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24h Cartoon: Rassemblez votre force ce samedi à partir de 15h !


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Huis-Clos
#1
RP FERMÉ


HUIS CLOS

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Imaginez, quelques personnes, triées là sur le volet parce qu'elles jouaient un rôle malgré elles dans les organisations gouvernementales. Autant de candidats potentiels à une expérience dangereuse. Enfermés, sous-alimentés, ne se connaissant pas vraiment, ils doivent pourtant cohabiter dans quelques mètres carrés. Puis soudain tout s'accélère, et les instincts les plus sauvages jaillissent d'entre les faux-semblants, et c'est ainsi que tout commence.

8 PERSONNAGES

Anaïs - PetitChocolat: Ophélia & Agathe
Armel - PiouLak : Elouan
Lisa - YMC : Amy
Quentin - Tales : Sharon & Calvin
Théo - TheoC : Kate & Alexandre
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#2
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K A T E & A L E X A N D R E

Kate n'en pouvait plus. Vivre entourée de ces petits merdeux, là, qui n'étaient pas foutus de faire quelques concessions. Elle avait faim. Elle détestait cette pièce. Froide, aux murs vides et sans artifice. Personne n'était foutue de lui offrir un peu plus de nourriture, à elle ? Comme si elle ne le méritait pas. Kate était la petite princesse de ce drôle de merdier, pourquoi personne n'y prêtait attention. Elle se renfrogna contre le mur, les jambes repliées sur elles même tout en refoulant ces larmes. Elle ne parlait pas, en avait marre d'être enfermée ici. Qui leur faisait ça ? Pourquoi ? Prendre la parole ne servait à rien, certains le faisaient déjà pour elle. Comme Alexandre. Par exemple.
- Pourquoi on n'a pas plus de nourriture, c'est quoi l'objectif putain ! Fit-il en envoyant valser une assiette vide depuis trop longtemps. Son ventre criait famine. Ca faisait désormais plusieurs jours, quatre, peut-être cinq, qu'on ne leur offrait que l'équivalent de deux ou trois rations de nourriture, alors qu'ils étaient au moins le double d'occupants dans cette pièce cloitrée et sans issue. Il n'avait aucun repère temporel, pas une horloge, pas une fenêtre. Rien. Juste ces quelques ampoules au plafond, éclairées constamment, qui diffusaient une lumière artificielle meurtrière. Lumière qui déréglée toutes les horloges internes. Alexandre jeta un regard circulaire dans la pièce et dévisagea tous ces colocataires d'infortunes. Il allait finir par en bouffer un, réellement. Mais il se devait de rester calme. Il devait souffler, expirer tranquillement. Ne pas s'énerver. Surtout : ne pas s'énerver. C'était la règle numéro une.

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#3
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E L O U A N


- Pourquoi on n'a pas plus de nourriture, c'est quoi l'objectif putain ! 
Elouan releva lentement la tête cachée sous ses manches. Depuis quelques jours, l'attente avait prit une toute autre tournure. Deux catégories de personnes s'étaient dévoilés. Les agités, qui tournaient en rond en cherchant ou plutôt en mimant de chercher une quelconque solution tout en braillant et se plaignant de la faim. Et les végétatifs, qui ont su se fondre dans la pièce et n'être qu'une ombre d'eux même.
Elouan n'était plus qu'une pâle copie de lui même, essayant de dormir le plus souvent possible.
Quand tu dors ici, tu oublies tout. Elouan ne rêve pas, ne cauchemarde pas non plus... enfin pas au bout d'un certain temps.
"Pourquoi on n'a pas plus de nourriture."
Cette question qui troublait de plus en plus les agités fit grogner le ventre d'Elouan. Cette question terrifiait le jeune homme. Non pas parce qu'il avait faim.
Car en réalité, il n'avait pas plus faim qu'un autre...
Mais sous ses manches, Elouan cachait des restes de nourritures offerts les premiers jours et qu'il avait gardé en réserve.
Quelle énorme erreur il avait fait.
Il n'avait presque jamais eu l'occasion d'en profiter, ses camarades ne dormant pratiquement jamais tous en même temps. Il ne pouvait pas faire croire qu'il les avait trouvé dans un coin de la salle il y a peu, car les barres de céréales qu'il avait récupéré n'était plus donné depuis des jours et des jours.
Il était prisonnié de lui même. Terrifié, la boule au ventre.
Assume. Assume.
Non, il se ferait lapider, et tous le détesterait.
Soudain, le regard d'Elouan se pose a quelques centimètres des pieds d'Alexandre... où se trouve une barre chocolatée déjà croqué. Comment donc a t'elle pu se retrouver là?! Un geste imprévisible lorsqu'il était en train de dormir?!
Si Alexandre tombe dessus, tout est terminé.
Elouan, paniquant, titube et sent sa tête tourner à une vitesse considérable.
Faire diversion, il faut faire diversion. La barre chocolatée.
Le jeune homme finit par se lever et arrive à la hauteur de son camarade. La barre est de l'autre côté d'Alex qui lui tourne pour le moment le dos. Il ne faut pas qu'il se retourne, il faut qu'Elouan passe derrière lui et la récupère.
Elouan sue de partout, son visage n'a jamais été aussi rouge. Mais de toute façon c'est pour tout le monde pareil.
La barre. La barre.
Putain.
Elouan sent ses jambes le quitter. Si Alexandre ne le suit pas, il est foutu.
Allez mec! Va y, allez, tires toi de ce coin et laisse moi cette putain de barre.
- Il faut que..
Elouan n'eut pas le temps de demander à Alexandre de dégager.
Ophélia venait de lui couper la parole.


