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24h Cartoon: Rassemblez votre force ce samedi à partir de 15h !


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ASCENDANCE - Rpg
#31

Il avait du mal à se remettre de la nouvelle d'être en réalité un mutant, mais le brouhaha incessant environnant le fit lentement sortir de son état second. Il leva des yeux vides sur la salle, tentant de se concentrer sur ce qui se passait autour de lui.
Il avait visiblement raté un épisode, et tous les mutants semblaient assez perturbé, s'insurgeant dans tous les sens. Certains s'affichaient plus que d'autres, faisant éclater leurs opinions au grand jour. Il préférait quant à lui garder le silence et éviter de se mêler aux autres. Moins il se ferait remarquer, moins il aurait de problèmes.

Il n'avait que vaguement cerné ce qui s'était dit, captant tout de même certains propos, comme ceux d'un certain Aloïs, qui était persuadé que tous les mutants ici présent finiraient comme de la chair à canon quoiqu'il advienne. Il entendit également un homme du nom d'Hamilton, et comprit alors dans quel merdier il se trouvait.
Ils se dirigeaient vers Epsilon ?! Et puis quoi encore, dans dix minutes il allait découvrir qu'il était en réalité une femme à trois seins ?
Son mal de crâne n'allait pas se calmer de si tôt.
Il porta son attention sur l'homme à l'allure de scientifique qui avait apporté des réponses à ses questions muettes plus tôt lorsque ce dernier commença à prendre la parole.
Son discours était bien ficelé, et il parlait bien. Un peu trop bien peut-être. Lucian fut décontenancé d'apprendre qu'il avait été étudié, et par extension surveillé, ce qui lui semblait assez compliqué le concernant, étant donné qu'il ne sortait presque jamais de chez lui. Mais il n'en fit pas tout un plat. Au point où il en était, ce n'était même plus étonnant.

Le scientifique continua ensuite sur sa lancée avant d'introduire un jeune homme du nom d'Asriel à l'assemblée, qui était apparemment lui aussi un mutant.
Il observa le personnage un moment. Il avait l'air d'un bon petit soldat dans sa posture, mais, à la différence de la plupart des militaires, lui semblait réellement heureux d'être ici. Même fier, à bien y réfléchir.
Il attarda un peu trop son regard sur lui, mais finit par se détourner lorsqu'il vit une jeune fille, Tehena, s'avancer sans vraiment se soucier des militaires, ou de quoi que ce soit d'autre qui n'était pas son objectif, à savoir le scientifique, d'ailleurs.
Elle posa innocemment une question à ce dernier, qui décida peu après de renvoyer les militaires, ainsi que d'éteindre les caméras de la salle, décisions qui déconcerta assez Lucian.

Il voulu suivre la suite avec attention, intéressé, mais quelque chose le déconcentrait.
Il y avait un peu trop de bruit derrière lui, et il n'arrivait pas à se focaliser sur ce que disait le scientifique.
Légèrement frustré, il finit par se retourner pour prendre connaissance de l'origine de ce tapage.
Il remarqua alors une personne qu'il reconnut comme étant la femme qui s'était amusée à lancer sa basket dans une tentative assez désastreuse pour faire tomber une caméra de surveillance. Cette dernière, du nom de Vicktoria, était en train de.. Qu'est-ce qu'elle faisait, d'ailleurs ?

Visiblement, elle ne dérangeait pas que lui, se promenant entre les sièges comme s'ils constituaient un vrai parcours du combattant. Elle semblait être quelqu'un d'assez maladroit dans ses mouvements et ses réactions, s'excusant platement de la gêne qu'elle causait et haussant la voix sans forcément le vouloir. A la voir chercher désespérément après quelque chose, un pied en chaussette fluo, il se radoucit et eu un peu pitié d'elle.
Il chercha des yeux quelques secondes, ayant complètement abandonné son projet d'écouter ce que disait le scientifique, et se rendit compte que la basket qu'elle cherchait avec tant d'acharnement se trouvait sous le siège en face de lui. Il se mit alors à quatre pattes, tendant le bras, et attrapa la chaussure d'un geste habile avant de se redresser à genoux.
Il tenta d'attirer l'attention de Vicktoria en brandissant la fameuse basket devant lui, la faisant bouger de gauche à droite en la tenant à deux doigts.
De son autre main, il gardait son index tendu sur ses lèvres pour lui faire comprendre de rester silencieuse.
L'aider, il voulait bien, mais il n'avait pas envie d'attirer toute l'attention sur lui, non plus.

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#32
alois

Un frisson de dégoût parcourut l'échine d'Alois : est-ce que ce type venait de l'appeler gamin ?
Quel droit pensait-il s'octroyer en l’appelant ainsi ? Même si son apparence semblait juvénile, impossible de le nier, Alois n'était pas pour autant un gamin. Son âge aurait pu être bien plus élevé que tous ceux dans la pièce, mais la remarque n'eût pas le temps d'être lancée que le professeur – ou autre mais ce n'était pas vraiment important – repris la parole, d'un air doucereux qui ne manqua pas de coller des frissons à Alois.

« – Je pense que nous nous sommes mal compris. Je pense que tu te trompe, Alois, en t'imaginant que j'ai pour but de vous éliminer. »

Avait-il été autorisé à l'appeler par son prénom ? Non. Certainement pas, et sans doute qu'Alois ne le laisserait jamais passer. Ses mâchoires se crispèrent, alors que le professeur continuait sa tirade.

« – Tes parents t'ont appris à te douter de la Fédération, et leurs mises en garde t'ont remarquablement servi.
– Vous ne me connaissez pas.
Cependant
, continua Coll, ne voit pas en moi les monstres qui te les ont arraché. Je ne partage pas ces idées. »

Menteur.

Impossible de croire qu'un homme ne partageant pas les idées de la fédération pourrait les servir. Qu'un mutant pourrait les servir de son plein gré. Alors, Alois se mit à songer que peut-être que ce professeur avait été menacé d'une certaine façon, ce qui pendant un très court instant, fit baisser sa garde, prenant presque en pitié le professeur. Mais ce n'était qu'une supposition. Une supposition qui ne devait pas l'attendrir.

Son petit speech à l'autre crétin – les gens étaient rapidement étiquetés pour Alois – terminé, Coll se tourna alors vers un autre homme, qui raide comme un piquet aurait pu parfaitement passer pour une statue si ses épaules n'étaient pas animées par une respiration qui semblait beaucoup trop mécanique. De quoi de nouveau faire peur, ce qui fit frisonner Alois.

« – Asriel est un mutant, exactement comme vous et moi. Il coordonnera votre présence à l'intérieur de ce vaisseau. »

Un autre lobotomisé, super.

Mais Alois n'eût pas le temps de s'y attarder, puisqu'une jeune fille commença à marcher le plus naturellement du monde vers le professeur – sans doute était elle un peu idiote ou dérangée. La plupart des mutants semblaient terrorisés, et un calme froid régnait sur la salle alors que tous observaient cette jeune impudente avancer calmement, alors que des militaires commençaient à la braquer de leurs armes. Sans pour autant arrêter la jolie brune je sais pas si elle est brune, si non dis le moi Loheen et j'éditerai], cela eût au moins le mérite de renforcer l'ambiance malsaine qui régnait dans la salle et ce, malgré l'ordre tacite du professeur qui semblait vouloir éviter que tout cela se termine en bain de sang. La jeune fille finit par s'arrêter devant le professeur, attendit un moment, avant que sa voix douce et fluette ne s'élève dans la salle, demandant ou ils étaient.

Une jeune femme bien étrange en somme.

Elle ne bougea pas non plus d'un poil lorsque Coll, ne lui répondant pas, ordonna aux soldats de quitter la pièce. Général qui sembla bien pris au dépourvu, et qui, avec ses protestations, semblait pour Alois le général le moins crédible de toutes les planètes du système. A se demander comme il avait pu obtenir ce grade, puisque son passe temps favori semblait être de refuser tout ordre de ses supérieurs. Pour autant, et non sans fusiller du regard le professeur, il finit par faire sortir les hommes de la pièce, ce qui laissa le champ libre à blondinet-trop-rebelle pour remettre une couche de mélodramatique, défendant farouchement à la jeune femme perdue de s'approcher plus de l'homme qu'il qualifia de traître. Lui ordonnant de s'en éloigner plus exactement.

Une fois ces quelques douceurs lancées, le professeur enchaîna sur un discours qui, probablement, devait être splendide et bien convaincant au vu des regards de certaines personne dans la salle. Alois cependant, se refusa de l'écouter, préférant perdre son regard dans le vague, puisqu'il était tout simplement hors de question que qui que se soit ne puisse manipuler ses pensées.

