de loin, très loin, comme si elle planait déjà alors que son regard était soudain attiré par le joint roulé à l'instant par Rémy. Redressant la tête de quelques centimètres, les yeux étincelant, elle attendit que chacun ait pris ce qu'il voulait avant de le réclamer en tendant mollement la main. Son attention captée elle faisait enfin attention à ses amis, dont les chuchotements de Paul envers Rémy. Se rapprochant des deux jeunes hommes en tirant sur le joint qu'elle redonna ensuite à son meilleur ami, Nathalie se blottit contre Paul.
- Après Thiercelieux... après le voyage... après tout ça... 
La mélancolie de son ami le surprit, tout comme le passage éclair dans la tristesse dans son regard. Quant à Erwin, sa réponse n'était guère surprenante, toujours rempli d'illusions. Elle-même était d'humeur câline et, posant sa tête dans le creux du cou du jeune brun elle se surprit à répondre dans un souffle alors même que la magie de la drogue lui montait déjà à la tête :
- Chut, n'y pense pas...
Lui adressant un sourire mi-joyeux mi-triste, elle laissa à nouveau ses pensées vagabonder alors même que le paysage continuait à défiler devant ses yeux et que le ciel s'assombrissait devant elle. Ou bien s'endormait-elle tout simplement ?

En se réveillant, Nathalie réalisa qu'elle s'était totalement appuyée contre Paul pour une durée indéterminée et se redressa avec un petit sourire d'excuse en s'étirant. Puis, tout en ébouriffant les cheveux du musicien avec tendresse elle tourna son regard vers Erwin et demande :
- On est bientôt arrivé ?
Autour du van, le paysage joyeux c'était transformé de tout en tout et les arbres rachitiques étaient peu accueillants, tout comme le ciel gris foncé qui lui donna un frisson. Dans quoi s'étaient-ils engagés inconsciemment ?
 
 
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#12
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Rémi

Le petit joint passait de main en main, se consumant peu à peu alors que chaque bouche y tirait une latte plus profonde que la précédente. Rémi se délectait de voir ses amis planer et s'envoyer dans des hauteurs du ciel qu'il adorait lui même.
Les hauteurs du ciel, c'était l'objectif suprême pour Rémi, le Nirvana. Un objectif qu'il s'était fixé il y a quelques années déjà, lorsqu'il a pénétré le mouvement hippie.
Finalement, Paul s'approche de lui, tout prêt, leurs lèvres s'effleurent presque alors que leur visage sont à l'envers l'un de l'autre :
- Comme toi..
Rémi se relève alors et se réinstalle dans le bon sens, il dépose un léger baiser sur les lèvres du garçon.
- Comme nous, Paul, comme nous. C'est ensemble qu'on est beau.
La route continue de défiler sous nos pieds, sans qu'on ne s'en rende réellement compte. Erwin aux commandes, la route se veut fluide et sans détour, calme, paisible, avec simplement quelques nid de poules pour troubler le voyage.
Et le chemin défile alors que les joints défilent au rythme ou les pneus frôlent la chaussée, peu à peu la météo se mue en un ensemble compact et gris. Les nuages envahissent le ciel avec violence, virent peu à peu au noir, et Nathalie s'éveille alors :
- On est bientôt arrivé ?
Rémi regarde la carte et essaye de jauger à vue de nez.
- D'ici cinq ou dix minutes, je crois.
Mais ça, c'était sans compter sur l'improbable, sur les soudains à coups du moteur, sur le crachat de fumée à l'arrière du véhicule.
- Erwin, il se passe quoi ? Demande-t-il, inquiet, alors que le petit van perd en vitesse rapidement.
Finalement, ils s'arrêtent au bord de la chaussée, et pour arriver à Thiercellieux, il allait falloir pousser ... Cinq à dix minutes, il avait dit.
- On en fume un dernier avant de mettre les mains dans le cambouis ? Se risque-t-il a demander en sortant du tabac avec un léger sourire enfantin. Pourquoi se presser, ils avaient toute la vie pour pousser cette voiture, après tout.
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#13
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Paul



