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Hogwarts : Back To School
Tiens tiens Koushak.
Et ses personnages qui se promènent dans la forêt.
Ce serait dommage que
quelque chose leur arrive

non plus sérieusement ce serait sympa qu'ils télescopent un autre groupe ou jsépakoi C:


Milena avait déjà la bouche entrouverte, prête à déballer un tirade outragée aux insinuations de son professeur. De la diffamation, de la diffamation de la plus honteuse espèce. Du favoritisme. Ce n'était pas un grand secret que Shire avait un net penchant pour les couleurs chaudes (type jaune, rouge, tout ce qui donnait à Milena envie de se coller deux doigts au fond de la gorge). La Serpentard n'avait certes jamais rien fait pour s'attirer ses faveurs, ou pour remédier à la suspicion qu'il entretenait à son encontre, mais ça n'allait pas l'empêcher de s'en plaindre haut et fort.
En revanche, ce qui allait l'en empêcher, c'était le lutin ondulé qu'on lui avait fourré dans les pattes et qui l'entraînait en direction de la Forêt Interdite.
Elle n'avait jamais prêté attention à ce Serdaigle particulier. Mais ça ne voulait pas dire qu'elle partait avec un a priori neutre. Ok, elle aimait bien le "capitaine". Mais ça n'allait pas le sauver.
Déjà, il avait l'audace d'être plus grand qu'elle, malgré le fait qu'elle ait déjà une taille slave canonique et qu'elle soit juchée sur des talons vertigineux. Ensuite, elle avait eu des antécédents déplorables avec des Serdaigles. Et enfin, l'ondulation de ses cheveux était irritante de perfection.
Elle allait lui coller la misère.
Dès qu'ils eurent dépassé la lisière des bois et que les arbres les masquèrent à la vue du professeur, Milena pivota sur ses talons pour faire face au Serdaigle. Le saisissant par le collet, elle l'attira vers le bas pour le mettre à sa hauteur et fixa son regard noir dans le sien.
- Voilà comment ça va se passer, commença-t-elle d'un ton impérieux. On va s'éloigner d'une centaine de mètres de l'orée, en passant par les chemins les moins boueux. Je vais m'asseoir sur une souche suffisamment sèche. Toi, tu fais ce que tu veux, je m'en cogne. D'ici une heure, on fait le chemin inverse et on ressort les mains vides et l'air contrit. Le professeur Shire est ravi de notre bonne volonté. Mes chaussures sont propres. Tu peux raconter que tu as vu un Boutefeu si ça te plaît. Je ne veux pas connaître ton prénom. C'est compris?



Solomon sentit un sourire fatigué s'accrocher à son visage malgré lui aux paroles de Mathias.
- Merci, répondit-il simplement.
Comptez sur Mathias pour savoir exactement quoi dire au bon moment. Avec lui, il avait l'impression de toujours pouvoir s'appuyer sur l'épaule de quelqu'un qui comprenait le fardeau qu'il avait à porter. Il ne faisait pas particulièrement un secret de son don, non; disons plutôt qu'il évitait d'en parler. Et de le laisser transparaître. Et que ça se sache. En fait, il en faisait peut être un secret. Mais c'était principalement pour éviter qu'on lui demande de prédire "si Maridean Gibson allait accepter d'aller à Hogsmeade avec moi" ou "quelle note j'aurai à mon exam d'Histoire de la Magie". Le don de Voyance était rare, surtout chez les hommes, et particulièrement mal compris. Même par Solomon lui-même, à vrai dire. Les mentors ne couraient pas spécialement les rues, et ce n'était pas franchement le vieux professeur Trelawney qui allait l'aider. S'il avait à choisir, il choisirait certainement un nez pour les potions ou un talent pour les charmes plutôt qu'un don en Divination, à vrai dire. C'était peut être moins cool, mais au moins, il y avait des manuels.
Il avait même mis du temps à l'avouer à Mathias. Il avait fallu qu'ils deviennent plus qu'amis pour qu'il s'y résolve, à vrai dire. Et il ne l'aurait peut être jamais fait s'il n'avait pas eu de visions assez explicites à propos du point auquel Mathias pouvait être tolérant.
Rien que d'y repenser, Solomon avait une vague rougeur qui lui montait aux joues.
Ok, peut être qu'il ne disait pas tout à Mathias sur ses visions.
Mais il y avait des choses que lui-même ne pouvait pas formuler. Comment parler, par exemple, des petits os d'oiseaux qu'il voyait sous la mousse lui susurrer des présages de mort?
Pour empêcher son esprit de faire des spéculations trop macabres sur l'état de la petite Winona, il reporta son attention sur le visage attentif de son copain, qui sondait les environs des yeux.
En fait, il se pouvait même qu'il se soit un peu trop perdu dans les reflets des boucles brunes de Mathias. Lorsqu'il repéra, dans les buissons, le reflet de huit yeux brillants, il était déjà trop tard.
-MATHIAS!
Il hurla un avertissement en cherchant frénétiquement le manche de sa baguette. Une Acromantule s'extirpait du buisson le plus proche.



Ezekiel leva les yeux au ciel face au peu de foi de la blonde.
- Mon sens de l'orientation est légendaire, s'offusqua-t-il.
Après des années à se perdre dans tous les passages secrets et escaliers mouvants du château, il avait fini par développer une boussole interne tout à fait honorable.
Ca commençait à faire une bonne vingtaine de minutes qu'ils n'entendaient plus aucun bruit, que ce soit le chant des oiseaux ou la rumeur lointaine d'autres groupes partis en exploration. Il n'y avait plus que le bruit sourd de leur respiration et les branches craquant sous leurs pas. Même Zeke aurait pu avouer que ce n'était pas son cadre de promenade préféré.
Il était sur le point de faire une dad joke pour détendre l'atmosphère, lorsque, quelque part sur leur gauche, un cri leur parvint.
Zeke se figea. C'était quelque chose qui sonnait comme "mélasse", ou peut "moulasse", il n'était pas tout à fait sûr. Mais ce n'était pas tant le fond que la forme qui l'avait interpellé. Ce n'était pas la voix de Winona, non, c'était une voix masculine plutôt profonde, mais le ton n'en était pas moins inquiétant. Le cri avait sonné comme un avertissement.
Avec un regard dans la direction d'Arsa, il s'élança dans la direction d'où la voix était venue, certain que la Serpentard lui avait emboîté le pas. Peut être s'imaginait-il l'avoir contaminée avec son Gryffondisme. Il voyait mal la blonde reculer devant une chance de faire face à une bonne vieille situation critique. Tiens, en bon gentleman, il allait même lui écarter les branches - et espérer qu'elles ne lui claquent pas dans la face quand il les lâche.
Ils déboulèrent à haute vitesse sur une clairière découverte, au centre de laquelle un Serdaigle et un Poufsouffle se tenaient dos à dos, scrutant la lisière d'un air fébrile, baguettes levées. Le danger était manifestement hors de vue. Le Gryffondor et la Serpentard ne s'avancèrent pas immédiatement à découvert, évaluant la situation dans un rare moment de stratégie.
Ezekiel reconnut Mathias Schreiber, le gardien de Poufsouffle, un gars tout à fait décent malgré le fait qu'il ne tienne que moyennement le firewhiskey. Il allait lui lancer un bon vieux "yo Schreiber, vous faites peur aux oiseaux à hurler comme ça", lorsque finalement il les aperçut, tapies à l'ombre des arbres.
Des Acromantules.
Il devait bien y en avoir cinq ou six.
Elles ne sortaient pas encore de leur couvert, essayant manifestement, elles aussi, d'évaluer la menace présentée par ces deux humains.
- Ca c'est de la grosse bête, siffla Zeke tout bas.
Sa main était étroitement serrée autour de sa baguette.
- J'aurais dû payer plus attention aux cours de soin aux créatures magiques,  adressa-t-il à Arsa avec une grimace.Je me rappelle absolument plus de comment neutraliser ces merdes. Ca doit pouvoir se Stupéfixer, tes impressions sur la question?  
Mathias et son camarade ne semblaient pas distinguer assez clairement les araignées pour oser lancer des sortilèges. Mais tirer à l'aveugle n'avait jamais été un problème pour Ezekiel Winslow.
- TENEZ BON, SCHREIBER ET MACHIN, rugit-il en jaillissant de son buisson. STUPEFIX!
L'éclair de lumière rouge s'enfonça dans l'ombre de la clairière, provoquant du remous dans les fourrés.
La guerre était déclarée.



