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Challenge Débutant: Viens tenter ta chance !


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Huis-Clos
#11
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A L E X A N D R E
Alexandre essaye toujours de raisonner Ophélia en tendant des bras désespérés dans sa direction, lorsque Elouan se met en scène et se déshabille. Le nerveux-impulsif est satisfait de voir qu'il suit son consei-... QUOI ?! C'est ébahi qu'Alexandre regarde les restes de nourritures s'affaler sur le sol. Il n'en croit pas ces yeux. Kate n'est donc pas la coupable, loin de là, elle n'a même rien récupéré pour elle, a toujours été réglo. Mais Elouan ... Des bonbons, de la viande ... Tant de restes qui sont encore mangeables et qui viennent de se déposer délicatement sur le sol en même temps que le breton s'est retrouvé en caleçon.
Et tous les efforts pour se contenir volent alors en éclat. Alors qu'Ophélia prend en main les opérations, Alexandre de son côté retient une explosion volcanique. Une crise de nerf sans précédent, qu'il doit contenir. Il se gratte le bras si fort que des morceaux de peaux restent coincés sous ses ongles. Du sang commence à apparaître. Il se mord la joue, de plus en plus fort. Malgré la mutilation qu'il exerce sur son pauvre corps, il ne parvient à se contenir.
- On va partager les parts, chacun aura sa ration qu'il gérera comme il veut. La commandante chef maintient toujours l'arme fermement dans ces mains. Elle domine la situation. Kate pleure toujours sur le sol. Je propose comme punition pour Elouan de ne rien lui donner d'autre à manger qu'un bout de viande, qu'il manque comme nous on a manqué.
Il se retourne alors vers Elouan. Le point serré. Il nous a volé, pensa Alexandre.
- Et pourquoi on ne le tue pas hein ?! Hurle le garçon en faisant un pas virulent vers ledit voleur. Pourquoi on le garderait parmi nous ?
Alexandre pointe un doigt accusateur vers Elouan. On ne lui doit rien. Et le nourrir après ce qu'il a fait, se serait comme offrir sur un plateau d'argent du chloroforme à un violeur.
Puis Kate sort du silence.


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K A T E
Est-ce que c'est du sang ? Est-ce que c'est vraiment ce que ça fait de saigner ? Elle contemple ces mains qui ont malencontreusement virées au rouge. Putain ... Sa tête lui fait mal. Mais elle se concentre sur la situation. Elle remarque alors qu'Ophélia tient entre ces mains un drôle de sésame ... Un objet métallique, gros, dangereux. Une arme. Elle se force à se relever et contemple le spectacle. Alors qu'elle est toujours affalée sur le sol, des vêtements mêlés à de la nourriture tombent sur le sol. Elle n'en revient pas.
- Est-ce que c'est réel ? Chuchote-t-elle en découvrant sous ses yeux les bonbons gisant à terre. Puis elle pleure. Elle pleure. Des larmes chaudes et brûlantes qui se mêlent à du sang. Sa tête lui fait mal. Elle croit entendre qu'Ophélia veut partager la nourriture.
Elle rampe sur le sol sur quelques centimètres, puis fait un effort surhumain pour se relever. Elle tient debout, mais à des vertiges. Le monde autour d'elle tangue. Elle hésite, tremble, puis fais un pas en avant. Vers Ophélia. Tel un zombie.
- C'est ... Une arme. Souffle-t-elle comme pour se le faire comprendre à elle même.
Kate connait un peu les armes, et celle là pourrait être meurtrière. Elle le pourrait, si elle n'était pas réservée pour jouer au Air Soft. C'est une arme factice, non mortelle. Qui fait mal mais qui ne tue pas. Le garder pour soit, c'est le mieux à faire. Ne rien dire, voir comment la situation dégénère.
- J'ai faim. Dit-elle sans prêter plus d'attention à l'arme. Je veux manger, maintenant.
La nourriture la boost. Un filet de sang dégouline alors sur son oeil. Elle se baisse alors et récupère le tee-shirt gisant au sol d'Elouan.
- Tu m'as défiguré, tu ne peux pas me le refuser, espèce de lâche.
Elle porte le tee-shirt à son arcade et absorbe le sang dans le coton du vêtement. Elle fait quelques pas en arrière vers Ophélia. Comme pour se protéger d'une éventuelle nouvelle attaque du garçon. Car au final, lequel d'entre eux et le plus instable ? Alexandre ou Elouan ?
Kate ressemble aux veuves noires des films Américains. Ses yeux sont injectés de sang, et des larmes pleines de sang ont coulé sur ses joues.
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#12
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E L O U A N