- C'est ensemble qu'on est beau.
Un léger baiser et quelques mots, il n'en fallait pas plus pour rassurer Paul. Celui-ci n'avait d'ailleurs pas douter un seul instant du don magique de Rémi pour calmer ses inquiétudes.
Et hop, le sourire naïf et heureux se redessine sur le visage du jeune homme, c'est repartit pour un tour!
Sur son épaule, c'est la pétillante Nath' qui venait de se poser, tel un papillon. 
- Chhht, n'y pense pas... avait t'elle ajouté, remettant définitivement les pensées d'un potentiel retour chez eux à demain.
Calmement, Paul sent Nath' partir dans les rêves... comme un oreiller, le jeune homme la laisse glisser lentement pour s'enfoncer sur le canapé du van, la retenant du mieux qu'il peu pour un atterrissage tout en douceur. 
Bloqué par le petit corps de Nathalie qui ronronne sur lui, Paul n'a cependant pas envie de s'endormir. 
Saisissant un bout de papier et un crayon de sa poche, le jeune homme se met alors à gribouiller quelques mots. Il rature, gomme, recommence. 
Il faut que cette lettre soit parfaite. Que la personne qui lise les lignes n'ai pas une seconde d'hésitation. Qu'elle se dise que oui, c'est réciproque. Que ce soit aussi claire que de l'eau de roche. 
Car si l'heure de rentrer vient d'être encore repoussé... Paul est à présent sur qu'il y a une personne dont le jeune homme ne pourra plus se passer. Cette personne, il veut la garder pour lui pour toujours. 
Cette lettre doit être parfaite. 

Un peu plus tard, la lettre avait été bien avancé et soigneusement rangé.. Paul avait même eu le temps de dessiner sur une des parois du van le visage de Nathalie, endormie. L'odeur de la peinture fraiche avait été recouvert par celle de la fumée de joint. 
La demoiselle se réveillant, elle ne remarqua tout d'abord pas la peinture et son premier réflexe fut de demander,
- On est bientôt arrivé?
La réponse était mitigé. En effet: ils étaient bloqués a quelques mètres de Thiercelieux. 
Peu robuste et ne se sentant pas encore d'attaque de pousser l'engin, Paul murmura,
- J'vais pisser...
D'habitude, cette remarque était toujours pleine de sous-entendus et quelqu'un venait toujours rapidement l'""aider"" discrètement... mais pour une fois ce n'était presque pas un mensonge. Paul sentait que sa vessie allait exploser.
Sans demander de compte à personne, Paul s'enfonça donc dans la forêt sombre en bordure de la route en quête d'un jolie arbre sur lequel se soulager... en espérant que cette fois personne n'allait le suivre en espérant obtenir une petite galipette avec lui.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#14
Marie voyait Paul et Rémi jouer les tourtereaux. Elle détestait ça. Les personnes les plus importantes pour elle s'enfermaient dans leur monde en la délaissant. Elle était jalouse ? Sur ce coup, oui et non. C'est qu'elle avait une grande peur de l'abandon. Personne le savait. Sauf peut-être Paul. Elle lui en avait parlé mais ils étaient complètement défoncés par la drogue alors avait-il retenu ce genre d'informations ? Elle en doutait.
Voilà que maintenant c'était au tour de Nathalie qui venait auprès de Paul. Elle, c'est celle qui lui piquait un peu de ses deux personnes importantes. Oui SES. Elle considéraient qu'elle n'avait aucun droit de les approcher.
Oh mais regarder comment elle se colle, elle se pavane... Ça la dégoûtait.
Même quand elle s'endort elle était insupportable car Paul commençait à dessiner son portrait.
Bien sûr personne ici sauf les deux filles savaient qu'elles se détestaient alors elle ne pouvait pas faire une crise en brisant leur jeu. Paul n'était pas au courant et elle savait que le meilleur pote de cette peste, Rémi, ne l'était pas non plus. C'était comme un pacte fait naturellement entre elle. Sans qu'elles aient eu besoin d'en parler.
Cela n'empêchait pas que Marie en avait marre. Elle se leva donc soudainement et rapidement sans dire un mot et alla, rapidement et d'un pas décidé, s'installer près d'Erwin.

Hey ! Ça va ? Pas trop compliqué la route ?

Mais à peine elle s'était installée qu'elle eu la réponse. La route ne l'était pas jusqu'à présent. Actuellement, le van faisaient des bruits étranges et pouvait à certains moments se montrer incontrôlable. Puis quand il arrêtait il semblait normal.
Un petit moment était passé et Paul avait fini sa peinture et l'ignoble Nathalie s'était réveillée et s'était remise à parler.
Marie se retenait de ne pas lever les yeux au ciel. De toute manière, le van qui les stoppa net réussi à la faire changer de sujet.

C'était quoi ça ? Ah nan nan je ne pousse pas moi..

Rémi proposait un dernier joint.

