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Hogwarts : Back To School
De l’endroit où il était planté sur le terrain, Tom vit la scène se dérouler comme dans un film. Un film où il était seulement spectateur, et où il ne pouvait rien faire. Il pouvait seulement réagir de son côté, rire, peut-être pleurer, ce qu’il allait probablement faire bientôt vu le regard purement cruel que Milena lui lançait. Ça avait pourtant bien commencé – la petite blague de Mathias l’avait fait rire, et lui avait montré qu’Angus n’était (peut-être) pas si fâché contre lui. Mais cette petite plaisanterie anodine avait l’air de tourner plus mal que prévu.

 
Tom pouvait entendre sans problème ce qui se disait entre les Serpentards. Il n’était pas très loin d’eux, et Angus comme Milena semblaient presque parler assez fort pour qu’il les entende. Tom n’en voulut pas à Angus quand il essaya de se rattraper – ce n’était que des mots, certes des mots blessants hors de ce contexte, mais qui étaient justifiés dans le cas présent… C’est-à-dire ne pas se mettre Milena Dolohova à dos. Malheureusement, Milena ne se contentait pas de mots. Elle voulait des faits, des preuves tangibles.
 
Et bien sûr, la preuve tangible, c’était Tom.
 
Le Serdaigle fût pris de panique, mais résista à son envie de partir en courant le plus vite possible. Ça ne donnerait que plus envie à Milena de l’attraper, d’une manière ou d’une autre. Et puis, la priorité, là, tout de suite, c’était d’éviter qu’Angus se fasse blacklister par Milena jusqu’à la fin de l’année – Tom ne supporterait pas que ça arrive à cause de lui. Un peu de harcèlement contre une réputation entière… le choix était vite fait, non ? Tom pourrait toujours réparer ses lunettes plus tard. Enfin, il essayait de s’en persuader. 
 
Alors il se contenta de faire quelques pas en arrière, pour ne pas non plus se jeter dans les bras des Serpentards assoiffés de sang – Tom avait quand même, contre toute attente, une dignité. Il jeta un regard à Angus qui était censé dire « Ne t’inquiète pas pour moi » mais qui finit plus par se traduire en « MAYDAY MAYDAY ». Oui, Tom n’était pas le meilleur en télépathie, surtout dans des situations extrêmes.





 
 
Bon, retour au plan A, alors, Arsa se dit alors que les Gryffondors se mirent à lancer assez de sorts colorés pour qu’on se croit à la Pride 2017. Bien sûr Arsa n’avait jamais rien entendu de la Pride du fin fond de son manoir enchanté, mais laissez-moi je voulais faire cette blague. La Serpentard y mit également du sien pour apporter de la véracité à la mise en scène : elle salit un peu sa robe à coup de sorts, et étala son rouge à lèvres du revers de la main avant de se rendre compte que ça risquait de faire parvenir une idée différente aux Serpentards. Mais, c’était trop tard, et l’équipe était déjà en train de se rapprocher, alors il allait falloir faire avec. 


Arsa laissa Zeke la décoiffer (ouh ça sonne bizarre), en lui adressant cependant un regard noir. Enfin, plutôt un regard gris, vu son manque de conviction. « J’ai l’impression de m’être faite avoir, » marmonna-t-elle en imaginant combien elle allait paraître ridicule après cette fausse bagarre. Elle aurait bien exigé que Zeke lui demande sa baguette plus gentiment, mais ils n'avaient plus le temps pour les politesses à ce point-là. 
 
« Même pas un s’il-te-plaît, » remarqua-t-elle alors qu’elle tendit sa baguette à Zeke avec réticence, non pas parce qu’elle n’avait pas confiance en lui, mais parce qu’il était trop maladroit pour ne pas la casser. « Fais-y attention, je n’en ai qu’une comme ça, » ajouta-t-elle en donnant sa baguette à contrecœur. (/!\ je me permets de jouer Zeke pendant 3 secondes parce que ma chère Ecluz m'y a autorisé + elle voulait rajouter qqchose dans la narration avant que le frère n'arrive. VOILÀ) Alors qu'Arsa pensait qu'elle était déjà bien assez amochée, Zeke la prit de cours et l'embrassa - carrément  - sans aucune pression. Comble de l'insolence, il lui mordit la lèvre si bien qu'Arsa sentit une goutte de sang s'égarer. Elle fût si surprise qu'elle en fit tomber la clé qu'elle tenait dans la main, et qu'elle ne trouva rien à répondre sur le coup. Zeke allait l'entendre, plus tard. Il lâcha un "ça aussi, c'est pour l'illusion de la bataille" qu'Arsa ne crût qu'à moitié, avant de s'éloigner un peu. 


 
Au moment même où la clé atteint le sol, l’équipe Serpentard alarmée par le bazar venant des vestiaires fit irruption dans la pièce, et une voix d’adolescent se fit entendre au-dessus du brouhaha ambiant. 
 
« Toi, là, le Gryffondor mal coiffé ! Eloigne-toi de ma sœur, tout de suite ! »

Arsa se retourna vivement pour voir son frère cadet, Theo, brillant poursuiveur des Serpentards, se jeter sur Zeke pour le pousser violemment en arrière. 
 
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La jeune fille fit une grimace en espérant de tout cœur que la tête du Gryffondor n’irait pas épouser le parquet – en se persuadant bien sûr que c’était pour sa baguette qu’elle avait peur. Ou peut-être que si, elle espérait que Zeke aurait mal à la tête, ça le punirait pour l'avoir surprise comme ça. Par chance, Theo ne s’acharna pas plus que ça sur Zeke, et se contenta à la place de se retourner vers sa sœur pour vérifier qu’elle n’avait rien. En son for intérieur, Arsa constata avec soulagement que Theo n'avait rien vu de ce que Zeke venait de faire. Mais pour l’instant, elle devait jouer la damoiselle en détresse, alors elle se mit à la tâche en faisant semblant de retenir des larmes. Ugh, elle aurait au moins pu avoir un rôle moins cliché et sexiste, pensa-t-elle. 


« I-Ils ont pris ma baguette, » bégaya-t-elle en prenant le meilleur air traumatisé et choqué qu’elle pouvait. Ce qui n'était pas très dur vu ce que Zeke avait OSÉ faire juste avant que l'équipe n'arrive. Elle espérait au moins que la rougeur de son visage passerait pour de la colère.
"I don't care", I say, caringly, as I care deeply

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Koushie Valou et Kadouche vous devriez répondre zaussi :c


Tant qu'elle serrait son épaule, Angus avait le sourire figé. Dès que Milena s'éloigna, sa face se décomposa.
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Qu'allait-il faire maintenant? Il avait pris la décision de rester à l'écart de Tommy, de le laisser entre les mains sûres de Mathias, et voilà qu'il était censé le condamner? S'il ne l'emmenait pas dans ces vestiaires assoiffés de sang c'était lui-même qu'il condamnait. Il accordait plus d'importance à la vie de Tom qu'à la sienne, mais toute ses ambitions ne s'éteignaient pas pour autant, ce qui rendait le dilemme d'autant plus difficile. Il ne pouvait tout simplement pas choisir, car dans les deux cas il ferait du mal à son ami: s'il le livrait, il se ferait défoncer la gueule salement, et s'il choisissait de le laisser filer, toutes ces années de relation gardée précautionneusement secrète impliquant de s'éloigner devant les yeux de tous s'avérait inutile. Autant n'avoir pas caché leur amitié tout ce temps, ne pas s'être indirectement insulté à contre-coeur. Tout s'emmêlait dans son esprit et son crâne lui fit soudain très mal. Il se retourna sur Tom et tomba à genoux. Il s'écroula, abattu.