- Comment as-tu réussi à piquer tout ça ?
La surprise d'Ophélia à l'égard d'Elouan lui fit un pincement au coeur.
- Je n'avais pas pensé être spécialement habile ou discret. Et je pensais surtout ne pas être le seul à me prêter à une pareille précaution...
La pauvre semblait accuser les coups et subir les évènements encore plus que les autres. Jusqu'alors, il s'agissait de la personne ayant gardé le plus sagement son calme et ayant su posé les bonnes questions quand il fallait et où il fallait. Aussi c'est tout naturellement qu'Elouan hocha la tête pour acquiescer la sentence proposée par la jeune femme, lui demandant de laisser les provisions à tous pour ne s'en garder qu'une part minime. Si la déception d'Ophélia faisait mal au coeur à Elouan, un poids énorme semblait cependant s'être envolé de ses épaules nus, se sentant alors enfin claire avec lui même. Elouan n'a plus rien a caché et le peu de bien que cette constatation lui apporte lui redonne un peu d'assurance.
Assurance remise en cause en quelques secondes par les hurlements protestataires d'Alexandre.
- Et pourquoi on ne le tue pas hein ?! Pourquoi on le garderait parmi nous ?
Alexandre semble totalement hors de lui et dans son fort intérieur, Elouan espère que cette idée s'apaisera dans l'esprit du jeune homme dès qu'il se sera calmé... s'il arrive à se reposer un peu.
Néanmoins, la violence d'Alexandre brusque Elouan qui recule d'un pas et tombe alors sur... la belle Kate.
- Tu m'as défiguré, tu ne peux pas me le refuser, espèce de lâche.
La jeune femme a récupéré son tee-shirt. Elouan ne doit pas le prendre en compte. Il a assez semé la zizanie comme ça pour aujourd'hui.
Reprenant son jean, il l'enfile avant de se pencher pour ramasser une cuisse de poulet. Son unique réserve. Sa punition.
Le reste est pour tout les autres, qui ont subit la faim, la vrai, pas celle du lâche qui sait qu'il pourra toujours compter sur une quelconque réserve cachée.
Lentement, Elouan marcha jusqu'a la réserve de combustible bien éloigné dans un coin de la salle. Cet endroit faisait effet de toilette, et l'odeur y devenait de plus en plus supportable. Réprimant les élans de dégouts, le jeune homme fit tremper une de ses chaussettes dans le fumier. La chaussettes s'imprégna instantanément de toutes les cochonneries inimaginable que pouvait contenir la réserve. Une fois la chose faite... Elouan, continuant calmement, se mit à presser la chaussette.
Un filet écœurant en sortie et tomba sur le sol blanc, y laissant une trace bien visible. Le jeune homme se mit à reculer en traçant petit à petit une ligne quasiment droite qui séparait les toilettes en deux et continuait jusqu'à un autre coin de la salle. La délimitation n'était pas parfaite, mais l'on comprenait bien qu'une zone prenant à peine un tiers de la salle venait d'être crée.
Le travail accomplit, Elouan jeta la chaussette dans le fumier et s'adressa a ses camarades.
- Ma prison vient d'être délimitée. Je ne ferais ainsi plus de mal à personne.
Son coeur se serra lorsque ses yeux se posèrent sur Kate, la haine dans son regard toujours présente.
- Pas même à toi, Kate. Je te le promet.
Une promesse est une promesse.
D'ailleurs comment avait t'il pu la toucher ainsi auparavant? Kate était si belle. Elle semblait si terrible à faire la princesse, à se donner une contenance. Elouant avait parfois même l'impression d'admirer un peu de maladresse dans Kate. Ce qui ne l'empêchait pas de la rendre encore plus grande, plus digne d'être respectée.
Puis, le jeune homme se rassit. Il ferma les yeux en gardant un certain contrôle sur sa respiration, et replongea dans son état léthargique, à demi-somnolent
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#13
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Amy avait les pieds dans l'eau légèrement trop fraîche. Sa robe turquoise volait au rythme du vent, accompagnée de ses longs cheveux roux, toujours parfaitement brillants et coiffés. Elle observait l'horizon, le visage neutre. Le soleil tapait fort mais son chapeau la protégeait tout de même.
Aaaah.. Qu'il était bon d'être ici.

- Amy ! Amy !

Une petite fille était en train de courir vers elle, en tentant de ne pas tomber dans ce sable si fin. Elle sauta dans les bras d'Amy. Cette dernière lui fit un grand sourire. Elle déposa un baiser sur le front de la fillette et la reposa.

- Amy ! Viens ! C'est l'heure de manger !

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre. La petite fille pris la main de la jeune femme et la tira vers la terrasse où il y avait une grande table avec 6 couverts. 6 ? Mais il y avait elle, sa petite soeur et ses parents. Qui devait-on attendre ?
La question ne resta pas longtemps dans la tête d'Amy. Toute son attention avait été attirée sur le long buffet sur le fond qui était envahi par un gros poulet, des pommes de terres sautées, des tomates provençales, de la mâche, du pain, un plateau de fromage avec du brie, du roquefort et d'autres merveilles.. Et les desserts semblaient succulents. Une bûche feuillantine, un fondant au chocolat.. Et un congélateur à côté faisait comprendre qu'il y avait également de la glace disponible.

- Vite Amy ! Vite ! Je meurs de faim !

La jeune femme se mis à rire.

- Moi aussi !

Soudainement, elle s'arrêta. Sa vision devenait de plus en plus floue. Elle voyait tout autour d'elle se brouiller. Mais ses parents étaient toujours à table, sa soeur courait vers celle-ci, et elle semblait distinguer deux hommes arriver.
Elle ferma fort les yeux pour remettre sa vision au clair. Seulement, quand elle rouvrit les yeux, ce n'était pas la plage et la nourriture qu'elle avait pu voir. Mais Kate en sang, Alexandre toujours aussi énervé, Ophelia avec un flingue et Elouan en train de se déshabiller.

- C'est quoi ce bordel.. arriva-t-elle à chuchoter.

Avec toute la nourriture et confiseries qui tombaient au sol, elle avait bien compris la situation. Elouan avait caché de la nourriture.
Son ventre gargouilla et Amy mis sa main sur celui-ci, comme si c'était la solution magique pour le stopper et pour ne plus avoir faim.
Kate pris le tee-shirt du dépouillé en lâchant un commentaire.
Ok. C'était Elouan qui lui avait refait une beauté. Pourquoi ? Ce n'était pas vraiment le plus important sur le moment.
Puis ce fut le moment de la victimisation. Elouan se faisait son petit coin à lui.

Wouaaaah ! On avance comme ça !

En tout cas, Amy avait compris qu'il n'avait pas marqué des points chez les autres.
Tout en restant dans son p'tit coin, Amy, qui se trouvait finalement assez réveillée, pris la parole :

- Nan mais sérieusement, vous ne trouvez pas ça ridicule ? On est tous dans la même galère.

Son regard retomba sur les friandises. Elle  s'empressa donc de reprendre la parole pour enlever toute envie à quelqu'un de la contredire, tout en se levant et s'avançant vers le milieu du petit troupeau.

- Si on est tous dans la même galère. Et s'il a toute cette nourriture, c'est qu'il n'en a pas profité avant !

Amy se retourna et jeta un coup d'oeil à Elouan.

- Ok vous le détestez, vous pensez que c'est un traître. Mais au final, on a de la nourriture ! Alors qu'il aurait pu tout se manger !

