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24h Cartoon: Rassemblez votre force ce samedi à partir de 15h !


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ASCENDANCE - Rpg
#11
Bjr
Je viens
Il se peut que je rajoute une dame

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Frederick Silver
Contrôle des roches et du métal - 28 ans


Pour Frederick, pas d'histoire larmoyante sur un orphelin dont les parents aurait été tué par la Fédération, non. Sa vie fut on ne peut plus banale. Ses parents vivaient parfaitement heureux et furent ravit de la naissance de leur fils aux beaux yeux bleus. Pourtant, ils choisirent de "divorcer" quand il avait 8 ans d'un commun accord. En effet, sa mère était d'origine Epsiolonienne, il lui était donc impossible de rester dans l'Empire Terrien sans risquer sa vie. Ne présentant pas encore de signe du gêne Epsilonien, il avait été décidé que Frederick resterait avec son père car l'Empire Terrien était plus développé qu'Epsilon et cela assurait donc des conditions de vie plus agréable.

Mais quelques années plus tard, alors qu'il aidait son père dans son atelier de métallurgie, ils ont découvert avec effroi qu'il possédait bel et bien des capacités non humaines. La capacité de contrôler les roches et le métal. Pour une personne aussi effacé que Frederick la découverte d'une mutation d'une telle puissance fut effrayante. Comment la contrôler ? Comment la cacher ? 
Le plan initiale fut de l'envoyer clandestinement sur Epsilon pour lui assurer la sécurité, mais il fut vite avorté car jugé trop dangereux. Le métal et la lave étant abondants sur Al-Fal, planète colonisée par la Fédération sur la quelle lui et son père habitaient, il aurait été compliqué de cacher sa mutation, voir impossible. Ils déménagèrent donc sur Terre où se père se trouva une nouvelle compagne. Cette femme avait une fille avec qui il lia une certaine amitié, plus qu'une réelle relation fraternel. Cette jeune fille s'appellait Eurydice. Leurs parents ne restèrent pas longtemps ensemble mais néanmoins il la considérait et la considère toujours comme une demi sœur, d'autant que la pauvre enfant avait la chique pour se retrouver dans des situations compromettantes qui finissait le plus souvent par elle, rentrant à l'appartement recouvertes de bleus et autres blessures. Frederick n'était pas le genre de personne à se battre, mais il lui est arrivait, assez régulièrement, de défendre Eurydice par la force. Pas avare de paroles, c'était sa manière de montrer qu'il tenait à elle comme à une petite sœur.

Calme et discipliné, Frederick ne représente à priori aucun danger, tout comme un volcan endormit.

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Hamilton
Omniprésence - 32 ans

Hamilton est un pirate.
Qu'on se comprenne bien, pas un pirate qui navigue à travers les eaux sur son fidèle navire où flotte au vent un pavillon noir, non, le capitaine Hamilton est un corsaire de l'espace. (Albator, Albator, du fond de la nuit d'ooooor) Connu de tous pour ses abordages aussi nombreux que réussis envers les vaisseau de la Fédération, il sévit dans la voie lactée depuis maintenant six années. Hamilton éprouve une haine inconsidérée pour cette Fédération qu'il avait pourtant pour habitude d'acclamer dans son ancienne vie.

Autrefois jeune professeur d'histoire vantant les mérites de la Fédération et de son Empire Colonial, Hamilton n'a jamais soupçonné une quelconque anomalies dans son code génétique. Pourtant, il est bel et bien mutant. Doté du don d'omniprésence, il a la capacité de se trouver à plusieurs endroits en même temps, don qu'il a découvert en essayant d'espionner sa fiancée (n'ayez pas peur). A partir de là, on peut dire que tout a basculé, mais ce n'est pas son monde qui a changé ; c'est lui. En tant que professeur d'histoire, le traitement des mutants ne lui était pas inconnu, et cette nouvelle lui fit porter un tout nouveau regard sur les actions de la Fédération qui s’avéraient désormais révoltantes à ses yeux. Loin d'être idiot, il préféra fuir loin de ces barbares plutôt que d'essayer de vivre caché. La mutation c'était déclenchée et il n'avait aucun moyen de la refréner. 
Ainsi était né le capitaine Hamilton. 

Son charisme et son intelligence on fait de lui une personne respectée parmi les contrebandiers et son « équipage » n'était composé que d'hommes de confiances. Néanmoins, munit de beaux cheveux blonds soyeux et d'un regard de glace perçant, il va sans dire qu'il s'agit d'un bel homme (et nul doutes qu'il en est conscient) mais comme tout bel homme qui se sait beau il est aussi d'une arrogance à en faire pâlir Apollon. Et c'est sûrement cette arrogance qui a causé sa perte. Ses « hommes de confiances » l'ont trahi et livré à la Fédération en l'échange d'une somme considérable. Pirate et mutant, sa tête devait en effet peser son pesant d'or.

Pourtant Hamilton est bien plus qu'un beau corsaire fier et dédaigneux, mais cette façade lui permet de garder une certaine constance et de toujours se sortir des situations délicates dans les quelles il se retrouve, aussi compte-il beaucoup sur sa ruse et son intelligence pour se sortir de cette mission suicide. 

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Eurydice Rhodes
Contrôle de la matière organique - 20 ans
(c'est abstrait, demandez moi si vous ne comprenez pas)

Le mythe d'Eurydice est bien simple.
Un bel après-midi, en cueillant des fleurs, Eurydice mourut.

Pauvre Eurydice, quel toucher meurtrier que celui d'un serpent ! Te voici aux enfers, royaume d'Hadès où règne mort et terreur. Mais qu'ouï-je ? Ton bel Orphée est là pour te sauver ? Qu'il en soit ainsi, mais qu'il ne se retourne point ou ceci sera ta demeure éternelle.

Que vois-je ? Eurydice de retour aux enfers ? 
Pauvre, pauvre Eurydice. Qu'est-il de plus meurtrier qu'un homme ?
Ne le sais-tu point ? Mais enfin, la réponse est évidente !

Toi.

Eurydice Rhodes, fléau des hommes. 
Tu es Eurydice, tu es le serpent, tu es Hadès, tu es Orphée et tu es l'Enfer à toi seule.

Ta peau de lait plus douce que la caresse d'une plume, tes beaux yeux dans les quels on se noie avec délectation, ta longue chevelure qui emprisonne tout cœurs solitaires, ta beauté ingénue, Ô belle Eurydice tout ceci n'est que fumée. Tes pensées sont meurtries d'une folie instable, tu es le danger même. Pourtant,
pourtant tu n'as jamais rien fais de mal. Non. Jamais. Pas une seule fois en vingt années d'existence sur cette terre. Alors pourquoi t'a-t-on arrêté ? Tu es ce que les docteur appelle « mentalement instable », ou, des fois « dérangée ». Ce ne sont pas des jolies formulations, tu ne les aimes pas. Tu préfères dire de toi que tu es lunatique. Peut être un peu névrosée. Mais cela n'a jamais nécessité une telle violence à ton égard. Pourquoi t'avoir arrêté ? Tu n'es qu'une enfant, sans père, avec pour seule famille une mère qui jamais n'a posé un regard sur toi. 
 
Car tu es létale Eurydice.

Ton simple toucher, tout comme le serpent, peut tuer. Ton monde, tout comme Hadès, n'est que mort et terreur. Tes actes, tout comme Orphée, sont irréfléchis. 
Par ton seul bon vouloir, tu peux faire pourrir les entrailles d'un homme alors qu'il se tient devant toi. D'une caresse, faire fondre sa chair sur ses os blancs. D'un battement de cils, l'envoyer dans ton royaume.

