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Challenge Débutant: Viens tenter ta chance !


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Le Bar. [mélange de rpgs]
#31
- Un chocolat chaud s'il vous plait.
Adrien hoche la tête et pars chercher le chocolat demandé. La fabrication du chocolat chaud est facile et très intéressante. Une vache milka est suspendu au plafond et est maintenue en chaleur par différentes cheminées l'entourant. Quand le froid d'hiver arrive comme c'est le cas en ces jours tièdes, on lui rajoute des couvertures sur le dos. 
Adrien arrive devant la vache commence alors à la traire. 
C'est assez simple.. et puis cela fait bien longtemps qu'il a apprit à le faire.. lors d'un chantier d'un été ou il devait, avec de la compagnie, gérer une ferme. 
Caressant la vavache en signe de remerciement, celle-ci se mit à beugler de bonheur.. les mains d'Adrien était tellement plus douce que celle de cette teigneuse de Maëva... elle, elle n'y allait pas par quatre chemin pour récupérer son précieux chocolat. Enfin bref.
Adrien revient deux minutes plus tard avec un jolie bol bien remplit... et une grand envie d'engager la conversation.
- Alors.. hormis le chocolat.. quoi de chaud?
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#32
Audrey avait fini par s'accouder, rêveuse, la tête dans la main, en attendant que son chocolat chaud arrive. Perdue dans ses pensées, elle sursauta en entendant le bruit que fit le bol en se cognant contre le comptoir et se redressa instantanément. Gênée par son sursaut idiot, la blondinette s'empressa de coller ses mains à sa boisson, d'abord pour se donner une contenance et aussi pour se réchauffer.
- Alors.. hormis le chocolat.. quoi de chaud ?
Ouvrant de grands yeux étonnées, la jeune femme  se demanda quelques instants ce que le serveur entendait par là avant de se rappeler que c'était une expression d'ici. Un peu comme le classique "quoi de beau" si vous voulez. Souriant, Audrey reporta son attention sur le contenu du bol et resta silencieuse quelques instants, le temps de penser à ses futurs projets, puis finit par dire en soupirant :
- Vous savez, là d'où je viens c'est pas vraiment animé.. Les morts sont pas très..
Frissonnant, elle ajouta dans une grimace : 
- Marrant.
Puis, relevant la tête et se secouant un peu, comme si elle sortait d'un mauvais rêve, elle ajouta :
- Mais je suis en quête d'une relation alors vous savez, ça me prend un peu toute la tête..
Et vous ?
Le fixant avec curiosité, un joli sourire sur les lèvres, Audrey attendait sa réponse, scrutant la tête du jeune homme sans détour, essayant de lire ses pensées sur sa tête.
 