Elle regarda de nouveau les autres.

- Nan mais sérieusement, j'ai la dalle et je pense que je ne suis pas la seule ! On vient de nous apporter un flingue ! Pas de la nourriture ! Même si je n'irai pas vraiment jusqu'à lui dire merci, j'suis bien contente de voir de la nourriture là

Amy regarda ensuite Alexandre

- Et personne ne tue personne ! C'est ridicule ! Ça n'accélère pas les choses et on est toujours dans cette pièce pourrie

Pour la millième fois depuis qu'elle était ici, la jeune femme regarda les lieux. Mais ce n'était plus avec autant de dégoût qu'au départ. Elle s'était habituée. Même si c'était loin de ressembler à sa fantastique demeure.
Son regard retomba sur les autres conclua.

- C'est tout ce que j'avais à dire. Je ne le défend pas particulièrement car j'ai super faim, mais il n'a pas non plus à dormir à côté des "toillettes"
~ We are all mad here ~
 
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#14
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OPHÉLIA

Ophélia s'était crispée sur son flingue qu'elle serrait tellement fort que si on avait voulu lui arracher des mains ses doigts seraient sans doute partis avec. Elle le tenait pourtant calmement, sans trembler, sur ses gardes, observant la scène d'un regard froid et calculateur comme si elle n'avait été qu'une personne témoin des événements, comme si elle se regardait de l'extérieur d'elle-même pointer un pistolet sur d'autres hommes, d'autres êtres humains.
- Je n'avais pas pensé être spécialement habile ou discret. Et je pensais surtout ne pas être le seul à me prêter à une pareille précaution... s'excusait le traître, honteux.
Les mâchoires contractées, le visage dur, la jeune femme en voulait encore à Elouan de s'être dénoncé aussi facilement. Pourtant, sa misérable apparence et son visage détruit par le chagrin et le dégoût de lui-même aurait presque pu l'attendrir, dans d'autres circonstances. Ce qui n'était apparemment pas le cas d'Alexandre qui hurlait en se déchiquetant la peau à grands coups de griffures :
- Et pourquoi on ne le tue pas hein ?! Pourquoi on le garderait parmi nous ?
Pointant alors le flingue sur le nerveux teigneux qui commençait à faire un caprice comme un môme de trois ans, Ophélia répliqua sèchement :
- La ferme ! Avant de reprendre en dévisageant l'arme qu'elle tenait de manière songeuse, c'est pas pour rien qu'on a abolit la peine de mort.. T'es qui pour décider qui doit crever ou pas ? Son regard vrillé dans les yeux de l'homme, elle acheva son discours par un simple "Personne" qui tomba comme une sentence dans leur prison lourde de tensions. Pendant ce temps, Elouan avait entrepris, sous le regard étonné de tous les otages, de tracer une sorte de délimitation puante entre ce qu'il estimait être son territoire et le reste de la pièce.
- Ma prison vient d'être délimitée. Je ne ferais ainsi plus de mal à personne. Pas même à toi, Kate. Je te le promet prononça-t-il enfin difficilement, en guise d'explication. Interrompant cette foule de remords, Ophélia balança à la princesse défigurée en la désignant avec le canon meurtrier :
- Toi, tu lui rend son T-shirt. Tout de suite.
Le torse blanc et tout maigre du jeune homme faisait peur à voir, avec ses côtes qui saillaient dangereusement et sa peau plus translucide que blanche. On aurait presque pu poser un stylo entre les écarts de ses os. Et après tout, personne n'avait demandé à assister à un tel spectacle. De plus, si un des leurs tombaient malade, ça allait vraiment signer la fin de tout. C'est alors qu'Amy, qui avait dormi comme un bébé jusqu'à alors, s'écria bravement de sa petite voix haut perché tout bonnement insupportable :
- Nan mais sérieusement, vous ne trouvez pas ça ridicule ? On est tous dans la même galère.
Tournant la tête vers la zone de bruit, Ophélia fronça les sourcils en entendant le reste du discours :
- Si on est tous dans la même galère. Et s'il a toute cette nourriture, c'est qu'il n'en a pas profité avant !
L'interrompant alors, la jeune femme répliqua durement, en appuyant sur chaque syllabe comme si elle s'était adressée à une débile dure d'oreille : 
- Premièrement, c'est pas SA nourriture qu'il a stocké mais NOTRE stock qu'il a volé. Et deuxième, t'es qui ? renifla-t-elle avec un mépris évident face à la figure encore bouffie de sommeil d'Amy qui passait strictement tout son temps à dormir depuis qu'ils avaient atterri dans cette galère. 
Pourtant, celle-ci continuait à baragouiner dans son coin sur la défense de l'entraide, le tous pour un un pour tous, sur son ventre qui gargouillait et sur le bienfait qu'avait au final fait Elouan à la communauté en cachant toute cette bouffe qu'ils avaient du coup encore à disposition. Ce qui, somme toute, commençait sérieusement à taper sur les nerfs d'Ophélia qui ne comprenait pas en quoi cet éclat de voix faisait avancer la situation. Logique, puisqu'il n'était strictement d'aucune utilité. Du coup, le fameux "Ta gueule ! Tu préfères avoir la dalle ou une balle dans la tête ?!" finit par exploser bruyamment dans la pièce, semblant rebondir contre les parois moites et froides, à moitié moisies, de leur prison.
- Si il veut s'isoler quelque temps de nous, c'est son problème ajouta-t-elle seulement en guise de réponse à toute cette palabre, haussant les épaules. Puis si t'as si faim, t'as qu'à aller choper ta part et manger un bout.
Tout le monde avait le ventre creux ici, tout le monde avait perdu déjà plusieurs kilos, tout le monde était fatigué, irrité, sur les nerfs. Alors elle avait quoi, l'autre, à le répéter en boucle ? Elle se croyait unique ? Elle pensait peut-être souffrir plus que les autres ? Et bien surprise ma jolie mais y a pas que les pleurnicheuses qui sont à bout de force, le corps tendu par l'attente et l'esprit fatigué d'être sans arrêt utilisé.

