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[RP] Correspondance
#1
(RP FERMÉ)



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C O R R E S P O N D A N C E
« Quand distance rime avec dépendance »

Ewen et Rai se sont rencontrés à Rio, un beau mois de juillet. Leurs pieds se sont emmêlés sur la piste de danse alors que rien n'était supposé les rapprocher. Mais alors qu'ils partagent une nuit d'amour sans précédent que ni l'un ni l'autre n'avait jamais expérimenté, voilà que des milliers de kilomètres les séparent l'un de l'autre. Tantôt à Rennes tantôt à Rio, les deux garçons doivent apprendre à mêler confiance et insouciance pour vivre ce qu'ils supposent être leur plus belle histoire d'amour ...



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E W E N • R A I
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#2
Rai pousse Ewen dans la chambre et le plaque contre la porte qu'il ferme dans un claquement sec. Le plaisir d'être enfin seul, dans un nid confortable ou ils ne seront pas dérangés, vient submerger le brésilien qui ressert l'étreinte. Ewen, quand à lui, n'arrive pas à se sortir de la tête qu'il se trouve dans un rêve. Il a un peu bu, mais pas assez pour s'imaginer seul avec un garçon pareil. Le jeune homme ferme les yeux et prend une grande inspiration. Il sent la respiration de Rai sur son cou. Celui-ci le tient par la hanche et le pose alors sur le bord du lit. Son sourire. Il faut absolument qu'Ewen évite son sourire. Trop tard. Les dents de Rai se mordant la lèvre à l'idée de ce qu'ils s'apprêtent à faire font fondre aussitôt le jeune homme qui s'empresse de l'embrasser. Ses lèvres sont sucrés. Ses yeux pétillent comme un enfant qui goute pour la première fois du chocolat. Rai, lui, a l'impression d'embrasser pour la toute première fois. Jamais il n'avait eu autant l'impression de partager un baiser d'une telle force et en même temps d'une telle douceur. Ce mélange unique accélère l'envie.
Les mouvements deviennent maladroits, on s'empresse, on se rapproche. Rai se risque à glisser une main dans le jean de cet étranger d'un soir, venu bouleverser toutes les règles du jeu.
Mais comment est-ce possible d'avoir un corps pareil..? Retirant le tee-shirt de Rai pour laisser apparaître un torse à croquer, Ewen sent sa propre chaleur corporelle augmenter en pique pendant que Rai lui fait la moue adorable de celui qui s'apprête à franchir le premier pas.
Ray ouvre la bouche. Les épaules d'Ewen s'affaissent et tout ses muscles se décontractent un par un, recevant chacun tout l'amour magique qui est en train de se produire.
Rai ne perd rien, ses mains cherchent en parallèle. Elles analysent, caressent, découvrent. Sa main trouve alors celle d'Ewen.
Aucune des deux mains ne guident l'autre, elle se suivent mutuellement d'une façon si fluide qu'elles paraissent avoir été conçus pour se compléter.
Rai remonte sur le lit, défaisant la couverture et dégageant quelques oreillers en trop. Cette fois c'est Ewen qui prend la relève et renverse le brésilien. Maintenant c'est lui qui a le dessus. Rai veut parler mais Ewen secoue la tête tout en posant sa main sur le sourire toujours aussi parfait de son partenaire. Schhhht...
Schhhhht...
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#3
Ewen domine le corps de Rai, littéralement. Le garçon retire ses lunettes et les laissent tomber sur le sol. Il maintient fermement les poignets de son amant d'une nuit et ses lèvres épousent le cou du beau brun. Rai se contracte, frissonne de tout son corps, tandis qu'Ewen continue de l'embrasser fougueusement. Leur corps ne semblent faire qu'un, ils ne sont qu'un seul être, qu'une seule et même entité. Ils sont ensembles, vivants, vibrants.
Ewen est sur le corps de Rai, le maintenant cloué au lit tandis que leur regard se captent par intermittence et qu'une pulsion intense se dégagent entre eux deux.