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J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#4
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OPHÉLIA 

Elouan avait tord lorsqu'il classait les gens en deux catégories : les geignards et les résignés, parce qu'il en oubliait une partie : les traîtres. Les fourbes, ceux qui, pour survivre, n'hésiteraient pas à laisser les autres s'entre-tuer et à manger par la suite les cadavres. Ceux qui, tels les candidats idiots de Secret Story, désiraient plus que tout semer la zizanie parmi la troupe à la place de pousser à l'entraide. Et Ophélia en faisant parti. 
- Pourquoi on n'a pas plus de nourriture, c'est quoi l'objectif putain ! 
Et ça y est, c'était reparti, la starlette de la salle s'était encore mis à gueuler contre les trololol qui les avaient enfermés ici sans assez de nourriture pour contenter leurs estomacs, sans un mot sur le pourquoi du comment, sans même un signe de l'extérieur. Pourtant, cette fois, la blondinette comptait bien ne pas laisser passer cette occasion. 
- A la place de gueuler contre eux, demande-toi pourquoi y a une barre de céréales chocolatés à moitié entamé aux pieds de Kate, persifla-t-elle, coupant la parole à Elouan qui n'eut que le temps de dire :
- Il faut que..

Croisant alors les bras, un léger sourire satisfait aux bords des lèvres, elle se rendossa contre le mur en attendant la suite. Après tout, elle seule avait vu Elouan cacher de la nourriture dans ses manches, les premiers jours, et Dieu seul savait à quel point les hommes pouvaient être lâches en cas de crise. Comment allait réagir Mister Pivoine en voyant son crime atterrir sur les épaules d'une autre ? Dommage qu'elle n'ait pas de pop corn, ça aurait ajouté une touche de sel au spectacle qui s'annonçait..
 
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#5
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K A T E
L'assiette s'écrasa contre le mur et Kate étouffa un cri. Elle sursauta et dévisagea Alexandre, les cheveux lui barrant le visage et les yeux grand ouverts. La porcelaine avait éclaté en dizaines de petits morceaux, et ça semblait ne choquer personne. C'était quoi son problème ? Bon. Kate inspira et expira doucement. Se contrôlant. Une princesse se doit d'être digne, et elle savait qu'hurler ne servirait à rien. Elle s'apprêtait à enfouir son visage au creux de ces jambes lorsqu'on l'interpella. On l'accusait, elle, d'avoir volé de la nourriture ? C'était une blague, pas vrai ?
- A la place de gueuler contre eux, demande-toi pourquoi y a une barre de céréales chocolatés à moitié entamé aux pieds de Kate !
Elle se redressa machinalement, déployant son aura dans la pièce sans pour autant lever ces fesses du sol glacé. Elle récupéra la barre entre ces mains. Et la regarda quelques instants. De la nourriture, de la vraie. Devant elle. Une nourriture qu'on lui accusait d'avoir goûté au détriment des autres. Chose qu'elle n'avait bien évidemment par faite.
- Quitte à m'accuser de quelque chose, autant que se soit fondé. Dit elle, hautaine, en croquant une bouchée de la barre chocolatée. L'arôme de chocolat se répendit en elle et elle vibra de l'intérieur. C'était un plaisir qu'elle ne connaissait plus et qui lui paraissait déjà bien trop loin. Elle engloutit la fin de la barre et regarda Ophélia. Un sourire mutin sur le visage.
- Maintenant. Il n'y a plus de barre à moitié entamée du tout. Donc ou est le problème ? Elle marqua un temps, comme victorieuse, puis elle reprit. Par contre, j'aimerais bien savoir qui avait cette barre sur lui pendant tout ce temps, sans la dévoiler.
Il parait évident qu'elle n'était pas à elle. Elle était suffisamment intelligente pour la garder bien rangée. Kate était plus intelligente que ça.


