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Challenge Débutant: Viens tenter ta chance !


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Huis-Clos
#21
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E L O U AN


- Merde..
Elouan regarde la trappe, ses jambes se dérobent, le jeune homme se retrouve à genoux. A genoux, lui.. et son clic clic clic. Il n'avait plus envie de rien faire, plus envie de rien dire. Oui, c'est ça. Il a envie de devenir muet, pour toujours.
Un noeud dans la gorge, le jeune homme regarde Agathe lancer son pitoyable bonbon dans le tas. Elle a l'air de paniquer, d'avoir peur qu'on l'accuse, qu'on l'a menace de la tuer. Seulement les  prisonniers n'en sont plus à ça prêt. Ils ont dépassé une nouvelle étape.
- On est condamné. résuma sagement Kate.
La résignation. Ils vont tous mourir ici de toute façon, donc à quoi bon chipoter pour quelques nourritures volés finalement. C'est totalement idiot et cela ne leur ferait perdre des forces que plus rapidement à se prendre la tête comme des gamins de collège.
Maintenant qu'Elouan a casser la trappe, leur ravisseur ne va très surement plus se donner la peine de leur envoyer des assiettes au risque que la trappe se dérobe et ne se détache pour de bon. Pire, il risquerait, en voyant la résistance qu'employait ses petits esclaves, de les punir.
S'il était capable de leur envoyer un flingue chargé sans aucune véritable raison valable, que pouvait t'il donc imaginer en guise de punition?
Si Kate devait encore se faire souffrance à cause de lui... Elouan se...
Kate ne semble jamais avoir été aussi forte, passant au delà de sa blessure elle tente de raisonner calmement... pendant qu'Alexandre, lui, tourne encore et toujours en rond.
- Ils ne nous laisseront pas sortir. On est un moyen de pression ... On est un moyen de pression ... Ils ne nous laisseront pas sortir ...
Un moyen de pression.
Au début, lorsqu'ils étaient arrivés, les prisonniers avaient presque été traités comme des rois. La nourriture, du papier toilette, et même de grands seau d'eau et du savon. Tout le monde pensait alors qu'il s'agissait d'une grande prise d'otage mais qui se résoudrait vite avec une bonne et grosse somme d'argent.
Cette idée de prise d'otage avait presque paru évidente pour tout le monde. Chacun appartenant à une famille assez classée. Ils ne s'étaient néanmoins pas tous confiés pour autant, et, d'un commun accord, avaient tous décidés de ne pas étaler leurs vies car de toute façon ils ne se verraient plus après cet évènement désagréable.
Un moyen de pression.
Elouan se sent partir.
Alexandre avait toujours paru en savoir plus que les autres. Il ne possédait pourtant pas ce petit côté premier de la classe qui aimait se la ramener alors qu'il n'en sait pas plus que ses camarades. Non, Alexandre semblait plus torturer qu'eux pour des raisons qui échappait encore à Elouan.
Une moyen de pression.
Le temps passe.
Que faut t'il faire lorsqu'on organise une prise d'otage? Kidnapper un proche... prévenir la famille... demander une rançon particulière... fournir des preuves de la présence de l'otage... fournir des preuves régulières. Putain.
Des caméras! Il y a forcément des caméras qu'ils n'ont pas remarqués, ou au moins une! Une seule! Cachée dans un mur. Une petite pierre qui scintille, minuscule, et qui voit tout.
Toujours derrières ses barrières imaginaires, le jeune homme ne bouge pas d'un pouce.
Combien de temps s'est écoulé depuis l'affaire de la trappe qui ne s'écroule pas? Aucune idée, l'état léthargique du jeune homme ne lui permet pas d'avoir une quelconque relation avec le temps qui passe. Peut être une journée entière, peut être quelques heures. Ses camarades ne semblent pas avoir bougé beaucoup, ils pratiquement tous dans leurs mêmes positions.
- Pour prouver que nous ne sommes pas encore morts, ils ont besoin de nous filmer. Si ont pète les caméras, on aura au moins eu le mérite de les faire chier jusqu'au bout.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#22
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AGATHE