Mais cela, Ô cruelle Eurydice, tu ne le sais pas encore.

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Tell me, Atlas.
 What is heavier
The world or its people’s hearts ?
 
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#12
Tout le monde : Vs gérez, et on manque de fifilles mais au pire c'est pas grave. 
Mais vous gérez. 
+ Inscrivez-vous ceux qui veulent !! 
Ni comte ni roi suis, Coucy suis. 
 
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#13
http://img15.hostingpics.net/pics/396037Naeta2.png
Naeta Zemnor
Vision analytique de l'espace et du mouvement

Naeta est une jeune fille de 21 ans, dont les quelques petites tâches de rousseur sur son visage sont marques de sa jeunesse. Elle est née et a grandit dans les quartiers populaires d'une grande ville terrienne, dans l'actuelle Grande Bretagne. Dès son enfance, elle traine souvent avec les garçons de son quartier et montre un caractère assez marqué, qui lui vaut souvent cette image de garçon manqué, bien que cette description n'est pas celle qu'elle a d'elle-même. Elle reçu une éducation élémentaire à l'école publique, et vécu son enfance et son adolescence avec ses deux parents, modestes travailleurs, dans la pauvreté modérée mais pas malheureuse du peuple. Lorsqu'elle fût assez grande pour quitter l'école, elle décida de travailler pour aider ses parents à payer les différentes factures de la vie. Les petits boulots qu'elle enchaina n'étaient pas très enchanteurs ni très rémunérés, et elle les quittait souvent vite, que ce soit par démission ou par licenciement. Elle finit pourtant par trouver quelque chose dans lequel elle était douée : la livraison. C'était un travail très simple, elle montait dans un véhicule que lui prêtait l'entreprise pour laquelle elle travaillait et elle livrait des colis. En soit, peu de choses différencient un livreur d'un autre, si ce n'est pas vitesse de livraison. Et en cela, les réflexes très développés de Naeta et sa vision du mouvement et de l'espace qui l'entourait lui permettait de piloter mieux que quiconque. Elle voyait et analysait chaque mouvement de son champ de vision, et comprenait chaque forme et chaque recoin qu'elle avait en visuel, ce qui, par conséquent, lui conférait d'excellents réflexes. Un de ses amis d'enfance qu'elle voyait régulièrement, devenu un jeune voyou tout en bas de la hiérarchie d'un gang de quartier, parla de ses talents à son chef, qui voulu la rencontrer : un livreur doué de tels talents de pilotage pouvait s'avérer très utile pour une petite bande de hors-la-loi, et même si ce fût un dilemme pour elle, la promesse du gain et la volonté d'aider ses parents à vivre plus confortablement finit par la convaincre d'accepter. Elle fit donc quelques courses pour ce gang, durant lesquelles elle transporta marchandises illégales, faux papiers et même des armes, mais même si elle pouvait s'échapper et semer la police à bord d'un véhicule, elle n'avait pas la protection suffisante pour les empêcher de rapidement trouver son identité et de venir frapper à la porte du domicile familial. Ne pouvant pas nier les preuves et incapable d'être protégée par son gang, elle fût condamnée à 5 ans de prison ferme pour transport illégal de drogues. Cependant, les tests médicaux effectués à son entrée en prison lui valurent d'être transférée, deux semaines plus tard, sur un vaisseau remplit de personnes qu'elle n'avait jamais vus de sa vie. Les bracelet qu'on lui mit aux poignets renforcèrent son idée d'être transférée dans un autre pénitencier.
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#14
Warren Ravenswood
25 ans

Son histoire

Né de deux parents mutants activistes, victimes de la Fédération tandis qu'ils promouvaient un rapprochement pacifiste entre les deux nations, le potentiel génétique de Warren s'oriente vers Epsilon aussi fortement que les convictions qui lui ont été inculquées. De part son passé, Warren voit donc la Fédération comme un pur et simple empire du Mal. Contrairement à ses parents cependant, sa vision pacifiste s'est éteinte avec le temps, et il a appris à exploiter ses capacités depuis son plus jeune âge, et ce dans un seul objectif : défaire l'emprunte humaine apposée par la Fédération sur ses systèmes et donner naissance à un monde libéré de ce jeu des alliances, dans lequel les populations humaines et Epsiloniennes vivent ensemble, sans notion d'allégeance.

De part la nature de ses pouvoirs, Warren a longtemps été capable d'échapper à la Fédération, en s'assurant d'avoir toujours un temps d'avance sur cette dernière lorsqu'elle tentait de s'en approcher. Sauvé par ses parents, qui ont tout fait pour le cacher jusqu'à leur assassinat, le passé activiste de sa famille en a cependant toujours fait une cible de choix pour la Fédération.

Bien qu'il ait toujours réussi à échapper à la purge meurtrière de la Fédération, c'est en 2571, peu après le début du programme fédéral d'entrainement des mutants, que l'armée prend réellement conscience de son potentiel et met en place diverses stratégies pour le capturer. En 2575, la Fédération apprend la véritable nature de sa capacité, jusqu'alors inconnue, et est capable de mettre en place un scénario menant à sa capture. Vers la fin de l'année, Warren se retrouve prisonier de la Fédération, après près de deux décennies de fuite.



Le personnage


Malgré sa haine pour la Fédération, Warren se détache des autres mutants par son calme inégalé, un comportement qui selon lui lui permet d'exploiter ses pouvoirs au mieux de leur capacite et qui, selon la Fédération, "est un trait absolument indispensable pour un stratège".

Au-delà de cela, Warren est un personnage assez social, d'un naturel très joueur parfois un peu enfantin. Son sourire s'explique notamment par le fait que son pouvoir lui ait permis de prédire sa propre capture, et qu'il a rapidement compris que sa fuite de la Fédération prenait fin. Ayant décidé de faire bonne figure en acceptant son sort, il a choisi de masquer ses affiliations anti-fédérales en suivant les ordres de l'armée. A ce titre, Warren apparait comme le candidat idéal pour le commandement.

La Fédération ne sait cependant pas que Warren n'attend qu'une chose...
L'opportunité de placer un coup décisif contre ses oppresseurs.




Le pouvoir de Warren lui permet de projeter son esprit à n'importe quel instant et n'importe quel endroit de n'importe quelle timeline. En d'autres termes, il est capable de revoir n'importe quel élément du passé et ses alternatives, de voir n'importe quels événements du présent, et l'ensemble des possibilités pour le futur d'une situation.

Bien que sa capacité soit assez étendue, elle ne lui permet pas d'intervenir sur les timelines qu'il perçoit. Il est incapable de modifier le continium espace-temps et ne bénéficie que d'une position d'observateur.