On ne pouvait pas faire confiance à la Fédération. Ni a leurs subalternes, peu importe qui ils étaient.


alexa

Plus les gens se mettaient à parler, et plus Alexa se sentait perdue. Elle ne comprenait plus de quoi il parlait – en partie parce que des images de l'attaque dont elle avait été victime tournaient encore et encore dans sa tête, se mélangeant avec les paroles des uns et des autres, et elle, au beau milieu, ne suivait plus rien.

Par dessus tout elle ne comprenait pas pourquoi il y avait une jeune fille debout en plein milieu de la salle, robe et cheveux pleins de terre, ou même pourquoi l'on parlait de caméras, jusqu'à ce que celle ci ne voie finalement un minuscule point lumineux s'éteindre au fond de la salle, ce qui la fit redoubler d'horreur.

Mais c'était quoi cet endroit ?

Tout occupée qu'elle était à être terrorisée, elle prit à peine conscience des protestations d'Elliot, ni même du discours galvanisant du professeur, n'en entendant que quelques passages. Ce manque d'écoute était en partie du au vacarme de sa voisine, voisine qui la sortit de sa léthargie en lui frappant le coude involontairement. Alexa eût un léger sursaut, et entendit la fille élever la voix d'un étonnant mélange entre un hurlement strident et un chuchotement apeuré.

« – Mince ! s'exclama-t-elle. Désolé ! Je t'ai fait mal ?
– Non
, lui sourit la brune, ça va ne t'inquiètes pas. »

Elle n'en attendit pas plus pour retourner à l'occupation majeure de sa vie : sa chaussure.
Alexa eut un rire étouffé, trouvant cette jeune fille pour le moins amusante, d'autant plus lorsque son visage prit une expression dépitée presque caricaturale.

« – Je sais toujours pas où est ma chaussure, sérieusement, ça craint. »

Alexa jeta un coup d’œil rapide à la deuxième chaussure de la jeune femme, admirant au passage ses splendides chaussettes, avant de jeter un coup d’œil aux alentours pour remarquer quelques ranges plus loin, un homme, retourné, qui faisait de petits signes pour attirer l'attention de Viktoria. Il brandissait, ô surprise, une chaussure qui s'avérait être l'objet si farouchement recherché. La brun tapota sur l'épaule de sa voisine :

« – Elle est là-bas je crois, murmura-t-elle en indiquant l'homme. »

Elle se sentit un peu bête puisqu'il ne devait pas y avoir trop de personnes ayant perdu une chaussure dans l'action, mais elle supposa qu'on ne lui en tiendrait pas rigueur.



casey

Il se tenait droit comme un i dans son siège, depuis le début, bien qu'un élément inconnu ne soit venu le percuter entre temps. Un chaussure. Casey n'y porta pas d'attention – un chaussure qui vole ça arrive tous les jours après tout – trop occupé à écouter avec attention les paroles du professeur. Et observer au passage les différents membres de ce futur équipage, qui partait d'une très mauvaise manière.

Tout d’abord, deux qui s'avéreraient très difficile à convaincre et qu'il allait devoir particulièrement surveiller, en la personne d'Elliot et Alois, puisque les deux semblaient plus que réticents à agir pour la fédération. Son voisin, qui dégageait un aura absolument indescriptible, ne semblait pas plus heureux qu'eux d'être ainsi capturé, et il ne pouvait que trop bien l'imaginer. Ces trois là semblaient être ceux à surveiller, surtout le blondinet, puisqu'il semblait capable de déclencher la rage des mutants suite à ses mots, et c'était clairement de tous celui qui paraissait le plus virulent – Casey était par ailleurs surpris qu'il n'aie pas encore tenter d'en coller une au professeur.

Le plus tard possible l'aurait arrangé par ailleurs. Sa position n'était pas des plus délicate, et bien qu'il comprenait difficilement le besoin d'un infiltré en interne pour surveiller le groupe, au sein même d'un vaisseau d'une technologie extrêmement avancée et bourré de caméras de toutes sortes, il préférait se taire et suivre les ordres qu'on lui donnait.

Il pouvait déjà s'estimer suffisamment heureux d'être en vie.

Son entrée dans l'armée avait été un véritable coup de poker pour le jeune homme. Se présenter devant l'armée pour s'enrôler, sachant même qu'il disposait d'une mutation, pouvait pour certains (dont la plupart de ses amis) s'apparenter à de la folie pure, mais la confiance du jeune homme devait avoir convaincu de lui offrir une chance. Soit cela, soit sa mutation qui pouvait s'avérer utile dans des environnements hostiles, ce qui, il fallait se l'avoue, représentait un avantage conséquent pour une force armée.

Toujours était-il qu'on l'avait affecté à la surveillance interne du groupe de mutants. Pourquoi lui ? Pas la moindre idée. Ils auraient pu y mettre n'importe qui, puisque l'armée possédait déjà quelques recrues mutants bien plus compétents que lui. Sans doute devaient-ils être affectés à des postes plus importants. Peut-être aussi avaient-ils décelé en lui un potentiel qu'il ne se connaissait pas, même s'il en doutait fortement.

Si la perspective d'être un espion faisait frissonner le gamin en lui, l'idée d'être découvert par des dizaines de mutants qui semblaient tous haïr la fédération, ne l'enchantait pas particulièrement. D'autant plus que ni le jeune homme à sa droite, ni le blond ne semblaient pas être des enfants de cœur, et que ce dernier n'avait pas l'air d'apprécier particulièrement les mutants travaillant pour la fédération. Restait à les convaincre maintenant, et plus les minutes passaient, moins Casey s'en sentait capable.

Même si au fond, s'il était là, c'est bien que l'on comptait sur lui. Alors, il allait tout simplement exécuter les ordres. Le jeune homme ne broncha pas lorsque son général ordonna aux autres militaires de sortir de la salle, restant là, bras croisés, l'air le plus normal possible. Il passa ses doigts sur le bracelet métallique a son poignet. Il était désactivé, au cas ou le jeune homme aie besoin d'utiliser ce pouvoir, et Casey ne pouvait s'empêcher de se demander s'il s'agissait d'une bonne chose. Il avait beau maîtriser parfaitement ses capacités, il ne pouvait s'empêcher d'en avoir aussi, un peu peur. Une autre angoisse se glissait en lui, celle qu'un mutant ne puisse lire dans les pensées, ou autre sorcellerie qui aurait pu leur permettre de savoir la vérité sur le jeune homme.

Malgré toutes ces interrogations, le jeune homme restait incroyablement calme. C'était sûrement sa seule qualité, mais son calme olympien l'avait sorti de bien des problèmes, et l'en sortirait encore.

Casey ferma les yeux une seconde, soupirant le temps de vider son esprit, pour se concentrer sur les mots du professeur Hodgkins, qui se voulaient rassurants au possible.

« – La mission Atlantis, commença le professeur, a pour but de vous apprendre à manier vos capacités. Certes, elle inclut une collaboration indirecte auprès de la Fédération - et encore, sachez que la Fédération n'a aucun droit sur vous, tant que je suis sur ce vaisseau -, en revanche, mon but n'est pas de vous utiliser à des fins guerrières. Mon but est de vous prouver, à tous, que vous valez bien mieux que toutes ces insultes qui vous sont faites chaque jour. La Fédération fait erreur depuis le début, et je n'aurais de cesse de le dire : sa politique à l'égard des mutants est une aberration.Voyez-vous, certains hommes sont attirés par le pouvoir à tel point qu'ils en deviennent paranoïaques, à tel point qu'ils craignent de voir, un jour, ce pouvoir disparaître. La Fédération vous a attaqué, par crainte de vous voir détruire son autorité, de voir un jour, un humain ou un groupe d'humains trop puissant prendre le dessus. C'était une erreur. Une erreur qui a coûté la vie a vos parents, vos amis, vos proches, à plusieurs centaines de milliers d'individus de votre espèce. Vous êtes ici pour apprendre à utiliser vos capacités. Plus tard, il sera question d'Epsilon. Mais plus que tout, vous devez prendre conscience de toute l'étendue de votre pouvoir. Je vous offre les moyens d'apprendre à maîtriser vos capacités, et de prouver à la Fédération qu'elle a fait une grave erreur, en vous traitant comme elle a pu le faire par le passé. En retour, j'attends votre collaboration. »

Ces mots semblaient pour le moins étrange pour Casey. Ils semblaient tous dépeindre la Fédération comme des monstres ne sachant que tuer les mutants sans distinction, mais il savait bien qu'il ne s'agissait que de racontars idiots. Jamais il ne s'était senti discriminé au sein de l'armée, ni même sur terre. Il n'avait vu qu'en la Fédération des protecteurs, et si son opinion avait quelque peu changé depuis qu'il avait appris ce qu'elle avait pu faire à l'égard des mutants, il savait pertinemment qu'il n'avaient pas agis par simple haine de la différence, contrairement à ce que tous semblaient penser. Et, contrairement à beaucoup d'autre, cette mission, il la voyait comme salvatrice. Comme un pas nécessaire pour une réconciliation entre ces mutants et les humains.

