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Hunger Games 31th Edition
#21
Les coups de canons arrivaient en masse, les juges c'étaient fait désiré.
Boom, boom, boom. Déjà trois morts. Le combat avait commencé depuis moins de cinq minutes, et déjà trois morts. Les jeux avaient connu des départs plus sanglants mais ce n'était pas encore terminé, les bains de sangs duraient en moyenne quinze minutes.
Roxane se battait avec grâce et élégance, elle fendait l'air avec son épée et donnait un coup de pied quand il le fallait. Elle n'avait encore tué personne, mais ce n'était qu'une question de temps elle le savait. Elle aperçue le tribu qui avait perdu un bras plus tôt, et elle se jeta sur lui tel un démon. Il était déjà bien blessé, c'était une proie facile. Elle le tua froidement. Boom, et de quatre morts, le garçon du neuf en moins.
Soudain quelqu'un se colla à son dos, lorsqu'elle se retourna, elle découvrit le garçon du quatre, les joues creusées, les cheveux en bataille. Un garçon tout à fait charmant qui ne tarda pas à lui proposer une alliance. Chose qu'elle accepta, sur le ton de l'ironie :
- Et bien, de la compagnie, très cher, c'est avec joie que je l'accepte. Et elle fendit l'air pour planter son arme dans le ventre du garçon du district onze.
Et de cinq morts. En retirant son épée, elle remarqua que le garçon avec qui elle faisait équipe, Robie, si elle se souvenait bien, avait planté la sienne aussi. Ils avaient agit comme un seul et unique homme. L'alliance qui se profilait semblait parti pour détruire tous les obstacles qui s'imposaient entre eux. Pourvut qu'elle résiste un peu plus longtemps que l'alliance qui avait tenté de se dessiner l'année précédente.
Elle courut en direction du fond de la corne, Robie la suivait, il fallait qu'ils protègent les vivres. Et ceux au fond de la caverne était les plus intéressants mais aussi les plus risqués à prendre.
C'est pour cela qu'il fallait les défendre.
- Au fait, moi, c'est Roxane !
Personne n'osait les rejoindre, les deux carrières avaient dut les faire fuir. Roxane en profita pour remettre une mèche qui tombait sur son visage transpirant.

Armel, pour les patins, on repassera :*

La falaise était immense, elle débouchait sur une rivière en contre bas, à une vingtaine de mètres. Jimmy trottinait à quelques pas du vide. Il avait considérablement perdu en vitesse, mais il vivait des moments difficiles, il n'avait jamais courut plus loin que jusque dans la cuisine, alors avoir réussit a tenir sur plus d'un kilomètre à une vitesse tout à fait convenable était un exploit, un véritable exploit. Il pouvait s'en féliciter. S'il mourrait maintenant, il mourrait en héros. Enfin, selon son point de vue.