Quelque soit sa destination, sa capacité fonctionne toujours de la même façon. Il doit dans un premier temps fixer un point de départ qui peut être soit dans le passé, soit le présent lui-même. Une restriction cependant : Warren ne peut pas se projeter vers l'inconnu, et doit pouvoir structurer dans son esprit au moins quelques éléments de l'instant où il se projette. A partir de là, il peut soit :
  • Observer le déroulement des événéments de la timeline réelle, sans aucun changement. Cela lui permet de revivre le passé, et d'explorer le futur le plus probable (rétrocognition et prémonition). Puisque sa capacité lui permet de choisir un lieu en plus d'un temps, il peut l'utiliser pour percevoir n'importe quel élément du présent (forme de projection astrale).
  • Dérouler une timeline alternative. A partir du point choisi, il décide d'une modification et observe le déroulement des événéments à partir de là. Cela lui permet de percevoir "ce qui aurait pû se passer" ainsi que "ce qui pourrait se passer maintenant" (connaissance paratemporelle). Depuis quelques années, Warren s'est également entrainé à visualiser plusieurs alternatives afin de pouvoir analyser plusieurs scénarios, et choisir ses actions en fonction de la stratégie souhaitée.
La faiblesse la plus importante liée à son pouvoir est que seul son esprit peut se permettre le voyage. Lorsqu'il utilise ses capacités, son corps est donc détaché du présent, comme totalement figé. Cet état est très similaire à celui dans lequel se retrouverait son corps si Aleksandei Norovski utilisait son pouvoir dessus. Cela signifie donc que tout ce qui lui arrive pendant son absence a bien des conséquences lors de son retour (saignements, blessures, ...). Il est également assez difficile de ruser pour masquer sa transe car lorsqu'il utilise sa capacité, l'ensemble de ses sens sont projetés à sa destination. Ses yeux deviennent alors complètement blancs, et il ne montre plus aucune réaction à son environnement physique.
https://cdn.pbrd.co/images/2MH1huzH.gif
 
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#15
(16-06-2016, 13:04)Edeen a écrit :  Bjr
Je viens
Il se peut que je rajoute une dame

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Frederick Silver
Contrôle des roches et du métal

http://image.noelshack.com/fichiers/2016/24/1466073414-babe.png

Omg Iwan ma vie *-* 


Sinon le RP a l'air super cool je le lirai surement, j'ai pas le temps de le faire.
J'emprunte le compte secondaire de Pioulak temporairement ;P
Je suis schizophrène, et moi aussi.
https://33.media.tumblr.com/tumblr_m8ht89TykH1rap7lgo1_500.gif
https://akk.li/pics/anne.jpg
RIP je t'ai aimé ..



 
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#16
http://image.noelshack.com/fichiers/2016/24/1466215860-rpg-salle.jpg

Vos personnages se réveillent à l'intérieur d'une grande salle comme au-dessus. Ils sont assis, d'abord endormi (c'est évident). Ils ont un bracelet au poignet et ce bracelet les empêche d'utiliser leur pouvoir (ils pourront peut-être le désactiver ensuite !!). Ils ne sont pas au courant des projets de la Fédération. En somme ils savent simplement qu'ils se sont fait capturer. Après, c'est le trou-noir : ils ont été assomés. 