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#33
- Vous savez, là d'où je viens c'est pas vraiment animé... Les morts sont pas très... Marrant.
Adrien fit la moue. Ah... c'était une morte. La pauvre... ou la chanceuse. Enfin en tout cas elle savait qu'elle l'était elle! Car en effet, le jeune homme n'arrivait plus trop à poser les différentes pièces de puzzles de sa vie. Il ne savait plus trop où il en était. La griffure dans son dos semblait flotter.. ne pas être réel. Pourtant il se souvenait bien de ce fameux "chantier d'un été"... mais l'avait t'il déjà vécu ou n'était-ce pas encore arriver?
Plus aucune idée. Son passé comme son futur s'est mélangé pour former ce mystérieux présent.
- Mais je suis en quête d'une relation alors vous savez, ça me prend un peu toute la tête. Et vous?
Une relation... une relation...
Oh mon dieu. C'est surement pour cela qu'Adrien avait ressentit ce besoin de parler à quelqu'un. Quand on est perdu, les autres peuvent toujours facilement nous ramener à la réalité. 
Une relation.
- Je crois.. que.. je crois que je suis père. Mais je ne me souviens plus trop... j'ai peur du dehors je n'y vais plus trop.. j'ai peur du moi du dehors je crois...
Pourquoi est t'il barman ici? Qu'est-ce qu'il fuyait en acceptant le job déjà? 
Un bar... boire.. alcools.. 
Oulalalalalah... rien de bon ne surgit de la tête d'Adrien. Une vague idée de s'être renfermé sur lui pour cacher une énième horreur sur sa vie éclabousse le barman au visage.
- Je crois que je suis désespéré a l'extérieur... 
Adrien tremble.
Est-ce qu'être désespéré est plus cool qu'être mort?
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#34
Les yeux du serveur se perdirent dans le vide, loin, très loin, dans son esprit. Respectant son silence, Audrey balançait ses pieds de cette manière un peu enfantine qu'elle avait gardé malgré de nombreuses années à combattre et malgré même la mort. Elle n'osait pas boire son chocolat, préférant seulement se réchauffer les mains sur le bol irradiant de cette chaleur apaisante que vous cherchez après une journée fatigante passée dans le monde sauvage et dure.
- Je crois.. que.. je crois que je suis père. Mais je ne me souviens plus trop... j'ai peur du dehors je n'y vais plus trop.. j'ai peur du moi du dehors je crois...
Oh.. Que c'était triste comme déclaration.. Et si touchant..
- Du chocolat, peut-être ? 
Tendant son bol, la jeune femme lui adressa un sourire rassurant avant de se lever, de faire le tour du comptoir et de tirer sur la manche de l'homme en l'incitant à se lever.
- Vous inquiétez pas, je sais comment faire ahah.
Lâchant un éclat de rire cristallin en faisant un petit geste de la main, la blondinette se tourna vers la vache milka en chuchotant un tout petit "A nous deux ma belle", les mains posées sur ses hanches.
- Donc, peur vous disiez ? 
S'affairant autour de sa vachette, Audrey se préparait mentalement à la traire pour se faire un nouveau bol tout neuf; le bar étant assez vide en ce moment il se passerait bien d'un de ses deux serveurs pour un moment, lorsque le jeune homme balbutia, tout tristounet.
- Je crois que je suis désespéré a l'extérieur... 
Commençant alors à fredonner sans réagir en apparence, la blondinette entama de traire sa vache.
Imagine all te people..
https://www.youtube.com/watch?v=Rc5V9WuAWDw
Espérant que la chanson aurait pour le serveur comme pour elle, l'effet de tout transformer pour un instant.
 
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#35
Ayden n'était pas quelqu'un de bien. C'était un fait avéré, déclaré avec verve par de nombreuses personnes, et nul n'osait en douter. Il avait détruit de nombreuses vies sans le moindre remords, écrasant la populace grouillante de son mépris. Et pourtant, il était las d'être sans cesse haït et méprisé. Parfois, la seule chose capable de lui remonter le moral, c'était une tasse de café noir.

Ainsi était-il assit au comptoir du bar, sa tasse au liquide brûlant posée devant lui, ses doigts minces et pâles enroulés autour de la hanse. Son unique oeil vert fixait sans la voir la préparation fumante qui tremblait dans son récipient, et ses coudes posés sur la table d'un air nonchalant tranchaient avec ses épaules remontées. Il affichait sur son visage un air étrange, de celui qui n'a plus rien à perdre.

Son long manteau en cuir noir était posé sur le dossier de sa chaise, découvrant son sous-pull noir qui lui collait à la peau. Ses bottes à sangles raclaient contre le repose-pieds du tabouret, et son jean noir déchiré laissait entrevoir quelques rectangles de peau blanche.

Ayden ne parlait pas, et c'était tant mieux.
http://image.noelshack.com/fichiers/2017/32/1/1502120270-489243transparent-petit.gif
"hope was a dangerous, disquieting thing,
but he thought perhaps he liked it."
http://image.noelshack.com/fichiers/2017/33/6/1503108424-signa-neil-2.png
ourson en guimauve tout doux
 
