Bienvenue, Visiteur ! Connexion S’enregistrer
Challenge Débutant: Viens tenter ta chance !


Note de ce sujet :
  • Moyenne : 5 (1 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Huis-Clos
#31
http://img4.hostingpics.net/pics/246166rpgHUITCLOSEstelle.jpg

Encore une fois, les mots qui étaient à son égard étaient méprisants. Mais Amy s'en fichait bien. Pour le moment, elle était préoccupée par un féroce mal de ventre. Ses jambes menaçaient de se briser tellement elles tremblaient.

La faim.. cela doit être la faim..

Elle alla, durement mais sûrement, vers les provisions qu'Alexandre avait si bien défendu tout ce temps avant d'aller se morfondre dans son coin. Pour elle, le temps passait si lentement alors qu'au contraire, il filait. Un nouveau avait apparu, une salle avait été découverte.. Mais cela apportait peu à Amy. Ce qu'elle voulait, c'était se remplir l'estomac. Manger.. Depuis quand n'avait-elle pas eu cette véritable ambition de se nourrir? A ce point, jamais. Elle, elle avait caviar et champagne à volonté. Comme tous les autres ici. Et seuls les vêtements pouvaient réellement en témoigner bien que maintenant ils soient tous sales, parfois déchirés, et puant. C'était d'ailleurs ce qui l'avait gêné au tout début. Etre dans un endroit si sale alors qu'elle avait sa nouvelle robe rouge moulante de chez Chanel. Mais là, ce n'étais plus sa principale occupation.
Une barre de céréales chocolatée était dans son champs de vision. Elle y était presque, elle y arrivait. Amy voulait simplement se baisser mais contre son gré, ses jambes lâchèrent et tomba sur ses genoux déjà égratignés.

Aie.. Putdskfn!!!

Ses genoux lui brûlaient. Ce sol granuleux était insupportable. Elle voulait retrouver ses douces moquettes, sont beau parquet, son lit 10 fois trop grand et bien moelleux.. Et du chauffage! Un bon bain moussant en regardant la télé!
Mais là, elle n'avait que sa barre, au creux de ses doigts au vernis détruit et aux ongles plus aussi parfait qu'avant. Elle déballa le plastique, lentement, sans pouvoir aller plus vite. Elle laissa tomber l'emballa et sa main tremblait en regardant la barre. Elle avait l'impression d'être une vraie délinquante. Mais cela faisait parti de sa part!
La jeune femme avança timidement l'aliment en direction de sa bouche. Avait-elle vraiment le droit? Son ventre lui disant que oui. Elle se mis donc à croquer dedans. Amy ferma les yeux pour savourer.
Le goût du chocolat, le croquant des céréales.. Rien n'avait été plus bon que cela depuis la dernière fois qu'elle avait manger. Comme si cette première lente bouchée avait été un déclic, la jeune femme s'engloutit la moitié de la barre. Elle essaya de se redresser mais en vain. Elle réussit juste à faire tomber son festin;

Le temps passait.. passait..
Une heure devait bien s'être écoulée depuis qu'elle avait mangé. Et elle était toujours à genoux, mains à terre, regardant le sol, ses cheveux roux, brillants, tombant dans le vide. Soudainement, elle se releva rapidement.
Mauvaise idée. Elle n'avait plus aucun équilibre et avait manqué de tomber. Sa réaction: le rire.
Elle riait à grands éclats, sans faire attention aux autres. Elle était dans sa bulle. Elle était complètement shootée. Mais qu'est-ce qu'il y avait dans cette barre?
~ We are all mad here ~
 
Répondre
#32
http://img4.hostingpics.net/pics/902041Elouan.jpg

E L O U A N


Elouan se gratta les cheveux, réveillé par les rires d'Amy. Des rires... quelque chose de rare qu'ils n'avaient pratiquement plus entendu depuis leurs arrivées dans cet enfer. Et pour cause... le rire était signe de joie, de bonne humeur. Allez chercher de la bonne humeur dans la faim, la peur, la mort et la folie... quoi qu'en fait la folie était bien approprié au rire.
Amy deviendrait t'elle folle ? C'était pourtant la jeune femme qui avait paru la plus solide, la plus a l'écart du malheur collectif.
Hum. Le jeune homme posa une main au sol pour se soulever. Une fois debout, il s'étira. Son corps commençait à s'adapter à la fatigue constante... l'agonie n'en serait que plus difficile.
Amy semblait complètement pétée. Elle avait craqué, litéralement.
Des frissons parcoururent le torse à l'air d'Elouan. Finalement peut être qu'il n'avait pas envie de voir ça. Non, sa fin à lui l'inquiétait assez comme ça, il n'avait pas besoin de voir crever un par un ses autres collègues. Quoi qu'il mourrait sans doute dans les premiers, il restait surement moins endurant que Kate.
D'ailleurs où est Kate ? Et Ophélia ?! Le jeune homme ne s'était pas tenu informer des dernières nouveautés. A la place des deux filles se trouvait un nouveau prisonnier.
La grille qu'Elouan avait essayé d'ouvrir était à présent détruite.
Cela signifiait t'il qu'ils ne recevraient plus rien du tout ?
Le jeune homme se serait bien approché de la porte de sortie où s'était surement engouffrés Kate et Ophélia, ou bien du nouvel arrivant pour lui annoncer la triste nouvelle qui lui tombait dessus, ou bien d'Amy qui n'arrêtait pas de rire pour lui demander de se la fermer un peu.
Seulement voilà, Elouan était toujours dans sa zone délimité. Sa prison, a défaut de subir la plus grande, il l'avait créé lui même.
A porté de main de cette limite, pas de Kate, d'Ophélia ni d'Amy... simplement la barre qu'Amy semblait avoir croqué puis-ce qu'elle y était la plus proche. Cette barre... c'était celle qu'Agathe avait voulut cacher... Elouan la reconnaissait bien puis-ce qu'il avait eu l'occasion de l'observer de près lors des confessions à deux balles de la jeune femme.
Cette barre... c'est étrange. Elouan s'en saisit et se mit à l'examiner. Elle ne ressemblait pas à celles qu'il avait dérobé. La consistance et la forme semblait identique... mais la couleur tournait au brun pâle. L'odeur du chocolat semblait caché une toute autre odeur de pharmacie.
Elouan était apprenti patissier.
Une merdouille quand il en voyait une, il la sentait. Et cette barre était une des plus grosses merdouilles qu'il n'ai jamais vu. Au mieux du LSD... au pire un mélange affreux de trucs pas nets...
Ne nous voilons pas la face, cette merdouille expliquerait très rapidement le comportement d'Amy. Maintenant fallait t'il prévenir les autres ou garder cela pour soit ? De toute façon Elouan n'aurait plus de nourritures pour lui...
Mais si jamais d'autres bouts étaient contaminés...
Et d'ailleurs pourquoi leurs ravisseurs feraient t'ils ça ?!
Est-ce que ça ne serait pas plutôt une vengeance d'Agathe ?! Furieuse de devoir partager, n'aurait t'elle pas empoissoné la barre ?!! Si c'était le cas, Agathe n'était qu'une pauvre folle ! Ou pire! Une crevard de taupe, une infiltrée, une traitre mise ici pour pimenter leurs morts et semer la haine. Ahah, elle cachait bien son jeu a venir le voir en pleurant ahah.
Elouan n'avait déjà plus toute sa tête... mais réfléchir devenait insupportable pour lui. Savoir que Kate avait pu le laisser tomber lui retournait inconsciemment le cœur. Il voulait simplement arrêter d'entendre les rires d'Amy. Il voulait simplement qu'on le laisse crever en paix. Et si cette barre pouvait l'aider... il se jeterait sur l'occasion.
Elouan termina la barre de drogue.
C'était pas pire qu'autre chose. Ca n'avait pas beaucoup de goût.
Maintenant il allait pouvoir rejoindre Amy dans son nouveau délire. Rire à nouveau. Mourir sans s'en rendre vraiment compte. Parfait pour un lâche comme lui.
Au revoir la lucidité.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