Rai se sent totalement dominé mais il adore cette sensation, il s'abandonne totalement et se laisse glisser dans la vague que lui impose le jeune français. Il tente de parler, mais alors qu'il s'apprête à ouvrir la bouche, Ewen se jette à ses lèvres et l'embrasse pendant de longues secondes, des secondes précieuses et uniques. L'heure n'était pas aux longs discours, Rai exhala et se laissa emporter.
Ewen continue de l'embrasser, puis laisse fondre ses lèvres sur tout le corps du beau Brésilien. Ses lèvres et sa langue glissent le long de son cou puis de son torse, et alors qu'il arrive de plus en plus bas, arrivant même au nombril, Rai finit par dire quelques mots, entre deux soupirs profonds :
- Ewen, déshabille toi.
Ewen se relève d'un bon vif et les deux hommes échangent un regard vif et enflammé. Il n'a pas le temps de s'exécuter que Rai déboutonne déjà sa chemise. Il la lui retire d'un mouvement sec et les deux garçons quittent leur pantalon.
Ils sont désormais là, de chair et d'os, l'un donné pour l'autre. Leur corps s'enlacent de nouveau et cette fois, c'est Rai qui s'impose. Sa langue glissent doucement sur le lobe d'oreille d'Ewen et très vite, toute sa bouche glisse sur le corps frêle du jeune français. Des baisers passionnés, rapides, et des caresses à n'en plus finir, et tout commence réellement.
Plus un mot ne sera prononcé de toute la nuit, Ewen s'accroche fermement aux draps et sent tout son corps vibrer, frissonner, son dos se soulève du matelas, il se retient, il se mord la lèvre inférieure. Rai lui accélère le mouvement, tout va de plus en plus vite, les deux corps sont passionnés, un coup de foudre si soudain et si inattendu.
Rai ne laisse aucun répit à son amant et ne relève pas la tête. Leurs regards ne se croisent plus, tout devient plus flou, plus chaud. Et ils s'embrassent de nouveau. C'est comme s'ils étaient fait pour être ensemble, leurs mains se baladent, accélèrent, ralentissent, maintiennent, retiennent. Ils se touchent, se caressent, s'embrassent. Leurs baisers et leur langue se connaissent presque déjà par coeur, ils semblent être comme fait l'un pour l'autre.
Un sourire mutin se dessine sur le visage d'Ewen, et Rai ne peut s'empêcher de se mordiller la lèvre, ils se regardent, Rai prend la tête du français entre ses mains et l'embrasse fougueusement, les deux corps se relèvent, se redressent, ils vivent ensemble. Les mains baladeuses des amants découvrent leur partenaire et très vite tout dérapent encore plus. Ewen, se tourne, et leur histoire se retourne.
Leur vie prend un nouveau tournant.
Leur histoire se lie, ils rentrent dans une toute nouvelle aire de leur histoire, littéralement.
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#4
Rai pousse un râle. Tout s'est fait si fluidement. Le jeune homme embrasse délicatement les fesses d'Ewen, puis remonte petit à petit jusqu'à son prince. Arrivé à sa hauteur, il l'embrasse une dernière fois avant de s'endormir dans un mélange d'épuisement et de bonheur. Il a trouvé la bonne personne, sans jamais vraiment l'avoir cherché. Ce gars là lui ai tombé dessus comme un éclat de soleil lors d'une journée pluvieuse.
La capote tombe du lit, preuve incontestable du plaisir partagé.
Quelle heure peut t'il bien être lorsqu'Ewen entrouvre un oeil, sans vouloir véritablement le rouvrir?
Derrière lui il sent la chaleur de Rai, encore nu sous la couverture. Ewen se recroqueville doucement entre les épaules du brésilien. Les cheveux bouclés de celui-ci semblent d'ailleurs avoir été posés sur l'oreille d'un façon étudiée et minutieuse.
Ewen regarde le plafond. Il voudrait rester dans cette position pour toujours.
Mais en fait, il se fout totalement de ce qu'il se passera dans une heure, une semaine, un mois. La tout de suite, il se sent bien.