Certains étaient totalement démoralisés par l'injustice de leur situation et le criaient haut et fort, d'autres semblaient accuser le choc avec difficulté et d'autres encore semblaient être devenus fou par cet espoir anéanti. Agathe, elle, s'était simplement affaissée contre le mur comme une poupée de chiffon après son lancée de bonbon et sa révélation larmoyante sur l'origine de cette friandise dans ses poches. Il n'y avait plus d'espoir, plus d'étincelle. Même pas la chaleur d'un sourire aimant pour tous les réconforter, pour calmer leurs maux. Pas un seul câlin sauveur d'une mère remplie d'amour, pas un seul pardon d'après une dispute particulièrement virulente, pas une seule parole gentille dans ce monde de brutes. Et puis soudain Agathe décida que si l'amour ne venait pas à elle, elle allait emmener l'amour à eux. Et, se dandinant sur le sol, passant sous le regard de tous les autres occupés à chercher désespérément une solution à la fin de leur calvaire, elle finit par s'accrocher, telle une baleine échouée sur le bord de la plage, à la jambe d'un Alexandre tourmenté, pour lui balancer, comme ça, sorti de nul part, sans aucun contexte :
- Tu sais que t'es beau, toi.
Le jeune homme venait d'arrêter de tourner en rond pour gratifier Kate et Ophélia d'un regard meurtrier tout en serrant les dents et les poings. Il semblait sur le point de se jeter sur elles pour les tuer à mains nues. Pourtant, si telle avait été son attention, il n'allait pas pouvoir mettre son plan à exécution avec un cachalot plein d'amour à traîner.

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OPHÉLIA

Ophélia, ébahie, portait un regard dévasté sur la scène que leur avait offert sur un plateau d'argent la vie, avec supplément doigt d'honneur gratuit. De son côté, Kate venait d'énoncer platement ce que tous savait :
- On est condamné. 
Bravo Sherlocks, tu veux une médaille ? Roulant des yeux, la jeune femme soupira en entendant la suite du discours de la princesse défigurée.
- On a loupé notre première chance d'évasion, vous le savez tous. 
Et à cause de qui on l'avait loupé, cette première chance d'évasion ? De la potasse qui se plaignait j'ai nommé : Kate ! Sans elle, il n'y aurait pas eu de bataille, son doigt n'aurait pas ripé sur la détente et le coup de feu salvateur ne serait pas parti s'écraser dans le plafond. Au final, tout était de sa faute et elle ne trouvait rien de mieux que se recoiffer et plaquer à nouveau le T-shirt souillé d'Elouan sur sa tête. De son côté, celui-ci réfléchissait vite et, avant qu'ils n'aient eu le temps de se préoccuper de l'élan rageur d'Alexandre ou de l'intervention peu pertinente de la boulimique du coin, il s'écria vivement :
- Pour prouver que nous ne sommes pas encore morts, ils ont besoin de nous filmer. Si ont pète les caméras, on aura au moins eu le mérite de les faire chier jusqu'au bout.
Même si il semblait faire une fixette sur le masochisme, on ne pouvait pas ne pas lui reconnaître qu'il était utile, parfois. Alors, sans plus tergiverser, Ophélia indiqua :
- Je cherche par là, t'as qu'à partir de l'autre coin, sans même prendre le temps de voir si le jeune homme acquiesçait avant de partir à la recherche de la caméra planquée.
 
 
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#23
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Tout se passait vite. Amy était toujours contre le mur, repliée sur elle-même.

- Ils ne nous laisseront pas sortir. On est un moyen de pression ... On est un moyen de pression ... Ils ne nous laisseront pas sortir ...

La jeune femme se laissa glisser le long de la paroi. Ces moments resonnaient dans sa tête.
Un moyen de pression..
C'était évident. Il savait quelque chose. Mais on ne peut pas dire que la causette amicale faisait parti des capacités de chacun ici.
Soudain, Elouan s'exclama comme si il avait eu une idée de génie.

- Pour prouver que nous ne sommes pas encore morts, ils ont besoin de nous filmer. Si ont pète les caméras, on aura au moins eu le mérite de les faire chier jusqu'au bout.

Dans un sens, cela pouvait marcher s'avoua Amy. Mais dans un autre, elle sentait que ce ne serait qu'un petit empêchement de rien du tout.
Mais comme avait dit Elouan, c'était juste pour les faire chier.
Elle se releva.



- Je suis d'accord avec lui. Et puis s'ils veulent remplacer les caméras, ils viendront forcément. On pourra donc..

La jeune femme se stoppa d'un seul coup. Et s'il y avait des micros aussi ? Cela n'était pas exclu. S'ils avaient besoin d'infos, il était possible que leurs kidnappeurs attendaient qu'eux tous allaient parler de leur vie et sans doute d'affaire importante.
Mais pourquoi un flingue ? Ce n'était pas logique ! S'ils les voulaient tous en vie, ils n'auraient jamais risqué ça. Nan. Ils attendent justement qu'on se fasse passer pour mort. Ou alors qu'on s'entretue réellement.