Tyrell tâcha de repousser doucement les mains inquisitrices de la jeune fille. Elle avait décidément une certaine propension pour les noms mignons. C'était un peu déroutant pour tout dire.
- Je vais bien, assura-t-il de l'air le plus rassurant qu'il pouvait produire. On devrait se concentrer sur Wino...
Il s'interrompit. Il sentit brusquement son coeur rater un battement lorsque la Poufsouffle mentionna son traitement. La potion Tue-Loup. Il n'avait pas pris sa potion Tue Loup.
La pleine lune n'était pas avant une bonne semaine, se raisonna-t-il. Il n'y avait aucune chance qu'il se mette brusquement à avoir des envies de viande rouge. Si?
Il n'avait jamais raté une dose depuis qu'il avait été mordu. Il avait lu tome sur tome sur les symptômes provoqués par l'arrêt du traitement, bien sûr, mais il n'avait aucune idée de la manière dont ça l'affecterait.
Par précaution, il recula d'un pas, mettant un bon mètre entre lui et la Poufsouffle. On était jamais trop prudent.
En y réfléchissant bien, ça expliquait peut être pourquoi aucun animal ne se risquait à s'approcher d'eux. Son odeur n'était pas strictement humaine.
Il jura dans un souffle. Décidément, ses parents allaient être fiers de lui. Sa première lune loin de la maison allait être une cata. C'était la garantie d'un aller simple pour la ferme Tyrell.
Rageusement, il reprit la marche, désireux de venir au bout de la battue le plus vite possible.
- Il y a forcément un sortilège qui nous permettrait de la localiser, marmonna-t-il, désireux d'éloigner le sujet - et son esprit - des sujets sensibles.



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Huh
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Taylor ATTAQUE PUPPY EYES à l'entente du discours démotivé de Milena. Il voulait voir si une part de gentillesse et d'humour se cachait en cette grande serpente odieuse avec absolument tout le monde, et voilà qu'elle le lâchait. Il secoua sa crinière qui tombait devant ses yeux, histoire de se remettre les idées en place. Bien qu'il soit bien plus grand que Milena, il s'appliqua à ne pas la regarder de haut, au risque de se faire castrer.
Elle parlait si vite que même en fixant ses lèvres il n'arrivait pas à suivre ses mots. Quand elle eut fini sur "c'est compris?", il n'avait capté que "connaître ton prénom". Il s'empressa de prendre une pose la plus mignonne qui soit et de s'exclamer gaiement:
- Je suis Taylor !
Puis après un bref temps de réflexion et face à la tête désespérée de son interlocutrice, il se ravisa, laissant ses mains hésitantes sous son menton.

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Le grand Serdaigle noua finalement ses mains dans son dos et baissa honteusement la tête.
- J'ai pas compris la question.
Mais le Taylor sauvage n'abandonne jamais sa mission de bonne humeur, alors il revient à l'attaque GENTLEMAN ATTENTIONNE:
- Si tu ne veux pas te salir, je peux te prendre sur mon dos !
Il époussette ses épaules comme pour lui faire un trône respectable, rabat ses cheveux vers l'avant et la hisse sur son dos sans lui demander son avis.
- Bah le voilà, le compromis entre ballade dans la Forêt Interdite et bottines Prada indemnes! Beau modèle d'ailleurs, commenta-t-il en admirant les pieds de chaque côté de son nombril. Je peux t'appeler Millie? C'est très mignon mais ça reste chic comme surnom, comme toi!  Tongue  je trouve que ça te va très bien, enchaîna-t-il, digne d'un moulin à paroles. Je te propose d'aller par là, on y voit plus clair comme la lumière passe entre les branches. Si la petite Winona est logique, de toute manière, elle ne restera pas dans l'obscurité: les enfants ont peur du noir. Moi aussi d'ailleurs.
Plus lentement, il reprit à mi-mots:
- Tu vois ce petit Botruc, là? Il est dissimulé dans ce jeune arbre, il se fait passer pour une brindille. C'est fascinant... Il doit être effrayé par notre stature, c'est pas souvent que des sorciers viennent ici, alors les humains doivent être une nouvelle espèce à découvrir pour lui. Il a l'air d'un nouveau-né, il est si petit ! Ces créatures sont vraiment adorables. Si on l'adopte, il s'attachera à nous comme à ses parents biologiques, comme je l'ai fait mais avec un temps d'adaptation bien plus court. Les Botrucs sont tellement intelligents... Tu le vois, n'est-ce pas?



Rowa emboîta le pas de Tyrell sans lui poser plus de questions. Il lui inspirait déjà confiance, pour une raison qui lui était encore inconnue.
- Je suppose que le Professeur Shire doit déjà être en train de se charger des procédures les plus complexes, comme le sort dont tu parles. Il en connaît vraiment un rayon sur tout... ça, là.
Elle exécuta quelques ronds de bras gracieux pour désigner tout l'écosystème que représentait la Forêt Interdite. Continuant de sautiller insouciamment dans les bois, la Poufsouffle aperçut une roche ornée d'Aigue-Marine. Cette couleur bleue presque transparente lui rappelait exactement... Elle stoppa ses pieds légers pour se retourner sur Tyrell. C'était parfaitement ses yeux sous forme de pierre.

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Elle esquissa un sourire en coin et doux rire gêné avant de disparaître entre les branches pour aller faire ses petites études géologiques. Tyrell n'était qu'à quelques mètres, il lui suffirait de courir 0'02 secondes pour aller sauver sa bouille d'amour, si une menace se présentait sans prévenir.
Rien à craindre.
Elle s'accroupit et observa avec attention les détails des pierres. Soudain un caillou percé s'offrit à elle. Ou presque. Il était sous un promontoire rocheux, juste à moins de deux mètres de ses yeux émerveillés. Mais quel magnifique pendentif ça ferait! Elle tendit la main pour l'attraper, cambra son dos et étira son bras...
Alors qu'elle relâchait sa vigilance juste le temps de refermer ses doigts sur la pierre précieuse, une masse velue s'abbatit sur elle et la plaqua au sol. Poings fermés, Rowa enfonça ses coudes dans son assaillant, qui poussa un cri atroce et se releva, la laissant respirer et prendre elle aussi une position de combat. Sur la défensive, elle prit le temps de dévisager la Strzyga à qui elle faisait face. Elle hurla en montrant les dents avant de lancer son pied au dessus de sa tête pour heurter avec précision le menton de la bête. Un geignement plus agressif sortit cette fois-ci entre ses crocs. La créature s'élança, et jeta de toutes ses forces  sa patte griffue sur Rowa. Celle-ci vola jusque derrière le monticule de roche avant de s'abbatre violemment contre le tronc d'un pin.
Une seconde de peur lui avait suffi pour perdre le dessus de la situation. Maintenant le monstre se dirigeait vers elle en crachant ses poumons d'un air menaçant...



John Shire, de son côté, longeait encore la lisière de la forêt attentivement, lançant des sorts à intervalles réguliers, quand il aperçut deux garçons qui s'approchaient.
- Vous venez nous prêter main forte pour retrouver la petite Winona? La battue a déjà commencé, vous avez de la chance que je sois encore là, Mr Alexander Black et Mr Theo Nov... En vous enfonçant de ce côté-là vous devriez tomber sur un autre binôme rapidement.



Tom s'accrochait fermement au bras de son ami, tremblant de peur. Angus n'en était pas gêné, au contraire ce geste lui fit bomber le torse: "Je suis le protecteur, j'incarne la puissance, avec moi, il est en sécurité." se disait-il fièrement.

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Il se grisa même à ranger sa baguette tant qu'aucun danger ne se présenterait.
Au fond, ces craquements de brindilles qui évoquaient des bruits de pas n'auraient rassuré personne, mais Angus restait stoïque face à l'angoisse.
- Je suis là, Tommy, prononça-t-il simplement en posant sa main sur l'avant bras crispé de celui-ci.
Il continua donc sa progression, secondé par un Serdaigle peu confiant, sans que ces sons distincts ne cessent de les suivre.
- Je veille sur toi, continua-t-il aussi bien pour Tom que pour se redonner confiance.
Mais un grondement étrange retentit de plus en plus proche. Pourtant, même en tournant sur lui-même, Angus ne distinguait rien d'autre que des feuillages. Une horde furieuse de centaures se dessina soudain, précédée d'un nuage de terre. Le serpentard eut à peine le temps de se jeter sur son compagnon pour le plaquer au sol et le couvrir, que déjà la troupe d'hommes-chevaux enragée courait à leur hauteur, criant des râles indéterminables.
Puis plus rien. Le grondement s'atténua et le bois redevint parfaitement silencieux.
Un silence particulièrement pesant étant donné qu'Angus était littéralement allongé sur Tom, et qu'il pesait son poids ce jeune homme.
La fumée terreuse se dissipait encore quand Angus releva le visage des clavicules de son ami. Quelques instants plus tard, hissé sur ses coudes, n'osant pas encore se redresser plus, il retira précautionneusement à Tom ses lunettes cassées.
- Tu n'as rien? Tout va bien, hein? murmura-t-il, haletant.