 - ... Bienvenue à bord de la mission Atlantis.
Les yeux d'Elliot s'ouvrirent avec difficulté, lorsqu'enfin, il put reprendre conscience de ses faits et gestes. Sa tête lui faisait terriblement mal, et ses membres, engourdis, peinaient à bouger d'un seul millimètre. Où étaient les soldats qui avaient bien manqué de l'attraper ? Pourquoi est-ce qu'il n'était plus à Berlin ? Un regard confus autour de lui, suffit à lui démontrer en l'espace d'un instant à peine, qu'il n'était pas libre. Pas plus qu'il ne se trouvait en Allemagne, car dans les faits, l'environnement qui l'entourait avait tout de ce qu'il était possible de trouver, à l'intérieur des vaisseaux de la Fédération. Des chaises, par dizaines, s'étendaient à perte de vue dans son dos. Il n'était pas seul : plusieurs autres ombres encore floues se tenaient à ses côtés. L'endroit à l'intérieur duquel il se trouvait rassemblait à une gigantesque salle de réunion interstellaire, et un écran étendu en longueur, se trouvait juste en face de lui.
... Bienvenue à bord de la mission Atlantis... Continuait d'articuler la voix féminine et robotique d'un probable ordinateur qui semblait cracher ses mots des hauts-parleurs qui le surplombaient. Elliot fronça les sourcils. Il voulut passer une main sur son visage, remarqua, alors, le bracelet métallique qui se trouvait attaché à son poignet. Il n'était pas maintenu par des menottes. En revanche, impossible de savoir pourquoi est-ce qu'il ne se trouvait pas seul en cellule, lui qui s'était fait capturer dans une rue absolument déserte de la capitale allemande. La Fédération préférait interroger les mutants avant de les tuer ? Une nouveauté bonne à savoir, mais il ne collaborerait pas.
Bienvenu à bord de la mission Atlantis. Persista la voix du robot, une troisième fois, avant de s'éteindre complètement.
Hé ! Tenta-t-il, bêtement, à l'intention de ceux qui se trouvaient assis à la même rangée que lui. Des visages facilement distinguables, mais peu similaires : des personnes de tout âge, qui semblaient ne pas savoir, non plus, ce qu'elles fichaient à l'intérieur de ce cirque. Certains dormaient profondément, probablement assommés. D'autres s'agitaient sur leurs chaises, visiblement terrifiés. Il remarqua que quelques individus parlaient entre eux. Hé ! Quelqu'un sait ce qui se passe ?! Demanda-t-il, alors, en avisant son poignet, pour se mettre debout. Putain de Fédération à la con... Il remarqua, alors, que le bracelet en question clignotait tranquillement. Comme si une puce avait été injectée à l'intérieur. On essayait de le tracer ? C'est quoi votre problème ?! S'adressa-t-il, à l'une des nombreuses caméras de surveillance qui scrutaient la gigantesque salle.
J'ai déjà essayé de les faire réagir. Soupira une brune, assise quelques sièges à sa gauche, en indiquant, d'un mouvement de la tête, la petite caméra. Elle entreprit de se mettre debout. En fait, je suis réveillée depuis trente minutes. Personne est venu nous expliquer pourquoi on est ici. Ne force pas. Apparemment, on s'est tous fait bien avoir. Déclara-t-elle, de son air las, insupportable aux yeux d'Elliot. Il ne la connaissait pas, et se foutait éperdument de ses intentions. En revanche, il ne souhaitait pas rester coincé ici avec ces gens pour le restant de ces jours.
Tu m'apprends rien abrutie. Rétorqua Elliot, dans un tic agacé, en cherchant du regard une issue de secours, et de quoi se défendre. 
La fille haussa les sourcils, dans l'ironie. 
C'est Vicktoria.
C'est la même chose. Et je reste pas ici. S'empressa-t-il d'affirmer, en voulant se mettre à marcher hors des allées de chaises ridicules qui s'étendaient à perte de vue autour de lui. Néanmoins, Vicktoria se décida à l'arrêter en chemin.
Attends ! S'exclama-t-elle, le visage dessiné en une expression illuminée. J'ai peut-être une solution. Et sur ces mots, elle entreprit de détacher les lacets de sa chaussure droite, rapidement.
Elliot, confus, ne répondit pas.
Si on casse la caméra de surveillance, ils seront obligés de se ramener pour la réparer, et on pourra leur demander ce qu'ils veulent ! Affirma alors Vicktoria, pour, sans prévenir, littéralement lancer sa basket contre la caméra.
Elliot resta perplexe.
Non seulement l'entreprise fut vaine - l'engin fit, tout au plus, deux rotations sur lui-même dans un vacarme gênant -, mais en plus, la chaussure de la fille alla joyeusement frapper le crâne d'un mec lambda, à quinze mètres de là (Casey), pour rebondir sur le crâne d'un autre, brutalement (Aleksandei).
Aussi, Elliot voulut lui dire à quel point elle était ridicule à s'acharner de la sorte, mais une porte, au fond à droite, s'ouvrit à la volée. Un militaire entra à l'intérieur de la grande salle, visiblement profondément énervé.
RESTEZ ASSIS TANT QU'ON VOUS A PAS DEMANDE DE BOUGER ! S'exclama Wayne, lorsqu'il fut enfin devant la foule de mutant qui attendait. Étrangement, et jusqu'ici, tout s'était déroulé à merveille : leur capture n'avait pas été bien difficile, et dans l'ensemble, aucun d'entre eux ne s'étaient montrés réticents au point de leur poser de trop gros problèmes. Bref : tous se trouvaient parfaitement disposés là où il fallait. Wayne ne souhaitait donc pas voir de si tôt les choses s'emporter. Vous savez parfaitement pourquoi est-ce que vous êtes ici. Il est donc préférable que vous obéissiez. Affirma-t-il, en souhaitant avoir l'air crédible.
Ah, voilà le premier toutou de l'armée. Commenta un gamin blond (Elliot), à l'air trop assuré. T'aurais pas dû t'en prendre à moi.
Une seconde de silence suivie cette remarque, avant que l'expression sarcastique qui animait le visage du garçon, ne se transforme en un air confus. En voilà un qui semblait avoir voulu user de son pouvoir. 
- Ton bracelet me protège. Lui expliqua Wayne, dans un sourire énervant, rien que parce que cet idiot lui tapait sur le système. Tes pouvoirs sont inutiles. Et pareil pour tous les autres : pas besoin d'essayer de vous battre, compris ? À peine eut-il déclaré ces derniers mots, que le mutant à qui il s'adressait s'empressa de secouer son poignet dans tous les sens, et de trouver un moyen de retirer la chose qui s'y trouvait rattachée. Bien évidemment, le tout échoua, et Wayne ne put que pousser un long, très long soupir. Son uniforme lui faisait crever de chaud, et il n'avait pas envie de perdre son temps en expliquant à ces gens, les raisons de leur présence ici. Ce n'était pas son rôle.
Pourquoi on est là ? Trouva néanmoins utile de demander une fille, plus âgée que l'autre mutant blond (Vicktoria). D'habitude, les mutants, vous les tuez. Alors... Soupira-t-elle, à son tour, inquiète, visiblement, mais encore assez audacieuse pour prendre la parole.
Vous demanderez ça à... Voulut lui répondre Wayne, en tournant son regard dans sa direction, avant d'être interrompu par une nouvelle entrée à l'intérieur de la salle.
Bienvenue à bord de la mission Atlantis ! Chantonna un timbre sage et mesuré, pas celle d'un robot cette fois-ci. Wayne porta son regard vers la source du bruit, J'ose espérer que vous n'êtes pas trop bousculés par le voyage. Continua celui qui semblait être le Professeur Hodgkins, en rejoignant Wayne tranquillement. Il glissa, au passage, un bref "réveillez ceux qui ne le sont pas encore" à un homme en blouse blanche, tendu à sa droite. Ce dernier s'exécuta.
Bien. Se contenta-t-il alors de sourire, en joignant ses mains pour aviser les visages des individus qui se trouvaient alors assis face à lui. Vous avez donc été introduit au général Brixton : inutile de vous le présenter. Il marqua un temps de pause, se contenta d'un sourire. Je suis le Professeur Hodgkins, initiateur de cette mission fédérale. Rassurez-vous cependant : je n'ai pas en tête de vous éliminer. Affirma-t-il, en hochant vivement la tête, justement.
MENSONGE ! Vous allez faire quoi, alors ?! À un moment ou à un autre, ce sera le prix à payer. On n'est pas complètement c... L'interrompit Elliot, violemment, en se levant à nouveau.
SILENCE ! Rétorqua Wayne, glacial. ASSIEDS-TOI !
Ou sinon quoi ? Tu vas me tirer dessus ? T'es payé pour ça, après tout, pas vrai ? Susurra alors le blond, d'un air défiant, loin du regard apeuré que portait Vicktoria à l'ensemble de la scène. Pourquoi est-ce que je t'obéirais ?
PARCE QUE... Voulut répondre Wayne, dans l'énervement, pour s'arrêter quand il vit l'expression du visage d'Elliot se défigurer en un rictus chargé de douleur. Les yeux sombres de Wayne vinrent alors se poser sur la silhouette du professeur, qui fixait le gamin patiemment. Il comprit alors que ce dernier était en train d'utiliser son pouvoir sur le mutant en question, et jugea bon de se tenir à l'écart : il n'avait pas reçu le droit de s'opposer à cette hiérarchie-là.
Parce que je suis mutant, moi aussi, Elliot. Compléta donc le professeur, en esquissant un bref sourire. Pour tout te dire, je contrôle le calcium. C'est une capacité très utile, tu t'en doutes. Elliot sembla cependant soudainement se calmer. Hodgkins put donc reprendre son discours, en ignorant le garçon maintenant partagé entre une confusion intense et un choc certain. Seulement, et contrairement à toi, je ne porte pas de bracelet. C'est la raison pour laquelle tu devrais m'écouter, et il en va de même pour vous tous. Il lança son regard sur l'assemblée, pensif, avant de reprendre, en changeant habilement de sujet. Je conçois tout à fait votre confusion. Je suis l'initiateur de la mission qui a entraîné votre capture, il est donc juste de votre part de vous laissez aller à la colère. En revanche, je souhaite que vous sachiez au moins une chose : je ne suis pas responsable des conditions dans lesquelles vous avez été capturés. Ces clauses ne dépendent pas de moi, mais de la Fédération. Nous sommes deux entités distinctes : je ne représente pas la Fédération. Expliqua-t-il, alors, dans un calme serein, et dans un sourire rassurant. Et voyez-vous, je ne suis pas, non plus, un militaire. Je ne fonctionne pas selon toutes ces règles barbares.
Wayne, de son côté, détourna le regard, lassé et toujours agacé.
C'est la raison pour laquelle, si vous le souhaitez, il vous sera permis de contacter vos proches, afin de leur annoncer votre départ en direction d'Epsilon.
- ... Pardon ?! S'exclama Vicktoria, que la terreur semblait déjà avoir envahi de toute part.
Pour ce faire, vous aurez une journée. Continua le professeur, sans lui prêter attention, trop éloigné pour percevoir le son de sa voix. Le vaisseau engagera sa route demain, et c'est à partir de là que votre rôle sera crucial. Bien évidement, je compte vous l'expliquer, mais j'ai besoin de toute votre attention. 


+ Tu peux te ramener stv, tout le monde est le bienvenu hihi. 
Ni comte ni roi suis, Coucy suis. 
 