Chaque pas l'éloignait un peu des autres tribus et des coups de canons qui fusaient dans les airs, il en était conscient, il avait prit de l'avance, était tombé en apique d'une pente inclinée à plus de quarante degré sur une bonne trentaine de mètres et maintenant il longeait une falaise immense, assassine, l'eau qui coulait tranquillement au fond du gouffre semblait relativement large, mais la profondeur s'estimait avec peine, Le gros Jimmy avait toute la peine du monde a estimer si une chute serait fatale ou bénigne mais il n'avait en aucun cas l'intention d'aller vérifier.
Il marchait, reprenant peu à peu son souffle, il commençait à avoir faim, le pauvre, il avait prit l'habitude, les bons poulets rôtis du capitole, avec de la purée aux pommes de terres nouvelles et beaucoup beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de jus ! Et il y avait aussi les pommes caramélisées et les flans à la crème qui fondaient dans la bouche … Ho, Jimmy en avait l'eau à la bouche, il se mâchait machinalement la lèvre – petit pincement léger marquant à la fois l'envie et le manque. Chaque seconde qui s'écoulait dans cette arène était une seconde de survécut et une seconde de moins à tenir pour rentrer à la maison.
Le garçon du trois continuait de marcher, de plus en plus en plus lentement, alors que le soleil était encore à son apogée, imbibant chaque pas d'un rayon lumineux bordant et éblouissant.
Soudain, un craquement de feuilles parvint derrière lui, lorsqu'il détourna la tête pour voir d'où pouvait venir le bruit, il aperçu une furie blonde qui se ruait tout bonnement sur lui, ses cheveux étaient pleins de crasses et de boues, la carrière du un avait dut rouler dans la descente qui avait faillit tuer Jimmy, ses vêtements aussi étaient tâchés. Pauvre fille, regardez-la, elle était pourtant plutôt jolie, superficielle à souhait, mais jolie. Prostituée chérie du capitole, elle n'avait pas le droit de salir son image à un tel point, c'était dommage, ça alors ...
Elle courrait, le regard animé d'une lueur sombre et noire, presque inhumaine. Non mais c'est vrai quoi, on ne touche pas aux cheveux des figurines qui font la promo du capitole jusque dans les arènes des Hunger Games ! Sérieux ! Les juges étaient des incompétents, ils avaient placé une descente bien glissante juste sous ses pieds pour qu'elle glisse et s'affale dans la boue, les cheveux crépie d'une intense masse noirâtre et gluante par leur faute.
Jimmy se mit légèrement à sourire en la voyant, il savait qu'il n'avait aucune raison d'aller plus loin, elle le rattraperait, il était gros et incapable de semer quelqu'un. Il n'y avait qu'à voir, il était convaincu qu'aucun tribu ne parviendrait à le rattraper avant la tombée de la nuit. Cuisant échec pour le jeune garçon du trois.
Plus la carrière se rapprochait de lui et plus il attendait l'impact, pas avec impatiente, avec dégoût. Une carrière qui s'en prend au plus faible de l'arène ? Et bien, si ça ce n'est pas signe de lâcheté ! Et après ça, la pouffiasse superficielle lancée comme une fusée espérait encore recevoir des cadeaux des sponsors ? Mais quelle idiote, quelle terrible idiote !
Le garçon du trois écarta les bras, il attendait son adversaire, avant qu'elle ne lui rentre dedans avec la délicatesse de trois hippopotames lancés au galop sur la pointe des pieds – Car de un, elle n'était pas plus discrète et légère que ça, il faut se l'avouer, vous avez vu ces cuisses ? Et de deux, quelle démarche ridicule, la superficialité à son état brute, il dit :
- Pauvre chérie, regarde toi. Tu n'as pas encore compris que le capitole allait te tourner en ridicule, comme le frère de ton ami de district, tu sais, celui qui a prouvé encore une fois de plus que chez vous, dans le un, vous étiez blasé d'avoir tout ce que vous aviez, comme si votre vie était un calvaire, mais ma pauvre fill-
Jimmy fut projeter au sol, écrasait contre l'herbe humide, la tête heurtant la boue et lui brouillant la vue durant de précieuse seconde qui permirent à la carrière de le frapper à deux reprises dans la mâchoire, sans arme.
Bon point pour Jimmy, ils étaient au même niveau. Ni l'un ni l'autre n'avait le précieux avantage d'être armé ! Il devait réussir à jouer la dessus à défaut de pouvoir jouer sur sa démarche – puisqu'elle était désormais affalée dans la boue comme une petite truie.
Reprenant peu à peu conscience de la situation, Jimmy commença à remuer, à parer quelques coups, à en donner également, de pieds surtout (dont un qui se plaça entre deux côtes de la carrière).
La carrière fut prise d'un excès de rage, ses cheveux boueux et blonds se mouvaient à droite et à gauche, dévoilant sa colère extrême et toute son anxiété. Elle commençait à regretter l'attaque qu'elle venait de produire, le petit gros était un faible, mais pas un lâche, pas comme elle, il se battrait jusqu'à la mort et elle venait de le comprendre.
Elle tenta vaguement de mettre fin au combat en soufflant des mots traîtres tels que « Alliance, entraide, baiser ... » mais le gros Jimmy n'en laissa rien passer, elle venait de le mettre à terre, il allait la mettre SOUS-terre.
Il réussit à reprendre le dessus, passant au dessus de la blondinette fragile qui donnait de violents coups de dents, de pieds, de poings, de tête, de coudes … Il parvenait à ralentir toutes ces attaques mais pour ce faire il devait se concentrer totalement sur cette tâche et il ne la tabassait pas à bonne escient en retour. Elle finit par reprendre le dessus à nouveau, elle le tapait fort, sa vision se troublait, elle hurlait comme une furie, la main de Jimmy pendait dans le vide, il n'avait plus beaucoup de force, il était exténué. Il sentait la fin des Hunger Games pour lui, il les voyait déjà se terminer alors qu'ils ne venaient à peine de commencer.
Heu … Une minute, la main pendant dans le vide ? Le vide ? Quel vide ? Jimmy détourna brièvement la tête et aperçu la falaise à quelques centimètres d'eux, encore une roulade sur le côté et les deux tribus basculaient dans le vide à jamais. Comment n'avait-il pas put s'en rendre compte plus tôt ? Il avait été trop absorbé dans le combat. Et la blondasse aussi visiblement, elle se battait comme si le vide ne lui faisait rien.
Jimmy parvint par un miracle encore indéchiffrable à bloquer un énième coup de poing et à garder le bras de son adversaire dans sa main boudinée.
Il ne connaissait pas de prénom mais son acte allait lui apprendre quelque chose malgré tout : si l'eau était profonde, ou non.
Il roula encore une fois, suffisamment pour déstabiliser totalement son adversaire qui perdit l'équilibre et …
Un cri fendit l'air, de détresse ! Elle venait d’alerter tous les environs. Même dans la mort, elle était conne cette pauvre carrière. Certains sont vraiment pas aidés.
Le garçon la regarda tomber, elle ne heurta aucune paroi, seul le choc avec l'eau et l'éventuelle non profondeur aurait raison d'elle.
- Hé ! Rappelles moi, vous avez apprit à nager dans le un? Hurla Jimmy, satisfait de son combat et de lui même, il s'allongea quelques instants sur le dos, respirant à grands poumons et attendit. Aucun coup de canon, la carrière du un n'était pas morte.
Tant pis, tant mieux, il n'était pas un meurtrier. Il avait seulement survécut et avait dut l'amocher un peu. Et même s'il ne l'avait pas blessé, il l'avait au moins détruite à l'intérieur, son ego en avait prit un sacré coup. Gros Jimmy se releva, il était blafard et avait du mal à respirer.
Une crise d'asthme commençait pour lui, ce n'était vraiment pas la fin de la galère.
Il se remit à marcher malgré tout, conscient que la distance entre lui et les autres tribus n'était plus assez grande.
Il quitta ces chaussures afin de calfeutré ces pas, les autres tribus auraient plus de mal a le retrouver comme ça.
Ses problèmes respiratoires s'intensifiaient un peu plus chaque minute, mais il n'avait pas le droit de s'arrêter, il respirerait ce soir, même s'il devait en mourir.
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#22
ça, alors ça Théo.. non non non.. je te dis que tu vas vraiment le payer et sans forcément avoir le droit de réponse...