I am Fire. I am Death. I'm Fabulous
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Croustibat, premier de son nom, Président du Vice, Prince du Troll, Maître du Résumé et GM de l'Ecole de Magie et de Sorcellerie
 
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Matthias recula promptement en voyanthttp://cdncache-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png les yeux brillants de l'araignée, tombant gracieusement - car il était Matthias, tout de même - sur ses fesses, sa baguette levée au bout de sa main tremblante. Si l'adversaire avait été un troll, ça aurait été; de même, il aurait été plutôt zen face à un centaure.

Mais là, c'était une acromantule, et les araignées, il n'aimait pas ça.

Il détestait ça, même, ça lui faisait tellement peur, à se déplacer avec ces huit grandes pattes velues, sans parler de ces yeux rouges terrifiants qu'au mon dieu il avait juste en face de lui comme si l'araignée se demandait par quel côté elle allait commencer pour le bouff-


Matthias allait à son tour crier le nom de son copain, comme si ça allait les aider ou faire avancer toute cette histoire, quand une voix venant des buissons voisins retentit, lançant un sort. Instinctivement, Matthias attrapa la manche de Solomon, l'entraînant au sol alors même qu'un faisceau bleu passa au dessus d'eux. Le Poufsouffle soupira, la peur que son copain ne se fasse stupéfier l'ayant distrait pendant quelques secondes...

Jusqu'à ce qu'il entende un cri inhumain, et qu'il lève la tête, regardant avec horreur la scène se déroulant sous ses yeux. Devant Solomon et lui, une araignée sembla se débattre, quelques pattes paralysées traînant sur le sol; mais autour d'elle, les acromantules n'eurent aucun mal à bouger. Elles se lancèrent vers les deux sorciers à toute vitesse, leurs cris retentissant dans la clairière, leur course soulevant la terre autour d'elles.

La panique empêcha Matthias de s'évanouir, sans pour autant lui donner d'idée, et il resta paralysé, regardant avec impuissance son copain et les nouveaux arrivants blonds, espérant qu'un miracle les tirerait de là.

Il n'avait vraiment pas envie de mourir piétiné si jeune.



Avant cette catastrophe, Arsa suivit Zeke (comme elle le faisait avant toutes les catastrophes), autant pour l’empêcher de faire une connerie monumentale que pour venir en aide au propriétaire de la voix, qui était manifestement en panique. Elle évita les branches du mieux qu'elle put, aidée par l'élan de galanterie de Zeke, qui lui permit de ne pas faire de bruit involontaire. Elle ne savait pas quel était le danger, elle préférait donc rester discrète. Elle garda sa baguette levée, par réflexe, et se positionna à côté de Zeke.

Elle scruta les alentours, mais ne vit rien, et se demanda bien ce qui avait terrifié les autres élèves à ce point. Au moment même où Zeke fit sa remarque, Arsa entrevit un éclat d'un œil rouge, et elle comprit à quoi ils avaient affaire. Elle n'avait jamais vu d'acromantule en vrai, seulement dans ses cours - mais elle savait qu'elles n'étaient pas du genre à rigoler. Elle acquiesça à la remarque du Gryffondor, et chuchota à son tour.

"Oui, c'est sûr, ça veut dire qu'il ne faut pas les éner-"
"TENEZ BON, SCHREIBER ET MACHIN! STUPEFIX!"

Arsa faillit frapper Zeke, surtout lorsqu'elle entendit les premiers cris des araignées, et elle se releva à son tour. Elle vit les araignées sortir une par une des buissons, s'approchant dangereusement des élèves au milieu de la clairière, et elle fût prise de panique.

"Mais non, t'es con ou quoi, ça suffit pas un Stupéfix!!" s'énerva-t-elle en passant ses mains dans ses cheveux, se creusant la tête pour trouver le bon sort. On aurait dit une querelle de vieux couple, mais Arsa ne s'en fit pas la réflexion, trop occupée à essayer de trouver ce qui sauverait leurs amis. "Rahh, c'est quoi ce sort déjà ?! Aide moi, allez!!"

Elle regarda Zeke et lui attrapa plutôt machinalement le bras, comme si ça allait l'inspirer ou lui rappeler ses cours - et, étrangement (ou plutôt accidentellement), sa mémoire lui revint et elle leva sa baguette, le bon sort enfin sur ses lèvres.

"ah, oui - ARANIA EXUMAI!"

Une onde se propagea au travers de la clairière, frappant au passage plusieurs araignées. Beaucoup étaient encore là, fragilisées mais plus déterminées que jamais, et Arsa comprit qu'il vaudrait mieux fuir que les affronter.

Il fallait bouger de là, et vite.



Tom n'était clairement pas rassuré. Enfin, si, un peu grâce à Angus, assez pour ne pas partir en courant, mais tout de même pas en haut de l'échelle au niveau confiance. Il n'arrêtait pas de jeter des coups d’œil méfiants aux alentours, sursautant à chaque bruit suspect, et ça faisait beaucoup, parce qu'il y en avait un paquet des bruits louches dans cette forêt. En plus, à chaque minute passée, Tom se disait que ça le rassurerait de tenir la main d'Angus, mais les mots de son ami tournaient en boucle dans sa tête. Ils n'étaient plus des bébés, certes, mais Tom avait quand même le droit de chercher un peu de réconfort, non? Enfin, si ça mettait Angus mal à l'aise, bien sûr qu'il ne le ferait pas, aussi terrifié qu'il était... Bref, même s'il était très tentéhttp://cdncache-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png de prendre la main d'Angus, il n'osa pas le faire. 

De toute façon, il était déjà bien assez content qu'Angus le rassure alors qu'ils marchaient, et les mots de son meilleur ami lui firent presque oublier le danger qu'ils encouraient; il continuait cependant à se demander ce qu'il était allé faire ici, sérieux.

Tom n'eut même pas le temps de voir ce qui arrivait lorsqu'il se fit plaquer au sol, ses lunettes tombant à ses côtés. Il commença à tendre la main pour les récupérer mais un sabot frôla sa main, écrasa puissamment la paire de lunettes, et il gémit, se recroquevillant le plus possible. Les centaures passèrent, et Tom garda la tête entre ses mains, les yeux fermés, terrorisé à l'idée de se faire écrabouiller.

Le passage des centaures fut suivi d'un silence, entrecoupé seulement par la respiration saccadée de Tom. Celui-ci était à bouthttp://cdncache-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png de souffle, à cause de l'adrénaline, mais aussi le fait qu'Angus était quand même allongé sur sa cage thoracique...

En parlant d'Angus, Tom eut une seconde de panique avant d'entendre la voix de son meilleur ami, et il soupira, rassuré qu'il soit encore là et aille bien. Il essaya de retrouver une respiration normale, son cœur battant à cent à l'heure sous l'effet de la peur, mais aussi de quelque chose qu'il n'était pas encore en mesure de qualifier.

Voyant absolument flou sans ses lunettes, Tom regarda vaguement devant lui, déduisant qu'Angus était là, et il hocha la tête. "O-ouais... ça va... Merci, Ang'... T'as rien non plus?"
Inquiet, il porta sa main au visage d'Angus, avant de la retirer rapidement, se rendant compte que c'était quand même bizarre comme geste.

Au même moment, il entendit alors un son étrangement artificiel - une sorte de déclic, un bruit d appareil photohttp://cdncache-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png... Il tourna sa tête vers le bruit, ne voyanthttp://cdncache-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.pngbien sûr rien, et fronça les sourcils...



Ce bruit d'appareil, c'était celui d'
Auriga Rosier
- reporter sans frontières et sidekick officiel de Milena -
http://i1.imageban.ru/out/2012/06/06/53333b4a02cbc6b79795b0e72f8acdd6.gifhttp://http://i1.imageban.ru/out/2012/06/06/53333b4a02cbc6b79795b0e72f8acdd6.gif


Oui, car elle se baladait là, seule, ayant lâché son coéquipier inutile quelque part dans la forêt. Elle n'avait besoin de personne quand elle avait sa volonté et son appareil photo, et à cet instant précis, c'était le cas. Elle ne savait pas vraiment qui était l'objet des fouilles dans la forêt, mais elle n'avait aucune intention de l'apprendre. Pour elle, cette escapade était avant tout l'occasion pour elle de réunir quelques clichés pour le prochain numéro du journal de Poudlard. Il pouvait s'en passer, des choses, dans une forêt, et Auriga était précisément à l'affût de ces choses-là.