John Shire s'indigna faussement que Tyrell ne connaisse pas son domaine d'enseignement.
- La défense contre les forces du mal, voyons.
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Il regarda impatiemment sa montre. Il avait un cas peu commun à traiter, et le temps pressait. Il s'agissait de l'affaire de Winona, une jeune Hufflepuff qui n'avait pas répondu à l'appel ce matin. Elle manquait juste, mais si ça s'avérait plus grave, il devrait se tremper.
- J'espère qu'elle n'a pas disparu... chuchota-t-il pour lui même.
Il se souvenait juste de sa tignasse rousse et de sa bouille enthousiaste pendant la première présentation de sa matière. Elle avait l'air plutôt assidue et rien ne clochait, ça lui aurait paru bizarre qu'elle se soit enfuie seule...  Si elle avait tenté une quelconque excursion, ç'aurait été avec tout un groupe de blaireaux soudés, non?
Bref, cette petite lui causait du souci. Autant se renseigner un peu partout:
- Tu n'aurais pas croisé une petite rousse en jaune et noir, dernièrement, par hasard?



Bettie aurait été Ravenclaw qu'elle aurai su qu'il était plus sage de fuir. Mais à la place, elle dégaina sa baguette et sortit les dents. La majorité de l'équipe était déjà rentrée. C'était le moment ou jamais de proposer son marché:
- Milena, capitaine de l'équipe de Quidditch et préfète Slytherin, clama-t-elle.
Elle marqua une pause pour se donner toujours plus d'importance et grimpa sur un banc pour faire à peu près la taille de son interlocutrice.
- On trouvait pas ça très courageux de votre part de voler la baguette d'Ezekiel Winslow, même si c'est le roi des imbéciles. Alors on a volé la baguette d'Arsa Minerva Cresswell pour être sur un terrain d'équité.
Bettie pensait vraiment que dire les noms les plus longs possibles la rendrait plus convaincante; et puis ses parents faisaient toujours ça pour prendre l'air sérieux.
- On réclame un échange de baguettes pour clore cette affaire ! reprit-elle de plus belle à Millie-bitch. Personne ne sera blessé et ta robe est propre !
Plus qu'une chose à faire, voir si le plan qu'elle jugeait si malicieux l'était vraiment.

I am Fire. I am Death. I'm Fabulous
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Croustibat, premier de son nom, Président du Vice, Prince du Troll, Maître du Résumé et GM de l'Ecole de Magie et de Sorcellerie
 
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Ezekiel esquiva habilement les bousculades du jeune Cresswell et le regard meurtrier de la grande soeur, battant en retraite vers Bettie et Elizabeth, tandis que les Serpentard commençaient à remplir le vestiaire. Avec, à leur tête, une Milena Dolohova qui avait l'air d'être dans la pire des humeurs.
Il déglutit. C'était le bon moment pour se tirer vite fait bien fait.
Il allait prendre ses jambes à son cou lorsque la benjamine du groupe jugea bon de se lancer dans une diatribe bien sentie adressée à la Reine des Serpents. Il faillit se décrocher la mâchoire de stupéfaction.
Elle était complètement dingue, cette gamine. Il y avait un temps pour tout: les belles paroles, ça marchait seulement quand on était pas au milieu de la ruche ennemie avec la Queen Bee armée d'une batte. Quelle raison ils auraient de les écouter, s'ils avaient le nombre et l'expérience pour eux? Elle débitait n'importe quoi, Van Mannen.
En plus, il aimait pas trop les épithète qu'elle accolait à son nom.
Elizabeth avait l'air de plus en plus paniquée. Après tout elle était préfète; il ne sentirait pas bon pour elle de se faire pincer dans une bagarre généralisée.
D'ailleurs, il était probablement temps d'utiliser sa présence à bon escient.
Il attrapa Bettie qu'il fourra sous son bras, et leva bien haut sa baguette.
- Ouais, et de manière plus importante, s'il y en a un qui bouge, on casse la baguette de Cresswell et Elizabeth vous retire suffisamment de points de maison pour vous sortir de la course! ajouta-t-il plus pragmatiquement de son ton le plus convaincant.
Il parvint difficilement à masquer une moue de douleur. Bettie pesait son poids, malgré les apparences, et elle tirait sur ses épaules meurtries. Il aurait préféré qu'Arsa ait le temps de finir correctement ses sortilèges de guérison.
Bravement, il leva la baguette d'Arsa. Elle était bien différente de la sienne, plus fine, en bois de ... de hêtre? Il n'aurait pas su dire. En tout cas, elle avait l'air furieuse d'avoir été arrachée à sa maîtresse.
C'est pourquoi le blondinet redoubla d'effort en lançant son sortilège, tâchant d'articuler et de se concentrer au maximum sur son sort signature:
- Leo flagrate!
Des étincelles enflammées jaillirent du bout de la baguette, formant une forme un peu hésitante de lion aux airs véners qui s'élança au milieu des athlètes Serpentard. Ezekiel ne put s'empêcher d'être vaguement déçu; en théorie, il aurait dû s'agir d'un fier félin faisant des bras d'honneur et crachant des gerbes d'étincelles. Malgré tout, sa pâle imitation d'un lion créa les brefs instants de confusion dont ils avaient besoin pour s'échapper.
Les trois Gryffondor fondirent sur la porte de sortie, courant à toutes pattes, Bettie solidement serrée sous le bras du grand blond.
Ils ne s'arrêtèrent de courir que lorsqu'ils furent de retour au château, leurs poumons les brûlant douloureusement et le coeur battant la chamade.
Zeke déposa Bettie au sol sans grande cérémonie.
- Je vous remercie pas, ronchonna-t-il en s'appuyant sur ses genoux pour reprendre son souffle. D'abord vous me forcez à me rendre pour sauver vos fesses, et maintenant vous montez la pire opération sauvetage de tous les temps! Où sont ces abrutis de Geraint et Gauvain quand on a besoin d'eux?



De retour au vestiaire, Milena était verte.
Enfin, encore plus verte que d'habitude.
Elle eut à peine le temps de se baisser pour éviter l'espèce de gros chat enflammé qui lui bondissait dessus.
- Finite incantatem, rugit-elle une fois qu'elle se fut redressée.
Le calme retomba sur les vestiaires. Le calme? pas tout à fait.
Toute l'équipe semblait trembler de fureur. Leur victoire n'allait pas suffire à effacer cette humiliation.
Les yeux noirs de la capitaine préfète sondèrent la salle à la recherche d'un responsable à martyriser, et tombèrent sur Arsa.
- Densaugeo, gronda-t-elle en levant sa baguette vers la blonde.
Elle réalisa un peu tard qu'il ne s'agissait pas de sa propre baguette, mais du rustique bout de bois qu'Ezekiel Winslow osait appeler sienne. Le sortilège se montra moins coopératif qu'elle n'aurait espéré. Alors que les dents de devant de Cresswell auraient dû se mettre à s'allonger sans s'arrêter, elles ne prirent que quelques centimètres avant de se stabiliser.
De rage, Milena jeta la baguette du Sang de Bourbe par terre, l'envoyant rouler sous les casiers. Elle nota tout de même avec une certaine satisfaction que le beau visage de la petite blonde était maintenant traversé de dents de devant démesurées qui mordaient sur son rouge à lèvres impeccable.
Malgré tout, elle était encore bouillante de rage. Dans un halo de cheveux de jais, elle tourna les talons, fourrant sa batte dans les mains du jeune frère Cresswell.
- Tu nettoieras ce bordel, Cresswell, siffla-t-elle seulement avant de partir en direction du lac trouver une créature innocente à torturer pour se calmer les nerfs.