Inutile de vous raconter une seconde fois ce qu'il c'est passé. Vous l'avez déjà lu, à quoi cela servirait t'il de vous ressasser cette énorme honte, cette humiliation a laquelle la jolie blonde vient d'être soumise?
A rien, a part éventuellement retourner le couteau dans la plaie. 
Ouvrant un oeil, Jenny regarda au loin, essayant d'apercevoir une touche de ciel, de faux ciel. 
Seule, perdue, la jeune femme se mit à pleurer. 
Oui oui, à chialer comme une gamine.
Les larmes apparurent doucement, une par une, traversant lentement son visage.. timides, comme gênées d'être là.
Jenny ne fait pas ça pour attendrir les juges. Les juges elle s'en tapent les kebabs en fait. 
Elle fait ça parce qu'elle est triste. Parce qu'elle se sent en réalité terriblement seule. 
Le discours du gros l'a profondément touché... mais ça elle ne le dirait à personne, jamais. De toute façon elle ne croiserait sans doute plus personne, elle allait mourir ici, c'est tout. 
Avec des cheveux crades en plus. 
Ah ah, ce n'est pas ce à quoi vous vous attendiez hein? Vous vouliez une Jenny forte, manipulatrice, hypocrite n'est-ce pas?
Ce n'est pas vrai. Ce que le gros a affirmer est totalement faux. Jenny sait la chance qu'elle a de ne pas être né dans de la merde. 
Elle a su saisir sa chance, elle est même monté plus haut que personne ne l'aurait imaginé. 
Elle a sut conquérir le Capitole. Seule. Uniquement grâce à elle.
Ce n'est pas vrai. Le Capitole ne va pas à présent la tourner en ridicule. Elle ne veux pas être la "bonnasse" de service. Celle qu'on regarde entre deux massacres pour se rincer l'oeil. 
Mais en même temps.. comment faire autrement? On ne peux pas changer du jour au lendemain. D'un post à un autre. On ne peux pas modifier sa nature même. 
Et si..
Les yeux mouillés, Jenny tente de retrouver le coin de ciel qu'elle aperçut il y a peu de temps. 
Et si sa beauté n'était pas son seul atout?
Et si justement.. sa nature était ailleurs?

C'est alors, qu'il arriva. Un petit paquet, le premier petit paquet, visible par tous. Tenu par un petit parachute, le cadeau tomba lentement.. bien éloigné de la Corne d'Abondance.. il s'engouffra dans une crevasse. 

Jenny n'osait bouger un seul membre de son corps, trop tétanisée par la peur de constater les pertes. 
Et puis... il arriva.. Jenny n'y croyait pas trop. Lentement, toujours allongée, elle tendit un bras en l'air pour attraper le paquet dans son vol. 
Se relevant alors tout doucement, la jeune blonde se mit en tailleur. Une lueur se rallumait dans ses yeux, elle avait l'impression de redevenir une gamine en train d'ouvrir ses cadeaux de noël. 
Et puis alors. La déception. 
Un sèche-cheveux. 
Jenny était en train de remettre sa vie en question et les sponsors lui envoyait un sèche cheveux. 
Les paroles du gros la frappèrent en plein visage. 
Oui... elle jouait un rôle... une immense comédie. 
- aaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAAAAAH ET MERDE!
C'était dure de s'en rendre compte. Mais la vérité était là.
Elle était actrice. 
Que faire à présent? 
Dans sa tête, tout allait beaucoup trop vite. 
Changement de plan. On allait laisser le gros tranquille maintenant.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#23
F I N N

— Quelle beauté divine.
Finn parlait du bain de sang. Les joueurs baignaient dans cet état d'ivresse, boostés à l'adrénaline et au meurtre. Certains assassinaient leur premier tribut, ce qui les faisaient rentrer dans un état de confiance extrême. De quoi les avoir par surprise. D'autres fuyaient directement. Sans arme ni provisions. Ils mourraient bien assez tôt de leurs propres erreurs. Tout semblait se dessiner à merveille. Certains voulaient montrer au Capitole leur valeur, et tuaient pour le bien de leur réputation. La chasse avait directement commencée pour certains. Ici et là, un ou deux corps flottaient lamentablement à la surface du lac. Des traînées de sang rouge écarlate s'étendaient dans l'eau. C'était généralement vers ces rives-là que les tribus encore présents continuaient de batailler.
Réfléchis, Finn, pensa le garçon.
Son but était de faire le show. Il estimait cette tâche accomplie. Montrer ses muscles, donner un semblant de bons sentiments en épargnant les victimes trop faciles, arborer un regard de tueur et contempler la scène d'un ton hautain. Finn connaissait suffisamment la psychologie du Capitole pour savoir qu'en penseraient les spectateurs : un garçon plein de potentiel à l'air rêveur et rebelle qui semble montrer une mentalité au-dessus des autres joueurs. L'égo de Finn approuvait totalement. Le garçon, lui, savait que ça lui rapporterait des points pour les sponsors et pour le public.

Finn dessinait donc les derniers détails de son plan marketing caché sur la Corne d'Abondance, le dos agréablement appuyé contre la parti cylindrique qui dépassait de la structure de métal. Il avait soigneusement entreprit de la grimper à l'abri des regards indiscrets. Personne n'avait relevé son échappée sur le toit de la Corne, et allongé contre elle, personne ne pouvait le remarquer d'en bas. A ses côtés, deux sacs de provisions pleins à craquer (dont un qu'il avait voler à la jeune fille du 12 qui croupissait désormais dans l'eau), son javelot, et son petit canif soigneusement glissé dans un endroit stratégique.

Subitement, le garçon se mit à plat ventre, toujours pour ne pas être remarqué, et observa les alentours. Il entendait du bruit dans son dos. Les tributs étaient particulièrement concentrés par là-bas. Et le sang qui s'écoulait dans l'eau aussi. De l'autre côté, l'entrée de la Corne. Les plus courageux avaient dû s'y cacher. On y trouvait des armes et des provisions de choix. Or, si Finn voulait s'échapper du lac sans croiser le moindre District et nager librement, il lui fallait emprunter le chemin le moins occupé, c'est-à-dire juste devant l'entrée de la structure. Soit. Finn avait suffisamment d'impulsion et d'élan d'ici pour se propulser hors de la Corne et plonger directement dans l'eau. Un peu de vitesse, les coups de jambes qui allaient avec, et Finn rejoindrait rapidement l'autre rive. Il fallait être efficace et minutieux. Ses deux sacs et son javelot le ralentiraient considérablement.