La forêt était cependant beaucoup trop silencieuse à son goût. S'était-elle aventurée dans un endroit où il n'y avait vraiment personne d'autre? C'était surprenant, et c'était également une très mauvaise stratégie. Elle aurait du mal à immortaliser des moments marquants si elle ne tombait sur personne...

Une série de bruits divers attira son attention, et elle entrevit un troupeau de centaures passer derrière le rideauhttp://cdncache-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png épais d'arbres à côté d'elle. Elle recula, mais le troupeau ne l'avait pas remarquée, et passa à côté d'elle. Elle ferma juste les yeux pour ne pas recevoir de poussière dans ceux-ci - elle ne tenait pas à ce que son mascara coule, merci -, puis s'apprêta à s'éloigner.

Elle entendit alors une voix faible, venant de derrière les arbres, et son sang ne fit qu'un tour. Enfin! Quelqu'un d'autre dans cette forêt! Elle se rapprocha lentement, faisant attention à ne pas faire craquer les branches sous ses pas.

[Image: giphy.gif]

Le spectacle qui l'accueillit ne fut pas décevant du tout, au contraire. Les yeux de la Serpentard brillèrent lorsqu'elle discerna, derrière la poussière, les silhouettes de deux élèves allongés sur le sol. Quelle aubaine! Auriga attendit avec impatience que la poussière se dissipe, pour découvrir l'identité des ombres.

Elle reconnut l'élève du haut - c'était un joueur de quidditch dans l'équipe de Serpentard... mais l'autre... Auriga plissa les yeux, mais le visage de l'autre élève était hors de sa portée. Elle vit cependant les cheveux courts, en déduit que c'était un garçon, et elle crut voir un éclat de bleu dans ses robes. Elle sourit, jubilant en pensant au scandale qui se déclarerait si cette scène se propageait. Deux garçons dans la forêt, l'un de Serpentard, l'autre de Serdaigle? Ça promettait...

La poussière n'étant plus gênante, Auriga appuya sur le bouton comme on appuie sur une détente, puis elle se cacha derrière les arbres, pensant déjà au titre de l'article. "Amour fou dans les bois", c'était bien, non? Ou encore "Qui sont ces deux tourtereaux qui transcendent les maisons?"

Auriga rangea son appareil, contente d'elle, impatiente de pouvoir montrer ça à Milena. Avec un scoop aussi terrible, elle aurait son feu vert pour l'article, c'était sûr et certain...

"I don't care", I say, caringly, as I care deeply

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Milena ne voyait pas le Botruc.
Et d'ailleurs, Milena ne voulait pas se faire appeler Millie. Milena n'était pas non plus partante pour se faire trimballer passagère sur le dos d'un échalas - Taylor, se rappela-t-elle malgré elle. Quoique, tout bien réfléchi, ce dernier point avait l'avantage de lui épargner la bouillasse. Et ce Serdaigle avait bon goût en chaussures. Ou cette Serdaigle? A vrai dire, avec ses cheveux longs et sa voix douce, c'était un peu difficile à dire. Jusqu'à son nom était insupportablement androgyne. C'était agaçant.
Aussi prit-elle le  parti de tambouriner sur les épaules de son nouveau porteur d'un air impérieux.
- Pose moi immédiatement, Terrence, ordonna-t-elle en se trompant volontairement de prénom.
Elle ne pouvait pas laisser croire au premier Serdaigle venu que son existence avait de l'importance aux yeux de la grande Milena Antonovna Dolohova. Qu'il s'agisse d'un garçon avec des cils trop longs ou d'une fille particulièrement musclée. Ou quelque part entre les deux.
- Je suis pas ta pote ni ton binôme en Soin aux Créatures Magiques ! siffla-t-elle en sondant les environs à la recherche d'un appui pour le tirer des griffes de Taylor.
Merlin soit loué! Elle avait aperçu un chemisier clair et une tresse blonde délavée au loin, devant eux.
- Rosier! appela-t-elle.
Avec l'appui d'Auriga, elle retrouverait la supériorité numérique qui, quoi qu'elle n'en ait pas besoin, avait toujours ce côté rassurant lorsqu'on se retrouvait face à plus grand(e) que soi.
Mais ce n'était définitivement pas un appel au secours, non non.
C'était un désir de retrouver de la compagnie connue. Voilà.



Solomon serrait sa baguette à s'en faire mal.
Les acromantules étaient franchement trop nombreuses. Et trop grasses. Et pourquoi fallait-il qu'elles aient autant de poils et de crocs? Si elles voulaient renvoyer l'image de créatures sales et flippantes, huit yeux suffisaient amplement. Pourquoi avait-il fallu ajouter des filets de bave au tableau?
Sa grimace crispée se détendit à peine lorsque deux blonds jaillirent des fourrés à leur secours de manière un peu désordonnée et que Matthias le tira au sol, lui évitant de se faire stupéfier au passage. Il serra la main de son copain en reconnaissance, sans pour autant quitter des yeux le Gryffondor et la Serpentard qui s'étaient lancés dans un feu d'artifice offensif. Ils avaient surtout réussi à énerver les araignées encore plus qu'auparavant. Elles jaillissaient de l'ombre avec une vélocité terrifiante, fonçant sur eux, probablement pas avec l'intention de leur donner une octo-poignée de main.
Il allait se redresser pour tâcher de faire autant de différente qu'il le pouvait, lorsqu'une respiration fébrile à son côté accapara son attention. Il n'osa pas quitter des yeux les monstres qui se ruaient sur eux, mais brusquement toute sa concentration minutieuse était tournée vers Matthias.
Matthias, qui était arachnophobe.
Il lâcha un juron subtil dans un souffle. Comment avait-il pu l'oublier?
De toutes les créatures qu'ils auraient pu rencontrer dans la Forêt Interdite, il fallait qu'ils tombent sur des araignées géantes. Bien sûr.
Il chercha à tâtons la main de Matthias, tout en envoyant de l'autre un Arania Exumai dans la direction de la bête la plus proche.
- Je suis là, tout va bien, je suis là, lui adressa-t-il d'un ton qu'il espérait rassurant, mais qui était certainement un peu altéré par les bêtes baveuses qui se ruaient vers eux.
Jugeant que décidément, il ne pouvait pas multitasker, il bondit sur ses pieds avant de se pencher sur Matthias, priant pour que les deux blonds retiennent les bêtes assez longtemps.
Il tenta aussi bien que mal de le redresser en passant l'un de ses bras autour de ses frêles épaules, mais Matthias était un poids mort, tétanisé de la tête aux pieds.
- Il faut sortir d'ici! lança-t-il par-dessus son épaule, à leurs renforts qui semblaient s'engager dans un duel perdu d'avance.
Pas besoin d'avoir le don de Vision pour avoir un très très mauvais pressentiment sur cette situation.



