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24h Cartoon: Rassemblez votre force ce samedi à partir de 15h !


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Hunger Games 31th Edition
#71
hs: bonjour dès que j'ai un nouvel ordi je reviens, par ce que je vous explique vit fait la situation : y'a plus que 1 / 4 de mon écran qui marche par ce que ma mère a marché dessus. allé la bise
 
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#72
JU 

Vu que j'ai pas envie de l'appeler "la petite soeur du district 12" toute ma vie, on va dire qu'elle s'appelle Passoa. D'éventuelles contestations? Non? Bien, nous pouvons donc continuer. Passoa renifla et essaya de distinguer quelque chose dans son ramassis de flotte qui s'écoulait de ses yeux depuis qu'elle avait entendu le dernier cri de son frère. 
Cool.. un autographe du mec du 1. Avec un peu de chance elle pourrait l'échanger contre une auréole au paradis.. si cette signature vaux bien quelque chose hein...
Et puis.. comme si Ju en avait un petit peu marre d'attendre dans une position statique que Sophia ai le temps de lui répondre entre deux DS, le jeune homme susurra...
- Oh, we can own the night... Don't worry 'bout a thing. 
Hein? Pourquoi donc Ju venait t'il de fredonner cette..
Olah. 
Olalalah non.
Ju se souvenait très bien de ce début de chanson. C'était une assez connue au District 1... elle avait été écrite par une tout jeune guerrière de la Carrière.. Audrey. Entre deux entraînements visiblement elle avait eu le temps d'écrire. 
L’interprète... a votre avis? C'est vraiment si dure que ça? 
Ka.. Ka si tu oses me transmettre ça je te... 
Ju lança un regard haineux au ciel. Son frère ne lui avait quand même pas refilé ce stupide besoin de chanter tout les dix posts?!! Oh mon dieu. Le ridicule allait le tuer là, c'était sur. 
Enfin bon... en même temps. Il faut savoir un peu profiter quoi. Parce que ce que Ju sais encore moins, c'est que son auteur à du, pour le faire vivre, sécher une répét' entre potes et un cours de solfège. Mais au bout d'un moment, il faudrait peut être penser à arrêter d'être sérieux tout le temps. On ne peut pas être parfait chaque seconde de temps scolaire. Allez.. on respire.. on profite un peu d'être peinard chez soit.. et on écrit. 
COMMENT CA C'EST PAS MORAL?! D'OU C'EST INJUSTE?!
Et recevoir un 4,5/20 de maths en S alors qu'on a bossé comme un malade c'est pas injuste peut être?!
Nan un moment faut arrêter.. faut prendre du recul et se dire qu'il n'y a pas que les cours dans la vie. Faut envoyer des textos à des potes et prévoir des sorties de week-end. Faut danser un peu tout seul dans sa chambre avec une musique complètement stupide et j'sais pas... 
Ouais bref. 
Vous me mettez combien sur 20 pour mon hors-sujet là?
Ju, lui, il me met 20, parce que ça y est.. il s'est laissé allé lui aussi. Et il chante.. tout seul.. devant la petite fille en pleure et Sophia. 
De toute façon Sophia elle s'en fiche elle ne répondra pas avant les vacances de Pâques, elle aura eu le temps d'oublier ce post et tout ce qui en a découlé -sauf si elle le relit à la rigueur-. 
Aaaaaah... ça fait du bien.
Soudain.
Brusquement. 
En régis: un traître du Capitole (qui va surement le payer au prix fort). Un ingénieur du montage venait de retrouver un clip vidéo où Ka chantait sa fameuse chanson. En deux clics, hop, sa silhouette mouvante était découpé, trois clics, zoup, il apparaissait aux côtés de Sophia Ju et la petite Passoa. La petite Passoa commençait d'ailleurs à se dire que tout ceci était très normal et donc bah naturellement elle s'est mise à danser elle aussi. Elle roule son popotin -ouais elle a 10 et alors?- et se met à reprendre deux trois gestes de tektonik tout pourris. Ju la regarde avec mépris.. De la tektonik?!! Elle est sérieuse?!!( https://www.youtube.com/watch?v=5OfwhGQONbg
Ok ok ok ok ok ok ok. 
Ju allait lui montrer ce que c'était de danser vraiment
Tacatacatacata, le jeune homme enchaîne les pas et chorégraphies compliquées sous les regard enthousiaste de la foule en délire. La foule en délire tout est relatif mais pour un Hunger Games, avoir trois personnes en face de soit c'est déjà pas mal.
Bon, faut que je termine ce post parce que j'ai pas envie d'en écrire un trop long. C'était juste un prétexte pour écouter cette musique en boucle en fait.. 
Après il faut que je passe aussi sur tumblr.. et faire quelques croquis pour le forum dessiné. Aaah.. Tant de temps passé inutilement qui fait du bien... 
J'aime les pétages de câble. J'vais me faire engueuler ce soir mais ce n'est pas grave parce que..
- DON'T WOOORRY BOUT A THING!!!
Le dieu Ka est avec moi!! Halelujah man!
Les mouvements de Ju sur la musique de son frère se font de plus en plus rapide.. méga méga rapide même -oulalalalalalalalalah-. Et puis un moment, il dérape. C'était un peu prévisible. Comme je l'ai déjà dit un peu plus haute: on ne peut pas être parfait tout le temps! 
Donc du coup il dérape. 
Et sans faire exprès il tombe sur Passoa et l'entraîne dans sa chute. Et sans faire exprès il y avait une lame bien aiguisée sur le passage. Hop. Elle traverse le crâne de Passoa. Ju recule juste avant d'y passer à son tour. 
Oh bah zut. Passoa est morte.
Oh bah re-zut. Il comptait pas trop la tuer de cette façon. Là comme ça elle a l'air encore plus idiote qu'avant. Bon.. bah pas grave. Voila une bonne chose de faite. Plus de dilemme a avoir. 
Se retournant, Ju constate que l'hologramme de Ka a disparu.
Il ne reste donc plus que lui et Sophia. 
Essuyant un petit filet de sang qui coule le long du cou de Passoa... Ju trouve qu'il s'agit là d'une bonne fin de post.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