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A L E X A N D R E
Alexandre tourne en rond dans cette putain de pièce. Il fixe le mur pendant quelques minutes. Se gratte violemment le bras, par réflexe, une vieille habitude. Lorsqu'il est rongé par le stress. Presque à sang. Rouge vif. Il retient sa colère. Il parvient finalement à se calmer, un peu. Il croit. Tous sont là, avec lui, à le fixer. Ils ne le lâchent pas. Il se sent observé. Il déteste cette sensation. Puis Ophélia brise le silence.
Alexandre se retourne vers la rousse qui maintient déjà la barre chocolatée entre ces mains.
- Quitte à m'accuser de quelque chose, autant que se soit fondé.
Non. Non ... NON ! Alexandre fait un pas en avant puis se ravise. Elle ne vient pas de dévorer leur dernier espoir de nourriture ? Tout de même ?
Il reste là, incrédule. Hésitant entre lui couper la tête ou lui arracher un à un les ongles. Il ne dit rien, reste dans le silence, la gorge nouée.
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#6
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E L O U A N

Kate  venait de manger la fin de la barre chocolatée et demandait à présent l'origine de ce met particulier qui n'avait plus sa place ici. Une larme monta dans un des yeux d'Elouan, mélange de peur, de colère et de rage. La façon dont Kate avait engloutit cette barre le terrifiait et le dégoutait en même temps. Cette fille n'était pas saine, où ne l'était plus... difficile à dire quand tout le monde se met à perdre la tête.
A présent, personne ne l'avait encore accusé mais il allait être la cible de premier choix. Et comment leur en vouloir d'avoir des doutes, c'était bien lui le fautif, l'odieux coupable. Le lâche.
Il fallait à tout prix les éloigner de sa piste. Et la seule personne qui pourrait les en détourner, c'était Kate.
Sortant de son état léthargique, le jeune homme se rua sur Kate,
et
lui fila une droite qui la fit s'exploser à terre, accompagné d'un filet sanglant.
Cette force sortie de nul part n'étonna même pas Elouan, qui, fixant Kate allongée au sol, se mit à lui déverser sa haine.
- Tu oses nous cacher ça?! Tu oses?!
La maintenant allongée, le jeune homme serrait fort sa prise comme s'il s'agissait d'une proie a ne pas laisser fuir.
- Tu le sais à quel point on crève la dalle!! Tu le sais ça hein?!!
La larme qui était resté jusqu'alors coincé dans son oeil, glissa lentement sur sa joue.
Elouan, remplit de dégoût, cracha à un cheveux de la tête de Kate.
- T'en as encore?! T'en as encore?! Où tu vas faire ta petite conne encore longtemps?!!
Furieux, Elouan fait mine de fouiller Kate pour vérifier qu'elle ne transporte encore rien d'autre. Le jeune homme aurait pu continuer encore un bon moment ce lynchage. Personne n'avait l'air de vouloir l'arrêter.
Seulement un cliquetis le stoppa suivit d'un bruit d'assiette qui tangue, signe de l'arrivé d'un nouveau repas.
Le jeune homme ne lâchant pas pour autant Kate, il se rendit compte du changement d'attitude de ses camarades. Tournant la tête vers le bruit, il comprit alors tout de suite ce nouveau blanc d’inquiétude.
L'assiette était là. Toujours le même modèle. Blanche un peu sale.
Celle-ci était fissurée sur un côté.
Ce qui sortait de l'ordinaire n'était pas l'assiette en elle-même, mais plutôt son contenu.
Plus de nourriture.
Mais un flingue.
Un putain de flingue.
L'enfermement prenait un nouveau tournant.
Un froid glacial s'installa dans la salle.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#7
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OPHÉLIA