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#17
La première chose qu'Aleksandei ressenti en se réveillant, ce fut une haine et une colère incommensurable. Il revoyait parfaitement le visage d'ange de ce sale traître qui l'avait presque tué pour le capturer. Jamais il n'oublierait ce visage. Jamais il n'oublierais son désir de vengeance.
Il ouvrit les yeux avec lenteur et posa son regard sur ce qui l'entourait. Il était persuadé que ce qui l'attendait était le peloton d'exécution. Après tout les membres de la Fédération qu'il avait tué par ses attentats, il ne pensait pas qu'il puisse en être autrement. Et pourtant, il était là, dans cette grande salle étrange. Il fallait qu'il s'échappe. Il ferma les yeux et tenta de se concentrer. Ca allait lui demander beaucoup d'énergie, mais il était sûr de pouvoir tous les stopper pendant suffisamment de temps pour se tirer de là.
Mais quand il rouvrit les yeux, rien n'avait changé. Son pouvoir était inutile. Une sorte de panique étrange l'envahit alors. Si il y avait bien une chose qu'Alek ne supportait pas, c'était d'être enfermé quelque part. Il était un esprit libre, un esprit rebelle et anarchiste. La prison n'avait de place dans sa vie qu'à l'état de menace qui lui permettait d'y puiser sa force de continuer.
Fou de rage, il balança son poing contre le siège droit devant lui.
- Relax, beau gosse, ça n'y changera rien, lança une voix indubitablement féminine mais au ton grave et râpeux.
Il se retourna vivement pour se trouver face à une créature étrange à la peau violette et aux yeux jaunes. Une mutante, tout comme lui. Mais une mutante bien plus proche génétiquement que lui. Pour qu'elle ait cette apparence, elle devait au moins descendre de ses grand-parents.
Elle secoua ses longs cheveux noirs retenus en une queue de cheval haute, un sourire machiavélique plaqué sur le visage, et son parfum emplit les narines du russe. Il haussa un sourcil et s'apprêta à répliquer lorsque quelque chose vint frapper l'arrière de son crâne avec violence.
Il se retourna presque aussi vite que l'éclair tout en hurlant à qui voulait l'entendre :
- Mais qui est l'espèce de sale petit enf*iré qui a osé me...
Mais en croisant les yeux de biches de la jeune fille, qui semblait figé dans son mouvement de tir, il ravala ses insultes. On ne traitait pas les dames, parole d'homme poli. Il se contenta de la foudroyer du regard, et s'apprêtait tout de même à lui envoyer une remarque cinglante quand l'arrivée d'un militaire le coupa.
Aleksandei fronça les sourcils à l'entente des mots qui sortaient de sa bouche. Il l'horripilait déjà. Il jeta un oeil à la mutante à la peau violette dont il ignorait le nom. Il se rendit alors compte qu'un badge figurait sur la poitrine de son uniforme. Aurélia, disait-il.
Il baissa ses yeux bleus sur sa propre poitrine, qui affichait également son prénom. Bizarre.
Le jeune russe avait tout juste commencé à se calmer quand il le vit entrer dans la pièce. Le sale petit c-on qui l'avait capturé et à cause de qui il était là.
Si Aurélia n'avait pas posé une main sur son épaule pour le calmer, il aurait sauté sur ce jeune arrogant aux grands airs, caché derrière un homme du double de son âge.
Aveuglé par sa colère, il ne fit que très peu attention à ce que l'homme disait. Un certain professeur, visiblement. Qui leur annonçait qu'il était un mutant, tout comme eux. Un mutant à la solde de la Fédération. Un traître, à ses yeux. Et son sang ne fit qu'un tour quand il comprit qu'on allait se servir d'eux. Pourquoi ? Aucune idée. Mais Alek ne se laisserait pas faire.

Asriel était fier d'être sur ce vaisseau. Il était fier d'avoir aidé et même participé à la capture de nombreux mutants. Il était fier de pouvoir servir une cause qu'il pensait juste. Il jeta un regard au professeur, pas très sûr de l'attitude à adopter, mais il ne demanda rien. De toute façon, le professeur n'avait pas grand chose à faire de lui.
Il inspira profondément et suivit son mentor qui entrait dans la pièce. Il se tenait juste derrière lui, dans son ombre, assez caché pour qu'on ne le remarque pas du premier coup mais suffisamment exposé pour être vu.
Il se tenait droit, le torse bombé, les bras en arrière. Il regardait droit devant lui, et sentait peser sur lui le poids de la responsabilité. Il fallait absolument que cette mission fonctionne.
Mais quelque chose n'allait pas. Il se sentait fixé, observé. Il jeta un oeil dans la salle, balayant les siège du regard, jusqu'à croiser le regard bleu d'un jeune brun aux traits dur, visiblement bien décidé à lui faire la peau. Il fronça les sourcils. C'était le jeune russe qui faisait exploser tout et n'importe quoi, et était responsable d'un nombre considérable de victimes. Sa capture avait été délicate, mais Asriel était le meilleur dans son domaine, et jamais il ne décevait les ordres donnés par ses supérieurs.
Il répondit au regard assassin de son visiblement futur ennemi avant de détourner le regard pour se concentrer de nouveau sur les paroles de son mentor.

Quant à Jimmy, eh bien, il n'avait rien suivit de tout cela. Il était dans un coin de la salle, profondément endormi. En vérité, il s'était réveillé plusieurs heures auparavant, puis avait trouvé tout cela bien trop ennuyant et décidé de faire une petite sieste. Aussi, quand un étrange personnage en blouse blanche vint le réveiller de son rêve passionnant, il fut tellement surpris qu'un cria d'une voix forte et un peu trop aiguë :
- Non !! Pas les élans géants du Canada !!!
Et ce fut en ouvrant les paupières qu'il se rendit compte de la centaine d'yeux posés sur lui.
- Euh... Ne vous dérangez pas pour moi, hein... Continuez votre euh... Ouais...
Il n'avait rien comprit, hormis le fait qu'il avait certainement interrompu quelque chose d'important.
Oups Jimmy, tu as encore fait n'importe quoi ! Lança la petite voix sournoise de sa conscience dans son crâne.
" your life is not you own, take your hands off it. "
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"you can be the king, but watch the queen conquer"
 
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#18
Lucian sortit lentement de son sommeil, réveillé par des voix qu'il ne connaissait pas. Une douleur lancinante lui fit se tenir le crâne, et il ouvrit les yeux avec difficulté.
Pas encore totalement conscient de ce qui l'entourait, il chercha du regard d'où venaient les voix qui l'avaient sorti de sa torpeur, mais fronça les sourcils en se rendant compte qu'il ne connaissait pas cet endroit, pas plus que les personnes qui s'y trouvaient d'ailleurs.

A présent bien réveillé, il tenta de garder son calme du mieux qu'il le pouvait, observant la salle avec des yeux ronds, complètement perdu, se demandant comment il avait atterri là.
La dernière chose dont il se souvenait était son départ de chez lui pour aller à l'épicerie la plus proche, étant bientôt à court de nourriture.
Et voilà qu'il se réveillait dans une immense salle remplie de chaises, à bord de ce qui était visiblement un vaisseau de la Fédération.
Mais qu'est-ce qu'il fichait là ?
Il constata alors qu'on lui avait attaché un espèce de bracelet au poignet. Il tenta de le retirer durant quelques secondes, mais abandonna vite la lutte. Il regarda les personnes assises autour de lui et vit qu'ils portaient tous le même bracelet.

Reconnaissant les voix qui l'avaient réveillé, il tourna la tête et vit alors une jeune femme brune et un homme blond qui semblaient se disputer. Il n'osa pas leur parler, ni à eux ni à qui que ce soit dans la salle d'ailleurs, légèrement paniqué de se retrouver avec autant de monde autour de lui, dans un lieu qui lui était inconnu, sans avoir la moindre idée du pourquoi il se trouvait là.
Il prit donc le parti pris de garder le silence, et se contenta d'observer ce qui se passait, souhaitant rester le plus discret possible. Il n'était pas du genre à s'afficher.

Il observa tour à tour toutes les personnes présentes, resta interdit devant la tentative désastreuse de la jeune brune pour casser la caméra de surveillance, et sursauta lorsqu'un militaire entra en beuglant.
Il suivit l'échange qui s'en suivit avec attention, souhaitant vraiment comprendre pourquoi il se trouvait là.
Il écarquilla lentement les yeux en entendant ce qui se disait.
Comment ça, les bracelets le protégeait ?
Il était totalement confus, mais lorsque le mot mutant fut prononcé, il comprit.
Toutes les personnes présentes dans la salle étaient donc des mutants.. Mais pourquoi était-il là, lui ? Il n'était pas...

Un ange passa.
...
Puis un autre.