Tyrell sentit son sourire s'évaporer un peu de son visage.
Professeur de Défense contre les Forces du Mal? Il était censé en savoir un rayon sur les loup garous, du coup, non?
Est ce que ça se voyait sur sa tête, qu'il lui poussait des poils sur tout le corps une fois par mois? Ses cicatrices, ça pouvait aussi venir d'un accident de vélo, non?
Heureusement pour son matricule, le Pr Shire semblait peu intéressé par son cas personnel, mais plutôt par celui d'une première année qui s'appelait Winona. Tyrell sonda ses souvenirs. Au fil des années, il avait développé une tendance à observer et à cataloguer chaque minuscule détail, dans un instinct de survie un peu excessif. Une rousse, habillée en jaune?..
- Je crois que je vois de qui il s'agit, dit-il lentement. Elle était avec une blonde de première année, une certaine Gallagher.
Il releva le nez, vaguement inquiet désormais que son professeur pense qu'il observe d'un peu trop près les petites de onze ans.
- Elles étaient avec moi à la cérémonie de répartition, se justifia-t-il immédiatement. Mais je ne les ai pas vues aujourd'hui. Gallagher en saurait sûrement plus que moi.



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Huh
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Même avec un forum qui bugge de mon côté je réponds - si ça c'est pas de l'amour

Milena et l’équipe étaient partis, laissant Tom et Angus seuls, face à face mais éloignés de quelques mètres. L’équipe de Poufsouffle aussi s’était retirée, trop pressés d’aller se relaxer après la défaite pour remarquer la scène qui s’était déroulée juste à côté d’eux. Maintenant, le terrain était désert, semblant bien trop calme comparé à la foule qui l’avait agité quelques moments plus tôt. Le décor était presque surréaliste : une pelouse vide, plombée par un silence presque total. Et deux élèves au milieu, aucun ne sachant quoi faire pour rattraper une situation bien trop compliquée.

Immobile, Tom lut la détresse sur le visage de son meilleur ami. Il savait que ce n’était pas un choix facile pour Angus, au contraire. Il connaissait l’envie de son ami de s’intégrer dans sa maison, son ambition de devenir quelqu’un ; et il comprenait très bien cette attitude. Lui-même en avait régulièrement marre d’être le né-moldu de service, la proie facile des pires élèves de l’école : mais il avait été lancé dans cette voie, et il n’avait pas d’autre choix que de s’y tenir. Il avait choisi d’être le Serdaigle maladroit, Angus avait choisi d’être le Serpentard charismatique. Et même si ses deux choix étaient tout à fait valables, ils n’étaient pas toujours compatibles. Comme maintenant.

Angus s’écroula soudainement, et le premier réflexe de Tom fût de se précipiter vers lui. Il vérifia d’un rapide coup d’œil que les Serpentard étaient bien tous partis, puis, lorsqu’il en eût confirmation, il s’accroupit sans hésitation aux côtés d’Angus. Son ami n’avait vraiment pas l’air bien – il tremblait, à genoux dans l’herbe encore un peu boueuse du terrain. Tom fronça les sourcils et enroula ses bras autour d’Angus, espérant le réconforter un peu.

« T’inquiète, ‘Gus… tu sais que j’ai l’habitude avec les Serpentard… », Tom commença en essayant d’être le plus convaincant possible. « Et puis, ils savent qu’ils ne peuvent pas aller trop loin avec moi – je suis ami avec tous les profs de l’école, » ajouta-t-il avec un petit rire nerveux. Il continua à essayer de rassurer Angus pendant quelques minutes, jusqu’à ce qu’une série de bruits se fasse entendre depuis les vestiaires.

Tom releva la tête et tendit l’oreille. Il se passait un chaos pas possible, là-bas. Entre les cris, les sorts qui avaient l’air de fuser, ça avait l’air de chauffer dans le vestiaire des Serpentard. Et c’était donc une opportunité pour s’enfuir tant qu’il était encore tant. Avec un peu de chance (et Tom l’espérait), Milena aurait oublié Angus quand la pagaille serait finie. Le Serdaigle se leva rapidement et empoigna la main d’Angus pour le forcer à se lever. Il continua de jeter quelques regards inquiets vers les vestiaires, tout en commençant à parler à toute vitesse, et à tirer Angus dans la direction opposée.


« Ok, on a peut-être un moyen de s’en tirer – il faudrait juste qu’on arrive à rejoindre l’intérieur sans passer près des vestiaires. Tu connais un peu les passages autour ? »






Arsa faillit intervenir en voyant la technique de la petite Van Mannen, c’est-à-dire la pire technique de chantage du monde : les Gryffondor étaient vraiment inconscients, à se livrer comme ça à une équipe entière de Serpentard en colère. Sans parler du sort minable de Zeke, qui avait plus l’air d’un chat domestique que d’un félin enragé, et qu’il avait osé faire avec sa baguette. Le pire, dans cette histoire, c’est que contre toute attente, ça avait marché – et ils avaient réussi à s’enfuir !...

Avec sa baguette.

Et bien sûr, quelle surprise, Milena n’avait aucune intention de l’aider à la récupérer. Au contraire, elle décida à la place de défigurer Arsa – comme si elle n’avait pas l’air assez débraillée comme ça – en grossissant ses dents de devant. La Serpentard plaqua sa main contre sa bouche trop tard pour empêcher ses premières incisives de doubler – seulement, heureusement – de longueur. Elle vit la lueur de satisfaction dans les yeux de Milena, immédiatement étouffée par sa colère, alors que la capitaine jeta la baguette du Gryffondor et tourna les talons. L’équipe la suivit, sauf son frère qui resta planté là, en fixant sa sœur d’un œil inquisiteur, attendant que tout le monde soit sorti. Quand ce fut le cas, il craqua et posa la question qui l’avait démangé depuis qu’Arsa était arrivée, avant le match.

« Alors, tu peux m’expliquer, maintenant ? » demanda-t-il d’un ton sec. « Tu sais très bien que je me trimballe pas avec des potions. Et à ce que je vois, t’avais une toute autre raison de venir dans ce vestiaire. C’est à cause de ce grand benêt mécheux, non ? Avoue. »

Arsa resta silencieuse, d’une part parce qu’elle avait peur d’être ridicule avec ses nouvelles dents, mais aussi le temps de juger la situation. Theo était son frère adoré, Arsa savait qu’il partageait son attitude envers les mœurs ridicules des grandes familles, mais ça ne voulait pas dire qu’elle était obligée de tout lui dire. Certainement pas qu’elle commençait à sentir plus qu’il ne fallait – c’est-à-dire de la pitié, bien sûr – pour ce stupide Gryffondor qui ne savait pas tenir sa langue. Enfin, pour parler. Sa langue pour parler. Bref, tout ça pour dire que ce n’était peut-être pas une bonne idée de tout révéler à son petit frère, qui, même s’il avait de bonnes intentions, était en contact direct avec Milena Dolohova. Par le quidditch, qui plus est, c’est-à-dire la seule chose qui le retenait à Poudlard.

Donc, Arsa décida d’édulcorer un peu sa version des faits. « Tu sais que ve ne fupporte pas le rafivme, » commença-t-elle en haïssant ces dents disgracieuses, et en cherchant la baguette de Zeke. « D’ailleurs ve penfais que f’étais auffi ton cas. Mais apparemment non, » continua-t-elle en lui lançant un regard noir, qui passa pour peu crédible avec cette voix ridicule. « Bref, v’ai voulu l’aider, il avait l’air de ne pas favoir fe débrouiller tout seul – Ah ! » Elle mit enfin la main sur la baguette sous le meuble, et la tira vers elle. Elle était toute poussiéreuse et n’eut pas l’air de coopérer lorsqu’Arsa l’agita pour la débarrasser des peluches.