- Nan.. Ya un piège.. Il y a quelque chose qui ne va pas..

Amy avait les yeux fixé sur la porte abîmée par les balles.

- Ils se foutent bien qu'on soit ou non en vie..
~ We are all mad here ~
 
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#24
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Sharon

Le gars qui contrôle moyennement ses pulsions vient m’arracher ma barre céréales des mains, me hurle à la figure et me rejette violement sur le sol. Non mais où est-ce que je suis ? Où est-ce que j’ai atterri ? Je suis enfermée depuis je ne sais combien de temps, avec je ne sais qui, coincée entre quatre murs avec une arme à feu et des dégénérés. Je pourrais pleurer. Ce serait tellement facile d’en arriver à ça. Mais je n’en ai pas envie, pas le besoin, pas l’utilité. Il a juste réussit à me foutre en rogne ce petit con qui se croit tout permis. Je me relève, défroisse un peu ma robe et m’approche de sa tête. Vous vous êtes désigné Chef de groupe maintenant ? Enfin, je ne sais même pas où vous voyez un groupe ici ! Personne ne se connaît, personne ne se ressemble, y a pas d’affinités, y a pas de discussion. Ça passe son temps à crier, gémir et hurler, à être agressif et à tirer la gueule ! On est enfermés ici et on ne sait pas pourquoi, alors ça sert à rien de se montrer en spectacle ça ne changera en rien la situation si ce n’est l’empirer ! Je le toise d’un regard méchant mais finis par me reculer quand l’autre timbré à moitié nu ramasse l’arme et commence à la pointer sur la bécasse qui la tenait juste avant. Je vais mourir, je vais mourir, je vais mourir putain ! Enfermée avec des fous par d’autres fous et je finirai jetée dans un ravin. Calme toi Sharon, calme toi… il y a forcément un moyen de sortir. PAN PAN PAN. Je me bouche les oreilles. Il y en a un, cette trappe qu’il a essayé d’ouvrir, mais qui tient encore. C’est pas vrai ! Le sort s’acharne. Je respire profondément. Ça parle de dernier espoir, de condamnation, mais je ne veux pas y croire, je ne peux pas y croire. Tout perdre, en une fraction de seconde, d’un claquement de doigt. Ensuite ça parle de caméras et essaye de monter des stratégies. Les caméras je pense qu’on les aurait vu. Ou peut-être pas. Je ne sais plus quoi faire, ni quoi penser. Je m’assied, contre le mur froid. J’ai faim, j’ai soif, et j’ai envie de faire pipi… Un bruit sourd se fait entendre. Je sursaute presque. On dirait que quelqu’un essaye d’ouvrir la trappe de l’extérieur. Que se passe-t-il ?
 
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#25
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- Tu sais que t'es beau, toi.
Alexandre sursauta. Quelqu'un venait de lui prendre la jambe ! Il baissa les yeux sur ce qu'il pensait être un lion ou tout du moins un renard, prêt à le dévorer et l'abattre, et il découvrit Agathe l'enveloppée ! Agathe l'enveloppée ! Il aurait encore préféré le lion ! Il tenta de reculer mais la sangsue tenait fermement sa jambe et il bascula à la renverse. Toute son attention était désormais concentrée sur cette fille aussi inconnue que collante. Il avait complètement oublié Kate et Ophélia. Complètement oublié de les tabasser à mort. Il avait oublié tout ça. Presque il ne pensait plus au fait qu'il soit enfermé dans cette prison.
Il recula soudainement. Sans penser aux caméras qu'Elouan venait de mettre sur la tapis, sans imaginer une seule seconde qu'il était filmé. Sans se mettre à fouiller dans les moindre recoins de l'habitacle.
Augustin.
Agathe.
Augustin.
Il rejeta soudainement la petite grosse en criant :
- JE SUIS GAY ! GAY ! Gay gay gay gay ...
Il se détacha de l'emprise du cachalot tout en reculant rapidement, sur les fesses, en se poussant avec ces mains. Il avait peur. Il tremblait. Il saignait au bras.
La confession soudaine qu'il avait faite au groupuscule enfermé avec lui était gênante. Il rougit. Se mordit la lèvre inférieure. Non. Pourquoi avait-il confessait ça maintenant ? Il baissa les yeux, et recommença à se gratter le bras, honteux. Être gay, s'était sa malédiction à lui. Augustin était incapable de l'assumer aux yeux de sa famille. Augustin ne l'aimerait jamais vraiment. Augustin n'était pas fait pour lui. Augustin, ce n'était pas l'homme de sa vie. C'était l'homme qui l'avait condamné à être ici. C'était son indirect bourreau.
Son dos se heurta à la trape. Puis celle-ci vibra ... Quelqu'un voulait entrer. Ou sortir. Quelqu'un faisait quelque chose.
Alexandre tourna sur lui même et fixa la plaque. Elle s'agitait de plus en plus. Comme si on la dévissait.
La plaque tomba, et le garçon ouvrit de grands yeux ronds.
Et non. Ce n'était pas Augustin.