Il finit par se figer, et devint livide, n'arrivant pas à assimiler ce qu'il venait d'apprendre sur lui-même.
Il se repassa alors l'entièreté de sa vie, rajoutant l'information ''mutant'' à l'équation. Et tout prenait alors un sens nouveau.
Il était tellement perturbé, comprenant enfin pourquoi il avait toujours eu l'impression de ne pas être ''normal'', qu'il n'écouta plus rien de ce qui se passait autour de lui, ne se rendant même pas compte que d'autres personnes étaient arrivées entre temps.
Il était bien trop désarçonné que pour réagir à quoi que ce soit, se contentant de rester assit sur sa chaise, les sons environnants n'étant que des bourdonnements à ses oreilles.

Apprendre dans de pareilles circonstances que vous êtes un mutant, et ce après 26 ans d'existence à être persuadé que vous n'êtes qu'un simple humain, ce n'est pas quelque chose que l'on prend forcément bien, après tout.

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#19
alois

Tout était flou. Un peu trop même. Un mal de crâne lancinant, des douleurs dans ses muscles, et un peu partout dans son corps. Alois plissa les yeux, espérant recouvrer quelques instants la vue, mais sans grand succès. Il y avait quelque chose de froid sur son poignet, quelque chose qui n'était pas là avant.

Avant quoi?

Les souvenirs de son appartement défilaient dans sa tête, du bol de nouilles sur la table qu'Alois mangeait lorsque soudainement, un fracas tonitruant s'était fait entendre, puis... puis, des personnes armées avaient fait irruption dans la pièce, et Alois avait très vite compris que ce qui se passait pouvait s'apparenter à une rafle. Ou du moins, l'avait vécu ainsi.

Puis, plus rien. Il n'y avait eu que le noir, jusqu'à son réveil ici.

Sa vision devenait de plus en plus nette, bien que les voix autour soient particulièrement étrange, leurs mots hachés, bizarrement. Une perception de l'environnement qui lui fit penser que ses ravisseurs lui avaient sans doute injecté un bonne dose de drogue ou de calmant quelconque dans les veines – autant dire qu'Alois n'aimait pas du tout cette idée.

Peu à peu, les voix se firent plus nettes, mais aussi plus agressive. De quoi ravir notre métamorphe qui commença à geindre, passant les mains sur son visage, se sentant encore plus mal qu'à la sortie d'une de ses pires gueules de bois – et c'était quelque chose pourtant. Puis, Alois vit avec stupeur, quelque chose d'accroché à son poignet, quelque chose qui ne devait pas être là. Se redressant tant bien que mal, passant ses doigts sur le métal froid du bracelet, Alois se rendit compte que ce n'était clairement pas l'une de ses breloques, que quelqu'un lui avait mis ce bracelet. Pourquoi, impossible de le savoir néanmoins, une petite idée commençait à se profiler dans son esprit, idée qui ne lui plaisait pas. Pas du tout.

Se redressant, Alois pût constater que la salle était remplie de personnes visiblement tout autant perdues les unes que les autres, se posant des questions, s'interpellant, certains effrayés, d'autres énervés, d'autres encore semblant se moquer complètement de la situation. Mais surtout, il y avait une voix, robotique, ô combien agaçante, qui répétait en boucle bienvenue à bord de la mission Atlantis.

Ta gueule.

Écoutant les bribes de conversations qui lui parvenaient, Alois comprit très vit que personne ne savait ce qu'ils faisaient là, et nota aussi que pas un ne semblait faire attention aux militaires qui se tenaient là, assis au beau milieu de tout ce petit monde – il n'était pas bien difficile de les repérer, puisqu'ils étaient les seuls qui ne se posaient pas de questions et qui semblaient avoir un balai coincé dans leurs jolies petites fesses rebondies. Et alors que deux personnes entretenaient une conversation pour le moins cordiale, un homme, visiblement plutôt remonté, c'était le cas de le dire, entra dans la pièce pour commencer à beugler, se voulant sans doute patibulaire, mais ne réussissant qu'à ressembler à une pale caricature d'un homme qui se voulait important sans vraiment l'être. Son visage déformé par ses cris le faisait plus ressembler à un chien enragé qu'à un militaire propre sur lui, arrachant à Alois un sourire amusé. Pour l'image professionnelle des militaires, on repasserait.

Mais suite à cette démonstration de tendresse, un jeune homme blond qui semblait au moins aussi intelligent – comprenez par là aussi con – que monsieur Patibulaire, commença à lui répondre avec un faux air de petit rebelle qui agaça directement Alois, qui tâchait de ne pas montrer à quel point son hilarité grandissait. L'un comme l'autre semblaient assez pitoyables, mais s’avéraient pour le moins divertissants.

«  – Ah, cracha blondinet-trop-rebelle, voilà le premier toutou de l'armée. T'aurais pas dû t'en prendre à moi. »

Mais c'est qu'ils devaient être effrayés les militaires. Ils auraient dû visiblement, et Alois tremblait déjà de frayeur face à blondinet-trop-rebelle. Mais l'heure n'était pas à la réflexion, puisque militaire-patibulaire repris la parole, l'air encore plus imbécile que précédemment.

« – Ton bracelet me protège. Tes pouvoirs sont inutiles. Et pareil pour tous les autres : pas besoin d'essayer de vous battre, compris ? »

Alois soupira. C'était de mieux en mieux. Plus de pouvoir. Plus de pouvoir, soit une apparence fixe pour une durée indéterminée – en somme un cauchemar. Sentant la rage monter, Alois serra les poings, mais refusant de prendre part à cette sorte de combat de coq, s'enfonça dans son siège en attendant la suite des opérations. Suite qui ne se fit pas attendre, puisqu'entre quelques hurlements de blondinet-trop-rebelle et réprimandes de militaire-patibulaire, un homme, pour le moins plus impressionnant que l'autre, fit son entrée.

« – Bienvenue à bord de la mission Atlantis ! lança-t-il d'une voix calme qui mit Alois sur ses gardes. J'ose espérer que vous n'êtes pas trop bousculés par le voyage. Bien. Vous avez donc été introduit au général Brixton : inutile de vous le présenter. Je suis le Professeur Hodgkins, reprit-il après une pause, initiateur de cette mission fédérale. Rassurez-vous cependant : je n'ai pas en tête de vous éliminer. »

Que de joie, songea Alois.

Restait maintenant à savoir pourquoi la fédération avait besoin d'eux, alors qu'en temps normal ils n'étaient que des indésirables qu'il était nécessaire d'éliminer. Enfin, ce n'était pas particulièrement compliqué à deviner, ils avaient sans doute besoin d'eux pour une mission quelconque, qui, au vu du nombre de mutants entassés dans la salle, devait être conséquente : la Fédération n'aurait jamais gardé tant de mutants, menaces potentielles pour elle, sans une excellente raison.
Ayant visiblement suivi le même raisonnement, blondinet-trop-rebelle décida de hurler une énième fois, le plaçant alors en première place dans la liste d'Alois dite « des personnes à éviter le plus possible ».

« – Mensonge ! Vous allez faire quoi, alors ?! »

Aussi antipathique était-il, il marquait un point. A moins d'être complètement imbécile, difficile de ne pas se rendre compte qu'ils étaient tous en vie pour une raison particulière.

« – À un moment ou à un autre, ce sera le prix à payer, continua blondinet-trop-rebelle. On n'est pas complètement c...
– Silence !
hurla militaire-patibulaire. Assieds-toi ! »

Alois ne pouvait s'empêcher de l'imaginer, le visage rougi, boursouflé, trop occupé à crier sur tout le monde, seule manière d'asseoir une autorité qui visiblement n'existait pas. C'était particulièrement drôle de le voir aussi mal gérer un malheureux faux rebelle qui, probablement, repartirait la queue entre les jambes sitôt qu'il trouverait une véritable figure d'autorité.