http://img11.hostingpics.net/pics/140163tumblr.jpg
 
Répondre
#33
http://img4.hostingpics.net/pics/246166rpgHUITCLOSEstelle.jpg

https://www.youtube.com/watch?v=-5jtmIddb7k

Amy entendait une musique.

- Oh mais c'est beau çaaaaaaaeuuuh

Elle ne pouvait plus se contrôler. La drogue l'avait reprise. La contrôlait. Elle avait arrêté des années de ça, mettant ainsi derrière des années de souffrance, et là, en une bouchée, elle venait de retomber dedans la tête la première.
Elouan arriva vers elle, riant aussi. Lui aussi était pété?

- Elouuuaaaaaneeuh !

En allant vers le jeune homme, elle manqua de tomber la tête la première. Elle se rattrapa sur le jeune homme, provocant un silence de quelques secondes, avant que les deux prisonniers se mettent de nouveau à rire. Amy semblait somnoler, être dans un rêve complètement fou.

- Missed me, Missed me, Now you gonna kiss me

La jeune fille chantait la chanson qu'elle avait en tête, sans prendre le temps de remarquer ce que voulais dire les paroles.

- Tu l'entends toi aussi cette beeeelleeuuh musiqueeuh?

Elle faisait mine qu'elle pouvait tenir debout toute seule, qu'elle était prête à danser mais elle trébucha de nouveau et Elouan resservit de support. Amy garda quelques instants la tête baisser avant de tout doucement la relever en souriant au jeune homme. Son sourire était immense, et ses yeux étaient tout rouges. Le blanc de ceux-ci était à peine visible. Ceux d'Elouan commençait seulement légèrement

- Tu sais que je t'aime bien ahah 

Elle fredonnait encore et toujours sa chanson, sans réellement articuler.

- Missed me.. Missed me..

Elle semblait s'assoupir au fur et à me sure que la chanson se diffusait mais elle secoua la tête et disait Non! Comme si cela était magique.
Puis.. plus aucune musique.. Le silence.. Amy n'était pas bien..
A bout de force, n'arrivant plus à tenir ni debout, ni avec l'aide d'Elouan, elle tomba au sol. Des genoux étaient encore douloureux.. Elle avait une envie de pleurer. Mais n'en fit rien.
~ We are all mad here ~
 
Répondre
#34
http://zupimages.net/up/16/32/s3ep.jpg


OPHÉLIA

Ophélia profitait de son moment enfin seule, sans bruit, sans puanteur, sans cri, sans pleurs, sans rien. Elle inspirait l'air pur à grandes bouffées amoureuses, le gardant quelques instants bloqué dans sa poitrine avant de le relâcher lentement, savourant cette sensation de solitude qui lui avait tellement manqué. Entourée par ses hommes et femmes sans manière, hideuses, puantes, pleurnicheuses, complètement timbrées, elle avait cru que ses nerfs allaient lâcher. Et puis soudain la voix grincheuse de Kate transperça son bien-être, lui hurlant silencieusement qu'ils étaient là aussi.
- Bon. Je vais te proposer quelque chose.
Ouvrant deux yeux peu aimable, la jeune femme fixa sa rivale en se demandant si elle attendait que l'autre ait exposé son plan avant de la gifler ou si elle ne résistait pas à ses pulsions et lui en collait une maintenant, juste pour l'avoir dérangé dans sa sérénité précaire.
- Il paraît évident qu'on est les têtes pensantes de ce groupe. On doit asseoir notre supériorité. 
Le "on" lui paraissait un peu prétentieux venant de Kate qui n'était rien d'autre qu'une grande gueule. Mais il était vrai qu'elle-même était LA personne intelligente ici.
- Et on ne peut pas y arriver en s'opposant l'une l'autre. 
Se retenant d'hausser les épaules, Ophélia n'en pensait pas moins qu'écraser Kate et la plier à ses moindres désirs n'était que parti remise. Après tout, il suffisait seulement de trouver le moyen de pression adapté. Enfin, si ses capacités échappaient aux yeux de la rousse, c'était qu'elle-même n'était pas capable de la mettre hors d'état de nuire et cela était bon signe.
- Si tu es d'accord, j'aimerais qu'on réfléchisse à un moyen de conserver cet endroit pour nous. Tu es suffisamment intelligente pour comprendre les atouts de cette pièce je suppose. 
SA pièce. Pas CETTE pièce. C'était sa pièce, son havre de paix, sa bouffée d'air pur. C'était son bonheur que Kate consumait en parlant et gesticulant en se contentant d'énoncer quelque chose d'évident et de s'inclure dans ses plans. 
- A moins que je ne sois la seule tête pensante ici finalement.
Décidant de ne pas relever la suite, ni le "tu me suis" hautain de Kate, Ophélia se contenta de répliquer en appliquant deux doigts sur ses tempes comme si elle souffrait d'un affreux mal de tête :
- Tu veux pas la fermer l'espace d'un instant ?
C'est alors que retentit le rire hystérique d'Amy. Désignant la pièce d'à côté elle ajouta :
- Pour l'instant ils se débrouillent très bien pour s'enfermer eux-même à côté, donc repose-toi après on voit OK ?