- Volontiers j'en aurais bien besoin

Au moins ça calmera son énervement. Elle se releva donc et alla s'asseoir à côté de Rémi. En même temps elle avait le choix entre son beau et magnifique Rémi et la pimbêche de Nathalie, Paul étant parti pisser dehors.
Elle regardait Rémi rouler le joint en silence
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#15
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Erwin



Après quelques temps de route Nathalie se réveille de sa sieste à l'arrière du Van à nous demander si on serait bientôt arrivé. Plus on avançait et plus le beau temps disparaissait, comme pour ne laisser sur notre route rien d'autre que ces nuances de gris qui coloraient le ciel et le paysage autour de nous. De grands sapins montant bien haut dans le ciel faisaient de la forêt qui nous entouraient qu'on se sentait plus petits encore. Une atmosphère assez dérangeante. On va avoir un orage. Rémi s'improvise guide de la route en disant qu'il nous restait encore cinq à dix minutes de route alors que je suis rejoins par la belle Marie. Tant qu'il n'y a pas de brouillard ça va, que je lui répond en souriant. Conduire par temps gris c'est faisable, conduire par temps de brouillard au milieu de la forêt quand on ne connaît pas la route et l'environnement qui nous entoure, ça l'est moins. Et c'est sans prévenir que de la fumée noire commence à sortir de l'arrière du van. Des secousses nous ralentissent plus encore alors que je perds le contrôle de notre trajectoire. Je réussi à rectifier le tir et à me garer sur le bas côté sans encombre alors que la fumée, non pas celle du joint qu'ils sont en train de se partager à l'arrière, mais bien celle du van commence à polluer notre air. J'ouvre la fenêtre pour aérer alors que je vois Paul s'en aller dans la forêt pour aller pisser. Je détache ma ceinture et sort du véhicule. Je soulève le capot et je suis enfumé. Impossible de savoir ce qu'il y a je n'y connais rien en mécanique. Je sens juste que le moteur est très très chaud. Peut-être aurions-nous dû faire un arrêt plus tôt et laisser le van se reposer quelques instants. Je me tourne machinalement vers la route qui nous faisait face et qui nous restait à parcourir selon les dires de Rémi mais c'est à cet instant que je vois le panneau juste à côté du van, annonçant "Bienvenue à Thiercellieux". On aura pas besoin de pousser, on est arrivé. Une longue route qui s'engouffrait plus encore dans les arbres se dessinait, j'imagine qu'ensuite nous trouverions sans grand mal quelques habitations pour demander où joindre un garagiste. J'essaye de trouver Paul en cherchant du regard à travers l'obscurité de la forêt, quand j'entend un grognement de l'autre côté. Sursautant, je tourne mon regard en direction inverse de où était partit Paul mais je ne vois rien. Je vais toquer à la vitre du van. Allez tout le monde dehors on prend ses bagages et on continue à pied. Paul ne tarde pas à nous rejoindre et moi je commence à prendre mes affaires. Cette ambiance grise et mystérieuse ne m'inspire rien de bon, mais je préfère me dire que tout va bien se passer. Pourquoi cela se passerait mal ? On est simplement en panne et on est arrivé à destination. Ça pourrait être pire. Dépêchons-nous avant que la nuit ne tombe.
 
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#16
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- D'ici cinq ou dix minutes, je crois.
Sourcils froncés, Nathalie commença à faire la moue en observant le ciel gris triste. Leur destination était-elle vraiment aussi terne ? C'est alors que l'odeur de la peinture fraîche remonta jusqu'à ses narines. Tournant la tête, interloquée, elle aperçue alors le magnifique portrait que Paul lui avait fait. Lui sautant au cou, les yeux étincelant de joie, elle s'exclama avec son exubérance habituelle :
- Oooooh, il est trop bien ! C'est moi ? C'est moi ? Oooooh ! 
Sa bonne humeur emplit l'espace de quelques secondes tout l'espace sonore du van, couvrant la discussion d'Erwin et de Marie et même les banalités échangées sur la pluie et le beau temps. Comme si ils avaient déjà l'âge de parler du temps, comme si il n'y avait aucun meilleur sujet à traiter. Et puis le van commença à avancer par à coups, secouant toute la troupe avant de crachoter et de s'arrêter d'un coup. Ouvrant de grands yeux ronds, Nathalie se stoppa net et, alors que Paul s'éclipsait pour échapper à la corvée, elle même se mettait à pleurer.
- Allez, tout le monde dehors, on prend ses bagages et on continue à pied. Dépêchons-nous avant que la nuit ne tombe décida au même moment le censé, le logique, Erwin.
- Mais sans va-an on pourra-a jamais-ais continuer sanglotait-elle alors même que tout le monde s'activait pour récupérer leurs essentiels de voyage. Et, alors qu'un grognement soudain provenant d'un des deux côtés de la sombre forêt qui les entourait, Nathalie décida que non, ils ne pouvaient décemment pas abandonner leur seul et unique moyen de locomotion à la bouche d'un quelconque animal sauvage. Ainsi, séchant rageusement ses larmes et laissant les autres descendre d'abord, elle s'agrippa à la portière grande ouverte du véhicule, résolue à ne lâcher sous aucun prétexte.
- Ohana signie famille ! Famille signifie que personne ne doit être abandonner, ni oublier !
Ses amis étaient habitués à ce mélodrame, pour autant la situation pouvait paraître assez cocasse, Nathalie étant en train de parler d'un simple van sur lequel ils avaient gravé "Ohana" un jour d'égarement.
 