C'était ce que Casey était, semblait-il. Une réconciliation, un espoir entre mutants et humains.


Qu'on se mette tous d'accord personne hormis les membres de la Fédération ne savent que Casey est militaire hein, surtout pour le moment, enfin sauf si leur mutation fait qu'ils peuvent savoir mais ça m'arrangerait beaucoup qu'ils ne sachent pas, merci des bisous

cybèle

Ce matin-là, Cybèle s'était levée très tôt. Elle avait particulièrement bien dormi cette nuit là, bien sur surexcitée. Maya, son éducatrice principale, lui avait dis que le lendemain était un très grand jour, et Cybèle ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi.

Elle était sortie de la chambre qu'on lui avait attribuée, pour aller prendre son petit déjeuner en compagnie d'instructeurs, avec qui elle parlait gaiement des histoires qu'elle inventait, des dessins qu'elle pouvait faire, et de tous ce qui pouvait lui passer par la tête. Les adultes l'écoutaient tous avec attention, lui demandant parfois si ses maux de tête s'aggravaient ou non, si elle avait mal en ce moment même. Si elle avait mal ?

Oui, un peu. Elle sentait quelque grésillement dans sa tête, mais Maya lui avait appris à passer outre. Alors, ils résonnaient un peu dans sa tête, mais elle n'y faisaient plus attention, préférant rigoler avec les adultes. Même si des fois, elle ne comprenait pas tout à fait, et se taisait alors, jouant avec la nourriture. Maya lui interdisait d'ordinaire, mais puisqu'elle n'était pas là, elle en profitait bien. Elle faisait se battre un croissant et un bout de bacon trop grillé, sous le regard amusé de ses instructeurs, avant d'avaler le bacon tout rond, puis, manger son croissant en silence, répondant simplement aux questions de ses instructeurs. Son petit déjeuner fini, Cybèle se dit qu'elle allait aller dessiner un peu dans sa chambre, ou lire, elle ne savait pas trop – peut-être dessiner et lire en même temps.

Pour rejoindre sa chambre, elle passa dans un grand couloir, ou si d'habitude il n'y avait pas grand monde, se trouvait cette fois ci un attroupement de soldats que Cybèle croisait parfois dans les couloirs. Curieuse, la petit fille s'approcha d'eux, et une fois suffisamment proche, mima un garde à vous des plus approximatifs devant les soldats, qui rirent quelque peu.

« – Repos soldat, se permis Jared, l'un des officiers qui l'encadraient lorsqu'elle s'entraînait. Maya n'est pas avec toi ?
– Non
, sourit la petite, elle se repose le lundi. Normalement c'est Ram, mais il est pas encore là. Qu'est-ce qui se passe? »

Elle entendait, derrière les soldats qui semblaient eux être relativement détendus, des ordres lancés d'une voix dure, une personne semblant particulièrement énervés. Il devait y avoir beaucoup de gens dans cette salle, et des gens qui pensaient beaucoup puisque la petite fille sentait les pensées se bousculer dans sa tête. Quelques flashs lumineux vinrent la déranger, accentuant ses maux de tête, mais cela restait supportable alors elle décida de rester là.

« – Tu ne peux pas rester ici Cybèle, lui dit Jared en s'agenouillant. [/i]Va retrouver Ram d'accord ? Il doit t'attendre.
– Mais qu'est-ce qu'il se passe ?
 »

Pas question de partir sans le savoir – en plus, elle n'aimait pas Ram. Et sa curiosité avait besoin d'être nourrie, aussi Cybèle, n'en faisant qu'à sa tête, se décida à avancer, jusqu'à ce qu'elle aperçoive le général (c'est donc Wayne heing), qui semblait dans un état d'énervement extrême. Il était tout simplement effrayant, et Cybèle sentait bien qu'il était énervé, aussi fit-elle quelques pas en arrière, en espérant qu'il ne l'aie pas vue.

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#33
(on m'a forcée à venir ici, c'est mon premier RP donc je ne sais pas comment j'y prendre, pas tapez...)

Dana Meieran
19 ans - Manipulation Samsara
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Dana est issue de la haute société de la Terre (ce qui explique que sa couleur de cheveux n'est pas étrange: les couleurs excentriques sont assez communes dans son milieu). Son gène s'est éveillé très tôt, au grand désarroi de sa petite soeur qui a toujours senti qu'à cause de cette différence, elle grandissait dans l'ombre de Dana.

Grâce à sa position, sa famille n'a jamais eu de difficulté à cacher le fait qu'elle est mutante. Il faut dire que Dana ne s'amuse pas non plus à user de son pouvoir: contrôler le cycle de vie des gens, les rajeunir ou les vieillir, avoir à ce point ce droit de vie ou de mort la terrifiait étant petite. Elle ne s'est servie de son pouvoir qu'à deux reprises, la première fois par erreur alors qu'elle était enfant et qu'un accident a entrainé la mort de leur animal de compagnie, et la deuxième fois en toutes connaissances de cause pour soigner celui qu'elle aimait. Chaque utilisation de son pouvoir lui occasionne une migraine atroce; elle se doute qu'il y a également d'autres effets secondaires, mais ne les a pas encore remarqués.

C'est suite à ce deuxième usage que Dana s'est faite arrêter. Une personne de son entourage, celle-là même qui a provoqué la situation où elle a dû faire usage de son pouvoir, l'a dénoncée pour se venger de ses refus. Bien qu'elle ne sache pas ce qu'il est advenu de sa famille, la jeune femme se raccroche à une seule pensée: faire payer à celui qui l'a trahie.

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Say My Name - The Other Promise - Jimdo

https://i.imgur.com/4ROz6zA.png
Poppy et
Froggy Frog
veillent sur
vous

50
Armeo Catalena

 
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#34
Dana

Dana émergeait doucement du sommeil. Sa tête la lancinait, mais ce n'était rien en comparaison de ce qu'elle avait subi la semaine précédente. Par réflexe, elle porta la main à son cou, et sentit que son pendentif s'y trouvait toujours. Souriant de soulagement, elle tenta de faire le point sur sa situation.

La veille - ou était-ce il y a quelques jours déjà? - deux hommes s'étaient présentés chez elle comme appartenant à la Fédération et désirant lui faire subir quelques tests.

- Nous avons eu vent de l'agression dont vous avez été victime, et nous souhaitons nous assurer que rien de fâcheux ne vous est arrivé, lui avaient-ils expliqué, à elle et à ses parents.

Dana avait frissonné, se demandant comment ils avaient pu être au courant. Bien que son père ait décliné leur offre poliment en les remerciant de s'être dérangés, les nouveaux venues avaient insisté, et c'est alors que l'inquiétude avait commencé à la gagner.

- La Fédération prend très à coeur la santé de ses citoyens. Je vous en prie, ne craignez rien.

On ne discute pas les ordres de la Fédération, et une telle insistance ne pouvait être ignorée. Dana n'avait eu d'autre choix que de les suivre. Compte tenu du rang de sa famille, les agents avaient été cordiaux avec elle, la conduisant dans une navette où on l'avait assise pour lui faire subir différents examens. Les résultats étaient parvenus bien rapidement, et la dernière image qu'elle gardait était celle d'un infirmier lui jetant un regard désolé. Après cela, le noir.

Maintenant qu'elle était réveillée, elle essayait de comprendre où elle se trouvait. C'était une immense salle remplie de sièges dont seules les premières rangées étaient occupées. Dana détailla rapidement les personnes présentes, pour s'étonner de l'immense hétérogénéité de leur groupe.

La jeune femme n'eut pas le temps de s'étonner davantage, car déjà un homme avait pris la parole. Alors qu'il parlait, Dana tenta de se rappeler où elle avait déjà vu pareil visage.

- Parce que je suis mutant, moi aussi, Elliot.

Elle écoutait d'une oreille distraite, mais saisit tout de même les parties les plus importantes. Ainsi, toutes les personnes regroupées étaient des mutants. Comment la Fédération avait-elle pu le découvrir? Cela faisait des années qu'elle possédait ce pouvoir, et une seule personne en dehors de sa famille était au courant. Du moins, jusqu'à la semaine précédente.