Arania Exumai.
Il aurait complètement pu s'en souvenir tout seul.
Zeke s'éclaircit la gorge, observant Arsa à son côté histoire de remettre le bon mouvement de main pour accompagner l'incantation. La blonde avait maintenant focalisé toute son énergie sur le combat, les sortiilèges volant de sa baguette comme autant d'éclairs éblouissants. Il fallut à Zeke deux secondes complètes pour détacher ses yeux de la forme svelte de la Serpentard et revenir aux araignées tueuses qui les préoccupaient présentement.
Il se fit la note mentale de mettre Arsa dans davantage de pétrins de ce genre à l'avenir, juste pour pouvoir revoir son petit froncement de sourcils concentré et ses cheveux impeccables voler dans tous les sens.
Et entendre de nouveau sa petite voix posée monter dans les aigus quand elle lui lançait des insultes. Adorable.
Il exécuta sa meilleure rendition d'Arania Exumai, qui se révéla satisfaisante. Même si pour être complètement honnête son acromantule cible n'avait fait qu'exécuter une petite cabriole avant de revenir sur ses pattes.
Il pivota dans la direction de Schreiber et son pote, lorsque la voix de ce dernier proposa une retraite. Qui aurait été bienvenue. Mais a priori, huit pattes allaient plus vite que deux, et il n'était pas chaud chaud pour tourner le dos à des araignées géantes. Surtout que Schreiber n'avait pas l'air d'être dans le meilleur des états. En fait, il avait l'air carrément paralysé.
Il se retourna juste à temps pour renvoyer bouler une arachnide qui s'avançait dangereusement. Il aurait bien gueulé un héroïque "allez y on vous couvre" dans un pur style gryffondor, mais même son cerveau en forme de passoire était capable de reconnaître qu'à deux, ils ne tiendraient pas longtemps face aux acromantules.
Soudain, de manière aussi opportune qu'inattendue, une idée de génie traversa son esprit.
- Arsa, recule! prévint-il en bondissant pour se placer devant la jeune blonde.
Il prit une grande inspiration. Ce n'était pas le moment d'être ridicule.
- Leo flagrate! gueula-t-il pour la deuxième fois de la journée.
C'était son sort signature après tout. Aucune raison qu'il le plante deux fois de suite.
Et en effet, un splendide félin enflammé jaillit de sa baguette, poussant un rugissement qui ressemblait bougrement au crépitement d'un brasier. Il s'avança vers les acromantules, son manteau de flammes dansant dans l'air qui soudain avait l'air d'avoir pris dix degrés.
Béni soit Merlin, les acromantules avaient effectivement l'air effrayées par la bête de feu. La chaude lumière faisait briller leurs yeux et se reflétait aux filets de bave accrochés à leurs mandibules, ce dont le blond se serait bien passé, mais pour le bon côté des choses, elles avaient arrêté de progresser. Sans perdre une seconde, il fit demi-tour, entraînant Arsa avec lui, pour se ruer vers Schreiber qui était toujours au sol.
- Pousse-toi de là, adressa-t-il au Serdaigle chétif qui essayait sans succès de le soulever.
Il se saisit du bras de Matthias qu'il enroula autour de son cou, avant de le soulever sommairement du sol. Il aurait bien été plus précautionneux, ou plus sympa, mais il y avait de grosses araignées séparées d'eux uniquement par un vague voile de flammes, et il n'avait pas le temps de tergiverser.
Tant bien que mal, il commença à galoper vers l'orée de la forêt, priant pour qu'Arsa (et le Serdaigle accessoirement) emboîtent le pas assez vite pour qu'ils mettent une distance raisonnable entre eux et les grosses bêtes velues.



Tyrell apprécia l'élégance avec laquelle Rowa avait accepté son détournement de conversation. Elle avait du tact, ce qui était toujours appréciable. En fait, c'était peut être l'une des qualités que Tyrell appréciait le plus chez les inconnus. Il aurait pu trouver pire, comme binôme.
S'il arrivait à ignorer le fait que sa peau commençait à être parcourue de fourmis brûlantes et que son estomac était secoué d'élans nauséeux, peut être que ça allait même être une petite ballade sympa dans les bois avec une fille chill.
Il la suivit docilement lorsqu'elle s'élança plus profond dans les bois. Elle semblait très intéressée par un amas rocailleux. Ce n'était pas forcément un cliché, finalement, que les Poufsouffle étaient tous portés sur l'herbologie. Il avait même entendu parler d'une 4ème année qui léchait des cailloux pour en récupérer les minéraux, et apparemment c'était monnaie courante chez les Blaireaux. Tyrell n'était pas du genre à juger les habitudes bizarres. Après tout, se couvrir de poils une fois le mois aurait été considéré par beaucoup comme bien plus louche que lécher des pierres.
Il était appuyé à un arbre, attendant patiemment que Rowena en ait fini avec ses concrétions rocheuses, lorsqu'il perçut un genre de bourdonnement à peine audible. Il secoua d'abord la tête, croyant à un autre de ses symptômes désagréables. Mais les frissons qui lui parcouraient l'échine n'avaient rien de maladifs; ils étaient comme un avertissement. Comme un pressentiment. Et soudain Tyrell eut l'impression d'être une proie.
Il n'avait jamais l'impression d'être une proie. Il était un prédateur, merde. Enfin, peut être pas sous cette forme.
Ses dents se relevèrent instinctivement sur ses dents. Il n'aimait pas ça du tout.
- On devrait peut être s'éloigner, appela-t-il dans le silence à destination de Rowa.
Ce fut alors que lui parvint un hurlement provenant du rocher où elle était penchée quelques secondes plus tôt.
Son corps réagit avant son esprit. Il se lança en avant, bondissant avec une agilité effrayante entre branches et racines, jusqu'à se retrouver devant une bête énorme aux yeux luisant.
Il apercevait la main de Rowa, qui s'était réfugiée derrière le rocher. A en juger le museau de la bête, elle avait dû lui administrer un coup efficace.
Avant qu'il ait eu le temps de penser plus avant, Tyrell se retrouva entre Rowa et la bête, un grognement peu humain sortant de sa gorge, fixant l'animal droit dans ses yeux brillants.
C'était surréaliste. On aurait dit le monstre sorti droit des contes que sa mère lui racontait lorsqu'il était enfant pour le dissuader de s'éloigner de leur ferme. Il n'était même pas sûr que cet animal existait réellement, et pourtant, il était là, face à lui. Et il reculait. Une strzyga reculait devant le petit Tyrell Short et ses cinquante cinq kilos.
Sans vraiment penser à ce qu'il faisait, il fit un pas en avant en direction du monstre.
Celui-ci se retourna (?!) et disparut dans les fourrés sans demander son reste (?!?!?!?).
Tyrell cligna des yeux, se redressant pour adopter une posture plus humaine et moins... prétoriale, avant de se racler la gorge.
- Il est parti, tu peux sortir, appela-t-il d'une petite voix.
Voilà un truc qui allait être difficile à expliquer.



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Huh
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Rowa écarquilla les yeux et cligna des paupières une bonne dizaine de fois.

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Que venait-t-il de se passer? Encore sonnée par sa chute, elle tenta de se résonner. Ce grand maladroit de quarante kilos tout mouillés avait fait peur à cette créature de plus de deux mètres et à ses griffes acérées ? Non, définitivement, ça paraissait très invraisemblable. Ce coup sur la tête devait avoir altéré sa vision des choses, ou ces satanées feuilles devant son visage l'empêchaient de voir la scène en entier; il devait y avoir une bête encore plus grosse derrière Tyrell pour que le monstre qui l'avait attaquée prenne la fuite. Impossible autrement : comment ce Serdaigle absolument adorable aurait pu avoir l'air aussi terrifiant deux secondes avant? Montrer les dents, menacer une bête énorme, et prendre une petite voix mignonne accompagnée d'un air innocent juste après ?
Qui fait ça?

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ps à Ecluz: Kuba est-il au courant pour son cousin?

Non, vraiment, qui fait ça?
Après un temps de réflexion entre crainte et incompréhension, Rowa se décida à se redresser pour faire face à ce mystérieux garçon. Mais en s'appuyant sur sa jambe droite, elle trébucha et s'étala à nouveau au sol.
- Et merde ! Jura-t-elle lascivement. Mon tibia ne me porte plus, j'ai dû me le fracturer quand je me suis faite plaquer par ce truc horrible,... A qui tu viens tout juste de faire face... Et qui a eu peur de...
Elle regarda autour, histoire de bien vérifier que personne ni rien d'autre n'était là comme dans son hypothèse.
- Toi, finit-elle en plissant les yeux vers Tyrell. Mais je suppose que je ne dois pas plus poser de questions que sur ton allergie à l'herbe et ta température corporelle ?...
Elle était sympa, de penser à l'intimité de ce type, qui apparemment, sous ses airs sages, pouvait carrément la mettre au tapis rien qu'en sécrétant des phéromones. Mais après tout c'était aussi stratégique : avec un handicap au-dessus de la cheville au milieu d'une forêt déserte, contre cet inconnu un peu louche, elle n'aurait probablement eu aucune chance. Et puis il avait l'air vraiment gentil, alors elle ne voulait certainement pas en faire un adversaire, ou pire un ennemi.
C'est vrai, pensa-t-elle en se hissant sur la roche à la force de ses bras ; ce sourire timide, ces yeux doux, cette stature vacillante et ce comportement peu sûr de lui étaient très charmants. Mais puis-je m'attendrir devant un jeune garçon qui fait peur même à un monstre redoutable ?
Elle s'écrasa à nouveau, à moitié assise, à moitié avachie, sa force l'abandonnant. Le visage tombé dans son coude plié, elle laissa s'échapper quelque chose qui ressemblait fort à un sanglot.
- Putain... Rowena Giantle, espèce de grosse loque faible et inutile ! Tu es une battante, pas un poids à la cheville de ton coéquipier, reprends-toi ! Une Giantle ne se blesse pas, une Giantle ne se plaint pas, une Giantle se relève et se bat.
Rowa releva le front et reprit plus calmement :
- Je dois aller à l'infirmerie, je ne servirai plus à rien pour chercher Winona. Dès que j'aurai pris une potion régénératrice, je reviens et je trouve ma petite blaireaute.
Elle entreprit de se remettre sur ses pieds à nouveau.