« Denfau retexvo, » essaya-t-elle en pointant la baguette tordue vers ses dents démesurées. Devant son échec, elle soupira et leva les yeux au ciel, puis réessaya en articulant bien et en se concentrant. « Den-s-au rete-x-o. » Enfin, ses dents retrouvèrent leur taille initiale, et même si elle avait maintenant les dents de devant plus écartées qu’avant, elle décida de s’occuper de ça plus tard. Elle vit bien la lueur rieuse dans les yeux de son frère, malgré son incompréhension de la situation, et le foudroya du regard.

« Ne fais aucun commentaire, ne pose aucune question et aide-moi plutôt à ranger, » lui ordonna-t-elle en commençant à lancer – tant bien que mal, avec la baguette d’un autre – quelques sorts pour remettre un peu d’ordre dans la pièce. Et pendant ce temps, elle pensa à Zeke et à tout ce qu’elle allait lui dire quand elle le reverrait. C’est-à-dire, pas que des gentillesses.
 
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Bettie, enroulée dans sa dignité sous le bras de Zeke, défendit son point de vue niais de petite fille de onze ans tant bien que mal :
- Vous n'avez rien compris à mon plan alors ? Où est passé l'honneur des Gryffondor ? C'est quand même pas à moi de vous expliquer que fuir c'est lâche ! Et lâche, c'est pas nous ! Ezekiel, ce plan sauvetage n'aurait pas été aussi pitoyable si on m'avait écoutée.
Elle croisa les bras, rentra le menton dans sa poitrine et leur fis à moitié dos pour signaler qu'elle boudait. Même contrariée comme ça elle arrivait à garder une part d'adorablement mignon, la garce. Dans une petite moue, à voix basse elle sanglota:
- Et les jumeaux ne se sont même pas souciés de toi, si tu veux savoir, na. Moi au moins j'ai eu le courage de venir essayer de te secourir, je pensais bien faire.



John Shire ouvrit premièrement de grands yeux en entendant une réponse positive. Comment ça il avait vu cette petite ? Bonne nouvelle, c'était déjà une piste. Mais s'il la surveillait, c'était plus creepy qu'autre chose.
...
Puis en fait non, pas vue aujourd'hui.
- Crotte de yorkshire pouilleux, pensa le professeur à haute voix. Merci pour ta coopération, en tout cas, mon garçon.
Il lui donna une tape un peu trop forte dans le dos en signe de cordialité. Réalisant qu'il venait peut-être de heurter des cicatrices encore fraîches, il s'empressa de s'excuser maladroitement:
- Oh là, je ne contrôle pas ma force, on dirait, plaisanta-t-il. Désolé si j'ai touché un endroit sensible.
En professionnel, John Shire savait bien que les omoplates se distordaient excessivement à la pleine lune, et laissaient derrière elles des traces douloureuses.
- Quand Jimmy... Quand Pr. James Novak t'ouvrira, QU'IL DONNERA UN SIGNE DE VIE, insista-t-il contre la porte, n'hésite pas à lui demander des potions supplémentaires pour la cicatrisation, au besoin.
WEREWOLF SPOTTED



Angus se sentait trop faible pour agir de quelque façon que ce soit. Il ne comprenait presque pas ce que Tom lui disait, mais il savait qu'il mentait et minimisait pour le réconforter. Quand le boucan de la baston sortit des vestiaires, il avait l'impression d'entendre sa propre exécution au sein de l'équipe. Son ami le tira sur ses jambes, il manqua de défaillir. Il serra sa main plus fort pour se faire emmener.
- En passant pas sous les tribunes, murmura-t-il lentement.
Ils se précipitèrent hors de vue et Angus s'écroula à nouveau rien qu'en repensant à tout ce qui venait de se passer. La poigne crispée autour des doigts de Tom, il l'emmena involontairement dans sa chute.
- Pardon, pardon, bégaya-t-il alors qu'il avait presque son meilleur ami sur les genoux.
D'abord des excuses pour l'avoir fait tomber, des excuses pour l'avoir débraillé, tâché ses robes et ses deux écharpes... Ses deux écharpes? Il fixa le cou de Tom une bonne dizaine de secondes, à bout de souffle, le temps de comprendre. Le blaireau. Comme quoi il ne s'était pas trompé, ce n'était pas pour rien qu'il avait décidé de s'éloigner de lui et les laisser tranquilles, lui et Mathias. Combien leur relation était solide, hein ? Apparemment plus qu'une amitié depuis toujours. Une larme coula le long de sa joue tant qu'il le constatait.
- Je suis désolé pour tout, Tommy, sa voix se brisa. Tu devrais partir maintenant.
Il baissa les yeux, ne pouvant plus soutenir ce regard brouillé d'émotions. "Quelle victime tu fais" pensa-t-il pour lui-même. "Bien sûr que tu ne le mérites pas, laisse-le à quelqu'un de plus attentionné et plus présent qui saura prendre soin de lui."
Ses mains tremblaient, il n'osait même pas bouger. "Laisse-moi là" lui ordonna-t-il dans sa tête.


Pour compenser ce post larmoyant, voilà une bouille de sourires Sleepy

ET


ET


ET



Nouveau perso!


Rowena (Rowa) Giantle

Hufflepuff 5th year, Half blood

https://img15.hostingpics.net/pics/528933amandlastenberg.png

Juive originaire du pays de Galles, Rowa est une amie de l'extrême : loyale à en être surprotectrice. Elle déclare la guerre à quiconque ose regarder de travers un de ses potes. Mathias fait probablement partie de sa bande d'ailleurs (même maison même promo) Taylor aussi, et Eudokia par la même occasion, même si elle a un an de moins
Son père moldu est boxeur professionnel, alors elle sait bien taper si on embête ses coupains. Cette aptitude contraste avec son style toujours plutôt chic, soigné de plein de bijoux et de talons.
Elle est généralement très sportive, danceuse, gymnaste, boxeuse, karateka, nageuse, ... Ses entraînements lui prennent pas mal de son temps quotidien, mais elle sait optimiser: ses amis lui racontent leurs secrets et ragots pendant qu'elle tape dans son punching-ball-ball qui lévite.
Belle, bien roulée et sympa, elle est pas mal courtisée, on peut se le dire. Pourtant, libre comme l'air, elle friendzone les gars les uns après les autres et retourne à ses oursons en peluche et bougies parfumées.
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Croustibat, premier de son nom, Président du Vice, Prince du Troll, Maître du Résumé et GM de l'Ecole de Magie et de Sorcellerie
 
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Ezekiel laissa un long soupir lui échapper face aux babillements de la petite.
Exaspéré, il finit par lui plaquer une main contre la bouche pour faire taire le flot continu de paroles qui s'en échappait.
- Tu parles, et tout ce que j'entends c'est "areuh areuh j'ai failli me faire tuer deux fois en 12h", signala-t-il avec la meilleure imitation possible de la voix haut perchée de Bettie.
Il relâcha la jeunette. Il commençait à en avoir sa claque d'elle, des Llewelyn, et même d'Elizabeth (malgré ses grands yeux verts qui le faisaient chavirer autour de ses treize piges et qui étaient maintenant fixés sur lui d'un air un peu désolé hahaha alors comme ça madame la préfète on fait ses âneries aussi hein).
- C'est pas parce que tu t'appelles Van Mannen que tu peux te croire tout permis, ajouta-t-il pour faire bonne mesure. Y a courage et y a bon sens. Tu connais rien à rien, et c'est normal, t'as genre, huit ans!
Sa voix était montée dans les octaves "papa réprimandeur", et Zeke lui-même eut un moment de flou en le réalisant.
- Quand est ce que je suis devenu Zeke le grand frère, moi? marmonna-t-il pour lui même, tandis qu'Elizabeth le couvait d'un regard vaguement fier - probablement les gènes de préfète.
Le blond se détourna en se massant les côtes.
- Je vais à l'infirmerie faire examiner ces trucs, informa-t-il. Par pitié, essayez de ne pas vous mettre dans le pétrin pendant ce temps. Je suis un héros, ok, mais la prochaine fois qu'il faut se sacrifier pour vos fesses, je passe mon tour.
Faux, lui souffla son subconscient. Ferme ton claque-merde, rétorquèrent ses côtes.
Et ainsi, ronchonnant/râlant, Ezekiel partit-il se faire bander les côtes par la matronne (qu'il commençait à bien trop connaître après 6 ans de fêlures et autres os cassés). Une chute des gradins fut sa vague version officielle, et il fut laissé en travers d'un lit aux draps blancs, le temps que la potion soude-os fasse son effet.