Reliant les éléments, un visage s'imposa à elle, et pour la première fois de sa vie, Dana se surprit à haïr quelqu'un. Qu'avait-il révélé exactement à la Fédération? Ses proches couraient-il un danger?

Soudain, elle parvint à mettre un nom sur le visage du scientifique. C'était quelqu'un de renom dont elle avait entendu parler à maintes reprises.

-Professeur Coll Hodgkins... murmura-t-elle.

Personne ne l'avait entendue, et le professeur avait repris son discours.

- C'est la raison pour laquelle, si vous le souhaitez, il vous sera permis de contacter vos proches, afin de leur annoncer votre départ en direction d'Epsilon.

Malgré la situation, Dana se surprit à sourire. C'était l'occasion de savoir si tous allaient bien. Comme pour conjurer le mauvais sort, elle serra son pendentif.

D'autres personnes prirent la parole, et Dana se contenta du rôle de spectatrice, ne prenant nullement part aux différentes conversations. Elle suivit l'altercation entre le militaire et le professeur, avant que le premier ne sorte.

- Vous êtes ici pour apprendre à utiliser vos capacités. Plus tard, il sera question d'Epsilon. Mais plus que tout, vous devez prendre conscience de toute l'étendue de votre pouvoir. Je vous offre les moyens d'apprendre à maîtriser vos capacités, et de prouver à la Fédération qu'elle a fait une grave erreur, en vous traitant comme elle a pu le faire par le passé...

Dana songea qu'elle n'avait aucune envie d'apprendre à utiliser ses capacités. Le souvenir de sa migraine était encore vif dans son esprit, et elle n'avait aucune envie d'en refaire l'expérience. Non, elle n'avait aucun intérêt à utiliser à nouveau ses capacités.

- ...En retour, j'attends votre collaboration.

Tandis que le professeur achevait son discours, Dana pesa le sens de ses derniers mots. Dans quelle mesure souhaitait-il user de leurs capacités?

La jeune fille réalisa alors que quoi qu'elle en dise, elle avait une raison de vouloir l'utiliser. Bien qu'elle se savait aux mains de la Fédération et donc restreinte dans sa liberté, Dana se fit néanmoins la promesse: celle de faire payer à celui qui l'avait tant fait souffrir.


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Armeo Catalena

 
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#35
a i d e n
intéraction

Aiden était resté observateur et silencieux. Dans un premier temps, il s'était attelé à observer les différents Déformés – peut-être était-il judicieux qu'il se mette à les appeler « mutant », tout en tentant de sonder un minimum l'atmosphère dans la salle et les différentes réactions aux échanges entre Aloïs, Elliot et Coll. Ce dernier ressemblait un peu au scientifique un peu fou qu'on voyait que dans les vieux films lents et désuets des VIe et VIIe siècles. L'homme semblait un minimum subtil, gardant son sang-froid malgré les bouillons d'hormones et de rages qui crachaient contre lui, et gardant une attitude exemplaire, presque de confiance, à l'encontre de ses interlocuteurs. Le bémol étant que ses discours n'étaient pas très glorieux, et les mots choisis ne semblaient, à première vue tout du moins, convaincre que peu de monde (pour ne pas dire personne).

[...] Je vous offre les moyens d'apprendre à maîtriser vos capacités, et de prouver à la Fédération qu'elle a fait une grave erreur, en vous traitant comme elle a pu le faire par le passé. En retour, j'attends votre collaboration.
Coll tentait de placer en victime l'assemblée, en les convaincant qu'ils étaient désormais en sécurité, insinuant presque qu'il partageait leur douleur à tous. Oui, mais cela sans oublier qu'il travaillait activement avec la Fédération. S'il avait voulu gagner la confiance des D... mutants, il aurait été plus judicieux d'omettre ce détail plus que compromettant.

Pour résumer, il y avait donc ce premier mutant, Wayne, qui ne semblait pas vraiment à l'aise dans son rôle de général, et ce Asriel qui était censé, d'après les dires du scientifique toujours, coordonner leurs mouvements à bord de ce vaisseau. Y avait-il d'autres mutants de l'autre côté de ses portes ? Et, question plus primordiale, est-ce qu'ils allaient eux aussi être sacrifiés sur Epsilon ? Parce que oui, Aiden ne souhaitait pas faire dans le politiquement correct : à moins qu'une bonne âme epsilonienne accepte de recueillir ses "descendants" une fois ceux-ci arrivés sur ladite Epsilon, ils allaient être réduits en moins de deux par leurs adversaires, pouvoirs ou non.

Le garçon avait désormais assez de cartes en main pour prendre son courage à deux mains et s'exprimer. Il commença à avancer vers le devant de la scène, perturbé un instant dans sa course par une jeune fille brune et maladroite à la recherche sans nul doute de sa chaussure volante, et bouscula les quelques personnes restantes pour arriver à sa destination : Coll.

Ahem, toussa-t-il, décidement peu confiant de lui. J'ai une question...
Vous dites vouloir nous défendre, tout du moins nous... nous protéger, et nous aider à maîtriser au maximum nos pouvoirs.

Aiden balbutiait sans cesse, cherchant désespérément ses mots pour traduire ses pensées bien plus ordonnées que dans les faits. Il n'était décidément pas fait pour les discours à l'improviste
Cependant, qui vous dit que l'on va accepter ? Je veux dire, vous l'avez dis vous-même, le seul objectif justifiant notre présence aujourd'hui, c'est nous envoyer sur Epsilon pour batailler dans une guerre qui nous concerne pas. Et par-dessus tout, vous tentez de nous convaincre que cela sera fait dans les règles de l'art et que notre bien-être et notre confort passent avant tout. Mais dans les faits, on va quand même se retrouver sur Epsilon, qui je le rappelle, a accueilli nos ancêtres plus ou moins longtemps auparavant suivant les personnes, avec comme seul arme nos pouvoirs.

Comment pouvez-vous nous garantir notre sécurité alors que vous savez vous-même que nous n'accepterions pas ce à quoi vous nous préparez ? Il est assez évident de deviner ça dans la mesure où vous nous garder captifs au lieu de nous laisser le libre-arbitre de choisir si oui ou non nous sommes partant de ce qu'on pourrait appeler modestement un suicide, du coup.

Aiden essayait grossièrement de dire que c'était sympa de les entraîner eux et leurs pouvoirs, mais que le résultat restait le même et qu'ils allaient en gros crever sur Epsilon. Mais dis comme ça c'était sûrement moins facile à avaler.

Le garçon, ayant fini de parler, resta face à Coll, refusant de se retourner pour faire face aux réactions encore inconnues de sa personne des uns et des autres.