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Kate s'épongeait toujours le visage telle la princesse qu'elle était. Regardant d'un aire dédaigneux le petit monde autour d'elle. Son petit monde. Un monde qui tournait parce qu'elle le voulait bien. Un monde qui lui appartenait.
Elle regarda ensuite Elouan soumettre une idée assez farfelue.
- Pour prouver que nous ne sommes pas encore morts, ils ont besoin de nous filmer. Si on pète les caméras, on aura au moins eu le mérite de les faire chier jusqu'au bout.
Ca paraissait évident. Kate fit voler ces cheveux dans les airs d'un revers de la main. Tout le monde voulait la filmer. Et briser les caméras qui étaient ici n'était pas la solution. Elle s'apprêtait à rétorquer lorsque misse pimbêche lui coupa le sifflet la première :
- Je suis d'accord avec lui. Et puis s'ils veulent remplacer les caméras, ils viendront forcément. On pourra donc ...
Remplacer les caméras ? Mais non. Ils ne le feront pas. Le petit cerveau fini par additionner deux et deux et reprit :
- Nan ... Ya un piège ... Il y a quelque chose qui ne va pas ... Ils se foutent bien qu'on soit ou non en vie ...
La jolie rousse appuya une ultime fois le tee-shirt désormais imbibé de sang sur sa blessure et prit la parole à son tour. Bien plus lucide qu'auparavant.
- Si on détruit les caméras, ils n'ont plus d'emprise ni sur nous ni sur notre extérieur. Dit-elle sagement. Donc plus aucune raison de nous garder en vie. Elle laissa tomber la sanction comme une massue. Puis, une fois que tout le monde avait bien assimilé ce qu'elle venait de dire, elle ajouta. Et rien ne nous prouve qu'ils nous tueront vite. Ils vont nous laisser agoniser la gueule ouverte. On a tout à y perdre et rien à y gagner, sauf une petite satisfaction personnelle qui est de faire chier ceux qui nous ont enfermé ici.
Kate était catégorique. Détruire les caméras ne valait rien de bon. Elle en était certaine.
Et soudain ... La plaque à moitié détruite se mit à trembler. La rousse tourna la tête vers le mouvement et arqua un sourcil. C'était quoi ce merdier encore. Certainement pas une nouvelle arme, pensa-t-elle.
Elle était bien loin de s'imaginer ce qu'ils allaient découvrir derrière cette trape.
Le morceau de métal tomba, comme rendant l'âme. Et un homme apparut.
Kate le dévisagea quelques instants, puis fondu sur lui. Une seule idée en tête. L'extrayant le plus vite possible de l'espèce de long corridor dans lequel il se trouvait, allongé, rampant presque. Elle fit aussi se décaler Alexandre et se jeta dans le tube.
Elle rampa, le plus vite possible. Elle s'imagina déjà dehors. Sortir. Elle avançait vite, elle voyait une espèce de sortie. Oui. Oui ! Il n'y avait pas de lumière. Sans doute faisait-il nuit. Elle s'attendait à tout et à rien. Elle allait retrouver sa vie !
Elle sortit alors de ce long tunnel qu'elle avait parcourus sur cinq ou six mètres, légèrement incliné vers le haut. Inclinaison permettant à leurs ravisseurs de déposer les assiettes et de les faire glisser sans avoir à ramper eux aussi dans ce petit tunnel froid.
Puis elle découvrit l'effroi.
Une espèce de SAS. Une salle froide, carrée, de deux mètres de long sur deux de large. Avec deux boyaux semblables à celui qu'elle venait de traverser. Puis une porte. Les trois accès étant fermés, verrouillés et inaccessibles. Elle était coincée. Et sa blessure recommençait à saigner. Elle avait laissé tomber son tee-shirt-pansement de l'autre côté ...
Elle se retourna vers le petit tunnel qu'elle venait de traverser.
- Il n'y a rien, ne vous donnez pas la peine de venir. On est coincé de la même manière ici.
Ne venez pas, comme ça, la princesse qu'est Kate n'aura pas à partager son espace avec des gens de classe-moyenne. Elle valait mieux que ça.
Elle remarqua alors la caméra au dessus d'elle. Non dissimulée. Qui était inclinée vers elle. Kate la fixa quelques instants. Puis lui fit un délicat bras d'honneur. Avant de déchirer une manche de son tee-shirt et de s'éponger à nouveau la figure.
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#26
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E L O U A N