Tyrell tressaillit un peu à la bourrade de son prof. Mais il tressaillit beaucoup plus à son commentaire.
Avec des yeux de lapereau pris dans les feux d'un 12 tonnes sur l'autoroute, il babilla:
- Des potions de cicatrisation, d'accord, je, demanderai, peut être, enfin si je me fais mal.
Pour un aussi bon menteur, on aurait pu croire qu'il aurait été meilleur en improvisation.
Mais non. Vivre coupé du monde pendant treize ans, ça a tendance à faire ça à une personne.
- Ca arrive souvent, je veux dire, des élèves qui disparaissent? demanda-t-il, désespéré de changer de sujet. Il ne peut rien lui arriver, n'est ce pas? L'école est entourée de sortilèges de protection, et... et autres.




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Huh
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effectivement vous pouvez me tuer parce que j'ai fait un pavé digne de 68 (lel)
mais vous avez qu'à suivre aussi HEIN


La fuite de Tom et Angus avait bien commencé. Ils avaient réussi à s'éloigner assez des vestiaires pour être sûrs que personne ne pourrait les rattraper, et Tom avait même commencé à penser à des plans pour résoudre la situation. En voyant l'agitation dans les vestiaires, Tom avait eu de l'espoir. Pour une fois, il avait été optimiste et avait commencé à croire que, peut-être, toute cette histoire ne finirait pas comme d'habitude - avec une amitié encore plus fragilisée.
Maintenant, il se demandait si il n'avait pas eu tort.


La détresse émotionnelle d'Angus se traduisait dans sa condition physique. S'il ne tenait plus debout, c'était non seulement parce qu'il venait de finir un match de Quidditch endiablé, mais aussi parce qu'il était en train d'abandonner, Tom le voyait bien. Le Serdaigle essaya de le traîner encore un peu plus loin, sans succès, lorsqu'Angus perdit l'équilibre et atterrit sur le sol, entraînant Tom avec lui. Angus s'excusa, et Tom dissimula une grimace de douleur pour ne pas l'inquiéter. Il secoua la tête, assurant silencieusement à Angus que ce n'était pas grave.
Lorsqu’Angus réitéra ses excuses, Tom leva la tête pour tenter de déchiffrer le visage de son ami, lisant avec difficulté dans ses yeux de la tristesse, du regret, et aussi peut-être un peu de colère. Sur le coup, Tom se demanda pourquoi il s'excusait, pourquoi tout d'un coup, il était submergé par ses émotions. Un peu de laine jaune dans sa vision périphérique lui fit soudainement comprendre l'attitude d'Angus. Voilà pourquoi il le rejetait, lui demandait toujours de s'éloigner de lui, ces quelques jours depuis la rentrée. Parce qu'il se faisait des idées; à propos de Tom et Mathias, mais aussi et surtout de lui-même et Tom.


Il pensait que Tom ne voulait plus avoir affaire à lui, et il finissait par se replier sur lui-même. Le Serdaigle se sentit blessé par cette pensée. Avait-il été si peu présent qu'Angus avait commencé à penser des choses comme ça ? Était-ce de sa faute, ou bien celle d'éléments extérieurs ? Tom était plus que confus. Il n'avait jamais été brillant en relations sociales, mais tout avait été si facile avec Angus. Et maintenant, tout cela risquait de s'effondrer, à cause de stupides malentendus. Tom devait agir, maintenant ou jamais.

Il prit le visage d'Angus entre ses mains et le tourna vers lui, pour que son ami le regarde dans les yeux. Puis, il commença à parler. "Tu t'excuses pour quoi, exactement ?" Il marqua une pause, essuyant la larme qui avait roulé sur la joue d'Angus. "Pour avoir toujours été là pour moi ? Pour m'avoir soutenu, même quand ça mettait en danger ta position, même quand tu risquais de te mettre tout le monde à dos ? Ouvre les yeux, 'Gus. Toute ma vie tu as confronté ceux qui voulaient me la pourrir - hier encore, tu as tenu tête à ta capitaine, à la pire des Serpentards, pour m'aider. Et tu crois que tu as le droit de t'excuser pour tout ça ? Comment tu veux que je te rende la pareille si tu abandonnes comme ça, maintenant ?" Tom reprit son souffle. Ses mots venaient naturellement, chose qui n'arrivait qu'en présence d'Angus, mais il avait quand même la voix tremblante, le cœur battant à toute allure, et les larmes aux yeux. "Comment tu veux que je m'en sorte si tu abandonnes notre amitié comme ça ?" 


Tom lâcha le visage d'Angus pour rapidement retirer ses lunettes et essuyer ses larmes d'un revers de la manche. "D-donc non, si tu veux savoir, je ne partirais pas tant que tu n'iras pas mieux," ajouta-t-il d'une voix tremblotante mais déterminée.


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Loin de ce concentré de tristesse, ignorant totalement ce qui était en train de se dérouler vers le terrain qu'il avait laissé, Mathias avait traîné son copain vers la salle commune des Poufsouffle pour un bon thé. Solomon lui avait gentiment administré un sort pour nettoyer le sang de son nez, et Mathias se sentait déjà mieux, rien qu'avec ça. Ça lui avait évité d'inquiéter trop ses amis - c'est-à-dire, à peu près tous les gens qui traînaient vers la partie Poufsouffle du château. Avant d'atteindre la salle commune, une bonne dizaine de personnes l'avait félicité pour son beau match, et Mathias leur avait juste adressé un sourire reconnaissant mais gêné. Contrairement à ce que certains pensaient, il n'aimait pas particulièrement l'attention. Il s'efforçait juste d'être bon envers chaque personne qu'il rencontrait, et certains prenaient ça pour de l'hypocrisie ou de la manipulation. Bien sûr, enfin il l'espérait, ce n'était pas le cas.


Arrivés dans la salle commune, Solomon n'ayant eu aucun problème pour rentrer, Mathias chercha une table libre, ou bien déjà occupée par ses amis proches. Il se demanda si Rowa et les autres étaient déjà retournée en cours. Il aurait peut-être dû vérifier son emploi du temps, mais enfin, il avait bien mérité son thé après tant d'effort !
"Qu'est-ce que tu veux ?", lui avait demandé Solomon, en cherchant dans la boîte qui était à disposition de tous les Poufsouffle, et qui était régulièrement renouvelée avec ou sans magie. Mathias hésita, puis hocha les épaules. "Tu peux choisir pour moi, tu t'y connais bien mieux," répondit-il avec un sourire. Bon, il avait aussi un peu la flemme. Mais son copain avait bon goût - en thé, je veux dire. Alors quand Solomon choisit l'infusion parfaite pour se relaxer après le match, Mathias accepta la tasse avec plaisir, se réchauffant les mains et s'installant confortablement sur le fauteuil matelassé.