http://zupimages.net/up/16/32/p9ao.jpg

AGATHE

Agathe était toujours accroché au nouveau venu malgré la cuisante annonce de leur emprisonnement toujours d'actualité. Après tout, ce n'était pas une raison pour le repousser puisqu'il était apparemment dans le même panier qu'eux. Du coup, affichant son plus beau sourire, elle attendit que l'ébahissement du nouveau venu se calme et qu'il pose enfin ces questions. Ce qu'il ne tarda pas à faire.
- Je m'appelle Calvin. 
Lui tendant une main, la petite rondelette lui serra vivement la sienne en disant avec un hochement de tête :
- Agathe pour te servir. Enchantée de faire ta connaissance ! 
Son sourire étincelait de mille feux tandis qu'ils faisaient les présentations, oubliant l'espace de quelques millième de secondes par ces tournures polies l'endroit où ils se trouvaient. Puis, Calvin demanda ou ils étaient. Se crispant un peu, elle le lâcha enfin pour expliquer la situation de manière juste et sans fioritures :
- Oooh, on sait pas trop, on nous a tous mis là pour faire connaissance.
Haussant les épaules, Agathe jugea qu'elle avait parfaitement expliqué les choses. Après tout, c'est vrai que maintenant que ça faisait plusieurs jours qu'ils étaient tous ici ils finiraient bien par se parler pour se dire autre chose que des insultes. Et puis c'était également vrai qu'ils étaient tous ici, puisqu'ils n'étaient pas ailleurs. A ce moment là, le rire cristallin d'Amy jaillit dans la salle, appuyant ses propos que démentaient leurs habits sales et déchirés, la puanteur du lieu et le tas amaigrit de nourriture posé en tas au milieu de leur prison.
- Missed me, Missed me, Now you gonna kiss me
Les deux jeunes gens avaient commencé à se tourner autour, s'effondrant l'un sur l'autre tandis que la rousse balbutiait quelques paroles d'une chanson qu'elle seule entendait. Pourtant, loin d'être effrayée par cet éclat de rire, de musique et d'amour, Agathe était seulement heureuse. Heureuse que pour une fois les soucis s'en aillent, et que le bonheur prenne la place du malheur ne fut-ce que l'espace d'un temps seulement. Puis, Amy s'écroula par terre, muette, les yeux rouges et la bouche tordu dans une grimace d'horreur. Se précipitant alors à ses côtés, notre petite baleine la prit dans ses bras sans rien demander, sans rien dire.


La berçant doucement, Agathe attendit qu'enfin les yeux de la droguée se ferme et qu'elle se calme. Pourtant, même après cela, elle continua à chanter, la mélodie emplissant la pièce de sa magie réparatrice. Peut-être qu'ils étaient enfermé, peut-être que ça puait, peut-être que tout le monde se rejetait les uns les autres. Mais qui aurait eu le coeur de laisser une pauvre jeune fille s'endormit la peur au ventre prise dans les bras sournois de l'horreur qui était revenue plus forte après sa bataille contre la drogue ? Peut-être les autres, mais pas Agathe.
 
Répondre
#35
http://img4.hostingpics.net/pics/902041Elouan.jpg

E L O U A N

Les pupilles d'Elouan se dilatèrent. Son cerveau se mit à zoomer devant lui à une allure vertigineuse. Au moins ça avait le mérite d'être efficace...
Efficace de quoi ? De.. ? Hein ?
Elouan se sentait totalement vidé de lui même. Incapable d'aligner un seul mot devant l'autre.
Levant un pied pour tenter de marcher, le jeune homme fit un pas. Cette action innatendue le fit ricanner. Il avait entreprit et réussit quelque chose et cela le faisait rire nerveusement.
Contrairement à Amy, Elouan n'avait jamais été un réel addict, ce qui le rendait encore plus fragile.
- Elouuuaaaaaneuh !
Elouan se mit à sourire. Il avait envie de faire un calin à Amy. Il se sentait proche d'elle tout à coup et aurait aimé la rejoindre... seulement ses pieds lui interdisaient de faire un pas de plus. Son inconscient toujours éveillé pensait à la frontière. La zone qu'il n'avait le droit de franchir. Même totalement sonné, il ne la traversera pas. Mais si Elouan ne va pas a Amy, ce sera Amy qui viendra à lui. Toute heureuse, elle semble se jeter sur le jeune homme comme s'il se trouvait être le plus beau des Dieux sur Terre. Cette pensée fait rire Elouan. Mystérieusement, Amy la suit dans son rire... avant de se mettre à chanter.
Qu'est-ce qu'elle chante bien quand même. La chanson couvre ces maudits gargouillements de ventre inutiles. Amy fait semblant de trébucher et Elouan trouve ça drôle. Il l'imite.
Le cerveau d'Elouan a du mal à comprendre les paroles de la chanson d'Amy, mais il arrive néanmoins à percevoir la note sensuelle du message.
Ouvrant la bouche, il la colla sur la joue d'Amy avant de lui envoyer un petit bisou amical.
Elle est jolie Amy quand même. On oublie parfois les vrais valeurs, enfin... les.. pfff..
L'humain est fait pour plaire. Amy est tout à fait plaisante, elle. Et puis elle chante et danse, c'est pas elle qui refuserait qu'on lui bécotte un peu la joue, avec de petits bisous innofensives hein. Pas comme cette méchante Ka.. cette méchante Ka... Ka... zut alors mais Elouan ne retrouve plus la fin du prénom. Il l'a oublié. Ca le renfrogne un peu, mais il se réconforte en serrant Amy dans ses bras. Il sent qu'elle part, elle aussi, son agitation se dissipe. Il aimerait bien l'embrasser, mais il est trop lâche pour. Trop couard, trop peureux. Aucun courage.
Aucun courage et... aucune force. Oui, il n'a même plus la force de rester debout et s'asseoir ça lui ferait du bien et.. pfff
Elouan et Amy se laissent glisser au sol de la zone prison-fumier.
Au sol de la zone pris..
Au sol de la zon...
Au sol de l..
Au sol d..
Au s...
A...


Elouan se réveille parce qu'il se sent bien. Il rêvait d'un sourire géant et coloré. Il sourit. Même les yeux ouverts, Elouan voit l'autre sourire lui répondre... et puis disparaître. En fait il n'existait pas. Bientôt Elouan non plus n'existera plus, comme ce jolie sourire coloré. Elouan en rigole.
Et puis Elouan se rend compte qu'a côté de lui : y'a Amy. Chouette. Mais y'a pas qu'elle. Y'a aussi Agathe qui s'occupe soigneusement d'Amy, qui la berce et lui chante des chansons qui donnent à Elouan envie de gerber des sourires colorés.
Il a envie de mettre un mot péjoratif sur la tête d'Agathe. Pourquoi déjà ? Ah oui... elle les a drogué avec la barre ahah. Ahahahah... pff.. et maintenant elle vient consoler Amy. Parce qu'Amy elle sait pas qu'Agathe est responsable de son état ahah. Cette.. cette.. grosse.. grosse conn..
A ce stade, inutile de vous dire que le jeune homme n'a pratiquement plus aucun contrôle de lui même. Elouan s'approche doucement d'Agathe. Il va lui faire comprendre que c'est pas une taupe qui va foutre encore plus la merde dans leur enfer. Elouan la prend..
et.. lui écrase la tête dans le fumier. Lui bloquant le cou, Elouan la paralyse dans ce qui semble être l'élèment naturel de la jeune femme : le caca. La faire étouffer dans la matière fécale d'eux tous, c'est sympa, non ?
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