Finn prépara donc son plan. Il mit un sac sur son dos, et le deuxième sur son ventre.
— Attentions mesdames, je suis un tombeur assuré !
Cette petite remarque ferait rire les spectateurs les plus superficiels. Il plaqua son javelot contre lui en prenant garde à pointer la lame bien devant lui. Si obstacle il rencontrait, il serait aussi tôt fendu par l'arme. Finn se leva. Il était désormais à la vue de tous les tributs en soif de sang qui étaient sûrement en train de planifier leur attaque. Pas le temps de les observer, le garçon couru le long de la Corne, et arrivé au bout, se propulsa dans les airs.

La seconde suivante, Finn sentit l'eau le frapper de plein fouet. Les deux sacs l'alourdissaient, il dut ouvrir de grands yeux dans l'eau et pousser de toutes ses forces avec ses jambes pour être le plus proche de la surface.
Retiens ta respiration, retiens ta respiration...
— HUUUUUUN ! fit-il en inspirant.
Il venait de remonter à la surface, son javelot avait pointé la roche. Il passa l'arme par-dessus le rebord, et grimpa en quelques enjambées sur la terre ferme. Derrière lui, des Districts l'observaient, le visage marquant leur frustration.
— Quoi, je vous manque déjà ? beugla-t-il, son sourire charmeur plaqué sur sa face.
Il ouvrit ses deux sacs, en sortit leurs gourdes vides, et les remplie de l'eau du lac. Finn avait bien visé. Cette zone là du bassin n'était pas envahie de sang.
Soudainement, un garçon, celui du 11, plongea dans l'eau pour rejoindre Finn. Il finirait embrocher par un javelot parfaitement aiguisé, se dit le concerné. Il reporta donc son attention sur son approvisionnement.
L'idée que l'eau soit empoisonnée lui traversa l'esprit. Non, c'était stupide : on n'empoisonnerait pas une eau dans laquelle tout les joueurs étaient obligés de passer. En trente secondes, ses deux gourdes furent étaient remplies à rabord. L'assaillant nageait toujours vers Finn. Ce dernier boucla toutes ses affaires, replaça un sac sur son ventre et l'autre sur le dos, puis se releva tout en empoignant son arme fermement.

Son poursuivant avait pris garde à changer de trajectoire : il dérivait lentement à la droite de Finn pour ne pas arriver directement face à sa cible. Notre garçon fit donc mine de rester à son emplacement. L'adversaire nageait toujours, il ne lui restait plus que deux ou trois mouvements de bras avant d'atteindre la rive. Il ne relèverait jamais la tête d'ici là pour cette dernière ligne droite. Finn sauta sur l'occasion et piqua un sprint vers lui.

Il s'arrêta net. Le nageur frappa de sa main la roche dure... enfin, c'est ce qu'il crut. En réalité, il frappa le pied de Finn. Ce dernier retira donc sa jambe...
...et transperça sèchement la gorge de l'inconnu.
L'eau vira au rouge. Le sang fuitait à flot hors de la gorge du tribut. Au loin, à la Corne d'Abondance, beaucoup avaient observé le spectacle.
— Avertissement aux prochains : ne jamais jouer avec le feu, cria-t-il haut et fort.
Et sur ces belles paroles théâtrales, il piqua un sprint vers la forêt tandis qu'un énorme BOUM retentissait dans l'Arène.


Prochaine étape : trouver un arbre haut au bord d'une falaise.

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-   M  E  I  N  U   -
 
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#24
Je sais, c'est pas super long, mais ce le sera plus après je pense.

Sophia sortit de l'eau comme elle put. Elle était essoufflée.
Elle était dos à terre. Bien sûr elle savait qu'elle ne devait pas s'éterniser ici. Mais quand on est asthmatique, on avait besoin d'une pause. De plus, ce n'est pas ici où quelqu'un allait s'arrêter pour demander si on avait besoin d'aide.
Non. Ici, certes, on s'arrêtait, mais s'était pour te mettre un coup d'épée dans le ventre et l'enfoncer jusqu'à que tu en crevais.
Tout le monde criait des alliances, et elles finissaient apparemment par se créer.
Elle aussi elle aimerait une alliance.
Hors de question Steven de son district. Elle le considérait comme un trololo qui s'était toujours foutu d'elle.
Mais après tout. Survivre c'était plus important nan?
Sophia se redressa doucement comme elle put, puis se leva au même rythme.
Elle se dirigea vers l'inconnu, de plus qu'elle ne savait pas où elle était..