Sur la petite table basse devant lui, un gros livre attira son attention. C'était un énorme pavé avec un titre écrit en étranger - du polonais, peut-être ?-, ressemblant plus à recueil de traités qu'à un roman à lire au coin du feu. Il fronça les sourcils, se demandant ce qu'un livre comme ça pouvait bien faire ici. Il se pencha vers le livre et l’ouvrit à une page au hasard, mais ses notions d’allemand inculquées par sa mère ne purent pas l’aider.


"Tiens, c’est bizarre. Tu connais quelqu’un qui fait du polonais, toi ?," demanda-t-il à Solomon, en refermant le livre. En réfléchissant bien, quelqu'un avait dû faire un travail scolaire dessus, et l'oublier. Il le ramènerait à la bibliothèque lorsqu’il en aurait l’occasion.
 




 
Une fois que les vestiaires furent rangés – enfin, plus rangés qu’avant, en tous cas -, Arsa et Theo admirèrent leur travail d’équipe. Enfin, vu qu’Arsa avait encore du mal à contrôler la baguette de Zeke, c’était plutôt Theo qui avait fait tout le boulot – mais heureusement, il n’avait fait aucun commentaire, et s’était contenté d’aider. Il n’était pas très inquiet pour son avenir dans l’équipe : Dolohova serait peut-être furieuse contre lui pendant quelques jours, mais elle finirait par comprendre que la fuite des Gryffondors avait été causée par sa sœur, et pas lui. Quelque chose de plus troublant, cependant, était l’attitude que Dolohova aurait envers Arsa à présent. Theo espérait qu’elle ne lui rendrait pas l’année trop difficile…


Arsa l’espérait aussi, mais essayait de se persuader qu’elle n’avait aucune raison de s’inquiéter. Milena semblait avoir assez ragé contre elle, en essayant de la défigurer ; et puis, elle avait déjà bien assez de souffre-douleurs comme ça, elle oublierait Arsa bien assez tôt. Avec un peu de chance.


"Merci, Theo," dit-elle avec un sourire reconnaissant envers son frère. "Je sais que tu l’as probablement juste fait parce que Dolohova te l’a demandé, mais bon, ça fait quand même plaisir." Elle hocha les épaules, puis devint un peu plus sérieuse. "Si elle te demande, tu dis qu’ils m’ont attaqué à trois contre un – je peux te faire confiance ?" Elle relâcha un souffle de soulagement lorsque Theo acquiesça. Ça faisait déjà au moins une personne dans la famille qui n’était pas susceptible de dénoncer ses frères et sœurs…
 
"T’es le meilleur. Bon, je dois aller à l’infirmerie, pour… essayer d'arranger ces dents du bonheur. A plus tard !"
 
Et avec ça, elle laissa son frère là, et emprunta les couloirs les moins fréquentés pour se rendre à l’infirmerie : elle ne voulait pas trop qu’on la voit, débraillée comme elle était. Et puis, à présent, elle allait devoir apprendre à se faire encore plus discrète que d’habitude…


Arsa attendit à l’entrée de l’infirmerie, heureusement calme à cette heure-là. Seuls quelques blessés au quidditch avaient eu besoin de s’y rendre, après une occasionnelle chute de balai, ou autres. Arsa n’avait pas besoin de rester, de toute façon – elle pouvait juste demander à l’infirmière de recharmer ses dents en place, et repartir aussi vite.


C’était sans compter le professionnalisme sans pareil de l’infirmière. Elle semblait pressée, et ne laissa même pas Arsa exposer son problème avant de lui crier : "Désolée, j’ai une urgence, mademoiselle – mettez-vous dans l’avant-dernier lit au fond à gauche, là, voilà, je viendrais vous chercher !" Elle détala vers on-ne-sais-où, et Arsa soupira, en se résignant à aller s’asseoir sur le lit qui lui avait été distribué. En attendant, elle regarda autour d’elle, et remarqua que le rideau blanc du lit d’à côté n’était pas bien fermé. Elle plissa les yeux, curieuse, et crût voir une tignasse blonde décolorée.
 
Elle regarda autour d’elle, méfiante.
 
"Ezekiel ?", chuchota-t-elle assez fort pour qu’il l’entende, se persuadant qu’elle ne lui adressait la parole seulement parce qu’elle voulait récupérer sa baguette. Et pour l’engueuler.
"I don't care", I say, caringly, as I care deeply

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Rowa papotait tranquillement avec son crew autour d'un café, pépouse dans la salle commune Hufflepuff. Elle n'assistait jamais aux entraînements de Quidditch : son père, boxeur professionnel, lui avait répété toute son enfance que l'on ne jugeait un sportif qu'à sa performance, pas à sa préparation.
Son petit couple préféré entra, souriant comme tous les blaireaux présents, pour prendre son habituel thé de réconfort après le match. Ça tombait bien, elle avait encore une heure avant de reprendre les cours. Elle se leva dans quelques mots d'explications à sa bande de potes et se dirigea vers Mathias et Solomon. Elle les rejoint, sa tasse jaune des 20's à la main, et un large sourire qui dévoilait ses dents blanches accroché au visage.
Elle débarqua devant leurs fauteuils et s'écria joyeusement:
- Wassup les princesses ?

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- J'espère que j'interromps rien... Sinon, aucun problème je peux vous laisser reprendre votre souffle après toute cette agitation. J'ai tendance à vous sauter dessus, haha ! plaisanta-t-elle.
Elle s'assit nonchalamment sur les genoux de Mathias et continua à parler à ses deux interlocuteurs plus bas.
- Vous n'auriez pas vu Winona des fois ? Cette petite puce devait faire une session d'assouplissements avec moi ce matin, je crois qu'elle a oublié. Quand je l'attrape, je lui remonte les bretelles ! Elle va pomper, c'est moi qui vous le dis...
Elle gloussa gentiment avec un clin d'oeil amusé, puis trempa ses lèvres dans son café fumant.



John Shire ne savait pas trop quel parti prendre. L'attitude décontractée du prof qui assure que personne n'est en potentiel danger, ou le coup du drama canadien qu'il maîtrisait si bien.
Il haussa les épaules et fit la moue.
- Oui on a plein de trucs comme ça autour du château, vous êtes en sécurité absolue tant que vous restez dans l'enceinte de l'établissement. Rien ne peut vous arriver, c'est une vraie forteresse ! Impénétrable, imprenable, indestructible.
Après un petit silence d'approbation à lui-même, il continua sur un ton plus mystérieux :
- En revanche, la forêt interdite, elle, est extrêmement dangereuse... Des créatures pas très nettes y rôdent, des animaux fantastiques pas très bienveillants pourraient vous faire des malheurs... Même dans le lac, vous risquez de vous faire happer par les sirènes...
Bon, il appréciait à sa juste valeur ses dons d'acteur, mais le but n'était pas d'inquiéter ce pauvre Tyrell au sujet de la petite Winona portée disparue. Il se rattrapa alors:
- Mais cette première année devait être trop occupée à se faire des copines pour déjà essayer de défier les règles de sécurité. C'est évident.