Angus sourit au geste aveugle de Tom, qui portait sa main à son visage pour s'assurer qu'il était bien là. Le serpentard lâcha même un petit rire gêné ; mais lui aussi entendit ce bruit distinct d'appareil photo.
Le pire c'est qu'il connaissait très bien ce son. C'était le même réflexe que celui qui l'interviewait à chaque grand match de Quidditch : celui d'Auriga. En une milliseconde il comprit ce qui se passait : dans quelle situation Tom et lui se trouvaient, l'occasion de scoop que ça représentait pour cette Serpentard redoutable...
Il se leva soudain, tirant son meilleur ami du sol dans le même mouvement - toujours un peu trop brusque – ce qui l'attira contre lui un peu trop fort. Angus ne s'excusa toutefois pas :
- Auriga ? Appela-t-il d'une voix la plus virile qu'il pouvait.
Sans réponse, il dégaina sa baguette, se retourna face au Serdaigle et lança un rapide « Oculus Reparo » à sa paire de lunettes brisées. Il écarta les mèches de boucles qui tombaient sur le front de Tom et lui chuchota discrètement :
- Voilà Velma, maintenant que tu y vois quelque chose dis-moi où tu repères des robes vertes et argentées...
Plissant les yeux en direction du déclic sonore, il aperçut une chevelure blonde familière à travers les branches. Qui leur tournait le dos ? Elle aurait pris un cliché d'autre chose ? Peut-être qu'il dramatisait un peu, qu'il craignait trop qu'on le voit avec son Tommy, alors il s'imaginait des scenarii catastrophe. Mais Angus tenta de se résonner : qu'est-ce que les autres Serpentard iraient croire de toute manière ? Il était très plausible qu'il faisait preuve d'humilité en se préoccupant d'un sang de bourbe un peu paumé et super canon.
- Voilà, je viens glorieusement de t'éviter de te faire ratatiner par une horde de centaures lancée à pleine vitesse ! Improvisa-t-il un peu trop fort pour que ce soit naturel. Petit Serdaigle, tu as à faire à un grand seigneur, …
Une moue et un regard complice se dessinèrent sur son visage jusqu'alors dur.

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Il était prêt à continuer sa démonstration d'autorité et de fabulosité de serpent, mais face à la bouille d'amour de son ami, ses grands yeux, ses cheveux ébouriffés et ses lunettes de travers, il éclata de rire. Après tout Auriga semblait être de dos, se justifia-t-il pour lui-même.



Taylor la reposa doucement, déçu que son attention - digne d'un gros St Bernard fidèle - ne lui ait pas plus plu que ça. Il connaissait pourtant la réputation terrible que s'était attirée Milena A. Dolohova, mais quand même, il était juste gentil lui... D'une petite voix triste, il suggéra :
- Je suis Taylor, pas Terrence...

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Elle appela un nom : en effet, pas très loin se tenait une belle blonde, son appareil photo entre les mains. Rosier, alors. Une lignée plutôt classe, s'il se souvenait bien (et sa mémoire lui jouait rarement des tours). Avant que cette élève débarque potentiellement, il demanda à Millie :
- Je parie que tu dis à tout le monde que t'es pas leur pote. Pourquoi tu ne voudrais pas d'amis ? Seule au sommet de ta hiérarchie, tu finiras par te sentir seule.
Bourré de bonnes intentions et d'empathie, il parvint à lui sourire tendrement.

I am Fire. I am Death. I'm Fabulous
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Croustibat, premier de son nom, Président du Vice, Prince du Troll, Maître du Résumé et GM de l'Ecole de Magie et de Sorcellerie
 
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La réaction de Matthias face aux araignées avait été simple : éteindre son cerveau. Essayer d'oublier qu'il était dans la forêt interdite, en face d'un troupeau d'acromentules encore plus énervées qu'au départ, avec pour seul soutien un binôme qui se chamaillait (bien que Matthias leur était reconnaissant, parce qu'à ce point, il aurait été reconnaissant envers n'importe qui). Tout ça sans mentionner le fait qu'il se sentait comme un fardeau, vu que la vision d'horreur l'avait paralysé, et que son copain était obligé de le traîner pour le sortir de là. 

Le reste des événements fût donc un peu brouillé dans l'esprit de Matthias. Il entendit des sorts venant de tous les côtés, se mêlant aux cris d'araignées retentissant en boucle dans ses oreilles, et vit vaguement des éclats de couleur dans sa vision périphérique. Finalement, il sentit soudain un souffle chaud envahir la clairière, le faisant sursauter et par la même occasion, revenir à ses esprits. Il secoua la tête, sortant de sa stupeur pour se rendre compte que le Gryffondor tentait de le porter. Après quelques mètres, il sentit bien que ce dernier était en difficulté, et ne voulant pas exténuer Ezekiel plus que ça, il se remit sur ses pieds en espérant que ses jambes ne failliraient pas. Heureusement, jouer au quidditch avait amélioré l’endurance du Poufsouffle, et il parvint à tenir sur ses jambes, et même courir, plus lentement certes, mais assez pour se tirer de là. Il se retourna pour constater que son Solomon avait bien suivi, et il sourit de soulagement, malgré la peur triturant toujours son estomac.

Après une course effrénée, le groupe émergea dans une autre clairière, bien moins sombre et semblant plus accueillante que la première. Matthias s'arrêta, tentant de reprendre son souffle. Il allait mieux, c'était indéniable; mais il voyait et sentait quand même des araignées partout, bien qu'ils se soient assez éloigné de la menace. Il se laissa tomber pour s'asseoir dans l'herbe, sa respiration s'égalisant progressivement. Il sourit en voyant Sol s'approcher de lui, content de le voir sain et sauf, et plus que reconnaissant. 
Néanmoins, le soulagement laissa place à quelque chose d'autre - il se rendit compte qu'ils n'avaient toujours pas avancé dans la recherche de la 1ère année. Le sourire de Matthias s'effaça, une vague de culpabilité le traversant. Ils étaient en train de perdre du temps... Déjà, le ciel prenait une couleur orangée. Ils allaient bientôt devoir faire un choix... abandonner pour sortir d'ici avant la nuit, ou bien tout donner pour retrouver la Poufsouffle...

***

Wow, ok. 
Arsa ne s'était pas du tout attendu à ça en entendant Zeke jeter son sort. Elle s'apprêtait psychologiquement à voir sortir, comme dans les vestiaires, un petit chat qui ne ferait que servir d'appât pour les acromentules... mais elle avait complètement tord.

C'était classe - même, très classe. En quelques secondes, Arsa sentit la chaleur des bourrasques enflammées autour d'elle, l'air se brouillant sous l'effet de la chaleur crépitante. La cape rouge et or d'Ezekiel dansait dans le vent, et Arsa sentit ses propres cheveux faire de même, mais elle n'y prêta aucun attention. En fait, toute son attention était portée sur Zeke, et la prouesse épique qu'il était en train de réaliser. Oui, effectivement - on pouvait dire qu'elle l'avait... sous-estimé.

Arsa grimaça alors qu'elle se fit tirer du sol, et cela la réveilla plutôt efficacement. Elle se rendit compte qu'elle aurait presque voulu ne pas bouger de là, et pouvoir admirer Zeke encore un peu plus (bien qu'elle ne veuille pas se l'avouer), mais elle se reprit rapidement, se concentrant à nouveau sur leur mission actuelle : s'échapper. Elle accorda un dernier coup d’œil aux araignées, qui à présent semblaient elle-même effrayées, puis elle prit la suite du Gryffondor - encore une fois. Alors que le petit groupe se frayait un chemin le plus rapidement possible, évitant branchages et feuilles en tous genres, Arsa tenta de pousser l'image de Zeke loin de son esprit, sans grand succès. Quand tout ça serait fini, elle allait devoir se faire une petite réunion avec elle-même, parce que là, ça n'allait plus...

Une fois à l'abri, Arsa ralentit et s'adossa à un arbre, tentant de cacher son visage rougi par l'exercice physique (elle avait toujours détesté le sport). Elle n'était pas dans le meilleur état - cheveux ébouriffés, transpiration, robes pleines de terre, le tout perdu dans une forêt avec une luminosité diminuant dangereusement. Et pourtant, l'adrénaline de l'aventure coulait dans ses veines, et malgré le danger toujours omniprésent, elle se sentait presque mieux qu'elle ne l'était dans sa petite vie sans histoires. C'était un peu comme si elle s'était réveillée d'un rêve particulièrement ennuyeux. En tous cas, c'était... étrange.