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AGATHE

Depuis tout ce temps Agathe avait sombré, tout comme Elouan ou Amy, dans la douce délivrance du sommeil. Dès lors que vous dormiez, le sol ne vous paraissait plus si froid, plus si dur. Vous ne sentiez pas la puanteur des toilettes improvisées qui commençait à se répandre lentement dans tout l'habitacle, vous ne voyiez pas les murs en pierre décrépis, usés et polis par le temps que certaines espèces de champignons avaient commencé à envahir. Les visages de vos camarades brisés, rendus hargneux par la faim, la soif, le froid et le manque de sommeil ne vous guettaient pas non plus. Tout était plus beau lorsque vous rêviez de la douce caresse des rayons du soleil sur votre peau, de vos amis qui gambadait gaiement à l'air libre, de votre famille et de ses magnifiques festins. Pourtant, lors de ses quelques réveils, la blondinette avait eu le temps de s'attacher à ses compagnons d'infortune. Contre toute attente, la nervosité d'Alexandre l'avait attendri tandis que les blagues quelques fois lourdes d'Elouan avait apporté le baume au cœur qui lui manquait pour ne pas devenir cinglée. Alors, quand le drame s'était produit et que le flingue avait atterrit dans la main d'Ophélia, que le clown du coin s'était déshabillé puis posté, le cœur lourd, dans une prison dans leur prison, elle s'était levée maladroitement et l'avait rejoint, lui avait passé un bras autour de ses épaules décharnés et lui avait glissé, piteuse :
- Moi aussi, j'avais volé à manger..
Dans sa main, en effet, était apparu miraculeusement un bonbon dont le papier argenté scintillait en captant la mince lumière que leur fournissait l'éclairage blafard. Des larmes naissantes au coin des yeux, elle referma rageusement le poing en tentant vainement de s'expliquer :
- Je les avais trouvé tellement bons la première fois.. Alors j.. j'ai.. ai.. ai.. v... v.. vou.. ou.. lu.. u.., s'emmêla-t-elle, sanglotant maintenant à chaudes larmes, incapable d'ajouter quoi que ce soit.
Personne d'autre ne l'avait entendu, personne d'autre qu'Elouan ne pourrait comprendre pourquoi la scène de son exclusion l'avait autant attendri. Surtout maintenant qu'elle avait réussi à cracher :
- Je suis accro au sucre..
Et effectivement, cela se voyait. En effet, Agathe devait être la personne qui avait le plus perdu de poids depuis leur arrivé ici, ronde comme elle était au début. Mais elle restait quand même, à l'heure d'aujourd'hui, une jeune femme bien en chair, les joues rebondies, les formes bien dessinées et l'arrière-train imposant ; et la mieux portante d'eux tous.
 
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#15
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Sharon

Enfermés. Affamés. Fatigués. Sur les nerfs. Tant de ressentiments mêlés les uns aux autres et devenant facilement imperceptibles. Pour faire court, ça va mal, ça va très mal. Trois, quatre, cinq jours peut-être. Le temps ne passe pas vite ici. On ne bouge pas, on ne voit personne, on ne parle pas, on ne mange pas, on ne téléphone pas, on ne traine pas sur internet, on invite pas nos potes à dîner. On ne fait rien de tout ça, parce qu'on nous a retiré notre vie, on m'a retiré ma vie. Ma famille, mes amis, mon travail. Tout ça je l'ai quitté en même temps qu'on m'a jeté dans le coffre de cette voiture. A cet instant là ma vie s'est arrêtée. Et je ne sais pas quand elle reprendra son cours normal, si elle le reprend un jour...

Je me réveille par le CLING. Le fameux bruit qui marque l'arrivée d'un nouveau repas. Loin de moi les disputes, les bagarres, les règlements de compte. Je ne connais pas ces gens, je ne sais pas qui ils sont et je ne veux pas le savoir. Ce qui m'importe c'est de retrouver tout ce que j'ai laissé avant d'être envoyée ici. Je me relève, sentant mon poids se lâcher sur mes jambes, titubant un peu le temps de retrouver mes esprits. Quelques vertiges. Ça va passer. Je m'approche pour voir ce qu'il y a sur ce plateau. Il n'y a pas beaucoup de lumière. Je m'y reprend à deux ou trois fois avant de voir nettement ce qu'il contient. Un flingue. Quelle horreur ! Mes jambes se dérobent. Je retrouve le sol que je venais de quitter il y a quelques minutes. Alors qu'une femme s'empare de l'arme et la braque sur un homme un tantinet énervé et qui ne semble pas savoir se contrôler. Qui m'a mise dans cette situation ? Je tourne la tête et voit de la nourriture jonchée sur le sol. Je me rapproche et prend une barre de céréales. J'ai besoin de force. Je veux vivre. Et je vais me battre.
 