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-   M  E  I  N  U   -
 
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#36
-Que... Huuu...
Ce furent les premiers... "mots" de Tom quand il reprit conscience. Il se redressa difficilement sur son siège tout en gardant les yeux fermés, de peur d'être aveuglé par une trop grandes sources de lumières. Il se sentait extrêmement mal à l'aise et nauséeux. Trop de bruits, des grincements de chaises, des voix de toutes parts, des gens? Des vrais gens? Un foules de vrais gens tout autour de lui, dont il ressentait la chaleur et la moiteur qui chargeais la salle? Yew... Il voulut se rassurer en émettant l'hypothèse qu'il portait encore son casque, était toujours chez lui et s'était endormis encore branché sur internet, entouré de corps virtuels qui disparaîtraient une fois déconnecté.
Mais non. Il ressentait toutes ses présences de façon trop claire pour qu'elles ne soient pas réelles, et la luminosité qu'il percevait au travers de ses paupières ne lui était pas familière. Il avala sa salive et ouvrit lentement les yeux.
Mon dieu?
Où était-il? Que voyait-il? Le monde semblait si terne, tout était si loin! Tom se frotta les yeux afin de faire le point et que le monde reprenne ses couleurs habituelles mais rien ni faisait. Il fit le tour de la salle du regard, des gens, du bruit, si peu de couleur, si peu d'espaces. Sa respiration se fit de plus en plus saccadée, sa tête qu'il lui faisait un mal de chien... Il faisait une crise de panique! Sa bouche devenait pâteuse, sa trachée semblait ne se réduire qu'à un minuscule tube où l'air faisait des va et vient irrégulier
Il tenta de se calmer. Pour cela il voulut passer en revue les événements qu'il avait vécu juste avant de se retrouver ici. Il était dans sa cave, tranquillement installer à regarder...hm... des vidéos en navigation privée... Sa mère était à l'étage, elle cuisinait en chantonnant. On avait frappé à la porte... Il se rappelait d'un moment de panique intense à ce moment mais tout était brouillé et confus, et rien ne ce qui lui venait à l'esprit ne lui semblait cohérent. Et puis le voilà ici. Avec l'impression d'être à moitié aveugle et une pseudo gueule de bois qui lui ravageait le crâne.
C'est à cet instant qu'il se rendit compte qu'un type, qui lui paraissait bien trop éloigné pour qu'il puisse le reconnaître ou même appréhender sa couleur de cheveux, faisait un petit speech à l'assemblée. Tom n'avait rien comprit jusque là, il était complètement déboussolé, il voulait rentrer chez lui, pourquoi il voyait si mal, pourquoi était il ici? Il n'avait rien fait? Il ne sortait même pas! Il voulait juste être tranquille, il voulait juste, ha!
Il saisit sa tête entre ses mains, et commença à prendre de longues inspirations, il avait l'impression de faire un malaise et il se mit à pleurer. Ah non! Pas au milieu de tout ce monde! Le jeune homme se mordit la main, se balançant d'avant en arrière sur sa chaise pour faire redescendre le stress. Il n'était sans doute pas le seul dans cette situation, peut-être même que tout le monde ici était là contre son plein grès. Il sentit alors quelque chose d'étrange à son poignet. Il le fixa, un instant, en plissant les yeux pour mieux y voir mais rien n'y faisait, sa vue refusait de coopérer. En tout cas cela n'avait pas l'air de menotte et il semblait libre de se lever, comme plusieurs l'avait déjà fais. Il voulut se lever et courir vers la sortie, mais maintenant il était intrigué. Autant rester là jusqu'à avoir l'explication de sa présence ici, après il pourrait paniquer et courir. Il tenta de se concentrer sur le discours, mais il était déjà presque fini. Il avait vaguement entendu le reste, dont des petits passages lui revinrent en mémoire, et depuis les bribes il se fit une idée un peu confuse de pourquoi il était là:
"Fédération vouloir mutants, maîtriser capacité, aller sur Epsilon."
Génial. Wow. Super plan.
Mais, un petit truc le titillait cependant. Il n'avait aucune putain d'envie d'aller sur Epsilon? Il se doutait qu'il n'avait pas le choix, mais la seule idée de se retrouver si loin de chez lui pour un si long voyage le terrifiait et les larmes remontèrent à ses yeux, sa respiration s'emballa de plus belle, et il s’affaissa contre son voisin de chaise. (n'importe qui incrustez vous svp)
-Je crois que je vais vomir. Faut que je sorte d'ici.

 
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#37
(salut j'ai jamais assez de persos)
(sa prez arrive)
(demain)


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PAS DE MUTATION

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#38
c le perso ki fait peur 
allez kiss 
je le jouerais pas now mais ct comme ça si vous voulez liéner 


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CALUMN AËGAN-BLAGDEN

H U M A I N

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Né un siècle auparavant, Calumn est issue de l'une des familles fondatrices de la Fédération : celle des Aëgan. Il vit depuis une centaine d'années grâce au gène mutant, exploité scientifiquement, pour maintenir en vie les membres les plus imminents du gouvernement terrestre. Néanmoins, et s'il semble être parfaitement bien installé à son poste de dirigeant au sein de la Fédération, Calumn n'a pas toujours eut la chance de vivre dans le confort de sa position, et la noblesse de son rang. L'enfance italienne de Calumn n'a jamais fait de lui l'homme froid et particulièrement fermé qu'il est aujourd'hui. En revanche, la rupture dans son histoire, se situe au cours de sa quinzième année, lorsque sa famille est vulgairement assassinée, un soir d'été, de la main d'un terroriste mutant, doté du pouvoir de faire brûler ce que bon lui semble. Calumn a échappé à cet attentat, mais l'incendie provoqué par le mutant a très largement suffit à faire exploser sa maison, son foyer, sa famille, et dans sa fuite, les jets de décombres provoqués par l'explosion lui ont coûté son œil gauche. Calumn a donc perdu, en l'espace d'une nuit, son insouciance et l'innocence qui le préservait du monde extérieur, et des grandes thématiques de son époque, parmi lesquelles : l'intégration, ou non, des mutants, au monde terrestre.

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Faut-il éradiquer complètement les mutants ? Ou bien, est-il préférable de les laisser survivre ? L'emprisonnement représente-t-il une solution adéquate pour préserver l'équilibre du système politique terrestre ? Le gène mutant, en tant que tel, représente-t-il une menace ou un véritable trésor pour l'Humanité ? Tant de questions sur lesquelles Calumn s'est rapidement penché, lorsqu'on lui a reconnu sa place au sein de la Fédération, en tant qu'héritier légitime de ses défunts parents (= il dirige donc le gouvernement de la Terre avec d'autres gens). Après la mort de ses parents, Calumn a été recueillie par une famille d'humain à la richesse relative, qui l'a cependant aidé à ne pas sombrer dans la folie et la pauvreté - à l'époque, sa vulnérabilité aurait très largement pu lui coûter sa place au sein du commandement de la Fédération. En effet, cette place est contestée par ses ennemis, qui, de nombreuses fois, on tenté de le faire tomber. Après tout, un simple adolescent désigné à un poste si important, a tôt fait d'attirer les convoitises. Cependant, les manœuvres dirigées à son encontre, et visant à le destituer, n'ont pas fait ciller une seule seconde Calumn. Bien au contraire : tout à chacun sait qu'il s'est forgé son rang à l'intérieur de l'aile dirigeante, en détruisant quiconque oserait s'opposer à sa place désignée au sein de la Fédération. Ainsi, Calumn défend le système, mais est parfaitement prêt à s'attaquer à d'autres, afin de préserver sa place. Il se sait donc puissant, et n'est pas effrayé par les convoitises avides des hommes qui souhaitent lui soutirer sa place. Malgré cela, il porte en permanence à son cou, un collier capable de développer un champ de force puissant, en cas d'attaque mutante. Pour lui, les erreurs ne peuvent se faire deux fois. 

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Froid, distant, plus silencieux que véritablement démonstratif quant à ses sentiments, Calumn représente souvent une énigme pour ses interlocuteurs. Il est très difficile de savoir quel est son jugement, ce qu'il pense, ce qui traverse son esprit, et qu'il s'acharne tant à dissimuler. Seulement, une chose est encore certaine : Calumn voue un mépris effroyable, et une haine dévastatrice, à l'encontre des mutants. La politique répressive de la Fédération, il l'a longtemps défendu. Cet acharnement l'a même plusieurs fois amené à remettre en cause l'utilisation du gène à des fins politiques, ce même gène qui, pourtant, lui permet de survivre aujourd'hui. Car Calumn a largement dépassé ses années d'existence, et son corps, infatigable, continue à porter son esprit difforme, défiguré par une existence trop longue, et ponctuée d’événements douloureux. La mort de sa famille n'a pas anéanti sa dynastie, puisqu'il a de nombreux enfants, désignés eux-aussi à rejoindre le gouvernement Terrestre. Malgré cette chance, Calumn préserve néanmoins une rage sombre et contrôlée à l'égard des déformés, qu'il tient à conserver, le temps de pouvoir manœuvrer contre ces mutants, qu'il ne considère pas comme humains. La mission Atlantis est intéressante à ses yeux, car elle sert à engager le combat contre Epsilon. Pour rien au monde, ces "animaux" envoyés à la mort n'éveille en lui de la compassion et de l'engouement. Tout au plus, il considère uniquement  que de nouvelles capacités intéressantes seront observées au cours du programme Atlantis. Ces capacités serviront aux membres de la Fédération, et seront traitées avec soin par les scientifiques désignées à l'encadrement des déformés envoyés à l'entraînement. Dés lors, Calumn observe donc avec dégoûts ces êtres croisés de deux espèces, mais affecte un intérêt certain aux capacités qu'ils détiennent, uniquement dans le but de pouvoir préserver l'ordre politique en place depuis des millénaires sur Terre.

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Ni comte ni roi suis, Coucy suis. 
 
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#39
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Asriel ne put empêcher le rouge de colorer ses joues quand il sentit les mains du Professeur se resserrer autour de ses épaules. Mais il devait garder la tête claire : il avait une mission. On lui faisait confiance. Coll lui faisait confiance. Et ce n'était pas le moment de tout gâcher en se laissant submerger par ses émotions. Il se força à calmer les battements de son coeur et fixa d'un air mauvais le jeune homme qui le traitait de traître.

Puis, il bomba son torse. Peut-être était-il temps qu'il prenne la parole, lui aussi. Non ?