Ce n'est pas comme cela que l'on débute une histoire d'amour classique. Mais lorsque l'osmose est là, pourquoi l'éviter? Pourquoi attendre?  C'est bien plus qu'une simple attirance physique. C'est quelque chose dans les yeux, dans cette façon d'avoir bougé la tête ou ce timide et en même temps courageux geste d'invitation que Rai avait eu en début de soirée.
A côté de lui, le brésilien s'est réveillé. Sa bouille parait encore toute chaude comme un petit pain. Les yeux à peine ouvert de Rai ont bien la forme de ceux qui viennent tout juste de se réveiller. Il n'a pas besoin de bouger, il sait qu'Ewen est toujours là. Maintenant il attend le moment. Le moment ou un des deux va devoir parler, le moment ou l'un des deux va devoir partir et laisser l'autre seul sur ce lit.
Ce moment, le brésilien n'a qu'une envie, le repousser. Touchant du bout des doigts l'épaule d'Ewen, il commence à y faire des petits ronds. Il existe, il est bien là. Ewen aussi sent le doigt de Rai, qui lui donne des frissons. Rai se rapproche alors subitement pour lui mordiller le cou. Tout est si parfait.
Mais il va falloir y aller.
Si seulement ils avaient su que ce qu'ils venaient de vivre n'était que le début. Le début d'une longue suite d'heureux évènements qu'ils allaient écrire ensemble.
Ecrire à des milliers de kilomètres d'écart.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#5
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Ewen est assis tranquillement sur son siège à côté du hublot. Il regarde le paysage, les nuages. Il est pensif et tout lui paraît si lointain. Il se perd dans les reflets pastels et clairs de ce qui l'entoure, tout semble à la fois beau et vivant mais aussi éteint et froid. Ses écouteurs sont vissés dans ses oreilles. Ce matin, il a dû quitter son amant. Ewen a rapidement quitté la chambre du bel inconnu (à moins que ça n'est étée une chambre d'hôtel ?) pour prendre son avion. Il a décollé il y a de ça une heure et peu à peu il sent que la distance qui le sépare du beau Rai se fait de plus en plus grande, de plus en plus difficile à combler. Il sent que leur amour devient comme impossible, inaccessible et incompris. Un pincement au coeur se ressent dans sa poitrine et il sent que les larmes lui montent déjà aux yeux. Qui croit encore au coup de foudre aujourd'hui ? Non, sérieusement, qui continue de rêver du prince charmant, de l'amour au premier regard, de toutes ses sornettes qu'on nous raconte dans les contes de fées ? Peut-être Ewen. Il avait cessé d'écouter ces légendes au profit de la réalité et des études. Un garçon cartésien qui ne croyait que ce qu'il voyait. Et ce qu'il a vu hier : c'était l'amour, le vrai, le grand, celui qui s'écrit fièrement avec un A majuscule. Et par majuscule, on entende bien UN GRAND A MAJUSCULE. Alors son coeur flotte entre les nuages, à la fois encore dans un bonheur inouï, nourrit sous perfusion par les bribes de souvenirs qu'il a vécu cette nuit, et en même temps perdu et détruit par ce qu'il sait être impossible. Personne ne comprendra. Personne même ne voudra comprendre. Non. C'est trop difficile à concevoir : un amour au bout du monde. Et pourtant, Ewen était prêt à attendre, toute une vie s'il le fallait. Une vie entière. Et alors que son regard se perd dans le lointain, son écouteur gauche tombe, et alors qu'il va pour le récupérer, il remarque le regard d'un petit garçon qui attend pour lui parler. Ewen tente de sourire, mais seul un semblant de dents apparaissent et ses pommettes se remontent légèrement sur son visage, et il bredouille :
- O-Oui petit ? Qu'est-ce que je peux pour toi ?
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#6