Steven était sortit de l'eau à son tour. Tout le monde l'était quasiment.
Il avançait avec difficulté.
Ses blessures lui faisaient mal..
Mais il continua sans broncher, sans laisser échapper un cri.
Puis il vit un cadeau descendre.
D'accord, il n'était pas pour lui mais peut-être qu'il pourrait le voler à son destinataire sans doute déjà mort?
Il courut aussi vite qu'il put malgré sa douleur.
Steven se stoppa net.
Une jeune fille l'avait dans les mains. Elle l'ouvrit et en sortit un sèch..
QUOI?!
Un sèche-cheveux?!
C'était une blague..
Cependant, il se rendit compte qu'il ne s'était pas caché. Qu'il était à découvert.
Près d'elle et.. un autre jeune homme.
Il ne voulait pas les tuer. Mais il ne voulait pas qu'on le tu..
Il recula doucement. Ils pouvaient faire une alliance à trois nan? Mais il crut reconnaître les premiers districts. Alors que feraient-ils avec un gars du sixième?
~ We are all mad here ~
 
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#25
Impressionne les plus que ça.
Jenny en était là dans ses idées lorsqu'elle aperçut le mec du 6. Elle savait qu'il était du six parce qu'il avait les yeux bridés. C'était le seul cette année. Bon.. alors elle était déjà morte.. pourquoi ne venait t'il pas l'achever?
Comment avait t'il fait pour survivre à la descente lui? On ne peux pas tomber d'une crevasse et arriver autant en mode "poseeeey"...
Il devait être surhumain. Oui. Invincible. Ou alors il avait fait comme les chats et étaient retombés sur ses papattes. Ouah. La chance qu'il avait eu. 
Jenny fit ce qu'elle pensa être son dernier geste, et c'est les fesses dans la boue que la blonde cracha sur l'homme. Pas un gros molard hein. Juste un petit crachat rebelle, pour désapprouver ce que le jeune homme s'apprêtait à faire, c'est à dire tuer une grande artiste réputée. 
Et pourtant.. pourtant il ne sembla pas faire de mouvement pour l'attaquer. 
Ok... donc ce mec était un "sensible" ou devait chercher une alliance. géniale. C'était une occasion à saisir ça. Enfin pas pour l'alliance, pour sa survie. 
Essayant de se lever, Jenny trébucha et tomba dans les bras du mec du 6. 
Elle était en piteuse état. Et ce qui la rendait encore plus méprisable, c'est que les Hunger Games venaient a peine de commencer. Jamais un candidat du 1 n'avait aussi mal débuté. Plus personne ne misait sur elle à présent. D'ailleurs les sponsors cherchaient bien lequel d'entre eux avait put dépenser autant pour balancer un tel cadeau à la blonde. Au delà de la simple blague.. a quoi pensait t'il donc?! 
Puis soudain, Jenny changea de visage, souriant de toutes ses dents blanches, elle regarda l'homme droit dans les yeux. Front contre front. 
- Désolé je vais devoir te mettre en attente. 
C'est alors que le jeune homme compris. Compris pourquoi Jenny venait de passer ses mains derrière son dos.
Elle avait prit le sèche cheveux et, avec la prise électrique, lui avait ligoté les mains. Et elle n'y était pas allée de main morte, elle avait bien bien bien serré. Impossible de s'en défaire, il était définitivement bien à sa merci. 
Le jetant par terre, Jenny fit alors présence d'une grande force... sortit de nul part.. comme ça. 
Magiiiie. Ou pas. Lorsqu'on est habitué a fréquenter des quartiers un peu chaud du Capitole, seule, on doit savoir comment se battre car sinon on ne survit pas bien longtemps.
- Attend moi là. Je reviens.
Ah ah ah. De toute façon il était bien obligé. Que pourrait t'il faire sinon?
De toute façon elle n'allait pas durer bien longtemps.
S'il faisait une tentative d'évasion, il n'aurait pas le temps de dire citron qu'elle serait déjà de retour.
Là, il avait juste quelques minutes pour réfléchir à son dernier discours. De quel manière il allait pouvoir essayer de la convaincre de faire alliance ou alors d'annoncer ses derniers souhaits avant sa mort.
Bon courage Steven.
Réfléchis bien.
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#26
La blonde faisait sa rebelle avant de lui tomber dans les bras.
Heu.. Comment devait-il réagir au juste?
En tout cas, il n'eût pas le temps de pousser sa réflexion puisqu'il fut ligoter en moins de deux.
Quoi?
Mais.. Mais quel con!
Pourquoi il n'était pas partit ou ne l'avait-il pas simplement tuer?!
Il se sentait terriblement stupide.

- Attend moi-là. Je reviens.
- Où veux-tu que j'aille marmonna-t-il avec un ton haineux.

C'était la première phrase qui lâchait depuis le début des jeux. Et ce serait sans doute sa dernière..
Son sac était toujours sur son dos. Son épée et sa dague dedans, soit, inaccessible.
Bordel..
Comment il allait faire..
Il ne savait pas si cette fille voulait lui donner une chance de la persuader de le lâcher ou si elle le faisait mijoter avant de mourir. En tout cas, une fille du premier district, ça l'étonnerait qu'elle accepte une quelconque alliance.
Mais s'il s'en sortait, il promettait de ne plus jamais avoir pitié.
Bon.. Trouver des arguments..
Mais quoi?!
C'était vraiment pas simple. On lui avait toujours laissé entendre que les premiers districts faisaient des alliances entre eux. Jusque là, il n'avait jamais put vérifier et avait soudainement envie de voir que les autres se trompaient..
~ We are all mad here ~
 
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#27
Hs: Yumi, revois juste ta mise en page et évite de revenir à la ligne à chaque fin de phrase, ça saccade la lecture.

Les deux adolescents s'enfonçaient dans la forêt, accompagnés par le coup de canon qui fendait l'air à chaque tribut mort. L'atmosphère tropicale était nouvelle pour les concurrents du district 7. Dans leur district, le climat était plutôt tempéré, il ne faisait vraiment froid qu'en hiver et vraiment chaud qu'en été. Ici, l'humidité rendait les choses plus subtiles à comprendre . On ne savait pas si il faisait chaud ou froid, humide ou juste chaud, froid et humide . Cette humidité artificielle semblait brouiller la perception du climat et de ce qui se passait autour car Finnegan manqua plusieurs fois de s'écraser contre un arbre. C'était donc un des premiers piège de l'arène, une atmosphère pouvant handicaper le système nerveux . Le garçon s'en était assez vite rendu compte. Cinq ans auparavant l'arène était une toundra glaciale et le vent, dans certaines zones de l'arène, handicapait les fonctions motrices des concurrents grâce à une micro bactérie implantée dans l'air. Le capitol ne manquait pas d'ingéniosité pour pimenter le jeu. Surtout qu'ici, le moindre faux pas pouvait nous entraîner dans une dégringolade mortelle vu que le sol où était enracinée la forêt était formé en pente abrupte. Diane ne semblait pas avoir fait attention à ce détail et il fallait qu'il la prévienne au plus vite; il la voyait déjà glisser et manquer de faire une chute .