- Puisque vous êtes ici, de toute façon, il va falloir nous faire confiance. On est là pour vous aider. Pour aider notre peuple. Soyez fidèles à la Fédération et vous serez récompensés. Tentez de la trahir et vous serez punis.

Ses yeux bleus-gris brillaient comme de l'acier trempé. Il pouvait paraître froid, méchant, mais il y croyait. Dur comme fer. La Fédération lui avait sauvé la vie, l'avait élevé, et c'était grâce à eux qu'il était capable de servir une cause juste.
Il jeta un regard à Coll. Il avait peur d'avoir gâché tout ce que ce dernier avait pu dire auparavant.
Il déglutit et baissa les yeux quelques secondes avant de fixer de nouveau son regard sur l'assemblée. Beaucoup semblaient nourrir de la haine à son égard, mais il n'en avait cure. Ils étaient faibles, contrôlés, et il était tout à fait en son pouvoir de les détruire s'il le voulait.
Il inspira profondément avant de recommencer à parler d'une voix claire :

- Ce que je veux dire, c'est qu'il est en votre avantage de servir notre cause de votre plein gré. Car quoi qu'il arrive, vous n'aurez pas le choix : autant que ça se passe bien, non ?

Il espérait s'être un peu rattrapé.
Sinon, il savait qu'il allait passer un très mauvais quart d'heure...


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Apparemment, il se passait quelque chose d'important. Bien. Sauf que Jimmy n'avait aucune fichue idée de quoi. Quelque chose en rapport avec des mutants, Epsilon (c'était pas une lettre dans une très vieille civilisation oubliée ?) et une guerre, des batailles, bref, des trucs importants mais terriblement ennuyeux. Et lui, il ne comprenait pas trop ce que tout ça avait à voir avec lui.
Peut-être qu'ils lui donneraient des vêtements de cosmonaute ? Il avait toujours rêvé d'avoir de grosses chaussures blanches boudinées. Ca avait l'air confortable.
James releva la tête d'un air un peu perdu. Il y avait une jeune fille devant lui. Elle lui disait quelque chose à propos d'une chaussure lancée.

- Euh, salut, moi c'est Jimm... Oh. Une chaussure ?

Il lui jeta un regard étonné.

- Pourquoi tu as lancé ta chaussure ? demanda-t-il d'un air très sérieux.

On ne plaisantait pas avec les chaussures ! Il baissa alors les yeux et sourit à la vue de la chaussette de la jeune fille.

- Très jolie chaussette ! Tu me la donne ?

On aurait pas dit comme ça, mais Jimmy était un sacré collectionneur de paires de chaussettes. Ou de chaussettes solitaires aussi d'ailleurs ! Et celle de la jeune fille était plutôt rare. Et jolie. Et flashy. Il la voulait.

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Le jeune russe fronçait les sourcils. Malgré tout ce que les deux mutants avaient dit, il n'était pas convaincu. De toute façon, jamais il ne ferait quoi que ce soit de positif pour la Fédération de son propre chef. En vérité, il avait pour projet de tout faire péter. Et tant pis s'il en mourrait par la même occasion.
Mais tout ça était étrange. Pendant des années et des années, la Fédération n'avait voulu qu'une chose : éradiquer les mutants de la surface de leur Empire. Alors pourquoi ? Pourquoi tous les réunir, maintenant ? C'était dangereux pour eux. Alek était persuadé qu'il y avait quelque chose derrière, quelque chose de bien plus gros qu'une simple guerre contre Epsilon. Et ça lui tordait les boyaux.
Soudain, il y eut du mouvement à sa gauche (ou à sa droite jsp ???) et il aperçu alors la jeune femme qui lui avait lancé sa chaussure sur le crâne. Il fronça encore plus ses sourcils - si c'était possible - et s'avança alors d'elle à grandes enjambées, l'air menaçant.
Il ouvrit la bouche, un grognement s'échappant de ses lèvres, et surplomba la brune de toute sa hauteur.

- Toi ! grogna-t-il simplement.

Il n'était pas prêt de pardonner sa future bosse. Alors là, non, hors de question.
" your life is not you own, take your hands off it. "
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"you can be the king, but watch the queen conquer"
 
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#40
Satisfait de son discours, Coll entreprit de marquer un temps de pause, pour regarder l'heure... Et il était déjà tard. À force de s'attarder à répondre à chacun des mutants, Coll venait au moins de perdre une bonne heure de son après-midi, et pourtant, il avait un emploi du temps chargé. Tous les jours, autour de dix-huit heures - soit dans environs trente minutes -, il avait l'obligation de faire un compte-rendu de la journée des mutants au sein de la Mission aux représentants de la Fédération. Le comportement de chaque mutant serait donc passé au crible au cours de ces sessions quotidiennes. Le sien aussi, très probablement, mais il n'était pas impressionné.
Coll aurait été mort de peur, s'il ne se savait pas déjà grandement apprécié dans les rangs des politiques de la Terre. Bien évidemment, certains ne lui faisaient pas encore confiance - un humain s'étant "transformé" lui-même en mutant n'attire pas toujours les sympathies, au sein de la Fédération. Néanmoins, Coll ne pouvait que garder toute son assurance, quand il s'agissait de s'adresser aux dirigeants terrestres. Il faisait ce métier depuis des lustres. Ce n'était donc pas un banal compte-rendu scientifique qui allait le terrifier, et dans la mesure où on ne venait pas empiéter sur son travail, tout allait pour le mieux. La Fédération pouvait bien vivre, tant qu'elle savait où s'arrêtaient ses prérogatives draconiennes.
Enfin, il voulut mettre fin à leur entretien, lorsque Tehena s'adressa à lui. À l'ensemble de la salle, dans les faits, mais Coll jugea bon de ne pas l'interrompre, trouvant alors qu'il était tout à fait dans son intérêt, d'observer la scène avec attention. Elle essayait d'user de son pouvoir, et contre lui, visiblement. Coll ne cilla pas, malgré l'air névrosé qui animait le visage de la jeune fille. Il faisait confiance aux bracelets qui se trouvaient attachés aux poignets de ces mutants. S'il y avait bien une chose qu'il ne pouvait remettre en cause, c'était ce bracelet, la science, celle qui lui avait permis, d'ailleurs, d'en arriver là aujourd'hui. Alors, si le bracelet fonctionna à merveille, Coll put voir des particules noires s'agiter autour des bras de Tehena. Ce devait être normal : son pouvoir n'était pas plus puissant que les autres, et des effets secondaires pouvaient très vite faire l'apparition, si ces mutants gardaient leur pouvoir sous contrôle trop longtemps.
Aussi, il l'écouta avec attention, toujours, pour répondre, en gardant le sourire, malgré les accusations adressées à son égard. Il ne s'en souciait pas vraiment, et n'allait pas garder contre elle ces paroles ridicules.
- Vous aurez la possibilité de vous détacher de ces bracelets plus tard. Voyez-vous, je ne peux pas me permettre de vous les retirer si vous persistez à vouloir me tuer. Soupira Coll, avant d'aviser la porte. J'ai terminé, pour ma part. Et alors qu'il allait continuer, Asriel prit la parole. Coll retira sa main de son épaule, en l'entendant exprimer quelques délicatesses à l'égard de la Fédération. Il détourna le regard de la foule de mutant assise face à eux, et avisa le garçon, qui parlait, à première vue avec assurance, mais Coll put percevoir son hésitation sans mal, lui qui le connaissait très bien. Son discours ne lui plut pas entièrement. Coll ne partageait pas son opinion sur la Fédération. Asriel le savait, et jamais le garçon ne l'avait trahi à ce propos. La fidélité d'Asriel au système terrestre était sans bornes, pourtant, Coll savait qu'il pouvait exercer sur lui une pression sans limite. À un point où même Asriel, ce mutant parfaitement entraîné au service de la Fédération, ne s'était jamais permis de trahir sa parole. Coll sourit.
- Il est vrai qu'il est dans votre intérêt de ne pas aller à l'encontre de cette mission. La Fédération contrôle ce vaisseau. Vous risqueriez d'y perdre la vie. Déclara Coll, en essayant de ne pas passer pour un véritable tyran à la solde de la Terre, comme aurait pu laisser paraître les mots d'Asriel - il ne lui en tiendrait pas rigueur, mais ce dernier le mettait dans une position délicate. S'il voulait convaincre ces mutants de l'aider, il ne pouvait adopter un discours cruel et menaçant. Une relation de confiance ne se basait pas sur de la haine et du mépris, quand bien même certains d'entre eux faisaient naître en lui, du mépris plutôt que de l'intérêt. Coll soupira. Il voulut continuer de prendre la parole, mais un garçon la lui coupa, très vite. Il posa son regard sur Aiden. Son calme étonna Coll, qui ne put que l'écouter attentivement malgré son impatience. Il était finalement rare de faire face à un interlocuteur assez détendu pour ne pas l'insulter, ou tenter de le tuer. Coll garda son sourire, même lorsqu'il comprit qu'il ne s'était visiblement pas fait comprendre malgré son long discours. On ne devait pas l'avoir écouté, ou bien... Son regard tomba sur trois mutants, plus loin. Il connaissait leurs noms.
Vicktoria.
Lucian.
Alexa.