http://img11.hostingpics.net/pics/140163tumblr.jpg
 
Répondre
#36
http://img4.hostingpics.net/pics/631875Kate.jpg
- Tu veux pas la fermer l'espace d'un instant ?
Kate ouvrit de grand yeux ronds. Elle n'en revenait pas. Comment cette petite potasse osait lui tenir tête avec autant d'affront. Elle fit un pas dans sa direction, puis se ravisa en même temps qu'elle entendit :
- Pour l'instant ils se débrouillent très bien pour s'enfermer eux-même à côté, donc repose-toi après on voit OK ?
OK. OK ? Kate recula doucement en tamponnant à nouveau sa blessure. Si elle devait gagner se n'était pas par la force. La jolie rousse lança un regard douteux à Ophélia. Si elle pensait que perdre de précieuses secondes maintenant était une bonne chose, s'était son droit. Mais Kate n'en pensait pas moins. Elle commença alors à répliquer, froide, acide :
- Tu crois qu'ils vont sagement attendre que tu reposes tes petites oreilles avant de nous rejoindre ? Parce qu'actuellement ils sont de l'autre côté occupés avec un nouveau, mais dès qu'ils l'auront assez regardé ils viendront ici, et tu sais pour-... Elle s'interrompit alors qu'elle entendit des rires jaillirent de l'autre côté.
Putain. C'était quoi ça encore ?
Kate jeta un regard circulaire autour de la pièce et attacha le tee-shirt d'Elouan autour de sa taille.
- Don't move, cracha-t-elle presque, ironique, avant de s'engouffrer à nouveau dans le tunnel.
Kate rampa sur plusieurs mètres, cette fois-ci en glissant presque. Il était plus facile de faire le retour que l'aller. Lorsqu'elle sortit du tunnel, elle vit Amy, au sol, les yeux rouges, tandis qu'Elouan dansait encore au milieu de la pièce. La jolie rousse regarda la scène tout en restant en retrait. Le cachalot était déjà entrain de secourir la droguée à terre. Sale faible.
- Qui avait de la drogue sur lui ? Demanda finalement Kate en dévisageant un à un les enfermés. Est-ce que s'était toi ? Cracha-t-elle à l'intention du nouveau ?
Elle s'approcha de lui, et remarqua alors Alexandre, au fond de la pièce, dans un angle. Il était recroquevillé sur lui même, les mains autour de sa tête. Ca ne prévoyait rien qui vaille. Réellement rien qui vaille.
Elle fit quelques pas dans sa direction. Et s'agenouilla à ces côtés. Sans faire attention à Elouan qui s'écroulait à son tour.
Hey, dit-elle simplement, qu'est-ce qui les a mis dans cet état ?
La rousse parlait à voix basse, elle se voulait rassurante et chaleureuse. Presque maternelle.
- Les barres ... Balbutia-t-il en pointant du doigt les barres de céréales. Celles avec l'emballage bleu.
Kate tourna le regard vers le fameux sésame.  L'emballage bleu ? Intéressant. Elle s'approcha de la nourriture et récupéra deux barres. Une bleue et une autre. Puis elle se releva, l'air de rien. Tandis qu'Amy était toujours à terre et qu'Elouan l'avait rejoint dans sa torpeur. Les deux étaient ridicules, et tandis qu'Agathe tentait de réconforter la jeune femme au sol, Kate de son côté s'approcha de la trappe et s'y engouffra, juste à temps pour ne pas voir qu'Alexandre se jetait sur le danseur d'infortune une fois qu'il avait décidé de jouer avec la merde. Encore.

La jolie rousse déboucha à nouveau dans la pièce propre et sans mauvaise odeur.
- J'espère que tu as bien profité du silence. Fit-elle en jetant la barre à l'emballage bleu dans la direction de Kate. Le sésame glissa sur le sol jusqu'entre les jambes de la belle. J'espère que t'as faim. J'ai cru qu'Alexandre allait me tuer quand j'ai pris les barres. Un mensonge ? Ce n'est qu'un supplémentaire parmi tant d'autre. Et il a tout pour être crédible en plus.
Pour intimer à Ophélia le besoin de manger, Kate ouvrit sa barre doucement, prenant le temps de froisser le plastique. Rappelant à son cerveau toutes les barres de Snickers ouvertes et dévoraient en deux temps trois mouvements. Manipulation.
On n'entendait plus aucun rire de l'autre côté.
- Il faut croire qu'ils ont arrêté de se raconter des blagues de l'autre côté.
Et maintenant, mange.

http://img4.hostingpics.net/pics/252402Alexandre.jpg
Alexandre était debout dans un coin de la pièce. Il regardait les autres. Les dévisageait avec insistance. Il réfléchissait à comment chacun était arrivé là, et pourquoi ? Pourquoi un nouveau était arrivé maintenant. Pourquoi on leur avait donné une arme. Pourquoi on leur avait fait faire tout ça ? A eux. Qu'avaient-ils mérité. Ils étaient un moyen de pression, un objet chanteur. Pas les membres d'un sordide jeu.
Puis Amy se mit à rire ... Suivi rapidement par Elouan.
Alexandre écouta les éclats de voix, les bribes de bonheur, jaillirent d'entre les bouches de ces compagnons de cellule.
Le garçon se laissa lentement glisser sur le mur. Ses sons lui étaient insupportables. Comment pouvaient-ils rire dans une situation pareil ? Alexandre enfouit sa tête entre ces mains. Il se boucha les oreilles. Non. Faîtes les taire. Il regarda la scène avec dégoût. Il commença à se basculer d'avant en arrière. Stop. Amy riait et chantait. Alexandre ne le supportait pas. Il détestait ce son. Ces voix. Puis quelqu'un de plus doux vînt l'interrompre.
- Hey, qu'est-ce qui les a mis dans cet état ?
Alexandre releva la tête vers Kate. La jolie rousse les avait à nouveau rejoint. Il montra du doigt les barres chocolatées et dit doucement, la voix légèrement tremblante. Tentant de se déconnecter des rires qu'il entendait en fond.
- Les barres ... Celles avec l'emballage bleu.
Kate s'éloigna alors et Alexandre remarqua alors que les rires avaient cessé. Il releva la tête vers la scène. Puis laissa la rousse s'éclipser discrètement, deux barres en main. Il se doutait qu'elle allait les manger dans son coin. Qu'elle avait besoin de rire elle aussi. Et elle faisait bien de s'éloigner. Alexandre ne l'aurait pas supporté.
Alexandre se releva alors. Agathe était entrain d'aider Amy et se retrouvait soudainement le visage dans la merde, littéralement. Le garçon se figea quelques secondes et se colla contre le mur. Elle allait mourir étouffé dans ses propres déjections ! A cause d'un garçon qui les avait trahi.
Alexandre serra les poings et fixa Elouan quelques instants. Qui maintenait violemment la tête du cachalot face au sol. Alexandre se gratta frénétiquement le bras et se jeta sur le tueur avec rage et détermination !
Les deux garçons roulèrent sur plusieurs mètres tandis qu'Alexandre hurlait :
- Tu n'as pas le droit ! Tu n'as pas le droit !
Il plaqua Elouan sur le sol, qui était trop drogué pour pouvoir reprendre le contrôle et Alexandre frappait, frappait, frappait. Encore et toujours, plus fort, plus violemment.
Si personne ne l'arrêtait, il n'y aurait pas d'autre issue, Elouan mourrait.
http://image.noelshack.com/fichiers/2017/32/1/1502121972-cc2.png
http://image.noelshack.com/fichiers/2017/32/1/1502121979-cc.png
 