" Diane euhm ... tu ne te rend pas compte de ce que cet endroit fait sur nous ? "

La princesse fit volte-face, son regard était un mélange de curiosité et de peur. L'adolescent aurait-très bien pu lui dire que quelqu'un les suivaient et tentait de les tuer. Mais ce qui lui dit ne la soulagea pas non plus.

" L'air est empoisonné , il brouille notre perception des choses. Tu ne te rend pas compte que depuis le début tu ressens du chaud, du froid , tu as du mal à marcher et encore pire, n'as-tu pas la vision qui se trouble ? " 


Diane s'adossa contre un arbre. Son partenaire de district avait raison et à cette allure ils mourraient empoisonnés par la toxine. C'était seulement le début des jeux et déjà les ennuis commençaient. Les juges n'avaient pas dût disperser la bactérie dans toute l'arène mais seulement dans la zone bordant la Corne d'abondance. Il fallait s'éloigner au plus vite. Finnegan se proposa pour passer devant, la forêt devenait de plus en plus dense et il était le plus apte à couper les lianes que son alliée qui, elle, était en beaucoup plus mauvais état que lui. Durant leur trajet pour sortir de cet enfer , les deux jeunes gens aperçurent plusieurs animaux exotiques dont ils ne connaissaient pas le nom. Le garçon , qui avait lu beaucoup de livres sur la faune tropicale, cru reconnaître un perroquet sur un arbre. Ses animaux n'étaient pas doté d'un don de reproduction de son aussi exceptionnel que les geais bavard mais ils pouvaient facilement reproduire quelques mots. Mais ce qui semblait déranger les deux adolescent était le fait qu'ils ne volaient plus, ils s'étaient postés sur des branches pour observer les concurrents avancer . Une idée traversa l'esprit de Finnegan, se pouvait-il que les perroquet soient des caméras ou alors équipés de caméras pour pouvoir suivre plus facilement le déplacement des tribus ? Tout était possible avec le Capitol. La dernière liane qui les séparait de la forêt et de la vallée venait d'être tombé. L'air était beaucoup moins lourd et ils pouvaient enfin respirer à pleins poumons.

" Je te propose qu'on se repose ici deux bonnes heures, histoire de récupérer des forces. " lança Diane haletante.

L'adolescent acquiesça , il n'y avait aucune menace alentour et si jamais un tribus sortait de la forêt il serait trop affaiblit pour avoir une chance face au district 7. Finnegan sortit de son sac les trois couteaux et les tendit à la princesse. Il préférait garder la machette pour lui, elle se débrouillerait très bien avec des couteaux. Elle était sûrement beaucoup plus douée pour viser que lui. Mais pour l'heure, il fallait souffler un peu, le début des jeux avait été mouvementé et cette année, l'arène semblait être un piège plus que mortelle
 
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#28
Jenny marcha un peu. Elle fut étonnée tout d'abord. De pouvoir marcher. Peut être était-ce un signe.. elle n'était pas croyante.. mais si elle était encore là c'est qu'elle avait encore d'autre chose à faire. Le gros la croyait t'elle morte? Sans doute que non, le coup de canon n'avait pas retentit, il devait se douter de quelque chose. De toute façon Jenny aurait été étonnée que le gros soit venu pour tuer des candidats. Il était là pour survivre c'est tout.
Ecartant tendrement les branches sur son passage, la jeune femme s'enfonça un peu plus dans les buissons. Elle cherchait quelque chose de coupant, de tranchant. Je ne vous explique pas pour quoi faire n'est-ce pas? 
Mais où donc pouvait t'elle trouver ça?
Elle aurait dû essayer de récupérer des trucs dans la Corne finalement, quelle idiote!
Soudain, les pas de Jenny débouchèrent sur une petit clairière. L'endroit était si beau et calme. Un jolie endroit pour s'installer.. Bien qu'un peu trop près des autres.. et puis c'était trop grand pour une seule personne tout ça. 
Cette clairière devait avoir été installé pour habiter une alliance. Et elle n'en voulait toujours pas. 
S'arrêtant au bord de l'eau, Jenny regarda son reflet. Ses cheveux couvert de boue ne la gênait plus tant que ça finalement... elle avait presque finit par s'y habituer. 
Puis soudain, elle la sentit, cette présence derrière elle. Le regard fixé sur elle. L'estomac noué, elle se retourna lentement..
Il était perché en haut d'un arbre. Ju. Ses yeux brillaient en la regardant. 
Elle ne pourrait rien faire face à lui. C'était mort. Et au sens propre.
Mais Ju secoua lentement la tête. Son frère avait déjà assez humilié leur district comme ça. Il ne fallait pas en rajouter une couche. 
- Ne fais pas honte à notre Carrière. 
Cette phrase lui tordit le coeur. En partant dans l'arène, il s'était promit de ne pas gaspiller sa salive pour une bimbo pareille. Ju lança un poignard, ainsi qu'un sachet de viande et d'abricots. 
Il avait réussit. Il avait réussit à se sortir de la Corne avec un petit paquet d'affaire. Cela n'étonna pas vraiment Jenny. Mais maintenant, il lui offrait de quoi survivre encore un peu. Il devait faire attention.. il allait finir par lui sembler sympathique. 
Ju s'en alla sans attendre la moindre réponse de la misérable blonde. 
C'est lorsqu'il fut partit, bien loin, que Jenny soupira un merci à peine audible.
Maintenant elle l'avait entre les mains. Son outil coupant. 
Retournant vers le petit lac, la jeune femme se frotta les joues. Les larmes de toute à l'heure avaient laissé des traces rougis. 
C'est dans ce coin silencieux que Jenny le fit. 
Un mèche de cheveux tomba dans l'eau.
Puis une autre.