Ophélia, en balançant la faute d'Elouan sur Kate, voulait tester le taux de fourberie du jeune homme, voir jusqu'à où celui-ci serait capable d'aller pour sauver sa peau de misérable voleur. Pourtant, elle était loin d'espérer un tel spectacle. Premièrement, le coup de génie de la femme fut d'avaler en une bouchée le reste de victuailles. Elle était alors loin d'en avoir profité mais si elle avait mis plus de temps que ces quelques secondes on se serait jeté sur elle, lui aurait arraché le met des mains, et on l'aurait poussé, bousculé, injurié, sans qu'elle n'ait même eut le temps de se remplir la panse. Pourtant, Ophélia aussi avait faim et son ventre protesta bruyamment en voyant que cette nourriture ne finirait plus jamais dans l'estomac d'aucun autre. De son côté, Alexandre avait apparemment du mal à se retenir : il tournait en rond comme un lion en cage, préférant pour le moment se détruire la peau plutôt que de détruire les autres. Mais pour combien de temps encore ? Lancer les paris ! 
Malheureusement, en essayant de se montrer plus intelligente qu'elle, Kate avait éveillé un démon autrement plus puissant que ces insinuations vicieuses : la jalousie. Elle avait fourni des preuves aux autres, elle leur avait donné gratuitement de quoi la désigner comme bouc émissaire. Et c'est un Elouan ravi de pouvoir décharger son méfait sur un autre qui régala Ophélia avec sa petite crise.
- Tu oses nous cacher ça?! Tu oses?!
Il la bousculait, la tenait serrée entre ses poings rageurs comme si la frapper avait pu expier sa propre faute, comme si cela pouvait le décharger de sa culpabilité.
- Tu le sais à quel point on crève la dalle!! Tu le sais ça hein?!!
Et enfin, enfin, arriva le clou du spectacle. Une larme solitaire arrivée de nul part qui glissait silencieusement sur les joues creusées d'Elouan. Ophélia se réjouissait de l'effet qu'avait pu avoir sa si petite phrase. Voilà pourquoi le timing était important. Si elle avait dit ça ne serait-ce que quelques secondes avant l'explosion d'Alexandre, les suspicions se seraient tournées vers elle et elle n'aurait pas pu apprécier l'apparition des discordes aussi forts qu'en n'y étant pas l'élément principal. 
- T'en as encore ?! T'en as encore ?! Où tu vas faire ta petite conne encore longtemps ?!!
Elouan se déchaînait, si bien, si fort, qu'elle aurait presque pu croire à son cinéma. Les autres fixaient la scène comme hypnotisés mais pas un n'esquissait le moindre geste pour venir en aide à Kate. Qu'elle crève, se disaient-ils sûrement, c'est une sale petite vermine, une traître, un goinfre. Alors que c'était presque totalement faux. 
Ophélia était satisfaite. 
Elle pouvait maintenant se rendormir. 

CLING !
Le bruit d'une assiette qui arrivait ne lui laissa pas le temps de retomber dans une douce torpeur et la jeune femme fronça les sourcils de mécontentement. Quitte à crever de faim et de soif ici avec des inconnus plus stupides les uns que les autres, qu'on la laisse au moins profiter de ses victoires ! Les faire un par un péter un plomb était maintenant sa seule occupation et qu'on ne lui permette pas de savourer ses instants la mettait donc presque plus en colère encore que son envie de manger. Alors évidemment son regard s'empressa de se tourner vers la zone de bruit dans l'espoir d'y trouver au moins de quoi tous les rassasier. Mais non, c'était bien plus et en même temps bien moins que de la nourriture. C'était un flingue.
- Putain de merde, ne put-elle s'empêcher de souffler, c'est un.. un.. flingue ! 
Avec l'autre hystérique d'Alexandre, le coup de colère d'Elouan qui montrait qu'il était tout aussi imprévisible, la prétentieuse Kate et elle en passait, l'atmosphère allait devenir soudainement très très tendue ! 
- Ok on se calme, personne ne bouge. Personne ne touche à cette merde. 
Ce n'était plus un jeu. Ou alors un jeu pas drôle du tout. La pièce venait de perdre une dizaine de degré en l'espace de quelques millième de secondes alors que tous les regards étaient attirés par le pistolet comme des papillons par une lampe. Même Elouan avait lâché Kate dans sa stupéfaction. 