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#36
Adrien se figea. Sa cliente commençait à fredonner une chanson. En gros tout ce qu'il ne faut pas faire si l'on ne veut pas que tout le monde vienne rajouter son grain de sel dans le bar. Car en effet, d'autres clients, connaissant la chanson, commence déjà à s'ajouter au chant... les habitués surtout. Après... ce n'est pas si grave que ça finalement. Cela fait bien longtemps que l'on n'a pas eu de chanson douce et mélancolique dans cette comédie musicale constante.Tristepin a arrêté son cheval et chante le regard vide, vers le plafond. Maëva continue son service, et tout en s'affairant avec son plateau, s'autorise à murmurer les paroles à son tour. Même Valentin (qui a visiblement décidé de revenir) à l'air de s'être calmé un peu pour chanter a son tour...
Adrien ferme les yeux, se laissant porter. Il frémit à chaque montée mélodique. 
Ce n'est pas de la peur, c'est de l'incompréhension. 
Une minuscule larme vint sortir de sa paupière fermée pour couler sur sa joue.
Puis, lentement, le jeune homme se rejoint aux autres, chantant sans trop oser faire entendre le son de sa voix. 
Cassiopée relève la tête... hein? Il y a quelques secondes à peine, elle était en train d'éclater en sanglot dans les bras de son petit ami Brennan. Par quelle magie était t'elle tombé ici? Ne cherchant pas à comprendre plus que ça, elle se remet à pleurer en renfonçant sa tête dans l'épaule de son copain.  
Philoctète (un personnage que beaucoup ont du oublier...) essaye de se frayer un chemin parmi les chanteurs passifs...
- Mais... mais vous ne comprenez pas?! Ce monde il existe!! C'est ici... ce monde ex..
PLAF. La bestiole s'écrase par terre... Il vient de se prendre un croche patte par Ka. 
Dire que le monde parfait est ici alors qu'il ressort d'un jeu mortel serait un poil exagéré, il se devait de rétablir la vérité quand même...
Une fois justice rendue, Ka penche la tête de côté pour observer le nouvel arrivant dont l'ombre encadre la porte d'entrée et, au passage, frotter furtivement son oeil droit avec sa manche de pull.  
La silhouette fait un pas.
Le Docteur. Les yeux mystérieusement rougis lui aussi. 
L'homme avance lentement, regardant l'ambiance étrange qui règne. Puis au bout de quelques pas, il s'arrête. Il est arrivé à la hauteur d'Audrey et Adrien. Le Docteur s'assoit, lève la main pour faire signe au barman qu'il voudrait prendre commande.. puis baisse finalement le bras. 
Adrien à l'air d'être trop occupé à se recueillir visiblement.
Se tournant vers Audrey, le Docteur lance alors,
- Pourquoi est-ce que mes personnages ne font que pleurer en ce moment? C'est de ma faute?
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#37
Audrey chantait en regardant ses rêves dans son chocolat chaud. A vrai dire, les mains autour de sa tasse, elle avait l'impression que les mots la réchauffait plus qu'un radiateur portable. Lorsque, enfin, la mélodie cessa, tout le monde se tut dans un silence agréable, un instant de communion partagé, pas le silence lourd et pesant qui suit les mauvaises nouvelles de la vie. Alors, enfin, la blondinette leva son bol à sa bouche et bu, ayant trouvé ce qu'elle cherchait dans ce bar soit : de la compagnie et du réconfort. Puis un homme, grand, majestueux, noble dans sa manière de se tenir et de voir le monde comme un homme sage et avisé, fit son entrée. Marchant droit devant lui, il s'arrêta finalement au bar lui aussi et alors que le serveur semblait réfléchir au sens de la vie, lui demanda :
- Pourquoi est-ce que mes personnages ne font que pleurer en ce moment ? C'est de ma faute ?

Avalant sa gorgée, la jeune femme répondit, narquoise :
- Hum, bonne question.. Vous avez quatre heures, esquissant un sourire malicieux accompagné d'un clin d’œil. Puis, repoussant son bol, elle s'adossa plus confortablement contre le bar pour reprendre plus sérieusement.
- Je pars du principe qu'il faut soigner le mal par le mal. Alors autant que ton personnage pleure plutôt que toi.. Quand il sera joyeux, il aura rempli sa mission, il aura trouvé sa propre vie.
Attrapant une cuillère la blondinette reprit ensuite sa tasse pour commencer à la touiller doucement, soulevant du chocolat chaud avant de le refaire glisser en formant des dessins et ainsi de suite.
- Tout est une question d'atmosphère.
 
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#38
https://www.youtube.com/watch?v=i9mYgkBBs_s
