Elouan ne va rien dire dans ce post.
- JE SUIS GAY ! GAY ! Gay gay gay gay ...
Elouan a un léger sursaut intérieur. Alexandre vient de lancer cette affirmation comme une vieille patate chaude. La phrase sort en effet comme une vieille chaussette qui était resté dans la gorge bien trop longtemps. Ce n'est pourtant pas cela qui fera lever Elouan qui s'est résigné, bien vite, à trouver une quelconque caméra. Oui, ce n'est certainement pas une banalité du genre qui fera éclore en lui la force de se bouger. Car la vie est ainsi faite.
Car maintenant voila, ça ne les avancera concrètement pas plus. "Je suis gay" ne fera pas apparaître de nouvelles réserves de nourritures."Je suis gay" ne va pas arrêter leurs souffrances. "Je suis gay" ne va pas les aider à sortir de ce trou misérable. "Je suis gay" ne changera rien.
C'est comprendre que cela ne changera rien qui est important. Incolore, indolore.
On en sourirait presque tellement c'est ridicule.
Un simple jeu, la vie est un simple jeu. Ce jeu est si drôle. Si absurde aussi parfois. On lui pardonne son illogisme, nul n'est parfait. Dans ce jeu, le courage est parfois nécessaire pour avancer son petit pion dans l'inconnu. Ceux qui n'y réfléchissent pas, ceux qui n'adoptent aucune stratégie, qui s'y attardent en rêvant, ceux là sont les joueurs les plus chanceux. Ceux qui ont tout compris en ne cherchant pas à comprendre.
Combien de personnes encore ont peur du jeu? Combien ont perdu la partie? Comment expliquer que certains puissent encore se prendre à t'elle point la tête avec des... des détails pareils? Il y a tellement plus important... comme les réserves de nourritures par exemple.
Néanmoins, Elouan ne s'est jamais sentit aussi proche d'Alexandre, perdu. Il aimerait bien le rejoindre, lui lancer une accolade. Mais il se trouve qu'il réside encore derrière ses barrières invisibles délimitées par du jus puant de fumier.
Quand Elouan recule ou perd une manche, il aime bien fermer les yeux et imaginer qu'il sort de la Terre comme on sort d'une bulle de savon. Dans sa tête, ça fait plop. C'est l'idée qu'il se fait du bruit d'un homme sortant de la croute terrestre pour mieux l'admirer.
Une fois en dehors, hors du jeu, Elouan se sent bien, reposé, à milles lieux d'un quelconque danger. Et le silence qui résonne alors dans tout ce calme, ce silence là...
Elouan ne va rien dire dans ce post. Il ne servira à rien cette fois-ci. Oui, il ne sera d'aucune utilité.
Pourquoi poster dans ce cas? Pour que le roulement ne s'interrompe pas, pour laisser la place à Anais.
Elouan ne va rien dire dans ce post. Il est trop fatigué pour. A demi-nu, il continue de faire ce qu'il sait faire de mieux: se faire oublier. Si seulement gagner le jeu consistait à s'effacer...
Mais les règles du jeu sont bien plus complexes évidemment. Encore plus complexe qu'un "Je suis gay".
Elouan ne va rien dire dans ce post. Il va préféré pleurer en dormant. Il fera des petites larmes, des petites larmes rondes... qui rappelleront des petites planètes, des petites Terres miniatures. Et lui, Elouan, il sera en dehors d'elle. Parce que tout y est plus paisible, en dehors du jeu.