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#16
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A L E X A N D R E
Trop de choses se déroulaient en même temps, trop d'événements. Alexandre serra sa tête entre ses mains. Se boucha les oreilles, il faisait de son mieux pour ne pas hurler. Il perdait peu à peu pied face à la situation qui dégénérait. Un à un, tous les membres du petit habitacle s'éveillaient et le garçon se sentait comme étouffer. Il ne supportait pas cette affreuse sensation. Il dévisagea Amy qui sortait du silence sans que personne ne le lui ai demandé. Pourquoi elle s'imposait comme ça ? Pourquoi elle s'imposait comme ça ! Alexandre planta ses ongles dans ses tempes, puis la douleur le ravisa. Il respirait fort, mais vite. Il dévisageait tous les condamnés à ses côtés. Puis planta son regard noir dans celui d'Amy. Il allait réellement lui refaire le portrait. Elle et ses manières ridicules. Une bobo pourrie gâtée qui n'avait que son propre intérêt pour tout objectif à satisfaire. Mais son petit cirque de je-me-mets-en-avant fus rapidement coupé par une Ophélia sûr d'elle et directive. Un sourire mutin apparu sur le visage du garçon. Eux deux partagés le même objectif : garder plus de nourriture pour eux en excluant Elouan du partage, sous couvert de punition.
- Premièrement, c'est pas SA nourriture qu'il a stocké mais NOTRE stock qu'il a volé. Et deuxième, t'es qui ?
Alexandre ne pouvait qu'être d'accord. Il s'assit sur le sol et enfouit son visage dans le creux de ces genoux. Puis Ophélia hurla. La situation dégénérait. Le garçon sursauta et cru partir à la renverse. Il dévisagea la scène. La jolie brune donnait beaucoup de directive et s'imposait en leader dans la pièce clause.
- Si il veut s'isoler quelque temps de nous, c'est son problème. Puis si t'as si faim, t'as qu'à aller choper ta part et manger un bout.
A ces mots, et avant que quiconque le fasse, Alexandre rampa jusqu'aux provisions et en fit des tas. Un pour les bonbons, un pour la viande et un pour les barres de céréales. Les bonbons étaient le plus simple à partager. Il divisa le tout en six parts égales. Puis Sharon rampa jusqu'à la nourriture tel un pigeon en soif de miettes. Elle récupéra une barre et entreprit de la manger. Alexandre la lui subtilisa immédiatement.
- On fait les partages ! Contiens toi ! Merde ! Hurla-t-il en la rejetant violemment tandis que la belle brune allait rouler sur le sol sur quelques dizaines de centimètres.
Comme si de rien n'était, il recommença a diviser. Il n'y avait que deux barres de céréales. Pour six portions à créer. Il regarda les barres et hésita ... Il se mit à diviser les bonbons dans un premier temps. Le compte était bon. Il en mit tout autour de lui, à intervalle régulier. Puis regarda le morceau de viande. C'était le seul plat consistant qui les nourrirait ici. Il ne pouvait se résigner à l'offrir à Elouan le traitre. Il regarda Ophélia, implorant. S'apprêtait à lui demander s'il ne pouvait pas plutôt se partager la côte de boeuf et donner une barre de céréale à Elouan, lorsque le coup de feu parti !



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K A T E
Kate regarda Elouan créer une prison d'infortune. L'idée n'était pas mauvais mais il s'appropriait une part trop importante de l'espace à comparer du nombre qu'ils étaient ici. Elle maintenait fermement le tee-shirt blanc sur son arcade ensanglantée pour que la blessure coagule. Sans ça, elle perdrait beaucoup trop de sang et risquerait de s'évanouir. A défaut de point de suture, elle pouvait au moins tenter de calmer les pertes inutiles. Elle dévisagea Amy sortir du silence. Excuse moi chérie ? Kate fit un pas désabusé dans sa direction. Il n'y avait qu'une princesse ici, et c'était elle. Qui ne l'avait pas encore compris ?
Elle regardait la fi-fille à son papa faire son show. Non mais elle était donc sérieuse ? A vouloir ton contrôler comme ça ? Elle était qui pour dire quoi faire ? Est-ce qu'elle avait une aura comme celle de Kate ? Ou ne serait-ce qu'une arme pour se donner une once de contenance ? Non. Elle était ridicule. Même l'arcade ouverte, Kate la ramenait sur terre en deux temps trois mouvements, c'était évident.
Puis son attention fut détourner par une réplique complètement désabusée d'Ophélia :
- Toi, tu lui rend son T-shirt. Tout de suite.
Kate ouvrit de grand yeux. Elle fixa la brune avec attention.
- Pardon ? Demanda-t-elle en penchant délicatement la tête pour faire mine qu'elle n'avait pas bien compris. Tu peux répéter ça s'il te plait ? Elle fit un pas en avant, vers Ophélia, tout en continuant de la fixer. Lui rendre son tee-shirt ? Tu te fous de moi ? Il vient de m'ouvrir la putain d'arcade sourcilière !
Kate commençait à hurler. Comme si on venait de lui arracher un bras, ou tout du moins un ongle.
- Et toi, tu me demandes de lui rendre son vêtement alors que c'est le seul pansement que j'ai ?
Elle fixa l'arme en riant.
- Ho ho hooo ! Tu vas faire quoi ? Me tirer dessus ? Vas-y fais toi plaisir. Elle laissa tomber le tee-shirt à terre et leva les bras vers le ciel. Le sang se retint de couler quelques secondes puis repris à glisser délicatement le long de son visage. Elle n'en fit rien, passant au dessus de la douleur.
A côté, Amy donnait toujours des directives, d'un commun accord, sans se consulter, Kate et Ophélia hurlèrent :
- Ta gueule !
Kate dévisagea alors la brune détentrice de l'arme factice. Allait-elle tirer ? Pour un tee-shirt ? Il y eut un moment de battement, l'attention d'Ophélia ripant sur quelque chose auquel la rousse n'avait pas prêté attention. Elle ne perdait rien à essayer, elle était la seule à savoir que l'arme était une fausse ! Elle se jeta sur Ophélia qui n'eut pas le temps de réagir. Les deux jeunes femmes tombèrent à terre tandis qu'un coup de feu fut tiré dans l'air. Elles se débattirent toutes deux et l'arme glissa jusqu'aux pieds d'Elouan. Et merde ...
Kate relâcha sa prise sur Ophélia et glissa sur le côté, le sang coulant toujours sur son arcade, ayant durement éveillé la douleur. Elle respira un coup.
- C'est une fausse, de toutes manières ... Souffla-t-elle a Ophélia sans que personne d'autre ne l'entende. On ne craint rien.
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#17
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E L O U A N