- Tout est une question d'atmosphère. 
Le cou du Docteur commença a s'allonger doucement. Ses fesses ainsi que celles d'Audrey se décollèrent très légèrement de leurs chaises. Un flottement s'installait lentement. 
Soudain, le cou qui n'avait pas arrêté de se tordre se divisa en deux, puis en trois, puis en quatre. Au bout de ces cous, les têtes de Ka, Adrien, Cassiopée.. et du Docteur. 
Le décor du bar s'est penché jusqu'à disparaître dans la ligne lointaine de l'horizon. Maintenant il n'y a plus grand chose. On ne peut tout de même pas dire qu'il n'y a plus rien, puis-ce qu'il y a eux. 
Ka essaye de parler mais Adrien toussote, le Docteur tente de prendre à son tour la parole mais se fait interrompre par un sanglot de Cassiopée. 
- Vous avez quatre heures. 
Tiens, amusant, les phrases qu'Audrey prononçait se baladaient et n'arrivaient pas tout en même temps à destination. Certaines phrases arrivaient en retard, comme celle-ci... tandis que d'autres se perdaient définitivement dans le silence perpétuel.
Quatre heures. Ca tombe bien, la répartition des tâches est ainsi plus facile. Une heure par tête.
Mais Audrey va surement s'ennuyer pendant qu'eux réfléchissent. Il est très facile de se mettre à dériver dans l'ennuie. Il faudrait donc lui donner une question à son tour. 
- Où sommes nous? Vous avez une heure.
Bizarrement, les quatre têtes se sont misent à parler exactement en même temps. Le même cerveau? Éventuellement. Mais inutile de se pencher un peu plus sur le phénomène, cela mènerait à un désagréable déséquilibre. Qu'ils ne soient en ce moment même qu'un est une chose, qu'ils comprennent et assimilent qu'ils ne sont en vérité qu'un tout court, même hors du temps, en est une autre.
- Il aura trouvé sa propre vie.
Un autre bout de phrase qui flotte. Celui là est juste beau à lire et entendre, c'est surement pour cette simple raison qu'il est écrit et intervient à ce moment précis. Précis. 
Le temps a disparu comme le lieu. Le lieu a disparu. C'est ce qui fait de la question de Ka, Cassiopée, Adrien et le Docteur une question piège. Dire qu'ils sont encore dans le bar serait... étrange. Ca ne collerait pas. Ce serait dire que l'âne fait meuh. 
Ka regarde sa main. Elle est douce comme celle d'une fille. 
Cassiopée effleure sa jambe. Elle est si musclé...
Adrien a fermé les yeux. 
Le Docteur se penche vers Audrey. Son visage se déforme légèrement mais reste reconnaissable. Dans un de ses yeux on lit le rien, dans l'autre on lit le tout. 
Ses lèvres bougent et bizarrement aucun son ne sort. Les phrases mettent du temps à voyager. 
Ouvre tes oreilles Audrey.
- Comment fais tu pour ne rester que toi? Tu ne sors qu'une vie de toi à chaque fois, comment fais tu? Tellement de gens veulent sortir de moi, pourquoi tu es toujours toute seule? Comment fais tu?
Un trop pleins de questions. En vrac. Les points d'interrogations s'interrogent eux-même, ils sont impatients, ils ont hâte de pouvoir trouver affirmation a leurs pieds. J'ai hâte de pouvoir continuer à construire avec toi cet échange.  
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#39
Les bras, les jambes, les figures.. Tout se perdait dans un espèce de brouillard extensible.
- Il aura trouvé sa propre vie.
Une phrase, quelques mots, qui avait parlé ? Le Docteur ? Impossible de reconnaître le timbre d'une voix dans cette univers paranormal, une seconde dimension ouverte pour un instant unique et privilégié. Seul quelques personnages restaient les mêmes, flottant à quelques mètres au-dessus du sol, alors que les autres se dissociaient pour former un joyeux mélange. Audrey, elle, fixait les yeux de l'homme. Tout et Rien ? 
- La Vie et le Néant, chuchota-t-elle pour elle-même.