Une petite heure avait passé lorsque Jenny revint vers Steven. Il n'avait pas bougé. Quel candidat pitoyable. Aucune envie de se battre visiblement. Oui. Steven n'allait vraiment pas durer longtemps avait autant peu de hargne. 
- Alors, qu'en dis tu?
Avançant lentement vers lui, Jenny montra alors sa nouvelle coupe. Rasé maladroitement. Entièrement. Quelques touffes par-ci par-là traînaient encore et l'on pouvait distinguer quelques tâches de sang, signe de quelques coupures, mais l'ensemble était très satisfaisant. 
A partir de maintenant, le physique allait passer en second plan et on allait enfin pouvoir entendre ce qu'elle avait à dire. A commencer par le sort de Steven. Et à vrai dire.. son trajet lui avait laissé le temps de réfléchir.. et ce qu'elle lui préparait allait dépasser toutes ses espérances ah ah ah. 
  
J'ai rencontré pour de vrai de vrai une modératrice de lacartoonerie.com

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#29
Courir.
A en perdre halène.
Mathilde accélérait, toujours plus vite, toujours plus loin, slalomant entre les arbres et sautant par dessus les crevasses. Elle maintenait son allure depuis une bonne vingtaine de minutes. Elle pouvait s'accorder une pause, elle le savait. Mais elle ne le fit pas, elle se contenta seulement de ralentir un peu le rythme.
Son sac à dos se ballottait sur son dos tandis que la fille du quatre continuait de maintenir avec fermeté son couteau dans la main droite.
Chaque foulée l'éloignait un peu plus de la corne d'abondance, mais elle fut contrainte de s'arrêter. Un précipice. Énorme. Meurtrier. Mathilde pilla net face à la mort.
Sa course venait de se stopper net, mais il fallait qu'elle trouve un moyen de continuer. Le canyon s'élançait à perte de vue, impossible de le contourner.
Mathilde regarda avec précaution le vide. En bas, il y avait des arbres, quelques uns, et du sable. La jeune fille cru apercevoir un filet d'eau, mais c'était trop difficile à assurer.
Elle devait descendre. S'il y avait de l'eau en contre-bas, elle aurait de quoi boire, c'était un avantage dans les Hunger Games. Elle ouvrit son sac pour voir s'il n'y avait pas quelque chose pour l'aider dans sa quête, une corde par exemple, ou quelque chose comme ça.

Rien.

Mathilde dut se faire à l'idée de descendre sans protection. Un ticket direct pour la mort diriez vous, surtout que son bras gauche était blessé, profondément entaillé par l'arme qu'elle tenait entre ces mains. Mais elle n'avait pas le choix. Elle referma son sac, prit appui sur les roches, et commença à descendre.
Elle avait environ vingt mètres à descendre, heureusement qu'elle n'avait pas le vertige. La roche était pleines de prises, si bien que la jeune fille pouvait s'agripper sans peine aux diverses endroit de la paroi.
A mi-chemin, son pied prit appui sur une crevasse, un trou dans la falaise.
Elle commença à la contourner, il était énorme. Puis elle comprit qu'il s'agissait d'une grotte.
Elle s'engouffra à l'intérieur.
Habitacle sommaire, profond d'environ cinq mètres et large de trois. Composé essentiellement de roches froides comme la mort. Mathilde s'accorda une pause, son sac comprenait une couette chauffante, pas très grande, juste assez pour rentrer dans le sac avec une petite bouteille d'eau vide en plus. Elle se mit en boule à l'intérieur.
La fille du quatre reprenait peu à peu ses esprits.



Les deux carrières s'engouffrèrent dans la corne d'abondance, bien au fond. Peu à peu tous les tribus s'enfuyaient, seuls les plus téméraires restaient.
Ils étaient peu à présent. Il restait encore Ju, qui se battait comme un beau diable, comme une vraie furie. Ce serait un élément incroyablement intéressant s'il les rejoignait dans leur nouvelle alliance. Puis il y avait aussi la fille du cinq, arrivée la dernière, qui était complètement déboussolée et beaucoup moins téméraire qu'aux premières impression. Nul doute qu'elle allait devoir entrer dans un combat au corps à corps avec le carrière du district un.
Puis c'était tout, visiblement. Ils étaient encore quatre sur le rocher. Au milieu du lac. Les autres avaient lamentablement fuit. Quels bandes de lâches.
De toutes manières, à part le petit cul de la six, et celui de Roxane, les autres tribus étaient tous ideux. Beurk. Pas baisable du tout.