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#17
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Paul


- C'est moi?! C'est moi?! Ooooh...
Paul élargit de quelques millimètres son éternel sourire. Il aime tellement Nathalie, ses réactions, ses humeurs. 
Ayant gardé un peu de gouache, le jeune homme y trempe un doigt... pour le glisser sur les deux joues de son amie. 
Nath' a à présent l'air d'une magnifique indienne triballe. Deux traits roses de chaque côté soulignés d'un peu de jaune. 
- Tu es vraiment Adoralie comme ça...
Adoralie était un mot inventé par Paul, mélange d'"adorable" et "Nathalie". Elle qui lui avait confié parfois ne pas aimer son prénom, il lui en avait trouvé un de substitution qu'il utilisait affectivement régulièrement. 
Adoralie... qu'il aimait la voir ainsi, dans son extrême bonne humeur. Le voyage avait l'air de lui faire le plus grand bien... et Paul avait l'impression, peut être fausse, que la jeune femme pendant le trajet passait moins souvent d'un extrême à un autre qu'autrefois. 

Se décidant à aller pisser, Paul passe à côté de Marie. Celle-ci à l'air sur les nerfs... le jeune homme prend note à lui même d'aller lui parler après son petit besoin. Le garçon a en effet desceller depuis des jours la forte jalousie et possessivité de sa meilleure amie. Il connait Marie par coeur, comment voudrait t'elle lui cacher qu'elle ne veut Rémi et lui que pour elle? N'ayant pas voulu créer de drame ou rajouter de l'huile sur le feu, Paul avait décidé de mettre cette affaire de côté en pensant que l'esprit de Marie s'adoucirait au fil des jours. Mais il n'en avait rien été... et le jeune homme sentait qu'il allait falloir à présent remettre les choses au clair. 


C'est bien la première fois qu'une forêt ne parait pas agréable.. pense Paul. C'est vrai que pour une fois, le jeune homme ne ressent pas les sourires des arbres... qui semblent tous au contraire mélancoliques, recroquevillés comme s'ils craignaient quelque chose. Perturbé par cette étrange ambiance, Paul continue de s'enfoncer inconsciemment toujours plus loin dans les bois.
Au bout de quelques minutes, le jeune homme se décide à retirer sa braguette et uriner sur un petit buisson fleuris... le plus joli qu'il ai trouvé.
- Tiens... ça te fera du bien.. tiens le coup! Tu es visiblement l'unique gardienne de la beauté dans cette forêt alors ne meurt pas tout de suite d'accord? Bien...
Après avoir terminé sa petite commission, Paul se retourne... évidemment, il est perdu. Tout les autres arbres hormis le petit buisson fleuris se ressemblant, le jeune homme n'a aucune idée d'où repartir.
Bien. 
Paul n'est pas un as de l'orientation, mais il n'est pas non plus une catastrophe ambulante. Simplement si il n'avait pas eu ces quelques grammes de drogues dans le sang... peut être aurait t'il eu l'esprit assez clair pour retrouver le chemin plus rapidement.
Méthodiquement, Paul effeuille quelques pétales de sa couronne de fleurs, puis s'en va explorer les environs en quête du van et de ses amis tout en déposant par terre à distance régulière un pétale de sécurité.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#18
Quelle galère. Leur van adoré était en panne. Ce n'était pas un drame, c'était réparable. Enfin... Ça l'était ? Qui pourrait le dire ici, personne ne s'y connaissait réellement en mécanique.
Elle regardait les alentours à travers les fenêtres du van. Il y avait une immense forêt sombre qui lui donnait des frissons.