http://img11.hostingpics.net/pics/140163tumblr.jpg
 
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#73
Finnegan et Diane


La traînée de lave s'était solidifiée après avoir emportée une bonne partie de la flore environnante avec elle. Diane avait vu juste. Le volcan explosa, c'était une éruption fabuleuse. Le magma s'envola dans le ciel avant de retomber en une pluie incandescente, embrasant la cime des arbres et creusant leur troncs jusqu'à ce que le bois soit entièrement calciné. La coulée de lave fût ce qui sorti du plus profond des entrailles de la terre. Fluide, d'un orange plus éblouissant que les flammes du soleil. On aurait dit un nectar divin, une offrandes à des dieux oubliés. 


Mais cette beauté n'était que le fruit d'artifices dissimulant un piège mortel qui, une fois dans cette arène, éradiquerai les tribus de la manière la plus spectaculaire possible. Chaque année les juges ne manquaient pas d'inventivité en ce qui concernait le design de ces armes. Même si le concept de hunger games ne changeait pas d'une année à l'autre, les pièges disséminés un peu partout étaient une manière de varier les plaisirs, empêchant les spectateurs de se lasser. 


Finnegan s'arrêta de courir lorsqu'il atteint la plage. L'eau était d'un bleu magnifique, offrant une valse de lumières colorées lorsque le soleil déclinait au loin. Dans sa course pour échapper à l'éruption, il avait perdu Diane. Le garçon se souvenait vaguement l'avoir entendu crier son nom pendant sa course. Mais l'adrénaline lui embrumait l'esprit, son instinct de survit  lui dictant de se mettre hors de danger. Il lui semblait aussi avoir entendu un coup de canon peu de temps après que sa partenaire se soit arrêtée de parler. Si il était vraiment seul à présent, il ne durerait plus très longtemps dans cette arène. Diane était son passeport pour une survit presque assurée jusqu'à la fin des jeux qui, dans le meilleur scénario, lui aurait peut-être permis d'obtenir la victoire. Sans elle, il se ferait tuer par le premier tribu venu. 


De toute façon, il y avait encore un espoir pour qu'elle soit en vie. Peut-être s'était elle juste perdu ? Peut-être que les juges avaient empêché la fille de le rejoindre en changeant la trajectoire de la lave ? Il devrait attendre la nuit pour être fixé sur le sort de Diane. Tout ce qu'il pouvait faire pour l'instant était d'attendre sur le rivage. Il aurait été trop dangereux d'affronter la mer en pleine nuit. Qui sait ce qui aurait pu se cacher dans les profondeurs. Les juges ne manquent pas d'imagination et n'en manqueront jamais. Il pourrait y avoir des mutations génétiques dans les abysses, attendant patiemment qu'un candidat inconscient s'aventure dans cette vaste étendue d'eau. 