La six avait fini par disparaître, mais Robie ne savait pas si le combat prévu avait eu lieu ou non et encore moins si elle était encore en vie. Il avait été bien trop occupé à découvrir les provisions disponibles dans leurs différents sacs.
Soudain, Roxane mit un léger coup de coude au carrière du quatre.
- Quoi ? Tu veux un peu d'eau, tiens, j'ai une bouteille pleine.
En lui tendant la bouteille, Robie découvrit une épaisse masse de fumée noire qui fonçait sur eux. Elle était énorme, englobant l'arène dans ces plus profonds recoins, mais ou allait-elle s'arrêter ?
Robie eut un sursaut, un mouvement de recul, que devaient-ils faire ? La fumée était-elle empoisonnée ? Etait-ce juste un feu qui avait viré au cauchemar ? Non. Sûrement pas. Pas en pleine journée, pas après une demi heure de jeu.
- Viens, Roxane fut la plus réactive, On bouge, faut pas rester la.
Les deux carrières rassemblèrent leurs minces provisions, ils devaient agir vite, rassembler le plus d'armes et d'affaire possible. Robie et Roxane se saisirent de deux sacs chacun, remplis de tout ce dont-ils avaient besoin, de la viande séchée jusqu'aux lunettes nocturnes en passant par les couettes chauffantes.
Ils avaient aussi récupéré plusieurs couteau, des épées et des flèches. Il n'y avait pas d'arc, mais encore un carquois plein. Ils le prirent au cas ou.
Les deux tribus plongèrent dans l'eau pour regagner la forêt, elle était chaude, bien plus que tout à l'heure, une lueur se dégageait des profondeurs. La fumée venait de tout prêt, prête à cracher. Robie avait peur, il ne s'attarda pas dans la délicate eau tiède et se mit à courir aussi vite que possible à peine sortit de l'eau, les deux carrières piquèrent un sprint. Pas pour courser un tribu, pour survivre.
Les tribus ne les pourchassaient pas, c'était les juges qui s'en occupaient.
La corne d'abondance était seule.
 
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#30
Emma.
Le tube montait peu à peu dans une eau sombre. Elle avait du mal à voir qu’est ce qu’il pouvait se trouver dans cet eau mais deux seconde plus tard, la lumière l’éblouît.
Après que ses pauvres yeux se soient habitué, elle observa le paysage.
« Oh mon dieu ! »
Elle se trouvait au beau milieu d’un lac où, au centre, trônait une montagne apercevant alors la corne d’abondance au sommet de cette dernière. Sa plateforme se trouvait sur un ridicule rocher.
Trente secondes.
Elle cherchait son ami mais il n’y avait aucune trace de Dylan ici. Il devait surement être paniquer à l’idée de ne pas la voir.
Vingt secondes.  
Qu’il est stupide de se proposer volontaire, songea-t-elle.
Elle regardait autour d’elle. Elle vit quelqu'un qui s’était retourner, près à courir dans le sens inverse de la corne d’abondance.
Dix secondes.
Une question cruciale s’impose : Devant ou derrière ?
Cinq seconde.
Plus le temps de réfléchir. Son cœur bat fort.
3..
2..
1..
BOUM !


Emma saute a l’eau pour rejoindre le centre du lac. Elle-même est étonnée par sa rapidité dans cet eau trouble.
Arrivée, elle avance comme elle peut espérant retrouver Dylan. Ses yeux se posent sur un sac surement rempli de tout ce dont elle a besoin.
Un cri retentit suivit d’un coup de canon.
« Et un en moins.. »
Elle court et pose finalement la main sur le sac. Une autre main se pose sur ce même sac.

Dylan.
Le socle se stabilise.
« Putain ! »
Le soleil est plus qu’éblouissant. Après s’être frotté les yeux, il cherche Emma du regard. Il ne le voyait pas.
De plus, l’arène était très belle avec ses montagnes, son lac dont l’eau était très clair avec les reflets du soleil, ses arbres, ses cascades. On dirait presque un endroit paradisiaque.
Il se rappela alors que derrière cette façade ne se trouvait que des gens ignobles qui regardent, sadiquement, de pauvres gamins s'entre-tuer.
Trente seconde.
Dylan se concentre sur son trajet. Il devait sauté dans l’eau, monter sur ce gros rocher pour rejoindre la corne d’abondance afin de récupérer de quoi survivre.
Vingt seconde.
Il fallait qu’il retrouve Emma mais ne savait pas du tout comment s’y prendre. Dylan s’était proposer pour la protéger mais ne la retrouverai peut être jamais.
« Tu es stupide, complètement stupide ! »
Dix secondes.

Il doit rester calme et se concentrer sur lui-même et personne d’autre. Il était venu certes pour elle mais n’allait pas se laisser abattre par le simple fait qu’il ne l’apercevait pas dès le début.
3..
2..
1..
BOUM !


Il s’élance dans l’eau et fait de son mieux pour aller vite. Il atteint le bord et se hisse sur la paroi rocheuse de la montagne.
Un bruit de canon se fait entendre.
« Emma ! »
Le bain de sang a commencer et Dylan n’est même pas encore sur le terrain. Il court rejoindre la corne d’abondance, évitant ses adversaires. Il récupère un poignard, qu’il coince sous sa ceinture. Il voit alors un sac qui parait bien remplit. Une main se pose dessus, en même temps que la sienne.

Sa première réaction fut de sortir son arme, prêt à agir.
Puis il remarqua alors que c’était Emma.
Elle lui assena a un coup dans le nez avant de s’enfuir.
« Avec mon sac en plus ! »
Il saignait u nez. Elle n’avait pas fait semblant. Il lui courut après. Elle sauta dans l’eau pour aller se cacher dans la foret surement mais il la suivait et ne la perdrait pas des yeux.
« Tu ne m’échappera pas ! »
Elle avançait vraiment vite pourtant le sac aurait dût la ralentir. Elle arriva sur la terre ferme et repris son souffle avant de se retourner en voyant que Dylan arrivait. Elle voulut courir mais il la tira par le pied, la faisait tomber.
« Dégage Dylan. »
Elle se releva et disparut dans les végétations. Dylan sortit de l’eau, respira un bon coup avant de poursuivre sa jeune demoiselle.

Excusez moi j'avais quelques problème avec mon ordi, j'ai pas pu poster avant.. :/
http://media.giphy.com/media/JXqqEF2BmaRnG/giphy.gif
The devil is real
and he isn't a little red man with horns and a tail.
He can be beautiful because he's a fallen angel and he used to be
God's favourite.
 
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