Ces derniers s'animaient autour de la première, et le seul garçon du trio agitait vigoureusement une chaussure.
- Je dérange ? Lança Coll enfin, dans un certain agacement. Il n'attendit pas de réponse de leur part, reporta son regard sur Aiden, le garçon qui s'était courageusement adressé à lui. Coll n'était pas du genre à noter ce genre de qualité, néanmoins, prendre la parole devant une vingtaine de personnes était courageux. Aiden, comme beaucoup d'autres, n'avait pas hésité à le faire. Intéressant.
"-Vous dites vouloir nous défendre, tout du moins nous... Nous protéger, et nous aider à maîtriser au maximum nos pouvoirs. Cependant, qui vous dit que l'on va accepter ? Je veux dire, vous l'avez dit vous-même, le seul objectif justifiant notre présence aujourd'hui, c'est nous envoyer sur Epsilon pour batailler dans une guerre qui nous concerne pas. Et par-dessus tout, vous tentez de nous convaincre que cela sera fait dans les règles de l'art et que notre bien-être et notre confort passent avant tout. Mais dans les faits, on va quand même se retrouver sur Epsilon, qui je le rappelle, a accueilli nos ancêtres plus ou moins longtemps auparavant suivant les personnes, avec comme seule arme nos pouvoirs. "
- Je n'ai pas dit ça. Mon but n'est pas seulement de vous envoyer bêtement dans un charnier contre une planète que vous ne connaissez que de nom. Je le répète : je n'ai évidemment pas pour objectif de construire une armée à la solde de ces politiques véreux de la Fédération, mais de créer une génération de mutants capable de se battre pour défendre ses intérêts, nos intérêts. Son regard, par réflexe, dériva sur une des caméras éteintes, au-dessus de sa tête. Heureusement qu'il s'était appliqué à demander au général Brixton de fermer ces appareils dangereux. Je n'ai aucun intérêt à détruire ce que vous êtes, ce que je suis, en vous envoyant les yeux fermés dans une guerre certainement perdue d'avance, si vous n'apprenez pas à vous défendre à temps. Affirma d'abord Coll, d'une traite, en répondant du mieux qu'il le pouvait, à la première partie de son discours. Quant à votre lien avec Epsilon, sachez qu'il n'est dû qu'à une incohérence génétique. Vous n'êtes pas plus épsilonien que vous n'êtes humains. Personne n'est venu vous chercher, quand la Terre a choisi de s'attaquer à vous. Jamais Epsilon n'a émis ne serait-ce que la volonté de venir en aide aux mutants. Jamais, d'ailleurs, n'a été évoqué votre sort, dans les négociations qui ont déjà été engagées entre la Terre, et cette planète. Jamais. Ajouta-t-il, plus froidement cette fois-ci, en choisissant les bons mots. Bien entendu, il ne s'agit là que de ma parole, mais il me semble qu'elle vaut bien plus que l'inaction et le silence d'Epsilon sur les massacres qui ont été perpétrés à notre égard. Cette guerre n'est pas une guerre contre nos ancêtres ou notre histoire, car Epsilon n'a jamais fait partie de nous. Le lien que nous entretenons avec cette planète n'est autre que le résultat d'une simple erreur génétique, et cette erreur nous a coûté bien assez cher. Comprenez donc ici, que vous êtes la troisième force de ce monde bipolaire, où jamais aucun Empire ne vous a estimé à votre juste valeur. Vous êtes le dernier espoir d'une génération d'êtres injustement condamnés par des dirigeants désespérés par le pouvoir, qui ne vous reconnaissent pas, ne l'ont jamais fait, et ne prévoient pas de le faire. Vous êtes les seuls à pouvoir inverser le sort auquel on semble vouloir vous astreindre depuis des siècles. Continua-t-il, plus sérieusement. S'attaquer à la Fédération lui plaisait, lui qui ne s'était jamais senti à la solde de cet État vieilli, aux normes archaïques et ridicules. Coll, depuis ses débuts en tant que scientifique, s'était appliqué à grimper les échelons hiérarchiques avec succès. Devant la Fédération, il jouait la loyauté. Dans l'arrière du décor, il ne souhaitait qu'une chose : éliminer ce système miséreux, et construire un monde où les mutants pourraient régner en maîtres. Le cycle de l'évolution humaine trouvait son apogée en l'apparition de l'espèce mutante, et l'humain ne pourrait survivre en son état d'être fragile et dérisoire. À ses yeux, la mission Atlantis représentait une opportunité personnelle. Il se souciait très peu du sort de ces gamins, mais ces derniers lui garantissaient, de par leur existence, la possibilité de pouvoir, un jour, détruire le système de la Fédération, et en construire un nouveau, bien plus grand, bien plus adapté. Je ne devrais pas le dire, mais mon travail consiste, sur le papier, à aider la Fédération. Mes intérêts en sont tout autres. Les vôtres aussi. Si vous estimez encore que je vous oblige à participer à cette mission, je préfère vous assurer que je ne serais pas celui qui viendra vous chercher, si vous choisissez de fuir. Mentit-il, mais avec le sourire. Sachez seulement que si votre combat ne prend pas place aujourd'hui, ou dans le cadre de cette mission, il aura lieu ailleurs, dans d'autres circonstances, mais il prendra place quelque part, et vous ne serez pas aussi bien préparés qu'avec mon aide. Car un jour viendra où Epsilon se lancera dans une attaque contre la Terre, et où la Terre trouvera les moyens de contrer les armes épsiloniennes. Ces deux mondes s'affronteront, tôt ou tard, et vous en serez certainement la première cible. Fuyez cet affrontement maintenant si vous le souhaitez, mais sachez qu'il est inévitable. Mon rôle est de vous préparer à y survivre. Il marqua un temps de pause, pour se mettre à marcher en direction de la porte, préférant mettre fin à la discussion là où elle aurait dû s'arrêter quelques minutes plus tôt. Je n'ai pas à m'en justifier plus longtemps. Asriel ? S'enquit-il, toujours froidement. Fais leur visiter les locaux. Il ouvrit la porte, s'arrêta sur le pas, pour aviser le garçon, en se gardant de laisser paraître ses émotions. Et j'aimerais que tu viennes me voir ensuite. J'ai à te parler. Déclara-t-il, finalement, en quittant la grande salle.

Elliot s'était finalement tût, préférant le silence à la provocation, en sachant pertinemment que même s'il essayait de faire croire qu'il se fichait de ce que disait ce scientifique bidon, les choses lui apparaissaient finalement comme une évidence difficile à avaler : sa meilleure option, pour le moment, était encore celle de rester sur ce foutu vaisseau. En fuyant, il finirait par se condamner à mort. Et mort, il serait inutile.
Aussi inutile qu'avec ce bracelet stupide au poignet.
- C'est quoi le plan, du coup ? Cracha-t-il, désagréable au possible, à l'intention garçon fragile qui s'était tenu à côté d'Hodgkins, et semblait porter le nom d'Asriel. Tu nous fais la visite ? Et après on aura le droit de choisir nos chambres et on fera une partie de cache-cache dans le vaisseau ? Je veux dire, à ce stade, on dirait plus qu'on fait partie d'une colonie de vacances que d'une mission de la Fédération, mais ces abrutis m'étonneront toujours. Se lâcha Elliot, maintenant que l'autre docteur s'en était allé. Et si on choisit de tous te casser la gueule, tu comptes utiliser ton pouvoir ? C'est quoi, d'ailleurs, ton pouvoir ? Il se mit debout, entreprit de descendre les gradins, dans la provocation. Parce qu'il était énervé, et que la vision de ce mec, rempli de fidélité à l'égard de la Fédération, lui donnait envie de gerber. Tu sais faire quoi, à part sucer les boules de ce sonar(il parle de Coll) qui nous tient tous enfermés ici ? Continua-t-il, comme s'il n'avait pas écouté un mot de ce qui avait été dit par le professeur Hodgkins - et quand bien même ce dernier se présentait comme un allié, plutôt que comme un ennemi. Toujours est-il qu'Elliot voulut continuer, quasiment à hauteur du garçon, lorsque quelqu'un lui coupa furieusement la parole.
- "Toi !" Entendit-il un autre gars (Aleksandei) crier, à plusieurs mètres de là.