Répondre
#37
http://zupimages.net/up/16/32/s3ep.jpg

OPHÉLIA

Ophélia regardait salement Kate qui était partie dans une longue tirade sur le fait que les autres ne pouvaient pas être assez débiles pour rester cloîtrer dans leur vieille salle puante, suintante de sueur et d'odeur de merde et blablablaaaa. Hilarant le discours, franchement. Haussant les yeux au ciel la jeune femme s'apprêtait à la remettre en place sèchement quand celle-ci fut coupée par un grand éclat de rire. Étonnant, vraiment, surtout dans un endroit comme celui-ci et vu leur situation. Ils étaient particulièrement plus stupides qu'elle le pensait en fait, elle les avait surestimé.
- Don't move, cracha alors Kate en espérant reprendre le contrôle de la situation qui lui avait lamentablement échappé après le rire haut perché d'Amy. Oui parce que ça ne pouvait qu'être qu'Amy qui riait comme ça, dans leur position. Elle seule était assez perchée pour rire de joie. Pas comme l'autre timbré d'Alexandre qui pourrait aisément leur sortir un rire diabolique avant de sortir un couteau et de tous leur trancher la gorge. Enfin bref, ce n'était pas la question ici.
Soupirant d'aise en voyant la rousse partir, Ophélia se recula contre un mur pour pouvoir s'adosser puis ferma les yeux et inspira à plein poumons. A vrai dire, elle n'avait absolument pas peur que quelqu'un la prenne par surprise ici puisque pour passer il fallait ramper contre des parois tellement serrées qu'on se cognait inévitablement et que toutes les autres issues étaient celées.

Elle commençait d'ailleurs tout juste à arriver à penser qu'elle était seule quand Kate revint de son côté. Les autres avaient arrêté de rire comme des mongoles 
- J'espère que tu as bien profité du silence.[/i][/b]
Rouvrant les yeux avec une tête de tueuse, la jeune femme toisa méchamment miss je pète plus haut que mon cul qui l'avait à nouveau sorti de sa sorte de transe ressourçante. Elle avait été à deux doigts de dormir pour la première fois depuis bien trop longtemps.
- J'espère que t'as faim, ajouta-t-elle en voyant qu'elle ne répondrait pas, balançant une barre chocolatée super protéinée à ses pieds. J'ai cru qu'Alexandre allait me tuer quand j'ai pris les barres.
Bizarre, deux formules deux politesse à la suite et voilà qu'elle lui disait même avoir braver les foudres du barge pour lui apporter de la bouffe ? Toisant l'apport nutritionnel avec méfiance, la brune leva la tête et répondit en guise de remerciement :
- Y a que ça ?
A vrai dire elle n'en menait pas très large mais on lui avait toujours répété que la meilleure défense était l'attaque. Et puis, sérieusement, Kate ne pensait pas réellement qu'elle allait la remercier ? La rousse, semblant mal à l'aise du silence suivant qui s'était installé et commençait à devenir pesant, lança en espérant faire la conversation :
- Il faut croire qu'ils ont arrêté de se raconter des blagues de l'autre côté.
Malheureusement pour elle sa phrase fit un bide total et pour reprendre contenance elle commença à ouvrir sa barre en la chiffonnant dans tous les sens, à croire qu'elle essayait de faire le plus de bruit possible. De son côté, Ophélia ne savait toujours pas où était le piège, tout en étant convaincue en son fort intérieur qu'il y en avait un. Pourtant, rassurée par la bonne bouchée qu'avait pris Kate, elle commença à déchirer le papier à son tour, consciencieusement, comme si il s'était s'agit de la huitième merveille du monde. Puis, enfin, elle croqua. Kate devait jubiler à ce moment tandis qu'à l'instant même après avoir engloutie sa bouchée la petite brune se mettait à tousser et cracher comme pour se faire vomir. En effet, elle avait sentie comme un arrière goût louche que ni Amy ni Elouan n'avaient reconnu n'ayant pas l'habitude. Seulement, elle-même y était allergique ce qu'elle avait appris un certain soir dont vous ne voulez certainement pas entendre les détails. Fixant d'un air ébahie Kate en s'étouffant à moitié avec sa salive, elle réussit à articuler entre ses dents serrées :
- Où est passée ton cerveau ?! la fin de la phrase disparaissant presque sous les quintes de toux de plus en plus nombreuses. Et puis soudain, plus d'autres bruits bizarres, plus rien. Cependant, en baissant les yeux, on pouvait voir Ophélia qui avait glissé au sol et commençait à convulser, paniquant de ne pas réussir à se faire vomir. Elle n'avait jamais appris ce que lui faisait l'effet de la drogue une fois totalement ingérée au vu de ses réactions, ayant réussi auparavant à en recracher plus des trois quart ; et seulement n'augurait rien de bon si ça lui arrivait.
 