Pendant ce temps, l'inconnu parlait aussi, mais comme vous l'avez lu, les mots mettent un certain à voyager, et ce voyage venait de commencer. Puis, tout ce tordit et se distendit d'un coup et la blondinette entendu enfin.
- Comment fais tu pour ne rester que toi ? Tu ne sors qu'une vie de toi à chaque fois, comment fais tu ? Tellement de gens veulent sortir de moi, pourquoi tu es toujours toute seule ? Comment fais tu ?
Alors, une nouvelle musique s'invita en arrière plan tandis que l'homme et la femme s'envolaient une nouvelle fois dans un décor plus surprenant encore.
https://www.youtube.com/watch?v=mYYvnSEV0LA
Voguant à présent entre les nuages, montant et montant encore dans un ciel qui s'étoilait progressivement alors que la nuit semblait tomber à la vitesse de la lumière, les deux personnages parlaient toujours plus. Audrey avait préféré changer de sujet, là-bas, au Bar, s'accordant le temps de méditer sur les questions du vieux sage. Pourtant, le moment lui semblait venu de révéler le peu de choses floues qu'elle espérait avoir à peu près comprises, après tant d'années passer à arpenter les méandres des pensées de sa créatrice.
- Je.. Je crois que c'est parce que chaque personne qui sort d'elle, hésita-t-elle en pointant d'un doigt tremblant le ciel devenu d'un noir d'encre impénétrable, a une âme qui lui est propre. Chaque présentation qu'elle écrit met au monde un nouveau bébé qui, bien que déjà âgé dans l'histoire du temps, se construit au fur et à mesure des pages avant de devenir une vraie personne. 
Les deux habitants de ce monde extraordinaire étaient à présent perchés sur un nuage aussi léger que du coton, pourtant ils ne tombaient et ne tomberaient jamais. La jeune femme, elle, continuait à parler.
- Je sais qu'en haut elle n'est pas très fière de tous ses personnages, un peu tous basés sur le même modèle trop mignon et culcul pour faire vrai, rigola-t-elle. Mais justement, eux ne sont toujours pas nés ici, dans le monde de l'imaginaire. Un peu comme des ombres d'hommes. 
Faisant un geste de la main qui englobait tout l'horizon elle enchaîna :
- D'autres sont déjà bien réels alors que pourtant encore des bébés, comme Robie ou Mémé. Mémé est intemporelle, elle ne vieillira plus, et bien que fantôme elle est plus vivante que beaucoup d'autres. 
Cueillant des bouts de nuage au goût de barbe à papa pendant qu'elle parlait, attrapant au passage quelques étoiles au nougat et un bout d'une planète au chocolat, Audrey s'était envolée comme une toupie vers le ciel qui dévoilait une autre de ses facettes, plein de couleur bleu, rose et violette. 
- Chacun a donc un caractère, avec une caractéristique exacerbée, que ce soit un défaut ou une qualité. 
Trouvant échos dans ses paroles, des piles de livres se mirent à voleter tout autour d'eux. Molière, Racine, Corneille.. Que des dramaturges.. Pourquoi ? Sans doute parce que le théâtre repose sur la critique d'une partie d'un caractère mis en avant et que bien qu'ici on ne parlait pas de juger une personne, ils avaient tous en commun cette personnalité clichée, que ce soit du dragueur gentil, de la vieille folle, du machiavélique aux plans sournois ou de la blonde naïve.  
- Les vivants, d'ici ou d'ailleurs, ont tous une musique type voir toute une panoplie de sons qu'on pourrait leur accorder. A partir de ce moment-là, il suffit de se laisser porter par la mélodie et de s'oublier pour leur laisser la chance de s'exprimer, je pense, conclu-t-elle en se retournant sur le dos, flottant en l'air comme si elle avait été soutenue par une bouée invisible.
Tournant quelque fois sur elle-même, s'amusant à laisser dans son sillage de la poussière de fée, elle finit par revenir vers l'inconnu, les joues un peu rouges, les yeux brillants.
- Et toi, comment te vois-tu ? Fais-tu parti de notre monde ?
Le monde de l'Imaginaire. Le monde du Père Noël, des monstres des placards, des fées, des elfes, des ogres, des nains et de tant de créatures encore.. Un monde si libre et si grand. Un monde de choix infini à faire, à inventer. 
Un monde encore à découvrir.
 