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Le petit secoue la tête. Ce n'est pas lui qui a besoin de quelque chose. C'est Ewen. Avec son plus beau sourire, le garçon répète mot pour mot les paroles qu'on lui a recommandé de répéter:
- Eween il est amoureeeeux.
Tout fier de sa blague et de son courage, le petit garçon ayant remplit sa mission s'enfuit en courant dans les allées de l'avion en pouffant. Fronçant les sourcils, le jeune homme a un mouvement de recul. Q.. quoi? Les commanditaires du message ne se font pas tarder.
- Alors comme ça on s'enferme pendant le voyage du retour sans dire un mot à tes femmes préférées?
Trois jolies demoiselles se penchèrent au dessus d'Ewen, assises sur les fauteuils arrières. Celle qui venait de parler était Pénélope, une de ses trois grandes amies d'enfance aux cheveux roux. 
- Tu pensais vraiment qu'on avait rien remarqué? reprit Catalina, la brune, avec un léger accent.
- Et surtout qu'on allait rien dire?! ajouta Adèle, la blonde québécoise, se retenant d'exploser de rire.
Pénélope, Catalina et Adèle étaient partis avec lui faire ce voyage au Brésil et c'est vrai que le jeune homme les avait un peu laisser tomber depuis sa découverte avec le beau Rai. Pendant leurs retrouvailles à l'aéroport pour le retour en France, Ewen n'avait pratiquement pas dit un mot, se contentant de hocher la tête en guise d'excuse pour la lapin posé la veille.
Ewen fait la moue. Encore dans l'atmosphère délicieuse qu'il avait partagé avec Rai, il n'avait pas voulut briser le souvenir en le racontant a ses amies. Aussi loin qu'il s'en souvienne, il connaissait les filles depuis toujours. Même si aucun lien de sang ne les unissaient entre elles, elles se considéraient comme de réelles sœurs. Et pour cause, leur histoire est si belle et étrange que si Ewen n'avait pas été à leur côté pendant son déroulement, il n'y aurait sans doute jamais cru.
Catalina est une orpheline Libyenne. Son passé fait d'elle la plus "raisonnable" des trois. Très jeune, elle fut adoptée dans la famille de Pénélope. Ensemble, elles passèrent tout leurs temps à refaire le monde... et embêter gentimment leur petit voisin, Ewen. Père professeur aux Beaux Arts et mère contrebassiste d'un groupe de jazz au succès montant, la maison brillait à l'époque d'un bonheur naif. Malheureusement, cette famille modèle ne tenu pas longtemps... La mère, battue, se décida finalement à partir, laissant ainsi un père alcoolique, instable et violent à la maison. Le père ne se préoccupant quasiment plus de ses filles et la mère partant trop souvent en tournée pour voir  ses filles régulièrement, Pénélope et Catalina trouvèrent rapidement refuge chez Adèle, des Canadiens ayant déménagé en Bretagne dans la rue d'à côté. Lorsque des gros problèmes financiers arrivèrent sous le toit d'Adèle dont l'arrivée de deux nouvelles petites filles n'avaient au départ pas été prévu par les parents, Catalina reçut des nouvelles de... sa famille. Un vieille homme décédé aurait en effet confié être son père géniteur et lui aurai légué une fortune considérable. Catalina put donc offrir cet argent à la famille d'Adèle qui purent continuer de l'héberger.
Ainsi, la boucle avait été bouclé.
Ainsi, le destin de ses trois filles étaient liés.
Elles seraient, sauraient, deviendraient tout, ensemble.
Pendant qu'Adéle passes ses doigts dans les cheveux d'Ewen et que Pénélope pose sa tête sur l'épaule du jeune homme, Catalina ne se laisse pas abattre:
- Allez, raconte! Il est comment?
Ewen ne peut s'empêcher de sourire.
Bien sur qu'il va leur raconter?
Sans doute qu'il "oubliera" simplement quelques passages. Car pour que la flamme continue de s'embraser, il faut parfois savoir garder quelques moments d'intimité bien scellés.
L'avion continue de voler, laissant encore Ewen sur son petit nuage pour quelques heures.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#7
- Flash back -