Et soudain, Ophélia se jeta sur l'arme et la saisit en envoyant valser l'assiette qui allait exploser en mille morceaux dans le mur. Elle n'allait tout de même pas laisser ses cinglés à la portée d'une arme !
 
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#8
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K A T E
La jeune femme releva la tête vers Elouan qui se jeta sur elle, la frappant violemment au visage. Sa tête vrilla en direction du sol et s'y heurta violemment. Elle poussa un petit cri de douleur tandis que ses cheveux volèrent légèrement, gras et humides, s'étalant par la suite sur son joli visage éreinté. Un léger filer de sang coulé le long de son nez. Il la maintenait fermement au sol, l'empêchant de bouger, l'empêchant de réagir. Elle n'entendait rien. Rien d'autre qu'un épais bourdonnement. Les mots du garçon ne parvenait pas jusqu'à son cerveau, elle était sonné, ne voyait plus rien. Sa vision était floue et brouillée. La vitesse du coup l'avait sonné, littéralement. Elle se laissait geindre entre les mains d'Elouan, sans réagir. Kate n'avait plus de forces. Elle manquait de nourriture, et malgré la barre au chocolat qu'elle avait engloutie plus tôt, elle ne pouvait absorber un tel coup. Sa tête flottée doucement dans l'air, voguant légèrement de gauche à droit au rythme ou la secouait Elouan. Puis soudain, il la relâcha. Son corps tout entier s'écrasa sur le sol, comme lourd, comme poisseux. Comme inerte et mort. Elle se concentra pour voir quelque chose, mais fut incapable d'entendre quoi que se soit. Le monde s'agitait autour d'elle. Elle fit un effort pour se redresser. Appuyant sur son bras tremblant ... Elle porta sa main libre jusqu'à son visage. Et elle le sentit alors. Le liquide. Epais. Chaud. Non, Kate ne saignait pas seulement du nez. Elle s'était aussi ouvert l'arcade. Ou tout du moins se l'était fendue. Ca saignait, beaucoup. Elle se mit à pleurer.
- Qu'est-ce-que tu m'as fais ... Bredouilla-t-elle le corps tremblant en regardant tant bien que mal le sang sur ses doigts. Qu'est-ce-que tu m'as fais ...? Répéta-t-elle, inaudible.
Elle fut incapable de voir le précieux sésame qui venait d'apparaître. Un sésame qui serait susceptible de tous les tuer.
Le papier de la barre chocolatée gisé sur le sol. Comme fier d'avoir enclenché tant de violence.


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A L E X A N D R E
Les nerfs à vif, Alexandre n'eut pas le temps de dévisager la rouquine qu'Elouan s'en occupa. Il regarda les deux corps s'entre-choquer. Il regarda le sang se mettre à couler. Il regarda la rousse hurler. Il regarda ...
Il était distant et comme hors du conflit. Il ne mesurait pas l'ampleur du combat. Comme si ces nerfs étaient trop crispés pour qu'il ne puisse réellement analyser la situation.
- Tu oses nous cacher ça?! Tu oses?! Tu le sais à quel point on crève la dalle!! Tu le sais ça hein?!!
On crevait tous de faim. Kate aussi, au même titre que nous. Si elle avait caché sa barre pour la manger plus tard, c'était son droit. Elle l'avait mérité. Même si elle n'avait pas fait un bon choix stratégique.
- T'en as encore?! T'en as encore?! Où tu vas faire ta petite conne encore longtemps?!!
Alexandre s'approche alors d'Elouan, s'apprête à le dégager violemment pour à son tour se charger de la rousse, lorsqu'un cliquetis sourd se fit entendre. Oui. De la nourriture arrivait ! Il allait pouvoir manger. Le garçon s'approcha de la trappe. Lentement. Les yeux pétillants ! Lorsqu'une arme apparue.
Une arme.
- Ok on se calme, personne ne bouge. Personne ne touche à cette merde.
Il se figea et la regarda quelques instants. Oui. Si ces colocataires avaient de la nourriture sur eux, il n'avait qu'à tous les tuer ! Il pourrait ensuite se nourrir, seul, en paix. En silence. Il allait se ruer sur l'arme lorsqu'Ophélia le devança et se jeta sur l'arme la première. Putain de Pénélope ! L'assiette sur laquelle reposait l'arme valsa contre un mur et explosa dans un bruit sourd.
Il lui jeta un regard noir. Puis dévisagea les autres membres enfermés à ces côtés.
- Lâche ça Ophélia. On peut trouver une autre solution.
Alexandre eut alors une idée de génie.
- On a qu'à tous se mettre à poil. Dit-il sans une once d'humour. Comme ça, si quelqu'un à de la nourriture sur lui, il sera obligé de nous la montrer. Il marquait ainsi d'une pierre deux coups. Non seulement il se disculpait, mais en plus il trouverait le coupable. Il était fier.
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#9
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E L O U A N