Ah, Kate...
- Je suis accro au sucre..
Pendant toutes ses révélations, Elouan n'avait rien dit. Et même après, il n'avait rien rajouté. Il avait laissé coulé, les yeux fermés. Le jeune homme se fout totalement de savoir ce que pense Agathe de sa froideur. Ici, Kate est son bourreau comme il se trouve être le bourreau d'Agathe. Sincèrement, quoi. Elle pense qu'ils sont pareils? Que le malaise qui les rongent est le même? Mais n'a t'elle pas vu qu'Elouan, lui, avait préféré se libérer de sa lâcheté? Qu'il avait assumé ses erreurs, contrairement à elle.
Elle n'avait rien à voir avec lui. Elle ne lui ressemblait absolument pas. D'ailleurs il n'avait jamais été aussi enveloppé qu'elle, et son torse mis à nu le montrait bien. Elouan espérait bien que Kate l'avait remarqué. Maintenant, une discussion avec cette goinfre mélancolique était inutile et n'apporterait rien à la situation. Après, libre à elle bien sur de rester dans la zone des incontrôlables. Si elle n'était pas capable de se retenir de voler de la nourriture comme il l'avait fait, elle ferait mieux de s'asseoir comme lui et replonger dans un quelconque demi-sommeil remplit d'odeurs désagréables.
Kate, Kate, Kate... ce prénom commençait à tourner de plus en plus fort dans le cerveau d'un Elouan de plus en plus perdu. Il l'avait frappé, il lui avait ouvert l'arcade. Lui! Kate, Kate, Kate. Sa tête commençait à tomber vers l'avant lorsque le jeune homme entendit un objet glisser vers sa direction. Le nombre d'"objets" dans la salle étant relativement réduit, Elouan n'eut pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir qu'il s'agissait du flingue qui servait de jouet aux filles depuis qu'il était arrivé.
Soudain, une idée effleura l'esprit d'Elouan. Et si.. et si ça marchait?
KATE, KATE, KATE. Se disant que l'occasion était trop belle et qu'il n'aurait peut être pas d'autre moment de la mettre en pratique, le jeune homme prit tout son temps pour prendre l'arme d'une main assurée, bien qu'un peu tremblante.
Il fallait essayer. Dans la tête d'Elouan venait malheureusement de réapparaitre deux bien méchants amis: la folie et l'espoir. Se concentrant un minimum, le jeune homme posa un oeil sur le viseur, ne regardant pas les camarades autour de lui.
Le viseur se posa sur Kate.
Il allait enfin arrêter de ne penser qu'a elle. Toutes les souffrances inutiles allaient disparaître. Il ne fallait pas faire le lâche cette fois-ci, il fallait aller au bout de la chose et ne surtout pas reculer. Tu n'es pas une Agathe. Tu es Elouan.
PAN
Kate sursauta. Son sursaut était justifié. La balle semblait être encore plus détonante que les précédentes et fila dans l'air à une vitesse incroyable pour se figer à l'endroit même où Elouan l'avait désirer. Dans ses diverses heures de somnolences, il avait aimé y fixer un petit oeil. Il l'avait remarqué, semblerait t'il, plus rapidement que les autres. Cet endroit sensé être discret avait fait fantasmer le jeune homme de multiples nuits:
La trappe fermée où les assiette de nourritures étaient livrés et par où les prisonniers avaient été expédiés.
En effet, la balle ayant frôlé une oreille de Kate s'était plantée dans une potentielle porte de sortie que tout le monde avait bien sous-estimé. Cette trappe pouvait tous les aider à fuir et quitter ce lieu pour toujours.
Une balle ne suffisait pas, c'était évident et prévisible. Elouan tira une seconde fois, une troisième, une quatrième... toujours depuis sa zone punitive. Au début, la trappe ne sembla pas se plier au coup des balles. Mais petit à petit, le relâchement se fit sentir. Deux coins sur quatre paraissaient déjà à bout. Une balle relança un élan d'espoir dans les prisonniers en faisant tomber un bout de la plaque métallique blanche au sol. C'était terminé, plus qu'un tir et on y était.
Au final, ce flingue avait sans doute été amené ici pour les sauver. Oui, le flingue avait été la clé pour sortir. Il avait suffit d'y réfléchir quelques temps. Le nombre même de balles semblaient avoir été pensé pour détruire cette fameuse trappe.
Au même moment, Elouan appuya pour déclencher l'ultime tir. Celui qui ferait exploser la cage qui les retenaient ici.
C'était sans compter sur le tir qu'avait lancé Ophélia et Kate une minute plus tôt.
L'arme ne détonna pas... et ne fit qu'une série de petits "clic clic clic" sans importance.
Il n'y avait plus de munitions, le flingue était à présent aussi vide que le cerveau d'Elouan reperdant à nouveau son dernier brin d'espoir.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#18
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Ta gueule ! Tu préfères avoir la dalle ou une balle dans la tête ?!

Amy regarda Ophélia sans une once de peur. Au contraire, elle se mis à ricaner. Et Kate qui croyait être aussi de droit à parler. Elle fixait néanmoins toujours Ophélia.


- tu crois faire peur à qui ptite crevette?


La jeune femme s'approchait doucement de l'agresseuse qui lui ordonnait de prendre sa part si elle criait famine.


T'inquiètes pas, je vais la prendre ma part.


- T'as cru que t'étais la chef? Que tu pouvais gérer quoi que ce soit là?


La conversation fut coupé court par des détonations de balles. Amy s'écarta.

Ophélia avait osé tirer..

La jeune femme la regarda. Nan.. Ce n'était pas elle.. C'était qui alors? Amy se retourna et vit Elouan, flingue en main, qui n'avait manifestement plus de munitions.


Il est taré?!