http://zupimages.net/up/16/32/p9ao.jpg

AGATHE

Agathe s'appliquait à caresser doucement les cheveux d'Amy. Elle était si belle ainsi couchée, les yeux fermées, l'air reposé. En omettant les traces de fatigue de son visage, ses traits amincis et ses mèches collées par le gras à force de manquer de shampoing on aurait pu la croire simplement endormie dans une belle chambre bien aérée, remplie d'un tas de peluches, d'une grosse dose de linge propre et surtout d'un immense lit bien confortable garni de quelques coussins rembourrés à la perfection et.. Agathe s'était égarée dans sa propre imagination l'espace d'un instant. Soupirant en contemplant ce visage si innocent et pourtant si meurtri par les événements elle ne faisait absolument pas attention à la discussion de Kate et Alexandre ni aux déplacements suspects d'Elouan qui se rapprochait dangereusement d'elle. Elle était après tout concentrée à chercher une autre chanson à chanter, qui déroulerait autour d'eux sa mélodie magique pour les envelopper dans sa douceur et gommer l'espace d'un instant le tas de fumier qui trônait tout prêt de sa personne, la mauvaise humeur, le manque de nourriture et la méchanceté gratuite de ses camarades qui avaient à coup sûr pourtant un bon fond.
Et puis soudain, plus rien. Elle était devenue subitement aveugle. Sur sa peau une bouse gluante, collante, grasse s'étalait en venant se coller à chacun de ses pores. Ses yeux ? Fermés par automatisme. Ses narines ? Emplies d'une odeur si nauséabonde qu'elle en ferait fuir un éboueur. Ses cheveux ? Colorés de blond à brun en l'espace de quelques secondes. Sa bouche ? Inutilisable en de telles circonstances. Paniquant, la jeune femme commença à se débattre seulement au bout de quelques secondes, histoire que les informations lui montent au cerveau. Après tout, le scénario : quelqu'un va t'écraser la tête dans tes propres déjections et essayer de t'étouffer avec ne lui était pas vraiment passer par la tête et malgré tous les efforts du monde son esprit tournait dans le vide en tentant désespérément de saisir ce qui arrivait. Pourtant sa force n'équivalait pas la force de son agresseur qui ne devait être qu'Elouan, forcément, puisque Amy dormait à moitié dans ses bras quelques secondes à peine avant le drame et que les autres étaient trop loin. Essayant de balbutier une quelconque supplication ressemblant à peu près à ça "wdoihkdhjbdsukgbs", Agathe ne réussit qu'à se mettre un peu plus de merde sur la bouche. La pauvre femme y mettait visiblement toutes ses forces mais même drogué Elouan restait plus fort que "la baleine de la prison", ce qui aurait pu les faire rire si celle-ci n'avait pas le visage enfoncée dans leurs crottes, à bout de souffle et à moitié agonisante déjà. Ses gestes perdaient déjà de leur ampleur à cause de ses muscles pas assez entretenus ni assez oxygénés quand une masse de muscles se jeta sur son agresseur à une vitesse folle, le dégageant aussi facilement que si il s'était agit d'un moucheron. Relevant la tête, complètement sonnée, la blondinette toute crasseuse s'essuya le visage en étirant plus la matière qu'autre chose et inspira une grande bouffée d'air qui ne lui avait jamais paru si bon avait d'ouvrir les yeux sur un spectacle étonnant. En effet, Alexandre, à cheval sur un Elouan torse nu totalement shooté le frappait sans discontinu en hurlant :
- Tu n'as pas le droit ! Tu n'as pas le droit !
Ouvrant grand la bouche sur un cri muet, Agathe n'osait faire un geste en direction des deux hommes. Premièrement, elle ressentait tout de même un brin de colère face à la tentative d'assassinat d'Elouan et puis deuxièmement, elle savait leurs réactions imprévisibles et ne pouvait savoir si l'arrivée de masse de caca ambulant n'aggraverait pas la situation plus qu'autre chose. Pourtant, si on ne faisait rien il y allait bel et bien y avoir un meurtre. Amy était hors état d'agir, le nouveau venu semblait mort immobile comme il était et Kate et Ophélia n'étaient pas là.. Elle n'avait pas vraiment le choix en fait. Elle savait qu'elle n'aurait pas la force d'arrêter son sauveur. Elle savait aussi que bientôt, le fou meurtrier s'endormirait tout comme son amie droguée avant lui. Alors, Agathe fit se qui lui paraissait le plus censé : elle sauta sur le dos d'Alexandre dont le dos ploya directement sous les nombreux kilos. Agrippant ses bras elle tenta de le déstabiliser, penchant tantôt à droite, tantôt à gauche..

Et puis d'un coup elle se jeta à terre, toujours agrippé au jeune homme qui roula sur le côté, s'écrasant sur elle. Quelle chance il avait le beau Alexandre, d'avoir sauvé une pot de colle pareille ! Il était maintenant tout autant puant qu'elle.
- Merci, réussi à balbutier miss baleine en relâchant sa pression sur le torse d'Alexandre.
Sa joie de vivre avait disparu en même temps que le semblant d'apparence qui lui restait et ça lui faisait comme un trou dans le cœur. Un manque encore plus gros que les sucreries.
Et puis soudain une mélodie s'installa dans sa tête, répétant en boucle d'une voix charmeuse "Big girls, you are beautiful"


A toute époque de sa vie, à la moindre baisse de morale, Agathe écoutait cette chanson qui effaçait toutes les moqueries, tout les regards méprisants de ses camarades peu intentionnés. Celle-ci l'avait toujours réconforté, lui avait toujours redonné le sourire et la force de voir le monde à sa manière. Chaque commentaire haineux la poussait à faire le bien, à rendre la Terre plus vivable pour toutes les personnes qu'elle croisait. A être le rayon de soleil d'une journée maussade. Et une fois encore, sa chanson miracle fonctionna et un sourire bancal réussi à naître malgré tous sur ses lèvres souillées.
- Merci.
Sa reconnaissance était si forte qu'elle brillait dans ses yeux comme un million d'étoiles. Pourtant, pour une fois, Agathe apprit à se maîtriser et se retint de serrer Alexandre dans ses bras pour lui montrer son amour. 
Elle n'était pas assez bête pour croire qu'il verrait ça d'un bon œil tout de même
.
 
Répondre
#38
http://img4.hostingpics.net/pics/902041Elouan.jpg

E L O U A N

https://www.youtube.com/watch?v=hoyZ5ENgdVg
https://www.youtube.com/watch?v=snYZl-vujf4
https://www.youtube.com/watch?v=OmLNs6zQIHo

Elouan est allongé au sol. Défiguré. Méconnaissable. Son visage est couvert de bleus et de sang. Il rit en pleurant. Ses larmes sont vrais. Il a crut qu'il allait enfin mourir. En regardant les yeux furieux d'Alexandre le retirant des bras d'Amy, il avait pensé qu'enfin, on allait l'achever. Et en fait, il en a eu peur. Elouan s'est sentit terrifié.
Elouan n'arrête pas de pleurer. Ce qu'il a ressentit lorsqu'Alexandre l'a violemment tabassé... jamais il ne l'avait ressentit auparavant. Du moins pas avec une telle force.
Quand il était petit, Elouan se faisait harceler. Ce n'est pas extraordinaire. 1 collégien sur 10 se fait harceler.
Très souvent, on le battait. Pour rire. Lui du coup il essayait aussi d'en rire. Il pensait s'être fait de ses harceleurs des amis. Ils l'avaient au final exploité.
Et même alors, le sentiment de solitude qu'il avait ressentit lorsqu'il avait compris n'était pas aussi fort que la solitude qu'il ressentait à présent.
Elouan pleure parce qu'il se sent affreusement seul.
Toussotant, le jeune homme se met à cracher du sang. Alexandre vient de détruire le peu d'humain qu'il restait chez lui. Il n'a plus besoin de faire semblant, il se retrouve comme une bête agonisante. Un tas uniforme qui ne demande qu'a s'éteindre.
Un jour, Elouan s'est rendu compte de sa misère. Il s'est mit à pleurer. Il était en classe. Le professeur a essayé de comprendre la situation, lui demandé des explications, des informations. Elouan n'a rien dit.
Le soir même, il se faisait rouer une nouvelle fois de coups. Plus intense cette fois, pour le punir de son relâchement en classe. Il avait terminé à l'hôpital.
Il n'a rien eu le temps d'accomplir.Il voulait que son père, hautement placé, le regarde un peu depuis les étoiles.
Rien. Le vide de l'espace, Elouan aussi l'emportera avec lui.
Son père ne lui a pas fait changer d'établissement, il n'a pas poursuivit les harceleurs. Il a simplement demandé à Elouan lors d'un appel téléphonique de se prendre un peu plus en main et d'arrêter de faire le fragile.
Elouan ferme les yeux. Il a peur. Il a terriblement peur.
Si seulement Elouan pouvait réfléchir. Se rendre compte qu'il n'a pas entièrement raté sa vie. Mais son cerveau est déconnecté. Le mot "lâche" tourne quelques secondes dans le vide dans sa tête comme un vieux disque rayé... puis le mot s'évapore, laissant le jeune homme à nouveau seul.
Son coeur qui s'était emballé à la prise de substance commence à ralentir.
Pour lui, tout cela va prendre fin. Il n'y a plus aucun retour en arrière possible.C'est très dure de se sentir partir. Encore plus dure est de se sentir partir sans aucun soutien, sans personne.