Elouan était en train de redescendre mais sa bruyante respiration n'en restait pas moins rapide. Après avoir remarqué le flingue, son regarde s'était de nouveau dirigé vers Kate, toute sanglotante.
- Qu'est-ce-que tu m'as fais ... Qu'est-ce-que tu m'as fais ...? répétait-elle inlassablement.
Elle saignait. Il lui avait ouvert l'arcade.
Toute cette mascarade pour arriver à ça?
Et si son petit jeu n'avait servit à rien? Si Kate avait subit une injustice sans que le lâche put en profiter?
Elouan essuya sa joue rougit.
Ce qu'il venait de faire n'avait jamais fait partit de ses valeurs.
Mais en fait il s'en foutaient, il ne pensait à rien. Juste à sa peau.
Elouan regarda une nouvelle fois le visage de la fille qu'il avait tabassé. Sous le choc, cette imprévisible réaction semblait l'avoir brusqué profondément.
- aaaAAAH! ET MERDE!!! se mit à hurler le jeune homme
Derrière lui, Ophélia venait de prendre le pistolet.
Elouan n'y fit pas attention et se mit à tourner en rond dans un coin de la pièce.
- ...tous se mettre à poil.
...si quelqu'un...
...sera obligé de nous...
Le jeune homme n'entendait que des brides de la proposition d'Alexandre, pourtant il savait par avance que cela n'apporterait rien de bon. A tout les coups dans moins d'une heure il serait démasqué.
Il ne serait alors plus le bon camarade a qui l'on demande s'il veut reprendre un peu de riz, s'il veut un pull pour se couvrir ou s'il connait la blague du nombril. Quedal.
Alors quoi, jouer la carte de l’honnêteté maintenant?! Tout de suite?!! Après toutes ces heures de mensonges?!!
Elouan marchait de plus en plus vite. Sa tête ne tournait même pas. Trop furieux pour.
Soudain, il se décide. Il avance vers le centre de la pièce et se place face à Ophélia. Le flingue le regarde, Elouan a l'impression qu'il ricane, que le revolver se fout de sa gueule. Parce que lui il sait aussi, c'est pour ça qu'il est arrivé là, maintenant, dans l'assiette, comme un cheveux sur la soupe. L'arme a été placé là pour menacer Elouan.
Maintenant c'est au tour d'Elouan de prouver qu'il en a dans l'calbut.
D'ailleurs justement...
Le jeune commence par retirer ses chaussettes. Des confiseries en tombent. Puis c'est autour de son jean, des restes de viandes. Son pull et ses fameuses manches: de multiples barres chocolatée. Retirant son tee-shirt, ses camarades n'y découvrent rien... mais par précaution, Elouan veut prouver que c'est terminé, qu'il n'a plus rien d'autre.
Il est en caleçon devant Kate en pleure, Alexandre en furie et Ophélia avec son flingue.
Il ne sait absolument pas lequel des trois lui fait le plus peur.
Les trois êtres qu'il a en face de lui le terrifie chacun à leurs manières et Elouan ne sait réellement pas quelle réaction il doit le plus redouter.
Quasiment nu, la tête baissé, le jeune homme attend sa sentence. Sa punition.
Tête baissée, les autres ne peuvent pas voir que ses yeux se sont a nouveau mit à rougir. La buée monte, il ne voit plus ses pieds.
Tout ça pour de la nourriture.
Voila pourquoi la meilleure des manières pour survivre ici finalement, c'est se laisser mourir.
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#10
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OPHÉLIA