Mais elle ne dit rien. Il allait sans doute s'expliquer.

dsl de la longueur...
~ We are all mad here ~
 
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#19
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OPHÉLIA

Ophélia tenait le flingue. Elle le tenait bien fort, si fort que ses jointures en étaient devenu blanches. Sans bouger, elle observait Kate qui faisait à nouveau son numéro de grande diva.
- Pardon ?  Tu peux répéter ça s'il te plait ? Lui rendre son tee-shirt ? Tu te fous de moi ? Il vient de m'ouvrir la putain d'arcade sourcilière !
Pourtant, la petite princesse commençait à péter les plombs, elle hurlait et gesticulait, laissant totalement tomber les masques. Sa faiblesse était visible de tous alors que la colère l'emportait, bouleversant les trais fins de son visage. Et elle beuglait et elle beuglait inlassablement, la figure suante et rouge de rage.
- Et toi, tu me demandes de lui rendre son vêtement alors que c'est le seul pansement que j'ai ?
Haussant à nouveau les épaules, peu impressionnée par cet éclat de voix, la jeune femme allait répliquer qu'elle ne voyait pas le problème et qu'au pire, elle-même n'avait qu'à se retirer son T-shirt pour se le foutre sur la tête si ça lui tenait tant à cœur quand Amy cru bon de venir dandiner son fessier dans son champ de vision.
- Tu crois faire peur à qui ptite crevette ? T'as cru que t'étais la chef ? Que tu pouvais gérer quoi que ce soit là ?
Alors déconcentrée par le manque de recherche dans l'injure qu'aurait pu lancer un enfant de quatre ans, Ophélia ne vit pas Kate lui sauter dessus pour essayer de saisir l'arme. Se battant pour la récupérer sans réussir à prendre l'avantage, elle finit par appuyer malencontreusement sur la détente.
PAN ! Le bruit siffla dans les oreilles de toute l'assemblée qui la regardait, ébahie alors même que Kate lui soufflait à l'oreille "C'est une fausse, de toutes manières ... On ne craint rien" et que l'arme qui lui avait sauté des mains partait s'échouer aux pieds d'Elouan. Heureusement que celle-ci ne pouvait pas tuer, avec le maso du coin qui se punissait tout seul de ses méfaits on aurait jamais su à quoi s'attendre : il aurait très bien pu tous les tuer avant de se faire lui-même sauter la tête, il avait le profil parfait du mec à moitié dérangé. D'un autre côté, Ophélia était soufflé. Le caractère vicieux de la rousse ne lui avait pas sauté aux yeux mais d'apprendre, maintenant, que celle-ci savait l'arme était factice sans n'avoir rien dit dans l'espoir de pouvoir mener tout le monde à la baguette la faisait remonter dans son classement des pourritures d'ici. 
La suite des évènements ne tarda pas à arriver : Elouan saisit le flingue et se mit à tirer coup sur coup sur la porte, toujours au même endroit, visant parfaitement bien, sans même un infime tremblement de la part d'une main peut-être un peu moins obéissante. Le soulagement que le pistolet ne pouvait les tirer était encore beaucoup plus présent en voyant la précision qu'avait le maigrichon pâlichon dans ses actes, il aurait facilement pu les tuer avec seulement quelques balles apparemment. Puis, ils commencèrent un par un à comprendre ce qu'il faisait. Il essayait de les faire libérer, tous ! Et effectivement la porte semblait sur le point de céder, plus qu'un tir, plus qu..
CLIC 
Le bruit du pistolet vide, sans balle, sonna comme un glas signant leur mort à tous dans une pièce déjà aussi muette qu'une tombe. Ils en auraient presque hurler de désespoir, de voir la vie leur échapper de quelques millimètres. 
- Merde..
L'injure que lâcha alors Ophélia rassemblait parfaitement toutes les idées des autres.

Et puis, qu'allait-il donc se passer maintenant qu'elle se retrouvait sans arme ?

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AGATHE

De son côté, Agathe avait été froidement repoussé par le silence d'un Elouan plus sombre que la mort elle-même. Mais après tout, elle ne lui en voulait pas. Qui aurait été bavard après avoir été reclus dans les toilettes nauséabondes d'une prison de seulement quelques mètres carré pour sept personnes, avec seulement un bout de viande en guise de punition ? Personne. Alors, elle s'était contentée de le regarder avec bienveillance, un sourire contrit aux lèvres, les joues encore rouges et bouffies du passage de ses larmes. Puis, quand il avait attrapé le pistolet, elle l'avait observé sans faire un geste pour l'empêcher de tirer. Il était impossible qu'il tue quelqu'un, pas lui, pas monsieur Clown. On n'était pas dans un film d'horreur, les clowns étaient donc gentils. Le cœur emplit de confiance, la blondinette essayait seulement de lui trouver des excuses. Si il avait pris cette arme c'était pour arrêter les tensions. Si il avait pris cette arme, c'était pour la jeter dans les sanitaires et la rendre inutilisable. Si il avait pris cette arme, c'était pour la vider de ses balles.. Et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il tire. Alors, sa bouche s'ouvrit tout grand, tout grand...
Avant de voir que c'était sur la serrure de la porte que le jeune homme s'acharnait. Il allait les libérer ! Elle le savait, il n'aurait jamais rien pu faire de méchant ! Se retenant de lui sauter au coup, elle observait le battant tressauter sur ses gongs en s'imaginant déjà sentir l'air de l'extérieur dont l'odeur ne serait pas chargé de sueur et de sang. Et puis : le drame. Le déclic du désespoir. La fin de l'espoir. 
Plus de balles.
Impossible, impossible, impossible.. 
De colère, elle balança son unique vol, son bonbon argenté, en direction du tas posé au milieu. Son visage rond était rougie par le choc que lui avait fait l'explosion de sa foi en la vie et quelques regards étaient fixés sur elle à présent, notamment parce que sa couverture avait éclaté avec leur espoir et que certains croyaient que d'autres mets étaient encore cachés sur elle. Alors qu'elle n'avait jamais pris qu'une seule et unique friandise, son bonbon argenté, son bonbon rassurant qu'elle gardait aussi précieusement qu'une peluche et qui la rassurait lorsqu'elle perdait pieds. Sa garantie d'avoir du réconfort si elle se sentait vraiment sur le point de craquer. 
- Euh.. grimaça-t-elle en se tortillant sur place, c'est pas ce que vous croyez.. 
Encore un peu et elle allait se remettre à balbutier.
- Enfin si.. Mais non ! Je vous jure, j'ai pris que ça ! ajouta-t-elle en mettant les mains au l'air comme sous la menace d'un pistolet invisible.
La pauvre était toute retournée par ce qu'ils pensaient sûrement à présent d'elle. Elle n'avait jamais voulu les priver, il ne s'agissait seulement que d'un ridicule bonbon après tout !
 