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#40
Le coeur de l'homme se détend jusqu'à être aussi mou que le nuage sur lequel il est assit. Un trop plein d'évasion sort de lui... c'est tellement gigantesque de vivre de cette façon. 
- Fais tu parti de notre monde?
L'homme ferme les yeux pour faire abstraction de l'environnement qui l'entoure. Il veut être seul avec la question. Il faut qu'il la domestique, qu'il s'approprie la phrase, ses mots, son sens. On apprivoise pas une question aussi facilement. 
Le personnage n'a plus qu'une tête. Il la retire doucement, lentement... le visage se décolle. 
Un masque. L'interlocuteur n'était pas le Docteur, mais Tristepin. Il garde cependant le même regard, les mêmes yeux que le Docteur. 
- Je sais que je mange, je sais que je me rend au toilette, je sais que pour vivre j'ai besoin de faire tout ces détails du quotidien. 
Le chevalier sort son épée de son fourreau, il la laisse jouer entre ses doigts. 
- Pourtant... pourtant je ne me souviens jamais de ces événements. Trop anecdotique? Pourquoi faire un tri si nous vivons par nous même?
Tristepin s'approche d'Audrey, il sent son odeur, son parfum de nostalgie qui a l'air de lui coller à la peau. 
Le chevalier commence alors a tourner autour de la jeune femme, de plus en plus rapidement, de plus en plus nerveusement. Le rond qu'il trace sur le nuage avec ses pas se noircit comme de la suie. 
Un bruit d'antenne qui grésille commence à frémir dans les oreilles des deux blablateurs. Des bouts de nuages disparaissent en s'envolant dans les étoiles à une vitesse incroyable, happé par l'espace. 
Le chevalier cri. Il a besoin de crier pour faire sortir le fond de sa pensée. Il n'est pas triste, pas comme tout à l'heure. C'est une autre, une nouvelle émotion à présent. La colère. 
Tristepin lève sa lame, son Epée Dorée, au dessus de la tête d'Audrey. 
S'il est réellement le maître de lui-même, alors il osera faire ce que son créateur n'oserait jamais. Ses mains tremblent légèrement, son hésitation est visible. 
Un nouveau cri. Plus puissant cette fois. 
L'épée trace une jolie courbe dans l'air. Un déchirement vient couvrir le bruit de grésillement. Un craquement de vie. Tristepin l'a fait. 
Une brèche vient d'être ouverte. 
A deux pas d'Audrey, le décors s'est ouvert, laissant une faille brillante s'entrouvrir. 
Tristepin est essoufflé, l'effort qu'il vient de produire est important. Son épée tombe de ses mains et s'enfonce dans la suie. 
Le noir se glisse subtilement autour d'eux. Bientôt il aura prit possession de tout l'endroit. Hormis peut être... cette déchirure. 
Le chevalier transpire de plus en plus, ses gouttes de sueurs sont de plus en plus grosses, son front est de plus en plus rouge. On dirait qu'il fond de fatigue... ou de chaleur. Pourtant il ne fait pas spécialement chaud. Il ne fait pas tiède non plus, ni froid. En fait il n'y a aucune température définis, comme si la météo n'avait pas voulut se joindre à ce rendez-vous lunatique. 
Tristepin chancelle... puis se remet droit comme un pique. 
- Sans doute que ce visage-ci serait plus approprié pour te parler...
Avant que la tête du chevalier est totalement fondu, l'homme retire une nouvelle fois le masque qui le couvre. Ce n'était ni le Docteur, ni Tristepin. C'était Angelo.
- N'est-ce pas Charlie?
Parce que - Chaque personne à une âme qui lui est propre., il est difficile d'associer le parfum de nostalgie à une Audrey encore toute pimpante et vivante. Parce qu'un personnage ne parle pas comme un autre et qu'Audrey n'est certes plus un bébé mais Charlie l'est encore moins. Et enfin, parce que, et surtout parce qu'il a des choses que l'on ne comprend pas et que l'on explique pas. 
La queue de renard d'Angelo caresse le sol qui s'effrite. 
- Le Docteur ne m'aime plus, il ne m'utilise plus, il ne pense plus autant à moi qu’auparavant. Et pourtant je vis, nous vivons. 
Angelo s'approche de la jeune femme. Il a envie de la croquer, de n'en faire qu'une bouchée. Sa colère s'est dissipée. Retirant son tee-shirt, il le jette dans la faille. A présent front contre front, le semi-renard se mord la lèvre inférieur. Un geste anodin mais que seul lui a été capable de faire depuis la panoplie de vie sortis. Oui. Seul Angelo a pu déjà se "mordre la lèvre inférieur". Amusant? Ou simple détail inutile?
Angelo passe sa main sur le dos de sa partenaire... puis il s'arrête. 
- Quand je me sens écrit. Je suis incapable de faire certains choses. 
La vague noirâtre s'est répandu partout à présent... elle grimpe même le long des jambes du semi-renard. Il ne semble pas inquiet pour autant. Sa brusque envie sensuelle s'est dissipé comme son précédent élan de colère. Ses pupilles se dilatent dans l’obscurité. D'immenses yeux qui dévore la nuit. La nuit qui se colle à lui maintenant jusqu'au nombril. 
- Derrière cette brèche, il y a la liberté. Une vie normale, une vie de repos mais aussi remplis des plaisirs du quotidien. 
A ces mots, la faille se met à briller d'avantage, comme en accord avec les propos tenus.
Bien sur, cette promesse n'est pas aussi facile. Comme dans tout, il y a un mais. 
- Mais notre lien avec nos créateurs seront coupés à jamais. Nous n'entendrons plus parler d'eux et réciproquement.
Ah. Le voila. Le choix a double tranchant. Que faire dans une telle situation? Courir vers cette solitude de liberté? Ou accepter la douce entrave?
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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