« – Ou sinon quoi ? Tu vas me tirer dessus ? T'es payé pour ça, après tout, pas vrai ? Pourquoi est-ce que je t'obéirais ? »

Militaire-patibulaire recommença alors à hurler – Alois avait du perdre plusieurs points d'audition en quelques minutes – lorsque le professeur prit la parole. Il coupa la phrase que militaire-patibulaire avait commencé, ce qui s'apparentait plus ou moins à une extermination complète et radicale de la crédibilité qu'aurait pu avoir le « général ».

« – Parce que je suis mutant, moi aussi, Elliot. »
Cette phrase, sur un ton doucereux, ressemblait bien trop à une tentative de manipulation. Cet homme, l'air de rien, tenterait de gagner leur confiance, et ça, Alois s'en énervait déjà.
« – Pour tout te dire, je contrôle le calcium. C'est une capacité très utile, tu t'en doutes. »

Phrase qui eût au moins le mérite de faire taire blondinet-trop-rebelle – dont le patronyme était visiblement Elliot mais aux yeux d'Alois, le nomme blondinet-trop-rebelle lui convenait bien mieux.

« – Seulement, et contrairement à toi, je ne porte pas de bracelet. C'est la raison pour laquelle tu devrais m'écouter, et il en va de même pour vous tous. Je conçois tout à fait votre confusion. Je suis l'initiateur de la mission qui a entraîné votre capture, il est donc juste de votre part de vous laisser aller à la colère. En revanche, je souhaite que vous sachiez au moins une chose : je ne suis pas responsable des conditions dans lesquelles vous avez été capturés. Ces clauses ne dépendent pas de moi, mais de la Fédération. Nous sommes deux entités distinctes : je ne représente pas la Fédération. Et voyez-vous, je ne suis pas, non plus, un militaire. Je ne fonctionne pas selon toutes ces règles barbares. »

C'était bien évidemment pour ça qu'un militaire barbare lui obéissait. Alois ne pût retenir un petit rire suivi d'un mouvement de tête désapprobateur.

« – C'est la raison pour laquelle, si vous le souhaitez, il vous sera permis de contacter vos proches, afin de leur annoncer votre départ en direction d'Epsilon. »

Les yeux d'Alois écarquillèrent.

Epsilon?

« – C'est une blague j'espère ? »

Mais les visages sérieux de tous les militaires dans la salle ne semblaient que trop sérieux. C'était une blague. Et tous semblaient d'accord avec ça, pas un pour paraître offusqué, ne serait-ce qu'énervé, pas un pour ne serait-ce que comprendre la situation. Incroyable. C'en devenait presque drôle. Un léger ricanement, rempli de condescendance franchit ses lèvres.

« – Vous êtes vraiment des génies hein, lança Alois d'une voix calme. Vous pensez réellement qu'on va vous suivre ? Qu'on va accepter ça comme des petits toutous bien sages ? Qu'à la seconde ou on retirera ces trucs on ne va pas tous vous supprimer bien tranquillement ? Vous pensez peut-être que parce que vous êtes un mutant on va vous faire bien gentiment confiance, et accepter de faire tout ce que vous nous dites au nom d'un gouvernement qui nous exécute depuis qu'il connaît notre existence ? Ils nous ont toujours chassés, sans arrêt et vous, vous débarquez à la solde de cette bande de connards qui ne font que nous exterminer sans même nous considérer comme des humains, et tout d'un coup vous vous pointez l'air de rien, à leur solde, ayant soudainement besoin de nous pour votre guerre stupide. Alors que vous nous exécuterez à la seconde même ou vous n'aurez plus besoin de nous. Quelle intelligence, c'est brillant. »



alexa


Le réveil d'Alexa fût pour le moins... mouvementé.

Une douleur incroyable se répandit dans tout son corps, et la jeune femme se releva d'un bon. Une main étrangère la força à rester dans son siège. Un cri resta coincé dans sa gorge, tandis que tout lui revenait en tête.

Les hurlements, autour d'elle, les mutant, abattus par l'armée, et au milieu, elle. La stupéfaction d'être toujours là alors que les balles qu'elle avait pris auraient dû, certainement, être mortelles. Ou du moins, des blessures graves.

Elle ne put s'empêcher de passer une main sur son bras, là ou l'avait heurté la balle, et ou l'on ne voyait désormais qu'une petite marque, légère, comme un bleu.

Elle aurait du être transpercée, non ?

Ou quelque chose du genre.

Sans qu'elle ne s'en rende compte, des larmes avaient déjà empli ses yeux, et coulaient désormais sur ses joues pâles. Comme une réponse au choc qu'elle avait subi, alors qu'elle n'avait pu pleurer ou extérioriser, depuis ce moment, sur la terrasse. Alors que ses souvenirs se bousculaient dans son crâne, la jeune femme tentait désespérément de se souvenir, de se souvenir du moment fatal, du moment précis ou tout était devenu noir. Pour autant, elle était incapable de s'en rappeler. Il y avait juste ce raid, le tir, puis, tout était flou.

Un peu comme le présent. Dans sa bulle, Alexa prêtait à peine attention aux mots de l'homme qui se trouvait face à eux. Elle en était incapable. La scène qu'elle avait vécu ne cessait de tourner encore et encore dans sa tête, sans qu'elle ne parvienne à la stopper. Ce calvaire ne fût stoppé que par une voix puissante, appuyée, qui terrorisa la jeune femme. Alexa se ratatina dans son siège, morte de peur, essuyant d'une main

Elle était dans une salle. Une salle étrange, qui ressemblait quelque peu à une salle de conférence. Face à elle, et à d'autres personnes qu'elle ne connaissait pas, se tenait un homme, l'air courroucé, qui était probablement celui donc le cri l'avait sortie de ce cauchemar. A ses côtés, une autre personne était là, l'air bien plus calme, plus rassurante. Il semblait s'adresser à une personne en particulier, un jeune homme blond qui semblait particulièrement en colère, mais qui s'assit néanmoins lorsque l'homme prit la parole.

« – Parce que je suis mutant, moi aussi, Elliot. »

Alexa se redressa quelque peu sur sa chaise, déboussolée. Il était mutant, tout comme elle, et visiblement comme le jeune homme à qui il s'adressait. Devait elle en déduire que tous, autour d'elle étaient des mutants ?

« – Pour tout te dire, je contrôle le calcium. C'est une capacité très utile, tu t'en doutes.Seulement, et contrairement à toi, je ne porte pas de bracelet. C'est la raison pour laquelle tu devrais m'écouter, et il en va de même pour vous tous. Je conçois tout à fait votre confusion. Je suis l'initiateur de la mission qui a entraîné votre capture, il est donc juste de votre part de vous laisser aller à la colère. En revanche, je souhaite que vous sachiez au moins une chose : je ne suis pas responsable des conditions dans lesquelles vous avez été capturés. Ces clauses ne dépendent pas de moi, mais de la Fédération. Nous sommes deux entités distinctes : je ne représente pas la Fédération. Et voyez-vous, je ne suis pas, non plus, un militaire. Je ne fonctionne pas selon toutes ces règles barbares. C'est la raison pour laquelle, si vous le souhaitez, il vous sera permis de contacter vos proches, afin de leur annoncer votre départ en direction d'Epsilon. »

Alexa avait écouté avec attention son discours, qui tendait à la convaincre jusqu'à ce qu'il ne mentionne Epsilon. Des murmures s'élevèrent alors dans la salle, certains semblant quelque peu excités de se rendre sur Epsilon, d'autres énervés, et certains, dont Alexa, semblaient morts de peur. La jeune fille, paralysée, voyait sa vie basculer dans l'horreur, ce en quelques secondes.