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Angus croyait qu'il rêvait. Qu'est ce que son Tommy lui chantait ? Depuis quand c'était à lui de veiller sur lui et pas l'inverse ?
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Le contact de ces paumes de main contre ses joues réchauffèrent son cœur meurtri. Un allié, un refuge : son Tom à lui. Il le félicitait alors qu'il était pitoyable, il essuyait ses larmes alors qu'il avait déjà ses problèmes à régler, il l'excusait pour tout alors qu'il se comportait mal... Les yeux d'Angus étaient figés sur ces lèvres qui prononçaient les mots les plus doux qu'il avait entendus depuis un bout de temps. Des mots qui pansaient ses blessures mieux que n'importe quel sortilège. Les mots réconfortants et gratifiants de Tom.
Il leva le regard pour le plonger dans celui de son meilleur ami, attendri. Il venait de refuser de l'abandonner dans la boue, alors que quiconque d'autre aurait probablement fui devant les expressions dures de son visage contracté par la douleur.
- Tom. murmura-t-il, les yeux embués. Abandonner serait la pire chose qui pourrait m'arriver... Je ne veux jamais me séparer de toi.
Il colla son front sur la clavicule du Serdaigle en passant ses bras autour de ses côtes, comme pour le retenir contre lui.
- Je croyais que tu ne voulais plus de moi, que tu avais d'autres amis avec qui tu pouvais t'exposer librement, qui te rendaient plus heureux que moi, qui sauraient mieux te protéger, mieux t'aimer... Je croyais que tu abandonnais, alors je voulais te laisser de l'air, te laisser vivre libre, sans le boulet que je suis...
Il ne mesurait plus ses mots, ça devait juste sortir. Toute la haine qu'il éprouvait contre lui-même, la culpabilité qui le rongeait quand Tommy ne se sentait pas bien, la peur qu'il avait de le perdre, l'incertitude sur toute la situation... Tout ça explosait tout à coup dans un océan de sanglots.
Plus bas encore, il reprit :
- Je ne veux pas te forcer à rester si ce n'est pas ce que tu veux. Mais si ça ne dépendait que de moi, je resterais à tes côtés pour l'éternité, susurra-t-il dans les robes de Tom.

I am Fire. I am Death. I'm Fabulous
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Croustibat, premier de son nom, Président du Vice, Prince du Troll, Maître du Résumé et GM de l'Ecole de Magie et de Sorcellerie
 
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- Hm, du Polonais? Je ne connais personne d'assez masochiste - même le fils Finnegan, de 3ème année, qui, j'aime le rappeler, apprend le Gaélique, rit doucement Solomon en se rencognant dans son fauteuil.
Solomon se sentait chez lui dans la salle commune de Poufsouffle, baigné dans la lumière chaude qui tombait des fenêtres rondes taillées dans la pierre, entouré par la respiration silencieuse des centaines de plantes qui poussaient dans tous les coins où les élèves les avaient négligemment déposées. Depuis déjà un an - depuis Mathias, en fait -, il avait ses entrées au milieu des Blaireaux; il avait même un fauteuil préféré, celui dos au mur, en cuir moelleux et aux bras un peu élimés.
La plupart des amis de Mathias étaient devenus ses amis, et il avait été avalé dans cette confortable communauté joyeuse et chaleureuse qu'était la maison jaune et noire. Les Poufsouffle ne pouvaient pas s'en empêcher. Ils étaient juste obligés d'accepter et de s'enamourer de tous les nouveaux venus.
Ils ne comptaient plus les thés qu'ils avaient partagés, lui, Mathias, et les Blaireaux enthousiastes qui se trouvaient au bon endroit au bon moment. Manifestement, pour eux, un ami de Mathias était automatiquement un nouveau copain.
Aujourd'hui, manifestement, c'était au tour de Rowena de les rejoindre avec son sourire plus large que son visage et son dynamisme contagieux. Son entrée tira un sourire au Serdaigle. "Les princesses", venant de la bouche de n'importe qui d'autre, l'aurait probablement passablement vexé. Que quelqu'un s'étale ainsi sur les genoux de Mathias aurait largement pu l'agacer. Mais il s'agissait de Rowa.

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- Si tu veux que Poufsouffle ait des première années encore en vie dans six mois, tu devrais peut être les laisser respirer, fit-il mine de sermonner. Pauvre Winona. Elle a dû prendre peur.
- Winona?  fit une petite voix haut perchée, quelque part à la gauche de Solomon.
Il tourna la tête pour poser les yeux sur une petite blonde de première année aux grands yeux noirs écarquillés, qui venait de passer l'entrée de la salle commune dissimulée derrière un tonneau.
Elle avait le souffle court, et le bas de ses robes étaient maculés de terre. Elle serrait dans son poing un morceau de parchemin orné de croquis et de notes. De toute évidence, elle rentrait d'une vadrouille mouvementée.
Il s'agissait, bien évidemment, de Rozenn Sigilind Gallagher, de retour de la Forêt Interdite, ni plus ni moins. Après ses lectures nocturnes au sujet d'une créature nommée strzyga, elle avait tenu à retourner dans la forêt pour comparer des traces de pattes aux croquis qu'elle avait trouvé entre les pages du lourd volume. La forêt interdite avait l'air nettement moins interdite de jour. Et, dans une moindre mesure, Rozenn voulait se prouver qu'elle aurait le cran d'y aller, complètement seule.
- Winona a essayé de me suivre ce matin, quand je suis allée me ... promener, toussota-t-elle en s'approchant des deux Poufsouffle et du Serdaigle qui prenaient manifestement le thé.Mais je lui ai dit de rentrer au château... Je ne pense pas qu'elle m'ait suivie?
Rozenn était passablement peu confortable, au centre de l'attention de ces trois regards. La mention du nom de Winona l'avait inquiétée, mais maintenant qu'elle se raisonnait, elle se rendait compte qu'elle devait surréagir. Et probablement perturber le thé d'élèves qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam.
Ce qu'elle avait de mieux à faire, là et maintenant, c'était de récupérer son bouquin et d'aller comparer ses traces de pattes.
- Hm, est ce que vous pourriez me, me passer mon livre? demanda-t-elle alors avec un vague mouvement vers le lourd volume relié de cuir.
Les yeux de Solomon retombèrent sur le livre que Mathias avait mentionné plus tôt. C'était donc à cette minuscule gamine?
Amusé, il tendit la main pour se saisir du bouquin, dans l'intention de le rendre à la jeune Poufsouffle.
Mais dès que ses doigts effleurèrent la couverture du livre, il sentit un éclair brûlant lui traverser tout le corps. Tout d'un coup, il n'était plus dans la rassurante salle commune de Poufsouffle, entouré de visages amis. Alors que ses yeux se troublaient, un éclair de cheveux roux traversa son champs de vision.
De longs crocs maculés de sang.
L'odeur âcre de la peur et de la terre humide.
Solomon, soudainement, avait très froid.
Un cri de terreur. Directement dans son oreille et pourtant si lointain.
Alors que sa tête sifflait encore du cri d'horreur, la salle commune reparut devant ses yeux, avec, au milieu, le regard inquiet de Mathias.
Son absence n'avait pas duré plus d'un quart de seconde. Il doutait que quelqu'un l'ait remarqué. Pourtant, il avait soudain l'impression d'avoir le souffle court comme s'il avait couru un marathon.
- Cette Winona. Est ce qu'elle est rousse? demanda-t-il doucement.
- Winona? Oui, elle... elle est rousse, répondit Rozenn avec circonspection. Je peux avoir mon livre?
- Mathias. Je peux te parler en privé? fit Solomon le plus calmement possible, tentant de faire passer par son regard la gravité de la situation sans alerter Rowa ni la petite blonde.