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#20
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K A T E
Kate se releva en voyant l'arme dans les mains d'Elouan. Le tee-shirt d'infortune gisait sur le sol et elle était trop concentrée sur le garçon pour le récupérer. Du sang coulait sur son oeil droit, mais elle s'en fichait, ce qui comptait, c'était de voir la réaction de ce garçon instable.
Il tira sur elle. Elle étouffa un cri en se recroquevillant sur elle même. Plusieurs coups fusèrent, à intervalle régulier, ricochants contre le métal de la trape à travers laquelle la nourriture leur était donnée. Kata fini par relever la tête et dévisagea Elouan. Il tirait avec une adresse incroyable. Visant chaque angle de la plaque qui tressaillait sous les coups de fusil.
Ils allaient sortir, respirer l'air frais. Plus la plaque pliée, et plus la liberté semblait s'ouvrir à eux. Elle inspira et retint sa respiration. Deux des quatre écrous avaient déjà sauté. Ils touchaient au but ... Ils allaient y arriver. Ils ...
Non.
Clic ! Clic. Clic clic clic ...
Une larme échappée perla sur la joue de la jolie rousse en même temps qu'Agathe jeta un bonbon contre la paroi. La boulimique se la jouait rebelle on dirait. Mais ils étaient tous si prêt du but. A quelques millimètres de la sortie. Elle s'approcha de la plaque, ne pouvant se résigner à rester enfermée là. Elle contempla quelques instants l'infrastructure branlante et à moitié détruite. Elle déposa ses doigts dessus, palpa la solidité de cette dernière, puis hésita. Elle réussit à passer un doigt de l'autre côté. Une partie d'elle était à l'extérieur. Elle en passa ensuite un second, puis un troisième, et les cinq finirent par être de l'autre côté. Elle tira de toutes ces forces, donnant des petits coups rapprochés, faisant vibrer le métal. Mais rien. Leur prison n'était pas prête à céder.
Elle se retourna vers ces camarades, un air désolé peint sur le visage, puis Alexandre la jeta sur le côté et elle se fracassa à nouveau contre le mur.
Putain mais c'était quoi leur problème à tous ?
Le garçon entreprit à son tour d'ouvrir la porte, hurlant tout en la secouant. Elle savait que c'était peine perdue. Un peu sonnée par le choc. Elle tenta de se relever, et dû s'y prendre à deux reprises avant de tenir sur ses jambes, tremblantes. Elle fit un pas en avant, puis un autre, et ramassa finalement le tee-shirt par terre pour s'éponger le visage plein de sang. Elle pressa alors à nouveau sa blessure, et, à l'intention de tous, souffla :
- On est condamné. On a loupé notre première chance d'évasion, vous le savez tous. Y'a que le décérébrés qui y croit encore.
Le décérébré en question, lui, se contentait de répété tel un animal sauvage conditionné à ne faire qu'une chose :
- Ils ne nous laisseront pas sortir. On est un moyen de pression ... On est un moyen de pression ... Ils ne nous laisseront pas sortir ...
Kate, elle, préférait s'essuyer le visage pour ne plus y trouver trop de sang. Quitte à être enfermée, autant être belle sous tout rapport, tout le temps.

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A L E X A N D R E
Le premier coup de feu qui débouchait sur un combat entre deux filles figea Alexandre pendant plusieurs secondes. Il fixa ensuite les provisions qu'il se tuait à séparer en parts égales. Se concentrer à la tâche, éviter le reste, se focaliser sur les chiffres. Compter. Tout séparer en six. En six portions égales. Il fit abstraction des coups de feux. Il n'entendit pas les plaintes. Ne vit pas la porte à moitié détruite, il ne comprit pas que leur liberté ne se jouait qu'à une simple balle de Air Soft.
Il se focalisa sur les bonbons et en oublia celui qu'Agathe venait de balancer à son tour. Il y avait donc un total de six bonbons et il les avait réparti tout autour de lui. Il ouvrit la première barre de céréale qu'il coupa en trois morceau distincts et les déposa à côté de trois bonbons. Il ouvrit la seconde et fit de même. Six portions de chaque. Les parts étaient équitable. Il contempla ensuite le morceau de viande. Un seul morceau de viande qui était destiné à Elouan ... Comme à l'abris des regards, Alexandre en croqua un bout et laisse les arômes de la viande se diffuser dans sa bouche. Une fois qu'il eut avalé la viande, il se releva et jeta le steak aux pieds d'Elouan.
Il se tourna ensuite vers Kate, et que vit-il ?
Oui. Une plaque presque ouverte ! Une porte de sortie !
Ni une ni deux Alexandre envoya valser les comptes. Il se releva et dégagea Kate d'un violent geste de la main. Celle-ci s'écrasa contre le mur mais il n'en fit rien.
Il frappa la porte quelques secondes, violemment, en hurlant ! Il frappait si fort que ses doigts étaient déjà égratignés. Il essaye ensuite de l'ouvrir en glissant ses doigts de l'autre côté mais ils étaient trop gros et refusaient de s'infiltrer dans la petite fente.
Il se mit à pleurer de rage et mit des coups de têtes dans la trape. Pourquoi était-il ici ? Il n'avait rien demandé ! Ce n'était pas son milieu ! Il n'avait aucun rôle politique. Il ne servait à rien ici ! Il n'était pas une menace. Il était un objet de chantage. Comme tous les enfants kidnappés ici.
- Ils ne nous laisseront pas sortir. On est un moyen de pression ... On est un moyen de pression ... Ils ne nous laisseront pas sortir ...
Ils pleuraient de plus en plus et frappait désormais sans conviction ... Il se savait condamné. Il se tourna ensuite vers Kate et Ophélia, les yeux injectés de sang. Si il manquait une balle, s'était leur faute. Il avait eu beau compter les bonbons, il avait relevé le coup de feu qui avait fusé dans le vide inutilement. Il serra les poings sans les quitter du regard.
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