Moi aussi j'ai peur. Parce que demain, c'est à mon tour de jouer. Demain, je lance les dès. C'est pas grand chose, c'est pratiquement de la même valeur qu'un "Je suis gay", c'est quasiment futile. Mais quand même, ça fait peur donc voila.
Demain, j'ai une prise de sang. Ca fait mal et j'aime pas ça. Mais c'est nécessaire pour avancer son petit pion dans ce drôle de jeu. Donc voila. Bonne nuit Kate, Ophélia, Alexandre, Sharon, Amy et Elouan.
Et Agathe.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#27
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OPHÉLIA

Ils avaient déjà commencé à chercher une quelconque caméra lorsqu'Amy balbutia :
- Nan... Ya un piège... Il y a quelque chose qui ne va pas... Ils se foutent bien qu'on soit ou non en vie...
Haussant un sourcil, Ophélia s'apprêtait à lui rire au nez devant tant de stupidité lorsque Kate enchaîna, croyant peut-être faire preuve d'un éclair de lucidité :
- Si on détruit les caméras, ils n'ont plus d'emprise ni sur nous ni sur notre extérieur. Donc plus aucune raison de nous garder en vie. 
Et blablabla. La jeune femme avait cessé d'écouter en se rendant compte que le discours de la diva se voulait affolant, cherchant à les démoraliser, à les mettre six pieds sous terre, à les empêcher de détruire ce dernier lien avec l'extérieur. Pourtant, qu'est-ce qu'il était stupide son blabla infantile.
- C'est pas nous qui les intéressons mais le pouvoir qu'on leur donne. Mort, on leur offre plus rien, répliqua-t-elle en haussant les épaules, ahurie devant tant de débilité. 
Elle allait continuer sur sa lancée, dans l'idée de leur exposer leur manque d'intelligence sans en avoir vraiment l'air lorsqu'un boucan de rhinocéros retentit du côté de la porte. L'espace d'un instant, elle pensa que ce devait encore être le malade mental en train de faire une de ces choses particulièrement bêtes dont il avait l'art avant de se rendre compte que celui-ci était immobilisé par la baleine. Son cœur s'enflammant par l'espoir, Ophélia se retourna alors vivement vers la trappe, pile à temps pour voir celle-ci tomber en laissant apparaître un jeune homme totalement débraillé. La politesse aurait voulu qu'elle le remercie d'avoir ouvert la porte de leur prison, qu'elle lui demande son prénom, son âge, ce qu'il faisait là.. Mais la jeune femme n'était pas polie. Elle n'était pas gentille, pas intéressée le moins du monde par cet humain de trop dans son espace vital. Alors, elle s'engouffra à la suite de Kate dans le couloir qui venait de leur offrir ses portes, rejetant l'inconnu sur le côté sans un pardon. Mais ce n'était pas la liberté qui les attendait plus loin, juste une autre pièce vide avec le même putain d'éclairage les zombifiant et le même putain de manque de soleil. Ah ah ah. Hilarant, merci la vie. perspicace.
- Fais chier ! pesta-t-elle sans se préoccuper de Kate, de son visage en sang et de sa même déception.
Pourtant, même si ce n'était pas ce qu'elle attendait, une pointe minuscule de bonheur c'était fiché dans son cœur. Ici, ça ne sentait pas la pisse, ici il n'y avait pas six, maintenant sept, hommes dont elle n'avait rien à foutre la gênant dans ses moindres faits et gestes. Ici il n'y avait qu'elle et son désespoir.
- Il n'y a rien, ne vous donnez pas la peine de venir. On est coincé de la même manière ici, entendit-elle Kate dire à l'assemblée qu'elles avaient laissé derrière. 
Quelle petite vicieuse.. Mentir pour avoir l'espace à elle seule. Bien pensée et en-même tant tellement peu crédible. Sa mesquinerie apparaîtrait à l'air libre dès que les autres viendraient voir et sentiraient l'air vierge des odeurs de transpirations. Mais pour le moment, Ophélia se retrouvait enfin seule après de longs jours passés avec ces bledars et elle était donc amplement reconnaissante à Kate et son numéro qui lui permettait de gagner de précieuses secondes de solitude.