Merde. Il reste encore quelque chose à faire.
Elouan passa sa main dans son caleçon, seul endroit que les autres n'avaient pas eu l'occasion de fouiller pour vérifier que de quelconques réserves de nourriture ne s'y cachent.
Il avait trouvé ça dans sa poche dès le premier jour. Sentant qu'il se transformait ainsi en pièce importante du jeu, il l'avait gardé en attendant de la sortir au moment venu, tel un héro. Oui, l'idée de sortir la pièce maitresse comme un sauveur lui avait mit des étoiles dans les yeux. Il avait eu l'occasion d'être important. De valoir quelque chose auprès de ce qu'il pensait se trouver être ses nouveaux amis.
Malheureusement, son petit trésor n'avait servit à rien. Il n'y avait jamais rien eu a ouvrir.
Ouvrant la paume de la main, le jeune homme dévoila à tous... la clé.
Une petite clé, toute rouillée.
Si jamais elle leur servait... ils partiraient. Tous. Le laissant seul ici. Dans son tombeau froid. Isolé. Dans un lieu inconnu de tous. Dans un endroit loin de tout. Loin de tout ça.

Elouan dans ses larmes, esquissa un sourire. Dans le fond de sa brume résonnait les moqueries. Combien de fois les avaient t'ils évités, ces rires. Maintenant ils refaisaient surface. Au dernier moment. Comme un point final. Comme si ce "jeu" qu'est la vie n'avait été drôle que pour tout les autres.
Comme si il av












voila
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

http://img11.hostingpics.net/pics/140163tumblr.jpg
 
Répondre
#39
Sharon

Un homme charmant que j'ai déjà vu quelque part débarque à moitié dans les vapes et se dit s'appeler Calvin. merde. Ce nom ne me dit rien. Absolument rien. Je jette un regard furtif au beau blond mais ne voit toujours pas. Je finirai bien pas savoir. Y a l'autre cruche qui me sort de mes pensées à faire une crise. On dirait qu'elle s'est shootée à je ne sais quoi ! Je me recule, me calant dans un coin de la pièce, à l'opposé du lieu où l'action se passe, ne souhaitant pas qu'on me crache à la gueule. Je pousse un cri. Me cachant les yeux avec les mains. Il ... il lui fait bouffer de la merde. Oh mon dieu il est taré. Ma respiration s'accélère, se bloque. Mes poumons s'excitent. Je ne sais pas quoi faire, ni comment réagir. Nous sommes des animaux en cage. Je ferme les yeux. j'entend des cris, des hurlements. Je fais le vide autour de moi. Respire. Calmement. Je relève ma tête une fois que le silence s'est fait à l'intérieur de ma tête. Je le vois, gisant là, le regard vide. Il est ... mort ?
 
Répondre
#40
http://img4.hostingpics.net/pics/631875Kate.jpg
Kate attendait patiemment que son plan se mette seul à exécution. Elle avait tout misé d'un seul coup. Un tapis. Un pari fou. Celui de faire tomber Ophélia en la droguant, pour pouvoir garder à elle seule le contrôle du groupuscule de l'autre côté de la trappe.
Elle plongea son regard intense dans celui de sa meilleure ennemie ici. Relevant les notes de doutes qui apparaissaient dans les yeux d'Ophélia. La jeune femme se doutait que Kate était prête à faire quelque chose de malsain. Mais comprenez là, comment pouvoir se douter que de la drogue avait été ajouté à leur nourriture ? C'était physiquement impossible. Et la jolie rousse avait été trop maligne pour qu'un quelconque obstacle vienne contrer ses plans.
C'est donc sans surprise que la jolie brune croqua dans la barre et qu'un petit sourire mutin apparut sur les lèvres de Kate.
Et là, tout vira au chaos.
- Où est passée ton cerveau ?! Gémit Ophélia en virant au blanc cassé, la gorge nouée. Avant de s'effondrer au sol.
Kate ouvrit de grand yeux alors que la princesse de bas fond se mettait à convulser à terre. La rousse fit quelques pas en arrière et la regarda s'étouffer, les doigts légèrement tremblant, le tee-shirt d'Elouan toujours autour de sa taille.
De la bave se mit légèrement à couler le long des lèvres d'Ophélia et la jolie Kate détourna le regard tout en fermant les yeux, comme répugnée, dégoûtée par la scène. Les déglutitions finirent par ralentir. Elles se firent plus irrégulières. Et tandis que la vie échappait à la brune, le cerveau de Kate de son côté était en ébullition.
Il n'avait jamais été question de faire mourir Ophélia. Seulement de la droguer pour mieux se servir d'elle. Et que faire si un cadavre se retrouvait là, dans cette pièce ? Alors qu'il ne restait que Kate comme témoin du crime. Qui la croirait lorsqu'elle dirait "Ce n'est pas moi, elle a fait une crise cardiaque en mangeant la barre, je voulais simplement qu'on se nourrisse, pas qu'on meurt !" Qui d'autre aussi la laisserait gouverner sans s'opposer à elle si elle passait pour une tueuse ? Qui sait ce qu'Alexandre ou Elouan serait capable de faire face à une meurtrière ?
Non. Voir mourir Ophélia n'était pas une possibilité. Bien que se débarrasser du boulet qu'elle était ne pouvait qu'être bénéfique pour son confort personnel, la laisser disparaître maintenant ne pourrait que lui apporter du négatif à court terme ... Ophélia devait vivre.
- Quelle merde ... Cracha la rousse.
Kate fit quelques pas dans la direction de l'agonisante, la relevant comme pour mieux l'analyser. Elle continuait de baver, et elle tentait vainement de recracher le morceau de drogue qu'elle avait ingurgité. Kate ne maitrisait pas les massages cardiaques. Et de toute manière, Ophélia ne s'étouffait pas : elle faisait une réaction allergique.
Mais cette pièce était si propre ...
- Lève toi. Ordonna Kate en soulevant lourdement Ophélia par l'épaule comme un fardeau tandis qu'elle gémissait et que sa respiration se faisait plus rare.
Les deux jeunes filles s'approchèrent du tube.
- Aller, rentre à l'intérieur.
C'était du suicide de faire passer Ophélia là dedans. Personne ne pouvait être sur qu'elle arriverait au bout en vie. Mais Kate, bien que dans l'optique de la sauver, ne pouvait se résoudre à salir cette pièce, et ces plans s'entrechoquaient tous dans sa tête.
Kate fit s'engouffrer Ophélia à l'intérieur du tube et prit sa suite en la poussant pour qu'elle avance. Les deux jeunes femmes mirent un temps indéterminable pour traverser et pour jaillir de l'autre côté, là ou il n'était que pisse, renégats de mauvaises odeurs et merde.
Ophélia, elle, était presque déjà morte.
Kate inspira profondément. Regarda la brune avec qui elle avait tant de différents. Puis avant de faire quoi que se soit, elle s'enveloppa dans le tee-shirt d'Elouan. Le sien ne pouvait pas voir ce qu'elle s'apprêtait à faire.
Depuis qu'Ophélia avait commencé à s'étouffer il n'avait été question que de ça. Et maintenant qu'elle se retrouvait dans leur salle d'origine elle pouvait enfin mettre son pseudo-plan à exécution.
La belle rousse se mit à pleurer et ouvrit délicatement la bouche d'Ophélia, avant d'engouffrer ses doigts à l'intérieur. Ses doigts à elle.
Kate hésita quelques secondes, les doigts à peine au niveau de la langue de la jeune fille qui respirait à peine désormais. Elle ne pouvait se résigner à faire ça : toucher la glotte d'Ophélia pour que celle-ci recrache la drogue et ainsi n'ai plus de contact avec le produit allergène. Mais s'était trop compliqué pour Kate de se résoudre à cette possibilité. Elle n'avait jamais eu ni l'envie ni le besoin, ni même l'occasion de faire vomir quelqu'un. Mais si elle ne le faisait pas, ou qu'elle attendait trop, alors Ophélia mourrait. Puis, en se décidant brutalement et sans réfléchir, Kate enfonça sa main dans la bouche de la brune et les restes de repas d'Ophélia rejaillir presque instantanément sur le tee-shirt de Kate d'Elouan.
Kate continuait d'avoir des larmes qui perlaient sur son visage. Elle avait du vomis sur le bras et les vêtements. Mais elle espérait avoir sauvé Ophélia. Elle reniflait mais ne pouvait s'essuyer sous peine d'étaler du vomis sur ses joues délicatement rosées. Regardez, regardez tous comment cet endroit l'a changé. Elle, synonyme de grâce et de volupté, avait été contrainte de faire vomir une fille ici. Une fille qu'elle détestait. Qui méritait de mourir. Mais qui devait disparaître de la main d'un pion, de quelqu'un que Kate aurait manipulé pour. Pas de la main de la reine mère de ce huis clos.
Elle était tellement concentrée qu'elle ne se rendait absolument pas compte que dans le même temps, de son côté, Elouan était entrain de mourir et que Amy était elle aussi entrainée dans sa course. Sans parler d'Alexandre qui, une nouvelle fois, entrée dans une phase noire de torpeur et de détresse.