- C'est ma chaussure ! S'exclama Vicktoria, joyeusement, en voyant qu'un garçon la lui tendait, quelques mètres plus loin.
Vicktoria avait pu le voir, grâce à l'aide de sa voisine (Alexa), qui lui avait indiqué le garçon d'un geste du doigt. Les gens étaient donc très gentils, par ici. Cette pensée la rassura un peu. Un instant, elle avait vraiment eu peur de s'être retrouvé avec des tarés issus de la rébellion anti-Fédération. Ce n'était pas que Vicktoria défendait tant que ça la Fédération, bien au contraire, mais ces extrémistes lui faisaient un peu peur.
Indifférente aux discours de chacun, Vicktoria entreprit de se mettre à avancer vers le garçon, en bousculant une autre fille au passage (Dana), à qui elle adressa un petit sourire désolé. Loin de se rendre compte, d'ailleurs, qu'elle mettait son sauveur de chaussure (Lucian) dans l'embarras, elle ne vit pas tout de suite le regard du professeur Hodgkins, rivé sur eux. Ce ne fut que lorsque ce dernier prit la parole, qu'elle sursauta violemment.
N'empêche, elle se trouvait déjà à hauteur de Lucian, et en profita pour attraper sa chaussure, dans sa stupeur.
- "Je vous dérange ?" Put-elle comprendre, sans oser fixer le professeur.
- Non ! Non pas du tout, enfin... Je voulais juste récupérer ma...
Vicktoria voulut terminer sa phrase, mais remarqua qu'on ne l'écoutait déjà plus, et entreprit donc de s'asseoir à une place libre juste à côté de Lucian, en jugeant qu'il était préférable qu'elle se taise et qu'elle s'enfonce dans la masse de mutants qui l'entourait.
- Merci. C'est la honte. Grommela-t-elle, à Lucian, en réajustant sa basket à son pied, pour entendre l'une des personnes qu'elle avait interpellé (James) lui adresser la parole. Elle leva la tête vers lui, sourit un peu. Ahah t'es marrant !! Commenta-t-elle, mal à l'aise, pour comprendre que l'homme en question ne rigolait pas trop. Ou semblait très sérieux. Dans les faits, ce gars semblait vraiment vouloir sa chaussette.  
Vicktoria se remit donc tout naturellement à flipper.
- Je crois qu'il veut manger mon pied... Soupira-t-elle à Lucian, terrifiée, en cachant sa tête derrière les autres mutants, morte de honte, pour attacher ses lacets. Il veut vraiment me manger le pied, putain...
- "Toi !" Hurla une voix masculine, que Vicktoria ne prit pas la peine de remarquer directement.
- Si ça se peut ça a un rapport avec son pouvoir, et... Voulut-elle continuer, terrifiée, avant de se faire interrompre une énième fois.
- Je crois qu'on te parle, Vicktoria. Fit le blond qui l'avait traité de conne, plus tôt (Elliot). Vicktoria fronça les sourcils.
- De quoi ?! S'exclama-t-elle, en sursautant de nouveau, pour lever la tête, et tomber nez-à-nez avec un des garçons qui s'était pris sa chaussure. Il se trouvait deux chaises à sa droite.
Quelle idée de s'asseoir à côté de Lucian, aussi. Evidemment que son sauveur-de-basket devait se trouver à côté des garçons qu'elle avait maladroitement visé, tout à l'heure. Sinon, il n'aurait jamais pu mettre la main sur sa chaussure.
Qu'est-ce qu'elle était débile.
Et le garçon, en plus d'être follement en colère, devait très sûrement s'être fait toucher par un dieu, vu sa carrure, son visage, et son attitude, qui relevait plutôt de celle d'Hercule que d'un être humain normalement constitué. En se faisant cette réflexion, Vicktoria sentit ses joues partirent sur du rouge pivoine - elle en était certaine, elle devait ressembler à une tomate maintenant -. Elle se trouvait avec des mutants. Le pouvoir de ce gars (Aleksandei) devait avoir un rapport avec son physique. C'était pas possible d'être aussi beau.
- Hein ? Trouva-t-elle bon de prononcer, en se retournant, comme si le garçon ne la visait pas directement du doigt. Vicktoria choisit donc de prendre quelqu'un d'autre à parti, et de faire comme si de rien n'était. Elle porta son regard sur un adolescent visiblement mal en point (Tom). Est-ce qu'il me regarde ? Chuchota-t-elle, au garçon qui semblait à deux doigts de vomir. Hé !!! Aide-moi je t'en supplie, je crois qu'il veut me tuer... Est-ce que le gars énervé me regarde ?!
- "Je crois que je vais vomir. Faut que je sorte d'ici."  
Vicktoria fronça les sourcils, et en déduisit que l'autre taré-croisé demi-dieu (=Aleksandei) le regardait bel et bien.
- ATTENDS ! Je suis désolée ! S'exclama-t-elle, alors, terrifiée à l'idée de se faire tuer sur place. Je visais la caméra ! PAS TOI ! LA CAMERA ! Je te jure !  

- Je vrais vraiment finir par défoncer cette vitre. Grommela Wayne, dans sa barbe, quand il dut rester calme face à la mutante Tehena qui usait de son pouvoir. Ou tentait de le faire. Dans tous les cas, leurs vies à tous étaient en jeu, et il haïssait déjà le professeur Hodgkins pour les avoir mis dans cette situation.
- PERSONNE BOUGE ! S'exclama-t-il, en perdant son sang-froid, quand certains soldats trouvèrent bon de marcher vers la porte. Elle peut pas utiliser ses pouvoirs. Personne ne peut le faire. Alors calmez-vous. Le professeur sait ce qu'il fait. Articula-t-il, comme pour se convaincre lui-même qu'Hodgkins n'était pas en train de faire une gigantesque connerie.
Alors qu'il s'apprêtait donc à exploser sous la tension énorme qu'il devait supporter à cause des risques que prenait Hodgkins, Wayne remarqua une autre présence, à l'intérieur de la pièce.
Ce fut à ce moment précis, que son regard tomba sur Cybèle. Détourné de la vitre, il s'approcha de la petite, en essayant d'avoir l'air vraiment vraiment vraiment très très très énervé, chose difficile, compte tenu du regard adorable de la petite.
Bon sang, mais qu'est-ce qu'il devenait niais.
Chassant cette pensée de son esprit, Wayne s'accroupit à sa hauteur.
- Ecoutes, Cybèle, c'est vraiment pas le moment pour...
- Général !!! L'interrompit une femme qui observait la vitre avec attention. Monsieur !!!
Wayne l'ignora, et concentra son attention sur la petite mutante qui se trouvait face à lui. Elle faisait partie d'un programme destiné à l'entraînement des jeunes comme elle, et ce, depuis son plus jeune âge. Wayne connaissait donc bien Cybèle, et essayait tant bien que mal de ne pas avoir l'air trop "gentil" avec elle, dans la mesure où il était quand même censé, plus tard, les considérer comme des membres de l'armée à part entière.
C'était néanmoins difficile de passer outre sa petite bouille mignonne, et...
Wayne passa une main sur son visage.
Il devenait vraiment extrêmement niais, ça lui donnait envie de pleurer.
- C'est très important ce qu'on fait, je peux pas perdre mon temps à parler, tu comprends ? Tu peux pas rester ici, et... Prononça-t-il, à l'attention de Cybèle.
- Général !! Le professeur Hodgkins a quitté la salle !
- Pardon ?! Sursauta Wayne, en se mettant debout. Il ne l'avait même pas vu s'en aller.
- Il vient de quitter la salle. Je pense qu'il a terminé. Les mutants vont être pris en charge par Asriel.
- Bien, attendez ici je vais m'entretenir avec lui et...
- Pour la petite, monsieur, on... Le coupa un soldat, en visant Cybèle du regard.
- Elle m'accompagne. J'irais la ramener à Ram tout à l'heure, mais elle va rejoindre Asriel pour le moment. Répondit Wayne, dans la précipitation. Viens Cybèle !
Les soldats observèrent leur supérieur de leurs airs intrigués, mais ne dirent rien pour le contredire, tandis qu'il se dirigeait vers l'extérieur. Ces derniers n'avaient pas le pouvoir de le faire, de toute façon.
Ni comte ni roi suis, Coucy suis. 
 
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