Deux corps entremêlés, tendus dans un même effort. Deux âmes qui s'assemblent. Soupir. Inspiration, expiration. Le rythme qui s'accélère, voyage éclair. Explosion des sens. 
Et puis le noir. 

Rai se réveille dans l'obscurité, en sueur. Seul. 
Ewen ? 


Le poids de la solitude n'a jamais pesé si fort sur ses épaules. N'a jamais pesé tout court, pour être honnête. Toujours seul, sans l'être vraiment. A courir de bras en bras, de baiser en baiser. Jamais de sentiments profonds, jamais d'attache. Les attaches, c'est pour les faibles. Lui c'est un homme, un vrai. Besoin de personne.
Rai secoue la tête, essaie d'en chasser Ewen. Dégage putain ! Il s'attrape les cheveux, serre fort les paupières l'une contre l'autre. Tout ce qu'il y gagne, c'est un mal de crâne et l'image du jeune homme gravé sous ses rétines, à l'intérieur même de sa cervelle de faible. 
Oublie-le.

Rai attrape un crayon, en mordille le bout. C'est déjà le soir, la journée vient de s'achever. Il s'étire, fait craquer son dos, observe le ciel toujours aussi bleu, assis en face de sa fenêtre. La chaleur du Brésil ne parvient toujours pas à le réchauffer. Ce foutu Ewen ne veut pas partir de sa tête et il n'y a qu'une solution pour l'oublier : lui dire adieu. Mais que faire ? Qu'écrire ? Rai chiffonne la feuille sur lequel il a esquissé sans y penser le visage de celui qui le hante, en attrape une autre, écrit une ligne, la raille, recommence. Il ne trouve rien à lui dire, rien à écrire. Ou plutôt, il a trop à dire, trop à écrire, trop d'émotions. Mais pas d'adieu.
Ewen.. Le jeune homme finit par abandonner son crayon, sa feuille, le bureau.
Et puis quelques jours plus tard arrive une lettre. D'Ewen.
 
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#8
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Rai,
Ne me demande pas comment j'ai eu ton adresse, j'ai simplement eu de la chance et un peu de bon sens. Et dieu merci, j'avais relevé le nom de la rue dans laquelle nous avions passé notre soirée avant de nous envoler chez toi. Et même une fois rentré en France, je n'ai pas pu te sortir de ma tête, ni toi, ni ton adresse. Et j'avais l'impression que ton nom se martelait contre mon esprit constamment. A tel point que je n'ai pas réussi à me faire une raison pour ne pas t'écrire.

Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai sauté le pas, à vrai dire, je dois avouer que je me sens un peu ridicule actuellement à t'écrire. Sans doute que tu ne t'attends pas à recevoir un courrier de ma pars, encore moins maintenant que ça fait une semaine que je suis rentré - et j'ajoute à cela une semaine supplémentaire le temps que le courrier traverse l'Atlantique -. Ca fait donc plus de deux semaines que nous nous sommes quittés. Mais pas une seule journée je n'ai pu m'empêcher de penser à toi.

Alors c'est peut-être un peu surfait, Rai, je m'en rends bien compte. Mais je pouvais pas me résigner à faire comme si tu n'avais pas existé, comme si tu n'avais été qu'une parenthèse dans ma vie, alors qu'au fond, je veux que tu en sois au moins un paragraphe, un chapitre, voir même toute une histoire à toi seul.

J'ai vraiment envie de te revoir, plus que n'importe qui d'autre, plus que n'importe quoi. Et j'espère que tu ne m'en voudras pas de revenir dans ta vie d'un seul coup. Mais je n'ai pas le choix, car si tu as - peut-être - réussi à m'oublier, tu es resté dans ma tête pendant tout ce temps.

A bientôt,

Ewen.