Zeke était étalé en travers du lit d'hôpital, attendant patiemment que la potion fasse son effet.
C'était quand même un comble qu'avec toute leur avance médicale, les sorciers n'aient pas réussi à sortir une potion régénératrice qui ne vous donne pas l'impression que vos os étaient parcourus de petites fourmis aux pattes faites de charbons ardents. Ce n'était pas exactement douloureux, mais c'était en tout cas désagréable. Surtout quand on n'avait rien pour se distraire.
Zeke en était à compter les fissures du plafond, lorsqu'une voix bienvenue appela doucement son nom.
S'il avait été raisonnable, Ezekiel savait pertinemment qu'il aurait dû faire sa meilleure imitation de la voix de Taylor et répondre "nonon mauvaise adresse". Il venait de laisser une certaine Cresswell dans une sacrée mouise, et il était prêt à parier qu'elle ne venait pas lui conter fleurette.
Néanmoins, Zeke n'était pas le genre de personne qu'on puisse qualifier de raisonnable.
Aussi écarta-t-il d'un revers de main le drap qui les séparait, pour tomber nez à nez avec une Arsa au sourire... différent de ses souvenirs.
- Arsa Minerva Cresswell, s'exclama-t-il un peu trop fort pour l'infirmerie dans laquelle ils se trouvaient.
Il lui présenta son plus beau sourire, tâchant de retenir le léger rire que lui inspiraient les dents à la Vanessa Paradis de sa Serpentard préférée.
-Milena joue aux dentistes, ces jours-ci? demanda-t-il innocemment, ignorant soigneusement la culpabilité acide qui lui mordillait l'estomac. Je t'aurais bien arrangé ça d'un coup de baguette - je suis un peu un prodiges en charmes, comme mes nombreuses admiratrices me le rappellent souvent -, mais je n'ai que cette brindille à ma disposition, fit-il d'un air contrit en indiquant la baguette d'Arsa sur la table de chevet entre eux. J'aurais peur de la casser en la prenant dans la main; pas du tout pratique si on me demande mon avis.



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Huh
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Les mots d'Angus levèrent le poids qui pesait sur le cœur de Tom. Il était soulagé et extrêmement heureux d'avoir confirmation que non, leur relation n'allait pas s'arrêter là. Tom ne voulait pas que leurs plus de dix années d'amitié s'effondrent là, tout de suite; et Angus non plus. En fait, Tom ne voulait jamais que leur amitié s'arrête. Alors quand Angus lui assura qu'il ne le laisserait pas tomber, Tom le serra encore plus fort dans ses bras, euphorique. Il n'aurait pas pu supporter de le perdre, comme ça, si rapidement. C'était quelque chose dont il ne s'était jamais vraiment rendu compte - mais maintenant, après être passé à côté de la catastrophe, il comprenait la valeur inestimable de leur amitié. 



Et il était encore plus prêt à la préserver, dorénavant. 


Tom profita de ce moment de calme après la tempête, passant sa main doucement dans les cheveux de son meilleur ami, pour le détendre et se détendre. Il resta silencieux pendant quelques instants, souriant, avant de trouver ses mots. "Tu ne t'en rends peut-être pas compte, Ang'," commença-t-il, presque murmurant, "mais tu es le seul à pouvoir me rendre heureux comme ça. Même si je ne peux pas forcément te le montrer, à cause de notre... situation, c'est la vérité. Et je sais que, peu importe le nombre d'amis ou connaissances que je rencontre, tu seras toujours le plus important à mes yeux. D'accord ?"


Tom sourit un peu plus, infiniment heureux. Il essuya ses dernières larmes, puis reprit Angus dans ses bras, en fermant les yeux, oubliant qu'ils étaient encore à même le sol, dans la terre. 




Mathias laissa Rowa s'avachir sur ses genoux, en faisant une grimace à peine exagérée. C'était que ça pesait, le muscle, et Rowa était sportive. Néanmoins, Mathias la salua et rit à la petite blague de Solomon, acquiesant. "C'est vrai, il n'a rien dû lui arriver, elle a juste raté le réveil après que tu l'ai épuisée," plaisanta-t-il en secouant la tête. Il ne voyait pas quoi d'autre aurait pu arriver à la petite Winona. 


Cependant, l'arrivée de la petite Poufsouffle mit la puce à l'oreille de Mathias. Il n'était peut-être pas tout le temps logique dans sa façon de penser, mais il savait reconnaître un problème quand il y en avait un. Dans ce cas-là, la combinaison cheveux ébouriffés-terre sur les robes-regard inquiet n'indiquait pas que Rozenn (c'était ça ? Rozenn ? Il l'avait vu à la répartition) avait seulement fait une 'promenade'. 


Ses doutes se renforcèrent lorsque Solomon prit le livre, et que ses yeux semblèrent se vider pendant un instant. Quand Solomon avait une vision, peu de gens le remarquait - et même Mathias ne s'en rendait pas toujours compte. Mais avec le temps, il avait appris à reconnaître ces courts moments d'absence. Là, le regard que Solomon lui lança quand ses yeux reprirent leur état normal ne lui inspirait rien de bon. Et quand son copain lui demanda de parler en privé, Mathias comprit que ce n'était pas anodin.


Il hocha la tête. "Bien sûr," répondit-il, en se levant et en prenant Solomon par la main. Il chercha un endroit un peu isolé, parce qu'il avait l'impression qu'il n'allait pas aimer ce qu'il allait entendre. 




Arsa se retrouva tout à coup nez-à-nez avec un Zeke très souriant, et très torse nu malgré les bandages autour de ses côtes. La Serpentard détourna rapidement les yeux, en se répétant intérieurement qu'elle était juste là pour se faire réparer le sourire et récupérer sa baguette. Elle leva les yeux au ciel, en marmonnant un "juste Arsa, ça ira", avant de répondre à la question rhétorique de Zeke. 


"Comme tu peux le remarquer, oui. Je ne dirais pas à cause de qui j'ai fini comme ça, je crois que tu le sais déjà." Elle envoya un nouveau regard gris (vous savez, celui qui est méchant-mais-pas-trop) à Zeke, puis ses yeux vinrent se poser sur sa précieuse baguette, que Zeke avait nonchalamment posé sur la table de chevet. Elle la récupéra avec joie, et posa à la place la baguette tordue de Zeke sur la table de chevet. 


"Non, merci, ça ira - j'aimerais pas que tu empires tout ça," répondit Arsa, se retenant de réagir lorsque Zeke mentionna ses 'nombreuses admiratrices'. Il devait exagérer, sans aucun doute. Aucun moyen qu'un type comme lui ait du succès. Vraiment aucun moyen. À part peut-être son sourire presque parfait. Ou bien son humour douteux mais contagieux. Ou sa spontanéité... Bref, rien de bien important. Enfin, rien qui aurait risqué de séduire Arsa. Presque rien. 


Elle constata avec soulagement que sa baguette s'était sortie de cette affaire saine et sauve, et la rangea dans la poche intérieure de ses robes, satisfaite. "C'est mieux que tu n'ais rien essayé, alors. Je n'aurais pas voulu être à ta place si tu l'avais cassée," dit-elle en plaisantant à moitié. Maintenant qu'elle avait rempli sa part du contrat, elle aurait potentiellement pu partir. Mais elle resta assise là, parce qu'elle avait des dents à se faire arranger. Enfin, elle essayait de s'en persuader. 


"Bon," commença-t-elle en changeant légèrement de ton, balançant ses jambes lentement pour essayer d'éliminer son stress. "Je ne voulais pas forcément parler de ce qui s'est passé dans ces vestiaires, mais..." Elle s'arrêta, cherchant ses mots, mais ne les trouvant pas. Elle haussa les épaules, secoua la tête, et fit un petit sourire nerveux. "Enfin, c'est peut-être pas si important pour toi." Après tout, il avait déjà ses admiratrices, comme il l'avait dit lui-même...
 
"I don't care", I say, caringly, as I care deeply

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