"Bon," commença-t-elle, essayant après quelques minutes de se concentrer à nouveau sur les priorités. "On fait quoi, maintenant? Vu qu'il n'y a pas moyen de bouger dans cette forêt sans se faire repérer par trois monstres différents..." Elle tourna la tête vers Zeke, et lui lança un de ces regards gris, un peu accusateur mais pas trop. "Surtout quand on fait preuve d'autant de discrétion."
Elle s'apprêta à froncer les sourcils en guise de désapprobation, mais au dernier moment, elle finit par adresser à Zeke une sorte de sourire taquin. Attends, quoi? Un sourire?! Super, maintenant son visage avait décidé de tout faire à sa place...

***

Tom se releva en tentant de garder un peu de dignité, même s'il faillit perdre l'équilibre et qu'il finit sa course un peu trop près d'Angus. Il s'éloigna aussitôt, laissant à son ami son espace personnel, alors qu'il s'employa à tapoter ses robes. La poussière lui prit la gorge, et il toussa silencieusement, ne voulant pas apparaître comme la victime qu'il était. Comme des milliards de fois auparavant, Angus répara ses lunettes, et il les remit avec soulagement, pouvant enfin voir un peu plus loin que ses pieds.

Angus semblait déjà avoir trouvé qui était le mystérieux photographe. Il appela un nom, que Tom avait déjà entendu, mais qu'il n'arrivait pas à placer, faute de suivre le gossip de l'école à la loupe. Néanmoins, Tom avait beau être dans la lune, mais il n'était pas bête, et il remit les pièces en place rapidement; Auriga était à la gazette, elle venait de prendre une photo, et ça s'annonçait mal... Le murmure d'Angus tira Tom de sa réflexion, et le Serdaigle rougit légèrement, soudain vigilant. Il regarda dans la même direction que son meilleur ami et vit un éclat de vert entre les arbres. 

Avant de paniquer, il analysait la situation. Objectivement, il y avait très peu de chances pour que la photo d'Auriga soit bonne; peu importe son talent, beaucoup d'éléments auraient pu la gâcher - la relative obscurité, le nuage de poussière, la rapidité des événements... Sans compter que vu la localisation d'Auriga, elle avait l'air trop loin pour avoir pu capturer un visage défini. Il serait difficile de déterminer l'identité des élèves, et dans ce cas, cela pourrait bien être n'importe qui sur la photo... Fort de ses observations, Tom se relaxa un peu, rassuré.

La démonstration d'éloquence de son meilleur ami lui fit étouffer un rire. Angus n'avait jamais été très bon en théâtre, ou pour mentir... Souvent, seul Tom le croyait, parce qu'il était crédule, tout simplement. En temps normal, Tom se serait inquiété de la situation, mais là, après avoir failli se faire écraser par un troupeau de centaures, il était prêt à relativiser. Il se sentait léger, détendu, et il se prit au jeu, fronçant les sourcils malgré son grand sourire. "Pff, c'est bon, j'aurais pu me débrouiller tout seul- il a fallu que tu t'en mêles et que tu joues les héros. En tous cas, désolé, je ne coopère pas avec les serpents." Tom adressa à Angus un clin d’œil, espérant qu'Auriga croirait en cette fausse dispute, et les laisserait tranquilles. 


En parlant de ça, Tom jeta un coup d’œil dans sa direction, et constata que la Serpentard s'était éloignée. Il se pencha vers Angus et chuchota : "C'est bon, je crois que la voie est libre; on a juste le temps de s'éloigner d'ici," dit-il en attrapant sans attendre la main d'Angus et en le tirant dans une direction au hasard, celle qui d'après son intuition les mènerait dans un endroit moins sombre de la forêt. Lorsqu'ils furent assez loin, Tom soupira de soulagement. Il ne voulait plus penser à la photo, car ça leur ferait faire du souci pour rien; il resta donc silencieux, dans un silence presque confortable, perdu dans ses pensées.


Ces dernières le ramenèrent vers la raison pour laquelle ils étaient dans cette forêt, et soudain, il fut pris d'un frisson. Il n'y avait eu aucune nouvelle de la Poufsouffle disparue, et le temps passait... Tom eut un mauvais pressentiment. Si tant d'élèves étaient à sa recherche, et qu'il n'y avait toujours aucune piste, c'était très mauvais signe, non? Tom leva les yeux et vit que le soir arrivait. Il n'avait aucune envie de rester là pour la nuit, et qu'il arrive quelque chose à Angus, et qu'il ne puisse pas aider son meilleur ami à cause de sa faiblesse...


"Dis, tu crois vraiment qu'on arrivera à retrouver cette fille ?" demanda-t-il en enroulant ses bras autour de ses jambes, elle-mêmes repliées contre son torse. "Il commence à faire sombre, il faudrait qu'on retourne au château avant de se perdre..." 


***

Auriga entendit son nom, et elle aurait pu être paniquée à l'idée d'être découverte, mais vu la discrétion de son appareil, elle aurait été remarquée de toute façon. Mm, elle penserait à jeter un sort de silence la prochaine fois; elle avait juste été trop pressée de prendre la photo. Et puis, elle se fichait bien qu'Angus sache ou non - il découvrirait la photo dans la prochaine édition, comme tout le monde. Il pourrait alors protester et nier; Auriga avait l'autorité de Milena, c'était bien assez pour que les autres élèves la croient, elle.

En parlant de Milena, Auriga entendit sa voix familière et elle se dépêcha pour la rejoindre. Elle s'attendait à voir Milena seule dans sa gloire serpentine, mais à la place, cette dernière était en compagnie d'un... Serdaigle. Un Serdaigle qui était en train de lui faire la leçon à propos de l'amitié? En train de faire la leçon à... Milena Dolohova? Auriga fronça les sourcils, totalement confuse, d'autant plus que les robes du Serdaigle n'avaient toujours pas brûlé malgré son audace.

Elle ignora le garçon, tout en pensant sans le faire remarquer que dans l'ordre de la hiérarchie, il y avait Milena, et ensuite elle. Et qu'elle ne laissait donc pas Milena toute seule, et qu'elle était donc effectivement son amie. Pour qui se prenait-il, à présupposer l'état de leur amitié comme ça? Ce Serdaigle allait devoir faire attention, parce qu'à partir de maintenant, il était à deux contre un.

"Ah, Milena, quel plaisir de te voir ici," commença Auriga, hochant la tête vers Milena en signe de respect. "J'ai quelque chose qui peut t'intéresser..." Elle s'interrompit, regardant le garçon avec un mélange de perplexité et de dégoût. "Si la brindille veut bien se donner la peine de te laisser tranquille. Est-ce qu'il te dérangeait? Je peux m'en charger, si tu veux," proposa-t-elle, cherchant déjà sa baguette dans la poche de ses robes.
"I don't care", I say, caringly, as I care deeply