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AGATHE

Agathe, tout à son bonheur de faire plaisir à Alexandre en lui offrant un compliment, n'écoutait pas le moins du monde le débat qui avait lieu à côté. A vrai dire, elle ne comprenait pas pourquoi ils passaient tout leur temps à se chamailler. Après tout, comme ils étaient tous enfermés ici, ils auraient dû s'entraider plutôt que de se mettre des bâtons dans les roues, non ? Enfin, elle le jurait sur sa vie, elle ne laisserait personne sombrer dans la dépression tant qu'elle serait en vie. Elle allait profiter de tous les avoir à ses côtés pour s'occuper d'eux aussi bien qu'elle venait de le faire avec le jeune homme.
- JE SUIS GAY ! GAY ! Gay gay gay gay... la repoussa-t-il pourtant violemment en se repliant sur lui-même.
Ouvrant deux yeux étonnés ronds comme des soucoupes, la blondinette s'écria naïvement :
- Oh mais ! je ne suis pas attirée par toi ! 
Son incompréhension rendait son visage presque comique avec sa bouche grande ouverte et ses globes oculaires plus gros que la normale. Bouche bée comme elle l'était, elle ressemblait à un poisson hors de l'eau. Elle avait juste voulu être gentille elle, peut-être n'avait tellement pas choisi le bon qualificatif ? Mais après tout, elle n'allait décemment pas lui dire qu'il sentait bon vu le nombre de douches qu'ils avaient tous loupés ! Si ? Sous la surprise, elle avait même réussi à louper l'arrivée de l'homme qui venait d'ouvrir leur prison. S'en rendant compte, elle se précipita vers lui et le releva avant de lui claquer une bise sonore sur la joue.
- Merci de nous avoir sauvé ! s'écria-t-elle joyeusement, de l'amour plein les yeux, avant d'entendre Kate dire :
- Il n'y a rien, ne vous donnez pas la peine de venir. On est coincé de la même manière ici.
Oh non, pas encore un faux espoir..! Décidément, ils étaient bien cruels leurs ravisseurs ! Pourtant, ils venaient bien d'envoyer un homme leur ouvrir ! Alors quoi ?
- Bâ t'es pas notre sauveur toi ? dit-elle d'un ton rendu haut perché par la surprise. T'es qui alors ?
La petite enrobée de la salle avait bien du mal à intégrer le fait que les hommes pouvaient tout simplement se montrer cruels pour le plaisir, parfois.
 
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#28
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Sharon


Il est gay. Le débile criard est gay. Mais putain qu'est-ce que je m'en fous de ta vie ! Je suis pas psychologue, c'est pas ça qui me fera sortir de ce trou, c'est pas ça qui me fera revoir le ciel bleu pollué de L.A. J'en ai rien à foutre de ta vie, rien à foutre ! Je le regarde sangloter comme une chiffe-molle et pleurer toute l'eau qu'il y avait dans son corps. À ce rythme là il sera vite en déshydratation le con. Ça m'énerve. Ça commence à m'agacer. Ces gens que je ne connais pas se permettent des familiarités avec moi, chose que je n'oserais jamais faire. Ils te chient dessus à coup d'insultes, d'ordres et de disputes, accompagnant le tout de larmes, de cris et de violence... si je n'étais pas sobre je pourrais croire qu'on m'a mise à l'asile. Chacune de ses personnes est sévèrement atteinte de symptômes types. La trappe continue de bouger. Ça me sort de mes pensées et là je me lève. La trappe s'ouvre. Oh mon dieu. Un homme. Un de plus. Pitié faites qu'il soit normal, je vous en supplie, faites qu'il soit normal. Ni une ni deux, deux espèces de garces un peu prostituées sur les bords au vu de leur comportement se jettent sur lui, lui marchant presque dessus pour se hisser dans ce qui semble être un tunnel. Le pauvre gars mal en point se retrouve presque mort sur le sol. Je soupire, mais je m'approche quand même de lui. Il y a de ça trois secondes j'aurais foncé la première lorsque la trappe s'est ouverte. Mais il y a avait ce jeune homme et ... attendez voir. Je le connais. Je l'ai déjà vu quelque part j'en suis sûre. Mais où ? 


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Calvin


A la une, à la deux, à la trois ! Voilà qu'on me jette comme un sac dans une sorte de toboggan anti-claustrophobe. J'arrive au bout, secoué et encore assommé. Je tâte le terrain. Un frisson me parcours le corps alors que ma main touche à peine la paroi. C'est froid. Je sens quelque chose qui bouge. A deux doigts de craquer. Sans pouvoir bouger ni ma tête, ni le reste de mon corps, je donne de toutes mes forces un coup à cette partie qui semble ne plus en avoir pour longtemps à rester debout. Un bruit sourd. Je suis aveuglé par le peu de lumière qui réside dans ... où suis-je ? Je sens des mains m'agripper. On me hisse vers l'extérieur de se tunnel pour me lâcher violemment et m'écraser au sol. Ma respiration se bloque. Il me faut le temps de reprendre mes esprits. Je ne comprend rien, rien de ce qui se passe. Ni où je suis. Je me rendais à une réunion et ... trou noir. Une blonde s'approche de moi et me demande si je suis son sauveur. Vu l'état dans lequel je suis, je ne pense pas. Je reprend mes esprits et m'y met à deux fois avant de pouvoir me relever. Je me tiens au mur avant de manquer de tomber. Je secoue la tête et regarde l'environnement autour de moi. Des gens. Sales. Une pièce. Fermée. Je me racle la gorge. Je m'appelle Calvin. Où on est ? 
 