Finnegan passa la main dans se cheveux encore trempés de sa sueur. A mesure que le taux d'adrénaline s'évanouissait dans son sang, il commença à ressentir les blessures laissée par sa course. De multiples entailles bénignes avec peu de risques d'infection. Il pouvait s'estimer heureux d'être encore en vie et blessé superficiellement. Diane, elle, n'avait pas eu cette chance. 


Hs: cc
 
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#74
JIMMY
Un hurlement de douleur.
Jimmy brassa l'eau fumante de ces membres cloqués. Il pleurait, criait, mais il avançait. Doucement, dans un liquide bouillonnant, mais il avançait ! Et il allait s'en sortir, malgré la douleur et la rage !
Tout autour de lui, le monde semblait avoir été mis sur pause. Il ne restait que cendres et flammes. Les arbres étaient calcinés et détruits. Même la corne d'abondance vers laquelle il avançait semblait être mal en point. Comme fondante. Il ne restait rien et pas sur que le gros Jimmy trouve les vivres qu'il recherche dans la grotte de métal.
Mais c'était un objectif auquel il se raccrochait tant bien que mal. Et s'était la seule source de lumière dans son esprit qui le poussait à continuer. Il ne voyait pas d'autres moyens pour survivre, pour continuer de s'agiter avec maladresse dans l'eau.
L'eau. Un espèce de lac qui entourait la corne d'abondance. Comme les douves d'un château. Large d'environ dix ou quinze mètres. Le seul obstacle qui séparait ladite corne du reste de l'arène. Un obstacle qui plus qu'un simple lac s'était révélé être un volcan. Mais Jimmy avait été le premier à revenir sur les lieux de l'explosion, et il allait désormais savoir si sa stratégie était payante ou non.
Il atteint le rebord de l'eau et commença à s'extirper du bouillon dans lequel il se trouvait. Ses bras étaient crispés par la douleur. Il devait y avoir un ou deux mètres de dénivelés et il se sentait piégé comme un insecte dans une piscine. Il ripa à plusieurs reprises et s'enfonça de nouveau dans l'eau brûlante. La douleur était de plus en plus importante. Il voyait ses mains rosées, comme cuites. Il tentait toujours plus de sortir, mais les efforts étaient vains. Il manquait de force. Il manquait de muscle. Il manquait de repos.
Ses pieds prenaient appuis dans la terre devenue boue. Ils s'y enfonçaient et dérapaient ... La souffrance devenait insupportable. Les larmes de Jimmy tombaient dans l'eau. Ses cris s'étouffaient à la commissure de ses lèvres. Puis il parvint à sortir.

Il gravit les quelques mètres qui le séparaient de la corne d'abondance, sans vraiment glisser. Sans retoucher l'eau brûlante. Et il se sentit comme en sécurité. Il s'effondra quelques secondes. Puis le secondes se muèrent en minutes ... Et il prit le temps de respirer. Ses bras, ses jambes et tout son corps le cuisaient. Il retira ces vêtements. Tous. Et s'allongea sur le sol recouvert de suie.
Le latex des tenues offertes à chaque tribu lui faisait mal sur sa peau meurtrie. Le gros Jimmy était donc là, nu, brûlé vif. Sur une petite île ou se trouvait la corne d'abondance et entourée d'une eau brûlante, renégat d'un volcan dangereux créé de toutes pièces par les juges.
Il respira.
Encore.
Sa famille lui manquait. Il le remarquait à présent. Il n'aurait jamais dû venir jusqu'ici. Bien qu'il n'en ai pas eu le choix, il aurait dû faire ce qui était le mieux à faire : se suicider. D'entrée de jeu. Il n'aurait pas eu à venir dans cette arène. Il n'aurait pas eu à voir la mort de si prêt. Il n'aurait pas eu à souffrir ni à être brûlé vif comme il vient de l'être ... Jimmy se mit à nouveau à pleurer. Pas de rage, de tristesse.
Et il se lamenta sur son sort pendant plusieurs dizaines de minutes. Avant de se relever. Il avait toujours mal. Une douleur immuable. Impossible à atténuer. Mais il remit au moins son caleçon. Quelle image de lui il donnait là ? Il s'approcha alors de la corne d'abondance. Ou tout du moins ce qu'il en restait. Et il découvrit alors ce qu'il n'imaginait pas : certaines provisions étaient intactes. Comme si elles avaient été rajouté là à nouveau. Et le gros Jimmy se jeta à l'intérieur.