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Raide comme une planche, le regard baissé, Tyrell attendait comme un condamné la pluie de questions qui allait s'abattre sur lui dès que Rowa aurait repris son souffle. Il énumérait déjà dans sa tête la série de mensonges qu'il allait pouvoir lui débiter, sans rien trouver de suffisamment convaincant. Une fable sur ses talents en Soins aux Créatures Magiques, peut être? Tenter un sortilège d'Oubliettes? Ou alors, il pourrait carrément parier sur le fait que Rowa n'était pas si douée en Herbologie, et prétendre que les petites plantes à épine qui poussaient près du rocher avaient des vertus hallucinogènes et que la jeune fille avait imaginé le monstre?..
Le garçon serra les lèvres. Il mentait comme il respirait. Il allait s'en tirer.
Mais lorsque la pluie de questions ne vint pas, il releva le nez, stupéfait.
Elle allait vraiment laisser passer ça sans plus se formaliser? Et son plus gros problème, c'était de s'être blessé à la cheville?
Elle sortait d'où, cette fille?
Reprenant ses esprits, il se lança à genoux à côté de Rowa, lui faisant signe de la main de rester à terre. Il sortit sa baguette de la poche de ses robes, tâchant de se remémorer les charmes qu'il avait lus le matin même dans un de ses bouquins poussiéreux.
- Ne bouge pas, ça a l'air d'être assez sérieux, dit-il. T'appuyer dessus pourrait aggraver le tout.
Il survola la blessure du bout des doigts; vaguement enflé, chaud au toucher. C'était certainement fracturé. Les os brisés, il connaissait ça plutôt bien, après tout. Secouant sa baguette dans un mouvement circulaire, il murmura un charme.
- Ca devrait atténuer la douleur, mais je ne peux rien faire pour les os, je ne voudrais pas me risquer à ressouder les mauvais, s'excusa-t-il. Je vais t'emmener à l'infirmerie.
Le plus vite possible, ajouta-t-il dans sa tête. Les picotements brûlants avaient repris de plus belle une fois la poussée d'adrénaline de la rencontre avec la strzyga dissipée. La Forêt Interdite avait beau être constamment obscure, Tyrell pouvait sentir dans ses os la fuite du soleil quelque part au-dessus de leurs tête. La Lune rôdait sous l'horizon, attendant le bon moment pour le frapper de ses rayons et s'insinuer sous sa peau. Quand ça arriverait, Tyrell avait bien l'intention d'être enfermé dans sa chambre, après avoir pris son Tue-Loup et jeté un sort de silence sur sa porte. Il n'avait jamais connu de transformation sans inhibiteurs. Et il n'avait vraiment pas envie de tester ici, sur un terrain ouvert, et juste à côté d'une sorcière par-dessus le marché.
Un frisson lui parcourut la moelle épinière à l'idée de ce que le Loup serait capable de faire à Rowa.
Ils devaient faire très vite.
Il glissa un de ses bras sous les genoux de la jeune fille et l'autre sous son dos, la soulevant du sol en mimant un effort intense. Il avait encore assez de sens pour éviter de faire trop étalage de ses habilités chelou. Il en avait fait assez pour une nuit.
- Désolé, marmonna-t-il, c'est la seule façon d'arriver au château avant... avant la nuit.
Dieu merci, la pleine lune le paniquait assez pour qu'il oublie d'être gêné. Il prit le chemin de l'orée de la forêt à une allure soutenue. Rowa lui paraissait glacée dans ses bras. Il ne savait pas trop quel pourcentage de cette impression était à attribuer à l'air froid de la forêt, et combien à son sang qui semblait entrer en ébullition.
Leurs souffles avaient beau soulever des nuages de buée dans l'air froid, Tyrell sentait son front se couvrir de sueur. Il était de plus en plus conscient de toutes les odeurs, de tous les sons, tous les mouvements autour de lui, au point qu'il était quasiment impossible de garder ses yeux sur le chemin et Rowa dans ses bras. Il se concentrait comme un forcené sur le chemin que prenaient ses pieds, droite, gauche, droite, gauche, éviter la racine, contourner la souche, mais sa tête bourdonnait de plus en plus.
L'odeur de Rowa n'était plus la même. Si près de ses narines, elle se détachait de plus en plus sur le fond boisé, de moins en moins identifiable comme celle de sorcière, égale, amie et de puis en plus... appétissante.
Tyrell s'arrêta net sur le chemin.
Il n'allait pas arriver à temps.
Cette certitude lui redonnant un tant soit peu de contrôle, il déposa doucement Rowa sur ses pieds.
- L'orée est à quelques dizaines de mètres, dit-il d'une voix posée. Tu peux y arriver seule?
Il glissa ses mains derrière son dos pour dissimuler leur tremblement.
- Je vais... retourner chercher la jeune Poufsouffle. La nuit tombe. On ne peut pas la laisser... justifia-t-il en faisant un pas en arrière.



Zeke s'écrasa comme une masse sur l'herbe humide de la clairière. Courir en traînant à moitié un Poufsouffle terrifié n'était vraiment pas dans ses activités préférées.
- Tu pèses ton poids, Schreiber, ronchonna-t-il, ses mots étouffés par l'herbe dans laquelle il avait fourré son nez. Ils vous nourrissent aux cocktails protéinés enrichis en calories dans l'équipe de Poufsouffle ou quoi?
Il exagérait certainement très largement. Matthias s'était bien ressaisi sur la deuxième partie de la course, et avait même couru presque seul. Il n'empêchait que, l'adrénaline se dissipant de ses veines, Zeke commençait à sentir ses muscles et ses poumons protester haut et fort.
Malgré tout, un rire essoufflé s'échappa de ses poumons brûlants.
- On les a bien eues, hein, les baveuses, toussota-t-il. Attendez que je fasse ajouter ça à ma légende personnelle. On chantera notre héroïsme dans les ballades des bardes! En fait, j'ai une chanson qui me vient là maintenant.
Il se redressa sur ses coudes, ses cheveux collant à son front, et entama de sa plus belle voix de crécelle:
- Le grand, grand, Winslow le magnifiiiique, volant au secours des demoiselles en détresse, bottant les araignées dans les fe-
- Je vous remercie, l'interrompit le grand Serdaigle aux airs sévères qui se penchait sans arrêt sur Schreiber comme s'il avait peur qu'il s'évapore. Tous les deux. De nous avoir sortis de là.
Ezekiel fit la moue. Il n'aimait pas qu'on le coupe dans ses élans lyriques.
Solomon croisa les bras sur sa poitrine. Puisqu'il fallait que quelqu'un fasse le rabat-joie, il allait s'en charger. Il avait beau être reconnaissant aux deux blonds, le Gryffondor avait franchement tendance à lui porter sur les nerfs avec son exubérance et son manque de contact avec la réalité.
- Il faut qu'on sorte d'ici, lâcha-t-il simplement. Les araignées ne sont pas loin, elles pourraient nous retrouver. Et la nuit tombe, on ne sera plus capables de retrouver notre chemin.
- Eh, mais attends, il y a encore une gamine rousse perdue quelque part là dedans, protesta Ezekiel en bondissant sur ses pieds.
- Cinq perdus au lieu d'une? ça ne nous mènera pas loin, asséna froidement Solomon. Le professeur Shire n'aurait pas dû envoyer des élèves sans supervision dans la Forêt en premier lieu.
Solomon cachait derrière son ton dur les sueurs froides qui lui couraient le long du dos, dès qu'il se remémorait le visage de Matthias lorsque les araignées fondaient sur eux. Ce n'était pas quelque chose qu'il voulait revoir, jamais.
- On a une mission! s'indigna le Gryffondor ébahi. On ne peut pas renter maintenant. On a commence juste à s'amuser!
Il se tourna vers Arsa, espérant trouver du soutien de son côté. Et s'il déglutit un peu difficilement à la vue de ses joues rosies par la course et de ses lèvres entrouvertes sur une respiration rapide, il tâcha de n'en rien laisser voir.
- C'est ridicule, rétorqua Solomon en se tournant à son tour vers Arsa, puisqu'apparemment elle était la personne à convaincre pour faire taire le Gryffondor réticent. Tu n'as aucune idée des Créatures nocturnes qui rôdent dans la Forêt.
Le ton du Serdaigle commençait vraiment à taper sur les nerfs d'Ezekiel. Pourquoi est ce qu'il parlait comme un préfet? Voire pire, comme un adulte?
Dans une impulsion purement juvénile, il lui tira la langue avant de se retourner vers Arsa, attendant qu'elle tranche ce débat ridicule.



- Oui, comme tu veux, Terrence, fit Milena avec un vague geste de la main.
Elle plissa les yeux à la tirade bien pensante du grand Serdaigle.
Il se prenait pour qui, exactement, à donner des leçons de vie à Milena Antonovna Dolohova?
- Wow, tu ferais mieux de te taire, les sucreries que tu débites sont en train de me filer le diabète, l'interrompit-elle avec une moue écoeurée.
Et d'ailleurs, il n'avait absolument pas raison. Elle n'était pas seule. La preuve, Auriga Rosier venait de se joindre à leur joyeuse petite réunion.
Milena s'autorisa immédiatement un sourire satisfait.
- Oh, lui? Il était sur le point de partir, sourit-elle cruellement en se tournant vers Taylor.
Elle inclina la tête comme un chat, jouant innocemment avec sa baguette.
- N'est ce pas, Terrence? Ne me disais-tu pas à l'instant combien tu étais persuadé que la malheureuse disparue était quelque part à l'Ouest?
Elle lui donna son congé d'un geste impérieux de la main, avant de pivoter sur ses talons attrapant au passage le bras d'Auriga pour marcher avec elle dans la direction opposée, d'une démarche régale.
- Où étais tu passée? soupira-t-elle sans prendre la peine de baisser le ton. Traîner avec la vermine m'épuise, et tu le sais. Qu'est ce que tu as à me montrer? J'espère que c'est croustillant, je passe une journée affligeante.



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Huh
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