Ophélia les tenaient tous en joue, les fixant un par un en les pointant avec le flingue. Si elle l'avait saisi, ce n'était pas dans le but de les faire obéir, elle n'avait pas vraiment besoin de ça pour les manipuler comme elle venait de le démontrer, ou de tous les buter pour garder la bouffe rien que pour elle ; mais parce qu'elle les savait pour la plupart instables. Il suffisait de voir l'autre pouffiasse repliée sur elle-même en train de se balancer d'avant en arrière tout en répétant de manière frénétique :
- Qu'est-ce-que tu m'as fais ... Qu'est-ce-que tu m'as fais ...? 
Ou de regarder Elouan tourner en rond en beuglant, à la limite de frapper dans les murs de rage et de frustration :
- aaaAAAH ! ET MERDE !!!
Quant à Alexandre n'en parlons pas, il essayait de faire le type posé mais au final il était pire que tous les autres. C'était un fou, un sanguinaire, prêt à tout pour survivre. Il était en colère contre le monde entier, nerveux, à deux doigts de leur exploser à la figure à chaque instant. Alors imaginez le carnage si on lui confiait le pistolet.
- Lâche ça Ophélia. On peut trouver une autre solution.
Pourtant, si elle n'avait pas déjà passé plusieurs journées immensément longues à ses côtés, à l'observer, à tous les observer, elle aurait pu tomber dans le piège de sa voix calme, posée, et de ses yeux immenses qui paraissaient si raisonnables tout à coup, alors qu'il exposait son idée :
- On a qu'à tous se mettre à poil. Comme ça, si quelqu'un à de la nourriture sur lui, il sera obligé de nous la montrer. 
- Non mais ça va p.. avait commencé à répliquer la jeune femme sans trop faire attention à l'arme dans sa main qu'elle remuait allègrement. Dieu merci, elle avait heureusement laissée le cran de sécurité enclenché. C'est alors qu'Elouan s'était brusquement arrêté de marcher pour venir se planter en face d'elle, la coupant dans son élan, et avait commencé à se déshabiller sans un mot. Bouche bée, elle l'avait regardé sans trop comprendre. Il venait tout juste de frapper Kate pour se disculper de son méfait grâce à sa magistrale intervention et le voilà qui commençait à déballer tous ses secrets sans même lui laisser le temps de le faire chanter ? Fronçant les sourcils en voyant les bonbons du premier jour dégringoler de ses chaussettes, Ophélia faisait de plus en plus la moue au fur et à mesure que la nourriture chutait avec les vêtements. Confiseries, viandes, céréales.. Il y avait de tout ! De quoi se nourrir à satiété pendant deux repas ou de quoi survivre durant au moins trois jours en rationnant bien les portions. 
- Que.. Qu'est-ce qu.. balbutia-t-elle, mi-jouant la comédie, mi-sérieuse, comment as-tu réussi à piquer tout ça ? 
Elle n'allait après tout certainement pas dire qu'elle était au courant depuis le début et qu'elle avait volontairement provoqué la bagarre entre Elouan et Kate. Dans l'histoire, elle faisait parti des victimes, pas des traîtres. Du moins, pas de manière aussi visible que toutes les preuves matérielles que venait d'apporter le jeune homme à sa fourberie. L'observant, toujours aussi étonnée par ce soudain élan suicidaire, elle ajouta pourtant sèchement :
- Rhabille-toi. 
On était pas au zoo, il n'était pas un animal, et tous ses regards dégoûtés qui le détaillaient alors qu'il ne pouvait décemment rien cacher d'autres déplaisait amplement à Ophélia qui n'aimait pas les affrontements directs. Elle préférait personnellement agir dans l'ombre et pouvoir se disculper facilement de tous ses délits.
- On va partager les parts, chacun aura sa ration qu'il gérera comme il veut, commanda-t-elle, profitant de sa position de force pour faire avancer un minimum les choses. En attendant, je propose comme punition pour Elouan de ne rien lui donner d'autre à manger qu'un bout de viande, qu'il manque comme nous on a manqué. 
L'arrivée du flingue venait singulièrement de compliquer leur existence, dont la sienne puisqu'elle ne pouvait plus, pour le moment, continuer à tous les pousser à bout un par un sans risquer de voir un crâne exploser sous l'impact d'une balle. Alors il fallait bien calmer le jeu.  
Sur cette pensée, elle resserra sa prise sur l'arme.
 
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