ROXANE
Roxane évoluait comme dans un brouillard. Elle ne broncha pas lorsque Robie prit sa main pour l'emmener à l'extérieur. Ne broncha pas non plus lorsqu'elle dû marcher sur le corps sans vie de Jenny. Elle resta muette également lorsqu'un vent glacial et froid cingla son visage. Puis la voix du garçon du quatre, douce mélodie à ses oreilles, dernier lien avec la vraie vie. Elle ne lui avait pas répondu de tout ce temps, comme perdue, comme stone. Mais la dernière phrase du garçon faisait écho en elle.
- Ça te fait du bien ?
La belle Roxane tourna son regard vers lui. Ses cheveux flottés légèrement dans le vent et elle les recoiffa de son bras valide. Elle devait les attacher.
- Ca me fait du bien ... Répéta-t-elle en laissant la brise souffler sur son visage. Comme si le volcan n'était qu'un souvenir. Merci.
Elle regardait toujours le garçon avec insistance. Comme pour voir entre les lignes, entre ses lignes. C'était la première fois qu'elle le remerciait. Elle l'avait fait par nécessité et parce que le tribu le méritait. Il était son allié et sans lui, elle serait sûrement dans un sal état à l'heure actuelle. Pour ne pas dire qu'elle serait morte. Mais il ne fallait pas s'attarder sur ce genre de détail. Un merci ne devait pas la déstabiliser outre mesure, et il fallait se reconcentrer sur ce l'important : les jeux de la faim. La survie.
- Où est-ce qu'on va maintenant ?
Roxane semblait un peu perdue. Comme dépassée par les évènements. Il y a tant d'espaces à découvrir dans cette arène. Ils étaient tous les deux entourés de montagnes immenses, grandes, verdoyantes. Une forêt tropicale. Et pourtant, ils se trouvaient dans une portion de l'arène calcinée et détruite. Ils se devaient de rejoindre un endroit plus vivant. Elle pointa du doigt une colline qui devait se trouver à environ trois ou quatre kilomètres que le volcan semblait avoir épargné. On pouvait voir, d'ici, un filet d'eau couler entre quelques arbres. Un lieu grouillant d'animaux et de nourriture en perspective.
- Tu viens du district quatre, pas vrai ? Dit-elle. Tu sais pêcher.
La tribu du trois se mit en marche tout en avançant aux côtés de Robie.
Elle se garda bien de lui rappeler ses propres origines. Personne ne savait d'où elle venait, et personne ne devait le savoir.
https://streamingnarratives.files.wordpress.com/2016/06/sense8-nomi.gif?w=723
 