http://img4.hostingpics.net/pics/252402Alexandre.jpg
Tu n'as pas le droit.
Alexandre répétait en boucle cette phrase, avec toujours plus de violence, de colère et de rage.
Tu n'as pas le droit.
Alexandre déversait toute ce qu'il contenait en lui sur le pauvre Elouan tandis que du sang apparaissait ça et là de son visage. Personne n'avait de droit ici, on leur avait retiré tout leurs privilèges, on les avait fait redescendre à leur état le plus bestial et le plus primitif. La guerre du plus fort et du plus malin, voilà ce que cet endroit était.
Lui n'avait pas été suffisamment intelligent et il avait terminé ici. Malgré lui. Malgré tout.
Il pleurait en même temps qu'il frappait. Les hurlements s'était muté en sanglots, et Alexandre frappait désormais sans conviction en même temps que Agathe s'était jetée sur son dos pour le faire s'écarter.
- Tu n'as pas ... Le droit ... Articula-t-il en respirant entre chaque mot, reniflant à intervalle régulier. Avant de se laisser rouler sur le sol.
Il avait pivoté sur le dos, Elouan à sa droite et Agathe à sa gauche, les yeux injectés de sang et le visage recouvert de larmes. Il resta là, les yeux rivés sur le plafond. A pleurer toutes les larmes de son corps.
Il pleurait. A chaudes larmes. Il avait encore craqué. C'était sûrement à cause de ça aussi qu'il avait fini ici. Ces sautes d'humeur. Alexandre était trop impulsif, il le savait. Il ne pouvait pas se contrôler. En témoignait son bras tout ensanglanté et plein de griffures toutes plus profondes les unes que les autres. Une mutilation à vif. La mutilation d'un corps meurtri par un esprit détruit.
Puis alors que tout semblait perdu, il l'entendit.
- Merci ...
Et il se rappela. Il avait sauvé Agathe des mains d'Elouan. Il n'avait pas agis sous une pulsion totalement incontrôlée, mais pour le bien de la petite blonde. Il avait fait ça pour elle ! Pour l'aider.
Il respira profondément. Sans rien dire, avant de détendre ces muscles. Agathe était toujours là, à ces côtés, et personne ne faisait rien. Sans doute que le drogué reprenait lui aussi son souffle après la bastonnade. Sans doute respirait-il a plein poumon pour se remettre de ses émotions ... Sans doute ... Sans ...
Sans aucun bruit. Voilà ce qu'il se passait. Alexandre n'entendait aucun bruit, pas une once de respiration, rien. Il semblerait qu'Elouan se soit comme mis sur pause.
Alexandre se releva d'un seul coup, comme électrifié, puis se tourna vers Elouan.
Il porta instinctivement son oreille sur le torse du garçon. Aller, boom boom ! Pensa-t-il, prit soudain d'une crise de panique. Boom boom ! Mais il n'entendit que sa propre respiration, haletante, et le sang dans ses tempes qui tapait trop fort.
- Fe-fe-faites quelque chose ... Bredouilla-t-il en appuyant sur le ventre du garçon. Comme pour s'essayer au massage cardiaque. Je ne sais pas comment l'aider !
Non, Alexandre n'avait pas de brevet de secouriste, il n'avait pas de diplôme autre que celui qu'il avait décroché en architecture il y a maintenant trois ans et demi. Il n'avait rien susceptible de sauver Elouan des mains de la grande faucheuse.
Alexandre implora du regard les autres, les yeux toujours humides et pleins de larmes. Il venait de tuer un homme, et cet homme devait vivre à nouveau ! Aller réveille toi ! Ses poings se serrèrent une énième fois. Il avait envie de frapper violemment Elouan pour qu'il revienne à la vie, pourquoi il ne respirait plus ? Pourquoi faisait-il ça ? Pourquoi maintenant ! Alexandre prit sa propre tête entre ces mains. Ca recommence, ça recommence ...
http://image.noelshack.com/fichiers/2017/32/1/1502121972-cc2.png
http://image.noelshack.com/fichiers/2017/32/1/1502121979-cc.png
 
Répondre
  


Atteindre :


Recherche: 1 visiteur(s)