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#29
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- Fais chier !
Kate se retourna soudainement. Putain, qu'est-ce qui était difficile à comprendre dans "il n'y a rien ici" ? C'était rien ou ici qui faisait tâche dans la phrase ? Ophélia dévisagea la pièce avec insistance, découvrant la seconde pièce qui s'était offerte à eux. Un huis-clos en deux parties. Une salle qui sentait bon, ou du moins qui ne sentait pas la pisse, ni la merde.
- Bon. Lâcha-t-elle froidement. Je vais te proposer quelque chose.
Kate parlait tout en essayant d'ouvrir chaque trape. Guettant que personne ne se jette dans la tube de l'autre côté, s'assurant que personne ne les rejoigne. Elle tirait chaque poignée comme pour confirmer qu'elles étaient fermées. Et ces doutes ne faisaient que se confirmer. Rien ne déniait s'ouvrir. Elle reprit, toujours sans réellement regarder Ophélia.
- Il paraît évident qu'on est les têtes pensantes de ce groupe. On doit asseoir notre supériorité. Et on ne peut pas y arriver en s'opposant l'une l'autre. Elle se figea ensuite devant l'immense porte face à elle. C'était celle qui menait à la sortie. Mais elle était métallique et cadenassée. Impossible à forcer. Si tu es d'accord, j'aimerais qu'on réfléchisse à un moyen de conserver cet endroit pour nous. Tu es suffisamment intelligente pour comprendre les atouts de cette pièce je suppose. A moins que je ne sois la seule tête pensante ici finalement.
Elle retint un rire dédaigneux, puis tentant d'actionner la poignée. Rien.
- Tu me suis ? Dit la jolie rousse en concentrant désormais toute son attention sur Ophélia. C'était un coup de maître de faire une alliance avec Ophélia. Bien que Kate ne l'appréciait pas le moins du monde, il fallait lui reconnaître sa vivacité d'esprit. Et elles deux pourraient contrôler le groupuscule encore présent de l'autre côté de ce petit tunnel.
Ces gênes de politicienne remontaient en elle. Merci papa pour ce cadeau.


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Le garçon en face de lui disparut instantanément. Merde, c'était encore un fantôme ! Non ! Les fantômes n'existaient pas ! Ils n'existaient pas ! Puis sa tête heurta le sol et il comprit que l'homme qu'il avait vu n'était pas une illusion. On l'avait simplement poussé. Kate, puis Ophélia.
Il se releva difficilement, sa tête bourdonnait légèrement ... Il releva la tête. Le gros boudin s'était déjà jeté sur le nouvel arrivant. Tandis que les deux princesses par excellence avaient déjà disparu dans le fond du tunnel.
- Merci de nous avoir sauvé !
Ridicule. Il n'y aurait pas de sauveur. Alexandre le savait. Il n'y aurait pas de sauveur ! Putain de tic. Voilà qu'il se grattait à nouveau le bras, violemment, alors qu'il était déjà tout irrité et qu'il saignait pas intermittence. Il se recula contre un mur reculé dans la pièce. Il laissa les présentations se faire tandis qu'il s'agglutinait contre le béton en fond de salle. Il tapa sa tête, la basculant à l'arrière. De plus en plus violemment. Et il finit par se mettre à pleurer de rage. Il prit sa tête entre ses mains et se laissa basculer sur le côté. Sanglotant toutes les larmes de son corps. Il craquait vraiment. Il n'en pouvait plus.
Non. Personne ne comprenait. Personne ne comprendrait. Il n'aurait jamais du descendre de cette voiture. Il n'aurait jamais dû rejoindre le salon. Pas continuer de voir Augustin. Et surtout, surtout, il n'aurait jamais dû coucher avec Brennan. Il n'aurait pas terminé ici. Il n'aurait pas attisé les foudres. Il aurait repris sa vie normale. Il n'aurait jamais entraîné tout le monde ici. Il n'aurait jamais été si tourmenté.
Il dévisagea la petite salle, le tas de merde sur le côté, les cadavres vivants en face de lui. Bougeant, se présentant, prêt à se détruire, s'arracher les tripes. Ils ne savaient rien, mais Alexandre, lui, se doutait.
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#30
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E L O U A N


Elouan somnole comme un lièvre sans os qui dort dans son pâté.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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