Paul est réellement allé pisser là-dedans ?

Elle, elle n'aurait jamais osé. Sauf si on la défiait. Marie, c'était une fille qui avait de la fierté. On la défiait, elle le faisait -en général-.
Bon.. Il fallait maintenant prendre ses affaires et partir. Marcher, elle adorait cette idée. Ils étaient dans ce van depuis trop longtemps.
Rémi avait fini de rouler le joint, en pris une bouffer et le passa à Marie. Elle en pris une énorme bouffée pour planer plus rapidement.
Et c'est ce qu'elle réussit à faire.

https://youtu.be/WObZbHQEO3I

C'était bon, elle était partie très loin actuellement. Tout s'était coloré autour d'elle. Du orange, du rose, du vert, du bleu... Tout brillait et bougeait au rythme d'une musique entraînante et inconnue.
Elle se sentait heureuse. Plus du tout la mine triste ou rageuse. Elle avait juste envie de danser. C'est d'ailleurs ce qu'elle fit.
Elle se leva et commencer à danser, toujours avec son bandeau dans les cheveux été ses lunettes rondes sur la tête. Elle embrassa Rémi et enlaça Nathalie. Quand elles étaient shootées elles pouvaient être proches. Mais actuellement, Nathalie ne l'était que légèrement et Marie complètement. Elle sortie du van avec précipitation. Elle avait besoin de sortir. Elle vit Erwin. Elle le pris aussi dans ses bras en le serrant fort.
Elle avait envie de rire, que cette musique ne s'arrête jamais et que surtout rien ne les sépare. Même avec Nathalie. Nan elle n'avait plus cette haine qu'elle portait depuis si longtemps maintenant, elle ne se sentait plus amoureuse de Rémi mais amoureuse de la liberté et de ce mouvement hippie qu'elle adorait tant.
Elle avait envie de crier sans que personne ne soit autour d'elle. Marie avait donc eu l'ingénieuse idée de courir en direction de la forêt et à s'y insérer jusqu'à tomber sur une clairière circulaire où seul le sable couvrait le sol. Aucun arbre dans ce périmètre. Ils ornaient seulement les bordures de cette clairière. Au milieu de celle-ci, un rocher. La jeune fille grimpa dessus et se mis à hurler de joie.
Quand elle eut finit, elle souriait juste, essoufflée. Mais soudain, un bruit de branche et de feuilles se fit entendre.
Marie se retourna vivement.

Ya quelqu'un ?

Pas de réponse.

Paul ? C'est toi ?

Un autre bruit se fit entendre en réponse.
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#19
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Erwin


Alors que je préviens les autres de la situation, Nathalie commence à nous faire une crise comme elle seule sait si bien les faire, et toujours quand il ne faut pas. Je ne sais pas gérer ce genre de situation, donc je prend le joint qui se présente face à moi, tenu par je ne sais qui, pour ne pas trop sortir de mon état second habituel, pour ne pas ni trop planer ni pas assez.
Je laisse ainsi cette dure tâche à ... à qui ? Est-ce qu'il y a quelqu'un en capacité de s'occuper d'elle ? Je ne crois pas malheureusement. Nath', on ne l'abandonne pas voyons ! On part chercher des fleurs pour décorer le van, mais chut, c'est pour lui faire une surprise. Est-ce qu'elle va y croire ? Oui ?

Marie me serre dans ses bras et part en courant en plein coeur de la forêt, j'essaye de la retenir en lui prenant la main mais étant chargé de mon sac je n'ai pas la force nécessaire pour la garder près de nous. Elle s'enfonce dans les bois sans que je ne puisse voir où elle va. Et si Nathalie n'avait pas fait sa crise j'aurais pu la suivre. Je soupire avant de jeter une bouteille d'eau à la figure de Nath. Je crois que c'est ce que Paul fait pour la calmer mais je n'en suis pas certain.
Je la laisse donc là avec Rémi. Tiens, je te donne mon sac, prend soin de lui il ... fait partie de la famille.