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#75
ROBIE

Lorsqu'ils sortirent de leur abri, l'apocalypse qu'ils avaient quitté en s'y enfermant avait laissé place à un ciel dénué de toutes chutes de pierre ou de quelconque fumée ; et où les nuages avaient cédé la place à un magnifique soleil qui brûlait la peau sensible de certains candidats peu habitués à recevoir ses rayons sur leur corps. Dieu merci, le carrière du quatre avait là encore de la chance puisque son teint déjà hâlé par ses heures passées à pêcher et à nager en plein air le protégeait un peu des morsures qu'il produisait. La petite Roxane, elle, avait plus les yeux posés par terre qu'à regarder l'horizon ; et s'est gênée qu'elle murmura :
- Ca me fait du bien... 
En finissant par lâcher un timide "Merci". Sa faiblesse se lisait sur son visage cerné et son bras invalide ne la rendait que plus déplaisante aux yeux de Robie. Pourtant, alors qu'il aurait pu la tuer maintenant en empoignant discrètement un couteau fourré dans son sac et en lui plantant dans le cœur sans qu'elle ait le temps d'expirer, il se contenta de lui adresser un signe de tête approbatif en la voyant reprendre ses esprits peu à peu.
- Où est-ce qu'on va maintenant ?
La petite avait enfin tourné la tête vers le monde qui s'étalait à leurs pieds et avait compris qu'ils ne pouvaient pas rester ici beaucoup plus longtemps. Ils étaient trop à découvert, trop à la merci d'éventuels tribus meurtriers. Le jeune homme désigna l'endroit de verdure devant lui sans avoir besoin de préciser sa pensée. Si il y avait des plantes, alors il y avait en théorie aussi de l'eau et des animaux pour s'abreuver et se nourrir. Marchant à côté de lui, Roxane finit par briser le silence pour dire :
- Tu viens du district quatre, pas vrai ? Tu sais pêcher.
Ce n'était pas une question mais une affirmation qui fit sourire Robie. Contrairement à elle, le canon du quatre pouvait se permettre qu'on connaisse son district. C'était un atout plus qu'autre chose, une preuve de sa force et de ses compétences. Il savait pêcher, nager, se battre.. Il y avait été entraîné toute sa vie. Son corps était robuste, son esprit tourné vers son unique objectif : être le seul survivant de ce Jeu. C'est pourquoi il répliqua en rigolant :
- Pas la peine de faire semblant d'être d'un autre district Mathilde, évidemment que je sais pêcher, tout autant que toi !
Lui donnant une bourrade amicale, le jeune homme en profita pour lui glisser à l'oreille, si bas que personne d'autre ne pourrait les entendre :
- Tâche de jouer le jeu.
Ses traits s'étaient durci l'espace d'un laps de temps si court qu'on aurait facilement pu croire avoir rêvé l'instant avant que sa figure ne retrouve une expression aussi lisse que les pierres. Il espérant sincèrement que Roxane comprendrait son stratagème. Certes, les spectateurs ne seraient pas dupes, ils les connaissaient tous et les observaient depuis le début des Jeux, mais les carrières rodant autour d'eux et qui pouvaient surprendre leurs conversations ne se rappelleraient pas tous de l'apparence de la vraie Mathilde. Cette petite peste inutile et stupide qui représentait avec lui son district. Et, tant que tous penseraient que Roxane formait avec lui le duo des carrières du quatre, ils seraient plus en sécurité. Il fallait déjà être fou pour vouloir s'en prendre à un carrière, alors pour s'en prendre à deux carrières travaillant ensemble depuis leur enfance.. C'était carrément du suicide ! 
Tout en continuant à marcher, de plus en plus vite à mesure que Robie pressait le pas en tentant de trouver un rythme de croisière leur permettant de ne pas courir mais de ne pas faire du surplace non plus, les deux jeunes gens observaient les alentours, sur leurs gardes. Ici, on était jamais à l'abri de se recevoir une flèche en plein cœur rien que pour avoir relâché la vigilance un millième de secondes. Puis, enfin, ils arrivèrent. Devant eux s'étalait un lac à l'eau si claire que le fond était visible. Des dizaines de carpes nageaient en se dandinant, plus grosses les unes que les autres. Malheureusement, ici, cette havre de paix semblait beaucoup trop belle pour être vraie..
- Attention ! siffla-t-il à l'attention de Roxane, il y a un truc qui cloche..
Se saisissant de cailloux, Robie commença donc à les lancer un peu partout histoire de vérifier que la zone n'était pas minée. Pourtant, il ne se passait rien. De plus en plus tendu à mesure que les pierres venaient s'échouer sur le sol sans provoquer d'explosions meurtrières, la beauté divine qu'était le jeune homme ne comprenait pas où pouvait se situer l'arnaque.. A moins qu'elle ne soit positionnée directement dans l'eau ?

MATHILDE

Roxane, cachée dans sa grotte, ne suivait à peu près aucun des événements prévus par les juges et n'en souffrait nullement. L'irruption du volcan l'avait laissé totalement indifférente puisqu'elle n'en avait pas vu les effets, juste un léger tremblement de terre et la chute de minuscules cailloux dans son abri. 
Pour l'heure, elle dormait.
 