Si elle n'avait pas été sur cette terrasse, rien ne serait arrivé.

Si elle n'avait pas été sur cette terrasse, elle pourrait sans doute être chez elle. Elle serait en train de boire un thé, ou n'importe quelle autre boisson chaude, occupée à illustrer quelque chose, n'importe quoi.

Elle aurait voulu être n'importe ou. N'importe ou sauf en cet endroit.

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#20
C'est doucement, avec une légère migraine et sans vraiment avoir conscience d'où elle se trouvait que Naeta ouvra les yeux, jusqu'au moment où elle se souvint qu'elle était censée être en prison. Elle ouvrit alors grand les yeux brutalement et se redressa d'un coup sur sa chaise avant de regarder nerveusement autour d'elle. La pièce dans laquelle elle se trouvait était grande et remplit de chaises, sur lesquelles se trouvaient d'autres personnes, qui pour la très grande majorité semblaient endormis. Seuls quelques uns semblaient s'être réveillés avant elle et ils s'agitaient dans tout les sens, en faisant du bruit. Elle voulu les ignorer et cherchait à trouver une sortie, ou quoi que ce soit en observant l'agencement de la pièce, mais elle n'arrivait pas à se concentrer. Elle mit ça sur le compte de son mal de crâne et baissa les yeux sur son poignet, orné d'un bracelet indéniablement électronique. Elle décida donc de profiter de n'avoir pas de menottes et de ne pas trop risquer de se faire électrocuter ou je-ne-sais-quoi d'autre avant de savoir de quelle manière se bracelet l'entravait. Les autres présents dans la salle commençaient à se réveiller un à un, et le brouhaha incessant commençait à l'agacer, n'arrangeant en rien sa migraine. Elle leva les yeux au plafond et soupira avant de dire d'un ton neutre, d'un ton qui n'était pas particulièrement fort mais d'une voix assurée qui lui valait que sa remarque pouvait être bien entendue à quelques mètres autour d'elle.
"C'est pourtant pas compliqué de fermer sa gueule."
Elle remarqua qu'une ou peut être deux personnes semblaient s'être calmées après l'avoir entendu, mais les autres n'avaient même pas dû l'entendre. Elle soupira à nouveau, résignée, et entreprit d'attendre calmement qu'il se passe quelque chose. Ça ne tarda pas, au bout de quelques secondes d'attente, quelqu'un deux rangs devant, dans la direction dans laquelle elle regardait, frappa violemment son poing contre le siège de devant. Naeta sursauta, d'abord surprise par la stupidité de la personne, puis surprise par le fait qu'elle ne l'ai pas vu venir. Le temps qu'elle pense à ça, une chaussure vint frapper la caméra juste au dessus, ce qui la fit sursauter légèrement à nouveau. Elle suivit des yeux la chute de la chaussure, incapable de voir sur quelle tête elle allait tomber. Elle ne comprenait pas pourquoi ses réflexes et ses capacités d'analyse l'avaient abandonnée, ça ne lui était jamais arrivé avant, et c'était difficile de mettre une telle perte sur le compte d'une simple migraine. Elle resta le regard vague plusieurs minutes avant de se tourner brusquement lorsque la porte s'ouvrit d'un coup derrière elle et qu'un militaire entra en criant. Elle soupira encore et décida d'attendre que les choses se passent pour comprendre ce qui, justement, était en train de se passer. Elle commençait à douter du fait d'être transférée dans un autre établissement pénitencier, car bien que certains des individus qui l'entouraient auraient le profil pour être des hors-la-loi, une majorité n'en avaient pas l'attitude, et surtout, presque personne ne semblait savoir ce qu'il faisait ici. Perdue quelques instants dans ses réflexions, elle n'avait pas suivit les tout derniers évènements (elle n'avait pas écouté ce qu'avait dit le militaire à propos du bracelet) et reporta son regard sur le militaire entré quelques secondes plus tôt, puis sur les quelques personnes qui semblaient élever la voix sur lui. Elle remarqua notamment le jeune garçon blond qui faisait beaucoup de bruit, pour ne pas dire grand chose, ce qui la fit sourire ironiquement. Il était l'exemple parfait de pourquoi elle ne pouvait pas être entourée de prisonniers : Il semblait bien habillé et surtout il attirait beaucoup trop l'attention. L'arrivée d'un nouveau protagoniste la fit détourner le regard vers son dernier, dont les vêtements laissaient penser sans doute possible qu'il s'agissait d'un scientifique. Elle l'écouta attentivement lorsqu'il commença à parler, car peut être allait-il donner des informations intéressantes vis-à-vis de sa présence ici. Elle lâcha un grand soupir quand le garçon blond se mit à crier à nouveau, car même si un tel comportement aurait été amusant à ses yeux en toute autre circonstance, elle avait mal à la tête et il commençait à l'agacer. Cependant, lorsque le militaire s'interrompit au milieu d'une phrase censée reprendre le-dit garçon, elle tourna les yeux vers celui-ci pour observer son visage tordu d'un rictus de douleur. Elle tourna les yeux lentement vers le professeur qui avait reprit la parole d'un ton calme. Il prononça un mot qui résonnait dans sa tête, "mutant". Elle jeta un rapide coup d’œil autour d'elle et comprit que même si toutes les personnes présentes ici étaient différents, c'était sûrement la seule chose qui pouvait les lier entre eux. Mais alors pourquoi elle ? Elle n'avait pas du tout la sensation d'être une mutante, et elle ne voyait surtout pas ce qu'elle avait de plus qu'un humain normal.
"...Contrairement à toi, je ne porte pas de bracelet..."
Elle baissa alors à nouveau les yeux sur son poignet. Elle ne comprenait pas pourquoi elle en portait un, si c'était réservé aux mutant. Ils devaient avoir fait erreur sur la personne à tout les coups. Elle se dit qu'elle essaierait d'en informer un militaire, mais, en réfléchissant quelques secondes, elle se dit que jusqu'à preuve du contraire, être ici n'était pas encore pire que la prison. Elle décida alors de jouer le jeu jusqu'à en savoir plus, et, dans le pire des cas, si il s'avérait que cet endroit était au final quelque chose de pire, elle pouvait toujours expliquer l'erreur, demander des tests. Elle avait le choix de jouer sur les deux tableaux et elle comptait en profiter pour, si elle en avait l'occasion, s'échapper et partir sur une autre planète. Perdue dans sa réflexion, elle n'avait au final rien suivit de ce qu'avait dit le professeur et regrettait de n'avoir pas écouté, il avait sûrement donné des informations intéressantes. Elle raccrocha à ce qu'il disait lorsqu'il annonça qu'ils pourraient contacter leurs proches pour annoncer leur départ vers Epsilon. Même si l'actualité, la politique, et tout le reste ne l'intéressait en rien, elle avait déjà entendu maintes et maintes fois ce nom à l'école et elle avait définitivement l'impression d'avoir manqué le passage où elle passait de prisonnière à membre d'un voyage à destination d'une planète mystérieuse. Elle observa les regards terrifiés autour d'elle et se dit que finalement, ça n'était peut être pas une si mauvaise idée : Un plan de la galaxie presque inconnu sur les cartes de la Fédération à plusieurs parsecs de la Terre, ce serait une occasion en or pour s'échapper et ne pas rendre de compte à la justice terrienne. Cependant, elle comptait bien appeler ses parents tant qu'elle en avait encore l'occasion, car elle avait la sensation que ce serait la dernière fois.
 
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