Rai tient le courrier entre ses mains légèrement tremblantes. Il sent sa tête vaciller, son corps tituber légèrement, et il s'adosse au rebord de fenêtre tout en perdant son regard dans l'horizon. Le ciel de Rio de Janeiro est d'un bleu cristallin, pur mais brûlant. Il regarde son bureau, le stylo qu'il tenait du bout des doigts quelques secondes plus tôt. Ils avaient tous les deux eut le besoin de s'écrire. Mais maintenant, Rai avait le besoin de lui répondre. Il enfila un tee-shirt blanc trop long et troqua son boxer contre un short légèrement déchiré à la cuisse gauche, puis sortit prendre l'air. Il devait trouver quelque chose à dire. Mais chaque phrase qu'il allait rédiger serait un parti pris, un aller simple et sans retour. Ewen attendait désormais une réponse, qui ne devait pas le décevoir. Ni lui ni Rai.
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#9
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Sans encore le savoir, Rai et Ewen possédaient le point commun d'être joliment entourés de femmes au tempérament fort. En effet, si Ewen avait la chance d'avoir ses trois amies Pénélope, Catalina et Adèle pour toujours veiller sur lui, Rai avait quand à lui... Evangeline. 
A quelques pas des bidonvilles, dans un petit atelier où les tissus, draps, photos de modèles et dessins de stylistes recouvrent chaque partielles de mur, un bruit de bouteille qui roule suivit d'un bruit de brisement de verre retentit.
Une femme blonde approchant la quarantaine soupire, se retourne pour contempler les dégâts, puis s'exclame:  
- Dis moi Rai, tu le fais exprès ou comment ça se passe?!
Rai fronce les sourcils et sort de ses pensées. Il vient malencontreusement de renverser une solution de teinture sur les derniers croquis de sa boss.  
- Mon vieux, tu as deux secondes pour te justifier sinon je t'étrangle. 
Evangéline est une couturière commençant à peine à percer dans le milieu depuis maintenant quelques temps. Âgée de quelques années de plus que Rai, elle est allé le cherche de bien loin... D'ailleurs elle ne saura jamais comment elle a atterris la première fois dans le favela du jeune homme.  En effet, Evangeline n'est même pas Brésilienne de nationalité! Originaire des Etats Unis, elle a rapidement sentit le besoin de partir découvrir le monde.
Au fil de ses voyages, elle a imaginé, inventé, créé. Sa ligne de vêtement à commencé à piquer la curiosité de quelques marques... pas grand chose, mais du moins assez pour pouvoir se mettre à s'ouvrir à son propre compte. 
Longtemps elle a cherché des collaborateurs, en vain. Tous ne venaient que pour l'escroquer ou la mettre dans son lit. Que des vicelards gonflés d'intérêts ou de vieilles commères, en somme. 
Et puis un jour donc, mystérieusement, elle était tombé sur Rai. 
C'était devenu un coup de foudre artistique. 
Le pauvre garçon, complètement perdu dans son quartier, destiné à vivre dans la pauvreté et la survie, en compagnie d'Evangeline, allait finalement accomplir de grandes choses. 
Il avait d'abord été son mannequin.
Oh, pas grand chose. Les rares défilés auxquels ils étaient invité n'étaient en général pas si bien payé. Mais la volonté et la persévérance d'Evangeline laissait voir un avenir prometteur. Son humour avait aussi beaucoup plus au mannequin débutant. 
Et puis un jour, il avait montré son talent. Une petite idée. Pas grand chose là non plus. Mais, inspiré par l'univers de sa patronne, il l'avait gribouillé dans un coin...
Elle avait adoré. 
Depuis, ils travaillaient ensemble. Elle s'était installé dans un atelier près de chez lui, et ils pouvaient parfois y passer des jours entiers à réinventer le monde... et la mode.
Rai était partit avec beaucoup de retard. Elle avait essayé de combler le manque de culture du jeune homme.
Lui qui lisait autrefois avec grande peine avait petit à petit mûrit. Ainsi Rai avait conscience de sa chance et devait beaucoup à son amie. 

Rai regarde Evangeline. Il n'a pas envie de lui mentir. Au contraire, il souhaite lui partager cette immense vague de bonheur qui le submerge depuis quelques temps. 
La jeune femme, elle, les bras croisés, attend toujours une explication concernant ses maladresses récentes.
Rai laisse échapper un sourire dont lui seul à le secret. 
Son excuse, elle est toute faite. 
- Je suis amoureux.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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