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#76
http://image.noelshack.com/fichiers/2016/40/1475953862-jimmy.png
Jimmy se jeta sur les provisions en s'abandonnant totalement au moment présent. Il oublia l'espace d'un instant ces douleurs et il prit entre ses mains les quelques sachets de viandes séchés, les gourdes d'eaux et les sacs et quelques armes présents ici. Il n'en revenait pas ! Il était le premier à revenir en vie à la corne d'abondance, et les juges y avaient remis dans la nourriture. Le petit gros allait pouvoir s'engraisser, qu'à cela ne tienne !
Il s'était ébouillanté comme un cochon de lait, mais le voilà à présent en pole position pour se nourrir ! Si il y en avait un qui ne mourrait pas de faim dans ce jeu, se serait lui.
Il déchira un sachet de viande séchée et en mangea goulument deux tranches sans réellement les savouré. Les arômes se répandirent dans sa bouche aussi vite qu'ils disparurent. Il en mangea une troisième et pris cette fois le temps de savourer la qualité de son repas. Il marqua un instant, puis contempla avec attention les armes sous ses yeux. Plusieurs petits couteaux. Au nombre de trois. Il ne lui en fallait pas plus. Il les ramassa et regarda avec attention les armes. Il en aurait bien eu besoin plus tôt lorsqu'il avait poussé la carrière du un dans le vide. Il aurait aussi pu en avoir besoin si la fille avait qui il avait voulu faire alliance avait décidé de l'embrocher.
Pour l'instant, Jimmy avait de la chance.
Il regarda les alentours. Que devait-il faire maintenant ? Il ne pouvait pas s'autoriser à tout manger dès maintenant, si ?
Après tout. Il serait peut-être mort demain, alors pourquoi ne pas faire ce qu'il faisait de mieux : manger.
Jimmy rouvrit le sachet de viande séchée et en mangea deux nouveaux bâtonnets. Il savoura la nourriture encore quelques secondes. Puis s'autorisa à finir totalement le sachet. Il lui en restait encore un ou deux — il ne savait plus vraiment.
Le gros Jimmy roula sur le côté et resta allongé sur le dos, ses blessures encore trop à vif pour qu'il se déplace. Il s'endormit alors. Il se sentait en sécurité, comme intouchable. Au milieu de cette île d'infortune entourée d'eau frémissante et assassine. Qu'il avait traversé non sans peine.



http://image.noelshack.com/fichiers/2016/40/1475953869-roxanne.png
- Pas la peine de faire semblant d'être d'un autre district Mathilde, évidemment que je sais pêcher, tout autant que toi !
Roxanne ouvrit de grands yeux et tourna la tête vers Robie.
Comment Robie pouvait-il savoir qu'elle venait du district quatre ? Comment en avait-il été informé ? Le capitole ne devait pas le découvrir, ou alors le savait-il depuis le début ?
- Je ... Co-... Comment tu s-. Commença-t-elle avant de réaliser en même temps qu'il lui soufflait dans l'oreille.
- Tâche de jouer le jeu.
Il l'avait appelé Mathilde.
Roxanne le fixa tout en marchant. Elle glissa une mèche de cheveux derrière son oreille tout en dévisageant le garçon. Que lui passait-il par la tête ?
- Je sais vraiment pêcher, souffla-t-elle en même temps qu'ils arrivèrent prêt d'un lac somptueux.
Elle s'approcha de l'eau lorsque Robie la coupa sèchement, sur ses gardes :
- Attention ! Il y a un truc qui cloche..
Roxanne marqua un instant, déposa ses sacs au sol, et, précautionneuse, retira ses chaussures doucement.
- J'y vais doucement Robie.
Elle retira ensuite ses chaussettes, et enfonça un pied dans l'eau.
Elle attendit un instant. L'eau était légèrement tiède. On pouvait s'y baigner sans aucune crainte. Elle était cristalline et étrangement attirante.
Quelques secondes s'écoulèrent, et Roxanne se risqua à mettre un autre pied dans l'eau. Rien ne se passait.
- Dis moi si tu vois des poissons, souffla l'ex tribu du district quatre. J'ai l'impression que c'est un lac désert.
Et c'était sûrement là tout le problème.
Elle s'avança dans le lac jusqu'aux cuisses, les galets sous ses pieds glissaient légèrement et crissaient doucement. Elle se revoyait pécher le poisson dans son ancien chez elle, avant qu'elle ne fuit.
- Comment est-ce possible qu'il n'y ai aucun ani-... Roxanne se figea soudain. Un bruit de plus en plus fort se faisait entendre. Elle tourna la tête vers l'horizon et découvrit une espèce d'énorme vague fondre sur elle. Qu'est-ce que c'était ?!
- Robie ! Implora-t-elle en faisant rapidement demi-tour et en tendant sa main au garçon.
Elle se rua hors de l'eau en même temps que la vague se rapprochait. Puis la vague se mua en une espèce d'énorme bête pleine de dents !
Roxanne hurla et se jeta hors du lac. La bête aussi. Et elles jaillirent hors de l'eau, l'une terrifiée et l'autre pleine d'écailles verdâtres, se tenant sur des espèces de tentacules gluantes. Prête à les tuer tous les deux.
Qu'est-ce que c'était que cette bestiole ?
Roxanne resta pétrifiée, elle devait récupérer son arme le plus vite possible.
 
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