Je m'engage dans la forêt, passant prudemment un pied l'un après l'autre jusqu'à ce que je relève la tête et que je ne vois au dessus de moi plus aucun morceau du ciel, seules des branches de sapin qui ne laissent passer aucune lumière.
Marie ! Paul ! Vous êtes là ?
J'avance un peu plus encore alors que j'entends un rugissement. Tout près de moi. Le temps que je me retourne que j'entend comme des bruits de pas qui courent à l'opposé d'où je viens. S'enfonçant plus encore au coeur de la forêt. Certainement un cerf... J'avance alors plus encore, non sans me rappeler d'où je viens pour ne pas me perdre.
 
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#20
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- Y'a quelqu'un..? Paul.. c'est toi..?
Un bruit se fait entendre.
Le vent souffle... le sol tremble. La clairière s'assombrit soudain. De gros nuages viennent de cacher le soleil, plongeant la petite clairière dans une ambiance sombre où seuls les ombres ont leurs mots à dire. 
La majorité des gens à cet instant aurait déjà prit leurs jambes à leurs cous en hurlant. 
Marie n'était pas une fille à classer dans la majorité, Paul le savait. 
Un animal passe en courant à toute vitesse... puis un second. Quelque chose va sortir de la forêt. Se quelque chose approche rapidement. Les animaux sont totalement terrorisés, comme s'ils venaient de rencontrer le mal incarné... la peur brûlent dans leurs yeux. 
Le bruit se fait plus précis. 
Il s'agit d'un cri. 
Une branche craque. 
Le "quelque chose" fait alors son apparition. 








WowowowowowoooooooooOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Sortant des feuilles mortes, Paul à tout juste le temps de tourner le volant de son vélo pour éviter d'écraser Marie. Le frein ne semblant pas vouloir coopérer, le jeune homme tente tant bien que mal de tourner autour de sa meilleure amie. 
- Je.. wowOWOwOWOWOOOAAAAAAAAAAAAAAAAH... 
La situation dans laquelle s'est fourré Paul pourrait en être presque risible si celui-ci n'avait l'air réellement totalement paniqué. Sur le chemin du retour vers le van, le jeune homme avait trouvé ce vélo abandonné et avait trouvé fort sympathique de l'utiliser pour rejoindre le groupe plus rapidement. 
Ce vélo n'avait tout simplement pas de freins.
Après avoir évité 3,4 fois de se faire renverser, Marie arrive finalement à grimper sur le porte bagage du vélo encore en plein mouvement.
A partir de là, Paul laisse les roues le guider, complètement paniqué. 
Le paysage défile à une allure folle. Autour d'eux, les arbres n'en finissent pas de laisser pendouiller leurs branches mollement.
Et puis soudain, changement de décors, le vélo sort de la forêt en trompe, applaudit par les craquements de feuilles et éboulements de petites pierres.
Désormais, Marie et Paul traversent un immense champ de tournesols fanés. Paul, mis à l'avant, se prend toutes les plantes sur le visage. Le jeune homme ferme les yeux, se disant que de toute façon il n'a pas besoin de regarder la route puis-ce qu'il est incapable de reprendre la conduite de l'engin non motorisé...
Quoi que..
Après tout.. peut être que la seule chose qui lui manque serait.. un peu de.. courage?
Allez.. Allez.. tu peux le faire Paul.. 
Fermant les mains sur le guidons, le jeune homme tente de se réapproprier les commandes. Tournant violemment, Paul évite néanmoins in extremis à lui et sa meilleure amies de s'envoyer s'écraser brutalement sur le sol. Mieux que ça, le vélo déboule alors sur un très étroit sentier pentu, séparant deux champs de tournesols. Au moins maintenant, Paul y voit plus clair, et même si les freins ne marchent toujours pas, la route doit bien se terminer quelque part... ils finiront bien par ralentir. 
Enfin, ralentir.. pour l'instant ils n'y sont pas rendus... à l'inverse, le vélo aurait même tendance à prendre encore un peu plus de vitesse.
Le vent dans les cheveux, Paul met une main sur sa tête pour retenir sa couronne de fleurs qui visiblement ressent un grand désir de s'envoler rejoindre les tournesols. Il faut que ses amis les pétales reste encore avec lui, le voyage n'est pas terminé et elles vont encore s'amuser un peu par la suite, pense Paul. 
Le jeune homme commence alors petit à petit à prendre le coup de main. Un poil plus assuré que lorsqu'il avait débarqué dans la clairière, le garçon tourne la tête vers Marie et, le vent couvrant ses paroles, se met à hurler,
- CAAA VAAAAA..?!! ..wwhooOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOUOOUOUOUh!!
Une bourrasque secouant le vélo, Paul se remet face à la route et au vent, 
tend les bras,
et profite.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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